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 (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde

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Dernière édition par Vilde A. Sørensen le Dim 14 Mai - 12:19, édité 1 fois
MessageSujet: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Dim 5 Fév - 22:43


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


Cachée sous ma cape, telle une ombre, je déambule dans les couloirs afin de sortir. Je n'en peux plus, j'ai faim. J'ai soif. Il faut que je sache. Il me faut un animal, n'importe lequel, mais je ne peux pas rester là dans rien faire. Et ce collier qui me démange et qu'il m'est impossible d'enlever. Le soleil s'est couché, je peux sortir en toute tranquillité, sans peur de fondre ou je ne sais quoi. Je cours limite dans les couloirs. Je croise quelques préfets qui me salue. Je les salue en retour. Mais je ne les regarde pas. Si je le regarde, je serais tenter. Je ne veux pas les blesser. Je ne peux pas, de toute façon. Je sors par la Grande Porte, je me dépêche. Une fois dehors, je vérifie que personne n'est là et je fonce vers la forêt. J'ai l'impression de voler, je vais à une vitesse folle. Je m'arrête grâce à un arbre, essoufflée, affamée. J'entends les animaux. Je le sens. Je m'enfonce dans la forêt sans crainte. Cette forêt qui m'effrayait tant avant est devenue comme un refuge.  Je m'avance, sans bruit, tel le prédateur que je suis. Je repère un hibou en haut d'un arbre. Je sens mes crocs me démanger. Ils sont sortis. Sans attendre, je saute sur ma proie et la vide de son sang. Ça ne me sera pas suffisant. Il me faut quelque chose d'autre. Je laisse le cadavre à terre et je m'avance plus en profondeur. J'entends le bruit d'une biche. Je m'approche assez et comme le hibou, elle finit entre mes crocs. Peu de temps après, la biche n'a plus aucune goutte de sang et je suis rassasiée. Mais pour combien de temps ?

Je retourne vers le château, en veillant bien à me nettoyer. Aucune goutte sur mes vêtements, mon visage est nettoyé, c'est parfait. Je veux pour allumer ma baguette d'un lumos mais dans la faim et la précipitation, je l'ai oublié. Par Merlin... Je tends alors ma pauvre vers le ciel et une petite boule de feu apparait. J'ai toujours aimé faire ça, ça m'avait manqué. La boule de feu m'éclaire suffisant et me rassure. Elle flotte au-dessus de ma paume sans pour autant me brûler. Je me rappelle alors nos virées nocturne à nous sept. Jonas, Gideon, Jean, Moïra, John, Percy et moi. Les inséparables, les invincibles. Nous n'avions peur de rien, nous défiions la nuit, sans arrêt. C'était à celui qui allait le plus loin dans la forêt. Si on recommençait aujourd'hui, je serais la grande gagnante. Mais je suis seule. Ils sont morts, par ma faute. La boule diminue de volume, s'adaptant à mon humeur. Je rentre de nouveau dans le château et je tombe alors nez à nez avec un élève. J'écarquille les yeux. Gideon. Non, ce n'est pas lui. C'est Oswin. Oswin Feuerbach. Un de mes élèves. Préfet de Serpentard. Il lui ressemble comme deux gouttes d'eau, il est son portrait craché.

"Monsieur Feuerbach, votre ronde se déroule bien ?"

Je fais l'air de rien, je tente de prendre une voix assurée. Alors qu'intérieurement, je meurs d'envie de le prendre dans mes bras, de lui dire que je suis désolée, que je m'en veux. Mais ce n'est pas lui. Gideon ne se maquillait pas. Gideon ne portait pas de chemise. Je respire un bon coup avant de fermer ma paume afin d'éteindre la flamme de ma main. Puis je continue:

"Je suppose que je dois vous laisser aller dormir. A moins que vous vouliez me parler ?"

S'il te plait, parle moi
. Son ton de voix est le même que le sien, j'ai besoin de l'attendre. J'ai besoin de me raccrocher à ça. Il était le meilleur ami de Jonas.

   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Mar 7 Fév - 0:28


my own hell
Vilde & Oswin

Il marchait dans les couloirs depuis deux bonnes heures, flanqué de la préfète de Poufsouffle, et de celle de Serdaigle, le silence pesant pour accompagner leur pas. En règle générale Oswin n'aime pas ce genre de silence ou de moment de gêne mais il se sent bien trop fatigué pour faire un effort. Le quotidien des étudiants devait reprendre, de même que les devoirs de préfets. Alors en rentrant des cours, Oswin avait prit sa cape pour rejoindre les couloirs et ses camarades. Plus de devoirs de préfet en solitaire, à présent les règles étaient strictes. Les préfets devront être par trois pour faire leur ronde, et si jamais quelque chose de suspect devait apparaitre ils ne devront se battre pour rien au monde - fuir semblait être la meilleure solution, ou encore appeler les aurors à l'aide d'un Patronus. En théorie ils savaient tous en former un.
Alors il se retrouvait là, à suivre la cadence des deux autres. De Pandora qui ne lui adressait jamais un mot, et d'Ysolte qui semblait peu enclin à discuter ce soir. En même temps il n'aurait pas eut le coeur à répondre à sa cousine, ou à tenter de briser le silence. Leurs pas résonnaient dans les couloirs vides, en même temps que leurs souffles réguliers. L'esprit d'Oswin se perdait dans d'autres considérations - dans le cours d'Histoire de la magie sur la première guerre des sorciers un millénaire auparavant. Comment la magie était devenue un objet de pouvoir, une raison de mourir, ou pire encore - un bien précieux et rare. Comment les moldus avaient fait terre les sorciers par le feu, pour prendre la suprématie du monde, jusqu'à l'ordre connu aujourd'hui, et un monde sorcier caché pour survivre. Les origines de la guerre qu'ils vivaient actuellement.
Alors qu'il y pense, il se rend compte qu'ils ont presque terminé - qu'ils se retrouvent devant la Grande Salle, où ils devront prendre des chemins diverses pour rejoindre leur Salle commune. Alors, en bon gentleman, Feuerbach marche jusqu'aux cuisines, avant de prendre la direction de la tour. Sa cousine consent à le laisser en bas, quand elle voit qui se met à boiter encore. Ca arrive rarement, mais sa jambe le fait parfois souffrir - parait que c'est une chose normale après avoir eut les os réduits en miettes.

Alors qu'il fait demi-tour il se voit contrait de passer devant la Grande porte pour rejoindre les cachots, et quand il s'y rend la porte s'ouvre soudainement. Tendu, le Feuerbach prend sa baguette en main, dans l'attente d'une silhouette menaçante - en même temps c'est stupide, l'ennemi dans le château c'est lui. Mais c'est une silhouette qu'il reconnait rapidement qui apparait. Avec ses cheveux coupés au carré, et sa mine d'enfant, malgré l'âge adulte qu'elle arborait sans jamais le préciser. Son professeur d'Histoire de la magie était véritablement une belle femme, il ne pouvait pas le nier. Et à ce moment sous la lueur opaline elle semblait presque irréelle et fantastique. Sa peau était presque translucide, et son regard brillait comme les yeux d'un chat dans la nuit. Elle se tourna vers lui, et il se remit doucement en marche pour approcher. « Monsieur Feuerbach, votre ronde se déroule bien ? » Un sourire courtois sur les lèvres alors qu'il s'approche d'une des professeurs qu'il préférait. C'était agréable d'avoir un professeur d'Histoire de la magie qui parlait d'autre chose que de la guerre des Gobelins - les guerres. « Je m'apprêtais à retourner dans les cachots. Rien à signaler, et aucun préfet n'est en état de s'éterniser dans les couloirs. Et vous, vous profitez de la nuit pour vous promener dans le parc ? » demanda-t-il sans se départir de son sourire. Il aimait discuter avec ses professeurs, faisant toujours preuve d'un immense respect. « Je suppose que je dois vous laisser aller dormir. A moins que vous vouliez me parler ? » Il pencha la tête sur le côté, le regard se tournant vers le couloir qui menait aux cachots - il avait envie de rentrer surtout parce que sa jambe le lançait, mais il se rendait compte aussi que c'était la première fois qu'il se retrouvait face à face, seul avec son professeur, et l'occasion était trop belle pour être manquée. « Peut être pourriez-vous m'accompagner ? J'ai oublié de prendre la potion anti-douleur de l'infirmière, et ma jambe commence à me lancer. Mais j'aimerai beaucoup discuter avec vous. » Proposa-t-il, franc pour ne pas manquer la conversation intéressante avec son professeur. « Je repensais justement à notre cours de ce matin, sur la première guerre contre les moldus. Et je me disais que l'origine de ce que nous vivions était sans doute là. »  dit-il pour lancer le sujet, marchant lentement pour profiter de ce moment inespéré.

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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Sam 11 Fév - 19:08


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


Toute ma vie tourne autours de ce carnage, ce carnage que j'ai fait cette nuit-là. Depuis, je ne me supporte plus. J'ai perdu toute accroche ce jour-là, depuis j'erre comme une âme en peine, cherchant en vain à récupérer un minimum de mon ancienne vie. Mais je sais que cela ne sera pas possible, ça ne le sera jamais. Je suis seule, je n'ai plus de famille, plus d'ami, je n'ai que mon boulot et elle. Elle sera toujours là, comme si elle rodait en permanence derrière moi, comme une ombre. Une ombre dont je ne peux me défaire. Je la sens constamment, elle me guette, elle attend que j'agisse. Et à la moindre erreur, je sais qu'elle me rappellera à elle afin de me remettre sur les rails. La seule personne qui me rappelle mon passé, c'est lui. Oswin Feuerbach, descendant de Gideon, un de mes meilleurs amis. Un des sept. un des Invincibles. Un que j'ai tué. A chaque fois que je le croise, j'ai l'impression que c'est lui. Qu'il vient me dire que Jonas m'attend dans la volière ou pour me raconter un potin qu'il vient d'entendre. Mais ce n'est pas lui. Ils sont tellement différents. Et chaque fois que nos chemins se croisent, ça devient un peu plus douloureux à supporter.

Ce soir en est un parfait exemple. Je viens d'aller chasser, je devais me nourrir, je n'en pouvais plus. Mais sans pouvoir approcher des humains, je me reporte sur les animaux. Je n'ai pas d'autre alternative. Ça me fait de la peine quand même, quelque part, mais je dois quand même me nourrir pour ne pas devenir folle. Lorsque je rentre dans le château, je tombe face à face avec Oswin. Mon coeur loupe un battement, j'ai l'impression que je vais m'effondrer, j'ai l'impression que mes jambes m'abandonnent. Je reprends contenance et le salue, puis je lui demande comme se déroule sa ronde de préfet. Il me sourit et je le lui renvois. Il me dit qu'il n'y a rien à signaler, alors qu'il a une vampire devant lui, et qu'il s'apprêtait à rejoindre sa salle commune. Il me demande aussi ce que je faisais dans le parc. Ayant préparé cette excuse depuis le début, je réponds tout naturellement:

"Si le château est en sécurité, c'est parfait. Et je fais des insomnies, alors pour tenter de me fatiguer, je vais marcher un peu. Mais bon, cela ne marche pas comme je le voudrais."

Je ris doucement avant de lui dire que je devrais le laisser rentrer. Avant de lui demander s'il veut me parler. Il penche la tête d'un côté et mon coeur loupe encore un battement. Gideon faisait pareil. Ce même tic lorsqu'il réfléchissait. Il me demande alors de l'accompagner à l'infirmerie pour sa potion anti-douleur et il rajoute qu'il voudrait discuter avec moi.

"Votre jambe ? Cela est-il dû à la nuit des attaques ? Vous m'en voyez navrée Oswin. Allons-y alors !"

On commence alors à marcher et il me parle du cours de ce matin, en évoquant qu'on est en train de vivre la même chose. J'acquiesce, l'air grave, avant de rajouter:

"Effectivement, il semblerait que le schéma se répète. Mais aujourd'hui, je pense que nous sommes un peu plus préparés. N'ayez crainte"

On marche doucement, je ne veux pas aller trop vite afin de ménager sa jambe, je remarque déjà qu'il boite. J'aime bien parler avec mes élèves, cela me permet de me rapprocher d'eux, d'en apprendre plus sur leurs vies et le reste. Arrivés au premier étage, on se dirige vers l'infirmerie et je lui demande alors :

"Qu'envisagez-vous de faire après Poudlard ? Une carrière en tant qu'Auror peut-être ?"

Je relève les yeux vers lui et lui souris tendrement. On arrive alors à l'infirmerie et je le laisse entrer en premier.

   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Mar 14 Fév - 22:35


my own hell
Vilde & Oswin

Oswin aimait discuter avec ses professeurs. Il n'était pas rare de le voir rester à la fin de ses cours pour entamer des conversations qui quelque fois s'étaient éternisés jusqu'à l'heure du couvre-feu. Fort heureusement en tant que préfet il n'avait pas vraiment à être inquiété de se promener tard dans les couloirs, et il admettait qu'il en profitait bien souvent. Il était d'un naturel curieux, et aimait les belles conversations - son père lui avait expliqué que c'était une chose de famille, cette curiosité qu'ils cultivaient depuis toujours. Les Feuerbach n'étaient pas de mauvais sorciers, bien au contraire, mais ils préféraient de loin la diplomatie à l'attaque. Son père lui avait apprit à jouer aux échecs avant même qu'il ne sache son premier sortilège. Il avait appris à lire alors qu'il savait à peine marcher - certes c'était peut être exagéré mais l'idée restait la même. Les Feuerbach étaient des intellectuels, et Oswin ne faisait pas exception à la règle. Bien au contraire - alors passer du temps avec son professeur d'Histoire de la magie était presque une chance à ses yeux. Il s'était senti obligé de raccompagner les autres préfets dans leur salle commune, et à présent qu'il se trouvait seul il tombait sur elle - à croire que le destin le remercier de son esprit de générosité et de solidarité.
VILDE — « Si le château est en sécurité, c'est parfait. Et je fais des insomnies, alors pour tenter de me fatiguer, je vais marcher un peu. Mais bon, cela ne marche pas comme je le voudrais. » Il opina, comprenant l'idée parce qu'il lui venait aussi de plus en plus souvent de ne pas fermer l'oeil de la nuit. Bien trop englué dans des histoires qu'il ne pouvait pas contrôler. Allant de ses sentiments pour Regulus à l'avenir sombre qui se profilait pour eux deux à présent qu'ils avaient embrassé la conviction des mangemorts. A présent qu'ils avaient levé leurs baguettes pour le compte du Mage noir - et Oswin n'arrivait plus vraiment à dormir sans que son visage ne s'impose à son esprit. Ou sans que la mort de son amant ne pèse sur sa conscience fatiguée. Pas que Regulus était condamné, il s'en assuré une fois réveillé et tremblant d'angoisse dans son lit. Il restait éveillé alors jusqu'à l'aube, tourné vers le lit du Black comme un désespéré.
OSWIN — « En sécurité, je l'ignore, mais disons qu'on est prêt à tout à présent. J'imagine. » dit-il en réponse à sa première déclaration, ne sachant vraiment si elle s'attendait à ce qu'il réagisse au reste. Sans doute pas.

Il lui proposa malgré tout de l'accompagner pour qu'il aille chercher sa potion contre la douleur de sa jambe avant de rejoindre sa salle commune. Il serait plus que ravi d'avoir de la compagnie, et celle de Vilde n'était pas des plus mauvaise.
VILDE — « Votre jambe ? Cela est-il dû à la nuit des attaques ? Vous m'en voyez navrée Oswin. Allons-y alors ! »
OSWIN — « En effet. L'os a été brisé, et j'ai été assez stupide pour forcer avant qu'elle ne soit rétablie. Je dois prendre encore quelques potions pour arranger les dégâts. » Dit-il avec un air faussement coupable. Il faut dire que s'il avait soudainement pris la décision de forcer sur sa jambe c'était pour combler le manque de Regulus. Et jamais il n'irait regretter cela. Regulus était au centre de son univers. Il pouvait bien en souffrir et boiter le reste de sa vie il n'en avait cure. Il avait eut besoin de retrouver son meilleur ami après cette soirée de cauchemars, et voir Regulus prendre soin de lui avait été salvateur.

Du reste, il changea de sujet pour se concentrer plutôt sur le cours qu'ils avaient eut aujourd'hui, approchant rapidement de l'infirmerie. Vilde lui ouvrit la porte pour l'inviter à y entrer alors même qu'elle lui répondait.
VILDE — « Effectivement, il semblerait que le schéma se répète. Mais aujourd'hui, je pense que nous sommes un peu plus préparés. N'ayez crainte » Crainte ? Ce n'était pas vraiment le cas. Oswin haussa les épaules avant d'entrer dans le lieu presque désert, et récupéra sa potion que lui tendait Ted Tonks. Il la prit rapidement, et retrouva son professeur, assurant au né moldu qu'il ne risquait rien.
OSWIN — « Je n'ai pas peur, détrompez-vous. Disons plutôt que je trouve cela assez... Affligeant. Même d'un point de vue tactique, ca n'a pas beaucoup de logique. » Dit-il plutôt, en se disant que le massacre en masse avait toujours été d'une affligeante simplicité - ou alors d'une horrible cruauté - pour pouvoir fonctionner durablement. Et après que la majorité de la population ait été détruite, que restait-il à part le deuil, la vengeance, et la peur. Il doutait que ce soit vraiment le meilleur des ordres possibles.
VILDE — « Qu'envisagez-vous de faire après Poudlard ? Une carrière en tant qu'Auror peut-être ? » La question était assez surprenante, mais il ne réagit pas tout de suite, marchant plus librement maintenant qu'il ne souffrait plus de sa jambe.
OSWIN — « Certainement pas Auror non. Je ne suis pas mauvais en pratique, mais j'ai toujours été plus intéressé par la théorie. Et les Feuerbach ont toujours plus ou moins étaient des politiciens. J'entends entrer au Ministère de la magie en tant que conseiller ministériel, sans doute. Ou peut être membre du Magenmagot. » Dit-il avec conviction et un sourire immense sur les lèvres, parce que parler de cette passion pour la politique l'avait toujours énormément remué. Et enthousiasmé. « Pour le moment j'ai réussi à avoir un stage auprès d'Orion Black pour les vacances, ce qui est une grande opportunité. » termina-t-il sans manquer de montrer sa fierté à cette nouvelle.

OSWIN — « Et vous, qu'est-ce qui vous a amené à être professeur ? Vous semblez plutôt jeune pour être déjà diplômée. Pas que vos cours ne soient pas excellents, ils le sont, mais c'est assez ... Inattendu. »

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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Sam 4 Mar - 18:48


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


Je ne vois pas la relation entre mes élèves et moi comme une relation hiérarchique. Je ne me considère pas supérieure à eux, surtout qu'ils sont bien mieux que moi et sur bien des plans. A la base, je ne voulais même pas être professeure, je voulais devenir médicomage. Mais le destin a joué en ma défaveur et toute ma vie a basculé dans un chaos sans nom. Je n'ai plus d'accroche, plus personne à qui me raccrocher, plus personne tout court. Tous ces gens qui m'entourent ne font pas partie de mon siècle, pas partie de ma vie. Il m'arrive de ne pas les comprendre, de les regarder sans les voir. Mais Oswin, lui, je l'ai vu aussitôt arrivée ici. Il est le parfait sosie de Gideon, un de mes meilleurs amis, que j'ai tué. Alors je tente de me raccrocher à lui mais ce n'est qu'un élève et je suis son professeur. Alors je dois juste garder mes distances, ne pas m'accrocher, alors qu'il est une lueur d'espoir dans cet enfer. Je me dis que Gideon ne m'en veut pas, qu'il sait que ce n'est pas de ma faute et de ce fait, il m'envoie son descendant, son sosie, cette copie de lui-même. Je rêve trop, il faut que j'arrête. Lorsque je croise le Serpentard ce soir, je lui explique pour je suis sortie dans le parc. Enfin, la version officieuse du moins. Il acquiesce, me montrant qu'il me comprend et je le remercie intérieurement de ne pas poser plus de question que ça. Il me dit qu'on est prêt à tout maintenant et je lui souris doucement. Il me propose de l'accompagner à l'infirmerie et j'accepte, voulant profiter de ce moment privilégier avec lui. Je lui demande de m'expliquer pour sa jambe et je grimace à l'écoute des fameuses explications.

"Les os de la jambes sont les plus capricieux. Prenez bien vos potions en tout cas, cela pourrait s'aggraver si vous ne le faites pas."

Je le conseille un peu comme une mère, j'ai toujours eu ce côté maternel en mois. Peut m'importe que la personne que je conseille soit plus vieille ou plus jeune. J'ai toujours eu ce besoin de conseiller, d'aider, d'être là pour les autres. Et encore plus depuis la nuit du massacre, comme si je voulais me faire pardonner auprès de Merlin et autres tous puissants. Je réponds ensuite à sa question sur le cours d'aujourd'hui. Il entre dans l'infirmerie et l'odeur de sang me fouette le visage. J'aurais dû y réfléchir avant. Je respire un bon coup, j'ignore mes crocs qui me démangent mais je décide quand même de rester près de la porte, pour respirer de l'air frais. Oswin revient rapidement vers moi et me dit qu'il n'a pas peur de tout ça et qu'il trouve ça affligeant. Je ne l'écoute qu'à moitié, je ne sens que cette odeur métallique de sang. La porte se referme, je reviens à moi. Je fais mine de rien et réponds :

"Affligeant oui, et encore le mot est trop faible. Disons que des gens sont affamés de pouvoir et ils feront tout pour en avoir toujours plus. Cependant, Poudlard est sécurisé à présent, vous ne risquez plus rien."

Je lui souris afin de le rassurer et nous reprenons notre marche dans le château endormi. Je remarque qu'Oswin marche mieux maintenant qu'il a prit sa potion, il boite moins on va dire. Je lui demande ce qu'il compte faire après ses études et il prend un certain temps pour répondre. Il affirme qu'il ne deviendra pas Auror et qu'il préférerait se retrouver au Ministère. J'écarquille les yeux, un peu surprise par cette réponse et réponds :

"Eh bien, je dois vous avouer que je suis assez surprise. Mais le Ministère est une bonne option aussi et puis vous êtes sur d'avoir un poste à vie !"

Je hais le Ministère. Je hais cette espèce de partenariat qu'ils ont avec ma créatrice. Je les ai de m'avoir mis cette puce dans la tête, je les hais pour ce collier que je porte et qui me rappelle à chaque foi que je le vois que je leurs appartiens. Je suis à eux, je suis leur jouet. Oswin poursuit en me disant qu'il a réussit à avoir un stage avec Orion Black et je le félicite :

"Toutes mes félicitations ! Monsieur Black est un homme puissant, c'est une réelle opportunité d'avoir un stage avec lui. N'hésitez pas à me raconter comme cela se passe, je suis assez curieuse"

Je ris doucement avant d'ajouter :

"Et si jamais il vous faut un professeur référent ou je ne sais quoi, je serais là pour vous."

C'est mon rôle d'encadrer les élèves et je serais heureuse de l'encadrer lui et de l'aider dans son stage. Après tout, je connais le Ministère comme ma poche. Il pose ensuite des questions sur moi et ma carrière. Je souris à sa remarque sur mes cours avant de dire :

"Eh bien je vous remercie pour mes cours. Et ensuite, j'ai toujours voulu être professeur, c'était une évidence. Alors aussitôt mes ASPICs obtenues, j'ai fait des formations et me voilà"

Mensonges, mensonges. Mais je ne peux pas lui dire la vérité. Je ne peux pas lui dire que c'est le Ministère qui m'envoie, que je suis âgée de 100 ans et que j'ai tué son ancêtre. Je vois un muret entre deux colonnes et je dis alors :

"Vous voulez peut-être que l'on s'assoit pour continuer cette conversation, histoire de ménager votre jambe ? A moins que vous préféreriez rentrer ?"

Je m'arrête de marcher, j'attends qu'il fasse son choix. Je lui souris doucement, l'air innocent.
   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Jeu 9 Mar - 0:16


my own hell
Vilde & Oswin

VILDE — « Les os de la jambes sont les plus capricieux. Prenez bien vos potions en tout cas, cela pourrait s'aggraver si vous ne le faites pas. » Il ne peut qu'être d'accord, alors qu'il boite presque avant d'entrer dans l'infirmerie pour prendre les potions qui l'aideront à fortifier les os de sa jambe. Il devrait pas en souffrir autant, mais il a merdé et il le sait pertinemment. Cela dit c'est pas un truc qu'il regrette d'avoir traversé l'école avec une jambe à moitié explosé. Parce qu'il a pu passer la soirée, et la nuit dans les bras de Regulus et qu'il y a rien qu'il préfère à cela. Son meilleur ami, dans une intimité dont il profitait à peine. Qu'il découvrait à peine plutôt, et qui le rendait totalement fou. Il s'en rendait compte - il s'attendait pas à être aussi accroc à Regulus en si peu de temps. Il sait qu'il s'envole, qu'il se laisse emporter par ces émotions, et qu'il suffirait d'un geste ou d'un mot de son meilleur ami pour que tout s'effondre. Et lui avant tout - sans Regulus il serait plus rien, et verrait pas l'intérêt de continuer.
Mais la conversation ne le menait pas sur ce chemin - mais sur celui de la guerre une fois encore. Et c'est sans hésitation qu'il annonce qu'il s'en afflige - une vérité qu'il ne révèle cependant pas toujours. Ca dépend avec qui, mais dire clairement que le principe des mangemorts était stupide et incohérent c'est un truc qui est pas souvent comprit. Pourtant avec son professeur il le souffle à demi-mot.
VILDE — « Affligeant oui, et encore le mot est trop faible. Disons que des gens sont affamés de pouvoir et ils feront tout pour en avoir toujours plus. Cependant, Poudlard est sécurisé à présent, vous ne risquez plus rien. » Affamé de pouvoir - c'est un truc qu'il peut comprendre. Mais il voit pas comment le meurtre de masse ca peut aider quelqu'un à prendre le pouvoir. OU alors c'est qu'il y a autre chose dans les projets du Lord Voldemort qu'il ne saisit pas encore totalement. Le simple meurtre de nés moldus et d'impurs c'est pas la seule raison à son envie de pouvoir ? Cela ne fait pas beaucoup de logique.
OSWIN — « Je ne crains pas pour ma vie. Ma remarque était plus théorique qu'émotionnelle. Le meurtre de masse c'est pas la meilleure tactique politique. Pas pour avoir le pouvoir entre les mains - c'est en général le dictateur couronné qui assassine, pas l'inconnu venu de nul part. Et n'ayant pas grand chose. Pour se construire une image politique et puissante, je doute que ca soit la meilleure manière. Même si le soutien des puissants est pas à minimiser. »  Peut être qu'en Angleterre le soutien des familles de sangs purs suffiraient à mettre Voldemort sur le trone. Si encore c'était le seul truc qu'il voulait. Mais là encore Oswin en doutait. Et faire la guerre pour faire la guerre c'est assez sadique pour être illogique.

Et quand ils parlent finalement de l'avenir, il cache pas qu'il s'intéresse assez à la politique pour vouloir encore au Ministère, et non pas devenir Aurors. Ses notes le lui permettraient, mais clairement pas ses préférences. VILDE — « Eh bien, je dois vous avouer que je suis assez surprise. Mais le Ministère est une bonne option aussi et puis vous êtes sur d'avoir un poste à vie ! » Il arque un sourcil, étonné d'apprendre qu'elle était surprise par cette décision. C'est pas le cas de tous les autres professeurs d'Os. Ils savent combien il est difficile de l'avoir sur des questions d'oration, ou de politique. Le gamin sait se défendre contre les termes complexes, ou les sujets de devoirs complexes. Il a apprit la linguistique il y a longtemps déjà, et il la maitrise à la perfection. Il le montre, assez souvent, assez pour que les professeurs sachent que la politique c'était une évidence pour lui.
VILDE — « Toutes mes félicitations ! Monsieur Black est un homme puissant, c'est une réelle opportunité d'avoir un stage avec lui. N'hésitez pas à me raconter comme cela se passe, je suis assez curieuse »
OSWIN — « Je vous remercie, et je n'y manquerais pas. »
VILDE — « Et si jamais il vous faut un professeur référent ou je ne sais quoi, je serais là pour vous. » Il reste un moment surpris par la proposition, mais assez agréable. Il a pas encore eut l'occasion de s'en occuper et il entendait demander au Directeur de serpentard. Mais puisque la jeune femme proposait il n'allait pas faire passer la proposition.
OSWIN - « Je serais honoré de vous avoir comme référente pour mon stage, Professeur. » assure-t-il avec sa voix posée, et son sourire attendri. Cordial - de ceux qu'il maitrise depuis longtemps pour plier le monde à ses exigences.

Et pour le reste il admet qu'il aime les cours du professeur, l'interrogeant à son tour pour en apprendre plus sur elle. C'est la première fois qu'ils se parlent vraiment et c'est un moment qu'il apprécie vraiment. ALors autant la questionner un peu sur ce qu'elle est.
VILDE — « Eh bien je vous remercie pour mes cours. Et ensuite, j'ai toujours voulu être professeur, c'était une évidence. Alors aussitôt mes ASPICs obtenues, j'ai fait des formations et me voilà » Il opine - ca l'étonne pas vraiment. Elle était pétillante, enthousiaste et passionné par son besoin de transmettre quelque chose à ses étudiants.
OSWIN — « L'histoire de la magie c'était une vocation aussi ? Ou un choix hasardeux ? » demanda-t-il alors qu'ils continuent à marcher, bien plus doucement parce qu'il se sent toujours pas à l'aise avec sa jambe. Et peut être qu'il grimace un peu trop soudainement, parce qu'elle s'arrête au milieu du couleur.
VILDE — « Vous voulez peut-être que l'on s'assoit pour continuer cette conversation, histoire de ménager votre jambe ? A moins que vous préféreriez rentrer ? » Il voit le muret qu'elle lui désigne, et il opine.
OSWIN — « J'imagine que tant que je suis avec un professeur je respecte les nouvelles règles de Poudlard. Asseyons-nous un moment. » Décida-t-il avnt d'aller vers le muret, et de prendre un peu d'élan pour s'y assoir - faut dire qu'il touche pas terre une fois assis ici. ALors elle encore moins.
OSWIN — « Je rentrerai plus tard. Mes camarades doivent déjà dormir de toute façon, j'ai pas grand monde à voir là-bas, et j'aime votre conversation. »

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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Ven 24 Mar - 12:37


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


Par chance, je n'ai rien eu lors de la nuit des attaques. J'étais chez elle, avec elle, pour un compte rendu précis de l'avancée de la situation. Et pendant que je me délectais à boire du sang, l'école ainsi que le village ont été pris dans des attaques. Et des attaques assez violentes, à ce que j'ai pu voir à mon retour. Le château avait été endommagé, certains murs se sont écroulés sous le choc des sortilèges lancés de part et d'autre. Certains commerces du village ont été réduits en flamme. Mais le pire dans tout ceci, ce sont les étudiants qui on dû se battre. Pour leurs vies, pour celles de leurs camarades, pour la protection du château, des commerces, des autres. Ils n'ont même pas 18 ans qu'ils sont déjà embrigadés dans cette guerre. Guerre que je ne comprends et à laquelle je ne veux pas participer. Elle, elle n'a même pas de camps définit, elle fait selon ses envies, ses humeurs, ses besoins. Et voilà ce soir, après un repas peu copieux, à parler avec un de ces étudiants qui a été blessé. Oswin Feuerbach, copie conforme de Gideon Feuerbach, un de mes anciens meilleurs amis. J'accompagne donc Oswin à l’infirmerie afin qu'il prenne ses cachets. Je reste en retrait, loin de l'odeur ambiante de sang. On parle bien évidemment de cette guerre et je tente de le rassurer. Je suppose que c'est ce que je dois faire, en tant que professeur, figure d'autorité, de patience ou je ne sais quoi d'autre. Il me dit cependant qu'il n'a pas peur et il m'explique son point de vue. J'hausse les sourcils, étonnée, avant de répondre :

"C'est bien plus facile de tuer avec les mains des autres, je suppose. Et puis ça contribue aussi à son image et à la peur ambiante qu'il construit. Il a une armée puissante et c'est cette armée qui le forge lui-même"

C'est incroyable à quel point tout le monde a peur de dire son nom. Enfin pour ma part ce n'est spécialement le fait que j'aie peur mais disons que c'est dans les moeurs. On ne doit pas dire son nom, juste l'appeler "il" ou le fameux "vous-savez-qui" qui résonne dans les couloirs entre chaque cours. Malgré tout, sans son nom, il est partout. Et je trouve que cela relève du génie, en quelque sorte. Je ne serais jamais d'accord avec ses idées, même si je suis une créature de la nuit, mais il faut avouer qu'il a développé un certain charisme. On en vient ensuite à parler de son futur et je le félicite aussi pour le stage qu'il a réussi à décrocher. Je lui propose ensuite d'être son professeur référent afin de l'encadrer et il semble un instant surpris. Il me sourit avant d'accepter la proposition. Je lui souris à mon tour et dis d'une voix douce :

"Parfait dans ce cas. J'irais informer Mr Dumbledore dès demain."

On parle ensuite de mes cours et Oswin est curieux parce que je suis jeune. S'il savait. Je lui explique alors ma fausse vocation, mes fausses formations. Il acquiesce avant de me demander si l'histoire de la magie et un choix ou plus un dernier recours. Je ris avant de dire :

"C'était mon premier choix. J'ai toujours aimé l'histoire et cela me passionne. Déjà lorsque j'étais élève, c'était mon cours préféré. Et puis j'aime transmettre aux autres"

Je lui propose de s'asseoir et il accepte, en me disant que temps qu'il est avec moi, il n'enfreint pas les règles.

"C'est exact, je vous laisse profiter de mon statut avec grand plaisir"

Il monte ensuite sur le muret et je réalise soudain qu'il est assez haut. Et que je suis petite. Trop petite. Je recule un peu pour prendre de l'élan et j'arrive à grimper sur le muret. La vitesse due à mon statut de vampire a surement aidé. Il me dit qu'il n'a pas grand monde à voir dans sa salle commune puisque tout le monde dort et il rajoute qu'il aime ma conversation. Je lui souris avant de répondre :

"Vous m'en voyez flattée. Je dois aussi avouer que j'aime également votre conversation. Je trouve que vous êtes un étudiant posé et réfléchis"

Je le pense vraiment. C'est un de mes élèves qui est le plus attentif en cours et qui participe le plus. C'est à chaque fois une joie de pouvoir débattre avec lui sur un sujet ou un autre. Curieuse sur lui et ses origines, je lui demande :

"Feuerbach, ça ne sonne pas très anglais comme nom de famille. Des origines allemandes . Ou peut-être polonaises ?"

Je sais la réponse, en fait, mais je veux en être sûre. Et je veux aussi qu'il me parle de ses ancêtres. Mais s'il ne le fait, je lui demanderais moi-même. La curiosité est certainement un vilain défaut, mais je ne peux m'en empêcher.
   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Dim 26 Mar - 3:40


my own hell
Vilde & Oswin

La guerre c'est un de ces sujets qui ont toujours passionné Oswin. Pas que ce soit un désir morbide de comprendre la mort - ou ce genre de chose - c'est juste qu'il y a dans la guerre des implications politiques qui l'ont interrogé très jeune. Pourquoi faire la guerre ? Montrer sa puissance au reste du monde, étendre son territoire et sa manière de penser dans un désir totalement égocentrique et prétentieux d'être littéralement seul sur terre - du moins seul maitre à bord. Les délires mégalomanes de ceux qui veulent être les maitres à penser de l'univers, qu'on suive leurs manières de voir et qu'on oublie le reste - lavage de cerveau en massage pour se sentir tout puissant. Il comprenait cela - ou plutôt il arrivait à le comprendre. Mais il y avait toujours dans la guerre ce besoin égoïste, et dans celle qu'ils vivaient ce n'était pas même l'état qui le défendait, mais les puissants. C'était un sorcier, seul, qui avait mené une guerre qui prenait des ampleurs incroyables, et c'est par la mort plus que par le reste qu'il entendait assoir son pouvoir.
VILDE — « C'est bien plus facile de tuer avec les mains des autres, je suppose. Et puis ça contribue aussi à son image et à la peur ambiante qu'il construit. Il a une armée puissante et c'est cette armée qui le forge lui-même » Sans doute - envoyer les soldats se faire tuer sur le front pour garder l'image de celui qui a le contrôle - c'est loin d'être idiot mais Oswin voit toujours pas ce qui se cache derrière. Tuer pour Tuer c'est jamais bien intelligent, et il pense bien que Voldemort n'est pas un homme stupide. C'est au contraire un très bon stratège qui a su se hisser dans les hautes sphères sans faire valoir son statu ou son nom. Un pseudonyme inquiétant pour seul cheval de Troie, et maintenant ils ne jurent que par lui - les puissants. Et c'est un coup de maitre, Oswin peut pas penser autrement. SAuf qu'il voit pas encore où tout cela va les mener. Quel est le but - réel - de tout ce bordel dans lequel lui même est embarqué jusqu'au cou.

Il laisse de côté cette pensée, pour parler d'autres choses - de lui momentanément. De son stage au Ministère pour lequel le professeur se propose de le supervisé. Et il y avait pas encore pensé, accepte rapidement avec un sourire ravie qu'elle lui renvoie, lui promettant d'aller voir le directeur pour régler tout cela rapidement. Et finalement, en reprenant leur marche c'est sur elle qu'ils s'arrêtant. Il n'a jamais eut honte de poser des questions, et d'avoir de longues conversations avec ses professeurs, considérant qu'ils étaient là pour cela, et que c'était des personnes intéressantes avec lesquelles il pouvait discuter. Surtout quand il s'agit d'une des matières qu'il affectionne le plus. L'histoire ça a quelque chose de passionnant.
VILDE — « C'était mon premier choix. J'ai toujours aimé l'histoire et cela me passionne. Déjà lorsque j'étais élève, c'était mon cours préféré. Et puis j'aime transmettre aux autres »
OSWIN — « Et vous le faites divinement bien. » Dit-il avec un sourire franc sur le visage. Il peut pas nier qu'ils ont eut plusieurs professeurs, dont certains clairement ennuyants à mourir. Mais elle n'en faisait par partie. Elle avait quelque chose de communicatif dans sa manière de se tenir, de parler, d'échanger - même dans son regard il y avait une lueur hypnotique qui vous happez pour plus vous laisser la quitter des yeux.

Elle lui propose de s'installer un moment pour discuter, et il acquiesce sachant qu'avec un professeur il risquerait pas grand chose s'ils se faisaient surprendre par des aurors en vadrouille. Même s'il est pas censé être là si tard. Sa ronde était terminé depuis longtemps.
VILDE — « C'est exact, je vous laisse profiter de mon statut avec grand plaisir » Il sourit, laisse échapper un rire amusé avant de s'assoir sur un muret et d'attendre qu'elle le rejoigne pour reprendre la conversation - ravie de pouvoir profiter de celle du professeur. Il a pas la prétention de se dire un étudiant mature, bien que le compliment lui ait souvent été fait, mais il sait qu'il apprécie la bonne conversation. Et malheureusement devant des étudiants souffrant de leurs hormones il trouve pas toujours son compte. Avec les professeurs par contre il sait qu'il peut parler de tout et de rien avec plaisir.
VILDE — « Vous m'en voyez flattée. Je dois aussi avouer que j'aime également votre conversation. Je trouve que vous êtes un étudiant posé et réfléchis »
OSWIN — « Là c'est vous qui me flattez. » DIt-il sur le même ton élogieux et agréable, profitant de cette intimité qu'il trouve plutôt confortable. C'est finalement son professeur qui relance la conversation sur un sujet qui ne fait que surprendre le jeune homme.
VILDE — « Feuerbach, ça ne sonne pas très anglais comme nom de famille. Des origines allemandes . Ou peut-être polonaises ? » Il opine avant de finalement répondre - ses origines le rendent souvent fier, il ne s'en cache pas. Il n'st pas britannique, de fait il ne pense pas exactement comme les sangs purs que l'on trouve dans les couloirs de l'école.
OSWIN — « Je suis démasqué ! Allemand en effet. Ma soeur et moi sommes nés là-bas. Les Feuerbach sont des sangs purs Allemands. Notre mère - par contre - est une née moldue japonaise que notre père a rencontré lors d'un voyage. Ce qui fait un métissage plutôt complexe. » Dit-il avec un rire dans la voix. « On est arrivé en Grande Bretagne y a une dizaine d'année, parce que notre père a trouvé une place d'ambassadeur avant d'entrer au Magenmagot. C'est pour cela qu'on étudie à Poudlard au lieu d'être partie à Beauxbaton. » Explique-t-il - aucune autre école de sorcellerie ne se trouvant en Europe.

« Et vous, professeur Sorensen, d'où venez-vous ? »



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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Dim 9 Avr - 21:20


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


Malgré ma nature, je n'aime pas faire du mal aux autres. Et je ne dis pas ça seulement parce que je ne peux pas, mais je n'aime pas voir la souffrance des autres. C'est surement pour ça que je préfère boire le sang de personnes mortes plutôt que de les tuer moi-même. Enfin ça, c'était bien avant. Maintenant, je me contente d'animaux ou de poches de sang, grâce à Cassian. La guerre est un sujet qui me passionne, mais seulement en tant que professeure, pas en tant que soldat. Jamais je ne pourrais combattre, même si elle venait à me le demander. J'aime trop la vie pour l'ôter à qui que ce soit. Et pourtant, je l'ai déjà fait. J'ai déjà tué et je sais que je tuerais encore. Le fait est que lorsque je tue, ou que j'ai tué, c'était pour me nourrir. Pas pour le plaisir de tuer. Et oui, au niveau de ma conscience, c'est différent et ça joue beaucoup.

Je n'aime pas ma nature, je l'accepterais sûrement jamais. Je suis un monstre de la nuit, incapable de vieillir, je vois tout le monde mourir autour de moi. Et je suis impuissante face à la mort. Je l'ai défié tellement de fois, j'ai essayé tellement de fois de me tuer, d'en finir, mais elle ne vient pas. Elle me regarde, elle me nargue et elle me repart. Mon jour ne viendra jamais, je suis condamnée à vivre jusqu'à la fin du monde. Cependant, il y a certaines personnes qui font paraître cette éternité moins longue. Comme Oswin, par exemple. Il est un de mes meilleurs élèves et je ne pensais pas le croiser ce soir. Mais si, je l'ai croisé et j'aime parler avec lui. Il a cette chaleur qui émane de lui et qui me rassure. Il est rassurant, il a de la conversation. On parle de tout et de rien, c'est agréable. Il en vient à me complimenter sur ma façon d'enseigner et je repense à Gideon. Il aimait que je lui donne des cours particulier, il me disait que j'étais une des meilleures professeurs particuliers qu'il a pu avoir. Je me sors de ces pensées tristes en secouant la tête et reviens sur terre. J'invite Oswin à rester un moment de plus avec moi et il accepte. Je le complimente en lui disant qu'il est un étudiant intéressant et réfléchi et j'en viens ensuite à lui demander des renseignements sur ses origines. Bien évidemment, je suis déjà au courant. Gideon, son ancêtre était allemand, ça ne peut pas en être autrement. Il m'explique alors ses origines et je ris en même temps que lui.

"Oh je le savais ! J'ai toujours voulu visiter l'Allemagne, c'est un pays qui m'attire. De quelle région venez-vous ? Excusez-moi, je suis curieuse"

Je ris de nouveau, mais je suis curieuse d'en savoir plus sur lui. Il m'intrigue. Je sais qu'il est un élève et qu'il ne remplacera pas Gideon mais le voir me permet de ne pas sombrer trop profondément. Ça me rappelle le passé et je m'accroche à ça. En le tuant, je n'ai pas tué toute sa descendance. Sa copine de l'époque, qui n'était pas là, était peut-être enceinte. Ou même son frère. Je ne saurais sans doute jamais. Il poursuit ensuite en me racontant pourquoi sa famille et lui sont venus en Grande-Bretagne. Gideon est venu ici parce que son père avait trouvé un poste ici, en tant que médicomage. Dans tous les cas, ils sont venus ici pour un changement de poste.

"De vous à vois, Poudlard est bien mieux que Beauxbatons de toute façon. Votre père est donc haut placé, je ne savais pas"

Et bien évidemment, après, il me demande d'où je viens. J'en étais sûre. Je lui réponds d'une voix douce :

"Mon père vient d'une famille de sang-pur norvégienne. Mais ses ancêtres n'ont pas voulu se faire recenser comme tels. Et ma mère est une sang-mêlé britannique. J'ai grandi en Norvège mais ma mère a préféré que j'étudie à Poudlard"

Je lui souris, ça me fait du bien de raconter tout ça. Jamais personne ne m'avait demander des renseignements sur ma vie ou mon passé. Je suis juste une enseignante, point. Le château est calme, c'est agréable. Je préfère quand même la nuit au jour. La nuit, je peux être moi-même et puis, tout est plus vrai. Je demande alors à Oswin :

"Dites moi, avez-vous déjà fait quelque chose que vous regrettiez ?"

   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Lun 10 Avr - 23:58


my own hell
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VILDE — « Oh je le savais ! J'ai toujours voulu visiter l'Allemagne, c'est un pays qui m'attire. De quelle région venez-vous ? Excusez-moi, je suis curieuse » L’enthousiasme du professeur le surprend assez pour qu’il reste silencieux un moment. C’est pas nouveau qu’on lui pose des questions sur ses origines, surtout que les sorciers qui sont sortis du pays sont pas nombreux. Mais ca fait un moment que plus personne ne l’a fait. Les professeurs le connaissent depuis longtemps, et ils n’ont jamais vraiment pris le temps de le questionner sur cela parce qu’il contrôle en général les conversations sur ce qui l’intéresse lui. Quant aux étudiants, ceux qui le connaissent ont été surpris au début – à croire qu’il avait un accent marqué et quand il dit qu’il est Allemand avec son visage typé il passe presque pour un fou. Il parle moins souvent du Japon, parce qu’il y a rarement été, et parce qu’il a longtemps dédaigné sa mère née moldue. Mais parler de l’Allemagne c’est pas aussi douloureux, et même il en est fier. Il entend bien y retourner quand il peut pour s’faire passer la corde au cou par son meilleur ami, si Regulus accepte qu’il lie sa vie à la sienne.
OSWIN — « Je suis né à Berlin, où la majorité des Feuerbach se trouvent aujourd’hui. Mes grands-parents ont travaillé à l’ambassade Britanniques, et ont été avocats pendant longtemps. » Explique-il, sachant bien qu’il pourrait passer des heure sà en parler s’il le pouvait. Berlin lui manque souvent, il y règne autre chose qu’en Grande-Bretagne, un souffle de liberté qu’il a du mal à retrouver. Mais ici, les jeux d’alliances et de pouvoirs l’excitent grandement, et il sait qu’il pourrait plus s’en passer. Sans compter qu’il y a Regulus ici, et qu’il sacrifierait tout pour lui.
OSWIN — « L’Allemagne est un pays où l’histoire et la modernité se conjugue parfaitement. Il y a une ambiance particulière, parfois étrange qui donne l’impression que tout est encore possible. Comme en suspension. C’est assez compliqué d’y mettre un mot, en réalité. » Dit-il en se sentant presque stupide de s’entendre parler de la sorte. « Ma famille est originaire de Bavière, cependant. On a déménagé dans la capital il y a une centaine d’années tout au plus lorsque nous nous sommes rapprochés de l’Angleterre. Certains Feuerbach étaient déjà venus vivre ici. » Continua-t-il avec un sourire amusé.
VILDE — « De vous à vois, Poudlard est bien mieux que Beauxbatons de toute façon. Votre père est donc haut placé, je ne savais pas » Il lâche un ricanement amusé à la remarque – il peut pas vraiment dire le contraire, bien que pour sa part il aurait aimé découvrir Dumstrung également. Si possible – mais là encore la magie noire omniprésente et les températures incroyablement basses auraient sans doute eut raison de lui. Bien qu’en Angleterre il y avait la pluie et qu’il ne supportait que difficilement cela.
OSWIN — « Il l’est. Comme le reste de ma famille en fait. Tout comme je le serais après lui. » Dit-il sans cacher sa fierté et son orgueil – il a pas à douter de ses capacités sur le sujet, il a déjà un pied dans les hautes sphères, et son stage n’en sera qu’un pas de plus.

C’est ensuite à elle qu’il s’intéresse, ayant remarqué que son nom n’avait rien de britannique. Même s’il y a plusieurs migrations du Nord vers ce pays, mais il reste curieux de nature. Et elle semble vraiment heureuse de lui répondre – autant en profiter pour discuter de chose qui ne sont pas aussi dramatique que la guerre. Quand elle parle il y a une lueur qui s’illumien dans son regard et qui fait sourire Oswin aussi. Elle semble plus jeune soudainement et il lâche pas son regard de la jolie professeur, buvant littéralement ses paroles.
VILDE — « Mon père vient d'une famille de sang-pur norvégienne. Mais ses ancêtres n'ont pas voulu se faire recenser comme tels. Et ma mère est une sang-mêlé britannique. J'ai grandi en Norvège mais ma mère a préféré que j'étudie à Poudlard » Toujours ces foutus questions sur le status du sang – la pureté c’est quelque chose qui s’assume nul part – alors – et Oswin l’apprend aussi pour la Norvège. Il connaît rien des pays du Grand Nord – sans doute les sorciers de Norvèges vont-ils plutôt à Dumstrang alors. Et il serait ravie d’en apprendre plus sur cela.
OSWIN — « Comment c’est la Norvège ? Vous parlez encore Norvégien ? » Demanda-t-il avec l’excitation de l’amoureux des langues qu’il était, aimant en découvrir toujours plus.

Puis l’ambiance change, et s’ils sont soudainement plus proches, il y a aussi une apesanteur qui l’étrangle. Il regarde le visage de la jeune femme qui se voile, fronçant les sourcils devant ce changement brusque, et attend simplement qu’elle s’exprime – qu’elle parle. Ca tarde pas.
VILDE — « Dites moi, avez-vous déjà fait quelque chose que vous regrettiez ? »
OSWIN — « L’homme qui peut se targuer de n’avoir rien à regretter est foutrement chanceux. » Qu’il répond sans même y réfléchir tant cela lui semble logique. Y a toujours quelque chose à regretter, des décisions qui sont prises trop rapidement, et qu’on regrette. C’est aussi ainsi qu’on apprend de ses erreurs – en en voyant les conséquences.
OSWIN — « Heureusement, d’ailleurs. Pas que si on a rien à regretter, c’est qu’on a rine à se reprocher, et de fait rien à apprendre. Pas que le regret soit mauvais, mais j’pense qu’il faut savoir en tirer le meilleur parti. » Qu’il continue en haussant les épaules. Il avait des regrets – évidemment – mais il considérait qu’il avait pu apprendre de ses erreurs, et qu’aujourd’hui il s’en trouvait grandi et meilleur. « J’ai passé des années à dédaigner ma mère à cause de son origine moldue. J’sais combien ca a pu la blesser aujourd’hui, mais à l’époque j’en avais pas grand chose à faire. J’ose croire que j’ai pu ouvrir les yeux finalement et qu’elle a pu m’pardonner. » Expliqua-t-il bien que ca soit pas une histoire dont il parle souvent, et qu’il préfère en générale terre tout ce qui à attrait à sa mère.
OSWIN — « Pourquoi cette question, Professeur ? »

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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Dim 30 Avr - 13:40


   

❝My own hell❞
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J'ai toujours voulu voyager. Découvrir le monde, découvrir des cultures, des sorciers du monde entier, savoir ce qu'ils faisaient, s'ils étaient comme nous, ou pas. J'ai toujours été attirée par l'aventure, les voyages, les découvertes, mais je n'ai jamais pu quitter la Grande-Bretagne de nouveau. Mon seul voyage aura été celui qui m'a emmenée de la Norvège à Poudlard. Depuis, je suis coincée ici à cause d'elle. Elle veut me garder précieusement, près d'elle, parce que moi seule peut ramener Cassian auprès d'elle. Et puis vu qu'elle a un total contrôle sur moi, sur ma personne, sur ce que je pense, sur ce que je fais, elle est sûre que je ne me rebellerais pas. Je suis son jouet, son petit chien, et je ne veux pas la quitter. Je veux qu'elle soit fière de moi, qu'elle parle de moi comme elle parle de Cassian. Alors quand Oswin me parle de ses origines allemandes, je ne peux m'empêcher de lui en demander plus. L'Allemagne est un pays qui m'attire, j'aimerais tant le visiter. Il se tait un moment avant de reprendre la parole. Il me dit que sa famille vient de Berlin, la capitale, et il me parle ensuite de ses grands-parents. Je souris, fascinée, avant de répondre :

"Ah Berlin, la capitale. Cela doit être une belle ville ! Et avocat est un bon choix de métier"

Oswin reprend ensuite la parole et me parle un peu plus de son pays et j'ai l'impression d'y être. J'imagine assez bien les personnes qui vivent là-bas, ce mélange entre passé et futur. Il s'arrête un instant avant de poursuivre sur le fait que sa famille, ses ancêtres, était originaire de Bavière, qu'ils ont déménagé seulement il y a quelque années. Je lui souris, heureuse qu'il me raconte l'histoire de sa famille et je réponds :

"J'imagine très bien Berlin, ce mélange de générations et tout ce qui va avec. Je suis heureuse que vous me parliez de ça, Oswin, cela me permet de voyager un peu"

Il ricane lorsque je lui dis que Poudlard est bien mieux que l'école Beauxbâtons. Il appuie ensuite sur le fait que son père et que sa famille soient haut placés et que lui-même le sera après eux. J'acquiesce franchement de la tête, je lui souhaite d'y arriver. Il a les capacités pour, il ne peut que réussir dans le milieu. On part ensuite vers un autre chemin, celui de ma famille. Il remarque, comme beaucoup, que mon nom ne sonne pas britannique. Je lui parle ensuite rapidement de mes ancêtres et de mes parents. Ne pas trop en dire. Ils sont morts. Il n'en sait rien. Il n'en saura rien. Il me demande ensuite comment est la Norvège et si je parle encore norvégien. Rieuse, je lance :

"Selvfølgelig jeg fortsatt snakke norsk"

Je ris doucement avant de reprendre :

"Je parle encore norvégien oui. Et la Norvège est un pays magnifique. Toute l'année, il est figé dans la neige, le froid, le gel. L'été, il fait meilleur, nous avoisinons les 10 degrés. Et puis si l'on va tout au nord du pays, on peut apercevoir les aurores boréales et croyez moi, il n'y a rien de plus beau."

Mon pays natal me manque, tout me manque. Les grands golfs gelés par les températures hivernales, la bonté des habitants, les lac gelés où je faisais du patin à glace, tout. Tout de mon pays me manque terriblement. Mais je ne peux pas y retourner, je ne le pourrais sans doute jamais. Et pourtant, je me souviens de tout. Je ressens encore le froid glacial qui me figeait les matins d'hiver, je ressens encore la chaleur des feux qui été allumés dans les rues. Je me souviens de tout, c'et ancré en moi, à tout jamais. Mais si j'en suis là aujourd'hui, c'est entièrement de ma faute. L'ambiance change, j'ai l'impression qu'on est dans une bulle. J'ai l'impression que je peux tout lui dire. Tout lui confier. Je lui demande s'il a déjà fait quelque chose qu'il regrettait. Il me répond que tout le monde regrette forcément quelque chose et sa tournure de phrase me fait sourire.

"Vu comme ça ..."

Ma voix est basse, faible, comme si, si je parlais trop fort, on tomberait de ce muret. Je ne sais pas quoi lui dire que que le récit paraisse moins ... horrible. Dans tous les cas, il le sera. J'ai tué une quinzaine de personne, dont mon fiancé, dont mes meilleurs amis. Il continue, en me parlant de regret, de reproche, de leçon à en tirer. Je l'écoute attentivement, le regard fixé dans le vide. Il m'évoque ensuite une partie de son passé, comme quoi il dénigrait sa mère à cause de ses origines moldues. Je me tourne brusquement vers lui, étonné qu'il ai pu agir comme ça. Mais je suppose que, en le voyant aujourd'hui, il a apprit de ses leçons.

"Il est vrai que l'on doit tirer des leçons de ses regrets mais ... si le regret est trop important, trop fort, peut-on réellement en tirer quelque chose ?"

Je suis la plus âgée des deux mais c'est moi qui pose les questions, qui s'interroge. C'est lui qui m'enseigne des leçons, en quelque sorte. Mais au fond, je suis encore la lycéenne qui aimait aller au Trois Balais avec ses amis, qui aimait le Quidditch plus que tout. Il me demande ensuite pourquoi je le demande tout ça. J'hausse les épaules et je laisse le silence nous envelopper pendant quelques instants. Je réfléchis à quoi dire, comment le dire, comment atténuer mes propos. Je réponds enfin :

"Il y a de ça plusieurs années, j'ai fait quelque chose de mal. De vraiment mal, le genre de chose irréversible, aucun retour en arrière possible, pas de passage par la case départ. Je n'arrive pas à passer au-dessus, ça me hante"

Assez vague, j'ai dit juste ce qu'il fallait, le tout dans la pleine vérité. Je me mordille la lèvre inférieure, je me demande ce qu'il va penser de moi, ce qu'il va s'imaginer. Enfin, peu importe ce qu'il va s'imaginer, ça sera moins pire que ce que j'ai fait réellement. Ça dépasse l'imagination, ça dépasse l'entendement. C'est abominable, horrible. Mais je vis avec. Je tente alors, d'une petite voix :

"J'espère que votre opinion sur moi ne changera pas. Il semblerait que je ne sois pas toute blanche"

J'hausse les épaules, le regard toujours dans le vide.

   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Lun 1 Mai - 17:36


my own hell
Vilde & Oswin

Il adorait les pays étrangers. Il adorait voyager et voir le monde, assouvir sa soif d'apprendre et de connaitre. Le savoir - pour seul ligne rouge dans une existence qui est au prise de l'incertitude. DEhors c'est la guerre qui éclate, et il devra jouer son rôle. Le rôle de conseiller, de meilleur ami, d'amant - qu'importe. Il devra être aux côtés de Regulus, et cela signifie qu'il devra rester en Angleterre. Pas qu'il ait des regrets, Regulus valait tous les sacrifices du monde; même si cela devait être de ses envies, de ses passions, ou de son besoin d'apprendre. Il ferait absolument tout pour lui, et rien ne le rendait plus heureux qu'être à ses côtés. Du reste, il pouvait toujours se satisfaire en apprenant des autres, et Vilde était clairement une professeur intéressante. Parce qu'elle aussi venait d'ailleurs, et qu'elle était aussi intéressée d'en entendre sur l'Allemagne que de parler de son pays - apparemment. Oswin se mit à parler de son pays avec fierté, essayant de lui faire percevoir une infime partie de ce qu'il ressentait vraiment pour Berlin. Une infime partie - il avait cependant bon espoir de pouvoir y retourner bientôt.
Du reste, il était curieux d'en apprendre plus sur la Norvège. Il n'avait jamais eut l'occasion d'y aller, mais il était un grand curieux des pays nordiques, appréciant en général les manières de penser et de faire. Les langues aussi - il était un amoureux des langues.
VILDE — « Selvfølgelig jeg fortsatt snakke norsk » Il laissa un sourire lui barrer le visage, et extatique se tourna vers son professeur avec un intérêt non feint.
OSWIN — « Je crains de ne pas m'y connaitre assez pour vous voir compris. » Lâcha-t-il dans l'espoir d'avoir la traduction de sa déclaration. Il ne pouvait pas nier qu'il aimait entendre les langues étrangères. Il parlait lui-même le Japonais et l'Allemand grâce à ses parents, et il ne se lassait pas de les faire découvrir à Regulus quand l'envie lui prenait. Le Black n'était pas avare de curiosité quand il s'agissait d'écouter Oswin lui parler de la sorte.
VILDE — « Je parle encore norvégien oui. Et la Norvège est un pays magnifique. Toute l'année, il est figé dans la neige, le froid, le gel. L'été, il fait meilleur, nous avoisinons les 10 degrés. Et puis si l'on va tout au nord du pays, on peut apercevoir les aurores boréales et croyez moi, il n'y a rien de plus beau. » Les aurores boréales - il avait entendu bon nombre d'histoire sur ce phénomène étrange. Naturel, sans doute, mais apprécié des sorciers à plus d'un titre. L'énergie pure et naturelle de ces couleurs splendides permettrait à la magie de se ressourcer. Il semblerait que l'effet sur le corps des sorciers était immuables et incroyables. Et Oswin - même s'il était frileux il fallait l'avouer - adorerait le découvrir de son propre chef.
OSWIN — « Est-ce vrai ce que l'on dit sur les Aurors Boréales et la magie ? » Demanda-t-il, trouvant l'occasion bien trop belles pour la laisser filer.

Puis la conversation changea sur un sujet qu'il n'aurait pas suspecter. Il choisit cependant de ne pas s'en formaliser, appréciant comme toujours de passer d'un sujet à l'autre sans chercher plus loin. Après tout il n'irait pas juger un professeur ou qui que ce soit parce qu'elle veut parler de regret, de remord, ou de la guerre. C'était des sujets comme les autres, et un esprit érudit comme Oswin ne se formalise pas de trop de sentiments. Il prend les choses comme des sujets d'études pas des raisons de voir les autres autrement. Du reste, la question était intéressantes, et il aimait la conversation de Vilde.
VILDE — « Il est vrai que l'on doit tirer des leçons de ses regrets mais ... si le regret est trop important, trop fort, peut-on réellement en tirer quelque chose ? » Il fronça les sourcils, se demandant bien où elle voulait en venir, mais pour lui la question était inchangée.
OSWIN — « J'imagine que la leçon est d'autant plus important sur les regrets le sont. Pouvoir se pardonner pour être meilleur demande plus d'effort et si on y survit alors c'est qu'on a sans doute réussit. » Dit-il avec un haussement d'épaule, le visage de prouvant d'aucune émotion. Sans doute parce qu'il voyait la question avec sa raison, pas avec son coeur. Il ignorait ce qu'on pouvait ressentir à avoir trop de culpabilité. Même alors qu'il était un des assaillants lors de l'attaque, il ne regrettait rien. Il ne culpabilisait pas. Il avait fait ce qu'on attendait de lui, ce qu'il devait faire pour protéger Regulus et restait à ses côtés. Mais la capacité de tout intellectualiser n'était pas donné à tous sans doute.
VILDE — « Il y a de ça plusieurs années, j'ai fait quelque chose de mal. De vraiment mal, le genre de chose irréversible, aucun retour en arrière possible, pas de passage par la case départ. Je n'arrive pas à passer au-dessus, ça me hante » Il réfléchit à la question - assez de temps pour qu'elle prenne son silence pour un aveu de jugement envers sa personne et qu'elle se retourne avec un air plus coupable et inquiet qu'il mit du temps à déchiffrer.
VILDE — « J'espère que votre opinion sur moi ne changera pas. Il semblerait que je ne sois pas toute blanche »
OSWIN — « Personne ne peut se targuer de l'être, et en période de guerre rare sont ceux qui montreront patte blanche. Mon opinion d'vous ne souffre pas d'apprendre quoi que ce soit que vous ayez pu faire. Au contraire, un aveu de culpabilité ne fait que prouver que vous êtes sans doute plus humaines que la majorité des personnes que je côtoie tous les jours. » Dit-il toujours avec cet air indifférent, parce qu'il ne mettait pas son coeur dans la balance, et que son opinion sur un des professeurs qu'il appréciait le plus n'allait pas changer parce qu'elle avait des squelettes dans son placard. Il ne voulait pas même savoir ce que c'était. En réalité.
OSWIN — « Restez toujours avec un oeil dans l'passé va pas vous aider à avancer. Si vous vous en voulez de ce que vous avez fait, que vous vous en voulez assez pour ne pas réitérer cette erreur, alors c'est sans doute que vous êtes quelqu'un de meilleur. Oublier ou nier le passé n'est pas plus une solution que de le laisser être une obsession au point de plus supporter le présent, ou de se voir avancer dans l'avenir. Pardonnez-vous en vous promettant de ne plus faire les mêmes erreurs. Apprendre du passé, c'est encore ce qu'on a de mieux à faire. » Dit-il avec toute la sagesse dont il était capable, s'imaginant bien que c'était ce qu'il ferait - lui s'il avait le moins sentiment d'avoir failli à ce qu'il croyait. A ce qu'il était. Mais encore, il n'était pas capable de la même relation aux autres, et au monde que ses camarades. Il doutait même de pouvoir regretter un meurtre, s'il se persuadait de le faire pour se bonnes raisons. Est-ce que cela faisait de lui un monstre ? Sans doute, mais il l'assumait totalement.
OSWIN — « La rédemption est toujours possible tant qu'on décide d'avancer. » 



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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Lun 8 Mai - 15:11


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


La Norvège est mon pays, ma patrie, l'endroit où je me sens le mieux dans ce monde. Je n'ai qu'une envie c'est d'y retourner. Et je suis aussi curieuse d'en apprendre plus sur l'Allemagne, le pays natal d'Oswin. C'est un pays que j'aimerais beaucoup visiter, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller. Lorsqu'il m'en parle, j'ai l'impression d'y être, je visualise assez bien comment la vie peut être là-bas. Je me sens revivre lorsque je lui parle en norvégien. Je n'avais pas parler ma langue natale depuis des années, je n'en ai jamais eu l'occasion à vrai dire. Mais je n'ai rien perdu et j'en suis assez fière. Mon élève me dit, bien évidemment, qu'il n'a rien compris à ce que je viens de dire et je ne peux m'empêcher de rire. Il est vrai que le norvégien ne ressemble ni à l'anglais, ni à l'allemand, il aurait été un génie s'il avait compris. Je lui dis alors d'une voix douce :

"Ça signifie que oui, effectivement, je parle encore norvégien"

Je continue ensuite en lui parlant de mon pays natal. Je lui parle des hivers interminables mais appréciés de tous, des étés qui réchauffent les mœurs et des Aurores Boréales. Ce phénomène naturel, phénomène auquel j'assistais souvent. Curieux, le serpentard me demande si ce que l'on dit à propos des aurores et de la magie et vrai. Je repense alors à la première fois que j'ai vu des Aurores Boréales. C'était avec mes parents, je devais avoir six ou sept ans. Et ce jour-là, j'ai ressenti ma magie du feu brûler à l'intérieur de moi. J'ai senti toute ma magie, tous mes pouvoirs brûler en moi, je me suis sentie vivante, vibrante. Et encore aujourd'hui, en cent ans d'existence, je n'ai jamais rien ressenti de tel. Je réponds alors à Oswin, avec une passion vibrante dans ma voix :

"Ce que l'on dit est vrai. Un sorcier face à des Aurores Boréales sentira sa magie en lui, autour de lui, comme une aura protectrice. Et puis, elles permettent de ressourcer la magie, de retrouver la magie pure et dure. C'est lors de mes première aurores que j'ai découvert que j'avais une affinité avec la magie du feu."

Je m'arrête enfin, je me rends compte que j'ai beaucoup trop parlé. Mais je pourrais parler de ça pendant des heures et des heures. Mais je change finalement de sujet, je choisis de devenir plus sérieuse. Je sais qu'Oswin ne me jugera pas, je sais qu'il pourrait me comprendre, et je sais qu'il ne prendrait pas peur si je venais à tout lui avouer. Mais je n'en trouve pas le courage, je suis trop lâche, j'ai trop peur. J'aime être avec lui, alors que la nuit est en train de vieillir au dehors. La lune commence son déclin, il se fait tard, mais je n'ai pas envie de me retrouver seule. Je suis égoïste et je suis consciente que vu qu'il et un élève, il a besoin de repos. Mais j'aime me retrouver avec lui, il me rappelle mon passé et je ne veux pas reproduire le mêmes erreurs. Étrangement, c'est lui qui me rassure, alors que les rôles devraient être inversés. Il me parle de leçon à en tirer et j'hausse les épaules, peu convaincue.

"Je ne pense pas pouvoir me pardonner un jour, pour être honnête. Je ne m'en remettrais jamais"

Et je n'exagère même pas. Comment est-il possible d'un jour se pardonner d'avoir tué ? J'ai tué mon fiancé, l'amour de ma vie, mes amis. Je vis avec ça chaque jour qui passe, j'y pense sans arrêt, j'ai l'impression qu'ils sont tous là, à me regarder. Je sais que cette affaire avait fait pas mal de bruit à l'époque, mais ma créatrice me protégeait. Inquiète, je lui demande si son opinion sur moi ne changera pas. Il me rassure en me disant que rien ne changera et qu'en période de guerre, personne n'est tout blanc. Je lui souris avant de répondre d'une voix douce :

"Vous êtes une bonne personne, Oswin, surtout ne changez pas. Je vous remercie, dans tous les cas."

Il poursuit en me disant qu'il faut que j'avance, que je ne dois plus penser à mon passé, mais juste à mon futur. Sauf que je ne sais même pas comment envisager mon futur. Il est si sombre, si incertain, je suis perdue. Sa voix est rassurante et il est bien plus sage que bon nombre d'adulte. J'ai envie de lui dire ce que je suis, ce que j'ai fait. J'ai envie de tout lui dire, j'ai envie de me libérer d'un poids. Je laisse le silence nous envelopper. Je réfléchis à ce que je vais lui dire. A comment je vais lui dire. Finalement il reprend en me parlant de rédemption. Je lui dis alors d'une petite voix :

"Mais le passé sera toujours présent, il nous forme, il fait partie de nous."

Je me tais, je perds mon regard sur le mur devant moi. J'ai un moment d'absence avant de lui demander :

"Avez-vous déjà entendu parler du massacre de l'année 1896 à Pré-Au-Lard ? Dans ce pub, ce soir là, il y avait un des vos ancêtres, Gideon Feuerbach."

Je souris à la pensée de de Gideon. Il était proche de Jonas, comme deux frères, des âmes sœurs amicales. Je laisse Oswin me répondre avant de lui parler de cette nuit-là. Et après lui en avoir parler, je vais l'oublietter. Je lui fais confiance mais je ne veux pas qu'il porte ça sur ses épaules.

   
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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Jeu 11 Mai - 0:23


my own hell
Vilde & Oswin

Les sujets de conversations s'enchainent aisément entre eux et Oswin savoure cette simplicité et l'intérêt que le professeur montre pour son pays. Tout comme il sache pas sa propre curiosité concernant la Norvège et les aurors boréales. Il rêverait de pouvoir l'expérimenter, se retrouvait devant un phénomène naturelle aussi pur, pour ressentir ce qu'il y a de magique dans l'ensemble de son être. Vibrer de cette magie pure, rester juste là à vivre l'instant et plus penser à rien d'autre. S'faire aveuglé par cette beauté, et plus jamais l'oublier. Il voudrait le vivre, il est persuadé que ca serait une expérience inoubliable. Il a juste peur d'pas vivre assez longtemps pour cela. Mais il refuse de laisser cette pensée s'frayer un chemin jusqu'à ses lèvres. En période de guerre, se réfugier dans les rêves c'est toujours le meilleur moyen de ne pas juste devenir fou.
Surtout qu'en temps d'guerre y a d'autres questions qui se posent et qui pourraient juste rendre fou. Celle qui revient trop souvent c'est celle de la culpabilité. De savoir s'ils seront capable de tuer, au lieu de se faire tuer. Qu'entre ces deux choix il n'y a pas la possibilité de juste rester sans bouger, sans agir. Tuer ou être tué. C'est tout, pas de troisième option. Et avec la guerre c'est ls cas de conscience. Oswin prétendra pas y avoir jamais pensé. Il a juste la prétention d'croire que pour lui ca compte pas. Que tout ce qu'il fera c'est pour protéger Regulus, ou pouvoir rester plus longtemps avec lui. Qu'importe à qui il doit arracher la vie pour cela.
VILDE — « Je ne pense pas pouvoir me pardonner un jour, pour être honnête. Je ne m'en remettrais jamais » Il arque un sourcil mais voit pas ce qu'il pourrait ajouter à tant de peine. Il pense pas que rien soit inéluctable, que la peine reste toujours comme la culpabilité. Le temps passe, et même si parfois il est difficile de l'accepter, ca soigne le passé de le voir s'éloigner. Ca le soigne de le savoir révolue. Et plus l'temps passe, plus la mémoire s'efface jusqu'à ce qu'il reste que des brides de souvenirs, d'images et de sensations, avant de juste disparaitre. Il sait pas dans quoi son professeur a tourner, mais il ne doute pas qu'un jour elle puisse passer outre. Y a qu'elle, en toute confiance qui se torture. Son esprit, lui, oubliera.
OSWIN — « J'pas dit qu'on se pardonnait. Mais on apprend de nos erreurs. Pour être meilleur, ou plus fort, ou plus discret. » Qu'il rajoute malgré tout parce qu'il peut pas juste s'empêcher de rebondir sur les mots comme bien souvent. Ca a trop d'importance ce qu'on choisit de dire, et la manière dont on le dit.
VILDE — « Vous êtes une bonne personne, Oswin, surtout ne changez pas. Je vous remercie, dans tous les cas. » Il était loin d'être convaincu de la chose, ne pouvant pas simplement accepter d'être dit "une bonne personne" parce qu'il faisait preuve d'observation et de réflexion. Il doutait d'être quelqu'un de bien, en réalité. Quelqu'un de bien n'allait pas simplement être ami avec des sangs purs par intérêt. Quelqu'un de bien n'allait pas dénigrer sa mère pour son sang. Quelqu'un de bien n'ignorait pas la misère du monde par simple indifférence. Quelqu'un de bien n'attaquait pas celle qu'il disait être sa meilleure amie pour lui ôter l'souvenir et la manipuler à sa guise.
OSWIN — « Je suis pas quelqu'un de bien. De réfléchis tout au plus. » Les mots - toujours les mots. Et leur foutue signification.

VILDE — « Mais le passé sera toujours présent, il nous forme, il fait partie de nous. » Il ne pouvait pas nier ce fait, tout comme il ne niait pas son passé. Il était fait de ce qu'il avait vécu, de ce qu'il avait vu, et penser. Il était fait par ce qui était derrière lui mais il refusait de le laisser juste prendre trop de place dans sa vie présente. Le présent n'était pas fait pour souffrir d'être obstruée par les regrets. Le présent était pour passer outre, et avancer.
OSWIN — « Mais il faut pas le laisser nous attacher pour nous empêcher d'avancer. » Qu'il continue dans cette conversation où - il le sent - une grosse partie lui échappe. Il ne sait ps à quoi elle fait référence, et il doute d'être capable de juste pouvoir la rendre mieux si elle ne se confie pas. Pas plus qu'il souhaitait l'obliger à ce confier en réalité. Sauf qu'elle prit la décision pour lui en regardant le vide pour lui poser une question qui a tôt fait de le prendre le court.
VILDE — « Avez-vous déjà entendu parler du massacre de l'année 1896 à Pré-Au-Lard ? Dans ce pub, ce soir là, il y avait un des vos ancêtres, Gideon Feuerbach. » Il reste un moment surprit, peu enclin à discuter de son passé à lui alors que c'est elle qui se torture sur le sien. A moins qu'elle n'ait vécu depuis, ou qu'elle soit une de ces voyantes qui prétendaient être des âmes en latence, qui passent de vie en vie sans jamais rien oublier.
OSWIN — « En effet. Je vous l'ai dit, ma famille est déjà venue en Angleterre auparavant. Mais je m'étonne de vous entendre en parler. Aussi en détail. A moins que l'histoire de la magie relate aussi les faits divers ? » Dit-il avec un sourire amusé sur le visage, avant de se rendre compte qu'une ombre est passée sur le visage de son professeur. Et qu'elle semble sans âge, soudainement. Ce qui le fait reculer d'un geste. « Quel rapport avec vos regrets, professeur ? »


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MessageSujet: Re: (terminé) My own hell ~ Oswin & Vilde   Dim 14 Mai - 12:19


   

❝My own hell❞
   Oswin & Vilde


La nuit est déjà bien entamée, la nuit se meurt petit à petit pour laisser place au jour. Enfin, les premières lueurs du jour son encore loin, mais pas assez. Elles vont bientôt arriver, baignant le château d'une lueur aveuglante. Oh soleil, comme je te déteste. Avec Oswin, il est tellement simple de parler. Je lui parle de mon passé, enfin sans trop en dire. Il me rassure, enfin il essaye tout du moins. Mais disons que cela fonctionnera pour le reste de la nuit et au levé du jour, mes doutes et regrets reviendront, me frappant de plein fouet comme un train lancé à pleine vitesse. Mon élève me dit que mes erreurs me rendront plus forte, même si je ne peux pas me pardonner. J'hausse les épaules, peu convaincue. Cela ne me rendra pas plus forte. Je suis devenue plus craintive, à penser à cette nuit tous les jours qui se passent depuis cent ans. Je ressens encore le goût du sang, je sens encore le sang couler le long de mon cou, je revois le regard de mon fiancé, tétanisé devant moi. Tétanisé et impuissant, comme le reste de mes victimes d'ailleurs. Je le remercie, je lui dis qu'il est une bonne personne. Meilleur que moi en tous cas. Il me dit le contraire et je secoue la tête avant de dire :

"Je peux vous assurer que vous l'êtes. Enfin pour moi, en tout cas. Et pour beaucoup d'autre, j'en suis sûre"

Je lui souris, et on continue à parler du passé. Le passé sera toujours là, dans un coin de notre tête. Le passé fait partie de nous, une part entière, une part que l'on ne peut effacer. Mon passé, je le traîne comme un boulet. Un foutu boulet, accroché à ma cheville, que je ne peux enlever. Comme ce foutu collier. Je serais toujours un vampire, une foutue malédiction, c'est ma destinée. Enfin, je ne suis qu'à moitié vampire. Qu'est-ce qu'un vampire qui ne peut pas tuer après tout ? Rien, juste une sorcière immortelle. Oh comme je hais le Ministère, comme je hais Lilith. Je les hais tous. Ils ont fait de moi un monstre, un strangulot de monstre. Pourquoi moi ? Pourquoi je suis sortie cette nuit là ? Stupidité. Alcool. Euphorie. Mais lorsque je parle à Oswin, j'ai envie de lui dire. J'ai envie de tout lui dire sur cette nuit là. alors je lui demande s'il sait à propos de son ancêtre. Gideon, mon Gideon, mon meilleur ami. Alors je lui demande s'il est au courant du massacre de l'an 1896. Il me dit qu'effectivement, il est au courant et est surpris de me voir en parler. Je perds mon regard dans l'obscurité du château. Il a l'air amusé. S'il savait. Il me demande ensuite le rapport avec mes regrets et je vois qu'il a un mouvement de recul. Alors je me tourne vers lui et plante mon regard dans le sien. Je lui intime silencieusement de ne pas bouger.

"J'y étais, ce soir-là. J'étais avec votre ancêtre, dans ce pub. On fêtait la fin de nos ASPICs et le succès de tous, par la même occasion. Mais j'étais au mauvais endroit, au mauvais moment"

Je me tais un instant. Mon regard est toujours planter dans le sien. Je reprends, je ne lui laisse pas le temps de répondre :

"Puis j'ai rencontré une femme, qui m'a transformée en vampire. Et j'ai tué toutes les personnes qui étaient dans ce pub. Je suis une meurtrière et je ne pourrais jamais me défaire de cette partie de moi."

Ma voix est basse, douce. Étonnement douce pour une meurtrière d'ailleurs. Je prends le poignet d'Oswin et me rapproche de lui. Je sors ma baguette et la place contre son crâne. Je continue ensuite :

"Mais bien que je vous fasse confiance, je ne veux pas vous mettre un tel poids sur les épaules.
Oubliette"


Je veux lui effacer de la mémoire ce que je viens de dire. Je me recule de lui et lui lance :

"J'avais aussi un ancêtre dans ce pub, c'est pour cela que je vous dis ça. Nous avons un point en commun. Mais il est tard maintenant, Oswin. Je ferais mieux de vous raccompagner."

Je descends de ce muret et j'attends qu'il descende à son tour. Puis, nous marchons en direction de sa salle commune. Une fois devant, je lui souhaite une bonne nuit et retourne à mon bureau, qui me sert aussi d'appartement. Mais je ne dormirais pas, je ne dors plus. Rongée par la culpabilité.

The End.

   
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