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 beauty and beast (pandossian)

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MessageSujet: beauty and beast (pandossian)   Ven 17 Mar - 20:15


beauty and beast
Cassian Aquila & Pandora Sutherland

Sa chambre était dans un bordel monstrueux - ce qui ne changeait pas de d'habitude - mais pour une fois elle trouvait cela agaçant. Cela devait bien faire dix minutes qu'elle tournait et retournait les vêtements qui étaient entassé sur son lit - propres pour la majorité - à la recherche d'une chemise. Une simple chemise, sur laquelle elle n'arrivait pas à mettre la main. Soufflant, durement, elle s'allongea sur le sol pour regarder si elle n'était pas tombée. Mais le sol était immaculé et il ne s'y trouvait rien d'autre que le livre vorace de Soin aux Créatures Magiques de sa camarde de chambre. Elle se releva, passa une main nerveuse dans ses cheveux, avant de tirer sa valise de sous son armoire. Elle l'ouvrit, n'y trouva que le vide, avant de finalement la remettre à sa place et d'ouvrir l'armoire près de son lit. Elle y trouvait des robes de sorcières de plusieurs couleurs, les robes officielles de Poudlard, sa cape, des jupes, des pantalons et des t-shirts de moldus. Quelques chemises aussi - mais pas celle qu'elle voulait.
PANDORA — « Merlin je dois être maudite ! »  Elle avait presque envie de pleurer, ne s'était pas sentie aussi démunie depuis — sans doute n'avait-elle jamais eut ce sentiment. Elle était à la fois anxieuse, excitée, paniquée, et enthousiaste, un mélange qui la rendait totalement folle, et qui avait fini par faire fuir toutes les filles du dortoir.  

Elle avait passé la journée dans cet oscilement, attendant simplement que la nuit arrive et sa ronde. Pour une fois que son rôle de préfet s'avérait être utile à autre chose qu'à aller à l'encontre du règlement, elle n'avait jamais été aussi angoissée. Elle devait calmer, respirer, retrouver son calme, et prendre du recul - les conseils de Rhaegar avaient tendance à entrer dans une oreille pour ressortir de l'autre, et elle n'arrivait pas à reprendre son souffle. Une seule pensée tournait encore et encore dans son esprit : elle allait revoir Cassian ce soir.
Cassian Aquila - il était rapidement devenu une obsession pour la jeune femme, sans qu'elle puisse vraiment le combattre. Elle pouvait pas s'en empêcher, il lui avait fait un tel effet lors de cette soirée - cette nuit - passée dans la bibliothèque à ses côtés. A discuter comme s'ils se connaissaient depuis toujours, et - surtout - comme s'il n'était pas aveuglé par son pouvoir d'attraction. Il lui avait parlé comme elle en avait toujours rêvé, avec sincérité et sarcasme, avec humour et honnêteté. Il lui avait parlé comme si elle était normale, une adolescente comme les autres, et non comme un objet de désir totalement fanatique. Il avait été gentleman et charmeur - mais loin d'être désagréable il avait fait naitre en elle une chaleur et un enthousiasme qui l'avait faite parler durant des heures. Lorsque les lueurs de l'aube avaient percé les hautes fenêtres de la bibliothèque elle en avait été surprise.

Depuis elle ne cessait d'y penser - tant et si bien qu'elle avait même trouvé intelligent d'en faire par à Darius. Et la réaction plus que virulente de son frère avait fait naitre en elle des doutes qui la poussèrent au silence. Elle évita la bibliothèque durant des jours, jusqu'au soir des attaques. Et même après cela, ce n'est qu'après avoir parlé avec Rhaegar et Triss qu'elle trouva le courage de re-contacter Cassian, espérant qu'il n'ait pas été vexé par son silence. Elle voulait passer cette soirée avec lui - elle voulait lui parler, le revoir, et comprendre ce qu'il lui arrivé. Pourquoi il ne sortait plus de son esprit, et pourquoi elle était si déterminée à le voir, et à lui faire bonne impression.
Et elle ne trouvait plus ce chemisier jaune et noir ! C'était une chemise moldue qu'elle avait achetée une année auparavant - c'était les couleurs de sa maison et elle en était fière. Agacée, elle s'assit sur le lit, prenant sa tête entre ses mains pour grommelée avant de se jeter sur l'oreiller avec un cri de délivrance affligée. Et c'est là - sous le dit oreiller - qu'elle sentit la douce sensation du tissu sous ses doigts.

Un cri de joie et dix minutes plus tard elle était enfin prête, sourire aux lèvres, et sortit de la salle commune avec son insigne de préfète sur la chemise - déterminée à retrouver Cassian. Elle posa un baiser sur la joue de Rhaegar qui lui souhaita bonne chance et lui fit promettre de tout lui raconter à son retour. Et quand elle sortie elle se trouva seule. La nuit était tombée, et elle reconnut cependant qu'elle était peut être en avance - peut être - ou alors avait-il décidé de ne pas venir.
PANDORA — « Depuis quand t'es si pessimiste Panda ? » Se demanda-t-elle à voix haute, commençant des allers et venus dans le couloir. « C'est pas comme si t'étais totalement accroc ou que tu avais attendu que ca depuis des jours. » Surenchérit-elle en levant les yeux au ciel, riant de sa propre stupidité - parce que clairement elle avait attendu cela depuis des jours.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Dim 19 Mar - 23:02


Cette nuit, aucune fois il ne va se surprendre en train de penser à Pandora Sutherland et à une possible visite de sa part dans sa bibliothèque. Car cette nuit, cette nuit il va la passer avec elle. Ou tout du moins en partie, le temps qu'elle termine sa ronde de préfet. Il va également se faire un devoir de la ramener à l'entrée de la Salle Commune des Poufsouffle,  là où il se dirige présentement pour la rejoindre. Ça a pris du temps à la demoiselle avant de lui donner des nouvelles depuis leur nuit passée à parler de tout et de rien, où Aquila s'est surpris à parler librement, à écouter avec attention et intérêt également. Si l'effervescence étudiante a parfois le don de le mettre sur les nerfs -certainement que la puce forçant sa diète n'aide pas la cause- ce n'est pas le cas avec Pandora. Elle, elle est pareil au soleil, à une bouffée d'air frais. Elle, elle a ce quelque chose qui la rend attrayante et qui attise encore et encore l'attention du vampire. Ce n'est pas une habitude pour lui, il se surprend cependant à ne pas s'en déplaire, trouvant en Miss Panda un passe-temps passionnant - bien que le terme ne lui plaise pas, ne semble pas approprié. Alors qu'en vérité, il ne devrait pas chercher à définir sa relation avec une adolescente - il imagine que bien des enseignants ne verrait pas cela d'un bon œil, mais comme il n'est pas comme la majorité des sorciers, Cassian ne s'en préoccupe guère. Au Diable les convenances, il a envie de la voir alors il ne se retiendra pas. Pas du genre à se casser la tête, il a juste attendu que la journée passe sans pouvoir se débarrasser d'un sourire en coin moins railleur que d'habitude. Il a même ps flanché quand un étudiant a fait tombé une vingtaine de grimoires et fait du tapage comme jamais, il l'a regardé en souriant, lui indiquant qu'il était mieux de les remettre en ordre et propre sur les étagères, autrement il allait demander l'autorisation d'user les cachots pour l'y pendre une heure ou deux par les pieds. Comme personne ne sait sur quel pied danser avec lui, le malheureux s'est exécuté en silence et le visage aussi blanc qu'un drap, alors que Cassian n'a pas perdu une seconde son sourire. Pas quand Pandora est la dernière personne qu'il verra dans sa journée, pour la conclure en beauté.

Beaucoup de choses se sont passés depuis la dernière fois, dont une sombre attaque qu'il a manqué de moitié comme il était enfoncé profondément dans la Forêt Interdite. Mais même si elle s'excuse d'avoir mis tout ce temps avant de le contacter, lui, ça lui a pas dérangé. Y'a pas eu de promesses, juste quelques mots échangés sur une possible nouvelle rencontre. Il a crû comprendre par le hibou envoyé par la blonde qu'elle s'est disputé avec son frère à son sujet - sans comprendre pourquoi exactement. Oh, il n'est pas con au point de ne rien comprendre, après tout, savoir que sa petite sœur passe la nuit avec un type ayant une réputation de bibliothécaire étrange, sombrement mystérieux, pourrait hérisser le poil d'un aîné en un quart de tour - surtout au vu du bagage d'adn de la vélane, et c'est impossible pour les Sutherland de savoir qu'il est immunisé à leur charme. Avantage vampirique, bien que ses avantages lui semblent de plus en plus limité ces derniers temps. Pour ce qui est de Mr. Sutherland, il a sûrement vu défilé un tas de scénarios pervers dans son esprit, expliquant pourquoi ça avait fini en dispute entre les deux vélanes.

Il est maintenant dans les cachots, se rapprochant de plus en plus du point de rendez-vous entre Pandora et lui. Rien dans sa démarche nonchalante et assurée ne trahit le sentiment agité semblant agité ses organes morts. Particulièrement celui qui ne bat plus – celui qu’il pensait voir éteint pour le reste de l’éternité. Pas qu’il ne réalise le potentiel amoureux qu’il possède envers l’étudiante, il réalise cependant qu’elle est spéciale, car outre sa nature à demi-vélane la plaçant presque dans la même catégorie monstrueuse que lui, il ne peut s’empêcher de vouloir la voir et lui parler encore – ce qui ne lui ait pas vraiment arrivé depuis qu’il a perdu son âme. Il y est presque quand il entend, grâce à son ouïe renforcé, la voix de Pandora résonner dans les couloirs vides. Depuis quand t'es si pessimiste Panda ? Il s’arrête avant de tourner le coin, curieux de voir si elle a davantage à dire. C'est pas comme si t'étais totalement accroc ou que tu avais attendu que ca depuis des jours. Ses sourcils se relèvent, curieux, seul changement dans son expression qu’il veut détendu, habillé d’un sourire contenté et paresseux. Il sort finalement de l’ombre et s’approche de la vélane qui lui tourne le dos. Bonsoir Pandora, annonce-t-il d’un ton doux, dans l’espoir de ne pas la prendre par surprise – qu’importe si l’idée est tentante. Qu’est-ce qui peut bien vous troubler ainsi en ce beau début de nuit? demande-t-il sans s’arrêter, jusqu’à ce qu’il soit un peu plus proche que la distance qu’il garde habituellement avec tout le monde. Avec elle cependant, l’envie de s’en approcher était trop tentante pour y résister. Son regard baisse du visage de Pandora au reste de son corps, avisant le chemisier qui lui va comme un gant. Son sourire s’agrandit légèrement alors qu’il attrape le tissu de la manche jaune et noire entre ses doigts, avant que le vampire plonge à nouveau son regard dans celui de la vélane. J’aime votre chemisier – il vous met en valeur, ajoute-t-il sans pouvoir, ni vouloir au fond, se retenir.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Ven 24 Mar - 0:11


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Cassian Aquila & Pandora Sutherland

Elle peut pas s'empêcher d'y penser, revivant encore et encore cette foutue soirée à la bibliothèque sans être capable de s'attarder sur les détails. C'était bien là le problème avec la mémoire - elle est pas infaillible, et Pandora a pas la prétention de pouvoir se souvenir de tout sans déformer la réalité sous le prisme de ses fantasmes. Est-ce que vraiment Cassian lui avait aussi souvent sourit, avec cette lueur dans le regard d'une honnêteté comme elle en avait rarement vécu ? Est-ce que vraiment elle avait parlé d'elle avec tant de candeur et de naïveté qu'elle avait été au point de se confier sur ce qui la terrifiait le plus ? Et est-ce qu'il avait vraiment cherché à la rassurer, lui assurant qu'elle n'avait rien d'un monstre, et qu'elle était faite pour aimer puisqu'elle en parlait avec autant de passion ? Est-ce qu'elle avait vraiment perdu des minutes précieuses dans ses pupilles colorées sans rien dire ? Incapable de parler, le souffle coupé et le corps tendu par la proximité. Non dérangeante, mais bien au contraire excitante. Est-ce que vraiment tout cela avait eut lieux ? Ou est-ce qu'elle interprétait comme une rencontre perturbante et savoureuse, une simple rencontre, et une retenue faite pour brisée l'ennuie du bibliothécaire ? Trop de questions, nés de ses réflexions, de son souvenir, de cette incapacité à ne pas y penser constamment. Ou du moins - elle y pensait au moins une fois par jour, comme un rappel constant, un souvenir inachevé qui ne demandait qu'à être vécu encore. Expérimenté, encore. Vivre - c'était bien une aventure extraordinaire, et si Cassian avait admit n'avait peur que de ce qu'il n'avait pas vécu, alors elle ne se laisserait pas avoir les mêmes regrets.
Il lui avait fallut du temps pour finalement comprendre - du moins le pensait-elle - la sagesse dans certaines des paroles du bibliothécaire, mais elle s'y attardait maintenant. Et elle se retrouvait au milieu du couloir à l'attendre, avec cette angoisse impatiente dans la poitrine qui grandissait à mesure que les minutes défilaient. Sans doute pas tant que minutes que cela d'ailleurs, mais beaucoup trop pour elle. Alors qu'elle a pas vu Cassian en face à face depuis presque dix jours. Une éternité.
CASSIAN — « Bonsoir Pandora » Sursaut, accompagné d'un cri étouffé dans un soupire. Elle se retourne, la présence soudaine dans son dos lui faisant battre le coeur plus vite. A cause de la surprise ou alors de cette beauté fantastique qui la frappe en pleine gueule et lui fait ouvrir la bouche comme un poisson hors de l'eau ? Même elle n'en sait rien. Il est là, soudainement, devant elle. Et elle peut pas empêcher un sourire radieux lui barrer le visage.
PANDORA — « Cassian ! Vous m'avez faite peur. » Dit-elle en tenant sa main sur sa poitrine où y a son palpitant qui s'excite. « J'vous ai pas entendu arriver. » Rajouta-t-elle comme s'il était besoin de le signifier. Après tout elle était plus occupée à se parler toute seule qu'à écouter les bruits de couleurs. Et soudainement elle perd son sourire, en se disant que peut être il avait saisit ses élucubrations - fuck fuck fuck. Et si vraiment il voyait en elle qu'une gamine de seize ans ? Elle le voulait pas, mais soudainement y les mots de Darius qui lui reviennent et son sourire qui s'envole.
CASSIAN — « Qu’est-ce qui peut bien vous troubler ainsi en ce beau début de nuit ? » Elle s'attache aux mots de Cassian, à sa voix aux sons trainants mais caressants si particulière, qui crée à nouveau cette fascination chez elle. Et ce besoin de l'entendre encore. Encore et encore. Et elle comprend qu'il l'a entendue, et parce qu'elle est elle-même, et que sans doute la sincérité dans chacun des gestes de Cassian lui fait perdre le contrôle, elle répond sans réfléchir vraiment.
PANDORA — « Vous. » rougissement. Elle se rend compte que sa langue fourche sans qu'elle puisse la retenir. « J'veux dire je... hum. J'me demandais si vous alliez venir. J'avais hâte. » Elle peut plus s'empêcher - elle bafoue, elle rougit, elle finit par se mettre à rire comme une gamine. Une gamine de seize ans, et c'est ce qu'elle est après tout. Elle st qu'une gamine de 16 ans.

Et soudainement il est plus proche. Assez pour qu'en baissant les yeux elle voit la pointe de ses pieds dans son champ de vision proche. Plus proche - et quand elle lève les yeux, elle doit dresser la tête pour croiser ses yeux. Elle a l'impression qu'ils sont plus brillants, plus colorés, plus rouges qu'avant - que la dernière fois. Elle peut pas l'expliquer, elle est captivée. Elle voudrait les dessiner, ces orbes irréels.
CASSIAN — « J’aime votre chemisier – il vous met en valeur » Elle sourit doucement. Etrangement le savoir plus proche ca la calme plus que ca l'angoisse, et ses mains ont même cessé de trembler d'impatience. Elle se sent mieux - pas parfaitement mais au moins elle pense mieux. Elle pense - c'est déjà bien. Et elle est touchée par le compliment. Son chemisier fait son office, et elle en est heureuse.
PANDORA — « C'est une de ces fringues qu'on achète stupidement à cause de la couleur - foutue fierté n'est-ce pas - et finalement on s'y attache tellement que ca devient ce qu'on préfère. » Lance-t-elle avec son enthousiasme retrouvé, son sourire d'ange sur les lèvres, et elle lui fait signe vers le couloir - sans jamais se reculer, bien au contraire, elle passe à côté de lui, et happe son bras pour l'entrainer à sa suite. « J'suis chargée du troisième, quatrième et cinquiète étages ce soir. Ca vous dérange pas, n'est-ce pas, de m'accompagner ? » Demanda-t-elle finalement en se mordant la lèvre inférieure, lâchant son bras tout en marchant à côté de lui malgré tout.
PANDORA — « J'crois que ... Jamais j'ai eut l'occasion de rencontrer aussi sincère que vous. Outre mon frère, ce qui est pas toujours une bonne chose dans son cas. »


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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Mar 28 Mar - 3:41


Il a été impatient aujourd’hui, c’est ça la vérité. Il était trop content quand il a reçu les hiboux de Pandora, ça aussi c’est la vérité. C’est presque si l’attaque l’a pas agacé, sachant pertinemment que ce n’était pas après ce moment de crise que la blonde prendrait contact avec lui. Après s’être assuré qu’elle allait bien, il lui a laissé tout l’air nécessaire à son prompt rétablissement, sans savoir si c’est qui poussait la belle à garder ses distances. Pas qu’il soit du genre à s’inquiéter ou vivre tourmenter, mais Cassian est tout de même bien content de finalement aller la retrouver. Une marche dans le château juste tous les deux, une nuit à l’image de leur seule et première, une nuit où ils pourraient encore se perdre dans des discussions passionnantes. Parce qu’il y avait du feu dans tout ce qui touchait Pandora, une lumière dont il se lasse pas. Il veut pas vraiment s’en lasser non plus, au contraire il veut en goûter encore plus – il s’fout même des convenances, qu’il vaudrait mieux qu’il garde une petite gêne mais avec elle il peut pas s’y résoudre. Il peut pas s’résoudre à d’quoi de vraiment cohérent, et à ce qu’il parvient à entendre au détour du corridor, il se dit que peut-être elle aussi. Et est-ce que ça rend pas tout ça bien pire? Bah, il est qui pour s’en préoccuper de toute manière? C’est pas comme s’il parviendrait à faire le pire de sa nature, qui est d’vider la vélane de tout son précieux sang. Il commence à s’dire que même s’il pouvait, il le ferait pas, à elle.

Elle sursaute quand il la salue – surtout qu’elle parlait toute seule quelques secondes auparavant. Pandora a beau tenter de camoufler, son ouïe trop bien développé manque pas de l’entendre. Cassian ! Vous m'avez faite peur. J'vous ai pas entendu arriver. Elle agrippe sa poitrine comme si elle voulait agripper son cœur agité – ça aussi il l’entend, la course effrénée qui l’habite après avoir été surprise de la sorte. Je suis désolé, ce n’était pas du tout mon intention, qu’il dit en mettant un voile de douceur dans sa voix, essayant du même coup d’apaiser la jeune fille qu’il vient de terrifier. Puis, aussi joyeuse elle paraît elle se fige, son sourire rayonnant perd de sa force alors qu’elle semble réaliser qu’il a peut-être tout entendu. Et il l’a fait pas languir, lui demandant ce qui la trouble ainsi, jouant pas au prétentieux – elle peut vraiment parler d’n’importe quoi après tout. Vous. Un aveu, suivi d’un rougissement. Ça aussi, il réalise que ça lui manquait déjà. Juste après une nuit partagé, une nuit hors du temps. J'veux dire je... hum. J'me demandais si vous alliez venir. J'avais hâte. Elle s’enfarge dans ses mots et son sourire à lui s’agrandit. Vous m’en voyez ravi, je dois avouer avoir été impatient moi-même de venir vous rejoindre, qu’il avoue simplement, incapable de se retenir après avoir entendu résonner son rire cristallin dans ses tympans. Qu’importe si c’est qu’une gamine de seize ans.

Il avance tout en parlant, une autre envie qu’il retient pas – mais ça ne semble jamais déranger Pandora, qui baisse les yeux puis lève la tête pour parvenir à garder ses beaux yeux sur son visage pâle. Ainsi placé, c’est comme si une bulle s’installait autour de vous deux, comme s’ils étaient soudainement projetés dans un autre univers, où tout est possible. Peut-être que le vampire se sent poétique ce soir, quoi qu’il en soit, il retrouve ce sentiment particulier, unique, confortable, il le retrouve aussitôt que ses yeux se posent sur la blonde – ça veut sûrement dire quelque chose, non? Puis il attrape le tissu de sa chemise entre ses doigts, apprécie sa douceur tout en mentionnant à la belle qu’il l’aime bien, qu’elle lui va bien aussi. C'est une de ces fringues qu'on achète stupidement à cause de la couleur - foutue fierté n'est-ce pas - et finalement on s'y attache tellement que ca devient ce qu'on préfère. Suffit d’un commentaire pour qu’elle oublie son court embarras, s’exclamant de son habituel enthousiasme, ce qui ne peut qu’amener le vampire à sourire davantage. Il n’a pas le temps d’en parler plus toutefois, puisqu’elle profite de leur proximité pour attraper son bras et l’amener à sa suite dans les cachots. J'suis chargée du troisième, quatrième et cinquiète étages ce soir. Ca vous dérange pas, n'est-ce pas, de m'accompagner ? Il se laisse faire avec plaisir, suivant avec légèreté les pas de la préfète. Bien au contraire ma chère, ça me fait plaisir, qu’il dit avec une note mélodieuse dans la voix, ne faisant aucun mouvement pour s’éloigner de la belle – la bête bien au contraire ne s’éloignant aucunement quand elle lâche son bras, descendant sur elle un sourire contenté. Pas trop d’trace de nonchalance en vue pour une fois, il semble affecté par la joie émanant des pores d’peau de la vélane. Elle l’affecte pas comme les autres, non, sauf que même si son pouvoir d’attraction fonctionne pas sur lui, il semble pas vraiment pouvoir lui résister quand même. J'crois que ... Jamais j'ai eut l'occasion de rencontrer aussi sincère que vous. Outre mon frère, ce qui est pas toujours une bonne chose dans son cas. Sincère. Est-ce qu’on peut vraiment dire qu’il est sincère, avec elle? C’est vrai qu’il tente pas d’lui mentir, sauf qu’il n’a pas vraiment le choix de lui cacher sa véritable nature. Il n’est peut-être pas honnête tout à fait, mais au fond, il tente d’être sincère comme il peut. Il choisit tout de même de se concentrer sur la seconde partit pour le moment. Il vous a fait comprendre de façon peu tendre qu’il vaudrait mieux pour vous de tenir vos distances? qu’il demande d’une voix douce, brodé par un peu d’amusement, pour montrer à Miss Panda qu’il n’en est pas vexé. Vous savez, discuter avec vous c’est aussi facile que respirer. J’suis content d’vous laisser cette impression, j’apprécie vos mots sincères également.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Lun 3 Avr - 19:45


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CASSIAN — « Je suis désolé, ce n’était pas du tout mon intention » Elle empêche pas sa bouche de se tordre en un sourire charmé - charmeur, charmant - alors qu'elle croise le regard ténébreux du bibliothécaire. Elle se rend compte que dans son souvenir il avait quelque chose de plus surréaliste, sans doute du fait de la lumière lunaire qui perçaient par les grandes fenêtres de la pièce. Ca ne faisait qu'accentuer la pâleur de sa peau, blafarde et blanche sans aucune imperfections; en tout cas c'est ainsi qu'elle la fixait dans son esprit. Et à force d'y penser, de le dessiner à la base de quelques images mémorables, elle a finit par s'éloigner de la réalité. Cassian était devenu un personnage de ses fantasmes de princesse dans le pays des monstres; ne sachant s'il était le héros ou le dit "monstre". Mais à présent, devant elle, il était plus réel. Il était - de fait - plus fantastique encore. Comme si elle prenait conscience qu'il était pas un rêve, ou un objet dans son imagination fertile. Il était là, devant elle, et elle avait le coeur qui battait si fort qu'elle doutait pas qu'il pouvait aussi l'entendre.
CASSIAN — « Vous m’en voyez ravi, je dois avouer avoir été impatient moi-même de venir vous rejoindre » Elle se sent rougir - une fois - à croire que c'est une de ses spécialités dont il peut pas se passer. La gêne c'est pas un truc à laquelle elle est habituée. Parce que la majorité du temps elle a le contrôle des conversations et se surprend pas des réactions des autres. C'est souvent les mêmes - des sourires charmeurs, et des clins d'oeil lubriques. En ce qui concerne le flirt, les adolescents manquent souvent de subtilité, surtout devant les vélanes. Pas qu'elle pense que Cassian flirte avec elle - elle se permettrait pas de le penser - mais il avait une manière de parler qui la faisait toujours sursauter. Comme si ses mots étaient choisis avec soin, et qu'il ne laissait pas la beauté de la jeune femme le perturber. Toujours cette impression qu'il est totalement libre de ses pensés même en sa présence, et c'est présent. Peut être trop - mais comment ne pas être touchée et intimidée quand il avouait avoir lui-même attendu de la retrouver.

Elle peut pas s'empêcher de voir d'autres sous-entendus, comme toutes les jeunes filles qui se croient dans des romans à l'eau de rose. C'est un foutu défaut contre lequel y a que le temps et la maturité qui pourront l'aider à s'en sortir. C'est ce qu'il se passe quand on a le coeur brisé. Réellement brisé.
Pour l'heure elle se laisse pas perturber par ce genre de pensée, décidant plutôt de profiter du moment pour être seule avec Cassian et reprendre leur conversation. Naturellement. C'est toujours aussi facile de lui parler, même si parfois y a ces doutes qui reviennent, surtout quand elle entend encore la voix de son frère lui rappeler que pour le bibliothécaire elle est qu'une gamine de seize ans. Et peut être qu'il n'a accepté que par politesse, peut être qu'il le voulait pas vraiment - y a son cerveau qui boue, qui s'enflamme, et ses pensés qui dérapent.
CASSIAN — « Bien au contraire ma chère, ça me fait plaisir » Elle reste un moment à le regarder comme pour s'assurer qu'il ment pas - mais il semble pas en être capable avec elle. Quel intérêt à lui mentir de toute façon ? Alors c'est un sourire un et un hochement de temps qu'elle accepte l'évidence : c'est qu'il est aussi ravi qu'elle de ces retrouvailles. Et une fois qu'ils sont partis à marcher dans les couloirs elle se rend compte qu'elle tient son bras avec un peu trop d'intimité et le lâche sans pour autant s'éloigner. C'est de son frère qu'elle se plaint en premier - peut être qu'elle devrait pas - mais elle a besoin d'en être rassurée de ces accusations de la part de Darius.
CASSIAN — « Il vous a fait comprendre de façon peu tendre qu’il vaudrait mieux pour vous de tenir vos distances? » Elle lâche un ricanement, regarde le sol pour secouer la tête sans montrer que c'était décrire les choses avec gentillesse. Darius avait jamais été aussi cruel avec elle, et elle a encore du mal à croire que ça s'est.
PANDORA — « Il m'a plutôt menacer de ne plus être là pour moi si je décidais de vous revoir; après m'avoir de façon peu tendre que je n'étais qu'une gamine de seize ans avec pas grand chose d'autre qu'un corps de vélane à offrir. » Balance-t-elle avec amertume - elle peut qu'en vouloir à son frère, non pour la dureté de ses mots mais pour la peur qu'ils cachent. La peur de Pandora, la seule contre laquelle elle arrive pas à lutter. La peur de n'être que cela - une vélane - et elle peu que se sentir démunie que son frère ait une si piètre opinion d'elle au final. Ou plutôt qu'il pense pas que les autres puissent voir autre chose. Et savoir que parce qu'elle revoit Cassian elle a peut être perdue Darius l'aide pas à se sentir plus calme.
CASSIAN — « Vous savez, discuter avec vous c’est aussi facile que respirer. J’suis content d’vous laisser cette impression, j’apprécie vos mots sincères également. » Elle se tourne vers lui, et une fois encore alors qu'elle se rend compte de leur proximité, elle en perd le souffle, et y a son coeur qui s'excite dans sa poitrine. Elle ralentie même la cadence à cause de son trouble.
PANDORA — « Vous avez plutôt tendance à m'couper le souffle à dire vrai, et ca me fait pire tout ce qui me passe par la tête sans filtre. » Dit-elle avec une moquerie dans la voix - plus autodérision qu'autre chose. Avant de sortir sa baguette, parce qu'ils arrivent dans les couloirs du troisième étage où y a plus de fenêtres, et d'un Lumos elle éclaire leur chemin. Y a pas un bruit autour d'eux, et alors que d'habitude elle se sent presque angoissée d'être seule dans le noir, avec Cassian c'est apaisant. Elle voudrait pas être ailleurs présentement.
PANDORA — « J'ai entendu dire qu'une étudiante a été attaquée dans ce couloir, ce soir-là. C'est étrange de penser que ca a pu arriver à Poudlard, je pensais que c'était le lieu de plus sûr de Grande-Bretagne. » Dit-elle en dirigeant sa baguette dans les recoins pour s'assurer qu'aucun étudiants ne s'y trouvait. Mais à croire qu'ils sont plus si imprudents depuis le soir des attaques. « Je... Vous avez pas été attaqué, n'est-ce pas? » demanda-t-elle finalement en se mordant la joue, soudainement coupable de ne pas avoir pris plus de tôt de ses nouvelles. Mais sans doute en aurait-elle entendu parler. Sans doute...



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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Sam 8 Avr - 0:46


Quand elle se retourne si brusquement, terrifiée, il la voit au ralenti. Elle est si belle, Pandora, et c’est la première fois à laquelle il pense, tandis qu’ses mèches blondes volent autour d’elle, avant de se rabattre contre son doux chemisier. Déjà ils sont si proches, parce qu’elle semble pas pouvoir s’en empêcher et lui non plus. Ça fait pas longtemps depuis la dernière fois qu’ils se sont vu, quand on a l’éternité devant et derrière soi, la notion du temps est souvent abstraite. Mais il n’a pu que se rendre de la langueur qu’il ressentait tranquillement à force d’attendre des nouvelles de la blonde, qui avait sur le moment semblé en hâte de le revoir vite, vite, vite. Comme les battements d’son cœur à elle, battements qui résonnent jusqu’à réchauffer son inerte poitrine. C’est peut-être pour ça qu’il peut pas s’empêcher d’lui dire comme il est content d’la voir lui aussi, traversé par le même engouement qu’elle se gêne pas de lui montrer. Cassian regarde les joues de la jaune et noir devenir rouges de sang, habitude qu’il ne se lasse déjà plus. Il en profite chaque fois qu’elle ouvre la porte ou qu’il se l’ouvre lui-même pour lui lâcher un commentaire où il est certain de voir sa chaire se peindre, pour le plaisir d’ses yeux trop souvent ternes. Pas en ce moment, alors que la vélane lui attrape le bras pour l’entrainer à sa suite dans les corridors sombres, et le bibliothécaire lui assure qu’il est heureux d’être en sa présence – et il ne ment aucunement. Il peut pas s’expliquer d’où ça vient, c’désir et c’t’envie de passer plus de temps avec la blonde. Le vampire a passé du temps avec pleins d’autres gens intéressants depuis Pandora Sutherland – y’en a pas un qui lui a laissé l’même goût sur la langue qu’elle. Avec elle, il est horriblement bien. Horrible, parce qu’elle lui donne foutrement faim – il rêverait de planter ses crocs dans sa peau pour boire puis voir son hémoglobine qu’il devine divine. Envie qui s’évade aussitôt pour qu’il refuse ensuite d’pouvoir concevoir vouloir et pouvoir lui faire du mal. Des idées de cinglés, tout à fait à sa place dans son esprit tourmenté. Affamé.

Il revient au moment présent quand elle lâche finalement son bras sans toutefois ajouter de distance entre eux, quand elle glisse dans la conversation le sujet de Darius Sutherland, son frère aîné. Spécimen loin d’être en reste, bien qu’à ses yeux, Pandora reste la perle rare. Cette fille sortie de nulle part, fraîche et amusante, imprimée dans son vieil esprit depuis ce fameux soir à la bibliothèque, pour, il en est certain, ne plus jamais ressortir. Il pourrait pas expliquer d’où lui vient cette certitude, mais elle est là, et il peut pas l’ignorer. Le vampire tourne les yeux quand il entend la belle lâcher un rire triste, le regard rivé sur le plancher. Il m'a plutôt menacer de ne plus être là pour moi si je décidais de vous revoir; après m'avoir de façon peu tendre que je n'étais qu'une gamine de seize ans avec pas grand chose d'autre qu'un corps de vélane à offrir. Ça le prend de court – et c’est pas quelque chose qui lui est arrivé souvent dans sa vie. Le blond entend aussi l’amertume qui dégouline d’chaque mot qu’elle prononce, et ça lui prend quelques instants d’silence pour trouver une bonne réplique. Difficile quand les mots sont une surprise, et qu’il n’est pas certain de comment les prendre. Il se décide finalement à passer doucement ses jointures contre celle de la blonde, fixant le vide devant eux. Je vois, tendre est un euphémisme. Je ne prétends pas tout connaître du rôle de grand frère mais je crois que parfois, parfois ils ne savent pas comment exprimer ce qu’ils ressentent, et leurs mots dépassent la pensée. Ça n’excuse pas ses propos, mais ne laissez pas ceux-ci prendre trop de place dans votre tête. Et je suis touchez de voir que vous risquez les menaces pour me voir, bien que je doute qu’il en arrive à ne plus vous parlez – il s’ennuierait beaucoup trop selon moi, dit-il finalement, tournant lentement la tête dans sa direction. Il arrive à ressentir son fiel, ne doutant pas une seconde qu’elle en possède encore plus dans ses tripes. Les colères de vélanes sont souvent spectaculaires. Toutefois, c’est sa tristesse qu’il veut voir s’évanouir. Il veut goûter à sa joie, sa lumière qu’elle projette sans avoir besoin d’un quelconque lumos. Elle brille Pandora, et il s’lasse pas de la regarder. Alors il tente de l’apaiser comme il peut, en pensant chaque mot naturellement.

Elle est troublée, sauf qu’il peut pas s’empêcher de sentir une petite satisfaction en poussant la réflexion. C’est autre chose à laquelle il n’est pas –plus?– habitué aussi, l’émotion. Il en lit une panoplie dans les yeux de la vélane, il en ressent aussi, des effluves qui lui étreignent l’palpitant, celui qui a plus battu depuis si longtemps. Alors il s’gêne pas pour honnête, lui dire le fond d’la pensée qu’importe que ça soit considéré correct ou pas entre un adulte et une adolescente. Il avait beau avoir vingt-et-un ans à sa mort, il se sentait encore comme un adolescent à manque d’aventures, de sensations fortes. C’tout comme il en était toujours un – qu’importe si ça sonne comme une excuse. Il en a pas besoin, puisqu’il en demande pas. Il fait ce qu’il veut, et là, c’est de ralentir le pas pour suivre la même cadence que la belle, la bête entendant à nouveau les battements d’son cœur résonner dans sa tête, réchauffer c’qui devrait plus en lui. Une seconde, une seconde proche à une éternité. Vous avez plutôt tendance à m'couper le souffle à dire vrai, et ca me fait pire tout ce qui me passe par la tête sans filtre. La remarque vient qu’ajouter un peu d’couleurs à son sourire toujours nonchalant. Son tour de rougir, probablement. cass

C’est sous la lumière de la baguette de Pandora qu’ils s’enfoncent dans le corridor, et ça ne prend pas longtemps avant qu’elle ne parle des événements s’y étant récemment déroulés. J'ai entendu dire qu'une étudiante a été attaquée dans ce couloir, ce soir-là. C'est étrange de penser que ca a pu arriver à Poudlard, je pensais que c'était le lieu de plus sûr de Grande-Bretagne. Un trait barre son front, et il acquiesce de la tête lentement. C’est déstabilisant, oui. Mais ne craignez pas que le directeur a pris les mesures pour sécuriser encore plus le château. Et si jamais vous avez besoin, vous savez où me trouvez, répond-t-il en voulant paraître assuré. Après tout, c’est vrai, il ose croire qu’une nouvelle attaque serait plus difficile à orchestrer dans l’enceinte de Poudlard à présent. Ce n’était probablement une nuisance d’avoir deux vampires pucés dans le coin également, puisque leurs capacités décuplés pourront certes se montrer utile – Cassian est, après tout, un nouveau membre d’un Ordre sachant renaître de ses cendres suite à une invitation du Directeur. Ayant vu son cou sauvé par son intervention lors de son procès, il n’avait eu d’autres choix que d’accepter – mais tant mieux si cela amène du même coup la sécurité de sa belle. Je... Vous avez pas été attaqué, n'est-ce pas? Non, du tout. Même pas quand j’ai fais exprès de parcourir le territoire de l’école je ne suis tombé sur personne. Impossible de savoir qui était là, qu’il lui dit en secouant la tête. Comment vous portez-vous, depuis cette nuit-là?

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Dim 9 Avr - 21:51


beauty and beast
Cassian Aquila & Pandora Sutherland

Le contact est le premier si intime entre eux – ils ont jamais été aussi proches, y a presque tout leur profil qui s’touche quand ils marchent dans les couloirs, et ca la fait sourire stupidement. Elle peut pas s’empêcher de calquer ses pas sur ceux du bibliothécaire, naturellement. Instinctivement – elle prend le même rythme ; gauche, droite, gauche, droite. Elle fait attention à des détails, totalement consciente de tout soudainement. Elle se rend compte qu’il fait pas si froid dans les couloirs quand y a Cassian qui s’tient si proche d’elle. Peut être que c’est parce que le printemps revient, ou alors c’est parce que c’est lui. Dans la bibliothèque non plus elle a eut chaud, trop chaud – pourtant ses amis arrêtent pas de se plaindre des températures dans le château. Elle s’y sent bien, à l’aise, elle s’trouve pas avec les mains qui tremblent ou les dents qui claquent. Elle reste proche de Cassian, même quand elle lui lâche le bras, et cette chaleur qui la fait frémir de bien être ca s’répand même jusqu’à son âme. Elle se retrouve à parler de ce qui lui fait mal, comme la dernière fois, mais avec tellement de sérénité qu’elle sait qu’elle craquera pas facilement.
SI elle a pleuré dans les bras de Rhaegar, dans les bras de Triss, dans ceux de Raven – elle pleurera pas dans ceux de Cassian. Pas qu’elle soit gênée de le faire, mais y a quelque chose qui la rassure. Comme si elle savait qu’elle serait écoutée ; entendue. Parler de Darius, de sa réaction au premier concerné ca lui semble quelque chose de logique. Elle est pas de ceux qui cachent les choses pour pas blesser Pandora – le mensonge est plus gênant parce qu’il amène d’autres mensonges. Et c’est trop dans sa vie. Surtout qu’elle sait pas mentir – en plus – outre le fait de bafouiller elle trouve toujours des excuses stupides et incohérente. D’autant qu’elle a tendance à avoir l’esprit qui se focalise sur cette seule idée, incapable de se concentrer sur le reste tant elle se concentre sur ce qu’elle doit pas divulguer. Mais c’est facile d’être sincère et honnête avec Cassian, et ca lui vient naturellement de parler de Darius et de leur dispute.
CASSIAN — « Je vois, tendre est un euphémisme. Je ne prétends pas tout connaître du rôle de grand frère mais je crois que parfois, parfois ils ne savent pas comment exprimer ce qu’ils ressentent, et leurs mots dépassent la pensée. Ça n’excuse pas ses propos, mais ne laissez pas ceux-ci prendre trop de place dans votre tête. Et je suis touchez de voir que vous risquez les menaces pour me voir, bien que je doute qu’il en arrive à ne plus vous parlez – il s’ennuierait beaucoup trop selon moi » Elle reste bouche-bée – littéralement – observant Cassian avec la mine surprise de celle qui s’y attendait pas. C’est le cas – elle a entendu des réprimandes, des mots d’excuses, des insultes envers son frère. Mais y en a aucun qui a prit le parti de le comprendre comme Cassian le fait à ce moment.
Ca lui prend la gorge une fois encore, parce qu’elle sait qu’il a raison, mais qu’elle a été trop longtemps aveuglée par la peur de le perdre, et la rage de ses mots. Elle sait qu’il doit pas le penser, Darius peut pas croire qu’elle est qu’une gamine de 16 ans en pleine crise hormonales. Darius peut pas croire qu’elle a que ca à offrir au reste du monde. Il la connaît par cœur, c’est lui qui a poussé ses passions et son humanité. Il peut pas la dénigrer si facilement.
PANDORA — « J’ai hésité – pas sur le fait de vous revoir mais sur le fait de le lui cacher. Je savais que je pourrais pas résister à l’envie d’être avec vous encore, mais je veux pas mettre Darius plus en colère encore. Ou plus inquiet… » Qu’elle avoue une fois encore, parce que c’était sûre dans sa tête qu’elle voulait voir Cassian encore. « J’dramatise, c’est une foutue habitude d’adolescente ça. De croire que la moindre dispute ca sonne comme la fin du monde. Vous avez raison : je manquerai trop à Darius de toute évidence ! » Dit-elle finalement avec son enthousiasme retrouvée. Ca lui fait du bien de s’entendre ce genre de discours, de se dire que peut être Cassian voit juste, et que Darius a dit des choses qui le dépassait. Comme elle. Peut être que tout n’est pas si dramatique.

Comme cette guerre qui a explosé entre les murs du château. Alors qu’ils passent dans un couloir obscure, illuminé pas la seule présence de la baguette de Pandora, elle s’arrête sur un coin où une attaque a eut lieux. Elle tâche d’y penser parfois, partage cette anecdote sans trop d’émotions dans la voix. Ce qui l’inquiète le plus c’est l’impression que même les professeurs et Dumbledore ont pas su vraiment voir la choses arriver. Que la sécurité c’est peut être pas si assurée dans l’enceinte de l’école.
CASSIAN — « C’est déstabilisant, oui. Mais ne craignez pas que le directeur a pris les mesures pour sécuriser encore plus le château. Et si jamais vous avez besoin, vous savez où me trouvez » Elle se tourne vers lui une fois encore, la baguette vers le bas pour pas les éblouir. Et y a une ombre qui obscurcit le visage de Cassian, lui donne un air sans âge comme gravé dans un marbre blanc. Il a les pupilles qui brillent dans la nuit, qu’elle regarde avec stupeur, et les moindres traits de son visage qui sont marqués par les ombres dansant sur sa peau. Elle a envie de les toucher, de les tracer – elle fait un premier geste totalement fasciné.
PANDORA — « J’hésiterais pas à vous rejoindre alors. » Dit-elle dans un souffle qui s’perd entre eux. Elle frôle alors la joue, et la peau lui semble glacée, statufiée. Fascinante – elle marque les traits dans sa mémoire, la main qui s’agite comme si elle tenait une plume sur une feuille de papier.

Alors de reprendre un peu de ses esprits, se demandant plutôt si l’attaque lui a rien fait à lui. Elle se sent stupide de pas s’être posée la question plus tôt, mais peut être que si jamais ca avait été le cas elle l’aurait entendu et su.
CASSIAN — « Non, du tout. Même pas quand j’ai fais exprès de parcourir le territoire de l’école je ne suis tombé sur personne. Impossible de savoir qui était là » Elle opine, regarde à nouveau dans l’obscurité où y a rien qui perce que leurs voix, et leurs présence. C’est pas angoissant, sa les entoure dans une bulle de confort où y a qu’eux, et elle aime ca.
CASSIAN — « Comment vous portez-vous, depuis cette nuit-là ? » Elle prend un moment pour y réfléchir, tout en traînant des pieds pour que le moment dure plus longtemps. Comme si elle pouvait ralentir le temps en même temps que ses pas et sa voix qui coupe le silence avec quelque chose de traînant.
PANDORA — « J’ai l’impression que ca a pas eut lieux. J’sais que tout le monde murmure le mot ‘guerre’ comme si le dire à voix haute ca le rendait plus réelle, mais j’ai beau le dire – c’est la guerre – ca fait pas de sens. » Dit-elle avec un air alarmée, presque coupable de se sentir si hors-du-monde, comme si tout cela l’atteignait pas. Ou que c’était normal, là depuis toujours, et qu’elle pouvait bien vivre sans y faire cas. « Y aura toujours une guerre. Y en a toujours eut – c’est l’homme qui est belliqueux, supportant pas l’autre, la différence ou même ses semblables. J’ai beau y réfléchir, ca arrive pas à m’angoisser ou à me faire changer d’avis sur l’existence. » Continua-t-elle avec un air dubitatif.
C’est alors qu’elle se tourne vers lui, se mordant la lèvre inférieure, avec cette gêne d’innocente abrutie qui se pense incapable de mourir.
PANDORA — « Ca fait de moi quelqu’un de fou ou de stupide ? Que je puisse pas croire à la guerre ou en avoir peur ? J’me dis qu’il y aura des morts, sans doute, mais j’crains pas d’en être. Comme si l’monde était ailleurs. Ou que je n’appartenais pas vraiment à ce monde-là. »

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Sam 15 Avr - 22:26


Ça fait tout naturel – ils glissent l’un contre l’autre, si proches, dans les couloirs sombres – irréels dans la nuit. Un peu comme ce moment, cette proximité qui fait se créer une bulle transparente, chaude, confortable autour du duo de belles bêtes. Cassian se sent étrangement trop bien, à peine arriver et il inspire sa drogue à grandes goulées. Y’a pas à dire, cette blonde gamine à déjà planté ses ongles dans son cœur immobile, il s’en rend pas compte encore car l’amour à ses yeux c’est incongru – et on peut pas vraiment parler d’amour pour l’instant. Le bourgeon est pas proche de s’ouvrir – ou peut-être que si, car le printemps amène toujours son lot de surprises, et ils laissent parfois un petit goût d’paradis sur la langue. L’âme poète du vampire sanglant qui s’envenime de jolies choses quand il plante ses prunelles glacées sur le soleil ambulant qu’est Miss Panda, comme si d’un sourire elle arrivait à faire ressortir l’humain estompé derrière le monstre, l’oublié. Pandora est une lumière, une vélane faisant perdre la tête à des marées d’hommes, certes, mais innocente tout de même – pure, peut-être? Délicieuse bien qu’il n’oserait pas la voir terminer en repas, oh, non, même sans sa puce, il est presque convaincu qu’il ne pourrait pas la tuer. Et le presque, le presque est juste là parce que c’est trop rapide, et qu’le rapide c’est rien qui peut rassurer Aquila. Y’a quelque chose, quelque chose de plus que juste la façon qu’elle le regarde et qu’il voit qu’il y lui, lui qui met d’la vie sur son visage. Il a toujours été bon pour l’enlever, la vie, pas la voir fleurir sur le visage d’une fille. Avec la blonde pourtant il en redemande encore et encore.

Mais là il est parle du frère de la vélane, Darius Sutherland qui semble avoir laissé libre court à la harpie en lui pour blesser sa sœur, assez pour qu’elle parle de leur altercation avec une visible amertume. L’avantage en feuilletant quelques siècles de vécu, et d’avoir une rapide capacité d’analyse, c’est qu’il arrive à un semblant de réponse compatissante et logique à la fois, afin d’apporter le plus de réconfort à Miss Panda. Il sait pas trop s’il a dit des mots qui lui déplaisent, mais elle semble tout simplement surprise- pas déçue. En même temps, il est probablement le premier adulte à qui elle en parle, peut-être que cela vaut pour quelque chose. Qu’importe, qu’importe si ça arrive à lui arracher un nouveau sourire. J’ai hésité – pas sur le fait de vous revoir mais sur le fait de le lui cacher. Je savais que je pourrais pas résister à l’envie d’être avec vous encore, mais je veux pas mettre Darius plus en colère encore. Ou plus inquiet… Il hésite quant à la réponse à avoir – les problèmes du genre ne sont pas ceux de son quotidien à lui. C’est un doux haussement d’épaules qui branle son corps avant qu’il ne descende un sourire tout aussi doux vers la vélane. Qu’importe la solution qui vous semblera la meilleure, je m’y plierais- et vous appuierez au besoin, insiste-t-il finalement, ne voulant pas qu’elle mette sa relation avec son frère en péril pour- pour quoi, exactement? Lui? Mais qu’est-t-il, pour elle? Et qu’est-t-elle pour lui? J’dramatise, c’est une foutue habitude d’adolescente ça. De croire que la moindre dispute ca sonne comme la fin du monde. Vous avez raison : je manquerai trop à Darius de toute évidence ! Il brasse cette fois son esprit et revient à fixer Pandora, qui aborde enfin un peu d’exaltation. Et aucune barrière non plus, parlant avec toute la franchise qu’elle puisse faire preuve. Ça peut que lui plaire, au vampire. Tout d’elle, lui plaît, en fait. Ça ne fait qu’ajouter à votre charme, réplique-t-il sans perdre une once d’son sourire, qui s’allonge un peu plus.

Y’a un vent qui les guettent quand ils s’engouffrent dans un corridor où une attaque a eut lieu quelques temps plus tôt. La baguette lumineuse s’y arrête – Pandora aussi. Et donc, Cassian suit et s’arrête tout prêt. Il garde un long moment ses yeux sur la blonde, avant de lui répondre en dardant à son tour les yeux sur ce sombre quoiqu’illuminé morceau de Poudlard. Puis la lumière s’estompe, parce qu’elle pointe ailleurs. Cassian sent son regard sur lui, brûle de voir ce qu’il pourra y lire. Il s’tourne tranquillement, sans presse, un jeu d’ombres autour d’eux, le noir qui s’couche face au soleil artificiel. J’hésiterais pas à vous rejoindre alors. Son souffle est court, certainement pas fort, aussi doux que les doigts qui s’apposent contre sa joue alors qu’il pose à nouveau les yeux sur elle. Il penche sa tête et l’haut de sa carcasse vers l’avant, afin d’être plus près d’sa main –d’elle– sans pouvoir s’en empêcher. Comme elle qui glisse ses phalanges doucement contre ses traits de glaces, ça ne semble pas l’arrêter d’voir à quel point il est glacé. Pourtant; ce simple touché semble à la fois embraser sa peau, un feu qui le dévore et qui éveille tout c’qui est mort dans son cadavre ambulant. Le vampire ouvre la bouche mais rien n’en sort, il fait qu’se perdre plus fort dans le regard de l’étudiante – l’étudiante vélane aux pouvoirs qui ne devraient pas faire effet sur lui. Alors pourquoi n’arrive-t-il pas à bouger, tout en ayant la drôle d’impression d’avancer sans cesse, un millionième d’un millier d’seconde – ou quelque chose dans cet eau-là. Qu’importe le motif, j’insiste. Quelle importance, aucune, alors qu’il vit dans cet instant hors du temps, parlant une seconde d’une attaque et puis l’autre, il la dévore des yeux, elle lui brûle la peau, le feu s’répand dans son être. Sa joue s’est avancée vers sa main, alors que ses propres mains glacées se sont levées de leur propre chef pour s’diriger vers un bras d’la blonde, l’autre s’dirige vers sa taille. Elles s’posent pas, flottent près d’la demoiselle un peu comme ses propres phalanges sur son visage. C’est parfait- même si c’n’est rien. Est-ce réel, possible, d’se perdre autant dans un regard, un touché? D’y ressentir… ne serais-ce qu’une parcelle de sentiment? D’inventer quelques mots supplémentaires, un peu inutiles, juste pour prolonger cet instant, s’assurer qu’il ne se termine pas trop vite?

Revenir au moment présent, réel, avec le temps qui coule et le silence qui disparaît – ou pas, parce que les corridors restent sombres et vides à cette heure de la nuit. Il passe sa langue contre son palais, ses dents, puis ses lèvres sèches alors qu’elle le ramène sur Terre en s’inquiétant de son épopée lors de l’attaque. Il la rassure quant à sa non-participation puisqu’il n’a rien vu, rien trouvé, son odorat agressé par les effluves de sang s’échappant partout. Il a dû s’éclipser aussitôt qu’il a, avec le reste du personnel, constaté qu’il n’y avait plus aucun danger pour ne pas perdre la tête plus qu’à l’accoutumée. Il a beau avoir une puce dans la cervelle, sa main ne s’en retrouve aucunement diminuée – jamais. J’ai l’impression que ca a pas eut lieux. J’sais que tout le monde murmure le mot ‘guerre’ comme si le dire à voix haute ca le rendait plus réelle, mais j’ai beau le dire – c’est la guerre – ca fait pas de sens. Y aura toujours une guerre. Y en a toujours eut – c’est l’homme qui est belliqueux, supportant pas l’autre, la différence ou même ses semblables. J’ai beau y réfléchir, ca arrive pas à m’angoisser ou à me faire changer d’avis sur l’existence, qu’elle lui répond alors qu’il lui demande comment elle va, depuis cette nuit. Après tout, c’est certainement la première attaque du genre que Pandora assiste. Ses mots ne sont pas illogiques, et à son avis, elle est mieux de tenir un discours du genre plutôt que de recroqueviller dans un coin, terrifiée. Il voit cependant sur son visage qu’elle est perplexe, ne semblant pas certaine de ce qu’elle avance. Puis elle s’tourne à nouveau vers lui, s’mord la lèvre dans un geste tout sauf charnel – sauf qu’lui, il lâche pas l’mouvement rapide des yeux. Ca fait de moi quelqu’un de fou ou de stupide ? Que je puisse pas croire à la guerre ou en avoir peur ? J’me dis qu’il y aura des morts, sans doute, mais j’crains pas d’en être. Comme si l’monde était ailleurs. Ou que je n’appartenais pas vraiment à ce monde-là. Stupide, non, folle, j’dirais non aussi – bien qu’vous avez un brin de folie en vous, mais c’est un compliment, qu’il commence par répondre en descendant un sourire rassurant dans sa direction. Vous avez raison : des guerres, il y en aura toujours. Certaines sont proches de nous, d’autres non, et celle qui s’en vient nous touchera tous inévitablement. Ne pas la craindre n’est pas une mauvaise chose, il est important je crois que vous parvenez à vivre malgré tout. Mais ça n’a pas à être votre combat si vous ne le souhaitez pas, Miss Panda, ni à changer votre vision du monde. Ainsi, malgré la guerre, vous parviendrez à laisser un peu de lumière dans ce monde bien trop sombre, qu’il conclut, passant rapidement ses doigts dans les mèches dorées de la vélane.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Jeu 20 Avr - 1:04


beauty and beast
Cassian Aquila & Pandora Sutherland

C'est jamais arrivé jusqu'à présent que Darius et moi restions fâchés aussi longtemps. J'peux pas faire comme si on se disputaient jamais, parce que ca serait clairement faire abstraction de nos caractères parfois incompatibles. J'adore mon frère, je l'aime plus que j'aime quiconque d'autre dans ce foutu bas-monde. Mais il a tendance à être trop sincère, trop protecteur, trop possessif - faut dire que durant toute notre enfance, ca a surtout été nous deux, et au Diable le reste du monde. Faut dire qu'il y a jamais eut vraiment quelqu'un entre nous, parce qu'en tant que Vélane on pouvait s'comprendre qu'entre nous. Sans doute cela aurait-il était pire si nous avions été dans la même Maison. Le fait d'être séparé nous a obligé à nous ouvrir aux autres, à nous faire d'autres amis, à découvrir l'reste du monde. Un monde hors de notre bulle protectrice, un monde dans lequel on engage notre coeur et où on s'le fait arracher. C'est le risque quand on vit dans la réalité - à ce qu'il parait. Pour ma part, j'suis pas vraiment de ceux qui se laisse emporter dans l'monde réel. J'ai tendance à voir les choses sous le prisme des fantasmes et des rêves, sans doute ce qui a amené Darius à s'foutre en travers de mon chemin vers Cassian. Sans doute - et j'peux pas m'empêcher de voir mon frère comme le méchant dans l'histoire, parce que c'est toujours plus simple de voir le monde en noir et blanc. Mais y a juste une centaines de ton d'gris dans la vraie vie.
CASSIAN — «  Qu’importe la solution qui vous semblera la meilleure, je m’y plierais- et vous appuierez au besoin » Et Cassian, dans ce prisme coloré, il semble juste être autre chose. Il est pas blanc, j'peux pas l'voir comme un foutu ange tombé du ciel avec une perfection qui l'rend irrésistible. J'peux pas le croire sans aucun foutu défaut, sans rien qui l'rende un peu étrange ou inquiétant. Il y a quelque chose - j'sais juste pas quoi - mais qui m'donne juste envie de le connaitre de plus près encore. Et si Darius l'voit tout en noir, c'est pas mon cas. J'pense de toute façon que qu'importe l'homme qui m'prendra mon intérêt, il sera tout noir pour Darius, parce que c'est son rôle de frère. Mais il y a des teintes de rouges carmins sur les lèvres de Cassian, et y a ce regard - j'crois jamais avoir vu un regard si hypnotique. J'ai pas la prétention d'être une grande artiste, mais j'suis plutôt observatrice sur le genre de détails qui échappent au reste du monde. Et ce regard il a quelque chose d'irréel, de fantastique. Une couleur qui tire vers l'or, sans être jaune, avec des pointes de rouges qui s'transperce comme des rayons lumineux. Il est illogique, et improbable. Y a rien qui soit plus troublant que ce regard - ni plus loin d'un monde en noir et blanc.
CASSIAN — « Ça ne fait qu’ajouter à votre charme »
PANDA — « J'vais finir par croire que vous tentez à nouveau de me faire rougir. »  Pourquoi - pourquoi - faut-il que le moindre compliment m'fasse monter le rouge aux joues comme si j'étais une foutue adolescente timide ou prude. C'était pas une habitude chez moi, vraiment pas, mais y a une telle sincérité dans le moindre de ses compliments que c'est presque trop sincère. Trop honnête. Et trop touchant - trop pour moi qui suis plus habituée à m'faire voir comme irrésistible, sans plus.

Et quand on s'enfonce dans les couloirs plus sombres, j'peux pas empêcher les souvenirs de l'attaque qui reviennent. Pas les miens - fort heureusement - mais ceux des autres étudiants, partis glaner des histoires d'horreurs aux alentours de l'infirmerie et de Sainte-Mangouste. C'est bien une chose que je ne comprendrais jamais sans doute, cette attraction pour le morbide. Ce sont ceux qui pleurent sur l'malheur du monde, en observant le feu de cheminée d'un air qui s'veut mélancolique, et qui partent ensuite par soif de curiosité malsaine écouter ce qu'il s'est passé dans le moindre détails. Une abomination, à mon sens, moi qui préfère rester dans l'dénie plutôt que de me complaire du malheur des autres. REster dans l'monde où y a rien qui peut m'atteindre, où j'peux pleurer la bouderie de mon frère pendant que d'autres pleures leurs amis décédés. C'est que le monde marche sur la tête, ou que j'ai le sentiment de pas y appartenir. Au moins j'sais que j'aurai toujours un refuge, avec Cassian qui se propose de me recevoir au besoin - qu'importe le besoin. Et y a un truc qui s'agite dans mon ventre quand il dit cela, avec une chaleur qui m'saisit toute entière. J'peux pas répondre, j'ai la gorge sèche. J'peux pas répondre - c'peur que les mots qui m'échappent soient pas les bons.  
Et plutôt que d'arrêter sur cette tendresse qui m'trouble de plus en plus, j'laisse plutôt d'autres pensés s'mettre entre nous. Ce que je dis pas aux autres, par peur d'être incomprise, je lui dis à lui en sachant que j'serais pas jugée. Bien au contraire, je me tourne une fois encore vers le bibliothécaire dont les traits sont toujours si fascinant dans l'ombre de ma baguette. J'peux pas m'empêcher d'y voir l'artiste qui a façonné ce visage émacié. Il a quelque chose de charismatique, d'inquiétant, de trop beau pour être vrai - pas de beauté sculpturale et apollinienne, c'est autre chose. Quelque chose que j'peux pas dire avec des mots, mais que je crève de foutre sur papier. Saisir la beauté par l'dessin, puisqu'il peut pas être exprimé.
CASSIAN — «  Stupide, non, folle, j’dirais non aussi – bien qu’vous avez un brin de folie en vous, mais c’est un compliment,  » La folie, j'appelle ca Excentrique parce que c'est plus usuel. C'est plus normal aussi quelque part. Mais j'aime penser que - ouais - j'ai de la folie en moi parfois. Sauf que si ca m'coupe du reste du monde ca peut être un problème bientôt. Mais sous le regard de Cassian ca a pas l'air si grave, bien au contraire. Sous son regard ca a l'air d'être une bonne chose.
CASSIAN — « Vous avez raison : des guerres, il y en aura toujours. Certaines sont proches de nous, d’autres non, et celle qui s’en vient nous touchera tous inévitablement. Ne pas la craindre n’est pas une mauvaise chose, il est important je crois que vous parvenez à vivre malgré tout. Mais ça n’a pas à être votre combat si vous ne le souhaitez pas, Miss Panda, ni à changer votre vision du monde. Ainsi, malgré la guerre, vous parviendrez à laisser un peu de lumière dans ce monde bien trop sombre,  » Immobile, une fois, encore, j'suis juste totalement fasciné par ses mots et sa justesse. Par cette sagesse presque défaitiste où perce une lueur d'autre chose de plus chaleureux. Y a tant de non-dits que j'veux découvrir, et qui font son charme - aussi.
PANDA — « J'peux avoir la prétention d'croire que j'éclaire votre monde aussi, Monsieur Aquila ? » J'me rends compte trop tard que les mots m'ont échappé. J'sais pas ce qu'il me prend, c'est presque instinctif de parler à coeur ouvert, sans passer par l'filtre de la logique les mots qui m'échappent. C'est pas grave - j'abandonne l'idée d'être cohérente ou d'garder mes distances. C'est presque impossible à ce stade, de toute façon. Parce qu'on est trop proches soudainement, et qu'on est seuls dans les couloirs.
PANDA — « J'ai le sentiment que chacun devra choisir son camp pour se battre pour ses convictions. Mais, sincèrement... Je crois que ca m'échappe totalement. J'arrive pas à comprendre contre qui, ou pour quoi on doit se battre. Pourquoi certains sont morts ? Pourquoi d'autres tuent ? Ca a pas de logique... » C'est facile, trop facile de lui parle. Trop facile de suivre le cours de mes pensés, de mes interrogations, des angoisses parfois peut être. Et la guerre c'est abstraits. Certains disent que mon meilleur ami devrait pas être ici parce que c'est un né moldu. Que je ne devrais pas être ici parce que je suis une sang mêlé. Qu'il y a que les sangs purs qui soient dignes - dignes de quoi exactement ? De tuer ? De protéger la pureté par le sang ? Le sang des autres, des innocents ? Si la magie coule dans les veines de ceux-là, pourquoi en seraient-ils pas digne ? Et pourquoi en être digne signifie s'battre et prendre le risque de tuer aussi ?  
PANDA — « Y a rien qui justifie de tuer; même pas la force des convictions. »



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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Ven 28 Avr - 17:47


Les querelles familiales, voilà une chose dont il n'a plus eu à se soucier depuis des siècles, mais qui semblent presque être imprégné dans son esprit tout de même. Surtout maintenant, alors qu'il déambule dans les couloirs sombres avec Miss Panda, et qu'elle lui fait raviver des souvenirs, des émotions qu'il ne touche plus depuis longtemps. Il y a pourtant quelque chose chez cette vélane qui lui fait tourner la tête sans même essayer. Suffit qu'elle lève vers lui son sourire brillant comme le soleil, ou ses prunelles brillantes de curiosité, et il se surprenait  ses lèvres en train de s'étirer sans demander la permission. Y'a aussi ses crocs qui l'démangent malgré qu'il les tiennent rangé, la faim et l'plaisir souvent entrelacé dans son cas et ces entretiens platoniques est nouveau pour lui. Platoniques sans jamais l'être car la présence de Pandora est tout sauf cela, seulement, il prend rarement le temps d'apprendre à connaitre les gens, et il ne se lasse pas d'écouter sa voix percer le silence. Il n'a de cesse de se montrer positif et supporter la belle, sans s'éloigner de ce qu'il dirait à n'importe qui d'autre- quoique il ne porterait pas autant d'attention à quelq'un d'autre. C'est ce qui devrait être perturbant, au bout du compte, cette semi-obsession qu'il couve soudainement pour cette étudiante, celle qui crève de franchise chaque fois qu'elle le voit, celle qu'il ne se lasse jamais de faire rougir, saisissant chaque opportunité comme si c'était la dernière. J'vais finir par croire que vous tentez à nouveau de me faire rougir. Il retient pas son ricanement amusé le fourbe vampire, et avec un regard pétillant d'amusement il se tourne vers elle. Je ne m'en lasse pas, en effet, et de surcroît, je ne peux résister à la tentation, avoue-t-il sans gêne, puisqu'elle n'en a use pas avec lui non plus. Il n'est pas mauvais pour l'orgueil d'un sorcier de voir qu'il arrive encore à arracher un peu de rougeur chez une jolie demoiselle. Car ça non plus c'pas faux, y'a d'quoi qui est content dans ses tripes quand il voit les joues de Pandora se colorer, et c'est pas juste l'odeur d'hémoglobine qui attire son attention. C'est juste elle, cette fille d'sortit d'nulle part, une gamine excentrique qui s'glisse parfaitement à ses côtés.

Sauf que c'est difficile pour lui d'savoir exactement ce qu'il se passe en dedans d'lui, parce que s'il se prête au jeu avec un plaisir non feint, y'a la faim qui l'rend tranquillement cinglé. Et il sait, il sait aux effluves qui frappent constamment son nez quand il est avec la vélane, il sait qu'il serait fou du goût d'son sang. Ça fait tellement longtemps qu'il a pas pu planter ses crocs dans la chaire, qu'il s'est même passé de tout plaisir charnel, et les vampires ne sont pas les meilleurs pour résister à ce que leur cœur nécrosé réclame. Et bien qu'il n'y aille rien à y comprendre, c'est la présence continue d'la blonde qu'il veut, qu'il se surprend à réclamer dans le confort de son esprit. Et maintenant qu'il est avec elle, y'a même son âme qui semble être revenu pour chanter. Puis y'a ce moment trop court, un instant arrêté dans le temps où il a goûté aux phalanges brûlantes de la belle contre sa peau dure et froide comme la pierre. Ton être entier s'est satisfait d'une si fugace caresse, une seconde où ses paupières se sont fermées et il s'est figé d'confort. Car les bouts d'doigts agissent comme un baume sur son épiderme- il ne se serait pas plains d'une caresse plus longue. Sa langue rose darde entre ses lèvres pour les humidifier tandis que la Poufsouffle s'éloigne et qu'il profite du mouvement pour ensuite mordre sa langue et éviter de faire une grimace de désapprobation. Toute sensation de chaleur s'est évanouie avec son éloignement, et tout ce qu'il veut s'est à nouveau briser la distance entre eux pour la rapprocher de lui- mais il n'en fait rien, profitant de son regard qui se perd ailleurs pour passer une main rapide sur son visage. Il doit se ressaisir, devant se rendre à l'évidence que malgré son jeune âge, le vieux vampire ne sait pas résister à l'étudiante.

Y'a le sujet de la guerre qui s'insinue entre eux, si ça refroidie un instant c'est juste l'temps laisser descendre quelques frissons. Cassian rassure la blonde concernant son détachement face à la guerre, qu'elle n'est pas anormale pour ne pas vouloir s'y plonger tête première et risquer sa peau. Lui, il s'y investit l'corps par devoir, mais l'âme n'y est pas. Si c'était pas de cette puce il n'serait pas du tout impliqué dans cette guerre. Son chemin n'aurait pas croisé celui de Dumbledore, et par conséquent, n'aurait pas alimenté les rumeurs des étudiants ni n'aurait fait briller les yeux de Pandora Sutherland. Et ça, ça aurait été une très grande perte. J'peux avoir la prétention d'croire que j'éclaire votre monde aussi, Monsieur Aquila ? La question ramène toute son attention sur la blonde, un sourire nonchalant en place contre ta bouche. Il sait à chaque coup qu'elle l'écoute avec attention, puis parfois, sa franchise prend le-dessus et elle lui demande quelque chose qui l'prend par surprise. Il aime ça le vampire, encore plus lui répondre sans tourner autour de la vérité- tant que ça concerne pas sa nature. Vous avez beau en faire partit que depuis peu, vous y mettez déjà d'la lumière, oui, qu'il dit sans la quitter des yeux, profitant d'leur proximité pour parler d'une voix à peine plus élever qu'un murmure.

J'ai le sentiment que chacun devra choisir son camp pour se battre pour ses convictions. Mais, sincèrement... Je crois que ca m'échappe totalement. J'arrive pas à comprendre contre qui, ou pour quoi on doit se battre. Pourquoi certains sont morts ? Pourquoi d'autres tuent ? Ca a pas de logique... Vous voulez que j’vous dise un secret, Miss Panda? qu’il dit sans se départir de son sourire. La plupart des soldats se battent parce qu’on leur demande, pas par conviction. Ils suivent le meneur, sans se poser de questions. Pendant la guerre, vos questions n’ont pas de poids, parce qu’il est considéré correct de tuer pour la bonne cause, enchaine-t-il, et bien qu’un sourire narquois soit toujours placé sur ses lèvres, il mélange sagesse et ridicule dans le ton de sa voix, car il été témoin de bien des guerres, et est rapidement venu à cette conclusion : la plupart des hommes sont des moutons, et les moutons suivent sans se poser de questions. Les grands guerriers qu’il se rappelle, eux, eux ne suivaient pas le troupeau sans un mot, ils trouvaient une manière de briller parmi les milliers d’autres âmes à la dérive. Certains étaient des tueurs sanglants, d’autres des héros, mais ils ont marqués l’histoire – et certains, son histoire à lui. Y a rien qui justifie de tuer; même pas la force des convictions. C’est probablement la première fois depuis leur rencontre qu’ils frappent un mur, sans même que la blonde s’en aperçoive. Elle continue de marcher, traversant cette muraille invisible sans réaliser qu’lui, lui il reste un instant pris derrière. Parce que tuer, tuer ça fait partit de son quotidien. Plus depuis qu’il y a cette puce qui lui ruine la vie, et comme il pensait un peu plus tôt- sans elle, il n’aurait jamais rencontré la vélane. Et donc il ne serait présentement pas en train de penser à la fatal fatalité, que si elle devait apprendre qu’il est un vampire- que lui, sa seule justification de tuer, c’est manger, comment réagirait-elle? Il n’a jamais ressenti de culpabilité de ce côté-là, ayant depuis longtemps compris qu’elle ne ferait que le dévorer de l’intérieur. Il se demande toutefois quel regard Pandora tournerait vers lui en apprenant sa sombre vérité. Alors si vous aviez le choix entre tuer et être tué, que feriez-vous? demande-t-il d’une voix brillante de curiosité.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Lun 1 Mai - 0:23


beauty and beast
Cassian Aquila & Pandora Sutherland

Ca fait partie de l'adolescence de s'intéresser aux garçons, d'parler de drague, de flirt, d'histoire d'amour comme s'il y avait que cela qui comptait vraiment. Comme si les premiers émois comptaient plus qu'le reste, et qu'on y perdait sa raison qu'tomber amoureux pour la première fois. L'adolescence c'est l'âge où on croit encore qu'le premier amour c'est le grand amour. C'est le moment où la relation aux autres s'installent dans une dépendance qui nous fait perdre le nord. J'observe tout cela depuis un moment - être enfermé dans un château avec autant d'monde ca ouvre les yeux sur pas mal de choses. Sur le fait que l'amitié c'est pas si simple que cela, que la trahison c'est plus douloureux que tout l'reste. Sur le fait, que le regard des autres s'imposent comme plus important parfois que son amour propre. J'suis pas de ceux qui s'disent vraiment inquiet d'être détesté des autres. Peut être parce qu'en tant que vélane j'ai jamais été détesté ou dénigré pour mon physique - loin de là. J'suis plus habituée aux compliments qui pleuvent sans réelle sincérité. La franchise - c'peut être cela qui manque le plus dans une vie qui s'fait sous le carcan des illusions. Alors souvent ca glisse sur moi comme de l'eau, m'atteignant rarement pour m'faire le moindre effet.
Mais j'peux pas le nier, y a dans le regard de Cassian une lueur de sincérité qui m'accroche et m'fait monter le rouge aux joues de manière incontrôlable. C'est pas une chose à laquelle j'suis habituée, et j'suis pas vraiment sûre d'aimer cela. J'ai l'impression d'être comme toutes ces adolescentes qui ressentent le premier émoi et qui trouvent plus même la force de parler avec cohérence. Ca donne trop d'pouvoir au garçon. Ca leur donne l'pouvoir de vous retourner le cerveau.
CASSIAN — « Je ne m'en lasse pas, en effet, et de surcroît, je ne peux résister à la tentation »  Tentation - c'le mot qui fait frémir l'corps des adolescents. Ca leur rentre dans l'crâne pour plus les lâcher, à croire qu'il y a plus que cela pour motiver leurs actions. La tentation, ca m'parle sans doute peut être trop. J'ai beau être vacciné de l'amour et d'la confiance que j'accorde trop rapidement, j'peux pas nier d'être soumise à mes pulsions comme les autres. J'suis vélane, pas insensible. Loin d'être insensible, et certainement pas devant un tel regard.
CASSIAN — « Il n'est pas mauvais pour l'orgueil d'un sorcier de voir qu'il arrive encore à arracher un peu de rougeur chez une jolie demoiselle. » 
PANDORA — « C'est à croire que votre charme fonctionne pas souvent. C'que j'ai du mal à croire. Quand on maitrise aussi bien les mots, l'reste du monde peut pas être insensible. »  Dis-je sans le moindre filtre. Une fois encore y a un truc, que j'peux pas saisir, qui m'échappe et qui m'donne l'impression que je passe à côté de l'essentiel. Il y a un mystère autour de Cassian Aquila, mais loin de m'en inquiéter j'dois avouer que ca m'donne envie de plus. Plus de mots, plus d'compliments, plus d'lui.

Instant suspendu, perdu, éperdu - quand ma main frôle la peau glacée d'son visage c'comme si le reste disparaissait. Ca m'fait penser à la conversation avec Rhaegar, à cette aveu d'vouloir peut être tatoué l'reste du monde pour le restant de ma vie. Y a quelque chose d'pérenne, qui s'accroche pour toute la vie dans la peau des gens. Tatouer la peau, pour exprimer l'âme, voir au-delà de ce que les apparences laisse voir. D'un coeur lisse et parfait qui cachent trop de querelles et de perdition. D'un âme qui pleure d'être trop seule - y a toujours quelque chose à trouver au-delà de la surface. Et j'en viens à me demander c'qu'il se cache derrière les orbes sombres de Cassian Aquila. C'qu'il y a sous la peau blafarde de l'albâtre; sous les joues creuses et les lèvres purpurines.
Et sous les mots qui enjolivent la scène, qui offrent plus d'frissons et d'expectatives que de déclaration franche. Comme autant d'discours dans l'silence, et autant d'aveux dans les sous-entendus. C'est plaisant, autant de subtilité dans si peu d'mots échangés. C'est plaisant de voir qu'il existe encore des gens pour éveiller l'âme et l'imagination plutôt que d'entrer dans l'vif sans prendre la peine d'être plaisant. Et j'me demande s'il prend autant de plaisir que moi à être en ma compagnie - j'peux pas empêcher les mots de Darius de toujours faire leur chemin dans mon esprit. Après tout, j'suis qu'une gamine de seize ans.
CASSIAN — « Vous avez beau en faire partit que depuis peu, vous y mettez déjà d'la lumière, oui, »  badaboum, badaboum. y a l'coeur qui s'embrasse, qui s'emballe, à trop d'sincérité dans le regard de l'adulte. J'peux pas croire que ça soit aussi facile de parler de ca . Parce que je sache vraiment, ce que c'est que ca. Comme si un aveu aussi cliché et poétique en même temps puisse prouver d'autre chose d'innommable. C'est presque trop, d'un coup, ca l'est sans doute. Peut être parce que j'ai l'coeur qui bat trop fort, et le souffle qui s'coupe. Alors quand je me remets à parler, c'est pour sortir des choses idiotes :
PANDORA — « C'est parce que j'a les cheveux radioactifs. » Stupide, stupide, stupide - bien qu'la blondeur de ma chevelure puisse facilement faire office de soleil quand y a la lumière qui tape dessus.

Et quand c'est de la guerre qu'on parle j'perds pas totalement mon optimisme. J'peux pas m'en empêcher, c'est la discussion qui revient partout en ce moment, et ca me dépasse. Ca me dépasse, parce que la vie finalement ca s'arrête pas qu'à ca. Et quant bien même, c'est bien une chose que je comprends pas.
CASSIAN — « Vous voulez que j’vous dise un secret, Miss Panda?  »  J'pense vers lui, comme il le fait vers moi totalement subjuguée par le secret qui s'passe de l'un à l'autre. J'plonge dans son regard, accrochée à ses lèvres pour ne rien rater de ce qu'il va pouvoir m'dire.
CASSIAN — « La plupart des soldats se battent parce qu’on leur demande, pas par conviction. Ils suivent le meneur, sans se poser de questions. Pendant la guerre, vos questions n’ont pas de poids, parce qu’il est considéré correct de tuer pour la bonne cause »  J'dois avouer que c'est surprenant. Surprenant parce que ca fait sens. Et parce que - en vrai - c'est décevant de savoir l'être humain si faible. Faible d'perdre ses idées pour tuer. Sauf qu'il y a rien qui justifier de tuer - clairement j'peux pas imaginer avoir du sang sur les mains. Le sang d'un autre - une autre vie, aimée par d'autre, la fille de quelqu'un, la soeur, le frère, l'amant de quelqu'un. Une vie, c'est trop précieux, c'est trop important pour être pris sans regard en arrière. A mon sens; mais peut être qu'un esprit belliqueux pensera que c'est une question de survis.

Y a le silence qui s'fait entre nous, et j'mets un moment avant de me rendre compte que j'suis seule en fait. La surprise me fait faire volte-face et il s'trouve là. L'ombre impérieuse. Ombre inquiétante. J'peux pas empêcher un frisson d'horreur qui m'parcourt l'échine.
CASSIAN — « Alors si vous aviez le choix entre tuer et être tué, que feriez-vous? »  La question impossible, qui m'laisse sans voix parce que j'crois que jamais une chose pareille ne m'arrivera. Mais pourtant, ok, je joue l'jeu. Tuée ou être tuée.
PANDORA — « Faire l'choix d'plus exister du tout, ou d'exister sans plus être moi. D'sacrifier mon âme pour quelques années d'plus, ou d'mourir en m'sachant fidèle à c'que je crois. La vie est trop précieuse, que ce soit la mienne ou celle d'un autre pour réussir à faire ce choix facilement. J'peux pas m'imaginer prendre la vie de quelqu'un d'autre sans perdre trop de moi dans l'action et m'oublier. J'sais pas si je serais capable de vraiment vivre en me sachant là parce qu'un autre n'est plus. Et si je suis plus, c'est le genre de question qui viendrait pas à se poser. » Ca m'vient naturellement, comme le reste, et j'me rends compte qu'après que j'ai fait marche arrière pour me retrouver face à face avec Cassian. Y a toujours la lueur de la baguette qui s'projette sur son visage. Des ombres mouvantes qui l'rendennt irrésistibles au regard artistique. Il est beau. Vraiment beau.
PANDORA — « Quel choix feriez-vous ? »  CEtte fois c'est un murmure, alors qu'la main ravageuse monte une fois encore pour caresser sa joue. C'est magnétique, y a rien à y faire. Ca m'rend dingue de voir ces traits et de pas les avoir encore rendus immortels sur le papier.
PANDORA — « J'voudrais vous dessiner. »


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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Dim 7 Mai - 19:25


Le fait de traverser ce soir les corridors sombres de l’école en compagnie de la blonde rend leur dernière rencontre plus réelle, tangible. Avec le bibliothécaire c’est toujours difficile de prévoir, y’a tellement d’souvenirs qui se mêlent dans sa tête et bien qu’il ne rêve plus depuis une éternité, ça ne rend pas la barrière entre le réel et le fantastique moins difficile à cerner. Le temps, il ne l’a pas trouvé long après sa nuit de discussion avec Pandora, le temps n’est pas une mesure qu’il tient en importance comme le sien est infini. Mais c’est que son regard s’est pas reposé sur les mèches dorées, et il aurait presque pu finir par croire que l’intérêt que la Poufsouffle a montré cette nuit-là n’était qu’un fragment de son imagination. Après tout, une jolie jeune femme qui s’intéresse à un vieux vampire étrange dans son genre, c’est bizarre, non? Et bah, faut croire que non, puisqu’il se retrouve à nouveau avec elle, et qu’la magie reprend entre vous comme si elle ne s’était jamais éteinte. Il peut pas s’plaindre le bougre, il passe de plus en plus temps à discuter au lieu de manger les vivants, depuis l’ajout de cette puce dans sa tête, mais jusqu’à maintenant, c’est Pandora Sutherland qui revient immanquablement dans sa tête. Juste pour elle, juste pour elle il est content d’être là, content d’avoir trouvé un petit quelque chose qui rendre son expérience à Poudlard plus agréable. Quand elle rougit à nouveau et qu’ça lui fait plaisir, il la complimente à nouveau en expliquant que ce n’est pas d’refus pour un sorcier dans sa position d’parvenir à colorer les joues d’une si jolie dame. C'est à croire que votre charme fonctionne pas souvent. C'que j'ai du mal à croire. Quand on maitrise aussi bien les mots, l'reste du monde peut pas être insensible. Il tourne les yeux vers elle, un petit sourire en coin étirant ses lèvres craquées. Je ne dirais pas qu’il n’est pas souvent apprécié, ce charme, mais je ne l’offre pas à tout le monde, réplique-t-il doucement. Puis, une partie de son charme lui vient de son pouvoir de persuasion, alors quand son charme naturel n’arrive à rien, il peut toujours se servir de son regard. Facette qui, malheureusement, n’est plus très utile dernièrement, et il s’amuse assez des rumeurs courant à son sujet qu’il ne rejoint pas l’envie de charmer toute l’école – il est certain que le Professeur Dumbledore remarquerait quelque chose, de toute manière. En toute franchise, je suis loin d’être un charmeur né, mais avec vous… ça se fait tout seul. Ce n’est certes pas une bonne habitude à prendre, mais comme ça ne semble pas vous dérangez, l’envie d’arrêter n’y est pas, conclut-il avant de regarder vers l’avant à nouveau. Il précise que cette habitude avec elle ne l’est pas avec tout le monde – et bien qu’il sache se montrer charmant en tout temps, le charme qu’il use avec Pandora, c’est un charme qu’il n’offre plus à personne d’autre.

Et comment pourrait-il résister à la blonde, alors que le simple frôlement de ses doigts contre son visage parvient à le geler, un simple geste qui réchauffe la glace autour de son épiderme. Il gèle et fond tout en même temps, troublé par cette proximité, alors que le trouble n’a plus souvent heurté sa personne depuis qu’il n’est rien de plus qu’un cadavre maudit. Et s’il n’as pas tout à fait conscience du temps qui passe, il pourrait presque jurer le sentir ralentir l’espace d’un moment, abrutir le reste de l’existence pour que pendant ce court instant, ils aient l’impression que rien d’autre n’existe outre vous deux. Sauf que la réalité fait en sorte que l’moment passe et qu’vous continuez de glisser dans les corridors, Cassian un atout d’taille pour la jolie blonde sans même qu’elle ne le réalise, et c’est pourquoi il ne porte pas trop attention à leurs alentours. Si jamais un élève est dans les parages, il est certain que le vampire risque de l’entendre, et comme c’est le travail de l’élève de jouer au correctionnaire avec ses camarades, il n’hésiterait pas à pointer dans la direction du coupable. C'est parce que j'a les cheveux radioactifs. Le vampire n’est que rarement pris par surprise, ou de court, sauf que la réponse amenée par la demoiselle après qu’il eut confirmé que oui, malgré qu’ils ne se connaissent pas depuis longtemps, elle met de la lumière dans sa vie – elle est, en fait, une boule de lumière qui l’frappe directement dans la poitrine. Il ne s’explique pas autant, mais pourtant, elle crache de mots rapidement suite à sa remarque, et le blond ne peut qu’accueillir la remarque en lâchant un rire éraillé. Vos cheveux sont magnifiques, il ne fait aucun doute, sauf qu’ils ne sont pas responsables de ce sentiment qu’vous m’laissez, qu’il réplique sans pouvoir se retenir de passer une main fantomatique et rapide entre ses mèches d’or. Les cheveux sont longs, fins et doux, et aussitôt qu’ils ont quittés ses doigts, il a d’nouveau envie de s’y glisser à nouveau.

Y’a pas juste eux dans cette bulle de confort, y’a la guerre qui s’prépare, qui s’retient pas de se glisser entre les pierres du château jusqu’à s’infiltrer dans les pores d’peau des étudiants tremblants. Y’a d’ailleurs Pandora qui s’penche doucement vers lui quand il demande si elle veut être au courant d’un secret. Cass baisse à nouveau les yeux vers elle, et malgré la froideur que pourrait jeter le sujet sur une conversation autrement tendre, il ne perd pas une miette de son sourire. En la regardant il explique ce qu’il a compris après des siècles de guerre : les petits soldats de plomb tuent et se font tuer à l’infini, que pour le pouvoir et l’honneur d’un seul homme ou sorcier en haut de la pyramide. Un sorcier qui, au fond, n’en a que faire des vies qui ne cessent de se perdre à son nom, des gens qu’il ne connaît pas et qu’il ne remerciera que de quelques mots – et les pensera-t-il vraiment, ses mots? La mort est une fatalité dont on ne sort pas, une fatalité que Aquila n’a jamais eu de problème à offrir, car son appétit et son besoin de sang se faisait plus fort. Et Pandora, il n’est pas surpris d’apprendre qu’à ses yeux, aucune raison au monde n’est assez bonne pour donner la mort. Il doit avouer que quelque part, ça le dérange cet aveu, même s’il n’est pas vraiment surpris. La question quitte ensuite ses lèvres sans qu’il ne puisse la retenir : et si on la mettait au pied du mur, quelle décision prendrait-elle? Tuer ou être tuée, là gît la question. Faire l'choix d'plus exister du tout, ou d'exister sans plus être moi. D'sacrifier mon âme pour quelques années d'plus, ou d'mourir en m'sachant fidèle à c'que je crois. La vie est trop précieuse, que ce soit la mienne ou celle d'un autre pour réussir à faire ce choix facilement. J'peux pas m'imaginer prendre la vie de quelqu'un d'autre sans perdre trop de moi dans l'action et m'oublier. J'sais pas si je serais capable de vraiment vivre en me sachant là parce qu'un autre n'est plus. Et si je suis plus, c'est le genre de question qui viendrait pas à se poser. Tout ce qu’elle dit est parfait dans sa bouche, et Cassian, en vérité, n’en aurait pas attendu moins d’une adolescente pétrifiée devant ses propres pouvoirs. Et s’il n’a pas été freiné par leur différence d’âge, pas le statut d’étudiante et membre du personnel, il sait que la barrière de la mort est plus grande, créant un fossé entre eux qu’il préfère ignorer. Surtout qu’elle est maintenant face à lui, et qu’elle l’observe de ses grands yeux bleus, ceux dans lesquels il ne peut que plonger.

Quel choix feriez-vous ? Veut-elle réellement entendre la réponse? Le vampire ne peut pas être tout à fait honnête sur la question, mais il peut toutefois y répondre simplement. Je n’aie pas une âme aussi lumineuse que la vôtre, miss Panda. Pour ma part, je n’aurais pas de mal à enlever la vie- je l’aie déjà fait par le passé. Un passé pas si lointain, certes, et un passé qu’il rêve d’oublier, afin de reprendre la vie qu’il a toujours apprécié. Et pourtant, pourtant y’a quelque chose qui le chicotte, alors qu’il attend d’voir et entendre la réaction d’la blonde, comme s’il aurait peur qu’elle s’enfuit finalement, en connaissant maintenant cette vérité sur lui. En sachant qu’il a les mains tachés de sang, tournera-t-elle encore le même regard dans sa direction? Et pourquoi, pourquoi en est-il si concerné? Après tout, il n’a pas de problème à être un prédateur, un ange de la grande Faucheuse, s’il décrit ses pulsions affamées de manière poétique. Une poésie rouge carmin, tout le contraire de Pandora Sutherland.

Sauf que y’a sa main qui s’lève à nouveau, et Cassian se jette sur le mouvement pareil à un naufragé trouvant finalement terre. Pas regarder l’émotion à venir sur son visage mais s’perdre contre ses phalanges, son épiderme qui fond comme neige au soleil, sa raison qui s’perd. J'voudrais vous dessiner. À la question, il relève son attention vers elle, se rappelant alors qu’elle lui avait parlé de son talent pour le dessin. Avant même que l’information soit complètement analysé par son cerveau, son visage se craque à nouveau d’un lent sourire. Les vampires n’ont pas de reflets et de surcroit, il est difficile pour Cassian de se remémorer les traits de son propre visage. Un portrait? qu’sa voix demande sans pouvoir retenir une teinte enjouée, amené par sa soudaine envie de voir à quoi il ressemble, maintenant. Et puis, même si elle dessinerait quelque chose qui ne lui ressemble pas tout à fait, il serait tout bonnement curieux de se voir dans ses yeux, carrément, voir comment elle le coucherait sur papier. Je n’aurais aucun problème avec ça.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Mer 10 Mai - 2:56


beauty and beast
Cassian Aquila & Pandora Sutherland

C’souvent qu’on m’a offert de l’intérêt, avec des mots tendres et des regards en coin. Des sourires charmeurs et de la drague lourdes qui laisse juste une impression de trop, d’écoeurement. Comme s’il y avait pas un garçon pour juste faire preuve de galanterie. Sans doute que c’est l’temps qui veut ca. Y a chez les moldus une révolution des mœurs qui s’tend vers la liberté de tous et de chacun à aimer qui il veut, comme il veut, quand il veut et à le gueuler le plus fort sur tous les toits. C’est trop bruyant, même s’il y a quelque chose de séduisant à cela aussi. A vivre avec trop d’bruit, à se faire entendre du monde, et à oser gueuler pour exister. A oser faire entendre qu’on est là, qu’on veut vivre, et qu’on profite juste de tout l’temps qui reste parce qu’il sera toujours trop court. J’suis habituée, finalement à cette jeunesse morcelée par la vitesse et la liberté extrême, qui amène à ne plus savoir ce qu’on veut. A ne plus savoir de quoi demain sera fait, pour juste s’attendre à vivre l’instant. L’instant – y a rien de plus que je voudrais vivre tout de suite. Surtout pas quand je suis en présence de Cassian. Surtout pas quand il m’regarde avec cette chaleur qui m’fait battre le cœur trop fort.
Et son charme à lui semble pas justement hurler prends moi maintenant parce que la vie est trop courte. Y a pas d’urgence, ce sentiment d’vitesse qui donne mal au cœur. Au contraire, y a cette caresse rassurante, qui fait battre l’cœur plus vite et qui l’réchauffe. Qui l’rassure.
CASSIAN — « Je ne dirais pas qu’il n’est pas souvent apprécié, ce charme, mais je ne l’offre pas à tout le monde, » J’peux pas empêcher l’sourire qui nait sur mes lèvres à cette aveux, sentant que la rougeur qui teinte mes joues disparaît à mesure que je repends le contrôle de ma respiration. J’me sens vraiment touchée, choisie, unique – c’la première fois que ce sentiment m’touche au cœur. Franchise, la sincérité qui s’échappe de tous les mots de Cassian est sans doute c’qui rend tout cela plus irréel et nécessaire. J’veux plus, m’y raccrocher à chaque mot qui sort de cette bouche carmin.
CASSIAN — « En toute franchise, je suis loin d’être un charmeur né, mais avec vous… ça se fait tout seul. Ce n’est certes pas une bonne habitude à prendre, mais comme ça ne semble pas vous dérangez, l’envie d’arrêter n’y est pas »
PANDORA — « Vous êtes plutôt doué, je trouve. J’verrais pas pourquoi vous faire arrêter, parce que c’est plutôt agréable en réalité. » Que j’lâche avant de me rendre compte d’la portée de mes mots. DE l’invitation accordée à un adulte de l’école de me courtiser comme si c’était une chose normale. Que c’était pas juste contre la loi des Sorciers et de l’école. Comme si j’étais pas qu’une gamine de seize ans qui s’laisse draguer impunément. Et j’doute un moment que l’idée que ca balance d’moi soit la plus agréable – sauf qu’il semble pas s’en inquiéter. Au contraire.

Au contraire il s’met à rire quand je passe du sérieux d’aveux inespérés à une farce sur la couleur de mes cheveux. L’soleil de sa vie – c’est une de ces phrases toute faite qu’on trouve dans les romans à l’eau de rose. Une de celles que j’ai toujours rêvé d’pouvoir entendre souffler à mon oreille par un type bien trop beau pour être vrai. J’peux pas dire que Cassian soit l’archétype de la beauté, il est plus que cela. J’trouve pas d’mot qui soit pas juste : charismatique, charmant, séduisant. Mais peut être qu’un mot ca serait pas lui rendre justice.
CASSIAN — « Vos cheveux sont magnifiques, il ne fait aucun doute, sauf qu’ils ne sont pas responsables de ce sentiment qu’vous m’laissez » Touchée – une fois encore – et sans voix pous réagir à cet aveux qui m’tord le ventre délicieusement. J’me dis soudainement que cette rencontre à un coup de premier rendez-vous et que si on s’trouvait autour d’une table avec un chandelier les aveux seraient pas différents. Sans doute – en tout cas dans mes rêves de gosses gourmande d’amour ca ressemble toujours à cela.

Alors j’laisse le temps couler entre nous, et les mots s’échapper en laissant leur caresse délicieuse sur mon âme. C’est qu’la guerre pense entre nous aussi et laisse très peu d’amertume. Moins que l’idée de tuer, qui laisse Cassian dans l’obscurité du couloir où j’le perds de quelques pas avant de me retrouver à lui parler d’instinct meurtrier. Sauf que j’en ai aucun – j’peux pas imaginer prendre la vie de quelqu’un. Jamais. Que ca soit celle d’un Mangemort ou d’un né moldu, une vie reste trop précieuse pour être ôtée de la sorte par mes soins. Et j’doute de pouvoir continuer à vivre ou survivre avec cette idée que je vis par la mort d’un autre. Je l’admets, d’une sincérité qui semble apprécier autant qu’elle le tord d’une grimace dérangée. Et à nouveau y a plus de distance entre nous, aimantés l’un à l’autre par des forces invisibles. Et j’sais pas pourquoi cette question de tuer semble l’faire disparaître loin, trop loin. Alors j’lui demande, sans m’douter ce qu’il va avouer sans sourciller.
CASSIAN — « Je n’aie pas une âme aussi lumineuse que la vôtre, miss Panda. Pour ma part, je n’aurais pas de mal à enlever la vie- je l’aie déjà fait par le passé. » L’air s’échappe d’mes poumons rapidement, laissant un soupir surpris briser l’silence. Je l’ai déjà fait - tuer. J’tombe le regard sur ses mains – tâchée de sang – les sourcils froncés à tenter de l’imaginer. Imager qu’il peut prendre la vie, qu’il l’a déjà fait, imaginer que ses mains ont ôté l’souffle à quelqu’un d’autre. Et comme par magie j’les tiens soudainement dans mes mains trop chaudes – ou alors les siennes sont-elles gelées – et j’tente de me rendre à cette évidence, mais ca passe pas la barrière de mon esprit. Ca n’fait pas sens de le voir comme un tueur. Il a les mains trop douces.
PANDORA — « Vous avez des mains de pianistes. » Qu’je murmure d’une réflexion qui passe soudainement. Dans mon esprit, et qui fait pas sens sans doute dans la conversation. J’lâche la paume pour relever le regard vers le sien, et d’un sourire en coin j’me rassure : il a tué avant notre rencontre, au fond, ca change quoi ? L’égoïsme qui m’tiraille à présent je l’ai jamais ressenti avant. Celui qui m’ferait dire n’importe quoi juste pour pas qu’il disparaisse.
PANDORA — « J’imagine qu’il faut toujours des soldats dans une guerre. Et j’avoue que j’préfère vous savoir vivant qu’assassiné. » Souffle entre nous, qu j’pensais jamais pouvoir admettre un jour. Jamais – encore – j’ai ressenti c’besoin de garder quelqu’un pour moi.

Et j’me perds encore sur les traits d’son visage, et d’ce mot qui me vient pas pour le désigner. Pour dire c’que je pense de lui, de ce qu’il m’fait ressentir au plus profond. De cette envie que j’ai de le toucher encore, de le caresser – et dans ma paume y a sa joue qui s’caresse.
CASSIAN — « Un portrait? » J’acquiesce simplement, avec un sourire sur l’visage. Et l’temps s’échappe dans l’silence. Un moment. Un moment où on s’accroche pour plus s’lâcher, et où j’me dis que ca va arriver – il s’penchait pour m’embrasser – sauf qu’il le fait pas. Et j’cache un soupir de déception.
CASSIAN — « Je n’aurais aucun problème avec ça. »
PANDORA — « Ca augure un autre rendez-vous ca, non ? » Que j’glisse avant de me saisir, de me rendre compte que – clairement – c’était pas dans ces termes qu’on s’rencontre ce soir. Ou peut être que ca veut plus dire pour une étudiante que pour un adulte. Peut être. « C’pas que… je… J’voulais pas dire que c’était… » bouse d'hippogriffe.
Pourquoi j’peux pas empêcher les mots d’juste passer la barrière de mes lèvres avant d’dire tout ce que je pense sans pouvoir l’contrôler ?
PANDORA — « Vous savez, j’ai repensé à notre conversation sur l’avenir, d’la dernière fois. Et à bien y réfléchir, j’crois que… J’crois que j’ai trouvé dans quoi j’me verrais bien. »




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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Mer 24 Mai - 4:25


Les jeux d'charme font partit d'son quotidien depuis l'éternité, certes, mais ça a toujours été qu'un jeu auquel il ne prêtait pas plus attention. La seule personne qu'il voulait impressionner, c'était Lilith. L'seul amour qu'il a jamais connu, c'est Lilith- sa seule expérience, et quelle expérience cela a été. D'son vivant Cassian a jamais été amoureux, il a pas eu la chance, le temps, il était trop malade pour s'préoccuper d'ça. Et quand Lilith a chamboulé son existence, il pensait que ça serait ça, toujours ça et rien d'autre. Des siècles qu'il en est convaincu, sans jamais voir son palpitant moisi s'animer sous l'regard d'un autre être vivant. Puis, après six cent ans, il n'a besoin que d'un coup d'œil pour sentir son monde changer. Il a rien compris, il comprend toujours rien, sauf qu'ça lui passe dix pieds au-dessus d'la tête. Il est pas du genre à s'fouler le cerveau sur des banalités, c'qu'il comprend c'est c'sentiment plus qu'confortable qui vient l'chercher chaque fois qu'l'enthousiaste et magnifique Pandora Sutherland est dans la pièce. Alors c'qu'il veut, c'est d'la voir et passer du temps avec elle, point barre. Sans pouvoir retenir tous les commentaires qui font rougir la demoiselle, du rentre-dedans pur et simple mais avec des mots fidèles à la nature de Cassian. Quand ils parlent de son charme, justement, le vampire explique qu'il ne sait s'retenir avec la blonde, et comme ça ne semble pas la déranger, il n'voit pas l'intérêt d'arrêter. Si au lieu d'rougeur sur ses joues il avisait un malaise d'la part d'l'élève, il est certain qu'il aurait cessé sur le champ- ou bien peut-être aurait-il changé son approche. En vrai, il ne peut qu'être qu'enchanté d'la voir réagir positivement. Vous êtes plutôt doué, je trouve. J’verrais pas pourquoi vous faire arrêter, parce que c’est plutôt agréable en réalité. Le blond tourne aussitôt ses yeux vers elle, une douceur dans les yeux qu'il n'réalise pas. C'est ça.
Exactement ça, qui est différent, qui l'fait s'sentir bien. Quand elle lui rend un compliment, qu'ça ressemble à un compliment ou pas, qu'elle l'encourage et qu'elle lève vers lui des yeux un peu gênés, qu'son cœur s'emballe quand elle dit quelque chose qu'elle devrait pas. Comme maintenant. D'autres trouveraient sûrement, mais comme c'est entre vous et moi et qu'nous sommes tous les deux à l'aise avec le fait que j'vous fait la cour, c'est un point réglé, qu'il réplique avec une note mélodieuse dans la voix. Il réalise pas trop c'qu'il dit non plus, car faire la cour habituellement ça implique un but ultérieur à tout c'rentre-dedans.

C'qui lui plaît chez la vélane, c'est la manière dont elle a d'parler d'vérités comme si c'était rien, alors qu'il essaie même pas d'lui retirer des informations. Elle lui en donne parce qu'elle le veut, elle tourne d'vrais yeux intéressés dans la direction du vampire, alors qu'il essaie pas d'la séduire. Outre ses mots charmeurs, naturellement. Et puis quand elle parle avec trop d'franchise, qu'une rougeur lui prend site à sa propre initiative et qu'il la relance avec tout autant de franchise, elle balbutie les premiers mots qui lui passent par la tête et il éclate de rire. Un rire vrai, impulsif, qui paraît encore dans son sourire et ses yeux quand il se tourne vers Pandora pour lui répondre. La rougeur baisse pas sur ses joues, sauf qu'elle répond rien- et elle a pas besoin. Il écoute les battements d'son coeur et c'est aussi parlant qu'si elle avait ouvert sa jolie bouche une nouvelle fois.
Y'a pas qu'le rire et la bonne humeur entre eux, car s'ils tentent de s'recouvrir que d'petits moments d'bonheur, y'a la réalité qui est toujours là, impossible à ignorer, oublier, échapper. La guerre, la guerre qui s'est insinuée dans les pierres du château et qui a fait s'répandre du sang innocent. L'hémoglobine qui tâche cet endroit autrefois vu comme imprenable laisse son fantôme, sa lourdeur sur les épaules des étudiants qui parfois, ne savent plus où mettre les pieds sans craindre la suite. Pandora, elle, c'qui l'effraie, c'est d'voir les gens qui s'entretuent, qui s'donnent la mort trop facilement- souvent, souvent même pas par envie, mais par un supposé devoir. Quand l'vampire lui demande ce qu'elle ferait, si elle avait le choix entre tué ou être tué, sa réponse l'surprend pas, l'fait qu'elle le lui demande à son tour non plus. Sauf qu'il est réticent, car il réalise qu'il est craintif d'voir sa réaction. Craintif. Pas un sentiment qu'il est habitué d'vivre souvent, une autre réaction qui n'fait que prouver qu'il pose sur Pandora un regard particulier, pour ne pas dire unique. Il a à peine l'temps d'ressentir c'sentiment qu'la blonde attrape ses mains entre les siennes, et il brûle presque là quand la chaleur d'ses doigts s'répand dans tout son corps. Il regarde les mains, puis il plonge son regard dans celle d'la jeune fille. Vous avez des mains de pianistes, qu'elle murmure doucement en fixant la main du regard. Puis, aussi rapidement qu'elle a attrapé, elle lâche, et lève la tête vers lui. Il est surpris, lui, alors il dit rien, fixant la belle en silence. Comment est-il sensé prendre cette remarque, et veut-elle seulement dire quelque chose? Il semble y avoir trop de douceur sur ses paumes pour qu'elles soient en fait tâchées de sang? C'qu'elle ignore la pauvre, c'est qu'la douceur est fausse, comme l'reste de son cadavre putréfié. C'est fait exprès, exprès pour attirer ses proies avec une facilité déconcertante. J’imagine qu’il faut toujours des soldats dans une guerre. Et j’avoue que j’préfère vous savoir vivant qu’assassiné. C'est à son tour à lui d'être touché, d'sentir la chaleur qui s'propage d'ses mains à son visage- comme si l'contact d'leurs mains arrivaient pas à s'estomper, qu'il l'voulait pas d'toute manière. Il reste un moment silencieux, à chercher les bons mots, après qu'elle lui dise qu'c'est pas grave qu'il aille tué, au moins il est encore là, au moins il est pas mort, il est là, avec elle. Je suis difficile à tuer, et j'avoue à mon tour que j'suis soulagé de votre réaction, glisse-t-il en levant une main pour la glisser lentement entre ses mèches radioactives. Il peut pas s'en empêcher, les mèches dorées attirant son regard si habitué à la noirceur. Le blond des cheveux, le blond presque blanc l'a toujours attiré, mais le doré qu'il boit dans les cheveux d'Pandora vient le chercher tout autant. Comme si après deux rencontres, l'élève était parvenu à rejoindre Lilith dans son- dans son quoi, son palpitant? C't'organe inutile, c't'organe qu'Lilith s'est assuré d'voir mourir- autant en le tuant à Noël qu'avec ses jeux d'manipulation et d'destruction. Il a porté la Mort avec brio si longtemps, voir le monde à travers les yeux d'Sutherland est étrange, un renouveau qui ne l'déplaît pas toutefois.

Il rajoute rien d'autre, car quand bien même il a pour la première fois sentit une touche d'nervosité concernant la mort qu'il offre à tous vents, il sait qu'les meurtres c'est pas terminé dans son cas. C'est lui ou eux, et en toute franchise, il s'est toujours fait passer en premier.
Sauf qui a cette gamine, qu'il ne voit même pas comme tel, qui l'fout à l'envers à chaque quelques secondes. Il s'venge au fond, chaque fois qu'il l'a fait rougir, il s'venge de toutes ces fois où il sait plus où se mettre à cause d'elle. Grâce à elle. Cette fois, elle lui parle de dessin, de portrait, et glisse sa joue contre sa douce paume. Lui, il brûle, encore. Cassian s'penche dans sa main pour approfondir l'contact, s'assurer qu'il s'termine pas trop vite- et s'ramasse un peu plus près d'la blonde. Il arrête d'avancer, il s'arrête avant d'plus y parvenir- et il mentionne qu'il n'aurait aucun problème à ce qu'elle fasse son portrait, bien au contraire. Ca augure un autre rendez-vous ca, non ? La question le prend par surprise -encore- et son visage à Miss Panda change alors qu'elle réalise ce qu'elle vient d'dire. Il sait, il sait Aquila qu'ils peuvent dire tout ce qu'ils veulent, ça n'a pas d'impact si ça reste entre eux. Même ce terme, cette idée d'un rendez-vous entre un membre du personnel et une étudiante. C’pas que… je… J’voulais pas dire que c’était… Elle cherche ses mots, semblant gênée d'la question qui vient d'lui échapper. Et si l'vampire ne s'y attendait pas, il peut pas s'empêcher d'attraper son menton entre deux doigts, peut pas s'empêcher d'relever son visage d'ange vers lui et s'pencher un peu -encore- gardant leur visage proche et osant même un petit sourire charmant. Je n'aurais pas oser donné c'terme à cette rencontre moi-même, mais un deuxième rendez-vous me plairait bien, qu'il souffle d'un ton discret, pour être certain que ses syllabes ne soient entendu que par la demoiselle. Il veut pas s'en empêcher, et comme il est plutôt doué depuis toujours pour pas s'limiter entre le bien et l'mal, il s'en empêche pas. Et d'voir le même engouement d'la part d'la belle vélane n'le pousse pas à vouloir cesser- qu'importe qui est sensé être l'adulte responsable ici.

Vous savez, j’ai repensé à notre conversation sur l’avenir, d’la dernière fois. Et à bien y réfléchir, j’crois que… J’crois que j’ai trouvé dans quoi j’me verrais bien. Il penche doucement la tête sur le côté, curieux d'en apprendre davantage, sa froide main autrefois sous son menton s'laissant redescendre en frôlant le cou puis l'épaule puis le bras de Pandora, s'appuyant une demi-seconde contre ses doigts avant de revenir le long de son propre corps. Elle fourmille sa main, désireuse de quitter l'habitude pour parcourir la peau diaphane de la blonde à la place. Ah oui? Dites m'en davantage, murmure-t-il avec une visible pointe d'intérêt dans sa voix.

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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Mar 30 Mai - 12:17


beauty and beast
Cassian Aquila & Pandora Sutherland

J'ai toujours été trop souvent naïve, à croire que les autres autour de moi pouvaient me voir comme j'étais. C'est si facile d'être moi, d'oublier souvent qu'il y a cette barrière entre nous, qui les fait m'regarder avec un air extatique. Un air totalement rêveur, à croire que j'suis plus une illusion fantasmée que réelle. Ca fait mal - souvent - de se rappeler qu'pour eux je tiens plus de ce qu'ils espèrent voir que de ce que je suis vraiment. De voir quand leurs yeux, s'illuminer un désir qui n'est pas vraiment tourné vers moi. Être aimé sans l'être, les voir flamboyer en sachant que c'est pas moi qu'ils regardent. Qu'il faut du temps pour me regarder - et je comprends toujours pas pourquoi certains arrivent à passer au-dessus, et d'autres non. Pourquoi Rhaegar a vu au-delà, pourquoi est-ce qu'il me connait mieux que quiconque à présent ? Il semble penser que sa préférence pour les hommes l'immunise mais clairement - concrètement - on peut difficilement le croire. Je saurais pas l'expliquer, et je suis pas sûre de vraiment le vouloir finalement. Faire face à ce que je suis, à ce qui m'coupe du reste du monde, reste terriblement terrifiant. Terriblement douloureux.
Mais quand il s'agit de Cassian j'doute que ce soit de la naïveté. J'doute de pouvoir me tromper à ce point, mais une fois encore c'est déjà arrivé. J'ai déjà trop souvent donner ma confiance, à croire à une histoire avant même qu'elle commence, à une amitié qui s'trouve être finalement qu'une suite d'hypocrisies. La confiance j'la porte autour du coup comme mon coeur, et j'ai beau m'la faire arracher bien souvent sans rien en retour, j'dois être encore assez stupide pour croire que c'est possible de croire en l'humanité. Que les gens sont pas que des enfoirés, qu'il reste des gens biens. C'que je voudrais que Cassian soit l'un d'eux. Parce qu'il est agréable d'passer du temps avec lui, d'lui parler, d'le laisser me complimenter en me persuader que c'est pas le charme qui l'fait parler. Qu'il est libre de ses pensés.
CASSIAN — « D'autres trouveraient sûrement, mais comme c'est entre vous et moi et qu'nous sommes tous les deux à l'aise avec le fait que j'vous fait la cour, c'est un point réglé, » Faire la cours - l'terme m'fait monter le sang au visage une fois encore, et j'détourne le regard pour pas montré combien ca m'touche. C'est un truc d'roman, que j'ai du lire des centaines d'fois. Qui appartient au siècle dernier aussi, mais ca m'plait. Certains trouvent cela dépassé mais certainement pas moi. Moi j'suis juste charmée.

Même quand il s'agit d'la guerre, ou d'meutre. J'regarde le bellâtre qui se torture quand on en vient à parler de tuer ou de mourir - le choix cornélien il me le pose en première. Et j'peux pas juste m'imaginer ôter la vie. Sauf que lui l'a fait, et contre toute attente il l'avoue. Avec ses termes détournés, mais la vérité jailli avec sa cruelle évidence. Cassian a du sang sur les mains - ses longs doigts d'pianistes ont prit des vies, et j'peux pas l'imaginer. Je saurais pas l'imaginer. J'veux pas non plus exiger d'lui qu'il se laisse prendre dans les filets de la mort - l'idée même qu'il me soit arraché m'rend égoïste. J'veux le garder, qu'il tue alors s'il y a que ça pour qu'il reste en vie.
CASSIAN — « Je suis difficile à tuer, et j'avoue à mon tour que j'suis soulagé de votre réaction » J'souris - j'doute que ca soit la meilleure des réactions. J'devrais en être offusquée, voir terrifiée de le savoir capable du pire (parce qu'à mon sens c'est bien de cela qu'il s'agit). Mais y a un truc dans son regard, dans sa manière d'agir, de me parler, ou même de se tenir mal à l'aise et peiné à l'idée que je le rejette qui m'laisse croire qu'il est pas mauvais. J'sais pas qui il a tué, mais ca doit être lui le monstre. Cassian a sauvé sa peau, parce qu'il faut bien survivre, surtout dans les temps de guerre. Et même si je regarde l'orage de loin, gardant ma vie d'naïveté facile, j'peux pas juste faire comme si les autres étaient pareils. Cassian l'est sans doute pas, et c'est comme il est que je le veux.
PANDORA — « C'est une bonne nouvelle, j'souffrirais de vous voir m'être arraché alors que je viens d'vous découvrir. » Que je lâche avec sincérité, avouant par la même l'égoïsme dont je fais preuve et qui m'rendrait presque honteuse - aussi; Si jamais Darius entendait parler de cela il me tuerait sans doute. ou lui d'abord - plus probablement. Mais Darius saura jamais, j'garderai ce secret avec moi, comme tout ce qui concerne Cassian.

Et j'le voudrais encore - j'propose plutôt de le dessiner pour en garder l'image pour longtemps, usant du terme de « rendez-vous » comme une gamine qui a son premier crush. J'dirais pas que c'est le cas - mais presque. Plutôt je me sens gênée de parler de la sorte, alors que clairement c'est déplacé. D'dire amen à un meurtrier l'est pas par contre - la logique d'un coeur erratique s'échappe rapidement apparemment. Et alors qu'je l'évite, y a sa main qui trouve son chemin sous mon menton et j'relève le regard vers lui. Il est proche, trop proche, et il sent atrocément bon.
CASSIAN — « Je n'aurais pas oser donné c'terme à cette rencontre moi-même, mais un deuxième rendez-vous me plairait bien »
PANDORA — « Ca sonne comme une promesse. » Qu'je souffle alors avec un sourire qui m'prend le reste du visage. Totalement enthousiaste et extatique pour le coup. Ravie d'avoir réussit à avoir ce rendez-vous. Ravi de pouvoir l'appeler ainsi. Surtout. Et Quand il me lâche, je reprends la route dans les couloirs - on a encore pas mal d'étage à faire après tout- et lance plutôt l'sujet de l'avenir parce qu'on en a déjà parlé. Parce que j'me surprends à tout vouloir partager avec lui, aussi simplement possible.
CASSIAN — « Ah oui? Dites m'en davantage » Alors j'souris, j'relève ma manche et je dévoile le tatouage dont les pétales s'envolent toujours doucement le long d'mon bras pour disparaitre en fumée.
PANDORA — « J'passe de plus en plus de temps à dessiner. Et à tatouer. Pas juste Rhaegar ou moi, mais la moitié de l'école s'est soudainement mise à m'envoyer des hiboux pour des rendez-vous. Et j'crois que - ouais - j'crois que ca me plait vraiment. » Dis-je avec un sorire immense sur le visage baissant ma manche avec un air plus inquiet. « C'sans doute pas très glorieux quand on a besoin d'gens pour se battre pour aider les autres. Mais concrètement, j'veux pas croire que le monde s'arrête de tourner. La guerre prendra fin un jour, j'veux ps qu'elle soit l'unique point d'mire de mon avenir. Parce que j'vivrais au-delà. » Dis-je avec plus d'enthousiasme, encore, me retrouvant à babiller stupidement, m'écoutant parler plus qu'il ne parle lui parce que j'oublie - j'oublie qu'il me voit peut être pas moi, j'veux croire que c'est le contraire. J'veux croire qu'il me voit vraiment, et j'veux rien lui cacher. J'veux le laisser entrer dans les méandres d'mon âme.



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MessageSujet: Re: beauty and beast (pandossian)   Mar 13 Juin - 23:22


Les mots quittent sa bouche avec facilité, faire la cour un luxe qu’il s’permet plus vraiment. Faire la cour s’est s’appliquer un minimum, pas juste glisser quelques mots contre une gloussante oreille qui est déjà en tout charmé- grâce à son talent d’hypnose ou non. Mais Pandora elle chatouille des terminaisons nerveuses qu’il croyait oublié depuis des siècles, et il s’en lasse pas d’les redécouvrir. Il s’applique quand il lui parle, c’est naturel sauf qu’ça vient d’loin. Comme si avec elle, c’trop facile d’mettre le monstre de côté, oublier sa constante soif insatisfaite pour s’concentrer sur la mélodie qui quitte sa bouche encore et encore, et naturellement, ses joues qui s’colorent de sang chaque fois qu’il lui fait un compliment. Semblable à maintenant, alors qu’il lui avoue carrément qu’il la courtise, et qu’elle dément pas- au contraire, l’soudaine accélération d’son pouls parlant pour elle.
Ça s’insinue en lui aussi, il sent le charme naturel, qui n’a rien à voir avec son sang d’vélane ou d’sa capacité d’mort-vivant. Pareil à leur nuit passée à discuter, tout ce qu’le blond avait envie, c’était d’voir le temps se figer pour qu’il n’aille pas à lui dire au revoir. Sauf qu’il est content qu’il est continué d’suivre son cours, attrapant dans l’air une nouvelle familiarité entre vous, c’pareil qu’s’ils se connaissaient depuis une éternité. Il aurait pas dit d’avoir eu Pandora en tant qu’créatrice, sans doute n’aurait-il jamais vu l’utilité de la quitter.

C’qui aurait pu mettre un froid à la soirée, c’est parler d’la Mort. Avouer qu’il l’a déjà fait, sans en dire trop. Sans vouloir en dire trop, parce que la blonde, elle et trop angélique pour s’rattacher à tant d’noirceur. Et pourtant il arrive pas à s’tenir loin d’elle, doute qu’il y parviendra tant qu’ils vivront sous le même tôt- aussi immense soit-il. Regarder dans les yeux clairs d’la trop belle demoiselle c’est d’y voir briller une force trop claire pour laisser s’ternir par le meurtre. Aucune surprise qu’elle s’y oppose, un peu plus qu’elle le lui pardonne sans plus de préambule. Il sourit, avant d’lui dire qu’il est rassuré n’pas la voir prendre ses jambes à son cou après son aveu- avec des termes plus poétiques, naturellement, mais ça n’empêche pas la blonde d’sourire à son tour. T’comptes pas rentrer dans les détails, surtout qu’en ce moment, si tu n’as ton sang quotidien sur les mains, c’est à cause d’la puce seulement. Mais si ça implique d’pas voir le visage d’la blonde s’briser d’peur, alors soit, il aimera cette foutue puce une petite minute. C'est une bonne nouvelle, j'souffrirais de vous voir m'être arraché alors que je viens d'vous découvrir, qu’elle glisse d’sa voix mélodieuse qui l’frappe là où s’meurt son palpitant. Sauf quand il passe son temps avec Pandora Sutherland. Son aveu aide à l’réchauffer aussi, bien qu’pour une rare fois dans sa vie, c’qu’il veut c’est tout sauf lui faire du mal. Alors pour éviter d’vous faire souffrir, je vais devoir rester auprès d’vous, c’est ça? qu’il répond d’une voix douce, amusée mais surtout attendrie.
Attendrie, d’voir qu’une gamine aussi lumineuse qu’elle en oublie aussi rapidement ces tords, car ça lui permet d’être là en ce moment, en chaire et en os, avec elle. Il relève une main diaphane, qu’il glisse près d’ses cheveux, ses phalanges touchant à peine sa peau plus douce que la soie. Il est sous le charme et pourtant, pourtant c’elle qui lui parle de vouloir le dessiner, son visage fait que s’éclairer à l’idée d’se voir couché sur papier. Il n’a pas eu la chance d’revoir de quoi il a l’air depuis qu’il est mort, depuis qu’on lui a arraché son reflet, et bien qu’il n’soit pas avare d’sa gueule, il sait plus trop d’quoi il a l’air, et il serait curieux de redécouvrir ses traits. Un moment magique qu’il allait visiblement passer avec Pandora, et il pourrait pas demander mieux.

Ses doigts au final attrape l’menton d’la blonde, ayant à peine besoin d’forcer pour qu’elle lève les yeux vers lui. Ils sont proches, il est trop confortable pour s’reculer. Ils parlent d’rendez-vous en ce moment, un deuxième pour profiter encore l’un de l’autre sans démentir c’qui s’passe vraiment entre eux- c’est encore flou et nébuleux mais ça fait qu’rendre tout ça plus palpitant. Ils parlent d’rendez-vous, si près l’un de l’autre sans franchir l’pas d’trop, appréciant chaque moment, chaque étape qui s’dessine entre eux et qu’il goûte avec délice. Ca sonne comme une promesse, qu’elle murmure, laissant son sourire prendre toute la place sur son visage de poupée. Elle est magnifique, ça n’fait aucun doute. Il pourrait s’perdre le vampire dans c’jeune regard, vivre et raconter des histoires sans parler un mot, s’regarder seulement dans l’blanc des yeux. Oh mais s’en est une, Miss Panda, qu’il assure avant d’laisser retomber sa froide main l’long d’son cadavre.
Y’a la marche qui reprend à ce moment-là, parce qu’il reste heureusement encore bien du chemin à parcourir avant qu’la nuit soit terminée. Revient sur le tapis un sujet qu’ils ont abordés la dernière fois, l’incertitude qu’on souvent les gens quant à ce qu’ils vont faire pour le reste de leur vie. Alors quand elle lui dit mentionne avoir une idée de ce qu’elle aimerait faire, il la somme d’lui en parler davantage, son intérêt curieux aucunement feint. Elle sourit toujours en remontant la manche de sa chemise pour révéler un magnifique tatouage animé. Il relève les sourcils l’blondinet, clairement impressionné. J'passe de plus en plus de temps à dessiner. Et à tatouer. Pas juste Rhaegar ou moi, mais la moitié de l'école s'est soudainement mise à m'envoyer des hiboux pour des rendez-vous. Et j'crois que - ouais - j'crois que ca me plait vraiment. Depuis tout à l'heure elle lui balance des sourires dans les yeux, mais celui qui illumine ses traits quand elle parle démontre la profondeur de son intérêt. J'peux comprendre l'engouement des étudiants, c'est splendide c'que vous faites, qu'il répond en glissant un doigt rapide sur les pétales s'transformant en volute de fumées sur son avant-bras. C'sans doute pas très glorieux quand on a besoin d'gens pour se battre pour aider les autres. Mais concrètement, j'veux pas croire que le monde s'arrête de tourner. La guerre prendra fin un jour, j'veux ps qu'elle soit l'unique point d'mire de mon avenir. Parce que j'vivrais au-delà. Elle reprend la parole en s'laissant gagner l'enivrement, peut-être imaginant déjà le futur et elle qui y excelle en apposant sa marque éternelle sur les corps. Il a pas d'mal à l'imaginer lui, et sait qu'il se ferait un grand plaisir d'avoir un tatouage d'la blonde pour se la remémorera jusqu'à la nuit des temps. Ça sera glorieux, puisque c'est ce que votre cœur désire. Comme vous dites, elle se terminera un jour et vous aurez alors l'plus beau des métiers: celui d'rendre un peu d'lumière et d'joie aux esprits défaits. Des souvenirs éternels, qu'il réplique avec le sourire. Lui, il est éternel, et Pandora va marquer les corps pour toujours.

Elle vivra au-delà, certes, sauf qu'elle ne sera pas éternelle. Pas comme lui, en tout cas. Car il est certain qu'elle ne s'effacera jamais d'son esprit, Pandora, de ça il en est certain. Elle aura tatouée son mort palpitant sans même essayer. Outre votre métier, avez-vous d'autres projets concrets pour votre avenir? demande-t-il alors. Car s'il est éternel et que ses tatouages le sont, Pandora l'est moins, elle. Elle a un compteur sur son âme qui finira un jour par tomber à zéro. Morte. Et il a trop rapidement le réflexe d'oublier ce détail important quand il est près d'elle. Alors la question lui échappe, incertain si c'est par simple curiosité ou garder une distance entre eux- pour ne pas qu'il oublie tout ce qui les séparent, sans même qu'elle n'le sache.
Que ferait-elle, si elle savait?

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