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 loving you back to life (avelus)

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 SERPY. - ambition, cunning, adaptable

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MessageSujet: loving you back to life (avelus)   Lun 20 Fév - 22:26


Enfin. Enfin, il a des nouvelles d’Averill. Elle est revenue au château après avoir passé ce qui t’as semblé comme une éternité à Ste-Mangouste. Tu marches à un rythme effréné dans les corridors, désireux de la voir le plus rapidement possible. Tu ne prends pas non plus la peine de t’excuser quand tu percutes quelques étudiants au passage, le seul bruit dans tes oreilles étant le battement énervé de ton cœur. Autant tu ne voulais pas qu’elle parte, autant tu es content qu’elle ait été ailleurs pendant l’attaque des mangemorts sur le château. Elle aurait pu être blessée, et ne pas avoir à s’inquiéter de sa sécurité a été un soulagement. La voir une fois dans un lit d’hôpital est bien suffisant, et tu as également été au chevet d’Os qui a souffert de sérieuses blessures lors de l’attaque. Si tu as eu l’esprit occupé depuis les derniers jours, tu t’es tout de même inquiété pour ta future fiancée. Mais il s’est passé tellement de choses dans le peu de temps où Averill a été hospitalisé – tu préfères ne pas y penser alors tu continue ta course jusqu’à la salle commune des Serpentard. Alors que tu étais en direction de l’infirmerie pour chercher les médicaments d’Oswin –sa jambe n’est pas encore guérit, et comme le préfet s’entête à marcher dessus quand même, tu aides comme tu peux- quand Abbadon est arrivé, lettre de la rousse chère à son cœur en bec. Quand t’as su qu’elle revenait de Ste-Mangouste, tu lui as aussitôt envoyé ta chouette avec pour ordre de ne pas quitter la Poufsouffle tant qu’elle n’avait pas une heure de rendez-vous à lui donner. Parfois, quand tu veux quelque chose, tu fais ce qu’il faut pour ne pas passer à côté.

Heureusement que le détour au dortoir n’en est pas un trop long avant que tu puisses rejoindre l’entrée de la maison des Poufsouffle, où t’es sensé rejoindre ta belle. Quand enfin tu tournes le coin et que t’aperçois rapidement ses cheveux enflammés, qui attire aussitôt ton regard. Ave! que tu t’exclames pour attirer son attention, sans jamais freiner ton air d’allée. Une fois devant elle, c'est comme si tout autour de vous ralentissais soudainement. Tu prends son visage en coupe, laissant le temps à tes doigts de frôler la peau douce de son cou, puis son visage, plonge ton regard glacé dans le sien avant de laisser tes yeux se fermer au fil que tu approches ton visage du sien... puis tu l’embrasses la moitié d’une minute, durement et doucement à la fois, un affamé poli qui ne veut pas se lancer dans le festin juste devant lui avant d'avoir la bénédiction du cuisinier. Juste au cas où elle aurait mal, tu y vas doucement, même quand tu la prends dans tes bras. Comment ça va? glisses-tu d’une voix plus posée. Tu acceptes finalement de la lâcher, reculant légèrement pour pouvoir la regarder, n’arrivant toutefois pas à mettre plus que quelques centimètres entre vous deux. Maintenant qu’elle est entre tes bras, tu réalises à quel point le manque de nouvelles d’Ave te stressait, sentant une pression s’enlever de tes épaules, ton sourire facilement installé sur ta bouche. Qu’importe ce qui s’est passé, entre Os et toi, depuis l’attaque, depuis ce court instant à l’infirmerie où vous vous êtes embrassés comme deux naufragés. Averill Macmillan, tu n’as pas eu d’autres choix que de réaliser à quel point elle prend de l’importance dans ta vie, tu t’vois mettre un genou à terre pour aucune autre fille. J’suis content que tu sois revenue. souffles-tu en attrapant une mèche de ses cheveux pour la ramener derrière son oreille. Content aussi que tu sois pas arrivé avant, ajoutes-tu rapidement, un peu plus faiblement aussi. Puis tu tournes ton regard glacé dans le sien, te laissant attirer par ses yeux réconfortants. L’attaque, l’attaque avait marqué un trait dans ton esprit. Maintenant, impossible de prétendre que la guerre n’arrive pas, que tu demeures intouché par toute la noirceur tant que tu ne quittes pas le château. Foutaises, tu as été de ceux qui ont mis Poudlard et ses environs à feu et à sang. Tu es une part de gangrène, une part qui affectera la rousse au bout du compte. Et pourtant, pourtant, tu ne peux te résoudre à lâcher prise.

Conscient que tu risques plus de la blesser qu’autre chose, conscient que même si elle arrive à supplanter ton intérêt envers le reste de la planète, il y a Os à qui tu doutes qu’elle parviendra à faire de l’ombre un jour. Tu crois toutefois parvenir à la rendre heureuse malgré tout, crois que vous parviendrez à élever une belle famille, mener une vie plus qu’acceptable. Tant qu’elle sera à ton bras, Os quelque part dans tes parages, tu surmonteras tout.

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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Jeu 23 Fév - 12:46

Heart of the darkness
Avelus
I only told the moon, tonight up on the roof. I told her that I'm scared that all my thoughts they look like you. I only told the moon, about the way you move. I asked her to please tell me if you tell things to her too.

Aussi pâle que la mort, Averill est penchée sur la cuvette des toilettes de son dortoir, accroché à la porcelaine comme si sa vie en dépendait. Son corps est secoué de spasmes alors qu'elle rejette tout ce qu'elle a mangé quelques heures auparavant. Le souffle corps et légèrement en sueur, elle pose, son front sur son bras avait de actionner la chasse d'eau et de se redresser pour se rincer la bouche. Prenant le temps de se brosser les dents, la jeune femme fixe son reflet comme si elle y voyait un fantôme. Depuis des semaines la maladie avait pris possession de son corps, et avait gagné un niveau. En plus des petites crises de magie et des maux de tête, la sang pur se retrouvait secoué de nausées.

Passant un peu d'eau sur son visage, la Macmillan finit par sortir de là. Elle avait rendez vous, avec Regulus. Depuis quelques jours, elle a délibérément évité le serpentard. D'abord parce qu'elle ne souhaitait pas lui dire la vérité sur sa santé, et ensuite, eh bien, elle ne passait pas beaucoup de temps à Poudlard ces derniers temps. Entre St Mangouste et sa maison, elle a raté beaucoup de cours. Alors nécessairement, après avoir dit la vérité à Oswin, Andromeda et Torin... C'est Orion Black lui-même qui l'a invité pour un dîner en tête à tête. Autant dire que ce n'était pas pour faire plaisir à la rouquine, mais on ne refuse pas une invitation du patriarche Black. Forcément, Orion n'a pas pris de pince et lui à clairement dit qu'il était au courant pour sa maladie.. Et qui voudrait une belle-fille, aussi pur de sang soit-elle pour avoir des descendants, alors qu'elle est mourante ? À peine de retour à Poudlard, son fils cadet, futur héritier, lui avait envoyé son hibou dans l'idée d'avoir un rendez-vous. Et l'oiseau ne l'a pas lâché jusqu'à ce qu'elle daigne lui répondre.

Elle avait donc à peine eu le temps de rédiger une réponse et de regarder le volatile s'envoler, qu'elle avait couru dans les toilettes pour soulager son estomac. À présent, plus ou moins fraîche, malgré son air terne, la jaune a quitté sa salle commune pour attendre Regulus. Il n'a pas fallu longtemps avant que son prénom ne résonne dans le grand couloir vide. Tournant son visage vers la voix grave, un sourire étira ses lèvres. Même si elle n'avait pas voulu blesser le serpent, sa présence lui avait beaucoup manqué. Leurs retrouvailles sont mieux que ce qu'elle avait espéré, ses mains s'accrochent à sa chemise, alors qu'elle se met sur la pointe des pieds pour rencontrer ses lèvres et répondre à son baiser. Naturellement, comme s'ils étaient en couple depuis des mois. En vérité, après le baiser échangé à l'infirmerie, la jeune femme ne s'attendait pas à ce qu'il le fasse de nouveau. Après tout, il avait eu peur pour elle, mais de là à en faire une habitude ?

Ce n'est pas pour lui déplaire, et elle profite de son contact, de le retrouver, embaumé dans son parfum et emmitouflée dans ses bras. La jeune femme se serre contre lui, profitant de la chaleur de ses bras pour fermer les yeux quelques secondes. La présence de Torin l'a beaucoup aidé ces derniers temps, plus proche encore qu'avant, mais Regulus c'est différent, il est tout aussi important que le lion. Elle hocha doucement la tête pour lui répondre, avant de se détacher légèrement, plongeant son regard éteint dans le sien, si vif.

-Je vais bien... Mais toi ?

Bien sûr, elle a entendu parler de l'attaque des mangemorts à Poudlard. Et la rouquine le dévisage, parce que malgré tout, elle a la mauvaise impression qu'il a fait partie des attaquants. Sa main glisse sur son visage dans un effleurement, glissant sous ses yeux qui semblent un peu fatigués.  Elle aurait aimé être là, le supplier de ne pas faire ça, qu'il n'y était pas obligé. Etre là pour le supporter après cela, mais aussi parce qu'elle a eu peur pour Torin. Heureusement, il n'avait pas eu grand-chose. Elle lui fait un maigre sourire, et caressa son visage.

-Je suis contente d'être de retour aussi... J'ai entendu parler de l'attaque. Qu'est-ce qui c'est passé ? Est-ce que tu... Tu y était ?

Elle s'en doute, et elle a toujours su qu'il envisageait fortement de suivre ce chemin pour l'honneur de sa famille. La rouquine ne le jugera pas et ne l'abandonnera pas pour autant, mais elle a besoin de savoir. Même si elle semble le lire sur son visage, peut-être parce qu'elle le connaît mieux qu'elle ne se connaît elle-même. La rouquine veut lui apporter le soutient nécessaire, savoir comment il se sent après ça. Peut-être aussi qu'elle cherche à éviter le sujet, parce que Regulus est plus important qu'elle. Malgré tout, les paroles d'Oswin résonnent dans sa tête, ainsi que celles d'orion... Il est temps de lui dire.
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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Mar 7 Mar - 23:01


Tu ne sais pas trop ce qui t’as pris, en fait. T’as agis impulsivement, incapable de t’arrêter quand tes yeux se sont posés sur Averill. T’as l’impression qu’une éternité est passée depuis la dernière fois que tu l’as vue, avec les événements des derniers jours tu n’es pas le seul à être pesé par lourdeur de l’attaque. T’es d’ailleurs heureux que Ave était loin d’ici quand c’est arrivé, mais plus encore de la voir de retour à Poudlard saine et sauve. Tu t’es inquiété après l’incident à la cuisine – te laissant gagner par la frustration de ne pouvoir rien y faire car tu n’as aucune idée du mal qui afflige la Poufsouffle. Tu as su te tenir les pensées occupées, très occupées, mais n’empêche que de finalement pouvoir la serrer dans tes bras et juste lui demander comment elle va est un soulagement. Un moment normal après tout ce gros bordel. Ta vie qui change de plus en plus, le temps qui file avant même que t’aie eu le temps de réaliser ce qui arrive. Alors tu t’arrêtes pas jusqu’à ce qu’elle soit dans tes bras, quand tu l’embrasses c’est bref, croche, juste une seconde pour montrer ton soulagement. Vous vous éloignez à peine, bougeant de manière à plonger vos regards l’un dans celui de l’autre, et tu vois comme le sien est terne. Tu fronces les sourcils et lui demande comment elle va, lui déballant d’un même air d’allée comme t’es content de la voir. C’est pas difficile d’être sincère de ce côté, tu lui as montré à l’infirmerie comme tu étais inquiet de la voir allonger dans un lit. Tu as été toi-même surpris de l’inquiétude que tu as ressenti pour Ave, n’ayant pas hésité une seconde à montrer les dents à l’infirmière afin de pouvoir passer la nuit aux côtés de la rousse. Droit enlevé aussitôt qu’elle eut été envoyée à Ste-Mangouste, pour n’y revenir que de nombreux jours plus tard. Tout ce que tu veux, en ce moment, c’est t’assurer que la rouquine va bien. Je vais bien... Mais toi ? Elle te relance la balle sans s’étendre, en confirmant simplement ce que tu peux déjà voir. Oui, elle semble bien, mais encore? Tu brûles de lui en demander plus, maintenant, mais tu te mords une seconde la langue avant de répondre à ton tour. Ça va, je n’aie rien, dis-tu un peu rapidement, parce que c’est vrai que tu vas bien, que tu n’as rien. Aujourd’hui ou hier ou la semaine dernière, tout ce que t’as eu c’est le nez brisé – ce qui n’a d’ailleurs laissé qu’une marque violacée autour de ton nez quelques jours, et déjà, la marque pâlît. Tu veux qu’on se trouve un coin un peu plus intime? demandes-tu en levant les yeux et en regardant autour de vous. Après tout, vous êtes au beau milieu du corridor à la sortie de la salle commune des jaunes et noirs, ce n’est certes pas l’endroit idéal pour parler de tout. Tu l’entraînes donc un peu plus loin dans le sous-sol froid, entre la salle commune de la jeune fille et les cuisines, dans un corridor plus petit. Son utilité t’as toujours échappé, sauf qu’il t’es déjà arrivé de l’emprunter à l’occasion, puisqu’il monte jusqu’au premier étage mais débouche de l’autre côté de l’entrée de la Grande Salle, alors bien qu’il soit tranquille et discret, il n’est pas toujours utile. Pour maintenant cependant, ça fera parfaitement l’affaire. Comment ça s’est passé à Ste-Mangouste? Tu as été là un sacré bout de temps, dis-tu une fois t’être à nouveau tourné vers elle, maintenant plus sécure de pouvoir parler franchement.

Elle passe ses doigts sur ton visage, effleure tes traits fatigués et tu acceptes la caresse avec un imperceptible soupir. Tu fermes également les yeux, ne les ouvrant qu’un peu plus tard quand Averill prend à nouveau la parole, restant un instant impassible. Je suis contente d'être de retour aussi... J'ai entendu parler de l'attaque. Qu'est-ce qui c'est passé ? Est-ce que tu... Tu y était ? Elle sait, elle sait et tu peux l’entendre dans sa voix. Ou plutôt, elle se doute, car elle n’est pas naïve ta presque-fiancée. Elle sait que si elle accepte de devenir ta femme, elle aura accès à la noirceur de la famille Black, et y être fidèle. Ce n’est pas un sacrifice aisé, bien qu’il y ait tout aussi de possibilité qu’elle ne l’entrevoit pas ainsi. Mais qu’importe comment elle imagine ce mariage, n’es-tu pas déjà capable de le faire, alors que tu marches si aisément dans l’ombre du Diable? Tu sais que je ne peux pas t’en parler, Ave, et c’est mieux que t’en sache pas trop, réponds-tu dans un murmure après une longue minute de silence. Tu passes à ton tour tes doigts contre la douce peau de son visage, glissant du même mouvement contre sa chevelure brillante de mille feux. Mais oui, la version officielle c’est que j’y étais, que j’ai mangé un sale coup au visage et que j’ai manqué toute la fête. Ce qui résume plutôt bien ma soirée en fait. Oswin s’est fait briser la jambe en voulant aider McKinnon, elle, elle est à Ste-Mangouste comme certains autres étudiants ayant subi des blessures plus sérieuses. J’ai aussi vu mon frère et Remus Lupin à l’infirmerie, expliques-tu en restant vague, lui laissant toutefois sous-entendre que oui, tu as participé à l’attaque, sans toutefois t’avancer sur autre chose, avant de divaguer un peu sur les autres étudiants. Juste au cas où, valait mieux taire cette nuit et pour la propre sécurité d’Averill, si jamais ça devait être découvert et qu’on apprenait qu’elle détenait des informations… qu’elle ait été absente du château ne changerait rien – c’était mieux pour tout le monde qu’elle en sache le moins possible. Et d’une certaine façon, tu ne te sentirais pas complètement à l’aise d’aborder tout ça avec elle. Pas pour le moment du moins. Des gens à qui tu tiens ont été blessés? demandes-tu alors d’une voix plus douce, plus posée, réalisant que ça pourrait très bien être le cas.

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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Lun 13 Mar - 21:31

Heart of the darkness
Avelus
I only told the moon, tonight up on the roof. I told her that I'm scared that all my thoughts they look like you. I only told the moon, about the way you move. I asked her to please tell me if you tell things to her too.

Averill se sentait un peu nerveuse à l'idée de se retrouver seule avec Regulus, depuis le temps qu'elle ne l'avait pas vu, même si elle devait bien admettre que l'héritier des Black lui a vraiment manqué. Cependant, les quelques jours où elle apparaissait au château, elle évitait soigneusement son chemin, jusqu'à ne pas aller dans les rares cours qu'ils partageaient, passant la plupart de son temps avec Torin, depuis que celui-ci est informé de sa maladie. D'ailleurs la poufsouffle soupçonne le lion d'en être ravi, sachant son aversion pour le serpent. Pourtant, il a suffi qu'elle remarque le brun au bout du couloir, se dirigeant droit vers elle comme si rien d'autre ne les entouraient pour chasser toute appréhension..

Ses lèvres contre les siennes sont la plus douce récompense, alors qu'elle répond à son baiser sans aucune gêne, comme un geste naturel entre eux. Une évidence. Se détachant de lui, elle plonge son regard terne dans le sien, si électrique, étirant vaguement ses lèvres abîmées d'un léger sourire. Si elle s'était promis de le tenir informé après les premiers tests qu'elle avait effectués à sainte Mangouste, elle s'est vite rétractée en sachant les résultats. Se disant d'abord que ce n'était pas certain que ce soit le mal qui l'atteignait, puis ensuite pour lui éviter cette peine. Ou peut-être pour elle, parce qu'elle redoutait sa réaction. Se préoccuperait-il toujours d'elle en sachant qu'elle est mourante ? Que son corps se consume de lui-même, épuisant jour après jour la force dans son corps, laissant des marques de son passage. La rouquine sait que sa réponse est brève, trop brève pour convenir à Regulus, mais pour le moment elle s'inquiète plus pour lui. Après l'attaque du château, elle ne souhaite pas s'étendre sur elle, mais tout savoir, sur comment il a traversé tout cela, ce qu'il sait, comment il se sent à présent.

Un air de soulagement se peint sur son visage pâle quand le sang pur lui confirme qu'il va bien. Elle ne doute pas que ce soit une personne forte, mais les événements sont un peu différents de ce que la plupart des gens ont l'habitude de vivre. La jeune Macmillan suit son regard des yeux quand il regarde, autour d'eux, voir si quelqu'un les observe, mais avant même qu'elle puisse lui répondre, l'héritier l'entraîne dans un coin moins fréquenté que l'entrée de la grande salle des jaunes. Ce qui lui convient parfaitement, car malgré tout, elle brûle de passer un peu de temps avec lui, au calme. Un endroit où ils sont simplement Regulus et Averill, rien d'autre. Aucun devoir. Bientôt l'endroit devient plus restreint, plus intime, mais leur laisse la place de se déplacer. La jeune femme s'appuie contre un mur, car malgré tout elle fatigue un peu, et toutes les émotions qui se bousculent dans sa tête ne l'aident pas. Tout comme cette électricité constante qui semble s'échapper de ses doigts, invisible, mais bien présent, comme si sa magie lui murmurait de la laisser sortir.

Ses lèvres se pincent quelques instants, avant de plonger de nouveau ses grands yeux verts dans les siens. Comment lui annoncer ? Comment lui dire qu'elle est revenue plusieurs fois entre-temps, mais qu'elle l'a simplement évité ? La rouquine ne veut pas lui faire de mal, mais elle ne souhaite pas lui mentir non plus, ce n'est pas son genre.

-ça ne sait pas passer aussi bien que je l'espérais....Regulus.... Je suis revenue, quelques fois. Et pas très longtemps en vérité, on me renvoyait toujours à sainte Mangouste.....

La sang pur finit par se décoller de son mur pour se diriger vers le brun, cherchant un signe quelque chose pour la rassurer, mais la vérité, c'est que seul ses propres sentiments l'effrayent. Parce qu'elle ne veut pas que le serpent la lâche maintenant, parce qu'elle a besoin de lui. Mais en même temps, il ne veut pas qu'il pleure son sort, ou qu'il la voit comme une chose fragile... Qu'il lui murmure qu'elle s'en sortira, même si aucune cure n'existe. Une situation qui l'a fait rêver, comme si le simple fait que le jeune Black lui dise aller la guérir. Averill baissa le regardent quelques secondes pour attraper ses mains dans les siennes, n'osant affronter son regard.

-Reg'... Je suis réellement malade. Très malade..

C'est plutôt vague, mais pour le moment les mots semblent se coincer dans sa gorge. Cette peur qu'il lui tourne le dos, pour aller chercher un autre potentiel épouse en pleine santé lui serre les tripes. Mais en même temps les mots d'Oswin résonnent dans sa tête : "t'es pas seulement un mariage arrangé qu'on lui a imposé. Tu es Ave pour lui.". Le baiser qu'ils ont échangé, la terreur qu'elle a sentie chez lui après sa première crise la pousse à espérer que c'est vrai. Mais bien vite le sujet dérive, parce que la jeune femme s'inquiète plus du sort de Regulus, que du sien qui est déjà scellée. Sa réponse lui apporte presque les larmes aux yeux, parce qu'il lui donne indirectement la réponse qu'elle redoutait. La jeune femme aurait tellement souhaité que le Black ne suive pas ce chemin, mais il semble que ce soit déjà fait. Alors bientôt elle se jette à son cou, fermant les paupières aussi fort que possible, comme si cela allait repousser l'évidence.

-Oh Regulus, je suis désolée.

Parce qu'elle aurait aimé être là, pour le supplier de ne pas le faire. De ne pas porter un tel fardeau, essayer de le raisonner, faire quelque chose. Une perle salée s'égare sur sa peau pâle alors qu'elle le relâche. Sa joue s'appuie contre sa main chaude pour profiter dans cette caresse, avant qu'elle ne s'évade vers ses longs cheveux roux. Malgré sa relation tendue avec l'Allemand, la jeune femme ne peut s'empêcher de ressentir un pincement au cœur en apprenant son triste sort. Certes, cela aurait pu être pire, mais ce n'est jamais marrant de se faire briser un membre. La jaune hocha la tête, pour appuyer ses dires, en soupirant.

-Oui, j'ai croisé plusieurs d'entre eux à sainte Mangouste.... Ils ont cru que j'avais été victime de l'attaque, moi aussi. Comment va Oswin ? Et Sirius ? Il n'a rien de grave ?

La jeune femme est bien placée pour savoir que le second Black peut être enflammé, pour la justice, le fait d'avoir tourné le dos à sa famille le prouve en quelque sorte, tout comme sa maison sans doute. Son courage n'est plus à prouver, et elle ne doute pas une seconde où il se soit jeté à corps perdu dans la bataille. Averill laissa ses mains glisser sur le torse du brun pour venir se poser sur ses pectoraux, sentir son cœur battre contre le creux de sa main, alors qu'elle secoue doucement sa tête en signe négatif.

-Non, Torin et Simon, on eut quelques blessures, mais rien de graves, quelques égratignures. Une de mes amies à perdue son petit ami... Mais les autres s'en, sont bien sorti, si l'on considère la situation..
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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Sam 18 Mar - 16:46


Fébrile. Un sentiment de fébrilité, voilà ce qui chatouille tes veines alors que tu réduis à chaque pas la distance te séparant d’Averill MacMillan. Tu ne saurais dire à quel moment les pièces se sont assemblées, répondant à une question que tu croyais plus difficile que cela à répondre. Qui vas-tu demander en mariage, Regulus? Avec qui comptes-tu faire perdurer la lignée dorée des Black? Si tu dois être franc, ça n’a pas été facile de te faire à l’idée, toi qui commençait tout juste à goûter au plaisir de la vie. T’avais quatorze ans quand t’as dû oublier ton innocence pour prendre la place de Sirius – parfois tu te demandes de quoi aurait l’air ta vie aujourd’hui s’il n’était jamais partit. Moins sombre, moins noire, ou tout autant, si ce n’est pas plus, parce que sans son départ il n’y aurait jamais eu de froid entre vous. Seriez-vous encore proches, tous les deux? Tu ne le sauras jamais. Alors Regulus, qui? Tu tournes le coin et la chevelure enflammée de ta promise attire aussitôt ton regard. Tu l’interpelles, elle se tourne vers toi, tu l’embrasses. Averill Macmillan, je vais épouser Averill MacMillan. Tu respires son parfum, lui demande comment elle va. Elle répond trop vite avant de te relancer la balle, tu réponds comme tu peux tout en cherchant d’autres réponses. Elle est partit trop longtemps à tes yeux, trop longtemps alors t’as cette appréhension au fond des tripes, comme si y’avait quelque chose de pas bien qui s’en venait, sauf que t’ignores ce sentiment alors que tu traînes la rousse derrière toi, dans un coin un brin plus intime.

Arrivé à destination, vous vous séparez finalement et elle prend appuie sur le mur, tu fais de même sur celui rapprocher d’en face puisque la largeur n’est pas si grande dans ce corridor légèrement dissimulé. Tu attends alors, regardant Averill en attendant sa réponse quant à savoir comment sa visite à l’hôpital s’est déroulée. Et autant tu aimerais pouvoir ignorer cette alarme commençant à serrer tes entrailles, à la voir ainsi… tu sais déjà que tu ne risques pas d’aimer ce que tu vas entendre. Ça ne sait pas passer aussi bien que je l'espérais....Regulus.... Je suis revenue, quelques fois. Et pas très longtemps en vérité, on me renvoyait toujours à sainte Mangouste... Les mots, les mots ils entrent doucement dans ta tête, s’infiltrent dans ton esprit, font leur chemin si lentement que tu remarques pas Ave qui se décolle de son mur, se rapproche légèrement de toi. Tu ne la vois pas, mais entend ton palpitant battre dans tes tempes – t’es pas déçu d’être contre le mur en ce moment, t’as pas l’intention de le lâcher tout de suite. Parce que tu comprends pas, tu ne veux pas comprendre où Ave veut en venir, et c’est encore trop vague ce qu’elle te dit pour te mettre à flipper de toute façon. En plus, en plus elle dit qu’elle est revenue, plusieurs fois, alors pourquoi n’a-t-elle pas pris la peine de venir te voir? L’aurait-elle fait si tu n’avais pas envoyé Abbadon à ses trousses? À quel point est-elle malade si elle t’évite ainsi? Je… tu étais trop faible pour rester ici? Tu restais longtemps, avant de repartir? que tu demandes en plantant à nouveau tes yeux sur elle, observant chaque millimètre de ses traits dans l’espoir de voir un brin d’humour quelque part, autre chose que son air grave, que ses nouvelles graves, ses nouvelles que tu ne veux pas entendre… Reg'... Je suis réellement malade. Très malade.. Tu veux pas entendre parce qu’elle t’avais dit de pas écouter, à l’infirmerie, et t’aurais tant voulu l’écouter. Tu fermes les yeux, passent une main lasse sur ton visage. À quel point? demandes-tu encore, incapable de formuler autre chose que des questions à voix haute. Puis, tu lèves la main vers Ave, et comme elle s’est rapprochée, tu entremêles un doigt ou deux entre les siens, juste pour lui dire que t’es là, que t’écoutes, même si t’as l’air glacé comme un roc. Tu te composes devant la rousse, t’attends d’autres explications pour mieux assimiler – même si c’est la dernière chose dont tu as envie. Foutue connerie, foutue vie.

Elle t’en balance plein dans ta gueule, la vie, ces derniers temps. Des bâtons dans les roues, tu trébuches et t’éclates le nez contre chaque obstacle. T’espères que tu prends de la sagesse à chaque fois aussi, après tout, t’es juste un gamin de seize ans qui a tout à apprendre encore. Mais on te demande déjà de tout savoir, une chance que t’as ton meilleur ami pour te tenir la tête hors de l’eau. Sauf maintenant, maintenant que le tsunami t’emporte dans son champ de destruction, te forçant à participer tout en te saignant tranquillement à blanc. Y’a pas juste Averill qui a vécu bien des souffrances dernièrement, l’attaque des Mangemorts à laquelle tu as participé a laissé derrière elle son lot de victimes. Oh Regulus, je suis désolée. Tu le vois dans ses yeux, dont l’un laisse s’échapper une perle salée. Tu secoue la tête en fronçant les sourcils, tes doigts volage sur sa peau diaphane, ses cheveux qui semblent soudain moins brillant à l’annonce de sa maladie. Ne le sois pas, c’est le chemin que j’ai choisie. Celui que je vais suivre plus assidument une fois l’école terminée, dis-tu d’une voix à peine plus élevée qu’un murmure. Tu t’es légèrement relevé, prenant moins appuie contre le mur derrière toi afin d’être davantage proche d’Averill. Bien que le coin soit tranquille, tu préfères garder le ton bas, tes mots ambigus bien que tu espères qu’elle en comprenne le sens. Cette attaque ne sera pas la dernière, et une fois que tu auras quitté les murs de Poudlard, tes rencontres avec le Diable risquent d’être plus fréquentes, ta place dans la guerre aussi sombre et sanglante que Ses desseins. Tu veux qu’Averill comprenne dans quoi elle s’embarque en acceptant de t’épouser, et bien que tu sais qu’elle est au courant de la réputation de ta famille… Lui, Lui, il demandera toujours plus, et tu te demandes si t’en sortiras indemne, mentalement ou physiquement, et t’en doutes.

C’est égoïste de quand même vouloir garder Averill et Oswin à tes côtés? Oui, j'ai croisé plusieurs d'entre eux à sainte Mangouste.... Ils ont cru que j'avais été victime de l'attaque, moi aussi. Comment va Oswin ? Et Sirius ? Il n'a rien de grave ? Os va de mieux en mieux, il a encore du mal avec sa jambe bien qu’il prétend le contraire, mais il devrait s’en sortir. Quant à Sirius, il a eu quelques blessures mais rien de sérieux. Lupin était plus amoché, que tu dis en élevant un peu la voix et retrouvant un sourire au coin de tes lèvres. Notamment dû aux mains d’Averill qui repose contre ton torse, qui te relaxe en envoyant de la chaleur droit dans ton palpitant. Non, Torin et Simon, on eut quelques blessures, mais rien de graves, quelques égratignures. Une de mes amies à perdue son petit ami... Mais les autres s'en, sont bien sorti, si l'on considère la situation.. t’explique-t-elle après avoir secouer négativement de la tête. Ton sourire s’agrandit, malgré que tu ne portes pas spécialement les amis de ta future fiancée dans ton cœur – tant que vous vous appréciez l’un l’autre, vous saurez faire avec le reste. Tant mieux s’ils vont bien. Est-ce que… Tu hésites une seconde avant de poser une question qui vient de te venir à l’esprit à la mention de St. James. J’imagine que tu en as déjà parlé avec ton meilleur ami? demandes-tu, sachant que tu n’as pas besoin de préciser que tu parles de sa maladie. C’est mieux, d’une certaine manière, qu’elle le lui dise, car elle n’a pas besoin de traverser ça toute seule. En même temps, tu sais que le Gryffondor pose sur Ave un regard qui ne reflète pas seulement de l’amitié. Tu sais, puisque tu la regardes de la même manière – et que tu fais pareil avec Os.

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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Sam 18 Mar - 22:19

Heart of the darkness
Avelus
I only told the moon, tonight up on the roof. I told her that I'm scared that all my thoughts they look like you. I only told the moon, about the way you move. I asked her to please tell me if you tell things to her too.

Ce n'est pas vraiment comme ça que la jeune femme imaginait ses retrouvailles avec Regulus. Les imaginaient-elles ? La rouquine est un peu perdue dans ses souvenirs, rien ne semble avoir réellement de sens ces derniers temps, tout se mélange, tout s'amplifie. La douleur, la colère, la tristesse... Qu'importe, elle ne pensait pas revoir le serpent, peut-être que cela aurait été mieux ? Qu'importe, elle se laisse emporter dans l'étreinte, afin d'oublier tout le reste quelques instants, avant de le suivre dans un coin un peu plus isolé du sous-sol. L'angoisse l'opresse et la rouquine a l'impression qu'une crise de panique se tapit dans l'ombre, prêt à l'engloutir. Mais il est temps pour elle de lui dire la vérité, après tout, il est le dernier à être au courant.

Je… tu étais trop faible pour rester ici? Tu restais longtemps, avant de repartir?

Que répondre à ça ? La jeune femme pouvait parfois rester une semaine au château avant qu'une crise de douleur la fasse hurler au beau milieu du dortoir, explosant tout sur son passage, jusqu'à ce qu'un professeur ne la frappe d'un sort pour l'endormir.... Dumbledor est bien trop conciliant avec elle, allant jusqu'à l'installer seule dans une chambre du dortoir, mais combien de temps encore ? Avec le temps, la maladie se renforce et elle devient réellement dangereuse.

-Non, c'est plutôt parce que je suis trop dangereuse pour rester ici.... Deux, trois jours. Parfois plus..

Son regarde reste fixé sur le jeune homme en face d'elle, attendant avec une certaine angoisse sa réponse. Elle peut facilement concevoir qu'il soit blessé par cet aveu, mais c'était le mieux à faire.

-À quel point?

Pour être honnête, Averill ce n'était pas attendu à ce genre de réaction, ou peut-être que si, est dans le fond, c'est cela qui lui fait mal. Au début, elle espérait qu'il viendrait lui dire qu'ils trouveront un remède, et Oswin en avait rajouté une couche, en lui disant que la jeune femme comptait réellement pour le serpent.... mais à voir l'air blasé de l'héritier Black, la jaune avait juste l'impression de contrarier ses plans. Son palpitant battait douloureusement, alors qu'une douleur plus connue serpentait dans ses veines. Se mordant la joue jusqu'à ce que le goût métallique de son sang se répande dans sa bouche pour tenter de calmer cette vague de magie, elle finit par lui répondre d'un air aussi froid que le sien. Comme un simple rendez-vous d'affaire. Elle se recule de quelques pas, assez pour que leurs doigts ne ce touchent plus, comme si on l'avait brûlé.

-Suffisamment pour que tu puisses chercher une nouvelle fiancée. Ton père est au courant, et il n'apprécie pas réellement que sa potentielle, future belle-fille ait peu de chance de finir l'année.

De façon détourné, la sang pur vient de lui admettre qu'elle est tout simplement mourante, et que le temps file. Vite, si vite. Elle a déjà quatre des cinq symptômes présents, il peut lui rester un an, comme deux jours, qui sait ? Certainement pas les médico-mages, et encore moins elle. Pourtant, même si elle sait que le jeune Black n'est pas du genre à dévoiler ses émotions, elle aurait espéré que pour une fois, il s'ouvrirait à elle. Peine perdue, elle ne sait pas trop à quoi elle rêvait, elle n'est pas aussi bien qu'Oswin, visiblement. Malgré tout, ses sentiments ne peuvent s'effacer d'un coup de baguette, et elle ne peut se retenir de s'excuser. Parce qu'elle aurait tellement voulu empêcher ce jour de venir. Le jour où Regulus commencerait à faire réellement la fierté de son père. À vendre son âme au diable.

-Ne le sois pas, c’est le chemin que j’ai choisie. Celui que je vais suivre plus assidument une fois l’école terminée

Cette révélation lui cloue presque l'estomac. Ce n'est pas une surprise, elle s'y attendait. Regulus est tellement borné, tellement aveugle, sur cette histoire d'héritage, qu'elle se demande s'il a réellement réfléchi aux conséquences.

-En es-tu sûr ? Je ne te juge pas. J'ai toujours su de quoi, il en retournait, mais j'ai toujours espéré que tu finirais par te détourner de ce chemin. C'est tellement pas toi... Je sais que tu veux faire honneur à ta famille, mais j'ai peur pour toi. Parce que, je t'aime..

C'est une bombe, elle en a conscience, mais depuis toutes ces années.... Elle est mourante, à quoi bon chercher à mettre des synonymes sur la vérité ? Oh ! n'est pas idiote, il y a bien longtemps que la jaune a ouvert les yeux sur cette situation, ce triangle ridicule, qui au final n'est qu'une ligne droite, conduisant les deux serpents l'un vert l'autre. Elle n'est qu'une poupée, dans toute cette histoire. Un jour, peut-être, elle devra penser à présenter des excuses à sa mère pour lui avoir hurlé que Regulus était différent.

-Je ne te demande pas de ressentir la même chose à mon égard, ou même de faire semblant en me répétant les mêmes mots. J'ai deviné depuis longtemps que tu aimes quelqu'un d'autre, inutile de mentir. Mais je  n'ai pas envie de partir en sachant que tu t'engages dans cette folie, pour une cause à laquelle tu ne crois même pas ! Tu sais que cela va finir par te tuer, et Oswin aussi..

La jeune femme ne sait strictement pas si l'Allemand fait aussi partie des futurs partisans, mais puisqu'il suit l'hériter Black comme son ombre et voue une fascination malsaine au patriarche de la famille, il serait étonnant qu'il se garde loin de tout cela. Le visage pâle est fatigué de la jeune femme fixe Regulus d'un air grave, oubliant quelques instants sa maladie. Pourtant, elle finit par se radoucir, alors qu'un soupir lui échappe.

-Mais si tu décides de ne pas changer d'avis, alors je t'aiderais, aussi longtemps que je le pourrais. Mais j'espère que tu as bien réfléchi aux conséquences Regulus..

Leur discussion n'est qu'à demi-mot, la vérité n'est jamais dite, pourtant elle semble sauter aux yeux. Peu importe, tout le monde se doute déjà de l'avenir du Black. Comment pourrait-il en être autrement quand on fait parti de cette famille ? Ils sont tous nécessairement mauvais, enlisés dans la magie noire jusqu'à la moelle. S'il savait que Regulus n'est pas comme cela....

--Os va de mieux en mieux, il a encore du mal avec sa jambe bien qu’il prétend le contraire, mais il devrait s’en sortir. Quant à Sirius, il a eu quelques blessures mais rien de sérieux. Lupin était plus amoché

La jeune femme se recule, laissant ses mains glacées s'éloigner du corps du serpent pour croiser les bras sous sa poitrine, tentant de calmer le froid qui s'insinue en elle. Avec le temps elle devient plus fragile, son corps porte les marques de la progression du feu magique.... Ce feu... Loin de la réchauffer, semble la refroidir au fur et à mesure qu'il dévore tout sur son passage. Un vague sourire lassé étire ses lèvres, quand ils en viennent à Oswin, comme toujours... Pourtant, le sang pur à finir par admettre sa présence, il lui survivra de toute façon.

-C'est tout à fait son style, le héro de service... La dernière fois que je l'ai vu, il venait à l'infirmerie après s'être fait exploser un chaudron en cours de potion.... Je suis contente pour Sirius. Est-ce que Remus va mieux ?

Averill n'a pas réellement de lien avec les Maraudeurs. Elle a déjà parlé avec Sirius, bien entendu, puisqu'il a tenté de lui faire comprendre par tous les moyens possibles de ne pas épouser son frère cadet. Il aura eu sa victoire au final. Malgré tout, comme les autres élèves du château, la jaune a connaissance du fait que Remus est le plus gentil et cultivé d'entre eux. Autant dire qu'elle n'a jamais réellement compris pourquoi il arrivait à supporter les autres, et surtout Sirius, mais soit. C'est injuste qu'une personne comme lui se retrouve blessé ainsi.

-Tant mieux s’ils vont bien. Est-ce que…. J’imagine que tu en as déjà parlé avec ton meilleur ami?

La rouquine hocha la tête, soulagée elle aussi que ses amis n'aient rien de grave. Quand elle était à l'hôpital, la jeune femme à eut sincèrement peur, tellement qu'une crise de magie s'est déclenchée que les médicomages ont tentés de la garder dans son lit. À part quelques blessures mineures, elle n'a tué personne, mais la panique était là. Quelques heures plus tard, après un sommeil de plomb, elle fut heureuse d'apprendre que Torin, Simon et les autres n'avaient rien. L'espace de quelques instants, le vert semble hésité, et Averill haussa les sourcils, l'encourageant silencieusement à se lancer. Ses yeux ternes fixent les yeux, à la recherche de la bonne réponse. Mais la vérité semble la meilleure chose à dire, alors elle lui sourit légèrement.

-Oui, Torin a été l'un des premières personnes au courant... j'ai l'impression qu'il est un peu.... secoué ? Il passe son temps libre à l'hôpital quand il peut venir et que mes parents ne sont pas là...

Bien évidemment. Ils n'en avaient que faire que leur fille soit sur la dernière ligne, même à ce moment, il ne faut surtout pas qu'elle fréquente un né moldu. D'un seul coup épuisé, elle se posa lentement sur le sol froid, relevant son visage vers le brun.

-Il n'en parle pas, mais je sais que ça le tracasse. Il espère que tout cela soit faux..

Son regard se perd quelques instants dans le vide, en voyant de nouveau le visage épuisé de son meilleur ami. Parfois elle s'en veut de l'avoir embarqué là-dedans, mais elle a besoin de lui. La jeune femme ferme les yeux, une poignée de secondes, et c'est presque comme avoir l'impression qu'elle s'éteint. Pourtant, elle finit par ouvrir de nouveau son regard sur le serpent en face d'elle, et posa finalement sa joue contre ses genoux remontés vers sa poitrine.

-As-tu des idées ?... De fiancées, je veux dire.....

Ca lui fait mal, d'en parler, d'envisager Regulus avec quelqu'un d'autre, mais l'évidence est là. Il ne pourra pas la choisir elle, parce que son père ne l'acceptera jamais, et que l'héritier de vie que pour avoir l'approbation de son paternel. Alors elle s'inquiète, parce qu'elle veut qu'il soit un minimum heureux. Qu'il ne prenne pas une folle, qui souhaite seulement se pavaner en portant le nom des Black, vendant Regulus quand elle en aura besoin, pour sauver sa peau.

- Tu ne peux pas choisir n'importe qui, Reg.
.
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Beaucoup de garçons t'apporteront des fleurs. Mais un jour, tu rencontreras celui qui saura quelle est ta fleur préférée, ta chanson préférée, ton bonbon préféré. Et même s'il est trop pauvre pour te les offrir, cela n'aura aucune importance parce qu'il aura pris le temps de te connaître comme personne. Il sera le seul à gagner ton cœur.
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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Lun 27 Mar - 3:50


Y'a la chaleur qui s'échappe si vite, terrassé par le vent glacial des aveux d'Averill. Ce n'est pas ainsi que tu imaginais tes retrouvailles avec ta presque-fiancée, mais imaginais-tu quoi que se soit de réel, alors qu'elle faisait des allées et venues à Ste Mangouste? T'avais beau pas le savoir, beaucoup trop de temps s'est écoulé depuis l'épisode à l'infirmerie et ce soir, ce soir où elle a enfin voulu le voir. C'est juste dur pour toi de digérer tout ça, t'es pas certain de vouloir non plus. Tu faisais exprès de pas y penser avant, t'dire qu'il y a une raison logique à la longue absence d'Averill. Mais là, mais là elle te met tout sur le nez et t'as pas l'choix d'avaler même si l'goût te plaît pas. Tu pédales quand tu lui demandes si elle restait longtemps ici avant d'repartir, c'est peut-être maladroit sauf que les mots quittent ta bouche sans que tu réfléchisses. Ou plutôt, que t'arrives à sortir tes muscles tendus par le choc, geler dans la glace qui s'insinue sournoisement sous ta peau.  Non, c'est plutôt parce que je suis trop dangereuse pour rester ici.... Deux, trois jours. Parfois plus..   Elle te fixe, tu le sais, alors t'hoche la tête, lentement, ton propre regard perdu dans le vague. Ça te prend une minute, ou deux, avant de finalement lever les yeux vers elle. C'est ce que t'avais de besoin, j'peux pas t'en vouloir, réponds-tu en parvenant à étirer tes lèvres en un semblant de sourire. T'as peur d'entendre c'qui s'en vient, c'est inévitable cependant et tu le sais. Tu le sais jusqu'à monter tous tes murs autour de toi, l'temps d'assimiler, l'temps d'arrêter le stress de te ronger les os. Ça sort peut-être mal tes prochains mots, tu veux savoir à quel point elle est malade sans t'laisser à l'émotion. Puis t'es toujours pas certain d'à quel point tu peux faire confiance à ta langue.

Trop passif, t'es bien trop passif. Tu réalises trop tard que contrôler autant ra réaction était probablement pas la meilleure chose à faire, tu sens le froid mordant doublement quand elle recule, sauf que là encore t’as pas encore entendu son ton de voix, tu réalises même pas qu’en restant aussi froid qu’un bloc de glace, c’est Averill que tu blesses. Sauf que t’es toi, t’es toi et t’es pas doué avec les aveux, encore moins quand ça touche les sentiments. Et veut, veut pas, la santé et la vie de MacMillan, ça te tient à cœur, ça t’chamboule et t’essaie d’comprendre, analyser ce qui se passe en-dedans de toi. Ses réactions que t’es pas certain de comprendre. Suffisamment pour que tu puisses chercher une nouvelle fiancée. Ton père est au courant, et il n'apprécie pas réellement que sa potentielle, future belle-fille ait peu de chance de finir l'année. Ça, par contre, ça ça a le mérite d’attirer ton attention, même le ton de sa voix soudainement plus détachée te rendre dedans comme si le Saule Cogneur venait de te foutre un coup de branche dans la poitrine. Mon père? Mon père est au courant pour ta maladie? que tu répètes stupidement. Tu fronces les sourcils, la bouche légèrement entrouverte… ça, c’est pas bon. Pas bon du tout. T’es sensé faire quoi, si Orion s’mêle à tout ça? T’en as parlé avec lui? Cette nouvelle question laisse paraître plus de surprise, comme si enfin, enfin tu laissais tes murs descendent, juste un peu, juste assez pour exprimer ton désarroi, juste assez pour qu’Averill voit que t’es pas fermé comme une huitre.

Ait peu de chance de finir l’année, qu’elle a dit, aussi. Tu vas mourir? Nouvelle question, la dernière syllabe qui termine dans les aigus, c’est un choc, un grand choc, et t’es même pas au bout de ta peine encore. Tu veux pas qu’elle crève Averill, tu veux pas le perdre même si t’es probablement pas le type qui pourra la rendre la plus heureuse. Faut que t’arrêtes de te mettre la tête dans le sable, faudrait mais t’y arrives pas. Parce que peu importe ce qu’elle te dit la rouquine, t’es attachée à elle. T’es un Black aussi, et les Black sont têtus. Si c’est Averill MacMillan que tu veux, c’est elle que t’auras. La mort, la mort elle peut s’faire tasser, elle peut s’faire oublier. Ça peut pas être son heure à elle, elle est beaucoup trop jeune. Tu poses la question pour avoir une réponse définitive, sauf que tu te demandes que même si elle te dit oui, est-ce que tu vas accepter d’la croire?

Puis elle s’excuse, elle est désolée pour l’attaque, pour ce que t’as fais, ce que tu vas devoir faire. Sauf qu’elle devrait pas, et tu le lui dis, à demi-mots, que c’est le chemin que t’as choisit, celui du Diable, celui qui t’fera une sale marque sur le bras. Tu dis à demi-mots, parce que tu veux qu’elle se souvienne aussi, dans quoi elle s’embarque avec toi, que c’est pas tout rose, tout blanc, mais bien un mélange des deux, qui donne couleur écarlate. Couleur sang. En es-tu sûr ? Je ne te juge pas. J'ai toujours su de quoi, il en retournait, mais j'ai toujours espéré que tu finirais par te détourner de ce chemin. C'est tellement pas toi... Je sais que tu veux faire honneur à ta famille, mais j'ai peur pour toi. Parce que, je t'aime.. La capacité de mouvement que t’as regagné quand Ave t’as dis que ton père était au courant s’évapore quand elle te fait cette nouvelle confidence que tu prends comme un coup d’poing en plein estomac. Tu sais pas comment prendre le début, ni le milieu, ni la fin de son discours, t’as la bouche qui devient sèche et la paralysie te permet juste de la regarder, les yeux ronds et la bouche légèrement entrouverte. T’es sensé dire quoi, à tout ça? Tu t’attendais pas à ce qu’elle parle d’amour, ni qu’elle te dise sans aucun détour qu’elle ne croit pas que ta place, ça soit près du Diable. Mais le pire, le pire c’est qu’elle n’a pas finit. Je ne te demande pas de ressentir la même chose à mon égard, ou même de faire semblant en me répétant les mêmes mots. J'ai deviné depuis longtemps que tu aimes quelqu'un d'autre, inutile de mentir. Mais je  n'ai pas envie de partir en sachant que tu t'engages dans cette folie, pour une cause à laquelle tu ne crois même pas ! Tu sais que cela va finir par te tuer, et Oswin aussi.. Elle sait, pour Os et toi? Ou est-ce que le fait qu’elle parle d’lui à la fin n’est qu’un hasard? Ton visage se vide à nouveau, alors que tes mains s’agrippent à la pierre derrière toi. Mais si tu décides de ne pas changer d'avis, alors je t'aiderais, aussi longtemps que je le pourrais. Mais j'espère que tu as bien réfléchi aux conséquences Regulus.. Et t’expires en fermant les yeux, laissant ses nouvelles paroles glisser sur toi et s’insinuer dans tes veines.

strangulot comme t’es perdu, dans une marre de sentiments que tu préfères toujours repousser. Os te l’as dit l’autre soir, t’es quelqu’un d’passionné, c’pour ça que t’as pas réussit à balance ce Doloris à la gueule de Potter. T’as pu lui faire mal, mais pas assez, pas comme tu l’aurais voulu. Et y’a même Ave, là, qui t’raconte que t’as pas ta place, qu’elle espère que t’ouvriras les yeux… tout en disant qu’elle t’aime. Vertige, un petit coup d’chaleur, puis tu relèves les yeux vers elle. Tu sais qui faut que tu bouges, réagisses, dises quelque chose, t’es juste pris de court. Quand t’imaginais tes retrouvailles avec Ave, t’imaginais rien qui pourrait ressembler à ça. T’imagines qu’elle non plus, sauf qu’avec tout ce qu’elle te balance dans la tronche depuis tout à l’heure, tu peux pas faire autrement qu’être renversé. Renversé mais toujours sur pieds, tu passes ta langue sur tes lèvres, passe une main maladroite dans tes cheveux puis tu t’lances, sans savoir de quoi ça aura l’air au bout du compte. J’m’attendais pas à– je suis désolé d’pas pouvoir te répondre quelque chose que tu voudrais plus entendre. Mais j’crois en ma famille, alors le reste, le reste je vais faire avec. Je l’aie accepté ça, Ave, mais j’peux pas te forcer à le faire. T’expires, t’inspires là, encore et encore. Tu sais pas trop comment formuler ce que tu veux dire, t’as peur de t’enfarger, tu marches sur des œufs d’dragons. J’ai pas envie de faire semblant avec toi, j’m’efforce d’être aussi honnête que possible avec toi. Sauf pour- pour ça, grommelles-tu en levant la tête vers le ciel, comme si tu seras soudainement illuminé par les mots justes, comme si la lumière se fera soudainement sur ta tête. Alors que t’es déjà perdu six pieds sous terre. J’peux pas te dire que je ressens la même chose, non, j’peux pas t’dire non plus que j’ai personne d’autre dans la tête. Ça empêche pas que ça change rien à ce que j’t’aie déjà dit, c’est toi que je veux épouser. Pas juste parce que je peux pas l’épouser – juste – la vie se passe rarement comment elle se doit, soupires-tu finalement. C’est dur pour toi t’trouver les mots justes, dur d’avouer ce qu’elle sait déjà – même si t’en parles parce qu’elle vient d’le mettre sur le tapis. Tu l’avoue parce qu’avec tout c’qu’elle vient d’te balancer, tu peux juste pas concevoir tenter d’le nier, tu confirmes pas d’identité juste le fait que ouais, ouais y’a quelqu’un. Tu devrais t’sentir mieux peut-être qu’elle le sache mais au contraire t’as juste l’impression d’rouler t’plus en plus dans misère. T’aurais envie d’t’enfuir sauf que c’est la dernière chose que tu vas faire. T’as laisseras pas planté là comme une dinde ta Averill, qu’importe c’qui s’présente tu tiens ton bout, tu tiens ton choix même si elle veut t’filer entre les doigts – et qu’tu parles comme un pied quand elle s’ouvre à toi comme une fleur.

Sauf qu’à un point t’arrives à respirer mieux, quand c’est le sujet des victimes qui prévaut sur vos maux du cœur. Tu décrispes tes mains du mur derrière toi, énumère ce qui s’est passé à l’infirmerie quand tu y’es passé la dernière fois. Où t’as vu ton frère et son amant, alors qu’tu cherchais l’tien l’estomac noué. T’avais pas pris le temps de t’inquiéter pour Averill cette journée-là, la seule journée où tu savais qu’elle était en sécurité, loin de Poudlard et loin du sang. Heureusement. C'est tout à fait son style, le héro de service... La dernière fois que je l'ai vu, il venait à l'infirmerie après s'être fait exploser un chaudron en cours de potion.... Je suis contente pour Sirius. Est-ce que Remus va mieux ? T’as un sourire qui étire tes lèvres à sa remarque sur l’incident en potions, acquiesce de la tête à sa question sur Remus. Ouais, j’crois pas qu’il va en tirer aucune séquelle, que tu réponds avant de tourner la question vers elle, et son entourage. Elle confirme que tout le monde va bien, puis tu lui poses la question qui t’chicotte les lèvres. C’est pratiquement certain qu’elle en a glissé un mot à Torin le foutu lion qui fait exprès d’te rugir en pleine face à chaque fois que tu le croises depuis qu’il connait tes intentions face à Averill. T’es pas con, t’imagines très bien qu’il éprouve des sentiments pour elle, et tu t’demandes si elle en ravale pas pour lui aussi – même si contre toute attente, elle t’as avoué qu’elle t’aimait quelques instants plus tôt. T’as toujours aucune idée d’comment prendre cette nouvelle, gérer tout ce foutoir émotionnel qu’Ave a allumé en toi après nouvelle après nouvelle, claque après claque. Oui, Torin a été l'un des premières personnes au courant... j'ai l'impression qu'il est un peu.... secoué ? Il passe son temps libre à l'hôpital quand il peut venir et que mes parents ne sont pas là... T’hoches lentement la tête. T’as l’droit à d’la visite quand t’es là-bas alors? qu’tu demandes, tout de même soulagé d’voir qu’elle a pas passer son temps toute seule.

Surtout qu’toi, qu’toi tu t’es jamais présenté une fois à l’hôpital. Pas qu’tu l’as fais exprès, t’as eu aucune nouvelle mais quand même – lui, lui il y est allé souvent. Il n'en parle pas, mais je sais que ça le tracasse. Il espère que tout cela soit faux.. qu’elle te dit en levant la tête vers toi, elle s’est installée sur le sol, et tu t’penches vers elle sans t’laisser complètement en bas. Elle ferme les yeux à un moment, laisse sa joue reposer contre se genoux – elle ne semble pas en forme en ce moment, fatiguée, et pendant qu’elle te regarde pas tu observes chacun d’ses traits, triste de voir qu’elle a vraiment l’air malade. On peut pas l’en blâmer, c’est une nouvelle dure à digérer, qu’tu murmures à ton tour en secouant la tête. Ça t’pognes dans les tripes et t’essaie d’garder le fixe, tu sens la chaleur qui t’agrippe de partout malgré l’habituelle fraîcheur des cachots. Ouais, comme tu dis tout le monde, elle a l’don d’te surprendre à tous les coups, Averill MacMillan.

Pas du tout comme ça qu’t’imaginais tes retrouvailles avec Ave, non. Pas du tout, mais la vie s’passe jamais comme on croit. Elle s’amuse plus souvent à lancer d’mauvais sorts, puis faut croire que quand ça touche aux Black elle a loin d’avoir terminé. Peut-être qu’elle veut voir combien d’bouse d'hippogriffe tu peux prendre avant d’tout envoyer bouler et t’fermer complètement au reste du monde. Parfois, parfois tu t’dis que ça serait tellement plus simple d’suivre le chemin de ta cousine Bella – plus facile, vraiment? Tu penses plus rien qui fait du sens – puis Averill t’demande quelque chose qui n’en fait pas non plus. As-tu des idées ?... De fiancées, je veux dire..... Nouvelle claque, tu t’attendais pas à ce qu’elle amène ça si rapidement sur le tapis. Elle parle comme si elle est déjà condamnée, et c’est pas quelque chose qu’tu peux accepter, toi. Tu viens juste de l’apprendre, qu’elle va peut-être mourir, peut-être – parce que tu veux vraiment pas y croire. Qu’il y a pas de chances, y’a toujours une chance. Tu ne peux pas choisir n'importe qui, Reg. J’ai déjà fait mon choix, et t’as pas encore un pied dans la tombe. J’ai pas pensé à une fiancée de rechange, et même si t’es malade, j’change pas mon discours. On- on peut encore trouver une façon d’te sauver, c’est pas encore terminé, que tu balances en croisant tes bras sur ta poitrine à ton tour. T’aimes pas la direction où va la conversation, même si tu peux comprendre pourquoi elle aborde le sujet. Le truc, le truc c’est que c’est vrai que tu veux pas jeter l’éponge. Elle a beau savoir que t’as les yeux qui brillent pour quelqu’un d’autre, tu veux pas l’abandonner derrière. Tu sais pas t’y prendre pour lui montrer, t’as beau avoir l’devoir d’te marier sans prendre d’compte d’l’amour, tu y tiens, à Ave. Et jamais tu pourrais souhaiter qu’elle meure, et tu sais pas c’que tu peux faire pour l’aider, mais trouver une nouvelle fiancée c’est pas un plan que tu veux avaler.

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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Dim 2 Avr - 17:56

Heart of the darkness
Avelus
I only told the moon, tonight up on the roof. I told her that I'm scared that all my thoughts they look like you. I only told the moon, about the way you move. I asked her to please tell me if you tell things to her too.

Par Merlin, Averill n'a jamais vécu de situation si dur. C'est une chose de l'avouer à Torin, de le regarder la voir comme si elle aller tomber dans la seconde. Mais au final, la sang pur a pu s'écrouler dans ses bras, relâcher la pression qu'elle s'efforce d'étouffer depuis des semaines. Elle a pu cesser de se montrer forte, devant ses parents et les restes des élèves et du corps enseignant, comme si elle n'avait rien. Malgré la marque qui commencent à abîmer sa peau pâle, dont elle prenait tellement soin autrefois. Malgré les allers-retours incessants pour évacuer les nausées qui la secouent à longueurs de journées, ou les mots de têtes qui la font hurler. La rouquine est fatiguée de paraître forte, mais elle tient le coup, et Torin lui a permis de se relâcher, et elle n'a pas attendu. C'est horrible de lui faire cela, mais Averill l'a fait. Pourtant, devant Regulus cela lui semble impossible. Parce que c'est Reg... Il semble tellement éloigner d'elle encore, que la sang pur pense devoir encore faire ses preuves..

C'est ce que t'avais de besoin, j'peux pas t'en vouloir

Besoin.. Est-ce vraiment un besoin ? Plus une nécessitée. Mais qu'importe, la jeune femme hoche vaguement la tête, pour c'est l'excuse parfaite. Parce qu'elle se sent mal de lui avouer qu'elle le fuyait, tout simplement. Par peur de sa réaction, peur que sa mère avait raison, comme il est douloureux pour elle de le constater à l'instant présent. La sorcière n'à toujours senti que Regulus était réticent à se confier à elle, et elle a toujours pris son mal en patience. Se disant qu'aux files des années, après leur mariage peut être, il comprendrait qu'elle est de son côté, et cherche juste à l'aider, pas à le nuire. Mais à présent, sa froideur la transperce, et la rouquine doit bien avouer que sa mère a vu juste quant au mâle sang pur; ils ne connaissent que la glace. Merlin seul sait comme tout s'effondre autour d'elle, avec le reste. Peut-être qu'Averill ne compte pas autant pour l'héritier Black que sa conscience et Oswin lui murmuraient. Quelle bêtise d'avoir écouté l'Allemand aussi.

-Mon père? Mon père est au courant pour ta maladie? T’en as parlé avec lui?

Comme si une information aussi grosse pouvait échapper au patriarche des Black. Rien ne lui échappe et c'est ça le problème. Malgré le secret médical, la jaune est prête à parier qu'il peut faire avouer n'importe quoi, à n'importe qui, sans l'aide des sortilèges interdits.

-Bien sûr qu'il le sait. Je me demande bien s'il ne le savait pas avant nous.... Il m'a invité à dîner, durant un séjour de repos. Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise ? Qu'il avait tort ?

La jouer ignorante n'aurait pas arrangé son cas. Et Averill n'a jamais été une menteuse. Même si elle, comme ses parents se doutaient qu'Orion Black ne serait pas pour cette union, bien trop content de pouvoir encore accabler son dernier fils, la sorcière n'a jamais eu dans l'idée de faire bonne figure. Des sangs purs, à aux hautes statures, à faire des courbettes, Orion y est habitué. Non, la rouquine à préférer être franche, sans oublier de lui dire à Regulus n'était pas encore au courant.

-Tu vas mourir?

Elle s'arrache au souvenir de cette conversation et dîner aristocratique, pour en revenir au serpent, qui semble réellement secoué cette fois. À le fixer ainsi, la pouffy a simplement envie de lui mentir, pour une fois. Lui dire que non, cela ira mal pendant un moment, et qu'elle s'en remettra, mais la chute n'en sera que plus douloureuse. Alors, elle refoule cette vérité, si profond, qu'elle sent les perles salées venir lui brûler les yeux, menaçant de s'échapper par-dessus les barrières qu'elle a construites. Elle souffle un bon coup, un souffle tremblant, avant de lâcher la bombe. Elle a voulu être délicate, mais y a-t-il une bonne façon de le dire ?

-Oui. Y a pas de remède pour ce genre de maladie... C'est évolutif, cela dépend des gens... Mais au rythme ou ça avance....

Le reste se coince dans sa gorge, parce qu'elle ne peut pas donner plus de détails. À quoi cela lui servirait-il de savoir quelle en est déjà à quatre symptômes sur cinq ? Tout peu ce calmer là, comme accélérer d'un coup et la faire mourir à la fin de la semaine. C'est un peu la surprise. Une mauvaise surprise. Quitte à être dans les confidences, la jeune femme avoue à quel point elle est impliquée dans leurs relations. À quel point le sorcier est devenu important pour elle jusqu'à lui ravir son cœur. Elle n'est pas folle, la Macmillan, elle sait bien que ce n'est pas partager. Mais elle n'aura peut-être pas d'autre occasion de le dire. Le temps s'écoule bien trop vite pour elle maintenant, mais elle prend soin de lui révéler qu'elle n'attend pas un mensonge de sa part. des paroles s'enchaînent, se déversant dans sa bouche dans une fatale vérité, alors qu'elle le voit devenir blanc. Sans doute ne s'attendait pas à ce qu'elle ait deviné pour son aventure... L'insinuation à Oswin n'est pas innocente, mais elle se demande s'il aurait réellement le courage de lui avouer qu'ils sont ensemble.

-J’m’attendais pas à– je suis désolé d’pas pouvoir te répondre quelque chose que tu voudrais plus entendre. Mais j’crois en ma famille, alors le reste, le reste je vais faire avec. Je l’aie accepté ça, Ave, mais j’peux pas te forcer à le faire.

Sa famille... Sa famille ne croit qu'en la douleur et au pouvoir. Orion n'a que faire de son fils, si ce n'est la continuité de sa lignée. Il pourrait le vendre au diable pour sauver sa peau, mais Averill ne dit rien, se contentant d'une vague sourire, parce que sa loyauté est une qualité qu'elle apprécie énormément chez le serpent, même si elle n'est pas toujours bien placée.

-J’ai pas envie de faire semblant avec toi, j’m’efforce d’être aussi honnête que possible avec toi. Sauf pour- pour ça. J’peux pas te dire que je ressens la même chose, non, j’peux pas t’dire non plus que j’ai personne d’autre dans la tête. Ça empêche pas que ça change rien à ce que j’t’aie déjà dit, c’est toi que je veux épouser. Pas juste parce que je peux pas l’épouser – juste – la vie se passe rarement comment elle se doit.

Finalement, les larmes lui échappent. La jeune femme les sèche rapidement, parce que c'est stupide, mais humain. Bon nombre de fois, elle a souffert de ce manque de confiance du jeune homme, s'en plaignant à Torin. Qui a dû subir, le pauvre, maintenant qu'elle y pense. Elle ne peut pas s'empêcher de se trouver un peu idiote, d'avoir continué à s'accrocher à Regulus, comme une paumée à un rêve, se disant qu'un jour il l'a remarqué, aurait un soupçon de sentiment, autre que de l'utilité ou de l'amitié. Foutaise. Juste de la bêtise. Les rêves ne sont pas fait pour les sangs purs, et l'amour non plus, surtout pas dans des mariages arrangés.

-Au moins, tu as la décence de l'avouer. Je ne te l'ai pas dit pour te faire un ultimatum, mais j'espère que toi et Oswin sachez où vous mettez les pieds. Parce qu'il a beau se faire bien voir par ton père, tu sais que s'il le découvre, il n'acceptera jamais ça. Et Merlin seul sait ce qu'il pourrait faire pour sauver la réputation de votre famille.

Oui, elle lâche encore une bombe, mais qu'importe. Elle en a besoin, la rouquine. Elle doit évacuer tout ça, parce qu'elle en a marre des mensonges. D'être prise pour une simplette par l'une des personnes dont elle a le plus d'estime. Son palpitant lui fait mal, autant par ses sentiments que pour autre chose. Bien vite elle s'éclipse dans une tornade orange, pour s'engouffrer dans les toilettes toutes proches et subir le nouvel assaut de cette maladie éprouvante, rejetant le peu qu'elle a pu avaler le matin même. Accroché à la porcelaine, ses pleures se font murmures, parce que c'est douloureux. Autant les aveux que ce fardeau. Elle n'avait aucunement envie de montrer cela à Regulus, mais ce n'est pas quelque chose contre quoi elle peut réellement luter. Elle entend vaguement un miroir se fissurer, et il lui faut encore quelques minutes pour se remettre. Le visage humide et pâle comme la mort, la rouquine réparée dans le couloir, aussi faible qu'une poupée de chiffon. Mon son regard se plante dans celui glacial du jeune Black, alors qu'elle prend appui sur le mur.

-Sincèrement... Est-ce que tu me l'aurais dit, si je ne t'en avais pas parlé ?

Ou bien aurait-il continué à faire comme si de rien était ? La réponse s'infiltre dans son esprit dans une bourrasque glaciale, comme le reste. Ces derniers temps, la jeune femme a constamment froid, et Torin est la seule petite flamme dans son entourage. Comme toujours, le lion porte fièrement ses couleurs et le slogan de sa maison. Malgré tout, elle entrevoit une vague lueur, quand ils s'éloignent du sujet fâcheux, durant une poignée de secondes, même si celui-ci n'est pas réellement plus réjouissant. L'attaque... Averill n'était pas là, mais elle le regrette amèrement. Elle n'ose imaginer la douleur de certains.

-Ouais, j’crois pas qu’il va en tirer aucune séquelle.

Enfin une bonne nouvelle. Il y a au moins un Black qui a le droit à un minimum de bonheur. C'est bien pour Sirius, il le mérite. Mais aussi pour Remus. Le préfet semble tellement gentil et patient, que ça aurait été injuste. Mais l'injustice semble avoir toujours le pouvoir dans leur monde. En parlant de rescaper, ils en viennent aux amis de la jeune femme et heureusement les proches d'Averill n'ont pas été trop touchés. Nécessairement, Torin est cité, et le sorcier ne peut s'empêcher de s'attarder un peu plus. Elle a conscience du poids qu'elle lui a collé sur les épaules et qu'il accepte sans se plaindre. Parfois elle se demande ce qu'elle a fait pour mériter un ami comme lui, un rubis de réconfort et de loyauté.

-T'as l’droit à d’la visite quand t’es là-bas alors?

Brusquement, cette flamme stupide d'espoir se rallume et répand sa douche chaleur dans ses veines. Regulus prendrait il le temps de venir la voir ? Simplement pour faire bonne figure ou parce qu'il s'en souci réellement ? Souhaite-elle qui la voient dans un état si lamentable ? Finalement, la jeune femme se glisse au sol afin de s'asseoir, et elle penche un peu la tête, laissant sa cascade de feux caresser ses épaules.

ça dépend quelquefois... Si les crises sont fortes ou si je suis calme...

Elle a l'impression de parler d'elle comme si elle était folle. Des crises... La rouquine, ferment les yeux quelques secondes, comme si elle aller s'endormir, avant de les poser de nouveau sur son ange noir en face d'elle.

-On peut pas l’en blâmer, c’est une nouvelle dure à digérer.

Ses paroles sont basées, presque comme un mirage, alors qu'il est presque penché vers elle. La sang pur ne c'était pas attendu à ce genre de réponse. Depuis longtemps elle a remarqué que les deux hommes ne s'apprécient pas plus que cela. Elle a souvent cru que c'était dû à leurs différentes maisons et rangs "sociable", après tout, tout les oppose. Alors Ave ne s'attendait pas à des paroles si compatissantes. Mais dans le fond, Regulus n'a jamais réellement été dédaigneux, comme elle l'a si souvent souligné au lion.

-C'est vrai... Mais c'est quelqu'un de fort, il arrivera à vivre avec. Je ne serais jamais bien loin. Si tenté qu'un au-delà existe... Mais puisque des fantômes se balades dans le château, j'imagine que oui..

ça semble tellement irréel, mais d'un côté c'est plus facile d'elle. D'en parler comme si elle évoquait un projet. Au final, il faut qu'elle soit mourante pour se poser des questions. Peut-être ira-t-elle s'attarder à avoir une conversation avec le fantôme de sa maison... Bien qu'il soit très bavard, les ragots vont bon train chez les fantômes et elle n'a pas envie qu'il ébruite le fait qu'elle pose des questions étranges et en vient eux-mêmes à la conclusion qu'elle va mourir. Dispersant cette rumeur dans le château comme une trainée de poudre.

-J’ai déjà fait mon choix, et t’as pas encore un pied dans la tombe. J’ai pas pensé à une fiancée de rechange, et même si t’es malade, j’change pas mon discours. On- on peut encore trouver une façon d’te sauver, c’est pas encore terminé

Cette déclaration lui tord l'estomac, et la fait presque se sentir coupable de l'abandonner ainsi. Bon sang, ce qu'elle aimerait rester ici, mais ça semble impossible pour elle. Peut-être qu'elle est fataliste, mais elle préfère ne pas se mentir comme sa mère peut le faire.

-Tu sais bien que ton père ne l'acceptera pas. C'est la seule liberté qu'il t'a laissée, tu ne dois pas la perdre... Et tu sais bien que j'ai plus qu'un pied dans la tombe, j'ai même les deux. !

La jeune femme secoue doucement ses longs cheveux, avant de se remettre debout pour s'approcher de lui. Ses mains froides retrouvent les siennes pour les serrer, alors qu'un doux sourire étire ses lèvres sèches.

-J'apprécie ton assurance, mais ce serait te mentir.... Regulus, il n'y a pas de remède. Pendant des dizaines d'années, ils n'ont rien trouvé, pourquoi ce serait différents aujourd'hui ? Comment veut tu me sauver autrement ?
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Beaucoup de garçons t'apporteront des fleurs. Mais un jour, tu rencontreras celui qui saura quelle est ta fleur préférée, ta chanson préférée, ton bonbon préféré. Et même s'il est trop pauvre pour te les offrir, cela n'aura aucune importance parce qu'il aura pris le temps de te connaître comme personne. Il sera le seul à gagner ton cœur.
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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Mer 5 Avr - 0:09


Tout c’qui t’reste dans l’palpitant c’est un vent froid, qui t’glace jusqu’aux os. La fébrilité qu’tu ressentais avant d’arriver, quand Abbadon t’es revenu avec une réponse positive de ta presque-fiancée, s’est envolée avec l’annonce de cette bombe. Bombe qui fait un ravage dans ta tête, ton esprit déjà fragile, instable de plus en plus avec la réalité qui t’oppresse, t’attends à chaque coin d’corridor pour t’sauter à la gorge. T’en as marre, t’as l’Diable dans les tripes et c’est pas bon t’contenir comme ça. Tu t’demandes quand est-ce qu’il va arriver ce moment où ça sera trop, et qu’tu vas exploser. Tu vas exploser car tu sais pas gérer, qu’tu figes alors qu’on t’mets dans les pattes que des situations auxquelles t’as jamais été préparé. T’es peut-être naïf, tu l’as été en pensant qu’ta cousine pourrait t’enseigner tout c’qui a à savoir sur l’monde de dehors – mais Bella est un peu folle, elle baigne dans les ténèbres et c’est tout c’qui la touche. Comment elle aurait pu t’aider avec le reste, comment? Tu devras faire avec, vivre avec, gérer sans. Alors quand la rousse t’avoue que ça fait un bout d’temps qu’elle revient, puis repart, tu fermes les yeux et lui dit qu’tu peux pas lui en vouloir si c’est c’qu’elle avait de besoin. Elle hoche la tête sans un mot, et ça t’va. T’en demandes pas plus, parce qu’y’a tellement d’autres points à gérer. Genre le fait que Père soit également au courant d’la condition de santé de Averill, et de la conséquence d’une pareille information dans les oreilles d’ton patriarche. Bien sûr qu'il le sait. Je me demande bien s'il ne le savait pas avant nous.... Il m'a invité à dîner, durant un séjour de repos. Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise ? Qu'il avait tort ? Tu secoues la tête à ses dernières interrogations. Non, non tu as bien fait. J’m’attendais juste pas à ce qu’il t’en parle directement, j’espère qu’il t’as traité correctement? demandes-tu en levant les yeux vers elle, incertain quant à la réponse qu’elle te fournira. C’est probablement ce qui explique sa hâte à discuter d’une autre fiancée pour toi… bien que ça ne te plaise pas, tu sais déjà que ça sera loin d’être une discussion agréable avec ton paternel. Mais t’y es pas encore, t’as encore le temps d’travailler pour trouver une solution. N’est-ce pas?

Est-ce qu’elle va mourir? C’est la question qui t’brûles les lèvres, la question qu’tu veux pas poser mais qu’tu prononces quand même. Tu veux pas entendre sa réponse, pourtant après l’avoir posé tu fais qu’attendre, attendre sans pouvoir camoufler ton trouble cette fois-ci. T’oses pas reposer les yeux sur elle – pas avant d’savoir à quel point c’est sérieux, sa maladie. Si c’est qu’une condition chronique, c’est pas si mal… Même si les Black vont rechigner à l’idée qu’tu puisses avoir des enfants malades à ton tour – c’est pas concevable pour une grande famille fière comme la tienne. Sauf qu’au moins, au moins ça vous laisserait plus de temps pour trouver un plan B –qui n’inclue pas d’autres fiancées– alors que la mort… y’a rien qu’on peut faire contre la mort. Oui. Y a pas de remède pour ce genre de maladie... C'est évolutif, cela dépend des gens... Mais au rythme ou ça avance.... T’as déjà eu l’impression d’tomber d’la Tour d’Astronomie quand elle t’as annoncé qu’elle était malade, confirmer qu’c’est la mort la solution c’est retomber une deuxième, brisant tous les os d’ton corps encore et encore, un mal qu’tu gères mal, qu’tu connais pas. Qu’tu veux pas apprendre non plus, tu veux une solution, pas une fatalité. Trop d’questions qui restent sans réponse, un autre fait qu’t’ajoutes à ta liste de choses qu’tu peux pas contrôler. On dirait qu’t’as juste ça, on dirait qu’tout t’échappe et t’en as marre. Je- tu veux dire que ton cas est plus sérieux, c’est ça? Est-ce que tu souffres- tu souffres beaucoup? Tu demandes en levant les yeux vers elle, sauf que t’as un tintement dans les oreilles et t’as l’impression d’voir à travers d’la brume. Ton regard se focalise pas tout à fait sur Ave, sauf que tu vois rien d’autre qu’elle. T’sais pas quoi dire sur le fait qu’elle va mourir, alors tu t’étrangles sur tes derniers mots en lui demandant si elle souffrante. T’espères que non, t’espères que si on lui vole sa vie et sa magie, qu’au moins, y’a certains moments où elle arrive à être bien. Toi, t’es tout sauf bien en ce moment et tu t’surprends toi-même à rester si composé.

T’es pas au bout d’tes surprises ce soir, puisqu’elle profite de votre moment pour t’avouer qu’elle t’aime. L’amour, l’amour c’t’un sentiment avec lequel tu jongles pas souvent, l’amour, l’amour on t’as toujours dit que c’était pas important dans les mariages. Enfin, ceux d’sang-purs, ceux qui touchent le reste du monde magique te touche pas. Alors t’as jamais pensé à cette possibilité, qu’elle pourrait être amoureuse de toi ta presque-fiancée. T’es pas con non plus, t’as déjà brisé des cœurs et tu sais reconnaître quand quelqu’un s’intéresse à toi – tu sais bien qu’entre Averill et toi, y’a quelque chose qui s’passe. D’l’amour, tu croyais vous pourriez développer ça dans votre mariage, parce que c’est pas rien l’amour, puis t’aurais jamais deviné que c’qu’Ave ressentait pour toi c’était aussi fort que ça. Y'a pas juste ça, elle sait, elle sait qu'tu vois quelqu'un, et en regardant dans ses yeux tu vois que t'es pas mieux d'mentir, parce qu'elle sait. Elle dit pas d'nom, mais a-t-elle vraiment besoin de le faire? T'essaie d'lui dire c'que tu penses, ressens, comme tu peux - à la fin y'a ses yeux qui s'mettent à perler d'larmes salées, tu lèves la main comme pour les attraper, sauf que- sauf qu'tu peux pas, pas alors que c'est d'ta faute si elle pleure. C'qui t'paralyses surtout c'est d'sentir ton cœur se serrer autant en la voyant dans cet état. T'as pas agis comme tel, rien pour le prouver mais tu tiens à elle. T'ignores juste comment lui montrer, surtout après avoir consentit qu'tu voyais quelqu'un d'autre. Au moins, tu as la décence de l'avouer. Je ne te l'ai pas dit pour te faire un ultimatum, mais j'espère que toi et Oswin sachez où vous mettez les pieds. Parce qu'il a beau se faire bien voir par ton père, tu sais que s'il le découvre, il n'acceptera jamais ça. Et Merlin seul sait ce qu'il pourrait faire pour sauver la réputation de votre famille. Une nouvelle fois où tu restes sans mot, l'palpitant qui serre cette fois à la mention du prénom d'ton meilleur ami - d'ton amant. Tu t'mords la lèvre inférieure, ça s'bouscule dans ta tête. Elle a raison, et tu peux soudainement pas t'empêcher d'penser à ce qu'il ferait, ton père, s'il apprenait. T'osais pas trop, et au final tu l'fais pas plus ce soir puisque Ave s'envole soudainement de ton champ d'vision, tu la suis et sors du corridor pour la voir s'engouffrer dans les toilettes tout près. T'avances comme un automate, t'ouvres la porte et puis t'entends - t'entends qu'elle est malade, t'entends qu'elle va pas bien. Et ça t'vire les tripes à l'envers. T'attends contre le mur en lâchant la porte, étouffant  les hauts-le-cœur et les pleurs. Tu fermes les yeux et passe une main contre tes yeux, ignorant comment réagir. T'imagines qu'elle préfère pas qu'tu lui tiennes les cheveux, alors t'attends jusqu'à ce qu'elle sorte pâle comme la mort, tu t'assures qu'elle s'rendre en effleurant sa peau d'tes doigts, juste pour montrer qu't'es là - au besoin. Ça va aller? Tu aurais besoin de quelque chose? qu'tu demandes d'une voix penaude, te plaçant face à Averill une fois qu’elle a repris place contre le mur.

Sincèrement... Est-ce que tu me l'aurais dit, si je ne t'en avais pas parlé ? La vérité, c’est qu’t’en sais rien. T’as préféré pas y penser, y’a juste Pandora qui t’a fait travailler les méninges sur le sujet quand vous avez passez un moment perché dans un arbre du parc, sans même savoir le fin mot de l’histoire. Tu pensais qu’personne était au courant, que c’était votre secret à Os et toi, vos moments hors du monde qui comptait pas. Où t’arrivais à oublier tout, tout, tout. Ça t’fait un bien fou, alors est-ce que t’en aurais parlé avec Ave? Sincèrement, j’sais pas, qu’tu commences par dire d’une voix à peine plus élevée qu’un murmure et tu fixes le bout d’tes souliers. C’était pas planifié, t’sais, j’pensais pas non plus que ça- ça deviendrait une habitude. J’sais pas trop ce qui s’passe entre nous, y faut dire que j’cherche pas non plus. Parce que t’as raison, ça peut pas finir bien mais j’peux pas m’en empêcher, t’as l’impression qu’chaque mot t’écorches la bouche, tu les dit quand même parce que tu lui dois bien la vérité – c’est l’mieux à faire et tu lui dois bien ça. C’était pas mon but d’te faire du mal- même si c’est c’que j’ai fait et j’suis désolé, vraiment, qu’tu répètes encore, levant finalement ton visage pour regarder la rousse, ta demande de pardon aussi visible sur tes traits.

T’as l’impression d’respirer à nouveau quand vous migrez vers un sujet dit plus léger, quand c’est des blessés d’l’attaque que vous parlez. Un comme l’autre vous vous assurez que l’entourage de l’autre n’a subi aucune blessure trop grave, ta pression redescend en même temps – strangulot c’que t’es pas doué pour parler de ce qui se passe à l’intérieur de toi. T’as tenté d’être honnête comme tu pouvais, t’espères parvenir à voir Averill sourire d’nouveau avant qu’tu la quittes ce soir. Puis revient le sujet de l’hôpital, d’Ste-Mangouste où la belle doit passer la majorité d’son temps. Tu lui demandes alors si elle a l’droit à la visite, puisque St. James semble avoir eu l’occasion d’aller la voir. Ça t’plairais à toi aussi – si elle, elle veut. Ça dépend quelquefois... Si les crises sont fortes ou si je suis calme... Si tu veux, j’pourrais venir te visiter, quand t’as l’droit? qu’tu lui demandes doucement, avant qu’elle lève la tête dans ta direction à nouveau. T’es clairement pas le partit qu’toutes les filles rêvent –pas après avoir avoué qu’tu voyais ton meilleur ami en secret– mais t’as bien l’intention d’faire ce que tu peux, avec Averill MacMillan, car elle l’mérite, et puis, qu’importe c’qui s’passe dans ta tête, dans ton cœur, elle y a sa place également. C’pas pour rien qu’tu t’entêtes à vouloir la garder près d’toi, d’pas abandonner.

Vous parlez un peu d’St. James, comme quoi il est au courant pour sa maladie, qu’il est allé la voir à l’hôpital – c’qui t’as amené à demander à Ave si tu pourrais aller la voir, toi aussi. Y’a pas d’amour entre St. James et toi, l’lion s’arrange bien pour t’faire sortir de tes gongs chaque fois qu’il le peut depuis qu’tu tournes autour d’Averill. Sauf que, quand tu t’mets dans ses souliers, tu sais qu’il doit vivre la situation difficilement, et c’est pourquoi ton commentaire ne masque aucun poison. C'est vrai... Mais c'est quelqu'un de fort, il arrivera à vivre avec. Je ne serais jamais bien loin. Si tenté qu'un au-delà existe... Mais puisque des fantômes se balades dans le château, j'imagine que oui.. Tu grimaces à sa remarque, voyant même pas l’humeur qu’elle tente de glisser en mentionnant les fantômes de Poudlard car tu focalises seulement sur le fait qu’elle va mourir – ça fait pas assez longtemps qu’t’es au courant pour ne serait-ce qu’étirer tes lèvres en un sourire triste. Le mieux ça serait que tu termines tes études sans parvenir à traverser les murs, qu’tu réponds en secouant la tête, d’une voix basse, si basse, que peut-être elle t’entendra pas Averill. Mais tu l’penses, le mieux ça serait qu’elle ne meure pas, qu’elle puisse terminer sa septième année en chair et en os. Tu peux pas jeter l’éponge sur cette possibilité, même si elle semble l’avoir déjà fait.

Tu lui en fais part quand elle te demande si t’as une idée de qui tu pourrais épouser, si tu l’épouses pas elle. Tu secoues la tête en lui disant qu’t’as pas d’plan B et que t’en veux pas, c’est elle, elle à qui tu passeras la bague au doigt. Vous trouverez une façon d’rendre sa possible, d’pas la voir mourir, non? Non? Tu sais bien que ton père ne l'acceptera pas. C'est la seule liberté qu'il t'a laissée, tu ne dois pas la perdre... Et tu sais bien que j'ai plus qu'un pied dans la tombe, j'ai même les deux. ! Les deux, si c’est bien la mort qui l’attend et c’est quelque chose qu’tu peux pas accepter. Pas encore, peut-être jamais. Justement, c’est l’seul choix qu’il me reste alors si j’veux m’entêter sur toi, j’vais l’faire. Il aura qu’à choisir si jamais ça ne fonctionne pas- si jamais tu- il aura qu’à choisir pour moi, rendu-là ça m’dérangera pas, qu’tu répliques en fronçant les sourcils, laissant l’feu dans tes tripes prendre place à la conversation. Tu sais bien qu’c’est facile de dire ça alors qu’Orion est pas là, mais avant qu’tu l’revois ton paternel, t’auras l’temps d’mijoter tout ça, penser à une solution – en parler avec Oswin aussi. Qu’importe c’qui s’passe entre vous deux, entre lui et Ave, il a toujours été ta meilleure solution à tous les problèmes. Sûrement qu’il pourra t’aider à être rationnel. Tu sens alors deux mains froides s’poser sur les tiennes – et même si elles sont froides ça t’donne un coup d’chaleur comme t’es glacé d’l’intérieur. Tu fixes tes yeux troublés sur Averill qui a brisé la distance entre vous, ça t’fait du bien d’la voir si proche à nouveau. J'apprécie ton assurance, mais ce serait te mentir.... Regulus, il n'y a pas de remède. Pendant des dizaines d'années, ils n'ont rien trouvé, pourquoi ce serait différents aujourd'hui ? Comment veut tu me sauver autrement ? Tu peux dire quoi, contre ça? Tu viens juste d’apprendre la nouvelle, t’as aucune idée d’la maladie qui l’afflige, et tu t’entêtes quand même à dire qu’vous pourrez trouver une solution. C’est naïf, t’as aucune idée d’comment tu vas t’y prendre –sauf qu’tu demanderas un coup d’main à Os, certain qu’il verra plus clair qu’toi, hein?– sauf que t’es pas prêt à abandonner. Je sais pas, qu’tu dis encore, t’as l’impression dire que ça depuis tout à l’heure, j’sais pas, sauf qu’j’ai pas l’intention d’baisser les bras. J’peux pas, Ave. Y’a sûrement une réponse quelque part, alors lâche-pas OK? S’il-te-plaît? qu’tu demandes en baissant un peu la tête, pour la voir mieux dans les yeux, lui montrer aussi qu’t’es sincère cette fois. T’as pas envie d’voir l’mot fin apparaître déjà pour Ave et toi – mais surtout pour elle. C’est injuste,
strangulot que la vie est
injuste.

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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Dim 7 Mai - 19:50

Heart of the darkness
Avelus
I only told the moon, tonight up on the roof. I told her that I'm scared that all my thoughts they look like you. I only told the moon, about the way you move. I asked her to please tell me if you tell things to her too.

Averill se souvient encore du jour où elle a reçu la lettre d'Orion Black. Le parchemin noirci par son écriture cursive, absolument parfaite. Des phrases formées avec un vocabulaire qui ne laisse aucun doute sur son rang, ni même sur ses intentions. Son père était devenu soudainement pâle, alors que sa mère n'avait cessé de dire que ce dîner n'avait pas lieu d'être. C'est la rouquine qui a insisté d'un murmure pour y aller. Parce qu'il ne serre à rien d'éviter les Black, surtout pas le chef de famille. Il finit toujours par vous tomber dessus. De plus, la jaune souhaitait lui prouver qu'elle était brave, sans être stupide, et honnête. Sa mère avait les mains qui tremblaient quand elle a aidé sa fille à se préparer, comme si elle aller rencontrer le diable. Ou du moins son second. Sans doute, l'image la plus proche qui lui ressemble. L'idée de laisser sa fille unique seule avec lui semblait la paralyser. Plutôt ironique quand on pense qu'ils n'avaient rien contre le fait qu'elle devienne sa belle-fille..

Non, non tu as bien fait. J’m’attendais juste pas à ce qu’il t’en parle directement, j’espère qu’il t’as traité correctement?

Un vague sourire lasse étira les lèvres fines de la demoiselle. Comment un homme avec un sang aussi pur pourrait, il se comporte de façon brutale avec une demoiselle de la même noblesse ? Non, elle sait ce que son fils veut sous-entendre. L'a-t-il menacé, de quelque manière que ce soit ? A-t-il était poli ? Personne dans le monde de la magie, même les sangs mêlés, n'ignore le fait que les Black sont un peu les princes de la magie noire, et que la plupart des membres de cette famille on l'ego et la tête qui vont avec. Qu'ils prennent les gens de haut, et Orion est sans aucun doute le roi dans ce domaine. Tellement puissant et important dans son domaine, qu'il prend à peine les précautions de s'en cacher. Tout le monde connaît ses idéaux.

-Cela ne devrait pas te surprendre, il n'est pas réellement du genre à agir dans le dos des gens. C'est n'est pas la personne la plus agréable qu'il m'est étonné donné de rencontrer, mais il est... droit. Il n'a pas pris de gant pour me dire que je n'étais pas à la hauteur de ta famille, tu t'en doutes. Qu'est-ce qu'il pourrait faire d'une belle-fille à moitié morte ?

Ça pourrait en choquer beaucoup, mais ce sont pratiquement ses mots. Les Blacks ne prennent pas de gants, et cela convient à Averill. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il s'enquière de sa santé pour lui venir en aide et lui souhaiter un bon rétablissement. Elle ne Vivera pas longtemps, peut-être pas suffisamment pour un mariage, et encore moins pour offrir une descendance. Aussi pure de sang soit-elle la rouquine n'est d'aucune utilité pour lui, dans ce cas. Du gâchis, pour leur rang social, qu'un sang pur meurt si jeune, mais pas de quoi verser des larmes. Pourtant, ce n'est pas le ressenti du jeune Black. Elle le voit, en face d'elle, aussi pâle qu'un fantôme. La question lui arrive comme un murmure, comme si le dire trop fort aller l'achever sur-le-champ. Va-t-elle mourir... Merlin Torin lui avait posé la même question, et sa réponse avait eu tout autant de mal à franchir ses lèvres.

Mais contrairement à sa discussion avec le lion, la pouffsouffle ne s'effondra pas en larmes. Même si sa gorge se serre dans un sentiment connu, même si ses yeux la brûlent, parce qu'elle ne veut pas lui faire de peine. Parce qu'il semble déjà à peine pouvoir sortir la tête de l'eau, qu'elle ne veut pas le noyer, mais l'aider à nager. Seulement, elle ne peut pas lui cacher cette vérité bien longtemps. Elle a toujours pu se vanter d'être honnête avec lui, et ce n'est pas une chose qu'elle veut changer à présent. Alors la rouquine lui annonce la fatalité de son destin, la fin inévitable, qui adviendra quand il sera temps. Et cela semble lui couper le souffle, lui couper la raison. Le serpent semble présent, mais également à des kilomètres d'ici.

Je- tu veux dire que ton cas est plus sérieux, c’est ça? Est-ce que tu souffres- tu souffres beaucoup?

La jeune femme aurait préféré qu'il ne lui demande pas de détails, il n'a pas besoin de savoir, de se torturer l'esprit avec cela. Si elle évite son chemin depuis si longtemps, c'est pour lui épargner ce spectacle sinistre. malgré tout, elle lui répond, sa voix se fait douce, à peine audible, comme si elle ne voulait pas le brusquer.

-On ne peut pas dire que ce soit plus sérieux, mais ça se propage plus vite... Probablement parce que ma magie est plus forte, je ne sais pas... Regulus... Je ne pense pas que tu es besoin de savoir ça.

Elle ne peut se résigner à lui expliquer à quel point parfois elle préférerait être morte. Quand les crises la prennent, que ses os semblent se liquéfier sur place, un feu invisible brûler sa chair à tel point qu'elle se mutile la peau avec la furieuse envie de se l'arracher. Ni comment sa tête, semble sur le point d'exploser, qu'elle a l'impression de régurgiter ses tripes à chaque fois qu'elle s'enferme dans des toilettes..Comment elle préférerait subir le doloris plutôt qu'une crise de plus. Comme un bon souvenir, un souvenir violent, la rouquine ne profite pas pour confesser ses sentiments, parce que ça lui semble le bon moment. Et comme tiré violemment en arrière, la jeune femme s'écarte d'un pas quand il lève la main vers elle. Parce qu'elle ne peut pas supporter qu'il la touche pour le moment. Pas après qu'il est avoué avoir quelqu'un d'autre dans sa vie. Merlin, elle n'est pas idiote, elle l'a toujours plus ou moins su, mais l'amour n'est pas une chose que l'on choisit. C'est fragile, intense, beau et sombre à la fois. C'est douloureux et nécessaire. Malgré la douleur qui ravage son corps et son cœur, elle ne peut se retenir de le mettre en garde contre la rage de son père. Parce qu'Orion serait prêt à tout pour l'honneur de sa famille. Il a déjà subi la déception de son fils aîné, est-ce qu'il pourrait être aussi clément envers son dernier et unique fils ?

Mais elle ne lui laisse pas le temps de répondre, parce que la douleur se fait bien trop présente, et bientôt elle s'enfuit dans les toilettes non loin, pour faire sortir tout ce mal. Ses doigts semblent prêts à se fondre dans la porcelaine dans les toilettes tellement, elle les agrippe, priant silencieusement que cela finisse par s'arrêter. Jamais dans sa vie, elle n'a autant souhaité n'être qu'un moldu. Sa magie, cette chose belle mais puissante, lui ravage le corps et l'âme jusqu'à la dévorer tout entière, ne laissant que comme mystère, la durée de ce calvaire. Un bruit de verre quelque part, de l'eau qui goutte, son esprit s'évade pendant un temps de répit, comme si elle aller s'évanouir dans la seconde, alors que ses joues sont humides de larmes silencieuses. Il lui faut un moment pour pouvoir tenir sur ses jambes et aller se rincer, pour rejoindre le prince des serpentard dans le couloir. Son toucher, aussi léger qu'une plume, semble pourtant aussi froid que de la glace. Est-ce elle qui est aussi gelé, ou lui ?

Ça va aller? Tu aurais besoin de quelque chose?

Elle aimerait lui dire qu'elle voudrait simplement un peu de paix, que cette maladie lui laisse une seule minute de répit, mais ce serait avouer qu'elle abandonne, et même si elle est épuisée, la rousse n'est pas prête pour ça. Pas encore.

-Non, ça va. Je vais bien.

Aussi bien qu'elle peut l'etre du moins. Il n'y a pas grand chose qu'il puisse faire de toute façon. Les médecins de saint Mangouste eux-même n'ont aucunes solutions. Ni contre la douleur, ni contre la maladie, ni contre aucun des symptômes. Mais elle apprécie le geste, sans doute banal, même si elle le pense sincère, cette fois.

Sincèrement, j’sais pas. C’était pas planifié, t’sais, j’pensais pas non plus que ça- ça deviendrait une habitude. J’sais pas trop ce qui s’passe entre nous, y faut dire que j’cherche pas non plus. Parce que t’as raison, ça peut pas finir bien mais j’peux pas m’en empêcher. C’était pas mon but d’te faire du mal- même si c’est c’que j’ai fait et j’suis désolé, vraiment

Malgré la désolation qu'elle voit sur son visage, cela lui retourne le cœur. Son regard se détourne pour fixer à travers l'une des vitres du couloir, parce qu'elle préfère voir la nuit planer dans le domaine, plutôt que la vérité dans ses yeux. Parce que ça lui fait mal, autant que ce qui la ronge. Elle n'aurait préféré pas savoir autant de détails. Ne pas comprendre entre les lignes, qu'il ne peut pas s'en empêcher parce qu'il est accro du second sorcier, amoureux, sans doute. Parce que cela lui fait du bien. Parce qu'elle préférerait lui hurler de se taire, qu'il n'a pas le droit de dire qu'il est désolé de lui faire du mal, que ce n'était pas son but. Parce que ce serait injuste. Parce qu'elle sait à quel point l'organe humain qui les maintient tous en vie peut être égoïste. Parce qu'on ne choisit pas, la personne qui nous aideront à avancer. Même si elle aurait tellement voulu que ce soit-elle plutôt qu'Oswin, ce serait égoïste qu'elle lui crie dessus de se taire. Elle n'en a pas la force.

-J'aimerais mieux ne pas en savoir autant, sur tes sentiments envers lui...je peux pas nier que... Oui, vous me faites du mal. Mais je suis bien placée pour savoir qu'on ne choisit pas... Crois moi, sinon je ne t'aurais pas choisi, toi, en sachant que tu ne pouvais pas me le donner en retour....

ses paroles sont peut-être dures, quoique sa voix se fait à peine audible. Mais elle préfère lui dire la vérité, ne pas nier qu'à l'instant précis, son cœur est en miettes. Et que si elle avait su qu'il était entièrement dévoué à Oswin, et qu'elle aurait pu contrôler ses sentiments, jamais elle ne serait tombées amoureuses de lui. Jamais elle n'aurait souffert autant de façons délibérées. Plus que jamais, ce petit bouton pour éteindre ses sentiments semble une chose nécessaire, bien que non possible.

Si tu veux, j’pourrais venir te visiter, quand t’as l’droit?

Son visage de poupée se tourne doucement vers le serpent, et son regard blessé se met à briller légèrement. Elle comprend bien que cette situation n'est pas simple pour lui. Et elle préférerait éviter le spectacle de le voir simplement couché dans un lit, où les gens s'agitent autour d'elle, dans un silence presque religieux. Mais peut-être sa présence lui fera-t-elle du bien. Elle n'a pas non plus le droit de lui refuser. Un vague sourire étire le coin de ses lèvres malgré tout, alors que la jeune femme hoche légèrement la tête.

-ça me ferait plaisir.

L'ambiance est tendue entre les deux jeunes gens. Il y a ce vide, ce froid, qui les sépare après tant de révélations. Mais c'est un mal nécessaire. Malgré tout, elle veut se rendre plus légère, alors elle fait un trait d'humour noir, qui aurait sans aucun doute arraché un sanglot à sa mère, rien que d'imaginer sa fille devenir un fantôme. Regulus, lui non plus, ne semble pas suivre son humour. La fatalité de la chose semble le prendre trop aux tripes pour cela.

Le mieux ça serait que tu termines tes études sans parvenir à traverser les murs,

Effectivement. Parfois elle se demande ce que c'est, d'être un fantôme. Est-ce qu'ils se sentent tous aussi seuls que mimi Geignarde ? Est-ce qu'ils ont aussi froid à l'intérieur d'eux, que ce que ressentent les élèves quand ils les traversent ?

-Je ne crois pas que je m'embêterais à finir mes études, si je deviens un fantôme avant la fin..

Son visage se penche un peu sur le côté, laissant pendre sa chevelure de feu. C'est sans doute un mensonge, même en spectre, elle s'imagine bien trainer dans les salles de classe, ou l'immense bibliothèque du château, même si elle ne pourra toucher à aucun ouvrage. Les manies ont la vie dure. En parlant de futur, la jaune ne peut pas s'empêcher de lui demander qui il prévoit d'épouser alors, parce qu'il est certain que son père s'opposera au leur, qui n'a plus lieu d'être, de toute façon.

Justement, c’est l’seul choix qu’il me reste alors si j’veux m’entêter sur toi, j’vais l’faire. Il aura qu’à choisir si jamais ça ne fonctionne pas- si jamais tu- il aura qu’à choisir pour moi, rendu-là ça m’dérangera pas

Une lueur de tendresse non dissimulée vient rendre de la chaleur au regard de la sang pur. Oh, Regulus. Toujours si borné. C'est un de ses traits de caractère qui a toujours amusé et attendrit la jeune pouffy. Cette loyauté sans faille, cette obsession de toujours faire ce qu'il a en tête, peu importe les conséquences.

-Ce que tu peux être entêté, parfois. Si toi cela t'importe peu, ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas envie de savoir que tu passeras le reste de ta vie avec une femme froide, qui n'aura rien à faire de toi, si ce n'est ton nom et ton rang. Tu mérite tellement plus que cela, Reg. Je veux pas que tu finisses avec une femme aussi froide que ta mère..

Dieu, non, elle ne souhaite pas le voir en compagnie de femmes, comme celles qui composent sa famille. Aussi dérangé que Bellatrix, ou frigide comme sa mère. Aussi glacial que les murs qui entourent la prison d'Azkaban. Toute cette noirceur et cette indifférence qui l'entoure...

Je sais pas. J’sais pas, sauf qu’j’ai pas l’intention d’baisser les bras. J’peux pas, Ave. Y’a sûrement une réponse quelque part, alors lâche-pas OK? S’il-te-plaît?

Cette détresse visible lui serre le palpitant, comme un enfant affolé. Ses mains gelées se resserrent sur les siennes, alors que son regard se perd dans ses pupilles bleus. C'est une demande absurde, ce serait l'encourager dans vers une voie où il ne trouvera aucune réponse à part du silence, pourtant, elle finit par le relâcher pour venir l'entourer de ses bras. Perché sur la pointe de ses pieds, ses bras frêles s'enroulent autour de son cou, et ses yeux se ferment, se maudissant pour les paroles qui lui échappent.

-Je n'abandonne pas. Je n'ai pas envie de mourir, mais j'veux pas que tu y passes ton temps. Pas pour moi..

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You are the shadow
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Beaucoup de garçons t'apporteront des fleurs. Mais un jour, tu rencontreras celui qui saura quelle est ta fleur préférée, ta chanson préférée, ton bonbon préféré. Et même s'il est trop pauvre pour te les offrir, cela n'aura aucune importance parce qu'il aura pris le temps de te connaître comme personne. Il sera le seul à gagner ton cœur.
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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Mer 24 Mai - 4:34


Tout c’que tu voulais, c’était d’voir enfin Averill après sa sortie de l’hôpital. Enfin, alors qu’elle t’avais foutrement inquiété lors d’votre rendez-vous- là où vous vous étiez finalement embrassés pour la première fois. C’est pas si loin, c’souvenir, et pourtant, pourtant il semblerait qu’une éternité s’est glissé entre vous deux depuis. Y’a rien qui est là pour vous faciliter la tâche, t’as beau avoir d’grands projets pour ton mariage avec la rousse t’es même plus certain qu’ça sera possible. Et tes plans, tes plans ils sont bien beaux sauf que tu l’as oubliée elle, à travers tout ça, t’as mis ses sentiments d’côté à profit des tiens. T’as beau être assez naïf d’ce côté pour pas l’réaliser pleinement, c’quand même le cas. T’as pris cette histoire de mariage d’façon protocolaire, sans réaliser qu’c’est pas ça, la vie, c’pas ça qui fait vibrer l’âme et l’cœur jusqu’à vous faire oublier l’reste du monde. Et c’pas dans ses bras à elle que tu l’as réalisé, c’est à elle que t’as fais des promesses, c’est avec elle que tu devras t’afficher et t’sais qu’avec elle, avec elle tu seras content. Comblé, autant qu’peuvent l’être deux sorciers d’sangs-purs dans un mariage arrangé. Car même si ton choix s’arrête sur la Poufsouffle, tu prendrais pas la décision d’te marier. T’en verras pas l’utilité, alors qu’tu peux pas t’lier avec la personne qu’tu veux. Cette personne qui est même pas un secret pour ta presque-fiancée.

Sauf qu’là, c’est d’Orion Black qu’vous parlez et l’dîner qu’a dû partager Averill avec ton paternel. Ça t’surprends qu’ton père ait pris les devants pour lui donner rendez-vous, lui parler d’face à face et sans jamais t’en glisser un mot. T’es tellement habitué à ce qu’il t’donne aucune attention, que chaque fois qu’il fait quelque chose te concernant, ça t’surprend. En même temps, il a toujours pas pris la peine de t’en parler, juste indiquer à celle qu’t’as décidé d’épouser qu’elle pourrait pas, parce qu’elle allait crever. Cela ne devrait pas te surprendre, il n'est pas réellement du genre à agir dans le dos des gens. C'est n'est pas la personne la plus agréable qu'il m'est étonné donné de rencontrer, mais il est... droit. Il n'a pas pris de gant pour me dire que je n'étais pas à la hauteur de ta famille, tu t'en doutes. Qu'est-ce qu'il pourrait faire d'une belle-fille à moitié morte ? Dans le dos des gens non, mais dans l’tien, l’seul fils digne qui lui reste, on dirait qu’ça lui pose pas d’problèmes. Il a beau avoir fait quelque chose t'concernant, au fond, il a même pas pris la peine d't'en glisser un mot. C'est d'la bouche d'ta fiancée, celle qu'il veut plus qu't'épouses, que tu l'apprends, et tu t'dis déjà que t'as pas l'intention d'relancer ton paternel sur le sujet- pas tant qu'il l'amène pas sur le tapis. En attendant, en attendant tu vas t'arranger pour penser, peut-être même trouver une solution. T'sais pas quoi, comment, pourquoi, sauf qu'tu te refuses d'abandonner. Sauf dans l'mien, comme il a pas jugé bon d'm'en parler, qu'tu répliques d'une voix cassante, bien qu'pas tourner vers la rousse. Dans cette situation tu pourras peut-être en tirer profit, mais tu dois avouer ressentir une certaine hâte d'parvenir à t'situer assez haut dans l'estime d'ton Père pour qu'il daigne t'parler d'situations sérieuses. Revenant au moment présent, à ce qui est important en ce moment -Averill et pas ta relation avec ton père donc- tu tournes les yeux vers elle et lui offre un maigre sourire. J'vais m'charger d'lui, mais si jamais il te contacte à nouveau, voudrais-tu m'en glisser un mot, s'il-te-plaît? T'en doutes, mais au cas où, t'aimerais l'savoir pour t'en occuper toi-même et laisser la malade hors d'tout ça. Elle a pas besoin d'ajouter Orion à sa liste de soucis, t'peux t'assurer qu'elle aura plus affaire à lui, au moins.

Noyé, sous des litres d'eaux qui t'permet jamais de crever la surface. Chaque fois qu'tu y vas pour une bouffée d'air frais, c'est d'l'eau qui emplit tes poumons, et t'essaie encore et encore de digérer tout ce que la belle Poufsouffle t'annonce depuis l'début d'votre rencontre. T'es pas du genre émotif, t'aimes pas gérer c'genre de trucs comme c'pas du tout ta tasse de thé, surtout quand t'as pas d'solutions à offrir sous l'coude. Et d'savoir qu'elle est malade c'pas tout, c'est d'savoir en même temps qu'sa maladie est sérieuse, trop sérieuse, et qu'elle s'étend dans son ADN comme l'feu qui suit une traînée d'poudre- elle pourrait mourir d'une seconde à l'autre. Bien qu'ça t'semble impossible, improbable, et t'espères qu'ta bonne volonté sera suffisante. Tu lui demandes alors, d'une voix un peu cassée, si elle souffre beaucoup. Ça t'énerves l'ton d'ta voix, sauf que t'arrives pas à êtr expressif autrement, comme un vent glacé qui a figé ton corps dans la glace. Puis quand elle lui répond, sa voix est pas plus haute qu'un murmure, douce, et tu te penches légèrement pour mieux l'entendre. On ne peut pas dire que ce soit plus sérieux, mais ça se propage plus vite... Probablement parce que ma magie est plus forte, je ne sais pas... Regulus... Je ne pense pas que tu es besoin de savoir ça. Quand elle prononce ton prénom, c'comme si ça allumait quelque chose en toi et en regardant dans ses yeux, t'sens presque sa douleur. Ça t'prends à la gorge, ça t'mets une pression sur la poitrine- parce qu'tu t'dis que si elle veut pas t'en parler, c'est qu'elle doit souffrir. T'as qu'à t'rappeler les explosions autour d'vous cette première fois, lors d'votre premier rendez-vous, si ça s'empire depuis c'temps-là t'peux pas imaginer sa douleur.
Sauf qu'avant qu'tu puisses dire quoi que se soit, elle s'évade d'ton champ de vision pour rejoindre la salle de bain non plus d'vous. T'as un million d'choses qui t'passes dans la tête alors que tu la suis lentement, comme un automate, pour prendre appuie contre le mur à côté d'la porte en attendant qu'elle sorte. Ça prend un moment, où t'essaie d'replacer tes idées, savoir quoi lui dire, quoi lui demander, sauf que t'as le cerveau dans la brume et il s'en sort pas. Quand enfin elle t'rejoint, tu tournes un regard concerné dans sa direction et lui demande aussitôt comment elle se sent, et si tu peux faire quelque chose. Non, ça va. Je vais bien. Malgré sa rassurance, t'en doutes. T'en doutes qu'elle aille si bien qu'ça mais tu relèves pas. Tu t'contentes d'hocher la tête avant d'passer une main dans tes cheveux et humidifier tes lèvres avec ta langue. Deux gestes rapides, presque nerveux, avant qu'tu tournes à nouveau vers Ave pour reprendre la parole- reprendre la conversation d'où vous l'avez laissé avant qu'elle ne s'enfuit pour être malade. J'ai peut-être pas besoin d'le savoir, sauf que j'aimerais bien. On est peut-être pas encore mariés, sauf qu'si j'peux t'amener mon support, j'veux l'faire autant qu'possible. Autant qu'tu me laisseras, qu'tu dis doucement, et tu penses chaque mot. Qu'importe tout, c'est vrai qu'tu veux être là pour elle, et pas qu'par devoir. Tu y tiens à Averill, tu l'montres mal, probablement, mais tu y tiens.

Et c'est peut-être pour ça que c'est autant difficile d'lui avouer qu'ouais, ouais t'as quelqu'un d'autre en tête- et ouais, quand elle prononce le prénom d'Oswin, tu peux pas faire autrement qu'approuver. Elle s'efforce à être honnête, tu peux qu'faire la même chose, même si t'refuses d'mettre un nom sur ce que tu ressens quand t'es avec lui. Tu t'efforces d'répondre à Ave comme tu peux, tu t'excuses à la fin, platement, parce que c'est nul d'pas pouvoir lui offrir autre chose qu'une excuse. Elle t'regarde plus quand tu parles d'Feuerbach. J'aimerais mieux ne pas en savoir autant, sur tes sentiments envers lui...je peux pas nier que... Oui, vous me faites du mal. Mais je suis bien placée pour savoir qu'on ne choisit pas... Crois moi, sinon je ne t'aurais pas choisi, toi, en sachant que tu ne pouvais pas me le donner en retour... Pas besoin d'un dessin pour comprendre qu'sa voix basse vient d'la douleur, celle qu'tu lui crées en sombrant toujours plus fort pour Oswin Feuerbach- t'y peux rien, même si ça te tue d'voir la peine dans les yeux si lumineux d'la rouquine. Quand t'as jeté ton dévolu pour elle, tout c'que tu voulais, c'était prendre soin d'elle, la rendre autant heureuse qu'possible, et éviter d'tomber dans l'horreur des mariages arrangés avec des époux qui s'aiment pas. Finalement, finalement ça allait terminer comme ça, et tout ça à cause d'toi. Sauf qu'comme elle dit, on choisit pas. En même temps, c'pas comme si Averill t'laisse indifférent, qui dit qu'des sentiments pour elle, t'en ressentira jamais? Tu doutes parvenir à lui donner autant qu'tu t'donnes à Os, sauf qu'vous êtes qu'au début d'vos vies, t'as encore l'temps d'réussir à t'assurer qu'elle soit heureuse malgré tout. J’t’en parlerais que si tu abordes toi-même le sujet alors. Ta voix est pas plus forte, c’est un point final qu’tu mets au sujet à sa demande non-officielle, t’as confirmé ses doutes ça veut pas dire qu’elle a envie d’en entendre davantage.
Et pour lui faire oublier ton douloureux aveu vous continuez sur un autre chemin, un autre sujet qui n’est pas moins pénible, juste différent. T’peux comprendre qu’elle ait eu besoin d’temps avant d’pouvoir te faire face à nouveau, bien qu’tu dois avouer t’sentir agacé qu’elle n’aie pas hésité à mettre St. James au courant, et qu’il a même pu la voir à Ste-Mangouste. Aussitôt tu lui proposes d’aller la visiter si elle le souhaite, et c’est avec satisfaction qu’tu vois finalement ses traits de porcelaine s’animer d’un peu de vie et d’couleurs. ça me ferait plaisir. qu’elle répond et tu sais qu’elle l’pense, amenant un sourire sur ton visage glacé d’choc et une impossibilité d’produire une réaction appropriée. Tu sembles détendu, un peu, mais pas assez pour apprécier l’humour noir qu’fait preuve Ave en parlant d’sa situation, alors que normalement, ça t’aurais probablement amusé. T’parviens à lui rendre une réponse qu’tu veux pas trop fataliste, surtout qu’tu te refuses de penser à Averill sous forme de fantôme. C’est trop tôt, t’as à peine eu l’temps d’accepter la situation donc tu veux pas penser à cette horrible fatalité qu’elle mijote sûrement depuis un moment. Je ne crois pas que je m'embêterais à finir mes études, si je deviens un fantôme avant la fin… Bien que ça soit la dernière chose qu’tu souhaites, si jamais ça avait à arriver, la moindre des choses c’est qu’elle soit effectivement sauvée d’tous devoirs. Tu ferais probablement la même chose, heureux comme un strangulot dans l'eau d’pas devoir terminer en politique- bien que cet avenir, y’a Os qui va travailler avec toi. C’est bien l’meilleur côté que t’arrives à voir d’finir au Ministère avec ton père, alors que jusqu’à deux ans plus tôt, tu pensais encore avoir la chance d’pouvoir faire ce que tu veux d’ta peau- à défaut d’avoir l’attention d’ton géniteur. Aujourd’hui au fond c’pas bien différent, bien que t’aie plus la chance de pouvoir choisir ton métier.
Cependant, à ce que tu saches t’as toujours le choix d’ta fiancée, et peu importe son état de santé, elle est présentement en face de toi. Tu comptes bien l’y garder, là, à tes côtés, jusqu’au jour d’votre mariage- peu importe ses termes également. T’sais pas, en cet exact moment, ce que tu dois attendre d’votre futur mariage. En sachant qu’elle t’aime et que tu t’accroches à un autre, en sachant qu’ses sentiments peuvent changer mais qu’à ce moment-là, elle devra néanmoins t’rester fidèle. Y parviendra-t-elle, ou devras-tu malgré tout t’arranger pour garder toujours une flamme entre vous deux ? De nombreuses questions restées sans réponses, mais elles viendront, tu n’en doutes point. Un jour à la fois, un obstacle à la fois.

Ce que tu peux être entêté, parfois. Si toi cela t'importe peu, ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas envie de savoir que tu passeras le reste de ta vie avec une femme froide, qui n'aura rien à faire de toi, si ce n'est ton nom et ton rang. Tu mérite tellement plus que cela, Reg. Je veux pas que tu finisses avec une femme aussi froide que ta mère… C’est ce qu’elle te livre après que tu insistes sur ton inflexibilité quant à ton désir de l’épouser, les sourcils froncés alors que t’arrives à voir un voile de tendresse dans ses prunelles tandis qu’elle te répond. Chaque fois que tu vois une once de chaleur apparaître dans son visage depuis que tu lui as avoué voir Oswin ça te réchauffe légèrement la poitrine, après tout, t’avais peur qu’lui avouer ça la fermerait complètement à toi. Alors qu’avec l’annonce d’sa maladie, sa trop grande possibilité de mourir, t’veux être là pour elle et l’épauler à travers cette épreuve. Car ça sera que ça en bout d’ligne, une épreuve, pas une fatalité. J’apprécie l’attention, vraiment, mais je ne crois pas qu’on se rendra là, insistes-tu en penchant doucement ta tête dans sa direction, refusant d’commencer à considérer une succestrice- encore moins maintenant alors que la nouvelle est si fraîche. Et tu sais, ma mère n’est pas si terrible, certes pas la femme la plus démonstrative, mais décidément pas mauvaise, qu’t’ajoutes d’une voix qui craquèle d’une presque imperceptible touche amusée. Après tout, Walburga ne semble pas d’premier abord comme une femme maternelle, et t’irais pas jusqu’à dire que c’est une qualité qu’elle affiche, sauf qu’t’aurais pu hériter d’une bien pire mère. T’sais que Sirius peut pas dire la même chose, mais étant donné la position dans laquelle ton aîné t’a laissé, tu ne peux que te considérer chanceux d’avoir pu compter sur ta génitrice à travers tout ça. Bien qu’tu doutes pouvoir un jour t’asseoir avec elle et lui parler d’ta relation avec Os, que t’en as finalement parlé avec Averill après qu’elle t’ais mis devant l’évidence. Non, dans ce sens-là, tu ne peux qu’approuver avec ta presque-fiancée, sans toutefois regretter Walburga.
Averill t'présente quand même plus d'affection que ta mère en ce moment, malgré le mal que tu lui as amené, elle réchauffe tes mains glacées des siennes, te demande sans t'pousser trop vers l'évidence qu'il y a pas pas trente-mille solutions, et que pour l'instant, aucune solution n'a été trouvée. Au contraire, elle t'demande ce que tu veux faire, sauf que tu sais pas. t'as aucune idé de ce que tu voudrais faire, et tu le lui dis. Sauf que tu lui demandes également de pas lâcher, parce que tu vas la trouver la solution, tu vas t'assurer que quelqu'un mette le doigt sur la solution miracle- sans savoir que la solution, Os la tient aux creux d'ses mains- peut-être, mais l'espoir que la nouvelle t'amènera sera tout de même douce. Et plus que bienvenue. Averill serre tes mains avant d'les lâcher, te laissant cette sale impression d'froid. Sauf que ça dure pas, comme elle passe se bras autour d'ton cou, s'rapproche d'toi et diffuse toute sa chaleur dans ton corps. Tu peux qu'passer tes bras autour d'sa fine taille et camoufler ton nez dans ses cheveux d'feu. Je n'abandonne pas. Je n'ai pas envie de mourir, mais j'veux pas que tu y passes ton temps. Pas pour moi… Tu soupires contre ses cheveux. Elle dit cela comme si elle n’avait aucune importance à tes yeux, comme si elle ne valait rien comparé à tes propres soucis. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est qu’elle fait partit intégrante de ta vie- même si elle est pas ta femme encore. Elle le deviendra, et donc, à tes yeux, elle vaut tout son pesant d’importance. Pour toi est exactement la raison pour laquelle je vais m’y efforcer, répliques-tu d’une voix étouffée par ses mèches flamboyantes. J’te le démontre pas d’la bonne façon, mais qu’tu sois bien j’trouve que c’est important, et c’est pourquoi j’veux être là pour toi, et t’écouter au besoin. Tu vas jamais prendre d’mon temps, ou m’en faire perdre, j’te le donne parce que je le veux. Et ça changera pas, qu’importe le diagnostic final, j’serais là, qu’tu promets un peu maladroitement. T’as quand même pris la peine d’reculer ta bouche d’sa chevelure pour qu’elle parvienne à t’entendre, sauf que tu t’es pas assez reculé pour la regarder droit dans les yeux, parlant d’ce fait près d’son oreille.

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MessageSujet: Re: loving you back to life (avelus)   Ven 16 Juin - 21:41

Heart of the darkness
Avelus
I only told the moon, tonight up on the roof. I told her that I'm scared that all my thoughts they look like you. I only told the moon, about the way you move. I asked her to please tell me if you tell things to her too.

La jeune Macmillan a été angoissée, quand elle a reçu le hibou d'Orion Back. Tout sangs purs le sont sans doute. Après tout, dans le monde des sorciers, les Black sont un peu comme la famille royale. Nécessairement, la réputation du patriarche n'est plus à faire, et Averill, étant un simple étudiant à ses yeux, une opportunité de perpetuer le nom de sa famille, il l'a prit de haut. La rouquine ne s'attendait pas à autre chose de la part d'un homme comme cela. Néanmoins, s'il y a une chose qu'elle estime chez lui, c'est sa franchise. Un peu trop cassante parfois, comme elle. C'est sans doute pour ça qu'il avait accepté le choix de son fils, jusqu'à ce qu'il apprenne la mort prochaine de la jeune femme. Même si la Pouffy se doutait du sujet de conversation qu'ils allaient avoir, l'annonce à résonner comme un coup de massue. Pourtant, elle avait elle-même décidé qu'elle ne pourrait pas se marier avec Regulus. Pourquoi faire ? peut-être serait elle plus de ce monde avant  même le mariage. Mais de l'entendre de la bouche d'un autre, cela fait toujours un drôle d'effet. Peut-être son esprit contradictoire.

-Sauf dans l'mien, comme il a pas jugé bon d'm'en parler

Ave se senti désolée pour le serpent. Elle comprend à quel point sa position n'est pas aisée. Même s'il devient le seul héritier direct, Orion ne lui accorde pas plus d'importance qu'au début. Et la jeune femme se demande toujours pourquoi, parce que ce n'est pas le manque d'effort du côté du jeune homme. Mais un homme aussi sombre qu'Orion Black peut-il montrer un quelconque intérêt pour quelque chose, autre que sa gloire personnelle ? Parfois, la rouquine se dit que si Voldemort ne lui faisait pas autant peur, le patriarche des Black serait sans doute à sa place.

-J'vais m'charger d'lui, mais si jamais il te contacte à nouveau, voudrais-tu m'en glisser un mot, s'il-te-plaît?

La jeune femme ne voit pas trop comment Regulus pourrait faire changer d'avis son père sur le sujet, mais elle ne tient pas à remuer le couteau dans la plaie. Cependant, elle espère qu'il ne s'attirera pas d'ennuis à discuter de cela avec Orion. Un léger sourire répond au sien, alors qu'elle hoche doucement la tête.

-Je t'en ferais part.

Malgré tout, le chef des Black n'est pas le sujet le plus sérieux à aborder, même si Averill aurait aimé à la rigueur ne parler que de ça. Mais comme avec Torin, elle ne peut pas toujours reculer ce matin. L'espace d'un instant, elle s'en veut d'en rajouter toujours plus sur les épaules de Regulus, elle aurait tellement souhaité le laisser hors de portée de sa maladie. Mais pour convaincre le serpentard de changer de fiancée, elle est bien obligée de lui donner une raison valable. Et elle ne se voit pas l'éviter encore indéfiniment. Malgré tout, elle a besoin de la présence de Regulus dans sa vie. Alors même si ce n'est pas drôle, elle lui annonce la couleur de sa maladie, tout en restant le plus évasive possible. Parce que la rouquine n'a pas envie de raconter au jeune Black à quel point elle peut souffrir parfois. Cette envie qu'elle a de s'arracher la peau pour faire sortir ce mal qui la ronge. La violence qui peut parfois l'animée quand les crises se déclenchent. Cette sensation qu'elle est en train de faire sortir ses tripes quand elle est agrippée à la porcelaine des toilettes. Non, c'est une annonce déjà difficile, elle ne veut pas en rajouter à ses problèmes. Mais elle veut surtout éviter qu'il ne la voit comme une petite chose fragile.

Et comme un mauvais rappelle, la maladie prend à nouveau le dessus en lui tordant l'estomac, la forçant à prendre ses jambes à son cou pour se jeter sur la porte des sanitaires non loin afin de vider ce mal qui lui dévore les intestins. Dans ces moment-là, elle ne cesse de se répéter que c'est injuste qu'elle souffre d'une telle manière, alors qu'elle a toujours tenté d'être plus ou moins droite. Cette sensation qu'un Doloris serait bien moins douloureux. Et ses doigts s'accrochent à ce qu'elle trouve durant ce calvaire, alors que ses yeux deviennent humides, et que sa gorge se fait aussi douloureuse que si on lui avait enfoncé un tisonnier chauffé à blanc. Et cela semble s'éterniser dans le temps, comme si cela n'aller jamais s'arrêter. À ce moment-là, elle est partagée entre le fait d'être seule, de ne pas exposer sa faiblesse, et vouloir quelqu'un à ses côtés pour la soutenir. De savoir Regulus non loin la fait perdu son sang-froid, et bientôt son souffle semble hors d'atteinte alors que sa crise se calme doucement.

Ses pleures sont silencieux, alors que la rouquine se relève sur ses jambes tremblotante pour aller se rincer la bouche. Son regard se perd quelques instants sur la blancheur  anormale de sa peau et ses traits fatigués. La jaune prend quelques secondes encore quelques secondes pour reprendre un certain équilibre avant de rejoindre le jeune homme dans le couloir. Ses forces semblent s'être envolées, alors qu'elle s'appuie à son tour contre le mur, soudain fatiguée. Mais un léger sourire tendre étire ses lèvres abîmées, quand Reg 'prend le temps de lui demander si elle a besoin de quelque chose. Sa présence lui suffit pour le moment, il ne peut pas faire grand-chose d'autre. Alors, elle lui souffle doucement qu'elle va bien, et même s'il semble penser le contraire, il se contente de hocher la tête.

-J'ai peut-être pas besoin d'le savoir, sauf que j'aimerais bien. On est peut-être pas encore mariés, sauf qu'si j'peux t'amener mon support, j'veux l'faire autant qu'possible. Autant qu'tu me laisseras

Mais Regulus reste un jeune homme borné, et parfois Averill se dit que ce serait presque plus facile pour lui de vivre tout ça s'il était aussi distant que les autres sangs purs. Il a un sens du devoir bien trop développer pour son propre bien, dans ce monde. Pourtant, c'est une valeur que la rouquine souhaite conserver chez lui. Cherchant dans ses quelques forces, la jeune femme se rapproche de lui pour poser doucement sa main fragile sur sa joue agréablement chaude.

-Non, tu ne veux pas savoir de tel détail. Tu ne peux pas faire grand-chose, et je ne veux pas te blesser. Tu te glisseras dans ma chambre la nuit, pour voir si je vais bien ? J'admets que c'est une idée séduisante, de savoir que tu veilles sur moi, mais je préfère éviter que tu ne me vois dans un état pareil.

Malgré tout, une distance se creuse, et la jeune femme s'écarte bien vite de lui quand Oswin rentre dans la conversation. Elle ne nie pas qu'elle aurait aimé qu'il lui confirme juste, sans entrer dans les détails. Durant tout le temps où elle avait prévu d'être la future épouse de Regulus, elle s'était bornée d'illusion, qu'en étant à ses côtés, en se faisant belle chaque jour, l'héritier des Black finirait par partager ses sentiments. Ils se complètent plutôt bien, malgré tout. Et même si sa mère la prévenue bien assez tôt, de ne pas s'attendre à ce genre de fantasme, elle n'a pu s'en empêcher. Comme si sa mort prochaine ne suffisait pas, cet espoir mourrait dans l'oeuf. Et même si c'est injuste d'en vouloir à Regulus pour cela, la jeune femme ne peut pas faire autrement. Parce qu'elle aurait encore préféré qu'il lui annonce la couleur dès le début. Qu'il évite de l'embrasser, à l'infirmerie. Il y a quelques minutes, quand il l'a retrouvée.

Des signes d'affection sous les coups de l'émotion. Rien d'autre. Parce que les deux fois, il a eu peur de la perdre. Mais le reste du temps, ils se touchent à peine. De la poudre aux yeux, et il faudra qu'elle s'y habitue, qu'elle se contente de cela. Et elle espère sincèrement que ce sentiment de façade ne la rendra pas aussi vide que les autres femmes de son rang qu'elle a pu rencontrer.

-J’t’en parlerais que si tu abordes toi-même le sujet alors.

Ne trouvant rien à répondre à ça, la douleur bien trop présente, elle se contente de hocher la tête, sans pour autant lui accorder un seul regard. Parce que c'est douloureux de voir le visage de l'homme que vous aimez, mais qui ne vous appartient pas. Au lieu de ça, la jeune femme s'avance vers l'une des fenêtres pour perdre ses pensées dans la contemplation des étoiles qui commencent à briller dans le ciel, alors que le sujet part sur un terrain moins glissant. Malgré tout, comme chaque femme amoureuse, elle ne peut rester de glace face à sa demande de lui rendre visite à l'hôpital. Parce que ça la touche, qu'il soit à elle, quelques minutes, quelques heures. Même s'il le fait par devoir, ou pitié, qu'importe. C'est presque risible, mais si elle doit se construire un rôle, autant le faire bien. Et malgré tout, elle ne sait plus si c'est sincère ou non, mais il semble ravi qu'elle lui donne son accord, et à  nouveau un léger sourire éclaire son visage.

L'ambiance se détend légèrement, et Averill souhaite continuer dans ce sens, alors elle tente l'humour. Un humour un peu bancal, noir, mais cela va avec les circonstances. Et même si Regulus tente de la suivre sur ce chemin, elle sent bien que ça le fait pas rire. Mais Averill en a assai de pleurer sur son sort. Ce ne sont pas ses larmes qui vont la sauver de toute façon. Mais même si elle finit en tant que fantôme ici, ce serait une prison et une libération. Parce qu'elle verrait Regulus et Oswin ensemble, parce qu'elle sait qu'elle ne pourrait s'empêcher de les espionner, quitte à se faire du mal. Et en même temps, elle passerait sans doute son temps à la bibliothèque du château, où a explorer les coins secrets de l'école. Elle ne risquerait plus grand-chose après tout. Cette perspective en devient presque excitante.

Cela conduit à l'évidence que Regulus doit se choisir une nouvelle fiancée, puisqu'elle ne fera sans doute pas l'année. Mais comme toujours le serpent se montre inflexible et buté quant à l'idée de la femme choisit. C'est beaucoup d'efforts pour si peu de temps, qu'elle a envie de lui souffler. Pourquoi faire quelque chose que même son père n'approuvera jamais ? Il a beau être borné, s'il se démène comme un diable pour s'accrocher à elle, alors qu'au final, son géniteur ne donnera jamais son accord, c'est peine perdue. Un instant, elle se demande pourquoi elle, alors que n'importe quelle fille ferait l'affaire, puisque de toute façon il aime Oswin. C'est sans doute l'idée qu'elle le sache, qu'il n'ait pas à s'en cacher.. Et durant quelques secondes, cette explication lui fait du mal, et elle préfère la passer à la trape pour s'occuper de Regulus, avec une certaine tendresse. Parce que même si leurs sentiments ne sont pas réciproques, il compte beaucoup pour elle, et elle ne souhaite que son bonheur, et sa protection.

-J’apprécie l’attention, vraiment, mais je ne crois pas qu’on se rendra là. Et tu sais, ma mère n’est pas si terrible, certes pas la femme la plus démonstrative, mais décidément pas mauvaise.

La rouquine doute franchement de cette révélation, pour les quelques fois où elle a rencontré sa mère, mais elle ne l'a connait pas plus que cela, après tout. Beaucoup de femmes sangs purs peuvent paraître si froide, alors qu'elles sont juste brisées, conditionnées. Un peu comme sa propre mère, qu'elle a crue glaciale durant des années, avant qu'elle ne se confit à sa fille de son mal-être, qu'elle espère éviter à Averill. Alors, elle lui sourit à son ton amusé, et comme toujours le sérieux revient au galop. Parce que Regulus veut absolument croire à un remède-miracle, alors que la jaune semble avoir perdu foi en cette possibilité. Mais une telle détresse semble briller au fond des yeux du jeune Black, qu'elle ne peut rester de glace. La jeune femme finit par relâcher ses mains pour crocher ses bras autour de son cou, appréciant la chaleur de son corps contre le sien qui lui semble si froid ces derniers temps. Elle se perd dans la chaleur protectrice de ses bras puissants qui s'enroulent autour de sa taille, et elle prie presque silencieusement pour finir sa vie ainsi. Son parfum l'embaume, et ses yeux se ferment, comme si cet endroit, au creux de ses bras, lui apportait la paix qu'elle recherche depuis des jours à présent. Et son souffle chaud qui caresse sa gorge ressemble à la plus douce des récompenses, alors qu'elle glisse doucement l'une de ses mains dans ses cheveux ébènes, lui prodiguant presque les caresses d'une mère à son enfant. Comme une façon silencieuse de lui dire qu'elle est toujours là, pour le moment.

-Pour toi est exactement la raison pour laquelle je vais m’y efforcer.

Et malgré tout, cette déclaration lui arrache une perle salée qui s'écoule sur sa peau pâle et fait battre son palpitant. Ce ne sont que quelques mots, mais durant cette courte phrase, elle a l'impression qu'elle vaut plus que tout l'or du monde, comme s'il ne pouvait tout simplement pas imaginer une vie sans elle. Peut-être qu'elle ne jouera pas qu'un rôle dans tout cela. Elle veut se prendre à croire qu'elle a une certaine importance pour lui, et sa prise se resserre, alors qu'elle se perche sur la pointe de ses pieds, pour avoir un meilleur équilibre.

-J'te le démontre pas d’la bonne façon, mais qu’tu sois bien j’trouve que c’est important, et c’est pourquoi j’veux être là pour toi, et t’écouter au besoin. Tu vas jamais prendre d’mon temps, ou m’en faire perdre, j’te le donne parce que je le veux. Et ça changera pas, qu’importe le diagnostic final, j’serais là

Même s'il n'est pas à elle, et qu'il ne le sera peut-être jamais, ses paroles murmurer à son oreille la rechauffent. La rouquine s'éloigne légèrement juste le temps de déposer ses lèvres sur les siennes, elle s'en donne le droit. Juste aujourd'hui, juste sur le moment, parce que cela lui semble une bonne conclusion à cette promesse. Et ses larmes silencieuses scellent ce pacte en s'échouant sur leur baiser, avant qu'elle ne s'éloigne doucement, un léger rire flottant dans les airs alors qu'elle passe ses doigts sur ses lèvres humides, pour effacer les traces des perles salées.

-Je suis bien, pour le moment. Je n'ai pas besoin de plus, j'ai juste besoin que tu sois là.

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of my light.
Beaucoup de garçons t'apporteront des fleurs. Mais un jour, tu rencontreras celui qui saura quelle est ta fleur préférée, ta chanson préférée, ton bonbon préféré. Et même s'il est trop pauvre pour te les offrir, cela n'aura aucune importance parce qu'il aura pris le temps de te connaître comme personne. Il sera le seul à gagner ton cœur.
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