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 [hot] pillowtalk (marlaig)

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Dernière édition par Craig A. Keegan le Lun 8 Mai 2017 - 21:19, édité 1 fois
MessageSujet: [hot] pillowtalk (marlaig)   Sam 28 Jan 2017 - 17:51

It's our paradise, and it's our war zone

       

  Les quelques semaines qui précédaient le début de l'hiver étaient, aux yeux de Craig, les plus déprimantes de l'année, et de loin. Le froid commençait définitivement à s'installer sur la nature, sur les corps et dans les coeurs. Les feuilles tombaient inlassablement, délestant les arbres de leurs habits verdoyants, transformant le paysage en un vaste squelette effrayant sous un ciel gris, ne dévoilant que ses entrailles aux quelques élèves qui tentaient encore de profiter des températures pas trop fraîches, présentant l'arrivée de la neige, de la glace, et la disparition de toute trace de chaleur. Le Serdaigle, lui, était un garçon d'été, n'appréciait pas le froid, la solitude et le caractère grisâtre de ces deux saisons lorsqu'elles s'enlacent, écrasantes et porteuses des changements d'ambiance : Noël, Saint-Nicolas et autres joyeusetés venant se mélanger pour créer une atmosphère bon enfant, toutefois légèrement plombée par les événements extérieurs. Mais avant cela, il y avait ces foutues semaines, dénuées de couleurs, dénuées d'intérêt, mornes et froides, qui plombaient le moral de Craig. Les gens l'exaspéraient ; il les fuyait. Mais l'effusion de Poudlard était si difficile à contenir qu'il devait sortir la nuit pour espérer avoir un minimum de tranquillité et de paix, où il pouvait se retrouver seul avec lui même, dans le silence de ses pensées, n'en sortant que pour vérifier que personne ne le suivait, ou ne le voyait, tout simplement. Le Keegan souhaitait garder l'image du garçon impliqué et sage auprès des professeurs, du directeur et de toute autre personne du personnel du château. Il devait rester le petit élève parfait, pour que sa mère n'ait pas vent de ses frasques et ne soit pas déçue de sa personne, il ne supporterait pas de la voir le regarder avec désillusion. Quant à son père… Tant qu'il rendait honneur à la famille, il s'en fichait.
Cette nuit ne faisait pas exception aux précédentes. Craig avait donc enfilé un jogging moldu, un tee-shirt, s'était emparé de sa baguette, et était sorti alors que le sommeil berçait les visages et les esprits de la majorité du château. Il avait allumé un vague lumos et avait commencé à errer dans les couloirs du château, ne se préoccupant qu'à peine des endroits où il se dirigeait, se délectant plutôt du silence et de la quiétude des lieux, celle qu'il attendait tellement. C'était presque jouissif. Personne pour venir lui prendre la tête ici. Il était seul, pour des heures. Tout du moins, c'était ce qu'il pensait. C'est toujours pensif et engourdi par l'effet agréable de la solitude que le jeune homme continuait d'errer, baissant même sa garde quant à la possible arrivée du concierge ou qui que ce soit d'autre, il ignorait totalement les protestations des quelques tableaux qui se réveillaient à la lueur de sa baguette. Cela le faisait même ricaner : quel couillon.
Cependant, au détour d'un couloir, alors qu'il songeait à remonter dans son dortoir, un bruit attira son attention, le faisant se figer. Des bruits de pas. Il était foutu, il en était sûr, et cela le fit grimaçer, espérant que ce ne serait pas un prof trop regardant. Totalement dans ses spéculations, il n'éteignit même pas sa baguette, alors que les pas s'approchaient toujours plus près. S'il s'était légèrement penché plus en détails vers ces bruits dérangeants et prometteurs de catastrophe (s'il savait le bordel que cela allait mettre…), il aurait réalisé qu'ils étaient lents, imprécis, comme s'il s'agissait d'une âme errante et tourmentée. Il n'était pas si loin de la vérité. Il pouvait désormais entendre le souffle de l'intrus, et se tourna brusquement vers la personne non-invitée, prêt à se défendre : « Je sais que je ne devrais pas être là si tard mais… » Il cessa brusquement de parler en découvrant le visage de l'individu. Il se détendit. « McKinnon ? » Craig venait de reconnaître le petit minois d'une Serpentard de son année à laquelle il n'avait jamais porté vraiment attention. On lui avait dit qu'elle était jolie, et un peu volage, mais il n'en avait jamais vraiment eut quelque chose à faire. Toutefois, il connaissait son existence, sans lui avoir jamais parlé, sauf en cas de force majeure. Il était toutefois un peu méfiant. « Qu'est-ce que tu fais-là ? » Le batteur la considérait d'un air interrogateut et exaspérant de perplexité, à croire qu'elle allait le balancer. Ce ne fut qu'à cet instant, en détaillant son visage, qu'il réalisa les tourments qui semblaient l'habiter. Il baissa sa baguette, les sourcils désormais froncés. Il ne déclara rien, pas immédiatement, continuant de la fixer avec attention. Non, elle n'était définitivement pas comme d'habitude. Elle paraissait fébrile, frêle, effrayée, perturbée, loin de son air impassible ou de son sourire habituel lorsqu'elle était en compagnie de ceux qui semblaient être ses amis, pour ce qu'il en avait vu. « Tout va bien ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette. » Ce n'était pas comme s'il était vraiment intéressé par ses affaires, en vérité il était même agacé d'avoir été dérangé, mais il n'était pas mauvais au point de laisser une jeune fille dans tous ses états au beau milieu de la nuit, plantée dans le couloir, l'air paumée.

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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Dim 5 Fév 2017 - 12:02


    

❝Pillowtalk❞
Marlaig



Il se tient là, devant moi. Il me regarde, le regard vide, noir, sans âme. J'ai peur, je veux m'enfuir. Je ne peux pas. Je suis comme clouée au sol. Il se rapproche de moi, il n'est plus l'homme qu'il l'était. Il est devenu un monstre, assoiffé de pouvoir, de magie noire et de meurtre. J'appelle ma mère, mais elle ne vient pas. Elle n'est pas là. Je suis seule face à lui. Sans qu'il ne me touche, je sens sa poigne se resserrer autours de mon cou. Je sens que c'est la fin. Je suffoque, je ne peux plus respirer. Il a une totale emprise sur moi. Je suis finie, je suis morte. Il me sourit mais son sourire est sarcastique, mauvais. Ses dents sont semblables à celles d'une créature venue d'ailleurs, une créature de cauchemar. Il me tient. Je ne peux plus bouger. Il prononce alors ces deux mots, ce sortilège impardonnable. Avada Kedavra.  Je me réveille en sursaut, en sueur, je n'arrive plus à respirer. Je tousse, je tente de reprendre de l'air, je tente de me remettre. Encore ce cauchemar. Six ans que cela dure. Six ans que je n'ai pas passé une nuit sans le faire. Six années à Poudlard où je passe pour la fille dérangée qui fait encore des cauchemars. Je suis essoufflée, j'ai du mal à me remettre. Je tente de calmer ma respiration. Je sens les larmes couler sur mes joues. Je me laisse aller, je pleure, je relâche toute la pression. Puis je me dis que je dois aller marcher, je ne peux pas rester là. J'ai chaud, beaucoup trop chaud et je ne veux pas déranger les autres. Alors, armée de ma baguette, je sors du dortoir. La salle commune est vide et je suppose qu'Oswin a déjà terminé sa ronde.

Lorsque je retrouve les couloirs frais du château, c'est comme une renaissance. Le froid de la pierre sur mes pieds me procure un bien fou. Je remonte alors des sous-sols pour rejoindre le haut du château. Je croise une vitre. Je regarde mon reflet, je fais peur à voir. J'ai simplement une chemise de nuit aux couleurs de ma maison, pieds nus, les cheveux en bataille. On dirait un des fantômes. J'erre comme une âme en peine, je ne sais même pas où aller, quoi faire. J'aurais du réveiller Oswin, il aurait su comment calmer mes angoisses. Ou alors je devrais aller réveiller Sirius mais impossible de connaître le code des Gryffondors. Alors je marche, je laisse le froid des pierres me refroidir et me ramener sur terre. Je monte les escaliers sans réellement savoir où je vais atterrir. Je n'allume pas ma baguette, j'aime rester dans le noir. Et puis les tableaux n'aime pas la lumière, ça les réveille. Et je ne veux pas m'attirer leur foudre. Je sursaute cependant lorsque je frappe dans une armure. Je n'avais pas vu que je m'étais rapprocher du mur. Le bruit résonne dans le le château endormi. En relevant la tête, je vois de la lumière. Eh bouse d'hippogriffe... Je décide de la jouer franche et au moment où on se retrouve face à face on se met à parler en même temps:

"Je suis désolée j'étais en train de ..."

Je me détends lorsque je découvre que ce n'est que Craig Keegan et il semble se détendre aussi en voyant que ce n'est que moi. Pas une préfète, pas Rusard, pas un professeur, juste moi.

"Keegan, quelle surprise de te croiser là."

En un sens, je suis soulagée que ça ne soit que lui. On ne s'est jamais trop parlé, je le connais juste parce qu'il est de la même année que moi et qu'il s'est tapé pas mal de filles. Et j'ai eu de nombreux échos sur lui d'ailleurs. Il me demande alors ce que je fais là. D'une petite voix je réponds:

"J'ai fait un cauchemar. Alors je me ballade en attendant que le sommeil revienne. Et toi?"

Il se met ensuite à me détailler et il doit surement penser que je fais pitié. Salement pitié même. Je ressemble juste à un épouvantail qui aurait prit une bonne cuite la veille et qui n'arrive pas à dormir parce que tout tourne. La dernière partie est vraie. Tout tourne autour de moi, j'ai l'impression de sombrer petit à petit. Je perds pied. Je ne suis plus moi. Il me demande ensuite si tout va bien e tje sursaute légèrement, sortant de mes pensées. Je lui lance un sourire forcé avant de répondre:

"Ça ne va pas depuis six ans tu sais. Mais bon, on s'adapte comme on peut"

J'hausse les épaules avant de baisser la tête. Les larmes recommencent à perler aux coins de mes yeux. Je me sens défaillir. Je décide alors de m'asseoir contre le mur. Je prends une grande respiration et je craque. Je me mets à pleurer, les mains devant mon visage afin de me cacher. On se trouve au sixième étage. Étage vide, salles de classe vides. Je relève la tête vers lui et lui demande:

"Ça te dérangerait de rester un peu avec moi ? Juste le temps que je... enfin je me calme ?"

Ma voix est enrouée, timide, comme si j'avais peur de voir apparaître mon père si jamais je venais à parler trop fort.

    
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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Dim 12 Mar 2017 - 17:20

It's our paradise, and it's our war zone

       

  Craig, en petit fils de bonne famille qui n'a jamais manqué de rien et qui ne connaît pas les drames traumatisants qui peuvent te ruiner une enfance, n'a jamais été sujet aux mauvais rêves si affreux qu'ils en perturbaient la vision et la conception du monde réel. Non, il n'avait jamais été aux prises de choses plus dérangeantes et douteuses que la simple peur enfantine du monstre sous son lit ou de l'épouvantard dans son placard, celles qui finissent par disparaître avec les années, avec la maturité -kofkof-, et le temps. Aussi, ses petites escapades nocturnes improvisées de manière plutôt régulières n'avaient pour sa part strictement rien à voir avec un sommeil entrecoupé de peur malsaine et de réminiscences douloureuses, ou tout du moins des cauchemars insipides qui provoquent un sentiment d'effroi et de mélancolie. Le jeune Serdaigle souhaitait simplement jouir d'une certaine solitude, se sentir seul et dominant pendant ne serait-ce que quelques minutes, quelques heures dans les meilleurs cas, loin de la foule bruyante et grouillante qu'était celle formée par les élèves de Poudlard. Ce même attroupement quotidien et exaspérant auquel il ne fait que très peu attention, sauf dans le cas des jolies demoiselles ayant la chance (selon lui) d'attirer son regard, ou les quelques amis et connaissances qu'il lui arrive de croiser au détour d'un couloir entre deux cours.
Marlene McKinnon représentait, en elle-même, son indifférence totale face au monde dépassant et débordant de son cercle si privé et si chéri qu'il détestait quitter ne serait-ce qu'une petite seconde, aimant sa petite situation confortable et pas très compliquée à gérer, surtout par les temps qui se faisaient de plus en plus menaçants au-delà des murs de Poudlard. Il ne lui avait jamais porté une réelle attention ; même aucune, en fait. Elle n'était rien de plus, à ses yeux, qu'une Serpentard de son année à propos de qui il avait entendu quelques rumeurs écoutées d'une vague oreille plus ou moins intéressées à propos de ses coucheries régulières avec pas mal de garçons. Il en avait tout simplement conclu qu'elle était loin d'être prude, et qu'elle avait encore moins le comportement d'une petite vierge effarouchée. Cependant, il ne l'avait pas jugée comme étant un défi à sa taille, l'avait immédiatement placée dans la catégorie des filles -trop- faciles, et ne s'était pas attardée dessus outre mesure, continuant ses petites affaires dans son coin. Il connaissait son prénom et savait à peu près la reconnaître : venant de lui et de son égo surdimensionné, c'était déjà énorme.
Ce qu'il n'avait pas spécialement prévu, en revanche, c'était tomber sur elle en pleine nuit dans un couloir du château, durant son habituelle promenade nocturne et solitaire. Il avait cru, au départ, qu'il s'agissait d'un enseignement, ou du concierge, et son cerveau s'était appliqué à chercher une excuse bidon mais efficace, le plus vite possible. Il ne manquerait plus qu'il se fasse coller : lui qui avait toujours réussi à garder une image propre et sage auprès des profs n'avait pas envie que cela change. Quel n'avait pas été son soulagement et sa surprise en découvrant le visage de la blondinette, éclairé à la lueur de sa baguette. Il s'était immédiatement détendu, encore inconscient et insouciant du bordel que cette rencontre impromptue allait créer dans sa vie si bien réglée. Elle lui déclare alors que c'est une surprise de le trouver là, le faisant sourire, de manière un peu moqueuse. « Je peux te renvoyer la même remarque. Je ne m'attendais pas vraiment à croiser quelqu'un à cette heure. J'ai cru que c'était le concierge. » Finalement, quelques instants plus tard, il lui demande ce qu'elle fait là, plus par habitude et curiosité que par réel intérêt. Il est plutôt étonné de la réponse. Elle espérait sincèrement s'endormir en marchant ? Quoique la retrouver étalée sur une marche pourrait être plutôt drôle. Il jugea cependant que ce n'était pas la chose la plus intelligente à dire sur le moment, et s'abstint de tout commentaire. « Il devait être agressif, ce cauchemar, pour te faire sortir de ton lit. » est tout ce qu'il se permet de dire. Rien de plus, rien de moins, et sur un ton parfaitement neutre et plat. C'est une simple constatation, et non pas un jugement.

Enfin, il se permet de la détailler, constatant son piteux état. Elle était en pyjama, les cheveux en pétard, les yeux bouffis et la mine fatiguée, les yeux quelque peu affolés. Marlene semblait tellement tourmentée que Craig ne put s'empêcher de lui demander si tout allait bien, tout de même un peu concerné. Il ne pouvait pas se permettre de laisser une jeune fille troublée et perdue en plein milieu d'un couloir froid ; on l'avait mieux élevé que ça. Lorsqu'elle lui répond que cela fait six ans que rien ne va, et qu'elle s'adapte comme elle peut, l'Anglais reste silencieux, incertain quant à ce qu'il était censé faire. Il ne la connaissait pas, après tout, que pouvait-il bien dire ? Il se contente donc de la regarder s'asseoir contre le mur. Quelques secondes plus tard, c'est tout simplement horrifié que le jeune homme s'aperçoit des pleurs de la Serpentard à seulement quelques mètres de lui. Il ne peut plus voir son visage, mais entend très clairement ses sanglots. Par pur réflexe, il s'approche de quelques pas, mais ne fait rien de plus, mal à l'aise, regardant autour de lui, comme à la recherche d'un peu d'aide. Crétin : on était en pleine nuit, et en plus au sixième étage, le No Man's Land de Poudlard. C'est la voix timide de la McKinnon qui le sort de sa torpeur gênée, lui demandant d'une voix timide s'il pouvait rester avec elle. Craig hésita un instant, avant de se résigner. « Ok, je reste. Mais pas ici. Viens. » Il lui tend la main, attendant qu'elle s'en empare, avant de la tirer vers une salle de classe vide. Refermant la porte derrière eux, il se retourne finalement vers elle. Il enlaçait toujours son petit frère lorsque celui-ci pleurait, peut-être pouvait-il ici faire la même chose ?
Peu convaincu par son acte à venir, le jeune homme eut une mimique mal à l'aise, avant de s'approcher et d'attirer la demoiselle contre son torse. Il était plus grand qu'elle, aussi posa-t-il simplement son menton sur le sommet de sa tête, gardant le silence. Silence qu'il brisa quelques instants plus tard. « Tu veux me raconter ton cauchemar ? Parfois, ça aide. »

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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Jeu 23 Mar 2017 - 23:23


    

❝Pillowtalk❞
Marlaig



J'ai toujours eut cette façade de fille forte, façade de la fille que rien n'ébranle. Pauvre petite fille orpheline, que sa vie est dure. Foutaises. Ma vie n'est pas dure, c'est tout simplement un véritable cauchemar. Toutes les nuits je fais ce même cauchemar, rien n'y fait. J'ai essayé les potions, les herbes médicinales, j'ai tout essayé et rien n'y fait. Je ne dors plus, l'obscurité m'effraie. Obscurité que je chérissais tant, avant. Mais maintenant, elle me ramène à lui, mon père. Ce dégénéré qui a tout quitté pour rejoindre la magie noire. Magie noire qui l'a fait vrillé, basculé. Je revois sans arrêt son regard noir, son regard vide. La noirceur a envahi ma vie depuis ce jour-là. Je revois ma mère, forte face à lui, me défendant malgré tout. Je la revois s'écrouler après qu'il soit parti. Elle avait une entreprise a géré seule, une fille qui allait être perturbée toute sa vie. Elle m'a aussi abandonnée ce jour-là. Elle s'est renfermée, elle est devenue l'ombre d'elle-même. Elle passait ses journées à l'usine, dans son bureau, elle ne voulait pas rester dans cette maison. Elle ne voulait pas me voir car j'ai tout de mon père. Ses yeux verts, ses cheveux blonds. Elle a peur que je vacille, après tout, c'est sûrement dans les gênes. On a perdu cette relation fusionnelle qu'on avait. J'ai tout perdu. Poudlard est mon échappatoire. Mais mes démons me suivent, accrochés à moi, ils ne veulent pas partir. Ils ne partiront pas. Jamais.

Et il a fallu que je tombe sur lui. Craig Keegan, serdaigle arrogant, tombeur de ses dames. Il est comme la lumière au bout du tunnel. Quand je le vois, j'ai l'impression de retrouver la lumière, à croire que mes démons ont peur de lui. J'ai l'air d'un esprit, un esprit perdu qui erre dans le château à la recherche d'un sommeil plus paisible. Et je tombe sur lui, pensant un instant qu'il serait le concierge. Mais non, c'est bien lui. Comme si Merlin voulait, de là où il est, le mettre sur ma route ce soir. Je n'ai jamais croisé personne pourtant. Avant ce soir, j'étais toujours seule dans le château, le bruit de mes pas qui résonnaient dans chaque couloir, chaque classe vide. Il me dit que c'est une surprise pour lui aussi et je ris doucement, un rire presque inaudible, un rire à la limite enfantin.

"J'espère être plus belle que Rusard, quand même. Quoique mes cheveux doivent ressembler au sien à cette heure-ci."

L'humour, l'auto-dérision, autant de moyens pour cacher mon malaise, mon mal-être. Je lui explique pourquoi je suis ici, décoiffée, débraillée, cernée, à déambuler dans le château. Il a l'air surpris pendant un instant. Normal. Quelle personne sensée chercherait le sommeil en marchant ? Ridicule. Je suis ridicule. Il me dit que mon cauchemar devait être agressif.

"Tu n'as pas idée..."

Ma voix est rauque, faible, comme si j'avais peur que tout ça ne soit encore qu'un cauchemar et qu'il se transforme en mon père. Mais non, il est bien réel. La lumière, il est la lumière ce soir. Il émane de lui une aura qui m'attire, quelque chose d'irréel. Je divague, la fatigue prend le dessus. Je deviens folle, complètement folle. Mes masques tombent, mes murs avec. Tout s'effondre. Il me demande si ça va. Quelle question. Ça ne va pas depuis six ans. Ma vie est un chaos sans nom et je ne saurais jamais tout ranger. Je me laisse aller, je pleure devant lui. Faible. Il se rapproche mais ne fait rien. Je suis assise par terre, il est debout, il me regarde. Il ne sait pas quoi faire. Je ne saurais pas quoi faire non plus à sa place. C'est fou à quel point la nuit dévoile le vrai visage des personnes. Jamais je n'ai pleuré au grand jour. Mais là, je me lâche, je laisse les larmes couler. Ces larmes que je retiens toute la journée. Je lui demande de rester. Parce que j'ai besoin de quelqu'un. Parce que je ne veux pas être seule. Parce qu'il est ma lumière ce soir. Je ne le connais pas plus que ça. Et c'est mieux ainsi. Craig me dit qu'il peut rester mais pas ici, pas dans ce couloir froid et vide. Il me tend une main que je saisis et il me relève. Il m'emmène vers une salle de classe vide. Je rentre la première et je l'entends refermer la porte derrière nous. Seule la lumière de la pleine lune perce à travers les carreaux et j'aime cette ambiance. Puis sans que je m'y attende, il m'attire contre lui et m'enlace. Je passe mes bras autour de sa taille et je me laisse aller contre son torse. Il me réchauffe. Il repousse mes démons. Je sens son menton sur le dessus de mon crâne et ça m'apaise. Un silence nous enveloppe avant qu'il ne brise en me demandant de lui raconter mon cauchemar. Je reste contre son torse, je trouve ça plus simple de lui raconter sans le regarder. J'écoute les battement de son coeur et je commence mon récit, toujours de cette voix rauque :

"Il y a six ans, mon père a rejoint l'armée du Lord Noir. La magie noire l'a embrasé comme un feu ardent. Il voulait nous tuer, ma mère et moi, avant de partir et..."

Ma voix se brise. Nouvelle crise de larmes. Mon corps est secoué par des sanglots. Je me reprends, je respire un bon coup. Craig est là. Il me soutient. Je n'ai rien à craindre. Je continue ensuite :

"Et depuis, je fais le même cauchemar toutes les nuits. Je revois son regard meurtrier, le halo sombre qui l'entourait. Il est mort de l'intérieur, il n'y avait plus rien de bon."

Je me tais, lui laissant le temps de tout digérer. Je viens de lui dévoiler mon passé, mes démons, tout. En quelques phrases seulement. Je poursuis :

"Alors depuis, je rêve qu'il revient finir son travail. Je rêve qu'il revient pour me tuer."

Je calme mes larmes, cette étreinte me fait du bien, j'ai l'impression de revivre. Enfin, je me sens plus vivante. Je me détache un peu, mais je reste assez près de lui pour sentir son souffle contre mon visage. Je plonge mes yeux dans les siens, l'atmosphère s'adoucit. Puis dans un geste désespéré, je remonte mes mains jusqu'à sa nuque. Je caresse ses cheveux bruns avant de me mettre sur la pointe des pieds et de l'embrasser. Un baiser timide. Un baiser qui dit "aime moi". Ce soir, j'ai besoin qu'on m'aime. J'ai besoin qu'on me fasse oublier. J'ai besoin qu'il repousse mes démons un peu plus loin. Je ne le connais mais il m'apaise. Et je veux qu'il m'aime, le temps d'une nuit. Juste ça.

    
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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Ven 28 Avr 2017 - 0:56

It's our paradise, and it's our war zone

       

  Les apparences. Ces foutues apparences. Elles faisaient tout, dictaient les vies de tout le monde, régnaient en maîtresses, prêtes à te pourrir la vie ou à te faire miraculeusement une fleur si tu avais déjà été suffisamment gâté par la nature pour avoir un assez joli minois ou une autre qualité physique attirant l'attention. Parce que dans ce monde de pourris, que ce soit chez les moldus ou les sorciers d'ailleurs, tout n'était question que de faux-semblants, tout était dicté par le paraître. Par cette comédie jouée quotidiennement par tous les individus possibles et inimaginables. Cette comédie du paraître, tout simplement. Pour se protéger, parfois. Pour tenter de masquer la haine et le dégoût que l'on peut éprouver pour soi-même, souvent. Pour attirer l'attention et devenir ce que les autres veulent que l'on devienne, tout le temps.
Inlassablement.
Désespérément.
Et ça, Craig, il l'avait très bien compris. Il avait mis un peu plus de temps que prévu, mais la réalité malsaine et la vérité hypocrite avaient fini par lui sauter au visage, violemment. Comme des gouttes d'acide sur sa peau nue, venant brûler le peu de jugeote qu'il lui restait encore. Mais il avait été bien trop heureux, le petit Keegan, le frêle Craig, de comprendre comment quitter cette foutue réputation qu'il avait gagné, celle du gamin solitaire, du fils à papa bizarre et renfermé, de l'intello Serdaigle ne se sentant pas à sa place. Alors il avait sauté sur l'occasion, et était devenu quelqu'un d'autre. Craig Keegan avait disparu, laissant place à l'être dragueur, arrogant, prétentieux, obsédé des apparences, hanté par son image, obnubilé par sa réputation, sa popularité. Il avait finalement bien vite compris que les gens préféraient ce gars-là, alors il l'était devenu. Parce que c'était plus simple pour lui, moins pesant, et qu'il avait fini par se sentir mieux dans ces baskets en jouant ce rôle. Car, ouais, au début c'était qu'un foutu rôle. Puis il s'était prit au jeu, réellement, et s'était finalement complètement perdu dans la peau ce type au comportement pas bien glorieux, mais à l'image "d'homme dominant" que les autres aimaient tant adorer, parfois admirer, et d'autres fois critiquer, détester. Détester comme Craig détestait l'ancien lui.

Cet ancien-lui, pourtant, il en restait des vestiges. Qui peinaient à se montrer, mais qui étaient bien là, montrant que l'arrogant stupide au cerveau dans le pénis n'avait pas tout ravagé derrière lui. Et l'une de ces réminiscence du passé, de son passé, se manifestait par son désir -non, son besoin- de solitude au moins une fois dans la journée. C'était pour cette raison qu'il profitait de la nuit pour jouir de la quiétude d'un château aux couloirs vides, d'un Poudlard temporairement endormi. Pour faire le point, pour faire face à lui même, penser, enfin laisser parler le peu de raison qu'il lui restait derrière les nombreux défauts qu'il serait créé, qu'il avait assimilé pour faire plaisir. C'était pas qu'il aimait pas les gens, au contraire, il pouvait se montrer très sociable et agréable quand il s'agissait de discuter, mais les gens trop collants l'agaçaient. Ou, plus familièrement, le soulaient totalement.  Alors ouais, il profitait de sa solitude nocturne quand il le pouvait. Et ça faisait du bien. Sauf que cette nuit-là, il n'y eut pas droit. Cette nuit-là, il tomba sur Marlene McKinnon. Cette nuit-là, sa vie prit un tournant qu'il n'attendait pas, qu'il ne voulait pas.
Mais il ne le savait pas encore.
Pour le moment, la blondinette n'était rien de plus pour lui qu'une Serpentard assez jolie partageant quelques uns de ses cours, une fille à laquelle il n'avait jamais prêté attention, qui était maintenant face à lui, dans ce couloir uniquement éclairé par la lueur de sa baguette. Les cheveux en pétard, les yeux rouges, le pyjama de travers, la peau pâle, l'air hagard ; elle faisait peine à voir, et cette vision laissait l'Anglais bien perplexe, bien pantois. Alors il lui dit que c'est une surprise de la trouver là, qu'il s'attendait à voir arriver les emmerdes, à voir arriver Rusard. Et alors, il sourit. Il voit qu'il la fait rire. C'est p't'être pas le rire le plus joyeux qui soit, mais ça illumine son visage, ça fait disparaître un court instant la lueur de terreur dans ses yeux et, rien que pour ça il est content, Craig. Il se sent influant, il sent qu'il peut aider, et il adore ça, sans vraiment savoir si c'est de la gentillesse ou si c'est juste malsain. "Cheveux ou pas, je te confirme que tu es bien plus jolie que Rusard. Quoique c'est vrai que c'est un homme très sexy, j'en aurais presque envie de devenir gay. Le brun pousse un soupir théâtral, moqueur, teinté d'ironie, avant qu'un clin d'oeil taquin ne soit adressé à la demoiselle. Cette même demoiselle qui lui expliqua ensuite la raison de sa présence dans le couloir en ces heures nocturnes. Faut dire que ça le surprend. Chasser ses mauvais songes, et chercher le sommeil... En marchant, c'est plutôt original. Mais si ça lui fait du bien, il a rien à dire, pas vrai? C'est pas comme si il la connaissait, de toute façon. Keegan, il sait même pas pourquoi il a pas déjà passé son chemin. Il sait vraiment pas pourquoi il est pas égoïste, comme d'habitude. Il a juste pas envie de la laisser là, pas seule, pas dans cet état. Il peut pas, pas cette fois. Encore moins quand il la voit pleurer, quand elle lui demande faiblement de rester.

Le coeur du garçon tambourine dans sa poitrine, tellement qu'il en a presque envie de vomir. Il sait pas consoler gens, il sait pas, mais il veut pas la laisser. Il veut être là. Il sait pas pourquoi, il sait juste qu'il le doit. Ouais, voilà, il le sait. Alors il la prend par la main, alors il l'emmène vers une salle de classe vide, alors il la serre contre lui, contre son torse. Il la laisse se blottir contre lui, son corps faible et tremblant collé au sien, sa poitrine appuyant sur la sienne, ses mains dans son dos, sa tête dans son cou. Marlene est partout, et lui la tient. Craig, il est juste là, il lui demande de lui raconter son cauchemar. Il sait pas si ça va aider, il espère. Il espère qu'elle aille mieux, que cette nuit ne soit qu'un lointain souvenir par la suite. Parce que c'est pas son genre et qu'il y tient, aux apparences, le Serdaigle.


Il l'écoute. Il la serre encore plus fort quand elle se remet à pleurer, il pose son menton contre le haut de son crâne, il attend qu'elle finisse, incertain sur ce qu'il est censé dire. C'est pas familier, comme situation, et Craig est un peu paumé, maladroit. "Ce n'était plus ton père. C'était un être corrompu par les ténèbres et par le désir de pouvoir. Ne laisse pas ce genre de souvenirs ternir les bons que tu as avec lui. Souviens toi de ton père, oublie le connard qui a fait tout ça." Craig souffle. Il sait qu'il dit n'importe quoi, mais il essaie. Ouais, au moins, il essaie. "Il ne reviendra pas, je te le promets. Et un jour, il quittera tes cauchemars. Et sinon, quelqu'un les chassera, quelqu'un sera là pour te tenir et te soutenir quand tu as peur. Ok?"

La suite, il s'y attendait pas, mais vraiment pas. Il ne bouge pas quand il sent les mains froides de Marlene glisser contre sa nuque, quand il sent son souffle se mélanger au sien, quand il la sent caresser ses boucles brunes, quand il sent ses lèvres contre les siennes. Il comprend pas ce qu'il se passe, et il comprend pas pourquoi il aime autant qu'elle l'embrasse.
Pire, il comprend ce qu'elle attend. Il le voit dans ses yeux quand elle se dégage, sentant son absence de réaction. Et Craig, il hésite. Il sait que c'est mal, il sait qu'il doit pas faire ça, mais le regard suppliant de Marlene suffit à le faire plier. Un truc si bon peut pas être si mal, pas vrai? Craig posa alors ses deux mains sur le visage de la jeune fille, enveloppant sa mâchoire, son pouce exerçant quelques cercles contre sa joue pâle. Puis il se penche. Lentement, incertain, les yeux dans les siens. Il fait une connerie, il le sait, il le sent, mais son cerveau se déconnecte totalement alors qu'il plaque ses lèvres contre celles de la Serpentard, toute raison l'abandonne. Il ne réfléchit plus, et demande à approfondir le baiser, faisant glisser sa langue contre celle de Marlene. Ses mains quittent son visage, glissant contre son dos, ses fesses, puis il se penche, la soulève, et va l'installer sur une des tables un peu plus loin. Il stoppe finalement le baiser par manque d'air, et fait doucement glisser ses lèvres le long de la mâchoire de la blondinette, une main dans ses cheveux. Il dérive vers son oreille, mordillant son lobe, puis descendant lentement vers son cou, qu'il commence à embrasser. Il soulève la chemise de nuit, posant une main sur sa cuisse, caressant sa peau, remontant jusqu'à sa taille.
Il est perdu, Craig. Il a abandonné. Il sait qu'il fait une connerie, mais il y plonge à deux pieds..

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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Mar 2 Mai 2017 - 17:27


    

❝Pillowtalk❞
Marlaig



Les cauchemars, ces mauvais rêves qui en viennent à nous réveiller, qui nous hantent, qui sont imprévisible. Et j'ai remarqué que les cauchemars sont parfois bien plus réels que les rêves. Parfois, dans nos rêves, nous pouvons courir à une vitesse folle, voler à dos de dragon ou même encore parler aux animaux. Tout ceci, ce n'est pas réel, l'esprit nous dit que cela ne peut pas exister. Mais les cauchemars ont toujours une allure bien plus réelle. Lorsque je rêve de mon père, j'ai l'impression d'y être, j'ai l'impression que ceci est bel et bien réel. Je suis certaine que son seul regret et de ne pas avoir terminé le travail. Je sais aussi qu'on va bien devoir finir par se battre, il va revenir, ou on va se croiser sur le champs de bataille, dans le No Man's Land. Tout ceci finira dans une bataille et j'ai peur de ce jour fatidique. Il est beaucoup plus facile d'attaquer des inconnus. Mais lui, il est quand même mon père, je suis sa chair, son sang, sa fille unique. Mais pas assez pure. Pas assez sombre pour le rejoindre.

Alors encore une fois, je me réveille d'un cauchemar affreux. Et encore une fois, je décide d'aller marcher dans le château. J'ai besoin d'air frais, je ne peux pas rester dans mon dortoir. D'habitude, je suis seule. Je ne croise personne, pas même un fantôme. Mais ce soir, je suis tombée sur Craig Keegan. Et dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il allait chasser mes démons. Il a aussi cet air fatigué, perdu. Il est perplexe face à moi, en même temps je le comprends. Je suis débraillée, les yeux rouges, encore troublée, les cheveux dans tous les sens. On commence à blaguer, à rigoler, et je me sens déjà mieux. On évoque Rusard et je ris de bon coeur lorsqu'il me dit qu'il pourrait devenir gay pour me concierge. Je secoue légèrement la tête avant de lancer :

"Entre nous, je pense qu'il préfère les animaux. Genre les chats. Mais merci de me dire que je suis plus jolie que lui."

Je fais une révérence avec ma chemise de nuit avant de lui sourire. Je lui explique ensuite ce que je fais ici, en plein milieu de la nuit. Mais alors qu'il a réussit à me faire rire et sourire, les mauvaises pensées et les bribes de mon cauchemar me reviennent en tête. Je commence de nouveau à paniquer. Je ne veux pas rester seule, je le supplie de rester. Il accepte avant de m'emmener dans un salle vide. Je veux rester avec lui, je ne veux pas que mon cauchemar revienne, j'ai trop peur de la nuit, de l'obscurité. Il m'attire contre lui et je me sens enfin en sécurité. Je suis contre lui, il me protège, je me sens invincible. Il m'écoute lorsque je lui raconte mon cauchemar, il pose son menton sur le haut de mon crâne et ce geste m'apaise. Craig me rassure, sa voix est douce, basse, comme une berceuse. J'hoche doucement la tête contre son torse avant de dire, doucement :

"Je n'arrive plus à penser aux bons souvenirs, je ne vois que son regard noir, je voyais qu'il voulait nous tuer, ma mère et moi."

Toujours avec sa voix rassurante, il poursuit en me promettant que mon père ne reviendra pas. Il me dit aussi que quelqu'un sera là pour chasser mes mauvais rêves et je ne peux m'empêcher d'espérer que ça soit lui. Je ressens quelque chose là, tout contre lui, mais je ne sais pas expliquer quoi. Je ne suis pas le genre de fille à tomber amoureuse en une nuit, ou à tomber amoureuse tout court en fait. Je n'ai jamais trop parlé à Craig avant cette nuit mais je ne sais pas, il n'est pas comme les autres. Je le sens plus sensible, plus attentif. Un autre ne se serait pas préoccupé à ce point de moi. Et pour la première fois depuis longtemps, je me sens aimée et protégée. Il est là, je ne sais pas où ça nous mène mais au moins ce soir, il est là. Et il me fait me sentir bien.

"J'espère sincèrement que tu as raison. Mais oui, ok."

Ma voix est rauque, éraillée par les pleurs précédents. Sans réfléchir plus, je passe mes mains autour de sa nuque pour caresser ses cheveux et je l'embrasse. Je l'embrasse et je ressens quelque chose, je me sens vibrer, je me sens voler. Je n'avais jamais ressenti ça avec un baiser, pour personne. Lorsque je me détache de lui, je le vois hésiter. Mais j'ai besoin de lui, j'ai besoin qu'il me fasse oublier. Finalement, il prend mon visage en coupe avant de se pencher légèrement pour m'embrasser. Je l'embrasse en retour et il approfondit le baiser. Je me rapproche un peu plus de lui, je passe mes mains dans ses cheveux, je tire légèrement sur les pointes. Je sens finalement ses mains sous mes cuisses et il me porte pour m'emmener sur une des tables. Je passe mes jambes autour de sa taille et lorsque je suis assise, je ne les enlève pas. On continue de s'embrasser, mon coeur bat beaucoup trop vite pour que cela soit normal. Il s'éloigne finalement par manque de souffle et je suis moi aussi, essoufflée. Légèrement. Je sens ses lèvres descendre le long de ma mâchoire. J'ai toujours la main dans ses cheveux et je le rapproche un peu plus près de moi. Il n'est pas assez près. Il remonte ma chemise de nuit avant de caresser mes cuisses, ma taille. Je me sens défaillir. Je l'écarte de moi avant de retirer son haut de pyjama que je fais voler à l'autre bout de la pièce. Je dépose des baisers mouillés dans son cou, sur ses clavicules. Je descends lentement vers son torse où là aussi, je dépose quelques baisers, passant d'un pectoraux à un autre. Je relève ensuite le regard vers lui et dans un dernier souffle, je lui lance :

"Aime moi, Craig Keegan."

Sans lui laisser le temps de répondre, je remonte vers ses lèvres que je viens capturer de nouveau dans un baiser charnel, passionnel.

    
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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Lun 8 Mai 2017 - 21:21

It's our paradise, and it's our war zone

       

  Son cauchemar, à Craig, sa pire peur, c'est la simple idée de redevenir ce gamin que personne n'appréciait, que tout le monde regardait de travers, à qui on ne parlait que lorsque ce n'était que nécessairement vital. Il en avait eut assez de cette image, assez des jugements, assez d'être le sujet de ces railleries silencieuses qu'il savait pourtant lire dans les yeux des gens qu'il côtoyait. Il lui avait fallu plusieurs années pour comprendre, mais il avait finalement réalisé que pour s'intégrer, que ce soit chez les moldus ou chez les sorciers, il fallait être ce que les gens souhaitent que tu sois, ou du moins une personne suffisamment superficielle et caractérielle pour attirer l'attention des plus crétins. Devenir populaire, c'était tout ce qu'il avait su faire, tout ce à quoi il avait aspiré. Et si, un jour, on lui demandait s'il en était heureux, le jeune homme répondrait sûrement oui. Pur mensonge. C'était bien parce qu'il se sentait pas si bien que ça, Craig, qu'il se promenait dans les couloirs silencieux, qu'il se perdait dans les ténèbres nocturnes du château, qu'il respirait délicieusement un air de solitude, de plénitude. Il avait pas prévu de tomber sur Marlene McKinnon. Il avait pas prévu de tomber sur qui que ce soit, en fait. D'habitude, y'avait pas un chien, et ça lui allait très bien. Sauf que cette fois, le destin en avait décidé autrement, et avait fait croiser son chemin avec celui de la jolie Serpentard. Malgré la pénombre, il avait bien vu qu'elle allait pas bien, le Keegan. Fallait pas être intelligent pour remarquer la lueur terrifiée et perdue dans ses yeux un peu fous, pour noter les cernes creusant ses joues, pour constater son teint pâle et son air farouche. Et il était curieux, l'Aiglon. Juste curieux, pas particulièrement intéressé. « Beurk, je préfère ne même pas savoir ce qu'il fait avec son chat une fois nos esprits bien endormis. Je risquerais d'aller vomir, ou d'être traumatisé à vie. » Un simple sourire vint décorer ses lèvres. Elle se détendait, il le voyait, et aussi étonnant que cela puisse paraître, Craig, bah il aimait la faire sourire. Il aimait voir l'effet apaisant qu'il semblait avoir sur elle. « De rien. Mais d'un autre côté, c'est difficile d'être plus moche que lui. Je me demande s'il a jamais vu une brosse à cheveux de sa vie. »

Il sait pas trop ce qu'il fait, le batteur. Il comprend pas pourquoi il reste là, pourquoi il passe pas son chemin, pourquoi il ne la laisse pas en plan avec ses cauchemars et sa panique. Il peut juste pas. Son coeur se serrait en la voyant ainsi, la flamboyante Marlene McKinnon totalement perdue, docile, paniquée. Elle avait l'air d'un petit animal apeuré attendant qu'on le frappe, et cette vision, elle faisait mal. Il voulait pas la laisser comme ça. Pour une fois, Craig, il voulait pas être égoïste, il voulait se prouver qu'il pouvait faire mieux que ça, qu'il pouvait devenir fier d'avoir au moins fait quelque chose de bien et de censé, parce qu'on peut pas dire que ce qu'il a fait ces derniers années est bien brillant. Alors, quand la blonde lui demande de rester, l'Anglais accepte, scellant ainsi et sans le savoir un destin qu'il ne voulait pas, ou qu'il ne pensait pas vouloir.

Agrippant doucement son poignet, il l'avait tout simplement tirée, en silence, dans une salle de classe vide. Il sentait sa peau chaude contre sa paume et, une fois la forme refermée derrière eux, il la tira contre son torse, nouant ses bras autour d'elle, son menton calé sur le dessus de sa tête. Il voulait l'apaiser, il voulait plus qu'elle ait peur. Et il devait bien avouer qu'il aimait la sentir s'abandonner complètement contre lui. Il sent son souffle dans son cou, ce souffle qui s'apaise lentement, avant qu'elle ne prenne finalement la parole. Incapable de répondre, ne sachant quoi dire, tout ce qu'il fait, Craig, c'est lever l'une de ses mains pour la placer contre la nuque de la jeune fille, caressant ses boucles d'or, sa nuque. « Ne pense plus à ce regard, concentre toi sur ma main, ne pense qu'à ma main, ça va t'aider à diriger tes pensées vers autre chose. » En vérité, il en savait rien. La psychologie, c'était pas son fort. Il faisait juste ce qu'il pouvait parce que, maintenant qu'il était là-dedans, maintenant qu'il tenait contre son torse, il pouvait bien partir. Craig, il pouvait plus la laisser, fuir n'était plus dans ses options, l'indifférence n'était plus envisageable. Alors, quand elle l'embrasse, il ne se dégage pas. Il hésite, certes, mais reste là.
Pire, Craig cède. Ses mains prennent en coupe le visage de Marlene alors qu'il se penche vers elle et pose ses lèvres contre les siennes, d'abord doucement, puis passionnément alors que sa langue rencontre la sienne. Finalement, ce baiser le mène à sa perte et elle se retrouve bien vite sur le bureau. Il sent les jambes de la blonde nouées autour de sa taille, il sent sa main dans ses cheveux. Et oui, il se perd, Craig. Il se perd contre sa mâchoire, dans son cou, ses lèvres y déposant des baisers, sa langue goûtant sa peau, ses dents mordillant légèrement. Ses mains se baladent, s'attardant d'abord sur ses cuisses, puis sur sa taille, remontant lentement vers son dos. Marlene lui enlève finalement son tee-shirt, le laissant ainsi torse-nu. Torse qu'elle se met aussitôt à embrasser. Une des mains de Craig quitte le dessous de la chemise de nuit, venant s'enfouir dans les longues boucles de la Serpentard. Et c'est après lui avoir demandé de l'aimer qu'elle l'embrasse de nouveau. Il ne peut retenir un léger grognement, ce dernier s'échappant de ses lèvres involontairement. Il attrape alors les pans de la chemise de nuit et fait ainsi passer le vêtement au dessus de la tête de Marlene, replongeant sans attendre sur sa bouche. Il mordille sa lèvre inférieure, pour la taquiner, alors que la pulpe de ses doigts se balade à présent sur sa peau. C'est alors qu'il se recule pour admirer le corps face à lui, s'attardant sur ses seins, prenant une profonde inspiration. Il est presque en train de haleter. Sa bouche retrouve sa place dans son cou, puis découvre ses trapèzes, glissant vers sa poitrine qu'il se met à couvrir d'attentions, que ce soit avec ses lèvres, sa langue ou même ses mains. Déposant un dernier baiser mouillé contre son estomac, il remonte. Il l'embrasse, laissant sa main glisser vers l'endroit réclamant le plus d'attention, juste au dessus du sous-vêtement, dernière barrière à la nudité de la jolie blonde. Il ne bouge cependant pas sa main, n'exerce aucune pression, ne retire pas le vêtement. Il sourit, arrogant, contre les lèvres de Marlene, bien décidé à la rendre folle.

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MessageSujet: Re: [hot] pillowtalk (marlaig)   Sam 27 Mai 2017 - 15:20


    

❝Pillowtalk❞
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Peur. C’est ce que je ressens alors que je déambule dans les couloirs du château. La peur coule dans mes veines, fait battre mon cœur plus vite, fait pulser le sang dans mes veines à une vitesse folle. La peur m’embrouille le cerveau, je ne pense plus correctement, je suis perdue. Je suis comme un fantôme, sans but, sans vie, errant pour faire partir cette strangulot de peur. Puis je le vois, et là, je ressens le soulagement. Je ne suis pas seule, je ne suis pas le seule fantôme. Un regard, une parole et la peur s’est envolée. Il a fait fuir mes démons, comme la lumière fait fuir l’obscurité. Il me fait rire, il me fait tout oublier. Craig Keegan. Sauveur. Lumière lors de cette nuit trop sombre, trop noire. J’ai envie de rester avec lui, je ne veux pas qu’il me laisse. Je veux qu’il fasse oublier. On parle de Rusard, je ris doucement. Je me contente juste de rire, ne sachant pas quoi dire en retour. Oui, le concierge est moche. Oui, il n’y a pas pire que lui. Alors j’acquiesce tout en riant. Un rire enfantin, cristallin. Il reste là, et je l’en remercie tellement.
Il me prend ensuite la main et son contact me fait vibrer, je perds pied. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive, je ne sais pas ce que je ressens. Il m’emmène dans une salle de classe vide, cachés, à l’abri de tous, dans notre forteresse. Ouais, on est intouchables. Le Serdaigle me prend ensuite dans ses bras et je me sens en sécurité. Mon père n’est plus là, la peur est complètement effacée, envolée. Il me dit ensuite de me concentre sur sa main. Sa main qui est sur ma nuque, dans mes cheveux. Sa main, qui provoque des picotements sur ma peau. Sa main, qui me protège. Sa mère, qui irradie de chaleur, qui me réchauffe. Je me concentre sur elle et oui, je ne ressens plus la peur. Toutes mes pensées se dirigent vers lui, lui et lui seul. Puis je viens l’embrasser, je viens capturer ses lèvres dans un baiser timide. Baiser qui me rend et qu’il rend plus passionnel, plus profond. Je le sens partout sur moi, il est partout à la fois. Je perds pied, j’oublie, je m’oublie. Je lui enlève son haut et dépose des baisers sur son torse, comme des papillons. Puis, comme un supplice, je lui demande de m’aimer. Je veux être aimée, je veux qu’il m’aime. Je ne sais pas pourquoi lui, c’est comme une évidence. Une évidence inexplicable. Il grogne, ce qui me fait sourire contre ses lèvres. Puis il en vient à attraper ma chemise de nuit pour la faire passer au-dessus de ma tête. Une fois le vêtement gisant par terre, il revient capturer mes lèvres dans un baiser et lorsqu’il mordille ma lèvre inférieure, c’est à mon tour de grogner. Merlin, je vais devenir folle. Je sens ses mains se balader sur ma peau et alors qu’il se recule pour me regarder, je sers un peu plus la pression de mes jambes autour de sa taille. Je ne veux pas qu’il parte. Même si je sais qu’il ne fera pas. Craig se rapproche ensuite de moi et m’embrasse dans le cou, avant de commencer à descendre le long de mon corps. J’halète, j’ai le souffle court. Lorsqu’il se met à embrasser mes seins, c’est comme si je n’arrivais plus à respirer. Je ne suis plus sur Terre, je me sens ailleurs, je me sens flotter. Mes mains sont dans ses cheveux et je tire doucement les pointes. Il va me rendre folle. Il glisse ensuite sa main vers mon intimité, ses lèvres retrouvant les miennes. Il ne bouge pas sa main cependant, et il sourit contre mes lèvres, fier, arrogant. Foutu Keegan. Je lève mes hanches de la table et rapproche mon bassin de sa main. Je veux plus. Je me mets à l’embrasser à mon tour et fais glisser ma langue contre sa lèvre inférieure pour approfondir le baiser. Je souris contre ses lèvres avant de lancer, le souffle court :

« Tu es trop habillé »

Puis à l’aide de mes pieds, je fais glisser son bas de pyjama le long de ses jambes. Je descends ensuite de la table et recommence à couvrir son torse de baisers mouillés, légers. Mais ce coup-ci, je descends plus bas. J’embrasse le bas de son ventre et je m’arrête juste à la ceinture de son caleçon. Je lève les yeux vers lui, un grand sourire sur le visage avant de me remettre sur mes jambes tremblantes. Je caresse doucement, trop doucement, son membre à travers son sous-vêtement, un sourire malicieux sur le visage. J’embrasse ensuite son cou, ma main toujours sur son entre-jambe. Je le mordille, le suçote, laissant une marque violacée sur sa peau. Je le sens durcir sous ma main, je veux moi aussi le rendre fou. Je me colle à lui, je veux le sentir partout sur moi, je veux sentir sa chaleur, son corps. J’irradie, il irradie aussi. Je suis prête à lui succomber.


    
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