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 You are the only exception ~ Marlaig

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MessageSujet: You are the only exception ~ Marlaig   Jeu 27 Avr - 23:24


    

❝you are the only exception❞
Marlaig

Un parchemin devant moi, une plume dans la main, un livre ouvert, je me concentre sur mes révisions. Les ASPICs approchent à grands pas et je ne dois pas les rater. Je ne peux pas les rater. Je passe me journées à m'entraîner, quand je m'entraîne pas je suis avec l'ordre et quand je ne suis pas avec l'ordre, je suis à la bibliothèque. Entre les examens, la guerre qui fait maintenant partie de notre quotidien, tout devient compliqué à gérer. Mais j'ai pris le rythme on va dire, même si je suis éreintée le soir. D'ailleurs, cela fait un moment que je n'ai pas fait de cauchemar et je dois avouer que c'est agréable de bien dormir. Je suis tellement épuisée, que je tombe directement et je m'endors jusqu'au lendemain, d'une traite. A la table près de moi, un groupe d'élèves de Serdaigle se lève, laissant derrière eux le journal de l'école. Et je me souviens alors de la rumeur qu'on a reçu. Rumeur qui concerne Craig et Ysolte. Craig. Kimmy a tenté de me rassurer en me disant que ce n'était qu'une simple rumeur, rien de plus. Mais je me suis sentie blessée. Et trahie. Même pas en colère. Juste profondément blessée.

On ne s'est pas réellement vus depuis l'hôpital et ça fait maintenant deux semaines. On s'est brièvement vu à l'entrainement le dernier jour, on se croise, on se sourit, on échange des banalité, mais sinon, rien du tout. Et cette situation d'attente m'agace. J'ai envie de lui dire ce que je ressens, j'ai envie de le prendre dans mes bras, j'ai envie de l'embrasser, qu'il me prenne dans ses bras à son tour, j'ai envie de me sentir invincible à sa côté. Triste vérité : je suis éperdument et follement tombée amoureuse de lui. Je n'ai jamais connu ça auparavant. Avant, tout n'était que sexe, alcool, coup d'un soir. Mais avec Craig, j'ai envie de plus. J'ai besoin de plus, j'ai besoin qu'il me protège, qu'il m'aime. J'ai tout simplement besoin de lui. Je regarde la grande horloge de la bibliothèque et je remarque que c'et l'heure d'un entrainement. Énième entrainement. Et le programme du jour est le sortilège du Patronus, face à un épouvanard. Je sais le faire, disons que ça ne sera qu'une banalité. Je connais mon épouvantard, je connais mon patronus, je suis confiante. Je range mes affaires dans ma besace et je quitte la bibliothèque, direction la salle des sortilèges.

Lorsque j'arrive devant la salle, je remarque Craig, adossé au mur. Je reste quelques temps en retrait et je le regarde. Mon prince, mon Aigle. Tout le monde commence à rentrer et il fait de même, il les suit. Il ne m'a pas vue. Je soupire et rentre dans la salle. Le professeur arrive à son tour et on se met en demi cercle autour d'une armoire. Je suis devant, je sens son regard derrière moi. Ne te retourne pas. Le professeur commence et demande qui veut bien commencer. Je m'avance et heureux, il me dit que je vais montrer l'exemple. Je suis confiante. Je vois l'armoire bouger. Le professeur me regarde, je lui fais signe que je suis prête. L'armoire s'ouvre, une forme sombre se tourne et retourne devant moi. Je pointe ma baguette, je m'attends à voir Peeves. Mais au lieu de ça, je vois juste le corps de Craig, mourant. Il me regarde dans les yeux, me suppliant de l'aider. Il est devant moi, il meurt, je suis impuissante.

"NON !"

J'hurle sans m'en rendre compte. Voyant ma détresse, le professeur remet l'épouvantard dans l'armoire et je reviens sur Terre. Je sens les regards de tout le monde sur moi. Il faut que je sorte. Sans me retourner je crous vers la sortie, j'ai besoin d'air. Je me retrouve dans le couloir, essoufflée, en détresse. Je tente de respirer. Non, non, non, non, non, ce n'est pas possible. Tout le monde à vu ça. Je dois sortir. Je commence à courir, j'entends la porte de la salle des sortilège s'ouvrir, je ne me retourne pas. Je ne veux pas le voir, pas après ça. Je suis honteuse, gênée. Je cours et me retrouve rapidement dans le parc. Il fait beau, le soleil me réchauffe, je me sens mieux. Bientôt, je sens présence derrière moi. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que c'est lui. Je lance alors, sans pour autant me retourner :

"J'espère que ça te fait rire, parce qu'il y a de quoi"

Je suis honteuse. Mon épouvantard avait pris la forme d'une peur enfantine la première fois. On a réessayé le test plusieurs fois et ça avait toujours été Peeves. Mais là, c'et devenu une peur plus adulte, plus rationnelle.
    
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Dernière édition par Craig A. Keegan le Mar 27 Juin - 0:06, édité 1 fois
MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Dim 30 Avr - 15:55

You are the only exception
Craig & Marlene
"I could set this song on fire, send it up in smoke, I could throw it in the river and watch it sink in slowly, tie the pages to a plane and send it to the moon, play it for the world, but it won't mean much. Unless I sing this song to you."

 « T'es prêt à y aller, Craig ? » L'intéressé baisse les yeux du plafond qu'il fixait depuis maintenant de longues minutes sans dire un mot. C'est l'un de ses camarades de dortoir, et peut-être même ami, qui lui indique d'un signe de tête qu'il est temps d'y aller. Le brun soupire légèrement et hoche la tête, se redressant tout en tentant d'aplatir ses cheveux légèrement mis en désordre par la position allongée précédente. C'est pas qu'il est las, Keegan, c'est qu'il appréhende. Il redoute ce foutu cours, ce foutu entraînement obligatoire qu'il juge pourtant inutile. Son épouvantard, il le connaît parfaitement, et rien que d'y penser, il en a les poils qui se hérissent : la simple idée d'imaginer les corps froids et sans vie de ses jeunes frères lui file la nausée, aussi repousse-t-il bien vite ces songes macabres loin de son esprit. Quant au patronus, Craig le maîtrise lui aussi très bien, aussi sait-il pertinemment que tout ceci ne sera qu'une vulgaire comédie, du moins pour lui. Les profs, et même les aurors, essaient tous de dispenser des cours plus ou moins utiles aux élèves, dans l'espoir de les aider une fois dehors. Mais Craig, il a très bien compris que ce serait pas aussi simple, que ce serait beaucoup plus complexe, beaucoup plus dangereux que ce qu'ils essayaient presque de faire croire pour ne pas affoler la population.
Alors, l'Aigle, il appréhende sa sortie. Mais pas que, il appréhende aussi son arrivée dans la salle d'entraînement, parce qu'il sait exactement qui sera là. Pourtant, il a encore besoin de l'entendre. Alors il se tourne vers son camarade, marchant à côté de lui. « C'est bien en commun avec les Serpentards ? » Un peu surpris par la question soudaine, les yeux noisettes de l'autre aiglon se tournent vers lui. « Ouaip. » Et Craig, il peut pas empêcher son coeur de tambouriner dans sa poitrine. Et ça l'énerve. Ouais, ça l'énerve de réagir ainsi à la simple idée de la voir. Il aime pas, il aime pas ce qu'elle lui fait. Il déteste, même. Et il peut pas nier fuir. La fuir elle, certes, mais pas que. Il évite de penser à toutes les émotions -pour ne pas dire sentiments- à la fois agréablement nouvelles et agréablement familières, que Marlene MacKinnon arrivait à susciter chez lui, il évitait de penser à sa peur. En fait, il ne voulait pas réfléchir, ne voulait pas faire face à lui même, et fuir la source de tous ses questionnements semblait être pour lui la solution la plus efficace. Crétin. Pourtant, ça marche à peu près : depuis qu'il est allé la voir à l'hôpital, ils se sont à peine parlés. Seulement quelques discussions inévitables et un peu banales au détour d'un couloir, des petits signes de main, de tête, des sourires, des regards. C'était tout. Et pour ce pauvre petit Craig et sa sale peur du mot avec un grand A, c'était largement suffisant. Ou du moins, il espérait que ce le soit, et tentait vainement d'ignorer son envie grandissante de la voir, son envie de lui parler, de la serrer dans ses bras, de passer sa main dans ses cheveux, de l'embrasser, de… Argh, non, stop, ne plus y penser ! Il secoua la tête, dépité de sa propre niaiserie, de sa propre envie de s'enliser dans un truc qu'il fuyait comme la peste depuis des années. Parce que les sentiments, ça rend faible, ça rend idiot, niais. Et il aime pas être faible, Craig, il veut pas l'être. C'est seulement à l'entente de la voix du professeur que le jeune homme remarque qu'ils étaient arrêtés dans le couloir depuis plusieurs minutes, lui appuyé contre le mur, les bras croisés, les yeux vers le sol.
Woh, devenait-il aussi somnambule que ça ?
Fulminant dans sa barbe, il entra à la suite de ses camarades dans la pièce, se doutant que sa « sirène » personnelle n'était pas bien loin. Et il était loin d'avoir tort, puisque sitôt l'exercice lancé et l'appel à volontaire passé, il vit une main fuser, et Marlene s'avancer, tête haute, baguette en main, l'air déterminée à l'idée de commencer. L'Aigle, il peut pas empêcher un petit sourire de faire son apparition sur son visage face au caractère de feu de la jeune femme, face à son envie de bien faire, de montre qu'elle en est capable. De dos, elle ne peut pas le voir. Alors il se redresse un peu, la détaillant, son rictus toujours sur les lèvres. Et l'épouvantard est aussitôt libéré.
Sauf que le suite, Craig, il s'y attendait pas. Vraiment pas. Il avait déjà vu l'épouvantard de Marlène dans un précédent cours, il savait très bien qu'il s'agissait normalement de Peeves. Pas de ça. Il écarquilla les yeux, sous le choc de ce qui se déroulait maintenant sous ses yeux. Il se voyait, lui, Craig Keegan, en train d'agoniser sur le sol, de mourir. Il ne peut pas détourner les yeux de son propre corps, totalement halluciné, alors qu'il sent des regards sur lui. Sur les deux lui, plus exactement. Ce qui le sort finalement de sa transe est le hurlement de la blonde, un « Non » déchirant qui le laisse encore plus perplexe, pantois, halluciné. Et sans même qu'il n'ait eut le temps de réagir, l'épouvantard était de retour dans son placard, et la Serpentard était partie en courant, fermant la porte de la salle dans un claquement sourd qui résonna dans le presque silence ahuri de la salle. « Heu… J'ai pas compris ce qu'il vient de se... » Craig n'écouta pas plus longtemps son camarade plus que surpris et sortit de la salle à la suite de Marlene, toujours sous le choc, et dans l'incompréhension la plus totale.
Pourquoi la peur la plus profonde de la jeune fille était-il de le voir mourir ? Cela n'avait vraiment aucun sens. Tout comme le fait de la suivre jusqu'au parc. Le jour où cette fille lui ferait faire quelque chose de rationnel était encore loin d'être venu, à sa plus grande exaspération. Il la voit finalement s'arrêter sur l'herbe, et cesse tout mouvement à son tour, restant quelques pas derrière elle, incertain quant à ce qu'il était censé dire. Ce fut finalement elle qui prit la parole. Agressivité. Il soupire. « Je vois pas pourquoi j'irais rire de ça. Je suis peut-être un crétin, comme tu me l'as si souvent dit, mais pas à ce point, Marlene. » Il laisse échapper un petit rire nerveux. « Je peux savoir ce que ça signifiait, ce truc ? Depuis quand tu as peur de me voir mort ? » Il aurait voulu dire ça d'un ton léger, blaguer, détendre l'atmosphère, mais sa voix est plus angoissée qu'autre chose. De quoi tu as peur, petit Craig ? De devoir faire face à tes peurs ? « Tu peux me regarder au moins ? » Le brun hausse un sourcil. « S'il te plaît ? »
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Sam 6 Mai - 14:21


    

❝you are the only exception❞
Marlaig

Tout se chamboule, se bouscule dans ma tête. Je suis embrumée, dans un profond brouillard. Je vois Craig devant moi et je suis impuissante. Je ne peux pas bouger. Je ne comprends pas, ça ne devait pas se passer comme ça. J'aurais dû voir Peeves, Peeves l'air rieur et moqueur. Foutu poltergeist. Mais à la place je vois le corps de Craig, mourant, me suppliant du regard de l'aider. Mais je suis impuissante. Dans ce foutu brouillard. Foutus sentiments, je n'aime pas ressentir ce genre de chose. L'impuissante, la tristesse, la perte d'un être cher, l'amour. Je ne veux pas avoir à ressentir ça, je veux continuer à être libre, à être moi. Marlene McKinnon, volage, libre comme l'air. Mais il a fallu que je tombe amoureuse, que je me fracasse au sol. Tout ceci n'a aucun sens, ça n'était pas censé arriver. Ça ne devait pas se passer comme ça. Je refuse, je suis en train de rêver,je vais me réveiller. J'hurle mon refus, mon impuissance et je me rends compte que je suis belle et bien réveillée. Je sens tous ces regards sur moi. Tout le monde me regarde. Tout le monde se demande ce qu'il vient juste de se passer. Je ne m'attarde pas, je sors de la salle en courant. Je ne sais pas où je vais, mais j'y vais en courant. Je ne sais pas si on m'a suivie, s'il m'a suivie, je m'en fous. Je me retrouve dans le parc, essoufflée. Je laisse le soleil me réchauffer. Par Merlin je foire tout. Il soupire à ma remarque et tente de me rassurer. Il rit nerveusement et je lance :

"C'était hilare comme situation, il y a de quoi rire, je t'en prie."

C'est çà mon tour de soupirer. Je me frotte le visage, je ne veux pas lui faire face. Je suis rouge de honte, j'ai envie de pleurer, j'ai envie d'aller à mon dortoir et de dormir pour les deux semaines à venir. Tout Poudlard sera bientôt au courant et je ne pourrais plu être la Marlene forte, invincible, que rien n'atteint. Minable. Le Serdaigle reprend et me demande qu'est-ce qu'était "ce truc". Je ricane à mon tour, un rire nerveux, je mets plusieurs raisons à me calmer. Je réponds ensuite d'une voix faible :

"Si je le savais, je te le dirais. Mais je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi mon épouvantard à changer, je ne sais pas pourquoi toi, je ne sais pas depuis quand."

J'hausse les épaules, toujours dos à lui, je ne veux pas me retourner. J'ai peur de voir son regard, peur de voir ce qu'il pourrait penser. Tout ceci n'a aucun sens. Je vais me réveiller, je veux me réveiller. Il me demande de le regarder, j'ai le souffle court. Mais je me retourne tout de même, tout en restant la tête baissée, comme une enfant qui viendrait de faire une bêtise. Je soupire de nouveau. Je sens les larmes monter. C'est une accumulation de tout. Lui, les entraînement, l'Ordre, j'ai l'impression que je vais craquer. Je respire un grand coup et je lève la tête vers le ciel pour ne pas que les larmes roulent sur mes joues. Je plonge ensuite mon regard dans celui de Craig et lui lance :

"Et maintenant ? Tu vas me dire que tout ça n'était qu'un jeu, que tu ne pensais rien de ce que tu m'as dit à l'hôpital, que ce n'était qu'une blague, et que ..."

Je me stoppe, je suis incapable de continuer. Je sens mes barrières s'effondrer. J'ai envie de m'enterrer vivante. Je suis vulnérable, il a réussi à traverser mes murs. Il a tout foutu en l'air, toute ma vie, tout ce à quoi j'aspirer. Il m'a fait tomber amoureuse de lui et Merlin, je l'aime autant que je ne le déteste. Je le regarde de nouveau lui lance, les dents serrées :

"Je te déteste Craig Keegan et je déteste comme tu me fais sentir"

Je me frotte de nouveau le visage, j'ai les yeux qui me piquent. Ça va mal se finir, je le sens.
    
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Mar 27 Juin - 0:00

You are the only exception
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"I could set this song on fire, send it up in smoke, I could throw it in the river and watch it sink in slowly, tie the pages to a plane and send it to the moon, play it for the world, but it won't mean much. Unless I sing this song to you."

  Se voir agoniser sur le sol, puis mourir, était une expérience plutôt perturbante. Il fallait l'avouer, Craig ne s'attendait pas du tout à cela en se pointant à cet entraînement, ce matin-là. Faut dire qu'il faisait juste acte de présence, parce que c'était obligatoire et parce qu'il voulait faire le malin. Il était plutôt doué avec le sortilège du Patronus, et le savait très bien, adorant faire apparaître sa belette sans aucune raison, juste pour impressionner les jeunes filles de quatrième et cinquième années qui n'avaient pas encore eu le cours à ce sujet et trouvait donc encore cela impressionnant. Maintenant, c'était devant les examinateurs qu'il voulait jouer les prétentieux, leur montrer qu'il était doué.
Sauf que rien ne se passait comme prévu. En même temps, comment il aurait pu prévoir ça, le Keegan ? Il avait vu Marlène, sa jolie blonde, celle qui hantait bien trop son esprit pour sa propre santé mentale, s'avancer dans le but de passer la première. Et il avait pas pu s'empêcher de penser à leur dernière entrevue à l'hôpital, Craig. Ce moment où il lui avait offert le renard en peluche, son patronus. Il lui tardait de le revoir apparaître, rien que pour la symbolique qui, bien qui n'oserait jamais l'admettre, faisait apparaître une drôle de sensation au creux de sa poitrine. Ce qu'il n'avait pas anticipé, en revanche, c'est se voir. Se voir sortir du placard. Se voir agoniser. Se voir souffrir. Se voir mourir. Le hurlement de Marlene le fit sortir de l'affreuse et malsaine contemplation de son propre cadavre, qu'il observait d'un air ahuri, la bouche ouverte, les yeux écarquillés, ne pipant mot, ne sachant quoi dire. Il était même pas sûr qu'il aurait réussi à dire quelque chose, de toute façon. Alors il releva les yeux vers la Serpentard, juste à temps pour la voir partir en courant.

Il bougea pas. Pas sur le coup, toujours sous le choc. Il sentait les regards braqués sur lui, attendant une réaction. Ouais, il les sentait. Comme s'ils brûlaient sa peau. Alors, enfin, il se réveilla de sa transe, de son état de choc, et sortit à son tour de la salle, suivant cette blonde hystérique qui courait plus vite qu'il ne l'aurait pensé. Il courait pas, lui, se contentant de marcher vite, de lui laisser un minimum d'espace, quelques secondes, avant de la rejoindre. Ce fut donc assez lentement que ses pas le portèrent vers la pelouse du parc, à un petit mètre de Marlene, comme s'il avait peur qu'elle fuit de nouveau. Il se sentait presque comme un chasseur à proximité d'une biche, et cette image le répugnait. « Je vais pas rire, McKinnon. Je… Comprends juste pas ce qu'il vient de se passer. » Il aimerait bien qu'elle se retourne, Craig. Croiser son regard. Il voudrait bien comprendre, aussi, avoir des explications. Mais la jeune fille ne semblait pas disposée à lui en donner. Et sa réponse, elle l'agace. « Arrête, il doit bien y avoir une foutue raison, et je suis certain que tu la connais. Explique moi, arrête de fuir. » Il sait pas pourquoi il dit ça. Parce qu'en vérité, l'aiglon, il est terrifié par la réponse qu'il pourrait avoir. Il est pas prêt. Ou si. Il sait pas. Il a des doutes, mais il veut pas les écouter.

Et finalement, elle lui fait face. Il voit ses yeux rouges, il sent qu'elle est au bord des larmes, et il sait pas quoi faire. Et peut-être qu'il veut rien faire, trop effrayé. Peut-être que c'est lui, la biche. Il déglutit, se contentant de la fixer, alors qu'elle reprend la parole, la voix tremblante, hargneuse. Et il peut pas s'empêcher, Craig, de la trouver belle, même bouleversée. Il passe sa main dans ses cheveux, encore, puis plonge son visage dans ses paumes. Il anticipe ce qu'il se passe. Au fond, il le sait. Et il sait aussi qu'elle doit pas être la seule dont l'épouvantard a dû changer. Mais ce qu'il sait pas, en revanche, c'est s'il veut l'admettre. « C'était pas une blague. J'étais sérieux. Mais… Je sais pas, Marlene. Je suis perdu, je sais pas ce que tu veux de moi. Je sais pas si je suis prêt à accepter ce que je… Ce que tu… Me fais. » Il fourre ses mains dans ses poches, n'osant plus la regarder, lui non plus. Puis elle déclare qu'elle le déteste, pour ce qu'elle lui fait ressentir, faisant écho à ses propres paroles un peu plus tôt. Il serre les dents, comme si réfléchir lui faisait physiquement mal. « Dis-le. »
C'est tout ce qu'il souffle, alors qu'il relève la tête lentement, replongeant son regard dans le sien. Il savait qu'elle comprendrait, mais se sentait quand même obligé de justifier. « Dis-moi ce que tu penses, et ce que tu ressens. Balance-le. Je veux l'entendre. » Il prend une profonde inspiration. « Dis-le. » Et il reste là, presque l'air aussi désespéré qu'elle, maintenant. Parce qu'il a peur de ce qu'il va entendre, Craig. Oh que ouais, il a peur.
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Ven 30 Juin - 21:05


    

❝you are the only exception❞
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Incompréhension. Je ne comprends pas ce qu'il vient de se passer. Mon épouvantard a changé de forme, ma plus grande peur désormais est donc de perdre Craig Keegan. C'est strangulot de ridicule, comment est-ce que j'en suis arrivée là ? J'étais tellement sûre de moi devant les autres, j'étais prête à faire jaillir mon renard roux de ma baguette mais qu'il se fasse s'échapper Peeves. Mais non, c'est Craig que j'ai vu. J'ai ressenti la peur, le sentiment d'impuissance, la tristesse, l'incompréhension. Trop d'émotion, submergée, je n'ai rien su faire que de m'enfuir. J'ai fuis, lâchement, je ne me sentais de rester devant tous ces regards. Devant son regard. Mais il m'a suivit, il est là, dehors, avec moi. Que je suis stupide. Je voudrais que la terre s'ouvre sous mes pieds pour m'engloutir en son centre. Je veux disparaître. Je suis ridicule. Et je l'aime, par Merlin que je l'aime. J'lui lance qu'il peut rire, moi je le ferais à sa place personnellement. Mais il me dit qu'il ne veut pas rire, qu'il ne comprend pas. Je ricane.

"Tu crois que je comprends moi peut-être ?"

Ma voix est sèche, froide. Je reconstruis mes barrières, je me cache de nouveau derrière elles, je ne veux pas qu'il me voit. Alors je fais celle qui ne ressens rien, je me cache. Il me demande si je connais la raison, je lève les yeux au ciel avant de soupirer. Il veut des explications, bien évidemment qu'il en veut, il a raison, c'est légitime de demander. Je retiens mes larmes, je regarde le ciel, je me dis qu'il est drôlement bleu pour un mois de mars. Je me dis que ces oiseaux qui passent doivent revenir de leur migration.

"Je la connais pas l'explication, ok ? Je ne sais rien, pas la peine de me demander"

Je ne lui dirais pas. Je ne lui dirais pas que je suis tombée amoureuse de lui. Je reconstruis mes barrières, je me cache mais j'ai l'impression qu'il retire chaque foutue brique que j'empile. Il me perce à jour, je ne veux pas. Je ne veux pas l'aimer, il va finir par m'abandonner, comme tous les autres. Il va me quitter comme mon père. Il va me tourner le dos. Je lui fais face, je panique? J'lui demande si tout ça c'était qu'une blague, qu'il m'a dit que des paroles en l'air, j'veux avoir la confirmation. Si ce n'était qu'un jeu pour lui, c'est la fin. Je n'aurais plus qu'à construire mes murs toute seule, comme je l'ai toujours fait. Je me ferais mes armes, j'irais au combat seule. J'ai l'habitude maintenant, cela ne me dérange plus. Il me dit que c'était pas une blague, ce qui me décroche un léger sourire et fait disparaître mes larmes. Il baisse la tête néanmoins, je ne fais rien. Je reste là, plantée devant lui. Ridicule.

"Comment ça tu ne sais pas ? Tu n'as pas le droit de me dire ça, c'est de ta faute je t.. si on en est là"

Je me rattrape à temps, on va dire ça comme ça. Je prends une grande respiration, le silence s'enroule autours de nous alors qu'une légère brise se lève. Dis le, qu'il me dit entre ses dents. Il me regarde, je secoue la tête. Non. Je ne le dirais pas. Pas à toi Keegan, tu peux toujours courir. Il plonge son regard dans le mien et j'suis incapable de détourner le regard. Il se répète, il me dit qu'il veut l'entendre. Je secoue de nouveau la tête. Le dire rendrait tout ça bien trop réel, je ne suis pas prête à souffrir, je ne suis pas prête à m'engager. Enfin je crois que je ne suis pas prête, mais par Merlin, je l'aime. Je l'aime malgré tout, je l'aime tellement que ça me fait mal. Il me dit de nouveau de le dire, et c'est plus fort que moi, ça sort de ma bouche alors que je n'ai pas le temps de me reprendre. Ça passe au-dessus du vent, ça brûle sur ma langue, ça fait battre mon coeur bien trop vite soudainement. Soudainement, c'est strangulot de soudain.

"Je t'aime"

Je l'ai dit, je n'en reviens pas, je suis en train rêver. Mes barrières viennent de se casser la gueule, tout autours de moi s'effondre mais lui, il reste là. Beau à en crever, beau comme un dieu. Je m'approche de lui, je me plante à quelques centimètre. Je prends son visage en coupe, je le regarde droit dans les yeux. Maintenant que je l'ai dit, je n'ai plus qu'à plonger pour continuer. Je vais tout lui déballer.

"Je t'aime Craig Keegan, je suis tombée amoureuse de toi. Je n'ai pas l'habitude mais c'est de ta faute"

Je lui souris, je caresse sa barbe naissante du bout du pouce.

"C'est de ta faute, et je te déteste autant que je t'aime. Et si maintenant tu me dis que tu ne ressens pas la même chose, je te jure que je m'enterre vivante"

Je ris doucement, peu sûre de moi en réalité. Les cartes sont entre ses mains.
    
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Mar 4 Juil - 15:23

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Craig & Marlene
"I could set this song on fire, send it up in smoke, I could throw it in the river and watch it sink in slowly, tie the pages to a plane and send it to the moon, play it for the world, but it won't mean much. Unless I sing this song to you."

 Il connaissait parfaitement ses cours, Craig. Il était loin d'être idiot, et savait très bien qu'un épouvantard représentait la plus grande faiblesse de celui qui lui faisait face, la peur la plus profonde. Et il avait parfaitement connaissance de c'qu'était la sienne. Il avait suffisamment vu les corps sans vie de ses frères dans de précédents cours pour ne plus avoir aucun doute. Il savait aussi ce qu'était l'épouvantard de Marlene, bien qu'il n'ait jamais compris cette peur irrationnelle de Peeves, et qu'ça l'avait souvent amusé, autrefois, bien qu'il irait pas le dire à Marlene. Faut dire qu'elle lui avait jamais expliqué ce que le petit fantôme avait de si terrifiant, il pouvait pas deviner. Il avait pas l'bonheur (ou le malheur) d'avoir des dons de voyance. Et vu son intérêt pour la matière, c'était pas une grande perte, de son avis. Sauf que cette fois, c'était pas Peeves qui était apparu face à Marlene, mais Craig. Et l'concerné, bien vivant et quelques pas derrière elle, n'avait pu qu'assister à la scène, les yeux exorbités, la bouche légèrement ouverte, halluciné par ce qui se déroulait sous ses yeux. Et il était pas l'seul -les murmures des autres élèves présents dans la salle se faisaient déjà entendre. Saletés de commères. Pire, il avait même pas réagi immédiatement en constatant le départ précipité de Marlene. Il avait regardé la porte, toujours aussi choqué, avant d'pousser un juron et d'la poursuivre jusqu'au parc, dans l'espoir d'avoir des explications. Sauf qu'elle le regardait même pas, la McKinnon, alors c'était plutôt mal parti. Tout c'qu'il voulait, Craig, c'était comprendre la scène surréaliste qui s'était déroulée devant lui quelques minutes plus tôt. Depuis quand la plus grande peur de Marlene McKinnon était d'le voir agoniser et mourir ? Il était pourtant sûr qu'à l'époque, elle aurait bien été la première à pas l'pleurer. Alors il lui demande ce que tout ça signifie, il lui demande de lui expliquer, parce qu'il veut comprendre, mais la voix de la blonde est sèche, claque dans l'air comme un fouet. Elle est braquée et ça l'agace, l'aiglon. « Tu veux pas arrêter de me parler comme si j'étais un clébard ? Quoique j'suis sûr que tu leur parlerais mieux. J'pense j'ai juste droit à des explications, et t'en sais plus que ce que tu veux bien me dire, j'en suis certain. »

C'est comme ça que leur… Relation ? Amitié ? Qu'importe c'que c'est, c'est de cette manière qu'elle fonctionne. Ils savent pas rester calmes quand ils sont près l'un de l'autre, et pas que dans le sens colérique de l'expression. Finalement, elle lui fait face, elle braque ses yeux dans les siens, et Craig déglutit, mal à l'aise de voir qu'elle semble au bord des larmes. Elle demande alors si tout ce qu'il lui a dit n'était qu'une blague. Sauf qu'il déconnait pas, l'batteur, et il lui dit avant même que son cerveau ait intégré le fait qu'il venait d'le faire. C'était sorti naturellement. Il savait pas ce qu'elle lui faisait, mais c'était pas sain. Il comprend pas, il veut pas comprendre, et cette constatation semble agacer la furie blonde devant lui. Il s'fige. Il a entendu l'hésitation, et il a peur d'avoir compris ce qu'elle avait failli dire. Alors Craig la regarde, ouvre la bouche comme pour dire quelque chose, puis la referme, répétant ce manège ridicule plusieurs fois, avant d'baisser les yeux. Il est pitoyable, et c'est elle qui l'rend comme ça. Le pire, c'est qu'il lui en veut même pas. Il voudrait bien, mais il y arrive pas. Alors il souffle entre ses dents « dis le », parce que si c'est bien ce qu'il a compris, il veut l'entendre. Il peut pas l'croire tant que les mots n'ont pas été prononcés, le Keegan. Alors il répète, demande à Marlene de formuler à haute voix.

Ce que la blonde finit par faire, et l'moins qu'on puisse dire, c'est que Craig reste là, sous le choc. Il la regarde, les yeux grands ouverts, alors qu'elle s'approche de lui et prends son visage entre ses mains. Il se dégage pas, se contente de la regarder, sans savoir quoi dire, une drôle de sensation au creux de l'estomac. Elle l'aime, elle est amoureuse de lui. Marlene déclare, nerveuse, qu'elle va s'enterrer s'il ne ressent pas la même chose. Il posa sa main sur le poignet gauche de la blonde, alors que les mains de cette dernière sont toujours sur sa joue, dans l'idée de la repousser, de s'enfuir en courant, de fuir les sentiments comme il l'a toujours fait, mais il y arrive pas, se contente de laisser sa main là, sur le bras de la Serpentard, et de la regarder en silence. Il sait très bien que c'est réciproque, Craig, mais il est pas sûr d'être prêt à l'assumer. Une petite minute passe, avant qu'il se mette à rire nerveusement, comme s'il relâchait la pression. Il laissait tomber les barrières, lâchait les armes. « Et je t'aime. » Sa voix n'est rien de plus qu'un souffle, comme s'il découvrait ses sentiments en même temps qu'il s'entendait les dires. Il écarte une des mains emprisonnant ses joues et noue ses doigts avec ceux de la McKinnon, l'air toujours aussi nerveux et terrifié, comme le serait un enfant n'osant pas avouer quelque chose. « J'suis pas doué avec ça, Marlene. » Il soupire et baisse la tête, étrangement timide, d'un coup. On croirait presque revoir le Craig de troisième année, renfermé et silencieux. « Mais... » Il inspire profondément, souriant doucement. « J'veux bien essayer. Parce que j'crois que je suis aussi amoureux de toi aussi. Et ça me fait carrément flipper, je vais pas te mentir. » Il secoue la tête, nerveux, amusé… Heureux ? Un drôle de mélange, difficile à assimiler, il comprend même pas. « J'te garantie pas de pas te rendre totalement folle, mais si t'es prête à tenter… » Son sourire s'élargit encore, alors qu'il pose finalement ses lèvres sur celles de Marlene, tout doucement, et surtout chastement pour la première fois depuis qu'il la connaît. Il se dégage seulement deux secondes plus tard, incertain. Il sait pas dans quoi il se lance, c'est bizarre, pour lui. C'est nouveau, mais il essaie d'se dire que c'est pour le mieux.
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Dim 9 Juil - 14:14


    

❝you are the only exception❞
Marlaig

Il veut des explications, c'est légitime. Je ricane lorsqu'il me dit d'arrêter de lui parler comme à un clébard. Je me protège, je ne montre rien, je le repousse. Je ne veux pas qu'il s'approche de trop, je ne veux qu'il franchisse ces barrières que je me tue à reconstruire alors qu'il enlève les briques une à une. Je ne veux pas qu'il vienne, je veux le repousser, je ne suis pas faire pour aimer. Peur d'aimer, peur d'être aimée, peur d'être abandonnée, encore une fois. Ça me tue, ça me bouffe mais tout le monde finit par s'éloigner de moi, par me fuir comme si j'étais contagieuse. J'étais pas assez bien pour mon père, je n'étais pas la fille qu'il rêvait que je sois. Mon truc à moi, c'était la magie blanche, la lumière, ça le sera toujours. Son truc à lui ? La magie noire, le Magie Noir et l'obscurité. Deux parfaits contraires, deux opposés. Il était influençable, pas moi. Je ne me laisserais jamais embobinée par de belles paroles, j'ai la force de caractère de ma mère. Force qui l'a poussé à s'interposer entre mon père. Cette force qui l'a poussé à renvoyer mon père de chez nous, à lever la baguette face à lui. Je ne veux pas subir la même chose avec Craig. Je suis amoureuse de lui, follement amoureuse, mais je ne veux pas qu'il me tourne le dos.

"Des explications ? Mais comment veux tu que je sache Craig ? Je l'ai appris en même temps que toi je te signale"

Je ricane de nouveau. Je ne comprends pas, je ne comprends plus. Je ne comprends pas pourquoi lui, pour il s'est montré devant moi, souffrant. Ça n'aurait pas dû être lui, je dois rêver, je vais me réveiller. Puis d'un coup, tout se chamboule. Le vent tourne, la marée est montante, j'ai l'impression que mon monde se retrouve à l'envers. Il me dit de lui dire, à voix haute. De lui dire ce que je retiens au plus profond de moi depuis tout ce temps. Trois mots. Trois simples mots qui signifient tellement pour moi, pour lui. Je ne les ai jamais dit à personne, parce que je n'ai jamais ressenti ça, jamais. C'est nouveau, vibrant, extatique, magique, strangulot quel pied. Alors je lui dis ce que je n'ai jamais dit à personne.Je lui dis tout haut , en prenant son visage dans mes mains. Il semble sous le choc, il me dit rien, il se contente de me regarde. Il place sa main sur mon bras et un instant, j'ai peur qu'il me repousse, qu'il parle. Mon coeur s'arrête de battre. Cela ne dure qu'une minute, à peine, mais j'ai l'impression que cela dure une éternité. Une infinité de secondes, une micro infinité, une foutue infinité. Je perds mon sourire, je le regarde en fronçant les sourcils. Je veux disparaître dans cette terre, je veux que le sol s'ouvre sous mes pieds, là, maintenant. Mais finalement il le dit en retour et je respire de nouveau et je retrouve mon sourire. Il loue finalement ses doigts aux miens, son contact me brûle. Mais c'est un feu agréable. Il continue, en me disant qu'il n'est pas doué pour ça. Il inspire profondément.

"Je ne suis pas douée pour ça non plus si ça peut te rassurer"

Je ris doucement avant qu'il me dise qu'il est prêt à essayer, parce qu'il est amoureux de moi, mais que ça le fait quand même flipper. Il poursuit en me garantissant qu'il va rendre folle, ce qui me fait rire. Je décompresse, je déstresse , tout va bien, tout va mieux.

"J'ai peur aussi, tu n'imagines pas à quel point. Mais ça vaut le coup d'essayer, donnons nous une chance. Et rends moi folle autant que tu le veux"

Je souris d'avantage avant qu'il vienne m'embrasser. Je lui rends son baiser, un baiser doux, chaste, qui me fait vibrer, qui me fait perdre pied. Il se sépare de moi, je lui souris, je me perds dans ses yeux. Puis je lâche sa main et place les miennes derrière sa nuque pour l'embrasser à mon tour. Je me hisse sur la pointe des pieds et prends appuie sur lui. C'est un baiser doux lui aussi, mais non pas sans passion. Je le fais durer plus longtemps avant de m'éloigner et de reprendre ma taille normale.

"Je suppose que ça signifie qu'on est ensemble ? Du genre officiel ?"

Je lui demande quand même, au cas où, parce que je ne sais pas comment ça fonctionne, je n'ai jamais été en couple. Tout ma vie j'ai enchaîné les garçons en espérant trouver un peu de réconfort, un peu d'amour. Mais lui, Craig, il me comble tellement plus. C'est lui, depuis le début.
    
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Sam 29 Juil - 2:20

You are the only exception
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"I could set this song on fire, send it up in smoke, I could throw it in the river and watch it sink in slowly, tie the pages to a plane and send it to the moon, play it for the world, but it won't mean much. Unless I sing this song to you."

Craig, ça a toujours été un gamin intelligent, curieux, intéressé par tout ce qu'il se passait autour de lui, par le monde, par la magie, et même pas le monde moldu – être un sang-mêlé aide. Il a jamais pris ça comme un fardeau, plus comme connaissance de plus. Et c'était sans doute ce qui l'avait mené à Serdaigle à son arrivée à Poudlard ; ce besoin de toujours savoir tout sur tout, d'vouloir être en avance sur les autres. Pour impressionner, peut-être. Montrer à son père qu'il pouvait devenir comme lui, et être un modèle pour ses jeunes frères. Il en savait rien. Mais en garçon intelligent, il y avait bien une chose qu'il détestait, Craig, et c'était ne pas comprendre. La situation lui échappait totalement : se voir en train d'agoniser sur le sol face à une Marlene paniquée, hurlant et prenant le fuite sans regarder le regarder – tout du moins le vrai lui, c'était au-delà de toute compréhension. Elle avait longtemps clamé le détester, lui avait craché au visage qu'il avait été un connard (ce qu'il savait, bien qu'il irait pas le dire plus d'une fois, il s'était déjà excusé. Beurk.), qu'il était un sale crétin arrogant et qu'elle ne voulait plus jamais le voir. Certes leur entente s'était améliorée depuis qu'il s'était résigné à suivre les conseils de Sirius Black et d'arrêter d'jouer les abrutis prétentieux, mais pas au point qu'elle ait peur qu'il meurt. Et pourtant. Alors il l'a suivie, parce qu'il voulait qu'elle lui explique, les yeux dans les yeux, ce que signifiait tout ce bordel. Parce qu'il voulait comprendre. Ses sentiments pour Marlene étaient bien l'une des seules choses qu'il était pas capable de comprendre, alors ceux de la demoiselle envers lui, c'était encore pire. « J'en sais rien, Marlene. J'ai le droit de me poser des questions. Tu m'as plus souvent giflé qu'embrassé, que tu ais peur de me voir mort est assez surprenant pour que j'veuille comprendre ce qu'il se passe dans ta tête. » Mais l'pire, c'est qu'au fond de lui, il savait très bien ce qu'il se passait. Parce qu'il ressentait la même chose, quand bien même n'en avait-il aucune envie : il était fait comme un rat, coincé dans le pièce qu'était Marlène McKinnon, noyé dans l'océan de ses yeux. Et ça le faisait flipper, le Keegan. Il l'admettrait jamais à voix haute, mais il avait jamais été aussi terrifié de sa vie. Il se sentait presque intimidé par la blonde. Sérieusement, qu'est-ce qu'elle lui faisait ? Il se sentait presque crétin de l'avoir poursuivie. Elle voulait même pas se retourner, même pas le regarder.

Cette fois, il s'défila pas, pourtant. Il resta, lui demanda de tourner son visage vers lui, de le voir, pour que leurs prunelles se croisent. Et alors elle lui dit qu'elle l'aime. Il la regarde, sans rien dire, sous le choc, tentant d'appréhender ces mots. Mais il fuit pas. Il a plus envie : il l'aime aussi, et il le dit. C'est comme un soulagement, un poids qui se déleste de ses épaules. Ouais, il l'aime aussi, il est amoureux d'elle, et il flippe comme pas possible. Il se sent fichu, mais est prêt à s'perdre, à sauter dans ce foutu gouffre avec Marlene, espérant juste pas s'écraser. Il rit un peu quand elle déclare ne pas être très douée non plus là-dedans, faisant écho à ses propres paroles précédentes. « Mon dieu, ça promet si on sait tous les deux pas comment s'y prendre. » Mais c'est pas pour ça qu'il a pas envie d'essayer. Au contraire. Et il peut pas s'empêcher de sourire comme un abruti niais – mon dieu qu'est-ce qu'elle lui faisait, vraiment ?- quand elle déclara qu'elle voulait elle aussi qu'ils se donnent une chance. « Je vais m'en faire une joie. Te rendre folle est une de mes activités préférées. » Dit elle en lui déposant un petit bisou rapide sur le nez. Craig se sent crétin. Mais un heureux crétin, et il sait que c'est pas parce qu'il se lance dans une relation, mais parce que c'est Marlene qui est dans ses bras. Marlene qui l'embrasse. Et c'est plus désespéré, ou langoureux, désireux d'aller plus loin. C'est chaste, passionné, comme pour sceller une promesse. Comme pour s'prouver qu'ils sont là-dedans tous les deux. Sa question le fit sourire de nouveau. Décidément, elle allait le transformer en joyeuse guimauve : no way. Quoique, c'était pas désagréable, un peu de niais de temps en temps, il devait bien l'admettre. « Tu supposes bien. J'vais pouvoir montrer à tous ces crétins qu'ils ont plus le droit de te toucher, maintenant. Si c'est bien ce que tu veux. C'est le cas, hein ? » Il est maladroit, Craig. Il sait pas s'y prendre. Et il a peur de merder, avec elle. Parce que c'est plus la jeune fille qu'il a ignoré le lendemain de leur première nuit ensemble. Elle est devenue bien plus en quelques semaines seulement. Foutue McKinnon.
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MessageSujet: Re: You are the only exception ~ Marlaig   Mer 9 Aoû - 21:59


    

❝you are the only exception❞
Marlaig

Alors ça y est, je suis en couple. Je veux dire par là que je suis enfin avec quelqu'un, que j'aime et que je suis aimée. Je me sens aimée. Jamais je n'aurais cru que cela puisse m'arriver un jour. Et certainement pas avec Craig, qui était tout ce que je détester avant. Je ne l'aimais pas, je me sentais trahie par lui, il avait trahie ma confiance alors que j'avais besoin de lui. Mais il a continué de me suivre, il était partout dans ma vie, il est partout dans ma vie. Tout le temps, partout, j'en devenais folle. Puis il y a eut l'hôpital et je pense que c'est à ce moment précis que je me suis rendue compte que je l'aimais. Quand je l'ai vu rentrer dans ma chambre, un livre et une peluche dans les mains. Peluche que j'ai encore, peluche que je chéris, peluche que je câline , qui me met en sécurité. Et c'est sûrement à partir de ce moment là que je me suis rendue compte de ma véritable peur à présent : le perdre lui. Je ne me vois plus sans lui, je ne vois plus ma vie sans lui, son sourire, ses attentions tellement adorables. Je suis folle de lui, complètement folle de lui. Sauf que j'ai peur. Parce que je n'ai jamais ressenti ça, parce que c'est tout nouveau pour moi. Et ce qui me rassure, c'est qu'il a peur aussi. Comme il dit oui, ça promet.

"On apprendra ensemble, à deux on devrait y arriver"

Je ris doucement. Je me sens soulagée d'un poids. Je lui ai enfin dit, je suis libre et tellement rassurée. C'était inattendu et je ne comptais pas le faire comme ça mais je suppose que la vie nous réservera toujours des surprises du genre. Je lui dis ensuite qu'il pourra me rendre folle, je sais qu'il le fera, il le fait déjà. Il me dit d'ailleurs que c'est son activité favorite, avant de m'embrasser sur le nez. Je ris doucement, ça me fait du bien. Je me sens bien, je suis enfin avec lui.

"Je le sais que c'est une de tes activités préférée et tu le fais à merveille"

Puis il me prend dans ses bras et je ressens sa chaleur, je me sens bien, en parfaite sécurité. Puis il m'embrasse, je l'embrasse en retour. Je me sens planer, je vibre, j'ai l'impression de ne plus être moi. Mais je me sens bien, je suis enfin à ma place. Je lui demande ensuite d'une voix enfantine si on est bien ensemble. Le sourire qui étire ses lèvres provoque le mien. Sa réponse maladroite me fait d'avantage sourire.

"J'espère bien que tu leurs montreras, je suis à toi. Et tu es à moi, tu peux dire au revoir à tes greluches"

Je pointe un doigt accusateur sur lui, sourcils froncés, avant de rire doucement.

"Et oui, c'est ce que je veux."

Et comme pour sceller cette promesse, je l'embrasse de nouveau pendant quelques secondes. Puis je me recule, lie mes doigts aux siens et lance :

"Ça serait ridicule d'y retourner. On va se promener ?"

Puis je commence à marcher à ses côtés et nous marchons dans le parc jusqu'à l'heure du dîner. Jamais je n'ai été aussi heureuse. Et maintenant, c'est lui et moi contre le reste.

The end.

HRP:
 
    
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