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 la voleuse de livres (abian)

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MessageSujet: la voleuse de livres (abian)   Lun 20 Fév - 16:49


Une autre nuit ordinaire, une nuit nichée dans la plus haute fenêtre de la vaste bibliothèque. Cigarette au bec, il laisse le vent glacial le traverser et faire bourrasque sur quelques parchemins égarés. Les chandeliers dans le sillage du courant d'air voient leur flamme éteinte, donnant à l'atmosphère un air effrayant. Quelle importance, puisque quand la lune est bien haute et brillante dans le ciel, plus personne ne devrait pénétrer dans son antre de silence. Seulement, une chose que Cassian a remarqué depuis son retour à Poudlard, c’est que les sorciers de cette époque ont moins de respect pour les règles, et pour la propriété d’autrui. Il a surpris de nombreuses visites nocturnes de la part d’étudiants, l’amenant à rouler des yeux avant qu’il ne s’éclipse pour se désennuyer ailleurs. Ou bien, lors d’humeur joueur il s’amuse à les terrifier, tous les moyens sont bons pour le vampire s’il arrive à se divertir. En attendant, il est niché à sa fenêtre en train de fumer comme un pompier, pas qu’il puisse en profiter autant qu’un être vivant mais il n’a jamais voulu se départir de cette habitude. Et puis, comme ça donne l’impression qu’il est en vie, c’est une bonne couverture, deuxième raison de garder la belle nicotine dans sa vie.

Comme bien trop souvent depuis le début de son contrat à Poudlard, la lourde porte s’ouvre, ne manquant pas d’attirer l’attention du blond. Il reste la moitié de sa cigarette, alors il décide d’écouter sans bouger, laissant le froid s’engouffrer dans la vaste pièce encore un moment. Cassian écoute, écoute les pas qui se dirigent vers le nord, des pas décidés, donc un étudiant sachant exactement là où il va. Avant même que l’élève y soit, le vampire devine que c’est la section interdite qui l’intéresse. Il balance son mégot par la fenêtre, balance un sortilège informulé sur ledit mégot qui se consume entièrement, laissant quelques petits bouts de braises glacées mourir dehors, avant de fermer la fenêtre qui claque, disparaissant en se laissant tomber des quelques mètres le séparant du sol. Rapidement, il rejoint la section violée par cette présence intruse, s’accoudant contre le fer ouvert avertissant les élèves de ne pas y pénétrer. Vous devez m'expliquer ce que les élèves trouvent de si excitant à venir voler les grimoires de la section interdite, dit-il d'un ton nonchalant qu'il revêt souvent, ça ainsi qu'un long sourire amusé. Difficile de le prendre au sérieux alors qu'il semble si peu affecté par les infractions de l'adolescente - car Cassian remarque que c'est encore une fois une fille qui s'essaie dans les rayons interdits. Mais au lieu d'une blonde, c'est une brune qu'il découvre ce soir. J'espère que ce n'est pas un de vos camarades qui vous a donné rendez-vous ici, Mademoiselle...? ajoute-t-il sur le même ton plaisantin, déroutant probablement quand on s'attend plutôt à des remontrances de la part d'un membre du personnel. Plus facile aussi de donner son nom, car on redoute un peu moins ses conséquences. Un peu moins, mais reste que de manière générale, les étudiants le trouvent étrange, certains effrayants. À voir le regard soutenu de la demoiselle en face de lui cependant, il doute qu'elle soit terrifiée. Soit, il n'est jamais contre un peu de divertissement.

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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Lun 6 Mar - 22:53


La voleuse de livres
♦ Cassian  
& Abigaëlle ♦
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Rapporter un livre à la bibliothèque, voici ta mission aujourd'hui. Mais deux problèmes se posent à toi. D'abord le fait que tu ne l'aies pas emprunté mais bel et bien volé, dans la section interdite qui plus est. Ensuite le fait que la nuit est tombée et le couvre-feu largement dépassé. Néanmoins, c'est sans trop t'en soucier que tu quittes ton dortoir et te fais discrète en passant des sous-sols au quatrième étage, une sacrée trotte finalement. La bibliothèque en face de toi, tu t'avances silencieusement et, une fois à l'intérieur, seul un courant d'air vient t'accueillir – rien d'étonnant à cela. Personne. Un rictus satisfait étire tes lèvres tandis que tu traverses le lieu tout entier pour rejoindre la Réserve, tes pas faisant un léger bruit assez rythmé. Ca t'amuse de l'écouter. Alors tu te dépêches d'aller poser ce fameux livre parlant de magie noire – d'où le vol, où – et dont tu n'as parlé à personne, cherchant la bonne étagère avec attention malgré la faible lumière – t'aimerais être un chat. « Vous devez m'expliquer ce que les élèves trouvent de si excitant à venir voler les grimoires de la section interdite. » Intérieurement tu frôles la crise cardiaque, pourtant tu ne fais que te retourner avec un air parfaitement neutre. Tu reconnais alors le bibliothécaire, te demandant bien d'où il peut sortir sans pour autant t'attarder sur ce fait. Tu espères juste ne pas écoper d'une sanction, d'autant plus pour avoir rapporté un livre – autant le garder à ce moment là. Plus que ses propos nonchalants jetés dans les airs, tu vois à son air décontracté que tu n'as rien à craindre. Alors tu te contentes de répondre, comme si c'était tout à fait naturel chez toi. Ça l'est, en fin de compte. « Excitant je ne sais pas, j'aurais plutôt employé le terme intéressant à vrai dire. » Tu hausses les épaules, ton regard ancré dans le sien sans que tu ne le détournes. Tu n'es pas angoissée, mais ce n'est que peu étonnant. « Il faut croire que cette porte n'est pas une barrière suffisante face à la curiosité de certains élèves, » ajoutes-tu avec un léger sourire. D'ailleurs, tu n'as pas eu le temps de reposer le livre, mais peut-être vaut-il mieux attendre encore un peu avant de finir ce que tu étais venue faire ici.

L'homme reprend rapidement la parole, et tu trouves sa manière de tourner les choses... particulières, mais tu adores ça. Tu aimes l'imprévisible. « J'espère que ce n'est pas un de vos camarades qui vous a donné rendez-vous ici, Mademoiselle...? » Tu souffles du nez, comme un rire contenu, parce que tu trouves cette hypothèse assez farfelue. Un rendez-vous dans une bibliothèque en pleine nuit, c'est vraiment à cela qu'il pense ? « Quoique j'adore cet endroit, je préfère les lieux un peu plus intimes pour les rendez-vous nocturnes, » objectes-tu avec un naturel déconcertant. Sa présence ne te déstabilise pas, à vrai dire ce qui te surprend le plus c'est le fait qu'il ne t'ait encore rien dit. D'autres enseignants t'auraient déjà collée, mais lui semble ne pas s'en soucier, comme s'il jouait. Et tu trouves ça plaisant, un sourire amusé se glissant sur tes lèvres sans que tu ne détournes le regard. Pourquoi donc, après tout une simple discussion n'a jamais fait de mal à personne ? « Qu'en est-il de vous monsieur Aquila ? Vous veillez souvent aussi tard pour protéger votre précieuse bibliothèque, ou est-ce simplement une insomnie qui vous contraint à tourner en rond en attendant de rejoindre les bras de Morphée ? » Tu gardes ce rictus sur tes lèvres, semblant parfaitement à l'aise. Le bouquin toujours dans une main, tu ne doutes pas qu'il te laissera le reposer sans encombre. Peut-être même que tu ne seras pas punie, d'ailleurs ça ne t'étonnerait guère. Une chose est néanmoins certaine : tu n'as pas peur. Au contraire, l'idée de parler un peu avec le mystérieux bibliothécaire de Poudlard te semble excessivement alléchante. Pourquoi pas ?
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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Sam 18 Mar - 16:45


Il a choisi l'approche discrète, s'aventurer le plus près possible de sa victime sans un mot, sans un bruit, avant d'attaquer. Naturellement, dans le contexte actuel il n'est pas possible pour le vampire de manger l'étudiante, mais rien n'est perdu à se le faire croire le temps d'une douce seconde. Et il n’y a pas plus discret qu’un vampire à l’ouïe fine, un vampire curieux également de découvrir qui se cache dans sa section interdite. Il fait mine de rien, mais la vérité, c’est que depuis qu’il a croisé le regard expressif d’une belle vélane, il espère secrètement l’attraper de nouveau et la voir forcer de passer une nuit à nouveau avec lui pour éviter une quelconque punition sérieuse. Ça ne lui ait pas arrivé souvent dans sa vie de se voir ainsi charmé, désireux de retrouver un regard humain, ceux qu’il a appris depuis longtemps à avoir comme des repas ambulants. Mais elle, elle, il y a quelque chose chez elle. Quelque chose de puissant, mais comme il est immunisé à ses charmes de vélane, il n’arrive pas à mettre le doigt sur le je-ne-sais-quoi qui imprime la blonde dans son esprit chaque nuit. Quoi qu’il en soit, c’est à la MacFusty bâtarde qu’il a à faire ce soir – il tente d’ignorer sa déception qui n’a rien à avoir avec Abigaëlle en lui demandant ce que les étudiants peuvent bien trouver de si passionnant à emprunter illégalement ses grimoires. Après tout, ce n’est pas sa faute à elle si elle n’est pas née Sutherland, et ça ne veut pas dire que la Serpentard n’a pas une discussion intéressante. C’est le moyen idéal de le savoir. Excitant je ne sais pas, j'aurais plutôt employé le terme intéressant à vrai dire. Il faut croire que cette porte n'est pas une barrière suffisante face à la curiosité de certains élèves, dit-elle après s’être retournée, un sourire aux lèvres. Elle ne laisse paraître aucun signe de la frayeur que Cassian lui a prodigué, elle est très douée pour tenir son masque en place. Aquila a déjà un sourire en place, comme à son habitude, et fait comme si de rien n’était alors qu’il a entendu son cœur manquer un battement, il a sentit son sang ne faire qu’un tour dans ses veines. Avantage de vampire. Définitivement pas. Peut-être que je pourrais y remédier, dit-il en laissant son sourire s’agrandir, un peu plus carnassier. C’est pas une mauvaise idée après tout, de renforcir la protection de la section Interdite après avoir vu autant d’emprunts illégaux. Lui, il pense déjà à tous les coups pendables qu’il pourrait faire aux étudiants, pour s’amuser – bien que Dumbledore risque de lui imposer certaines limites. En même temps, ce qui est interdit et qui ne tue pas sur le territoire de Poudlard est limité. Il faut croire que les âmes rebelles ne savent plus comment palier à l’ennui, ajoute-t-il en se souvenant de ses propres années d’étudiant, plusieurs siècles plus tôt. Le monde, les divertissements et les interdictions n’étaient plus du tout les mêmes.

Il en vient à imaginer mille et un scénarios différents qui auraient pu amener la demoiselle à se retrouver ici, outre que pour dérober – ou remettre en place, puisqu’elle ne semble pas avoir eu le temps de faire autre chose que de fouiller dans son sac personnel. Peut-être attend-t-elle quelqu’un, et le grimoire n’est qu’une vaine excuse pour se retrouver ici. Hypothèse qui ne tient qu’à un fil, un fil rapidement brisé par le souffle échappé de Miss MacFusty qui ressemble presque à un ricanement. Quoique j'adore cet endroit, je préfère les lieux un peu plus intimes pour les rendez-vous nocturnes, dit-elle aucunement dérangée par sa drôle de question. Et ça plaît à Cassian, puisqu’elle a beau paraître inflexible et doté d’un caractère bien trempé, tu ne devines pour le moment aucune trace d’arrogance et ou de supériorité que certains étudiants mal léchés possèdent. Suffit de continuer la conversation pour voir si cela va changer, ou si la brune se révèlera effectivement être de bonne compagnie. Vous faites bien – surtout ici, puisqu’il n’y a que mes yeux qui s’en trouvent généralement dérangés, réplique-t-il avec un sourire paresseux, une note amusée visible dans sa voix. Un sourire rejoint également le sourire de son interlocutrice, avec qui le bibliothécaire n’a jamais vraiment échangé avant ce soir. Qu'en est-il de vous monsieur Aquila ? Vous veillez souvent aussi tard pour protéger votre précieuse bibliothèque, ou est-ce simplement une insomnie qui vous contraint à tourner en rond en attendant de rejoindre les bras de Morphée ? Je n’aie pas les moyens d’engager un chien de garde, et comme j’aime trop la compagnie de la nuit pour dormir, ça m’occupe. Son ton qui ne change aucunement, ni le sourire unique au bibliothécaire.

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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Sam 25 Mar - 23:56


La voleuse de livres
♦ Cassian  
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Transgresser les règles, c'est quelque chose que tu fais plus souvent que ce que l'on voudrait croire. Mais à ton visage angélique on peut bien peu reprocher, ainsi tu passes entre les mailles de tous les filets qui souhaiteraient te bloquer. La porte de la section interdite ne fait pas exception, et lorsque tu ne demandes pas à quelqu'un de te récupérer un ouvrage que tu n'as pas le droit de consulter, en théorie tout du moins, en échange d'un petit service ou d'une bricole, tu t'en charges toi-même. T'as pas de mal à être discrète, et jamais on ne t'avait pris la main dans le sac avant aujourd'hui. Mais là, t'es piégée. Et tu l'sais dès que t'entends cette voix masculine s'élever dans tes airs et arrêter ton cœur pendant une seconde, le temps de sentir une soudaine frayeur t'envahir. Pourtant, tu restes impassible et réponds calmement, maîtrisant à merveille ce masque que tu sculptes chaque jour un peu plus. T'es douée pour la comédie, y'a pas à dire. T'espères seulement qu'il n'a pas compris à quel point il t'avait fait peur – ce qui est tout à fait compréhensible néanmoins –, quoique cela ne semble pas être le cas. Ou alors lui aussi est un très bon acteur et ne s'en soucie pas. Vous préférez parler de la porte sur laquelle il s'appuie nonchalamment. « Définitivement pas. Peut-être que je pourrais y remédier. » Son sourire t'intrigue, t'as l'impression de voir un prédateur face à une proie. Pas que cela t'inquiète – peut-être que si en fait –, mais cela te donne quelques idées... étranges. « Je n'en doute pas, peut-être même que votre esprit fourmille d'idées à ce sujet en ce moment-même. Mais notre cher directeur ne sera peut-être pas d'accord avec cela, malheureusement, » termines-tu avec une air navré parfaitement simulé, alors qu'au fond ça te fait doucement rire. T'as toujours dit que Dumbledore était un laxiste. « En même temps, ce qui est interdit et qui ne tue pas sur le territoire de Poudlard est limité. Il faut croire que les âmes rebelles ne savent plus comment palier à l’ennui. » C'est pas complètement faut. En fait, c'est même plus vrai que faux, et tu hoches doucement la tête pour acquiescer. « Il faut croire oui. Mais dites-vous que cela en insiste certains à lire, ce qui devrait faire plaisir à un bibliothécaire comme vous qui semblez passionné par tous ces ouvrages que vous gardez ici avec un soin que l'on ne peut ignorer. » La flatterie, c'est idiot, mais généralement ça marche. Pas que tu veuilles éviter une sanction, à vrai dire t'as la nette impression qu'il ne te punira pas pour tes actes pourtant répréhensibles, mais ça t'amuse. Les interactions en général te font cet effet-là, mais face à cet homme c'est différent. Peut-être parce qu'il dégage quelque chose de particulier et d'intrigant, ou bien parce que c'est un adulte et pas un gamin de dix-sept qui veut coucher avec toi – ça arrive souvent, oui.

Les rendez-vous nocturnes dans la bibliothèque, t'y as jamais songé. Peut-être par amour pour les livres qui s'y trouvent, ou alors pour conserver un semblant d'intimité en restant dans un dortoir – qu'importe sa couleur, tu t'en moques qu'il soit bleu, jaune, vert ou rouge –, t'as jamais agi ainsi. Ou alors t'étais ivre, et tu t'en souviens pas. Mais c'est peu probable. « Vous faites bien – surtout ici, puisqu'il n’y a que mes yeux qui s’en trouvent généralement dérangés » Tu arques un sourcil, comme pas certaine de ce qu'il vient de dire. T'as même un peu de mal à y croire. « Vous m'offrez une image de vous assez étrange en répondant ainsi, » affirmes-tu simplement alors qu'un sourire léger commence à flotter sur tes lèvres. « Mais qu'importe, de toute manière vous n'êtes pas prêt de me voir faire n'importe quoi ici. » Lui aussi sourit, et tu le remarques. Tu sais qu'il va pas te sanctionner, d'ailleurs tu pourrais partir. Mais t'as toujours le fameux livre dérobé dans les mains, et tu continues à discuter. « Je n’ai pas les moyens d’engager un chien de garde, et comme j’aime trop la compagnie de la nuit pour dormir, ça m’occupe. » T'affiches une mine songeuse une seconde à peine avant de répondre. « Un chien de garde ? Voilà une idée bien moldue, mais efficace quand on voit la peur qu'ont certains sorciers de cette bête, » objectes-tu avec un haussement d'épaules. « C'est étrange, non, d'aimer la compagnie de la nuit au point de ne pas dormir ? Assez poétique cependant, » que tu reconnais, te posant alors une drôle de question qu'étonnamment tu n'hésites pas à poser. « Auriez-vous l'âme d'un poète mélancolique ? » que tu l'interroges donc, absolument pas gênée par cette discussion. Tu la trouves agréable d'ailleurs, votre conversation. Particulière et sortant de l'ordinaire, mais c'est ce qui te plaît. En tant qu'oratrice, tu dois savoir t'adapter à tout. A cela y compris. Même si t'as encore ce stupide – quoique – bouquin dans les mains.
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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Ven 31 Mar - 16:27


De son vivant, Cassian n’était pas un grand briseur de règles, notamment parce qu’il était trop malade pour prétendre au titre rebelle. Ce titre se glissait mieux pour ses frères, ceux qui ne suivaient pas le chemin gravé des Aquila. Lui, lui il n’était pas grand-chose, avant de devenir mort. Depuis, il est concevable qu’il est changé, mué, quand il a perdu son rôle d’gamin fragile. Bien qu’impossible, il ne doute pas que si un membre de sa famille devait revenir à la vie et le voir, qu’il ne le reconnaitrait probablement pas. Surtout pas avec son sourire nonchalant, un brin amusé et qui semble toujours dissimulé quelque chose, puis avec sa remarque, détachée, amusée, comme quoi il pourrait arranger les choses pour éviter d’futurs vols de grimoires. Je n'en doute pas, peut-être même que votre esprit fourmille d'idées à ce sujet en ce moment-même. Mais notre cher directeur ne sera peut-être pas d'accord avec cela, malheureusement, Il accueille la remarque avec un rire. Je trouverais bien un terrain d’entente, si je lui explique la situation et que je promets de ne pas faire perdre un membre, ou la vie, à un étudiant, qu’il ajoute comme s’il parlait de la pluie et du beau temps. De toute manière, la MacFusty présentement devant lui ne semble pas être du genre facile à impressionner – à voir si elle a une limite, ou si le bibliothécaire peut s’en permettre à l’infini.

Puis, c’est la flatterie que la brune décide d’user en répondant au commentaire du bibliothécaire concernant le peu d’interdit dangereux se trouvant sur le territoire de Poudlard. Et ça marche, un peu. Il faut croire oui. Mais dites-vous que cela en insiste certains à lire, ce qui devrait faire plaisir à un bibliothécaire comme vous qui semblez passionné par tous ces ouvrages que vous gardez ici avec un soin que l'on ne peut ignorer. C’est votre cas? questionne-t-il en réponse, laissant sa tête pencher sur le côté et quelques mèches de cheveux blonds s’échapper dans la même direction. Qu’elle en use ou non ne changera sûrement pas l’issu de cette rencontre fortuite, mais les commentaires du genre se prennent toujours bien – surtout quand on est dans la même condition que Cassian, qui est plus souvent qu’autrement vu comme un type étrange à éviter. Pas que ça lui dérange, toutefois.

Ce couple. Quand il parle de ses yeux dérangés, il juge sans un mot un couple particulier. L’un comme l’autre n’était particulièrement pas joli – et ses yeux, ses yeux de vampire n’ont que très peu apprécié l’expérience. Il s’est d’ailleurs arrangé pour qu’ils n’aient plus jamais envie de faire l’amour là où ils peuvent être découverts. Vous m'offrez une image de vous assez étrange en répondant ainsi. Mais qu'importe, de toute manière vous n'êtes pas prêt de me voir faire n'importe quoi ici. Étrange, un terme qui le décrit sûrement très bien, un terme qui ne lui déplaît pas d’être affublé. Peut-être, mais ça n’en reste pas moins vrai. Tant mieux, si vous savez garder vos robes dans la bibliothèque, fait-il exprès d’ajouter sans perdre une once de son amusement. Et la conversation passe du coq à l’âne sans devenir inintéressante, la Serpentard ayant toujours en sa possession le grimoire qu’elle avait auparavant emprunté.

Quand il lui parle de chien de garde, ça semble la surprendre, puisqu’elle indique que c’est une idée plutôt moldue. Peut-être, peut-être pas : il a passé assez de temps dans les deux mondes pour prendre le meilleur des deux et jouir d’une meilleure existence. Un chien de garde ? Voilà une idée bien moldue, mais efficace quand on voit la peur qu'ont certains sorciers de cette bête. Ils ne sont peut-être pas magiques à proprement parler, mais sont en général des bêtes intelligentes, ajoute-t-il sur le sujet pour expliquer ton intérêt. Ce n’est cependant pas sur ce point qu’Abygäelle insiste. C'est étrange, non, d'aimer la compagnie de la nuit au point de ne pas dormir ? Assez poétique cependant. Son sourire s’agrandit. Auriez-vous l'âme d'un poète mélancolique ? Il rigole doucement avant de finalement se détacher du métal qui, visiblement, n’a pas beaucoup d’utilité vu le nombre d’étudiants se glissant tout de même dans la section interdite, faisant quelques pas dans la direction de la brune. L’insomnie est une affliction de plus en plus courante, elle est certes bizarre mais ne déplaît aucunement. Tout se passe différemment une fois que le soleil est endormit – poète, poète je ne crois pas, ou bien peut-être un peu, je ne pourrais dire. Je n’aie jamais vu les choses comme ça, dit-il, à son tour d’hausser les épaules. Poète du sang, poète des gouttes de sang qui s’échappe une à la fois dans sa gorge, la dissection de l’ADN et de l’hémoglobine, sur ça, sur ça il arriverait sûrement à écrire quelques vers. Quel genre d’âme avez-vous, miss MacFusty? demande-t-il soudainement, levant des sourcils curieux dans sa direction.

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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Sam 1 Avr - 15:15


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Renforcer la sécurité de la section interdite, voilà ce qu'il voudrait faire. Mais tu doutes qu'il parvienne à quoi que ce soit avec un directeur comme Dumbledore qui pourrait tout laisser passer et pardonner si seulement il n'y avait pas la justice magique – et le danger que représente, selon lui, la magie noire. « Je trouverais bien un terrain d’entente, si je lui explique la situation et que je promets de ne pas faire perdre un membre, ou la vie, à un étudiant. » Tu te demandes s'il essaie de te faire peur avec de telles remarques, ou si c'est simplement naturel chez lui. Y'a tellement de rumeurs à son sujet qu'au fond, tu ne sais pas trop quoi en penser. Alors tu te fies à ton instant, celui qui te dit que discuter avec lui est stimulant et que, si t'as un opinion à te faire sur le bibliothécaire de l'école, c'est maintenant que tu dois t'en occuper. Alors pourquoi fuir face à quelques allusions ténébreuses ? « Dans ce cas, je suppose que oui. Il me tarde de voir ce que vos talents en négociation pourront apporter à la bibliothèque. » S'il va y arriver, t'en as pas la moindre idée, mais tu te dis que ça serait amusant. De toute façon, si enfreindre les règles pour subtiliser un quelconque livre par ici devient trop compliqué, t'enverras un larbin le faire à ta place. T'es loin de t'inquiéter à ce sujet.

Entre l'amour de l'interdit et celui de la lecture, tu t'demandes vers où penche vraiment ton cœur. Un mélange des deux sans doute, et tandis que tu y songes, tu flattes quelque peu l'homme face à toi. T'as un talent inné pour les belles paroles, et si ça peut t'éviter une sanction – ou en tout cas alléger celle qui t'est prévue –, tu n'hésites pas. « C’est votre cas ? » « J'ai toujours aimé les livres, même avant Poudlard. » T'aimes tout savoir, et lire t'offre d'autant plus de connaissances lorsque cela concerne quelques sombres domaines. « Mais comment nier que l'interdit rend certaines lectures d'autant plus trépidantes ? » Cela n'empêche que t'as toujours dans les mains un bouquin qui concerne la magie noire, et que si cela venait à s'apprendre, tu serais pas dans une situation très confortable. T'as beau savoir jouer avec les mots, le fait est que tu risques d'avoir du mal à te dégager d'un tel problème aussi aisément qu'à l'accoutumée. T'aurais moins de mal, par exemple, à convaincre un autre élève de te rejoindre en ce lieu au beau milieu de la nuit pour quelques instants de plaisir. Mais tu l'as jamais fait, et t'en es d'autant plus soulagée quand il t'apprend – à demi-mots –, que si cela avait été le cas, il aurait été là pour regarder. Dérangeant, ouais, c'est l'mot qui t'vient à l'esprit. « Peut-être, mais ça n’en reste pas moins vrai. Tant mieux, si vous savez garder vos robes dans la bibliothèque. » « En effet oui. Mais tout le monde est étrange aux yeux de quelqu'un, vous savez ? » que tu réponds, absolument pas déstabilisée par ses mots. T'as pas envie d'admettre qu'au fond son air sombre a quelque chose d'un peu effrayant, parce que tu trouves ça absurde.

Tu préfères l'écouter t'expliquer pourquoi il ne dort pas, même s'il te parle de chien. « Ils ne sont peut-être pas magiques à proprement parler, mais sont en général des bêtes intelligentes. » « Je n'en doute pas, » que tu réponds simplement, comme pour avoir le dernier mot. T'as jamais nié que ces bestioles étaient futées, ou en tout cas pouvaient l'être, à vrai dire ce n'est pas un sujet qui t'intéresse. Tu préfères te concentrer sur les mots qu'a prononcé le bibliothécaire. Poétique peut-être, et même si ça le fait sourire puis rire, tu ne t'en vexes pas. Mais tu t'inquiètes tout de même lorsqu'il se détache de la porte pour se rapprocher de toi. Et tu peux toujours pas reposer le bouquin sans qu'il ne te voit. La poisse. « L’insomnie est une affliction de plus en plus courante, elle est certes bizarre mais ne déplaît aucunement. Tout se passe différemment une fois que le soleil est endormit – poète, poète je ne crois pas, ou bien peut-être un peu, je ne pourrais dire. Je n’aie jamais vu les choses comme ça. » Insomnie, oui. Tu connais ça toi aussi, mais peut-être pas pour les mêmes raisons. « Tout le monde voit les choses différemment, et c'est la subjectivité de chacun qui rend nos troubles et plus généralement notre monde intéressant. Sans cela, il n'y aurait que des ouvrages rationnels – si la magie peut l'être en tout cas –, et aucun ne nous offrirait un quelconque point de vue sur quelque individu ou société. » T'as cette faculté à tourner les choses de telle ou telle manière qui rend ton argumentation bien plus solide qu'il n'y paraît. T'sais pas s'il est poète à ses heures perdues, mais toi t'es une oratrice qui, même s'il se rapproche de plus en plus de toi, ne se dégonfle pas. « Quel genre d’âme avez-vous, miss MacFusty ? » Tu t'demandes s'il est sérieux ou non, jusqu'à lire de la curiosité dans ses yeux. Ça t'étonne un peu, mais t'essaies de rien laisser paraître, de pas être perturbée. T'essaies surtout de répondre quelque chose à sa drôle de question. « L'âme d'une élève qui flirte avec l'interdit je suppose. » Tu flirtes pas qu'avec l'interdit, m'enfin bon. « Les Serpentards ne sont pas connus pour leur respect vis-à-vis d'un quelconque règlement après tout. »
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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Sam 8 Avr - 0:45


Son regard s’perd un instant sur les frontières à jamais briser de la section Interdite, un petit sourire au coin d’ses lèvres pâles, éternellement sèches. Ouais, y’aura sûrement manière pour le vampire d’avoir le feu vert du directeur pour quelques améliorations dans le coin – voilà même une excellente raison d’revoir Miss Panda à nouveau, histoire de lui dire pas si subtilement de faire attention en venant dans la section dans le futur, pour pas qu’elle se prenne un coup maléfique dans la gueule. Pas des remarques qu’on s’attendait à entendre d’la part du bibliothécaire envers une étudiante, mais comme il est seul –techniquement– dans sa tête et mort de surcroît, y’a pas de problème, nah? Dans ce cas, je suppose que oui. Il me tarde de voir ce que vos talents en négociation pourront apporter à la bibliothèque. Il a des plans qui s’dessinent derrière ses paupières ouvertes, avant que son attention revienne sur la brune quand elle ouvre la bouche. Il est certain que d’donner une peur bleue aux étudiants risque de passer au conseil. Vous n’avez pas l’air d’une étudiante facile à effrayer, vous auriez peut-être des suggestions? demande-t-il, décidant de profiter de la présente intruse pour peut-être se renseigner sur ce qui terrifie les imperturbables Serpentards. Avec les rumeurs qui courent à son sujet, une autre idée serait de se rendre pour ce qu’il est –donc un vampire– et tomber du plafond les crocs à l’air. Il en sourit davantage, avant de se faire la remarque que ça ouvrirait trop facilement la porte au dévoilement de la vérité – ce qu’il ne tient pas particulièrement. Pas alors qu’il a une puce dans la tête – il doit s’arranger pour la voir s’envoler avant de mettre les voiles de l’école où il a étudié des siècles plus tôt.

La lecture – un sujet qui revient souvent depuis que tu as ce nouveau poste, ce travail qui t’permet de replonger tête première dans cette partie d’ta vie, ta vraie vie, celle où tu vivais qu’à travers tes grimoires. Tu demandes à Abygaëlle si c’est son cas à elle, penchant la tête sur le côté et ton regard brillant doucement d’curiosité. J'ai toujours aimé les livres, même avant Poudlard. À sa confidence, son sourire s’élargit. Un point d’plus pour MacFusty. Mais comment nier que l'interdit rend certaines lectures d'autant plus trépidantes ? Le regard du vampire descend vers le livre semi-dissimulé dans les mains de la jeune fille, mais il ne fait aucun commentaire à ce sujet – pas vraiment. Lui, ça ne lui fait ni chaud, ni froid, ce qu’elle fait de ses temps libres – ainsi que le pourquoi elle avait besoin d’un livre aussi sombre. Lui, lui il devrait sans doute punir, mais dans son rôle de bibliothécaire, il s’en permet. Après tout, il a beau être un membre du personnel, il se considère à la manière du concierge ou Garde-Chasse, unique dans son rôle – pour pas dire dans son genre. Minus Vilde, qui, à son grand plaisir, est également un vampire et de surcroit, sa meilleure amie du moment. Qu’elle le sache, veuille, ou non. Tout ce qui est interdit est plus trépidant – enfin, la plupart du temps, répond-t-il en laissant un court ricanement lui échapper. Pas qu’il parle de quelque chose en particulier, mais c’est un indéniable fait. Les humains –ou moins humains, en vrai– se jettent toujours tête baissée dans ce qui est interdit, car l’attrait est tout simplement irrésistible. C’est comme mettre un bouton rouge inscrit « ne pas peser » dessus, ça ne prendra pas longtemps pour qu’un imbécile le fasse. C’est la nature humaine – ou nature monstrueuse, au choix.

Arrive un moment où Cassian parle de ce qu’il aurait aimé ne pas voir, prévenant du même coup l’étudiante de ne pas se laisser aller avec l’élu de son cœur –ou de sa libido– dans la bibliothèque, puisqu’il y a d’énormes chances que le vampire s’en rendent compte. Quoique la brune soit définitivement plus jolie à regarder que l’horrible couple ayant fait saigner ses beaux yeux bleus. En effet oui. Mais tout le monde est étrange aux yeux de quelqu'un, vous savez ? Aucune remarque sur son propre commentaire sur le manque de robes – elle lui plaît bien, la gamine. Décidément, il est agréablement surpris des étudiantes qu’il prend en flagrant délit dans la section Interdite, ces derniers temps. Je ne crois pas me tromper en affirmant que je dois entrer dans la catégorie étrange pour bien des étudiants, qu’il répond avec amusement – parce que ça ne le dérange pas le moins du monde. Au contraire, lors de son entretien avec Pandora, cette dernière lui a fait part de certaines rumeurs à son sujet, rumeurs pas toujours si éloignées de la réalité. Depuis, il se surprend plus souvent à épier les conversations des étudiants quand il entend son nom, ne faisant rien non plus pour les démentir, encore là, bien au contraire.

En vient le sujet des chiens, qu’ils traversent comme les chiens le font d’un parc en tirant leur maître derrière. Après, c’est l’insomnie, cette belle insomnie qui semble t’affliger alors qu’il peut simplement se passer de dormir, qui tombe sur le sujet – et il en profite pour s’avancer, son sourire nonchalant aux lèvres. Surtout quand elle compare son âme à celle d’un poète, là où il s’égare en s’imaginant écrire de la poésie dans le sang de ses victimes, agrémentant ses vers par leurs cris. Merlin c’qu’il donnerait pour pouvoir à nouveau planter ses crocs dans un cou brillant de vie… Tout le monde voit les choses différemment, et c'est la subjectivité de chacun qui rend nos troubles et plus généralement notre monde intéressant. Sans cela, il n'y aurait que des ouvrages rationnels – si la magie peut l'être en tout cas –, et aucun ne nous offrirait un quelconque point de vue sur quelque individu ou société. Quand elle parle elle le ramène au moment présent, aussi brusquement qu’il fut affamé qu’il retrouve son sentiment de nonchalance, laissant sa tête se pencher sur le côté alors qu’il regarde curieusement la Serpentard si près d’lui maintenant. Ce qui serait somme toute, fort ennuyant. Mais sans cela, j’imagine qu’il y aurait également moins de voleuses de livres, qu’est sa réponse amusée. Il lui demande aussi quel goût elle a son âme à elle, naturellement formulé avec un peu plus de… poésie. L'âme d'une élève qui flirte avec l'interdit je suppose. La remarque le fait rire, vous m’en direz tant. Dardant un rapide regard vers le grimoire à nouveau, il garde cependant son attention sur l’étudiante, parce qu’elle reprend la parole un instant après, lui laissant peu d’temps pour analyser ses paroles. Les Serpentards ne sont pas connus pour leur respect vis-à-vis d'un quelconque règlement après tout. Un point que vous partagez avec les Gryffondor, sans aucun doute, ne peut-il pas s’empêcher de rétorquer, l’ayant lui-même été si longtemps auparavant. Et puis, il apprécie assez la compagnie d’Abygaëlle, ainsi que sa répartie, pour avoir envie de continuer encore leur conversation – et voir combien de temps elle attendra avant de remettre le grimoire à sa place, dévoilant ainsi l’emprunt qu’elle ne semble pas vouloir dévoiler.

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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Jeu 8 Juin - 22:58


La voleuse de livres
♦ Cassian  
& Abigaëlle ♦
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Ton regard reste braqué sur l'homme qui te fait face, cet étrange bibliothécaire qui a sans doute mille et une idées pour effrayer les élèves pénétrant illégalement la section interdite. Tu t'demandes un instant ce à quoi il peut bien penser, mais tes pensées sont vite interrompues par sa voix qui s'élève à nouveau. « Il est certain que d’donner une peur bleue aux étudiants risque de passer au conseil. Vous n’avez pas l’air d’une étudiante facile à effrayer, vous auriez peut-être des suggestions ? » Tu souris, sourire en coin facilement perceptible, comme amusée. Peut-être aussi flattée d'ailleurs, mais ça tu ne le dis pas. Tu gardes le compliment dans un coin de ta tête, réfléchissant un instant à la réponse que tu vas lui donner. « Les araignées effraient pas mal de mondes ici, » que t'affirmes alors, pourtant tu les crains pas, ces bestioles. Toi qui côtoies des dragons depuis ta naissance, tu les trouves pas si dangereuses que ça finalement, du moins à côté des puissants cracheurs de feu que tu admires depuis qu't'es gosse. « Mais les Serpentards craignent plus les loups-garous. » Selon toi, c'est surtout parce qu'une bonne partie des verts et argents sont des sangs-purs, et que ces derniers haïssent et méprisent les hybrides, m'enfin bon, faut dire que c'est pas forcément rassurant un loup-garou. « Ou alors les vampires, » que t'ajoutes finalement, et cette fois-ci t'as bien une pensée derrière la tête. Tant de rumeurs cours à propos du bibliothécaire, pourquoi ne pas en éclaircir une ? T'sais pas si ça va fonctionner, mais pour le coup tu trouves intéressant d'essayer, comme un défi que tu ne peux pas refuser.

T'aimes les livres, c'est un fait, et t'as pas besoin de mentir lorsque t'en parles. Depuis que t'es gosse tu lies, surtout à propos des dragons. Puis d'autres matières t'ont intéressée, parmi lesquelles les potions ou la justice magique. Mais depuis peu, c'est autre chose qui attire ton attention. Quelque chose de bien plus sombre, d'interdit qui plus est, ce qui complique tes lectures. D'où le vol – ou plutôt l'emprunt – dans cette fameuse section qui renferme des ouvrages sur la magie noire, parce que tu ne peux en trouver qu'ici. Et tu dois reconnaître que le fait de transgresser les règles pour lire rend la chose bien plus amusante. « Tout ce qui est interdit est plus trépidant – enfin, la plupart du temps. » Si, un instant plus tôt, le sourire qu'il arborait était presque rassurant, son ricanement l'est bien moins. Pourtant, tu te contentes de songer à l'absence d'intérêt qu'il porte au livre toujours dans tes mains, et ce malgré le regard qu'il a posé dessus lorsque tu as parlé. Tu devrais le reposer, et t'tirer en vitesse, mais pour l'instant t'es bloquée ici, avec lui, et tu t'débrouilles pour lui répondre de sorte à ce qu'aucune sanction ne te tombe dessus. De toute manière, tu trouverais ça idiot, parce que t'es loin d'être la seule à faire cela. Y'en a même qui le font pour quelques mornilles, vraiment ridicule – enfin, ça t'est déjà arrivé de leur demander de le faire pour toi, cela dit. « En effet. Heureusement, tout ce qui est trépidant n'est pas interdit, sinon beaucoup plus de règles seraient enfreintes entre ces murs. » Enfin, tu sais par expérience que l'interdiction de pénétrer dans la section interdite en tant qu'élève n'est pas la seule à l'être, loin de là même.

Lorsqu'il parle de tes robes que tu gardes – contrairement à d'autres – dans la bibliothèque, tu peux pas t'empêcher de te dire qu'il a forcément déjà vu des élèves s'accorder un instant de plaisir dans ce lieu, et tu trouves ça écœurant. Tu regrettes soudainement bien moins de ne pas avoir eu l'originalité de venir ici pour un rendez-vous, parce que le fait qu'il ait pu t'observer te met étrangement mal à l'aise. C'en est presque glauque. Pourtant, tu ne fais aucun commentaire et te contentes de clore le sujet, abordant seulement le fait que tout un chacun est étrange aux yeux d'un autre. Lui y compris, ce qu'il semble parfaitement savoir d'ailleurs. « Je ne crois pas me tromper en affirmant que je dois entrer dans la catégorie étrange pour bien des étudiants. » Tu réponds à l'amusement qui se lit sur son visage avec un rictus en coin, soufflant du nez. « Il est vrai que je ne peux pas vous contredire sur ce point. » Faut dire qu'il fait pas vraiment d'effort pour ne pas être perçu autrement, le bibliothécaire, et puis que les élèves sont pas forcément discrets lorsqu'ils en parlent – loin de là même. « Cela vous dérange, d'être vu ainsi ? » que tu demandes finalement avec un haussement d'épaules. Après tout, il y a pas mal de rumeurs qui courent à son sujet, et si certaines sont fausses, peut-être qu'il s'en trouve outré, ou ne serait-ce que blessé. Il y a peu de chance, cela dit.

S'il est poète à ses heures perdues, alors tu es philosophe, et le mélange que vous formez crée une discussion qui, à tes yeux, est bien plus intéressante que celles que tu as avec la majorité des élèves de Poudlard. Faut dire que les mots échangés lors d'un flirt n'ont rien de très spirituels, du moins en général. Mais avec lui, tu parles de livres, d'objectivité et de subjectivité, et de toutes ces manières dont la vie peut-être perçue, notamment les insomnies qui semblent l'avoir tenu éveillé cette nuit. Il est pas le seul à qui cela arrive, soit dit en passant. « Ce qui serait somme toute, fort ennuyant. Mais sans cela, j’imagine qu’il y aurait également moins de voleuses de livres. » T'esquisses un sourire en coin, pas du genre à te dégonfler. « Dans ce cas il faut choisir : préférez-vous un ennui profond ou quelques voleuses de livres ? » Ton choix à toi est vite fait : t'as pas peur de franchir l'interdit si l'ouvrage qui t'attend en vaut la peine, et même si tes lectures sont à propos d'une magie plus sombre que ce que tu pensais en tournant les premières pages du bien dérobé, tu ne peux nier l'intérêt que tu y trouves. Cette puissance est aussi impressionnante qu'effrayante, alors tu sais pas vraiment sur quel pied danser face à cela. Tu t'contentes de rapporter le bouquin là où tu l'as pris, mais pour l'instant il est encore dans tes mains, et tu dois toujours répondre à ses questions jusqu'à pouvoir le laisser ici et disparaître aussi vite que t'es arrivée. Enfin, pour l'instant tu vois surtout le bibliothécaire se rapprocher tandis qu'il te demande quel genre d'âme tu as, ce qui est plus inquiétant qu'autre chose. Mais tu te dégonfles pas, d'ailleurs c'est bien la dernière chose à laquelle tu songes. « Vous m’en direz tant... » T'es pas sûre d'être rassurée par son rire, d'autant plus que tu sens son regard se glisser vers le livre toujours dans tes mains. Pourtant, tu baisses pas les yeux, les gardant rivés sur lui jusqu'à ce qu'il porte à nouveau son attention sur tes dires. « Un point que vous partagez avec les Gryffondor, sans aucun doute. » T'arques un sourcil, comme en pleine réflexion. « Vous étiez un lion, monsieur Aquila ? » En temps normal, tu aurais croisé les bras, mais l'ouvrage entre tes doigts t'en empêche, et ça t'agace de plus en plus, sans pour autant que tu le lui montres. T'es pas encore sortie d'affaire, mais pas non plus certaine de regretter d'être venue alors que tu aurais pu envoyer un crétin s'en charger à ta place pour quelques pièces.
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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Sam 15 Juil - 1:04


La peur, terreur, est un sentiment qui n'peut qu'régner en maître sur l'âme des gens quand ils y sont confrontés. Elle est présente dans toutes les craques du château depuis la Nuit Pourpre, mais elle n'touche pas la bibliothèque et ses vieux grimoires poussiéreux. Il en tient donc de toi de trouver comment terrifier les élèves dans l'but de les démotiver à venir voler, encore et encore- avant que les vols s'fassent sans que jamais les livres ne reviennent. T'as pas envie d'passer ton temps à courir le château pour voir où tes précieux livres sont abandonnés, ou les voir soudainement réapparaitre sur ta pile de retours car un étudiant ayant conscience de leur importance n'a pas pu le laisser se faner dans un coin. Alors t'en viens à demander à Abigaëlle si elle n'aurait pas des suggestions, t'disant qu'aller directement à la source étudiante serait pas une mauvaise idée. Et comme elle semble pas s'effrayer facilement -ou comme tout bon Serpentard, elle l'cache bien- ça t'semble être une idée du tonnerre et y'a un sourire qui étire l'coin d'sa bouche à ta demande. « Les araignées effraient pas mal de mondes ici. » Arachnides. Voilà quelque chose à laquelle tu n'avais pas pensé, mais maintenant que la suggestion est dans l'air, un plan divertissant s'dessine derrière tes paupières ouvertes, alors qu'ton propre sourire s'agrandit légèrement. T'vois très bien, en pleine nuit, un élève innocent prendre dans ses mains un grimoire qu'il n'a pas l'intention de déclarer, et aussitôt fait, une armée d'araignées s'échapperaient soudainement des murs, du plafond, du plancher, pour poursuivre le malheureux jusqu'à la sortie - ou jusqu'à ce qu'il ait la décence d'échapper le livre à cause de la pause. « Et bien, cette idée est tout, sauf mauvaise, » qu'tu réponds finalement, braquant à nouveau ton regard sur la brune que tu avais délaissé un instant au profit de ton imagination.
« Mais les Serpentards craignent plus les loups-garous. » T'hoches la tête, sourire amusé toujours en place. « Les serpents particulièrement, mh? Je pourrais sans doute suivre la prochaine odeur de chien mouillé qui me monte au nez, en espérant pouvoir m'trouver un loup-garou de compagnie. Ou encore, votre famille pourrait me prêter un dragon de taille acceptable, afin de garder les rayons la nuit. Et de jour, il aurait la Forêt Interdite pour s'amuser. » Tu laisses l'enthousiasme glisser dans tes veines, ton esprit qui va à cent à l'heure pour monter plan après plan pour t'aider à sécuriser ta précieuse bibliothèque- bien que le loup-garou ou dragon gardien des grimoires n'passeraient sûrement pas au conseil de Dumbledore. Tu doutes pas qu'il trouverait les idées brillantes, mais l'conseil des parents risquent pas de trouver ce plan amusant. « Ou alors les vampires, » qu'elle ajoute en tout dernier, et t'penches aussitôt la tête sur le côté, ton sourire amusé n'en démordant pas. « Avec les vampires, les étudiants n'risquent pas de sortir d'ici vivant, » qu'tu réponds avec un ricanement dans la voix. « Il est facile de le les imiter cependant et- j'crois pas me tromper en disant qu'il y a déjà une rumeur vampirique circulant à mon sujet. » C'qui est tout à fait le cas, bien qu'l'avouer comme ça sous l'regard flamboyant d'la MacFusty ne fait pas partit de tes projets ce soir. T'as pas de problèmes à alimenter cette rumeur toutefois, trouvant amusant d'voir les élèves pas si cons inventer n'importe quoi- sans s'douter qu'ils ont frappés droit dans le mile.

« En effet. Heureusement, tout ce qui est trépidant n'est pas interdit, sinon beaucoup plus de règles seraient enfreintes entre ces murs. » Entre les murs, ainsi que dans l'reste du monde. Les règles, d'ton vivant les Aquila ont drillés dans ta tête l'importance du règlement, de le respecter afin que le monde magique ne tombe pas en ruines. T'en as été toi-même convaincu, jusqu'à ce que tu rencontres ta créatrice. Lilith n'est pas une femme que l'on peut enchaîner à des règles nommées, t'brisant jusqu'à ce que tu comprennes qu'les seules règles outre les siennes qu'tu dois respecter, sont tes propres limites. Folle, sanguinaire, dangereuse, elle a pourtant eu son positif dans ton existence bien que tu ne l'avouerais même pas sous la torture. « Ici ou ailleurs, trop de règles tuent les règles. Vaut mieux laisser un semblant de liberté et limiter les interdits pour éviter un surplus de rebelles, » qu'tu confirmes sans perdre un once d'ton sourire amusé. « Rendre la section Interdite publique serait peut-être une meilleure manière de faire diminuer le taux de vol, » qu't'ajoutes d'un haussement d'épaules, bien qu'tu ne doutes pas qu'publique ou non, certains élèves désireux de garder leur allégeance sous l'radar tenterait quand même de s'introduire de nuit- là l'utilité des idées nommées par Abigaëlle plus tôt.
Quand l'étudiante mentionne l'étrangeté, tu ne peux que t'inclure dans cette catégorie. C't'impossible de ne pas entendre toutes les rumeurs circulant sur ton compte vu ton attitude décalé, et tu as de toute manière confirmé le tout lors de ta rencontre avec la trop belle Pandora Sutherland. « Il est vrai que je ne peux pas vous contredire sur ce point. Cela vous dérange, d'être vu ainsi ? » Elle hausse les épaules et ton sourire s'agrandit. « Pas l'moins du monde. Au contraire, j'suis à tout coup curieux d'entendre une nouvelle rumeur, ou d'nouveaux détails pour raviver une vieille. Ça met un peu de vie et de piquant dans mon existence- bien qu'personne n'puisse savoir s'ils sont près ou non de la vérité, » qu'il répond d'une voix joyeuse, brodée d'une aura mystérieuse. Après tout, des rumeurs sont vraies et d'autres ne s'éloignent pas trop d'rôles que tu as joués pendant tes longs siècles. Et à défaut d'être prisonnier entre les murs du château, une puce dans la tête, t'peux ainsi avoir l'impression d'continuer à vivre mille aventures tout en restant au même endroit- qu'importe si cela fait du sens ou non dans les yeux d'autrui.

C’t’impossible de ne pas voir une lueur intelligente briller dans l’regard de la Serpentard, qui parle sans t’donner l’impression de gaspiller ton temps. « Dans ce cas il faut choisir : préférez-vous un ennui profond ou quelques voleuses de livres ? » Cette question amène un ricanement au fond d’ta gorge. « Les voleuses de livres sans hésitation. L’ennui profond… c’est presque aussi fatal que la mort, » qu’tu réponds, cette fois avec un sourire amusé, comme si t’étais seul à comprendre ta plaisanterie- bien que ça soit le cas. Chaque fois qu’tu plaisantes avec la mort, toi qui est damné à marcher la Terre pour l’éternité, ça t’fait rire. Tu préfères t’en amuser plutôt qu’penser à la lourdeur qu’amène parfois l’idée de l’immortalité.
« Vous étiez un lion, monsieur Aquila ? » T’relèves les yeux du grimoire toujours installée dans les mains de l’étudiante, t’doutant bien qu’elle a dû remarquer ton regard sans entreprendre le moindre mouvement pour remettre le grimoire à sa place. Peut-être espère-t-elle remettre le livre en place pendant que tu ne portes pas attention, sans savoir qu’il y a d’chances que ça arrive. « Coupable et assumé, » que tu réponds avant d’faire un sourire à la jeune MacFusty-un clin d’œil pour la compétition qu’il n’a jamais cessé de se jouer entre les lions et les serpents. Même si des siècles plus tard, ça t’amuse plus qu’autre chose.

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MessageSujet: Re: la voleuse de livres (abian)   Lun 24 Juil - 18:56


La voleuse de livres
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Prise en flagrant délit de vol – de retour après un vol, en réalité –, tu trouves pas meilleure parade que la discussion. Pas qu'elle ne soit pas intéressante – bien que les sujets abordés soient assez étranges la majeure partie du temps –, mais l'fait est qu'tout c'que tu souhaites, en vrai, c'est déposer ce bouquin et n'pas t'faire punir. Ou plutôt, que personne n'sache pour la magie noire. Parce que t'as beau avoir cette gueule d'ange au quotidien qui t'permet d'passer entre les mailles du filet, au fond tu sais qu'ton avenir à Poudlard est entre les mains du mystérieux bibliothécaire qui t'fait face, et ça t'offre suffisamment d'adrénaline pour t'demander si t'aurais pas dû envoyer quelqu'un rapporter c'livre à ta place. Sauf que c'est trop tard, et qu'maintenant tu dois t'débrouiller. Alors tu parles, feignant que cette conversation est on n'peut plus banale, qu'tu n'as rien à t'reprocher, qu't'as rien sur l'cœur. C'est l'cas, parce qu'tu t'reproches pas d'avoir emprunté c'livre, même si c'n'est pas très légal. Les règles sont faites pour être enfreindre, il paraît, mais ton interlocuteur cherche un moyen pour qu'ça change. Et toi tu collabores, toujours dans l'optique que ce que vous envisagez restera de l'ordre de l'imaginaire. « Et bien, cette idée est tout, sauf mauvaise. » C'est c'qu'il t'répond lorsque tu suggères les araignées comme méthode pour effrayer les plus intrépides, et toi tu souris face à son approbation. Il est vrai que cette bestiole a la réputation d'faire peur à plus d'un adolescent. Pas toi – t'as au moins cette chance que d'ne pas corroborer c'cliché selon lequel ce sont surtout les filles qui les craignent. C'pas ton cas, et c'est pas plus mal – y'a bien d'autres choses qui t'effraient, en réalité. Puis tu mentionnes les loups-garous – un épouvantard récurrent. « Les serpents particulièrement, mh? » « Surtout les sangs-purs en fait, » qu'tu précises. « Une histoire de sang sali par la morsure, de déshonneur... » C'vague, c'la dit t'en sais pas plus, faute d'en avoir discuté avec des personnes qui pensent ainsi. « Je pourrais sans doute suivre la prochaine odeur de chien mouillé qui me monte au nez, en espérant pouvoir m'trouver un loup-garou de compagnie. » « Vous pouvez, » qu'tu supposes, l'contredisant pas parce que l'imaginer ainsi t'amuse. « Ou encore, votre famille pourrait me prêter un dragon de taille acceptable, afin de garder les rayons la nuit. Et de jour, il aurait la Forêt Interdite pour s'amuser. » C'est une mine songeuse qui s'glisse sur tes traits avant qu'un rictus n'naisse au coin d'tes lèvres, parce que là aussi, l'idée t'plaît. Tu crains pas les dragons, ou plutôt disons qu'ton admiration est trop grande pour que la peur prenne le dessus. « Les MacFusty tiennent à leurs dragons, en général. C'la dit, si ça n'tenait qu'à moi, j'vous en offrirais un volontiers, pour voir si c'est efficace, » qu't'avoues, un sourire joueur et les yeux brillant d'malice. Tu songes ensuite aux créatures de la nuit qui s'abreuvent de sang, surtout parce que d'nombreuses rumeurs courent au sujet d'Aquila, dont celle-ci. « Avec les vampires, les étudiants n'risquent pas de sortir d'ici vivant. » Vampire, l'mot glisse sur ses lèvres sans qu'il ne confirme ou ne nie, et c'est aussi intrigant que frustrant. « Il est facile de le les imiter cependant et- j'crois pas me tromper en disant qu'il y a déjà une rumeur vampirique circulant à mon sujet. » « Rumeur qu'vous n'avez jamais démentie, il y a une raison à cela ? » qu'tu demandes, sans pouvoir retenir cette curiosité qui animent tes iris.

T'as enfreint les règles, celles-là même qui tous les jours sont bafoués sans qu'ça n'te dérange. Faut dire que tu n'peux pas faire grand chose face à cela – l'trépidant rime avec l'interdit, et les adolescents raffolent d'adrénaline. Quant à toi, tu viens d'être prise sur le fait pour la première fois, et tu sais pertinemment qu'tu joues avec le feu à rester aussi longtemps face à lui, l'bouquin dérobé quelques jours auparavant dans ton dos. Sauf que tu n'vois pas c'que tu peux faire d'autres, alors tu philosophes sur l'règlement, t'argumentes, tu réfléchis dans l'espoir d'éviter qu'ton secret vole en éclats. « Ici ou ailleurs, trop de règles tuent les règles. Vaut mieux laisser un semblant de liberté et limiter les interdits pour éviter un surplus de rebelles. » T'approuves d'un hochement de tête, trouvant ces mots si justes que tu n'peux rétorquer. « Rendre la section Interdite publique serait peut-être une meilleure manière de faire diminuer le taux de vol. » Il hausse les épaules, et tu t'dis qu'il est loin d'avoir tort. « A n'en douter, encore faut-il que votre idée soit acceptée. » Or, puisque cela signifierait rendre la magie noire accessible à tous, tu sais qu'Dumbledore s'y opposera, qu'importe l'avis du bibliothécaire. Ou alors il est devenu sénile, l'directeur de Poudlard, mais vu son âge déjà bien avancé, ça t'étonnerait. S'il a survécu aux siècles précédents sans sourciller, pourquoi pas celui-ci ? Ce dont tu n'te doutes qu'à moitié, c'est qu'l'homme qui t'fait face à lui aussi affronté d'nombreux siècles, même si pour toi ce n'sont que des rumeurs pas forcément fondées. Rumeurs qui font d'lui un personnage étrange aux yeux d'beaucoup, tu peux pas l'nier. « Pas l'moins du monde. Au contraire, j'suis à tout coup curieux d'entendre une nouvelle rumeur, ou d'nouveaux détails pour raviver une vieille. Ça met un peu de vie et de piquant dans mon existence- bien qu'personne n'puisse savoir s'ils sont près ou non de la vérité. » C'est sa voix joyeuse qui ravive à nouveau ton intérêt, parce qu'avec lui tout est dans la nuance, et c'est c'qui rend la discussion follement intéressante. « Vous êtes le seul à avoir ce pouvoir, mais j'suppose que vous n'avez pas l'intention d'vous en servir. Sinon vous n'auriez pas laissé tant de mystère planer autour de vous depuis votre arrivée. » Sa  « C'la dit, cela vous assure quelques ragots à écouter dans votre repère-même » – la bibliothèque, l'mot t'plaît bien, et t'semble même plutôt convenable, pour l'coup – « c'qui n'doit pas être déplaisant lorsqu'on y passe ses journées. » T'as aucun moyen d'savoir s'il s'y ennuie continuellement ou s'il y trouve d'grands intérêts, alors tu supposes, usant d'la finesse face à son mystère. Peu d'chances d'obtenir une vraie réponse, mais c'est beaucoup trop excitant pour qu'tu t'arrêtes maintenant.

Entre l'ennui et le vol, ton choix est vite fait, et le sien aussi visiblement, quoiqu'il ricane doucement avant d'répondre. « Les voleuses de livres sans hésitation. L’ennui profond… c’est presque aussi fatal que la mort. » « J'vois plutôt l'ennui comme une longue agonie, alors qu'la mort amène une libération. C'la dit, j'tiens pas à être libérée tout d'suite. » Il a c'sourire amusé lorsqu'il parle de c'qui est synonyme d'la fin d'une existence qui t'intrigue, c'lui qui pourrait t'faire penser qu'ces rumeurs sont vrais, qu'il a l'éternité. Sauf qu'y a autre chose qui t'perturbe – son regard. Braqué sur l'livre que t'as entre les mains comme un rappel qu'ta fraude peut t'coûter gros, il t'oppresse à mesure qu'les secondes filent et vous échappent, jusqu'à c'que tu lui demandes s'il était à Gryffondor. « Coupable et assumé. » Là il relève les yeux – enfin –, corroborant ton hypothèse alors qu'toi t'as l'impression qu'l'ouvrage t'brûle les doigts.Mais tu n'peux pas l'reposer, pas sans admettre ta faute, c'que t'as pas l'intention d'faire. Alors tu préfères répondre à son sourire par un rictus, avant d'penser Quidditch – parce que les deux maisons s'affrontent notamment ici. « Cela fait un moment qu'il n'y a pas eu de match de Quidditch entre les serpents et les lions... » T'as la mine songeuse, te remémorant les derniers résultats. « Serpentard a battu Poufsouffle qui a battu Gryffondor... Ça ne présage rien d'bon pour vous, » qu'tu lances, un sourire taquin au coin des lèvres, douce provocation.
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I know you could never   be   mine
since the first
look...
But can I really
fight  against
my feelings ?


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