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 caught in a bad dream, wake me up

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MessageSujet: caught in a bad dream, wake me up   Jeu 2 Fév - 23:48

❝caught in a bad dream, wake me up❞
Elsie && Ysolte



Encore un rêve.

Encore un de ces rêves, perdu entre fiction et réalité, offrant une nouvelle perspective sur le monde, offrant une autre perspective sur la vie. Ta vie. T’as pas compris ce qu’il est venu faire là, t’as pas compris pourquoi t’étais dedans. T’es jamais dedans et, si tu y es, t’es toujours là pour observer de tes grands yeux pâles, en retrait, à quelques pas de la situation. Tu ne t’étais pas vu lorsque t’avais observé ces bottines rouges, sur le chemin de Traverses, prêtes à sauter dans les flaques. Tu ne t’étais pas vu lorsque t’avais observé Allegra rater une marche, sauter une marche, sauter Evan, sauter une classe, classer ses livres, perdre ses livres. A vrai dire, tu sembles canaliser la Serpentard ; beaucoup de tes rêves la concernent et, quand bien même ils sont insignifiants, ils te permettent d’être certaine d’une chose – qu’ils sont prémonitoires. Mais ce genre de prémonition, tu t’en passerais bien ; tu ne sais pas comment réagir, préférerais passer la journée un bouquin sur les cuisses que de les voir se réaliser.

Ruminer. Fulminer. Comprendre. T’as passé la matinée à tenter de comprendre, à marmonner dans ta barbe, récoltant quelques regards amusés de tes compatriotes qui se sont demandés sur quel pied t’avais bien pu te lever. T’as pas osé leur dire, t’as pas osé leur avouer, préférant ressasser la situation pour y trouver la supercherie. T’aimerais bien trouver la faille, trouver l’imposture pour modifier la situation à ton avantage ; mais tu te souviens des commentaires de la psychomage « tu n’es tout de même pas idiote au point de penser que tu pourrais influence un futur que tu es incapable de prédire ? » Par Merlin, pour le coup, t’es bien plus conne que tu ne veux le laisser penser. Conne et déterminée. Pourquoi voir des fragments de l’avenir si celui-ci ne peut être évité ?

Typiquement le genre de conversation que t’as avec Allegra. Conversation sur l’inéluctable, l’inévitable, l’indubitable… tant que mots qui te laissent totalement affable.

Affable. A table. Et à coté de toi, l’autre lionne de tes rêves : Elsie O’Doherty (graou), en retrait du chaudron dont le liquide bouillonne. T’as pas pu te départir d’un rictus déposé à la commissure de tes lèvres – forcément, après avoir rêvé d’elle, faut que tu sois collée à ses côtés en cours de potions. Cours qui n’est pas la tasse de thé de la demoiselle, plutôt la tienne, si tu n’étais pas aussi dispersée. Tête en l’air, tu n’écoutes les instructions que d’une oreille, tournes trois fois le mélange dans le sens des aiguilles d’une montre au lieu de deux, verses de la bave de crapaud au lieu du jus de hurlop. Un coup d’œil vers les chaudrons voisins t’informe que quelque chose ne va pas mais, pour le moment, t’es persuadée que c’est rattrapable. Philosophie MacFustienne et, en particulier, celle de Fergus.
« Elsie ? », finis-tu par demander à la demoiselle, consciente que c’est bien la deuxième fois que tu lui adresses la parole aujourd’hui, après avoir murmuré tantôt un « faut croire qu’on fait équipe, encore… ». Certes, t’es plutôt du genre discrète en général… discrète mais pas au point d’aller volontairement ignorer ton entourage.
« Ecoutes, j’ai pas la forme aujourd’hui. Malgré tes … capacités … je suis sure que tu ferais mieux que moi. On en est à la deuxième page, étape trois. Dans sept minutes, il te faudra ajouter une pincée de poudre de raifort. Une pincée … » Pas deux, ni trois. Juste une pincée, le temps que tu prennes l’air, souffles un peu. Tu t’écartes du chaudron pour aller t’assoir, posant tes bottines sur la chaise voisine, levant la tête vers le plafond. Vieille habitude. Tu cherches à fuir le regard des autres, à fuir le regard d’Elsie, fuir la vision de son corps. Parce que c’était bien le sien, nu, que t’avais vu ; et ce n’était pas là le rêve d’une adolescente dont la libido ne sait pas comment se déclarer.

« Six minutes », laches-tu dans les airs, sans lâcher le plafonnier du regard. Autour de toi, tu sens Falconer qui passe dans les rangs. Et dans ta tête, un autre décompte se met en marche : combien de temps mettra-t-il pour remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ?

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MessageSujet: Re: caught in a bad dream, wake me up   Mar 14 Fév - 23:42


caught in a bad dream, wake me up
YSOLTE & ELSIE



  Elle ne lui prêtait jamais vraiment attention.
Elle était presque invisible, une fille comme une autre, une Serdaigle comme elle en côtoyait des dizaines au cours de ses journées, que ce soit en cours ou au détour des divers couloirs du château. Non, décidément, Elsie n'avait jamais réellement accordé son pur et réel intérêt pour sa camarade, pour celle qui était depuis des mois maintenant sa binôme lors du cours de potion en commun avec la maison Serdaigle. Elle n'avait même jamais réellement parlé à Ysolte, pas plus que pour des broutilles sans fondement à propos des potions : après tout, l'Irlandaise n'en avait jamais rien eu à faire de cette matière qu'elle jugeait inutile pour son propre maintien. Elle s'en fichait même tellement qu'elle avait gagné un abonnement aux heures de colles en compagnie d'Algernon Falconer, le professeur aussi sexy qu'exaspérant et lourd qui s'arrachait les cheveux à essayer de la faire s'intéresser un minimum à ce qu'il se passait dans le chaudron juste en face d'elle. Cependant, lui-même sembler réaliser que c'était totalement peine perdue : à chaque cours, Elsie rêvassait, assise sur la paillasse ou encore par terre, observant le plafond d'un air pensif ou parlant de choses sans intérêt à sa binôme tel un moulin à parole tandis que celle-ci s'assurait qu'elles aient une note plus que potable. Oui, Ysolte était très bonne en potion, c'était l'un des trucs principaux que le jeune O'Doherty avait retenu sur elle.
La Gryffondor ne s'était jamais intéressée à la jolie brune qu'était la Serdaigle, mais pas au point de ne pas remarquer un étrange changement d'attitude. Comme à son habitude, elle avait rejoint la MacFusty après l'annonce de leur traditionnel binôme, un grand sourire sur les lèvres, la saluant avec la joie toute particulière de celle qui n'était jamais fatiguée, et s'était confrontée à… Un mur de glace et de malaise. Elsie avait haussé un sourcil interrogateur, haussant les épaules lorsqu'Ysolte avait déclaré d'un ton las qu'elles étaient encore en binôme. « Oui, encore. » Elle s'était demandée pendant quelques secondes si le fait qu'elle ne fiche rien en cours la gênait, mais cela ne s'était jamais manifesté avant. Il y avait autre chose, qui ne la concernait sûrement pas. Ravalant donc sa curiosité pour le moment, elle avait plutôt suivi la bleue et argent jusqu'à sa paillasse et s'était assise sur le siège, les instructions de Falconer lui parvenant comme un bourdonnement nuisible de fond, le même qu'à chaque cours, rien de bien intéressant. Cependant, au lieu de regarder le plafond, Elsie posa ses prunelles azur sur le visage fin de la Serdaigle, tentant d'y déceler le moindre indice quant à ce curieux comportement. Elle ne connaissait pas sa binôme plus que cela, mais elle savait que quelque chose clochait. Ou alors, elle se faisait un gros film. Bien évidemment, elle était loin, très loin de se douter des songes qui avaient peuplé la nuit d'Ysolte. Comment aurait-elle pu deviner que cette dernière avait rêvé d'une scène plutôt… Torride entre elles ?
Elle fut tirée de sa contemplation attentive par la voix de la concernée, prononçant son prénom. Une voix qu'elle n'avait pas entendue depuis ce petit commentaire à propos de leur binôme, une dizaine de minutes plus tôt. La Gryffondor adressa donc un sourire à Ysolte, se disant que peut-être elle allait lui dire ce qui la tracassait ? Pas qu'elle en avait quelque chose à faire, mais sa curiosité lui rongeait les entrailles et agressait sa patience déjà inexistante. « Ouep ? » Elle ne put retenir une moue singulièrement surprise face aux déclarations de la Serdaigle. Elle la darda d'un regard intense, yeux bleus dans yeux bleus, cherchant à percer ses secrets, sans succès. « Oh, heu… Si tu veux. » Elsie se redresse alors, observant le chaudron fumant, réalisant qu'elle n'avait rien compris. Elle secoua la tête, un sourire amusé sur les lèvres. A tous les coups, elle allait encore tout faire péter. Six minutes, venait de lui déclarer Ysolte, l'air perdue dans ses pensées, tourmentée, distante. Elles n'étaient pas spécialement proches, toutes les deux, mais ce malaise palpable était étrange, tellement que la brune se détourna du chaudron dont elle se fichait totalement. Elle tendit sa main et s'empara du menton de la Serdaigle, délicatement entre ses doigts, la forçant à tourner la tête vers elle. C'est dans cette position qu'Elsie l'observa, la tête penchée sur le côté, un air si naïf et innocent sur le visage qu'il en serait presque comique. « Tu veux parler de ce qui ne va pas, ou non ? C'est pas que je n'aime pas te voir aussi torturée, mais un peu quand même. Je suis curieuse un peu aussi, mais tu peux me faire confiance si tu veux en parler, je dirai rien. Mais si tu veux pas en discuter c'est pas grave, je comprendrais aussi. » Elsie était comme ça, bavarde, elle parlait pour rien dire à un débit très rapide. Réalisant qu'elle avait oublié les minutes s'égrainant, elle se mordit la lèvre, et adressa un coup d'oeil désolé à Ysolte, dont elle relacha le menton pour revenir vers le chaudron. « Désolée, je vais faire ce que tu as demandé, en espérant rien faire exploser. Manquerait plus que Gigie nous vire. » Chaque cours, un nouveau surnom pour ce pauvre Falconer. Observant de nouveau la mixture, la née-moldue réalisa qu'elle avait déjà oublié ce qu'elle était censée faire. Par flemme de redemander à sa binôme tourmentée, la jeune femme s'empara de la fameuse poudre de raifort, elle en prit une pleine poignée et la jeta au pif dans le chaudron.

« Oh. Oops. »

La fumée noire qui s'échappait maintenant du récipient ne laissait présager qu'une belle catastrophe qui allait, encore une fois, arriver sous peu. Penaude, Elsie passa une de ses mains dans sa longue tignasse brune et se tourna vers Ysolte avec l'air d'une enfant prise en faute, un sourire gêné sur ses lèvres pleines. « J'ai peut-être fait une bêtise ? »


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MessageSujet: Re: caught in a bad dream, wake me up   Jeu 23 Mar - 22:17

❝caught in a bad dream, wake me up❞
Elsie && Ysolte



Vacillante, t’as l’impression d’évoluer dans un autre monde ; un monde défini par les pensées. Tu n’arrives pas à te concentrer, à mettre ton cœur à l’ouvrage – dans ton esprit, se répercute le mot « pourquoi » comme un écho. Faire des rêves, t’en as l’habitude. Voir le futur, aussi imparfait soit-il, t’en as aussi l’habitude. Mais te voir au cœur de l’action est encore quelque chose qui te dépasse et surprend, sans que tu n’arrives à t’en défaire. Elle est encore imprimée contre tes rétines, l’action ; film brulant qui continue à défiler même lorsque t’as les yeux fermés. Flash de couleurs et couleurs explosives – mais à ce rythme-là, c’est le chaudron qui va donner un air de renouveau à la classe de Falconer.

Six minutes. Tu ne lui demandes que six minutes de son attention, dans l’espoir que toi - toi - tu puisses envie retrouver ta concentration. Mais l’esprit est malin, déviant, et retourne souvent à cette vision des corps, à cette danse à laquelle tu ne t’attendais pas. Oublie, oublie tout ça, te répètes-tu sans arrêt, consciente que certaines prédictions ne se réalisent pas, consciente que d’autres arrivent à terme plus rapidement lorsqu’on intervient. Ce qu’il te faut, c’est une pensine où tu pourrais te débarrasser de tes souvenirs. Ce qu’il te faut, c’est un cadenas. CLAC. CLAC. CLAC. Les pensées sont enfermées à triple-tour. Et la clef, oubliée dans les recoins de l’esprit, dans les recoins du château.

Cinq minutes.

Ou une éternité.

Les yeux fixés sur le plafond, t’es à des années lumières de ce qui se déroule devant tes yeux. D’un battement de cil, ta vision s’efface. Plus de potions, plus de Falconer passant dans les rangées, plus de Black et associés … seulement des iris bleus, plongés dans les tiens. Et ton menton, retenu par Elsie, dont les lèvres sont à portée de bras. A portée de baiser. Tu détournes le regard alors qu’elle t’assomme d’un discours qui ne lui ressemble que trop bien : survolté. Les mots s’enchainent, se télescopent et s’emboitent – et à toi de te demander « d’où » elle a autant de souffle. Elsie et toi, c’est la confrontation des opposés. Le feu ardant contre le calme glacial. La bête féroce contre l’observateur aguerri.

Tu déglutis difficilement, sans ciller, le corps bien trop tendu par ce contact. Puis t’as ce rictus nerveux à la commissure des lèvres, un rictus qui vient te narguer et qui semble dire « alors, alors, tu veux t’ouvrir à elle ? » (sans mauvais jeu de mots).  Tu gardes les lèvres closes, n’ayant aucune envie de partager ce qui se trame là-haut, dans ton esprit. Et tu remercies Merlin lorsqu’elle retourne enfin à sa besogne.

Gigie. Le surnom te fait finalement rire, un rire sourd qui te prend aux entrailles alors qu’il n’a rien de vraiment hilarant. Nom d’un scroutt à pétard, t’as l’impression de débloquer, d’être montée à l’envers ce matin. Tu ne remarques même pas que la lionne se soit trompée, qu’elle aie lâché une poignée entière de poudre de raifort.

« Oh. Oops. »
« J’te l’fais pas dire.. ».
KEUF. KEUF. KEUF. KEUF.

Le chaudron manifeste son mécontentement en crachant une épaisse fumée noire qui se déverse par vague sur le sol de la salle de potion. D’instinct, t’attrapes la main de ta binôme pour l’écarter de la menace. Trois. Deux. Un. Tu recules avec elle à tes côtés, de trois pas, venant bousculer la table du binôme placé derrière vous. Ca râle derrière vous, mais tu ne fais pas attention. Sa main. T’as attrapé sa main. Comme par dégout, tu la rejettes aussitôt tandis qu’Elsie se passe la main dans les cheveux, avec cet air gêné coincé à ses lèvres. Par Morgane, t’aimerais bien le lui enlever, lui montrer le sérieux de la situation, lui expliquer que ….

« T’es sérieuse ? Tout ce que tu trouves à dire, c’est j’ai peut-être fait une bêtise ? Sept ans d’enseignement et tu ne fais toujours pas la différence entre une pincée et une poignée ? », lâches-tu, acide, sans toutefois élever le ton. Tu souffles dans les airs, comme pour relâcher la tension. Tu souffles, te demandes ce que Fergus ferait à ta place devant une catastrophe imminente. Laissant Elsie en retrait, tu reviens près du chaudron dans l’espoir – vain – de rattraper le problème.
Mais le problème, c’est toi. Toi et tes pensées. T’es à quelques pas de l’autre lionne, penchée au-dessus des vapeurs, sans la moindre idée de ce que tu pourrais faire. Pire, tu sens le regard de l’autre brune dans ton dos. Tu sens son regard et t’as l’impression d’être à nue devant elle. T’as l’impression de t’embraser. Fuck. T’arrives pas à te concentrer et abandonnes rapidement pour revenir aux côtés de la brune, la pointant du doigt.
Ysolte, le calme éternel. Sauf lorsque tu ne sais pas comment réagir.

«  Je vais te dire ce qui ne va pas. Ca, ça ne va pas. Nous … toi, ça ne va pas. Si seulement tu pouvais arrêter d’être… »
KEUF. KEUF. KEUF. KEUF.
«  … comme ça avec tes … »
KEUF. KEUF. KEUF. KEUF.
« … ça va exploser … »


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MessageSujet: Re: caught in a bad dream, wake me up   Lun 26 Juin - 22:43


caught in a bad dream, wake me up
YSOLTE & ELSIE



  Elle avait jamais été bonne en potion, Elsie. C'était pas comme si elle s'était un jour intéressé à la matière de toute façon. Aux yeux de la jolie brunette, c'était un… truc inutile mais obligatoire dans son emploi du temps, alors elle faisait un effort de présence, mais certainement pas de participation. Alors quand elle s'est retrouvée en bînome avec Ysolte, elle était contente, parce que ça allait lui garantir une note plutôt potable sans faire exploser toute la salle, à supposer que l'aiglonne soit compréhensive et d'accord pour se charger de presque tout. Elle l'avait été, peut-être par peur qu'Elsie ne ruine toutes ses chances d'avoir d'excellents résultats en Potions, elle n'en savait rien. De toute façon, ça l'arrangeait beaucoup, alors elle allait certainement pas se plaindre, l'Irlandaise.
Elles avaient même réussi à nouer un lien, les deux filles. Elles étaient pas les meilleures amies du monde, mais c'était presque amical. Ou du moins un minimum. Elles se crachaient pas au visage, quoi, mais s'parlaient pas des masses non plus. Elsie, elle restait toujours en retrait, rêvassant dans son coin, passant juste les ingrédients distraitement quand Ysolte lui demandait, c'était tout. Et c'était suffisant.

Sauf qu'aujourd'hui, c'était différente. Aujourd'hui, il y avait un problème. Et aujourd'hui, Elsie, elle rêvassait pas. Nan, à la place, elle regardait sa binôme déjà peu bavarde s'enfermer dans un mutisme tout à fait inhabituel. Alors elle la fixait, Elsie, intensément, incertaine de ce qu'elle devait faire, devait dire, devait penser. Elle savait pas, la brune, mais elle était pas stupide. Pas totalement. Alors elle demandait ce qui n'allait pas, dans un mélange de curiosité diluée et d'inquiétude légèrement palpable, parce que mine de rien, elle l'aimait bien, Elsie, cette MacFusty un peu coincée.

Le plus inquiétant, c'était probablement le moment où Elsie s'était retrouvée devant le chaudron à la demande de sa camarade, qui ne se sentait décidément pas vraiment bien. Alors elle avait pris le menton de la jeune fille entre ses doigts, Elsie, la forçant à la regarder dans les yeux. Bleu dans bleu, âme dans âme. Mais elle avait pas envie de répondre, de toute évidence, et laissait Elsie dans l'attente d'une explication qui ne venait pas, ne viendrait pas. Et malgré son envie de forcer, de pousser l'autre fille à lui dire la vérité, à la lui souffler, elle avait laissé tomber. Pour une fois. Ouais, pour une fois elle respectait la vie privée de quelqu'un. Fallait croire qu'Ysolte avait une petite influence sur Elsie. Une petite, vraiment petite. Alors à la place, elle fait des remarques à sur « tonton Gigie », l'Irlandaise. Pour détendre l'atmosphère, peut-être. Sauf qu'à la place, elle l'avait alourdie, rendue irrespirable.

Littéralement.

Telle la boulet en potions qu'elle était et avait toujours été, elle avait mal dosé -et c'était ici un euphémisme- la poudre de raifort, mettant une pleine poignée au lieu de pincée. A croire qu'elle savait pas lire, ni écouter. Ou qu'elle voulait pas. Elle avait cru qu'Ysolte s'y collerait, elle s'était pas préparée à devoir montrer ses… Talents. Alors elle s'était foirée, comme pour beaucoup de trucs, et une fumée noire très épaisse venait maintenant intoxiquer les narines des autres élèves de la pièce. Kof. Kof. Kof. Une toux, des toux, incessantes, par sa faute. Elle avait envie de rire, parce qu'elle riait tout le temps, Elsie. Pour tout, et n'importe quoi. Mais elle s'retient, parce qu'elle sent qu'on lui attrape la main, qu'on la fait reculer. Elle s'cogne sur la table de derrière, elle grogne. La douleur est un peu désagréable, mais elle passe vite. Le rejet d'Ysolte, comme si sa main n'était rien de plus qu'une immondice, la prend au dépourvu. Sa hargne également, et elle la regarde. Bouche ouverte, yeux écarquillés, puis l'air penaud vient prendre la place qui lui est dû, tout comme la main gênée dans les cheveux, tel un enfant qu'on aurait pris en faute. Et elle sait pas quoi dire, Elsie. Elle comprend pas l'humeur d'Ysolte, ni ce qu'elle dit. Alors elle dit rien, se contentant de fixer son dos. Parce que ouais, la MacFusty s'est avancée, avec peut-être dans l'idée de rattraper le massacre qu'Elsie avait causé, mais visiblement sans succès. Elle semble paumée. Pire, elle s'retourne, le calme devenant la tempête, se yeux dardant l'irlandaise d'un regard mauvais, teinté de quelque chose d'autre. Un truc qu'Elsie saurait pas définir, mais qui la fait déglutir. Et elle peut pas s'empêcher de penser, la lionne : elle est belle quand elle s'énerve. Mais pour une fois, la rouge sait que c'est pas une bonne idée de partager ses pensées.

Et elle a même pas le temps de réagir, ni même de répondre aux phrases incompréhensibles d'Ysolte, qu'elles se font toutes les deux mettre dehors par le prof qui a rattrapé la catastrophe de justesse, mais n'a pas pu tolérer une telle erreur qui avait mis en danger la vie d'une vingtaine d'élèves, sinon plus. Il avait été obligé de punir le binôme, malgré l'évident regret de devoir mettre un de ses meilleurs éléments à la porte avec un foutu cancre.

Alors maintenant, elles sont dans le couloir, Elsie étonnament silencieuse. Mais pas pour longtemps, parce qu'elle prend finalement la parole. « J'suis désolée. » Elle soupire, la main sur sa nuque, comme pour évacuer la tension de ses muscles. « Vraiment. J'ai pas fait gaffe, je suis vraiment nulle en potions, mais pas à ce point. C'était juste de l’inattention, avec un manque d'intérêt. J'ai merdé. » Et sur le coup, elle a l'air vraiment mal, Elsie. « Tu voulais dire quoi tout à l'heure ? En quoi j'suis un problème ? Est-ce que j'ai fait quelque chose… Qui t'a blessée ? En dehors de nous faire foutre en dehors du cours, évidemment. » Tentative de sourire, tentative d'optimisme. Tentative ratée ?


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