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 twilight spirits (wolfstar)

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MessageSujet: twilight spirits (wolfstar)   Jeu 20 Avr - 17:13

Il était fatigué, l'esprit embrumé dans un cocon douloureux. Peut être parce qu'après l'entrainement des Aurors de la veille ils avaient convenus de se saouler autant qu'ils pouvaient. C'était une habitude, une bonne excuse pour s'oublier un moment et juste profiter d'être encore des adolescents stupides. Il savait qu'une fête était - de plus - organisée chez les Poufsouffles ce soir, ce qui promettaient de leur passer démarrer la semaine avec une gueule de bois. Pas qu'il soit contre l'idée, bien au contraire. Une bonne semaine devait commencer avec une gueule de bois. Stupidité.
Il ouvrit les yeux pour découvrir qu'il se trouvait seul dans le lit qu'il partageait avec Remus. Le soleil était haut dans le ciel, et Peter ronflait encore bruyamment depuis son lit en baldaquin de l'autre côté de la pièce. James était absent, mais au bruit de la douche il devinait aisément où il se trouvait. Quant à Remus, il devait sans doute être parti déjeuner, et connaissant les humeurs bougonnes d'un Sirius en manque de sommeil avait préféré laisser son amant dormir.

Retirant les draps, il se leva difficilement, les muscles endoloris, la tête enserrée dans un étau, et la bouche sèche. Il entra dans la salle de bain sans faire cas de la nudité de James - l'impudeur de Sirius était de toute façon connue de tous - et se passa un coup d'eau sur le visage avant de tenter de coiffer ses cheveux noirs et de se brosser les dents pour faire disparaitre la bande de Veracrasses qui s'y étaient logés. La fin du week-end - c'était toujours l'occasion de porter des vêtements moldus, ou en tout cas pour quitter les robes officielles de Poudlard. Il en profita, alors, pour passer un jean noir, et un t-shirt de groupe de Rock'n'Roll moldu qu'il avait pu acheté l'été d'avant. Les Pink Floyds - un groupe que Remus lui avait promis de lui faire écouter durant les prochaines vacances de Printemps. Il sourit, décida que c'était une tenue suffisante, passant malgré tout une veste rouge, pour quitter le dortoir sans faire cas des autres.

Il rejoignit la Grande salle, où était à présent servit le déjeuner. Il fut cependant étonné de ne pas y trouver Remus, fronçant les sourcils pour rejoindre une place non loin de Lily qui était perdue dans un ouvrage encore ancien et poussiéreux. Un repas dans le silence ne le dérangeait pas, surtout au vue de la migraine qui faisait son chemin dans son esprit. Multiplier les soirées à un rythme aussi effréné risquait bien de lui faire perdre la tête rapidement. Mais il aimait cela, cette effervescence qui faisait oublier que le reste du monde partait en fumée. Pour l'instant ils pouvaient se le permettre. Pour le moment ils pouvaient être des adolescents insouciants. Il finit tout de même par demander à Lily si elle n'avait pas vu Remus, inquiet de voir que son petit ami n'apparaissait pas. Il lisait le journal de la veille quand il est parti soudainement. Fronçant les sourcils, il répondit par une grimace perplexe au haussement d'épaules de la jeune femme.

Finalement, après une heure à souffrir de l'absence du loup-garou, il quitta la Grande salle pour partir à sa recherche. Remus n'avait pas raté un repas depuis des années - depuis que les Maraudeurs avaient appris qu'il était un loup-garou. Tout du moins du plus loin que Sirius pouvait s'en rappeler. Avec une part de tarte au chocolat dans son sac, il se rendit dans la salle des Maraudeurs - vide - plusieurs salles de classes - vide - et la Tour d'Astronomie - vide. Soupirant, il se décida finalement à rejoindre la seule pièce où Remus irait s'il ne voulait pas que ses amis le rejoignent : la bibliothèque. Il s'y réfugiait en sachant que James et Sirius y étaient presque allergiques et qu'ils n'iraient pas l'embêter. Sauf que Sirius avait besoin de le voir et de l'embrasser. Alors il y entra en faisant le moins de bruit possible, passant devant Cassian Aquila qui le jugea d'un air sévère.

Il le trouva finalement, un peu éloigné, perché sur un énorme bouquin, mais le regard ailleurs. Il le sut directement. Devant lui se trouvait la Gazette du sorcier de la veille et il avait les cheveux totalement décoiffés. Sexy - diaboliquement - et Sirius ne put résister à l'envie de se placer derrière lui, glisser ses mains sur ses yeux, et sa bouche près de son oreille.
SIRIUS — « Devine qui est là. » Souffla-t-il avant de placer ses mains sous le menton de Remus pour l'obliger à relever la tête et lui voler un baiser. « Tu m'as manqué ce matin... Enfin, tu sais... Qu'est-ce qui ne va pas ? » Demanda-t-il soudainement inquiet en croisant le regard de son amant.

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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Sam 22 Avr - 1:59

Twilight Spirits
Il dort, du sommeil du juste. Sa respiration soulève doucement son torse, il ne bouge pas et ses yeux sont clos. Les lobes bougent délicatement dans leur orbite ce qui donne l'impression que ses pupilles bougent également. Pourtant en quelques secondes il se réveille lentement, pour croiser nez à nez son niffleur qui dort contre lui. Son petit bec jaune clair et collé contre son nez, sa patte est posé sur son bras et il ouvre les yeux presque en même temps que lui. Il lui reste juste assez de temps pour l'admirer dans toute sa perfection de boule de poils. Il sourit, amusé, avant de passer sa main dans sa fourrure et de caresser son duvet fin et doux comme un tissu précieux. Il cligne ses petits yeux et vient les frotter deux ou trois fois pendant qu'il grattouille sa tête ainsi que son ventre bien dodu. Il est encore jeune, c'est un petit garçon qui ne cessera de grandir pour atteindre une taille tout à fait acceptable d'ici quelques mois. Et il l'adore, plus que tout il l'adore. Alors il se tourne et tombe sur Sirius, son tendre amant se repose, nu et seulement caché par la couverture, il se repose et s'accorde ses heures de sommeil au risque de râler et d'être infernal toute la journée, un Sirius qui n'a pas ses 8 heures est un Sirius grognon. Et lorsqu'il grogne, il est clairement agaçant. Il embrasse ses lèvres et se lève pour s'habiller, n'ayant pas envie de prendre une douche pour éviter de se mettre le froid sur lui. Alors il s'habille d'un jean et d'une chemise blanche, typiquement moldu mais qui fait sortir son teint légèrement halé.

Lorsque son niffleur est prêt également il l'emporte sur son épaule et il descend aux cuisines après un dernier regard pour son amant, les fesses presque à l'air qui dort en bavant très légèrement sur son coussin. Cela le fait encore rire lorsqu'il s'installe sur une des tables de la grande salle et, tout en servant de quoi manger à son animal, il commence à attaquer quelques viennoiseries moelleuses. C'est encore tôt et surtout c'est le début du week-end, tout le monde se repose et rare sont les étudiants qui ce sont levés comme Remus. Mais ce dernier aime le calme qui reste sur le château lors des week-ends c'est pour cela qu'il fait un effort le samedi matin. Enfin, tout en déjeunant, il attrape un journal de la veille qui est resté sur la table. En effet, les hiboux n'ont pas encore livrés le nouveau journal. Il commence à le feuilleter avant que son regard ne soit attiré par un gros titre Nouvelle loi anti-loups garous ! Son sang se glace avant qu'il ne se décide à lire l'article dans son ensemble. Des lois qui font passer aux hybrides des tests pour savoir de qu'elle race ils sont, des lois qui les empêche de trouver du boulot et qui les force à se transformer au ministère les nuits de pleine lune. L'impossibilité pour lui d'avoir un travail à sa sortie de Poudlard et, pire encore, un petit article tout en bas stipule que Greyback aurait été approché par des êtres étranges habillé de noir. Des mangemorts. Remus repose son repas aussitôt et ferme le journal. Son niffleur le regarde en penchant sa tête sur la droite avant que le lycan ne l'attrape et ne quitte la grande salle, pour aller se réfugier dans la bibliothèque. Libre le matin, pire encore en week-end, ce sera son havre de paix pour les heures à venir. Parce qu'il est obligé sinon Cassian va râler, il prend un grand livre sur l'une des étagères et commence à l'ouvrir. Mais son cerveau n'enregistre pas les mots qu'il lit, son cerveau tourne à toute vitesse. Il n'aura aucun avenir, il ne pourra jamais travailler et sa condition sera découverte. Pire encore pour Dumbledore qui va être accusé d'avoir fait prendre des risques aux étudiants de Poudlard, sans penser une seule seconde qu'il n'est pas un foutu monstre comme ce satané Greyback. Remus baisse la tête et se met à pleurer, silencieusement, avant que les petites pattes de son niffleur se posent sur ses joues pour effacer ses larmes. Il sourit et vient embrasser Zéphyr sur le museau, pour le remercier doucement.

« Tu vas mieux n'est-ce pas ? » Dit-il avant de regarder la petite blessure sur la cuisse de son animal, qui était bien plus grande et qui risquait de le tuer à cause d'une hémorragie trop importante. Heureusement Ted l'a aidé à trouver des onguents pour le sauver ainsi que Rhaegar, jeune homme magique avec ses potions parfaites. Et le niffleur va mieux, pour preuve il vient se blottir contre son torse pour un câlin réconfortant. C'est à ce moment là qu'une odeur parvient au nez de Remus alors qu'il lève la tête et reconnaît le parfum de son amant. Il sourit, Sirius est debout. « Devine qui est là. » Dit-il en posant les mains sur les yeux du lycan. « La mère Michel ? » Répond Remus avant d'embrasser son homme et de vite cacher sa tristesse. « Tu m'as manqué ce matin... Enfin, tu sais... Qu'est-ce qui ne va pas ? » Mais comme toujours Sirius lit en lui comme dans un livre uvert. « Des broutilles. Rien, tout va bien. » Dit-il en se voulant réconfortant mais c'est impossible, il ne peut pas mentir à son homme. Alors il lui tend le journal. « Page 4. » Dit-il en laissant à Sirius le soin de lire les deux articles. Un temps, quelques secondes avant qu'il ne baisse les yeux sur Zéphyr et parle en grattouillant son crane. « Je pense que Voldemort va s'entourer de Greyback. »

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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Dim 23 Avr - 1:19

Sirius connaissait Remus par coeur. D'autant plus depuis qu'ils sortaient officiellement ensemble et qu'il ne le laissait seul qu'à de très rares occasions. Principalement lorsqu'ils avaient des cours séparés, que Sirius courait les couloirs pour faire des farces avec James, ou lorsque Remus allait faire ces rondes. Mais ces occasions étaient peu de choses comparés au temps qu'ils passaient tous les deux. La présence du Lycanthrope apaisait le Black, et il n'avait jamais été aussi calme que depuis qu'ils étaient ensemble. Il arrivait même qu'ils restent dans le dortoir, Remus travaillait sans que Sirius ne l'en empêche, gentiment allongé sur le lit de l'un ou de l'autre. Il regardait Remus, savourant le fait de pouvoir le fixer sans que cela ne semble bizarre ou sans en être coupable. Avant d'avouer ses sentiments pour Remus, il passait des heures à le regarder en biais, espérant être discret. Espérant que Remus ne le remarquerait pas, et qu'il ne penserait pas mal de ce besoin qu'avait Sirius de se rassasier de lui. De l'apprendre par coeur. A présent il n'avait plus besoin de s'en cacher, et il en profitait, quitte à mettre Remus mal à l'aise. A force, il pouvait deviner ses pensés et son état d'esprit en un regard.
Lorsqu'il le trouva dans la bibliothèque, il lui fallut d'abord l'embrasser et croiser son regard sombre pour comprendre que quelque chose n'allait pas. C'était pas rare que Remus se rendre à la bibliothèque, mais un dimanche ? C'était une chose déjà assez étrange et remarquable. Le voir le visage barré de cette ride d'inquiétude, le regard sombre et le corps tendu ne présageait rien de bon.
REMUS — « La mère Michel ? » Sirius arqua un sourire, sceptique, avant de s'assoir sur une chaise à côté de Remus. Il s'y glissa plutôt sans délicatesse, s'asseyant lourdement, toujours penché vers son petit ami.
SIRIUS — « C'est qui Michel ? » Demanda-t-il un peu perdu par la réponse de son petit ami. Il arrivait souvent à Remus de se moquer de lui en lui donnant des réponses comme Le Père Noël ou Le Pape . Il avait appris qu'il s'agissait de personnages moldus. Le premier amenait des cadeaux aux enfants le jour de Noël. Le second - le second était une sorte de grand prêtre de la religion moldue. Quelque chose comme cela. Mais il n'avait aucune idée de qui était la Michel et encore moins sa mère.

Il fut encore plus surpris de voir Remus lui tendre la Gazette du sorcier de la veille. Avec l'entrainement des Aurors ils n'avaient pas prit le temps de prendre les nouvelles du monde extérieur. Mais quelque chose devait avoir touché Remus pour qu'il s'isole dans la bibliothèque pour le lire. Laissant devant lui des ouvrages ouverts sans les voir - ce qui inquiéta encore un peu plus Sirius. Il prit le Journal -
REMUS — « Page 4. » - et opina pour ouvrir à la page désignée par son amant. Son sang se glaça dans ses veines en visant le titre de l'article : Nouvelle loi anti-loups garous Lisant rapidement l'article, il ne put empêcher une colère sourde monter en lui. Non content d'enfermer les loup-garous au Ministère lors des pleines lunes, le ministère exigé leurs recensement obligatoire à 17 ans - sous peine de lourde sanction pour les loup-garous renégat qui seront considérés comme des ennemis du Ministère. Le début d'une politique d'identification qui n'amènerait rien de bonne avec elle. Remus venait de fêter son dix-huitième anniversaire. Remus devrait se faire recenser, obligatoirement. Ce qui signifiait aussi que - connu du monde des sorciers comme un lycanthrope - il ne trouvera pas de travail à la sortie de Poudlard. Et il pouvait oublier sa formation d'Auror. Sirius commençait à peine à percevoir toute l'étendue du problème.
SIRIUS — « Rem — »  Son amant le coup avant même qu'il ne puisse terminer sa phrase.
REMUS — « Je pense que Voldemort va s'entourer de Greyback. » Il resta un moment à le regarder, cherchant les mots justes. Ignorant ce qu'il devrait dire. Ce qu'il fallait dire. Il sentait l'injustice lui faire bouillir le sang dans les veines, serrant les dents pour ne pas hurler et invectiver le Ministère.
SIRIUS — « Il y a fait référence, quand j'étais... Tu sais. A Greyback. Ils sont sans doute déjà en relation l'un avec l'autre. » Répondit-il d'une voix qu'il voulait mesurée. Il n'aimait pas reparler de ces jours-là, mais il pouvait bien mettre de côté son angoisse et son malaise pour Remus. Il ferait tout pour Remus. Il plia le journal et le remit devant le loup-garou, lançant un regard vers le Nifleur minuscule qui se trouvait avec lui. Il le gratifia d'une caresse qui n'avait rien de tendre sur la tête et reçut un air médusé de la part de la bestiole.
SIRIUS — « Ca ne changera rien, Moony. On garde ce secret dans l'école depuis sept ans. On l'gardera à l'extérieur aussi. Le Ministère peut pas juste... Il peut pas juste obliger un recensement, c'est de la folie. » Siffla-t-il entre ses dents, avant de se tourner vers Remus. Remus qui était.... Remus. Il n'explosait pas comme James et lui d'une colère sombre et noire qui emportait tout. Remus avait le loup en lui, qui outrepassait ses émotions. Le loup qu'il cachait du reste du monde, aussi bien que ses émotions quelques fois. Des émotions qu'il ravalaient. Sirus passa une main tendre sur la joue de son amant comme pour avoir son attention.
SIRIUS — « Dis moi à quoi tu penses, Moony. » Souffla-t-il d'une voix inquiète, ne lâchant jamais Remus du regard.



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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Lun 1 Mai - 1:08

Twilight Spirits
Il renifle rapidement pour retenir les larmes qui menacent encore de tomber. Il ne voudrait pas que son homme s'inquiète où pire encore, qu'un inconnu ne vienne lui demander ce qu'il a. Les Poufsouffle font ça souvent, ils sont gentils à vouloir aider la terre entière mais là Remus veut juste voir ses amis, surtout pas une âme charitable qui vient tenir son mouchoir lorsqu'il sanglote. Remus se fait heureusement consoler par son animal qui vient frotter sa tête contre son torse. « C'est qui Michel ? » Demande son homme avec son air surpris et curieux, ce qui lui arrache un petit éclat de rire. « Chanson pour enfant, je t'expliquerais. » Il connaît tout ça, sa mère lui chantait des chansons pour enfant lorsqu'il était incapable de s'endormir il y a plusieurs années. La mère Michel qui a perdu son chat et qui cherche par la fenêtre qui le lui rendra. Cela le faisait rire enfant, cela l'amuse toujours autant surtout lorsqu'il rencontre des sang-purs qui n'ont jamais entendu parler de ces contes. Mais son visage se ferme lorsqu'il passe le journal à son homme et qu'il le laisse lire. Il respecte son silence le temps de caresser son petit animal, qui affiche toujours un regard noir vers Sirius à cause d'une caresse tout sauf tendre. Il vient gratter le ventre bien dodu et doux de son niffleur, avant de jouer avec lui lorsqu'il se met à rire et cherche à attraper son doigt. Petit canaille, adorable et adorée.

« Il y a fait référence, quand j'étais... Tu sais. A Greyback. Ils sont sans doute déjà en relation l'un avec l'autre. » Il hoche la tête d'un air grave, n'ayant pas besoin d'en entendre plus. Sirius a été torturé par Voldemort et même si ils tentent de ne pas y penser, la guerre qui approche ne fait que leur rappeler encore et encore cet enlèvement qui a secoué tout le château. Sirius repose le journal devant lui, pendant un moment Remus le fixe et ensuite l'attrape pour le déchirer en deux avant de le jeter dans une poubelle non loin. Le bruit de papier déchiré lui attire quelques regards noirs, venant des rares élèves qui viennent travailler en ce dimanche matin. Il leur répond d'un regard tout aussi lourd de sens avant de se tourner vers son homme. « Greyback est un animal, il ne laissera pas passer une occasion de mordre. » Dit-il comme si c'était une évidence, effrayé juste à l'idée de recroiser un jour celui qui l'a rendu loup-garou. « Ca ne changera rien, Moony. On garde ce secret dans l'école depuis sept ans. On l'gardera à l'extérieur aussi. Le Ministère peut pas juste... Il peut pas juste obliger un recensement, c'est de la folie. » « Le ministère peut tout Sirius. Les oreilles du ministère subissent l'appel incessant des partisans de Voldemort et puis... Les créatures ont toujours été détestées. » Dit-il avant d'attraper sa baguette et de l'agiter devant lui. Un simple sort de silence car après tout les oreilles sont partout et il n'a pas envie d'être écouté, surtout par une fouine qui oserait aller tout répéter.

Il garde ce secret depuis sept ans maintenant, ce n'est pas pour se faire attraper lors d'une conversation avec son amant. Remus repose sa baguette avant d'en faire de même avec son animal, qui part se coucher sur un petit lit de fortune composé d'un pull et de la veste du lycan. Il est encore blessé et faible, il se repose au maximum au grand plaisir du jeune garçon. « Dis moi à quoi tu penses, Moony. » Demande son amant en caressant sa joue, geste que Remus appuie de sa tête avant de relever les yeux vers son homme. Le sort fonctionne, il entend les sons de très loin comme si il était sous l'eau. « Nous n'avons pas mérité tout ça... » Murmure Remus avant de remuer la tête comme si tout ceci était une mauvaise blague. Il se lève, énervé. « J'aimerais permettre à toute ces personnes de prendre notre place, juste une journée ! Ils pensent vraiment qu'être considéré comme un monstre, un animal, une bête à abattre nous fait plaisir ?! Enfin si il y a bien ce tordu de Greyback qui prend plaisir à se comporter comme un chien galeux, mais les autres... On souffre. Et il n'y a pas que nous, il y a les harpies, les vampires et tout être qui n'est pas conforme aux attentes du ministère ! » Dit-il en agitant ses mains et en fixant un point, sans le voir, comme si il se perdait dans ses pensées. Il a le même comportement lorsqu'il révise quelque chose et qu'il essaye de se concentrer. « Juste une journée pour savoir ce que ça fait de devoir se cacher, de faire attention aux gestes, aux paroles et au comportement de peur que quelqu'un comprenne. Je n'ai jamais rien fait de dangereux, je n'ai tué personne et je voudrais juste une vie...Tranquille. Et on va me la refuser pourquoi ? Parce que j'ai été mordu par un dangereux psychopathe ? »

Dit-il en levant les yeux au ciel. « Ils feraient mieux de trouver un antidote plutôt que nous parquer comme des bêtes ! » Appel de la liberté, de l'injustice, vent d'une révolte violente qui souffle en lui. Car il est encore jeune et qu'il paye pour quelque chose qu'il n'a pas fait, pour une injustice folle alors qu'il n'était qu'un petit garçon lorsqu'une morsure a condamnée sa vie. « Et pourquoi ne pas nous aider à nous contrôler plutôt que nous traquer ?! Il faut que tu fasses ton livre Sirius, tu dois le faire. Pour moi, pour les autres qui sont innocent ! » Ses idées s’emmêlent. Il n'a pas beaucoup dormi, il est fatigué et cette nouvelle lui met un coup derrière la tête, comme toujours lorsqu'on lui balance en plein visage qu'il est le monstre à abattre et qu'il prend ça de plein fouet. « Je dois me faire recenser tu crois ? C'est dangereux pour vous et l'école si quelqu'un me dénonce. » Il se calme enfin, il cherche un conseil, perdu. Car si il se fait recenser alors il sera marqué à vie.

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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Lun 1 Mai - 15:16

Il ne pouvait pas y croire. Les yeux fixés sur l'article dans la Gazette du Sorcier, il avait l'impression que rien d'autre n'avait de sens que les mots qui lui explosaient à la gueule. Monstre , danger , Meurtre - des inepties sans fondement, que le ministère jetait à la tête des sorciers pour les faire craindre une attaque des loup-garous. Ce n'était pas nouveau, depuis des années maintenant les droits des hybrides étaient restreints. Le Ministère ayant le désir de les contrôler, de les garder sous sa coupe pour s'assurer de... De quoi au juste ? Sirius n'était pas idiot, il ne pouvait pas croire que le ministère mettait en place un tel recensement pour la sécurité des lycanthropes, des vampires et autres créatures. Il devait y avoir autre chose. Il n'osait pas imaginer ce qu'il se passait dans les cages du Ministère. Et pire encore - il ne pouvait pas imaginer que Remus y soit un jour enfermé.
REMUS — « Greyback est un animal, il ne laissera pas passer une occasion de mordre. » La voix de son amant était dure, rendue froide par les émotions qu'il canalisait, cachait sous un masque insensible. Mais Sirius le connaissait bien, et il pouvait deviner les larmes que Remus contenait. Il ne fit aucun geste, cependant, sachant bien que son amant ne le voudrait pas. Il ne voudrait pas avoir l'air faible ou terrifié. Il ne le pouvait pas. Et le nom de Greyback sonnait comme une insulte, la rage présente dans le nom haït. Haït parce qu'il était à l'origine de la malédiction qui avait ôté à Remus une partie de sa liberté, et son enfance.
SIRIUS — « C'est lui qui devrait être traqué. Le ministère se trompe d'ennemi une fois encore. » Le sifflement est furieux, le Black ne pouvant pas accepter qu'une fois encore les politiques se mettent en chasse des innocents. Il ne pouvait pas - ne voulait pas - entendre que cela était une obligation. Que chaque créature devra se faire recenser. Sinon — 
REMUS — « Le ministère peut tout Sirius. Les oreilles du ministère subissent l'appel incessant des partisans de Voldemort et puis... Les créatures ont toujours été détestées. » Fronçant les sourcils, il se tourna vers son ami, oubliant un moment qu'ils se trouvaient à la bibliothèque et que n'importe qui pouvait les entendre. Mais Remus n'était pas aussi idiot, et il sortie sa baguette pour mettre en place des charmes de silence.
SIRIUS — « Tu penses que... Quoi ? Le Ministère met en place le recensement pour s'assurer que les créatures ne rejoindront pas les rangs de Voldemort ? Ou pire... Qu'il... recrute pour lui ? » Il ne pouvait pas trouver de logique dans cet intérêt soudain. Il ne voulait pas, de toute façon. Il avait perdu sa confiance envers le ministère il y a longtemps déjà. Sans doute parce qu'il savait que son père y travaillait, et qu'il avait le bras long. Et il n'était pas le seul - bon nombres de sangs purs, et de partisans de Voldemort avaient trouvé leur place en politique.

REMUS — « Nous n'avons pas mérité tout ça... » La voix de Remus était un murmure, saignant à blanc le coeur de Sirius. Il ne pouvait pas dire le contraire. Personne ne méritait cela . Son regard tomba sur la cicatrice - plus grande que les autres - sur le cou de Remus. Celle de Greyback. Ce qu'il restait de son enfance, ce qu'il restait de ce qu'il avait perdu. La preuve immuable de son humanité perdue. Il n'aimait pas pensé à cela, il n'aimait pas penser en ces termes, mais cet article, cette loi, et la rage de Remus - tout cela lui rappelait combien ils étaient différents. Et combien il détestait ne pas pouvoir prendre sa place pour le protéger contre ce genre d'allégation.
REMUS — « J'aimerais permettre à toute ces personnes de prendre notre place, juste une journée ! [...] On souffre. Et il n'y a pas que nous, il y a les harpies, les vampires et tout être qui n'est pas conforme aux attentes du ministère !  » Il était rare de voir Remus s'énerver de la sorte, et Sirius le regardait aller et venir comme un lion en cage dans la bulle de silence qu'il avait placé autour d'eux. Remus avait déchiré le magasine, l'avait jeté dans une corbeille mais cela ne changeait rien. La colère contre le ministère et le monde de la magie était toujours là. Sirius l'entendait, dans ces mots. Il entendait les discours que ses parents lui avaient suffisamment répété. Le dégout envers les créatures magiques - des hybrides, des monstres, des tueurs. Rien de plus, aucune parcelle d'humanité en elle. Il avait grandit avec ces idées-là, les avait renié comme le reste, et Remus en était en partie la cause. Grâce à lui il avait ouvert les yeux sur la condition de loup-garou.
REMUS — « Juste une journée pour savoir ce que ça fait de devoir se cacher, de faire attention aux gestes, aux paroles et au comportement de peur que quelqu'un comprenne. Je n'ai jamais rien fait de dangereux, je n'ai tué personne et je voudrais juste une vie...Tranquille. Et on va me la refuser pourquoi ? Parce que j'ai été mordu par un dangereux psychopathe ? » Il sentit sa gorge se serrait, entendant le résultat d'une telle loi, soudainement. Je voudrais juste une vie tranquille, et on va me le refuser. C'est l'avenir de Remus tout entier qui était mis en question. Leur avenir.
Mais il ne répondit pas, sachant que Remus laissait parler sa frustration et sa colère. Sa peur, aussi, et il n'était pas en mesure de dire quoi que ce soit, attendant plutôt que son petit ami revienne calmé à ses côtés.
REMUS — « Ils feraient mieux de trouver un antidote plutôt que nous parquer comme des bêtes !  » Un antidote... Sirius soupira, ignorant si vraiment il pouvait y avoir un antidote .
SIRIUS — « Le ministère n'a jamais flamboyé par son intelligence. Mais Rem... j'ignore même s'il est possible de mettre fin à... la malédiction. » Les mots sortaient difficilement. Il ignorait même s'il pourrait voir Remus sans cette part de lui. Il le ressentait, au plus profond de lui. Il ressentait le lien qui l'unissait au Loup, qui faisait de lui son compagnon pour le restant de leur vie. Et si jamais un antidote était trouvé, est-ce que ce lien subsisterait ? C'était égoïste, mais il ne souffrirait pas de perdre cela.

Jamais encore il n'avait vu Remus ainsi, jamais encore il ne l'avait entendu parler de la sorte. Il se rendait compte de tout ce que le loup-garou cachait, tout ce qu'il gardait en lui, et qu'il ne montrait pas. Ce qu'il combattait, ce qui le terrifiait.
REMUS — « Et pourquoi ne pas nous aider à nous contrôler plutôt que nous traquer ?! Il faut que tu fasses ton livre Sirius, tu dois le faire. Pour moi, pour les autres qui sont innocent ! » Il retrouva le regard ambré de Remus, et opina. Il avait perdu son sourire depuis longtemps, l'affaire était trop sérieuse pour qu'il arrive à resté détendu. Il était tendu, les mains serrées en des poings fermes.
SIRIUS — « Je le ferai, Amour, je te l'ai promis. Mais je doute qu'un simple livre puisse changer un Ministère. » Admet-il avec un hochement de tête. Il le ferait - c'était une évidence - Sirius était un passionné et quand il avait une idée en tête il était impossible de la lui faire oublier. Il avait commencé à regrouper ses notes, se demandant dans quel ordre il allait bien pouvoir mettre tout cela. Et il avait aussi des croquis, des dessins du loup selon ses souvenirs. Des dessins des cicatrices, même de la sienne. Il ignorait combien de temps il mettrait, mais il ferait ce journal. Pour Remus - surtout pour Remus - après tout il était bien trop égoïste pour prétendre le faire pour sauver le reste du monde.

L'accalmie était à nouveau là, Remus revenant près de lui, totalement abattu, et Sirius se lève pour prendre son visage entre ses mains et se perdre dans son regard avec tendresse.
REMUS — « Je dois me faire recenser tu crois ? C'est dangereux pour vous et l'école si quelqu'un me dénonce.  » Il se pencha vers son amant, posant son front sur celui de Remus comme pour lui assurer qu'il était là, comme pour le soutenir, lui rappeler que jamais il ne sera seul.
SIRIUS — « On prend les risques ensemble, Remus. Si tu te fais recensé, tu seras obligé de te rendre au Ministère pour les nuits de pleine lune. Tu seras marqué à vie, et plus les lois passeront pour restreindre vos droits, moins tu pourras être libre. » Il ne doutait pas, que le ministère continuerait cette folie, et il ne pouvait pas imaginer être séparé de Remus les soirs de pleine lune. « C'est un choix qui te revient. Mais si ca ne tenait qu'à moi, je te dirais de ne pas le faire. Tu ignores ce que cherche le ministère, et on pourra te protéger. C'est le secret des Maraudeurs, on est assez fort pour te protéger. Et si jamais... Si jamais quelqu'un en venait à te dénoncer, on trouvera un moyen. Je te protègerais toujours, Moony. » Promesse, murmurée à l'oreille de son amant, le coeur battant à tout rompre face à ce nouveau déferlement. Ce nouvel obstacle à leur avenir.


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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Mar 2 Mai - 2:15

Twilight Spirits
Pendant des années il a vécu comme dans une bulle, oubliant le reste du monde et le fait que le ministère aurait voulu sa peau si seulement ils avaient appris pour sa réelle nature. Remus, grâce à ses amis, a eu l'impression que sa malédiction n'était pas grand chose, pas grave et qu'il pouvait vivre avec dans une vie semblant être dénué d’agressivité et de regards mauvais découlant de sa particularité. Et aujourd'hui tout lui revient en plein visage avec la violence d'un coup de pied en pleine mâchoire. Il a l'impression d'être sonné alors que dans quelques mois ils quitteront l'école, qu'il ne sera plus protégé par ses amis et par les grands murs en pierre de Poudlard. Dumbledore a été sa protection, ce qui pouvait lui assurer une vie et une adolescence normale auprès de ses camarades. Seul une fois par mois il redevenait le solitaire, celui qui pouvait à tout moment provoquer une catastrophe et s'attirer les regards sur lui. Mais le reste du temps il oubliait, profitant simplement de sa vie et de ce qui lui était offert alors qu'il aurait du passer les 7 dernières années enfermé chez ses parents à prier pour qu'on oublie sa simple existence. Et Remus se rend compte que quoi qu'il fasse, où qu'il aille, sa lycanthropie sera toujours vue comme une tare, une honte, l'horreur absolue et la pire des malédictions. Il n'a jamais tué, il n'a jamais blessé personne à part lui même lors des pleines lunes. Il a toujours fait en sorte de se tenir loin des bagarres et des conflits pour éviter à son loup de le protéger et de sortir, risquant de blesser quelqu'un au passage. Et rien ne pourrait effacer ça, il pourrait devenir le plus grands sorciers du monde qu'il serait encore regardé de travers juste parce qu'enfant il a été mordu par un fou furieux du nom de Greyback.

Et c'est injuste. Pour la première fois devant son homme il se laisse aller, il parle après avoir mis en place un sort. Car même si ce matin tout le monde fait la grasse matinée, il y a quelques courageux qui viennent étudier pour leur prochain contrôle et il refuse de prendre le risque d'être découvert, pas alors qu'il reste moins de 4 mois à vivre dans Poudlard. « C'est lui qui devrait être traqué. Le ministère se trompe d'ennemi une fois encore. » Comme toujours. Il laisse échapper un rire sans joie en levant les yeux au ciel, absurdité ce ministère qui cherche des têtes de Turc alors que les coupables courent encore et toujours. « Tu penses que... Quoi ? Le Ministère met en place le recensement pour s'assurer que les créatures ne rejoindront pas les rangs de Voldemort ? Ou pire... Qu'il... recrute pour lui ? » « Je pense que le ministère veut exterminer les vampires, les harpies et les lycans. Et que pour ça ils veulent nous maintenir sous leur coupe pour éviter une quelconque reproduction. Et pour nous faire disparaître d'ici quelques années. De toute façon même si ils nous exterminaient à qui cela poserait problème ? Tout le monde méprise les créatures. » Dit-il en gardant la tête basse. Et il explose de colère, laisse tout sortir alors que son homme l'écoute et ne répond pas. Son amant est tendu, il sent sa colère de là où il est, il sent son désarroi et son manque d'emprise. Son pauvre Sirius qui veut le protéger, mais il ne pourra jamais le protéger de lui même et de ceux qui veulent agiter des torches devant lui pour brûler son jumeau maléfique. Remus doit s'y faire, malheureusement il a été très mal préparé.

D'abord ses parents qui ont fait en sorte de le protéger du monde pour qu'il n'entende pas les horreurs qui pouvaient être crachée sur lui. Ensuite ses amis, tel des boucliers qui montaient à l'assaut dés que quelqu'un avait le malheur de dire du mal d'un hybride. Et ensuite l'école, ses murs comme des remparts, Dumbledore et son air paternaliste, ses professeurs et leur obligation du secret. Ses autres camarades, ceux qui se doutent mais qui ne disent rien, qui ont compris que quelque chose ne clochait pas rond mais qui n'iront pas s'opposer à la bande des maraudeurs de peur de prendre un retour fulgurant. Tout ceux là ont agit avec lui comme avec un être à protéger contre le monde entier, mais le monde entier ne veut pas de lui ni de ce qu'il représente. Et il ne pourra rien faire contre ça. « Le ministère n'a jamais flamboyé par son intelligence. Mais Rem... j'ignore même s'il est possible de mettre fin à... la malédiction. » Jamais un ministre ne sera assez intelligent pour arrêter de traquer les créatures et pour les aider plutôt. Et surtout pas celui en place actuellement. « Il n'est pas possible. Mais si ils le voulaient, ils pourraient trouver quelque chose pour calmer la douleur de la pleine lune. » Dit-il en croisant les bras sur son torse.

Et le loup en lui grogne, comme un animal en cage qui sent qu'on veut lui faire du mal. « Je le ferai, Amour, je te l'ai promis. Mais je doute qu'un simple livre puisse changer un Ministère. » « Si ce livre change l'avis d'une seule personne, d'une famille, peut importe. Alors tu auras réussi ta mission Siri. » Dit-il en se tournant vers lui et en lui offrant un petit sourire. Parce qu'il croit en son homme et en ce qu'il est capable de faire. Son homme s'approche et pose son front contre celui de Remus, qui soupire de bien être et d'apaisement lorsqu'il sent la peau chaude de son amant glisser dans son cou. « On prend les risques ensemble, Remus. Si tu te fais recensé, tu seras obligé de te rendre au Ministère pour les nuits de pleine lune. Tu seras marqué à vie, et plus les lois passeront pour restreindre vos droits, moins tu pourras être libre. » Il le sait et cela le fait fermer douloureusement les yeux alors qu'il se mord la lèvre. Vivre dans l'illégalité, le pire de tout si un jour quelqu'un vient à l'apprendre et à le dénoncer. Alors il sera enfermé et emprisonné au ministère comme une bête, puni pour avoir juste voulu vivre comme un être comme les autres. Mais la liberté est un risque à courir et il a assez confiance en ses amis pour savoir qu'ils se protégeront, tous ensemble. « C'est un choix qui te revient. Mais si ca ne tenait qu'à moi, je te dirais de ne pas le faire. Tu ignores ce que cherche le ministère, et on pourra te protéger. C'est le secret des Maraudeurs, on est assez fort pour te protéger. Et si jamais... Si jamais quelqu'un en venait à te dénoncer, on trouvera un moyen. Je te protègerais toujours, Moony. »

« Je n'irais pas me faire recenser. Ce serait dangereux pour vous, pour l'école qui m'a cachée pendant sept ans. Et ce serait dire adieu à mes études d'auror... Je peux pas faire ça. » Dit-il en baissant la tête et en venant la poser contre le torse de son homme, comme un petit animal qui cherche du réconfort après une blessure. Toujours ouverte, purulente, sa plaie ne fait que saigner. Une plaie, douloureuse lorsqu'il voit qu'il n'est vu que comme un être à traquer et à tuer. « J'ai peur que ce recensement s'ouvrir à une tuerie en masse dans quelques mois. » Dit-il avec horreur en effaçant cette idée d'un geste de la main. Il ne veut pas penser à ça, il ne veut pas repenser à cet épisode de l'histoire moldu où des hommes en ont traqués d'autres pour leur différence, avant de les exterminer comme des animaux alors qu'ils n'avaient rien demandé d'autre que la vie, pure et simple. Histoire moldu qu'il a souvent étudié car son grand père paternel a fait la guerre, cette seconde guerre mondiale dont il est revenu avec une main en moins et des séquelles telles, que toutes les nuits il se réveillait en hurlant d'horreur. « Pourquoi les autres sorciers nous voient comme des bêtes Sirius ? Qu'est ce qui a poussé les sorciers à croire qu'on était juste bon à se faire exterminer ? »

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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Jeu 4 Mai - 0:38

Il n'était pas de ceux qui fantasmait sur l'avenir. Durant des années ses parents l'avaient conduit sur un chemin qu'il exécrait à présent. Ils l'avaient préparé pour devenir l'héritier des Black, pour aduler son nom et se faire aduler des autres. Il avait été préparé au mariage avec une fille de sang pur - plus que cela encore - d'une famille anglaise et de la haute sphère de cette société aristocratique. De cette femme, il devra avoir un héritier, ou deux comme c'était le cas pour son père. Deux garçons, pour une sécurité, l'assurant d'avoir toujours devant lui un héritier pour perpétuer le nom des Black. Une vie construite, déjà dessiner qu'il n'avait plus qu'à suivre. Une vie dans laquelle il aurait soutenu la cause de Voldemort, sans la nécessité de devenir un meurtrier - sans doute parce qu'il l'aurait déjà été pour le compte des Black. Une vie à soutenir les lois anti-créatures, et à faire en sorte de faire du monde des sorciers un monde purifié. Une vie au Ministère, à perdre de plus en plus d'humanité, jusqu'à ne plus rien pouvoir ressentir qui soit un peu chaleureux. Pas d'amour ou d'amitié - ce genre de sentiment puéril était bons pour les enfants. Les autres enfants, pas même pour lui. Il devait être un chef, simplement.
Et à présent, il était libre - simplement - et s'arranger pour voir l'monde seulement sous le prisme du présent, ignorant son avenir et oubliant son passé. Jusqu'alors rien ne comptait que l'instant présent. Carpe diem - profite de ce que la vie d'offre à ce moment là parce que l'instant va s'enfuir aussi vite qu'il s'est offert et il ne restera plus rien de cela. Sauf que l'avenir s'assombrit et qu'il ne peut pas l'ignorer. C'est pas tant son avenir que celui de Remus - et voir le lycanthrope encore un peu plus privé de liberté ca le met dans une rage sourde.
REMUS — « Je pense que le ministère veut exterminer les vampires, les harpies et les lycans. Et que pour ça ils veulent nous maintenir sous leur coupe pour éviter une quelconque reproduction. Et pour nous faire disparaître d'ici quelques années. De toute façon même si ils nous exterminaient à qui cela poserait problème ? Tout le monde méprise les créatures. » Il se tourne vers son amant contenant sa rage comme il le pouvait. C'était pas contre Remus - évidemment que non - mais contre le Ministère. Ce monde de magie pourrie de l'intérieur par les sangs purs et leur fanatisme. Leurs idées anciennes, passéistes et cruelles. Il pouvait pas y croire, il pouvait pas les soutenir, ou se dire qu'ils avaient raison. Plus maintenant. Pas alors que son coeur battait à la chamade pour le loup-garou.
SIRIUS — « Pas tout le monde, non. Et s'ils venaient à te toucher, crois-moi, le Ministère serait mis à feu et à sang. » La voix est assurée, ne vibrant même pas de colère ou de tristesse. Simplement d'une rage difficilement contenue. L'idée même que Remus soit mis en cage, laissant à s'auto-mutilée une nuit de pleine lune lui faisait monter à nouveau ces envies de meurtres qu'il connaissait si bien. Le sombre héritage de sa famille, les veines plus noires que la magie interdite, qui vibre en eux instinctivement. L'idée de perdre Remus était sans doute la seule qui pourrait le faire plonger si profondément qu'il n'y aurait plus rien à sauver de lui. S'il perdait Remus, il perdait sa raison d'être, de vivre, sa lumière - celle qui le maintient dans l'idée qu'il veut être quelqu'un de bien.

Le ministère, s'acharnant comme toujours sur la mauvaise victime, à les frapper alors qu'ils sont au sol, en espérant que personne ne viendra s'en plaindre.
REMUS — « Il n'est pas possible. Mais si ils le voulaient, ils pourraient trouver quelque chose pour calmer la douleur de la pleine lune. » Il ne peut qu'acquiescer. Chaque nuit de pleine lune, les Maraudeurs suivent Remus jusqu'au Saule Cogneur, où ils attendent derrière la porte de la chambre pendant la transformation. Remus continue de leur répéter qu'il ne veut pas qu'ils le voient ainsi. Par fierté, ou pas peur, Sirius n'aurait pu le dire, mais aucun n'argumente. Ils restent derrière la porte, à écouter les hurlements désespérant du jeune loup, avant que Dante ne prenne sa place.
Alors Sirius s'est juré d'écrire son journal, d'écrire tout ce qu'il a pu observer des changements d'humeur, et des manières de faire lupine de Remus. Son inscrit concernant les relations, les humeurs, et les sentiments des autres. Sa manière de le réclamer comme sien, que ce soit durant l'amour ou en temps normal, par des gestes de possession dont il ne doit pas même avoir conscience. Qui sont si peu Remus et tellement Dante . Ecrire - c'est une chose que Sirius peut faire, sait faire. Bien que pour le coup il doute que cela soit suffisant pour faire changer le monde.
REMUS —  « Si ce livre change l'avis d'une seule personne, d'une famille, peut importe. Alors tu auras réussi ta mission Siri. » Il peut pas empêcher un sourire de passer sur ses lèvres. Retrouvant bien là la mesure et l'humilité de Remus. Pour révolutionner le monde, il s'agissait de changer d'abord une mentalité. Un seul être, qui pouvait changer d'avis - c'était le début. C'était un bon début. Sirius ne pensait pas ainsi, toujours plus passionné et révolté, désireux de faire changer les choses en les retournant pour abattre le pouvoir établie.
SIRIUS — « Toi, tu as changé ma vision des choses. »  Souffle-t-il avec cette tendresse qui appartient uniquement au loup-garou. D'une vie faite de fanatisme, il avait découvert l'amitié, l'amour - Remus lui avait donné bien plus qu'il ne méritait. Il s'était donné à lui, lui avait accordé sa confiance, son pardon, et une partie de son âme. Une fois encore, comme chaque fois qu'il ressentait ces émotions qui prenaient le dessus, sa main trouva sa cicatrice qu'il frôla du bout des doigts.

REMUS — « Je n'irais pas me faire recenser. Ce serait dangereux pour vous, pour l'école qui m'a cachée pendant sept ans. Et ce serait dire adieu à mes études d'auror... Je peux pas faire ça. » La voix est plus calme, la colère passée pour devenir une défaite cuisante dans les mots du loup-garou. Il le devine, se rapproche de lui pour caresser ses cheveux et sa nuque, dans un geste tendre. Dans un geste apaisant. Il ne voulait pas voir Remus dire Adieu à ses études, mais il savait aussi ce que cela signifiait pour eux : pas de Mariage devant le ministère, et certainement pas d'adoption. Pas que cela avait été dans les projets de Sirius - après tout il vivait au jour le jour - mais soudainement l'idée que le ministère les privait de cela lui semblait profondément injuste.
SIRIUS — « Je ne peux qu'être d'accord avec cette décision. Le ministère n'a aucun droit de t'arracher ton avenir. Surtout pas à toi, Moony. Tu mérites tellement de pouvoir faire ce que tu veux de ta vie. » Dit-il une voix encore, toujours en le caressant du regard. Remus était un des meilleurs étudiants de l'école - il était courage, altruiste, et juste. Il ferait un Auror exceptionnel, à n'en pas douter. Et le Ministère voudrait se priver de ce combattant pour une histoire d'une nuit tous les vingt-huit jours. C'était idiot. C'est parfaitement à l'image du ministère.

Mais il y avait plus dans le regard de Remus que la défaite égoïste de son avenir. Une peur sournoise, qui se refléta dans le regard de Sirius quand il releva le regard vers lui. Le Black sentit sa gorge se serrer, et se tendit une fois encore.
REMUS — « J'ai peur que ce recensement s'ouvrir à une tuerie en masse dans quelques mois. » Il ferma les yeux, ayant du mal à croire le contraire lui aussi. Ou alors le Ministère entendait se faire sa propre armée, et il n'osait pas imaginer les expérimentations qu'il pourrait faire pour être sûr d'asservir les créatures. Il ne voulait pas imaginer les pertes, les douleurs, et le reste. Il ne voulait pas y penser, il ne pouvait pas y penser. Et il était cependant certain qu'il garderait Remus loin de toute cette folie.
SIRIUS — « Entre Voldemort et le Ministère c'est à se demander qui est le plus fou.. »  glisse-t-il une fois encore entre ses dents, sentant les heures sombres arriver, et étant bien incapable de calmer les battements inquiet de son palpitant.
REMUS — « Pourquoi les autres sorciers nous voient comme des bêtes Sirius ? Qu'est ce qui a poussé les sorciers à croire qu'on était juste bon à se faire exterminer ? » Il y avait dans la voix de Remus tellement de désespoir et de tristesse qu'il sentit son coeur se briser. D'autant qu'il était sans doute bien placé pour le savoir - lui. Les parents de James l'avaient élevé dans le respect de tout être vivant, et ceux de Peter ne s'inquiétaient nullement de ces questions. Mais les Black - les Black étaient connus pour leur sauvagerie et leurs étroitesses d'esprit. Sirius lui-même avait pensé du mal des loup-garous durant son enfance, fasciné de les voir mis en cage et réduit à l'état de spectacle pour les sangs purs. Et aujourd'hui il se haïssait pour cela.
SIRIUS — « Le manque de contrôle, la peur de la mort, le pouvoir... L'impression qu'il est impossible de contenir un loup-garou, de l'empêcher de tuer parce que c'est lui qui a le pouvoir et la force dans un face à face avec un sorcier. Parce que bon nombres ont périt sous les crocs, et les autres ont été maudit à leur tour. Parce que ce que les sangs purs ne peuvent pas contrôler et qui les met en péril, ils l'exterminent et le méprisent. Ou alors ils le mettent en cage, pour en faire un animal et s'assurer d'être meilleur. Parce qu'ils se pensent ainsi. »  Qu'il dit d'une voix monocorde et défaite, totalement perdue dans ses souvenirs d'enfants et les discours de ses parents. « Parce qu'à force de méconnaissance ils se sont arrêtés à ce qu'ils pensaient savoir : une nuit de pleine lune un loup-garou tuerait même son meilleur ami s'il le croisait. Parce que la bête est impossible à maitriser et que l'appel du sang est plus fort. Et face à cette menace il est aisé d'oublier qu'il y a vingt-huit autres soirs, où vous êtes juste... comme tout le monde. » Dit-il en reposant son regard sur Remus.
SIRIUS — « Un contre vingt-huit; ca semble grotesque de s'arrêter à ça. »



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MessageSujet: Re: twilight spirits (wolfstar)   Lun 8 Mai - 23:56

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« Pas tout le monde, non. Et s'ils venaient à te toucher, crois-moi, le Ministère serait mis à feu et à sang. » Amour, Amant si fort et si fier qui est persuadé qu'il pourra se tenir fermement devant une foule du ministère, devant les aurors et des combattants à la baguette magique. Les maraudeurs ne sont que 4 et jamais ils n'auront assez de force pour protéger Remus mais cela le fait sourire, doucement, amusé et trouvant cela tellement attendrissant. Il voudrait lui dire qu'il est mignon mais son sourire et son regard brillant parlent pour lui. Il est touché et il sait que ses amis feront leur possible pour le protéger, car leur amitié est un bouclier dans ce monde qui ne veut pas de lui, juste parce qu'enfant il a été mordu par une dangereuse créature qui court toujours. Greyback serait le genre de personne à arrêter et à enfermer jusqu'à la fin de sa vie, juste pour se prémunir de ses éventuelles morsures. Mais personne ne le fera car c'est plus simple de traquer les innocents que les vrais coupables. Il ressent cela ainsi, comme une injustice, comme si on voulait le punir d'une bêtise dont il n'est même pas coupable. Mais ses amis doivent faire leur vie et Remus est un être fier qui ne passera pas ses journées à se cacher derrière leur dos, comme un enfant qui a peur d'un jugement. Au pire il assumera les lois anti-loup qui passent actuellement au gouvernement et il se cachera, en priant pour que jamais personne ne sache pour lui et pour sa particularité, une fois par mois.  « Toi, tu as changé ma vision des choses. » 

Et pourtant ce n'était pas le plus simple. Sirius est né et a grandi dans une famille de sang-pur, les Black sont sans doute les plus fermés d'esprit qu'il a jamais rencontré dans sa vie. Ils n'aiment pas les créatures, ils refusent de les voir en liberté et son pour leur emprisonnement et sans doute leur extermination. Orion d'ailleurs est connu pour avoir voté des lois d'enfermement de lycan, c'est sa grande spécialité ainsi que ses discours endiablés et sa haine viscérale pour tout ce qu'il considère comme anormal et pas viable. Mais Sirius a changé d'avis et pour cela il s'en félicité, en même temps qu'il a changé de famille et de vie. Il est devenu un parjure mais un parjure libre de faire ses choix, de vivre comme il le voulait. Un traître qui ne rend de compte à personne et qui n'est plus enchaîné aux lois familiales. « Je sais. Et j'en suis très fier. » Dit-il avec un petit sourire en tendant sa main vers son homme et en enlaçant ses doigts à ceux de Sirius. Il vient se glisser contre lui et fourre sa tête contre le cou de son homme pour respirer son parfum, son odeur masculine et apaisante. « Entre Voldemort et le Ministère c'est à se demander qui est le plus fou.. »  Il ricane dans sa barbe et hoche la tête doucement. « Les deux. »

Pas l'un pour rattraper l'autre dans leur extrême. Et Remus demande pourquoi ils sont tant détestés, pourquoi son père lui même était contre les lycans avant que son fils ne se fasse mordre t qu'il soit obligé de devenir un vagabond pour offrir à son enfant et à sa femme, une vie décente. Pourquoi tant de haine, de tout ce qui est différent. Ils ne demandent rien, ils n'imposent rien sauf de pouvoir juste vivre et à la rigueur d'avoir un lieu sécurité pour se transformer une fois par mois. Rien d'impossible où d'insurmontable pour le ministère, rien qui ne justifie autant de haine. Jamais ils n'ont demandés de traitement spéciaux ni ont fait de manifestation pour trouver un antidote où une potion pour alléger la douleur. Ils se cachent et espèrent juste se faire oublier. Si bien que même lorsqu'ils se retrouvent entre eux et qu'ils se devinent bien souvent ils ne se l'avouent pas, pour ne pas gêner l'autre. Il se souvient de Anton, lycan qui ne l'a pas avoué de lui même avant que Remus ne mette un mot dessus. « Le manque de contrôle, la peur de la mort, le pouvoir... L'impression qu'il est impossible de contenir un loup-garou, de l'empêcher de tuer parce que c'est lui qui a le pouvoir et la force dans un face à face avec un sorcier. Parce que bon nombres ont périt sous les crocs, et les autres ont été maudit à leur tour. Parce que ce que les sangs purs ne peuvent pas contrôler et qui les met en péril, ils l'exterminent et le méprisent. Ou alors ils le mettent en cage, pour en faire un animal et s'assurer d'être meilleur. Parce qu'ils se pensent ainsi. » « Les sorciers sont des idiots. » Dit-il tout en étant contre la peau de son homme, avec une voix pleine de reproche. Ils sont idiots, ils ne cherchent pas à voir plus loin que le bout de leur nez comme des égoïstes. Pour preuve les guerres avec les gobelins, les sorciers malgré ce qu'ils disent, n'ont pas toujours été aimable avec la différence.

« Parce qu'à force de méconnaissance ils se sont arrêtés à ce qu'ils pensaient savoir : une nuit de pleine lune un loup-garou tuerait même son meilleur ami s'il le croisait. Parce que la bête est impossible à maitriser et que l'appel du sang est plus fort. Et face à cette menace il est aisé d'oublier qu'il y a vingt-huit autres soirs, où vous êtes juste... comme tout le monde. » « Impossible à maîtriser et pourtant ils n'ont même jamais essayé de trouver ne serais-ce qu'une potion pour qu'on garde notre tête les soirs de pleine lune. » Dit-il en reculant sa tête pour observer son homme. Là, de ses bras, il l'enlace et revient poser sa tête dans son cou. « Un contre vingt-huit; ca semble grotesque de s'arrêter à ça. » « Ca l'est. Et ca justifie toutes les horreurs qu'ils nous font subir depuis des siècles. Les tortures, la traque, les privations, l’esclavage et la mise en cage. Comme si on ne ressentait rien, comme si nous étions uniquement des animaux. » Murmure Remus douloureusement. Il est privilégié il le sait, il a la chance d'avoir été mis en sécurité par ses parents et par ses amis, tous n'ont pas cet avantage. « J'suis fatigué de parler de ça. De toute façon les choses ne changeront pas. Tant que quelqu'un d'évolué ne sortira pas du lot, rien ne changera pour nous. Je me cacherais en espérant que personne n'apprenne pour moi. » Dit-il en haussant les épaules. « Et surtout pour que vous ne soyez pas inquiété. » Ajoute le lycan en parlant de ses amis et de son amant qui eux tomberaient aussi pour complicité.

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