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 help me, bleed me (regurius)

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MessageSujet: help me, bleed me (regurius)   Ven 28 Avr - 17:53


C'te coup-ci, c'ton tour de réclamer la présence d'ton frère d'une lettre, n'ayant aucune idée s'il y répondra en venant, ou s'il va t'ignorer sans un regard en arrière. C'est difficile à dire avec Sirius, à chaque fois c'est impossible pour toi de prédire de quoi aura l'air votre rencontre, si votre dernier bon moment tous les deux étaient vraiment le dernier. Avec son agressivité lors de votre altercation à l'infirmerie, tu ne te fais aucune illusion. Comme si l'attaque avait ouvert les yeux de ton aîné quant à ce qui s'en vient vraiment dehors, et des pertes qui affectera autant son côté que le tien. Mais c'est l'sien qui a été le plus touché cette nuit-là et il est pas assez con pour s'dire que ton Maître a aucun rapport là-dedans. T'espères toutefois être parvenu à le convaincre que tu n'as rien à voir dans cette histoire, qu'tu t'es réellement éclater le nez contre du solide et voilà, t'as manqué toute la fête. Quelle connerie, surtout quand dans ta tête t'hurle la vérité, c'que t'as vraiment fait. Qu'c'est à cause de toi que Potter est à Ste-Mangouste. En même temps, c'est pas du tout pour cette attaque que tu veux l'voir, bien que ta raison découle de cette dernière. Y'a le Diable qui a réclamé le médaillon, t'sais qu'il en est avare et qu'il lâchera pas l'morceau tant qu'tu lui donnes pas. T'as dit que tu l'avais pas, sauf que t'allais pas lâcher Sirius pour le découvrir. T'as encore du mal à réaliser qu'tu lui a menti, à Lui. Qu'ton mensonge a été avalé par ton Maître, juste parce que t'avais donné ta parole à ton frère en premier. C'est pour ça qu'tu voulais l'voir, en vrai. Voir s'il en a trouvé quelque chose, s'il veut toujours d'ton aide ou si vous êtes de retour à la case ennemi, t'verras bien s'il se pointe d'toute manière. T'es prêt à toute éventualité, ignorant en fait comment tu vas réagir face à Sirius. Après tout, t'es pas dans un meilleur état d'esprit ces derniers temps, peut-être que c'est la fatalité des Black, perdre la tête peu importe ses choix, son chemin, peu importe la connerie vous êtes destinés à sombrer malgré qu'vous brillez tous si forts dans l'ciel.

En attendant, t'fais l'tour de la Salle des Trophées sans te presser. C'est que pour passer le temps, parce que ton expression ne change pas d'une miette alors que tes yeux glissent d'un nom à l'autre. T'es impatient d'parler à ton frère, ou peut-être qu't'es impatient qu'ça soit terminé, carrément. C'est quand tu t'y attends pas qu'la lourde porte s'ouvre et qu'tu tournes lentement pour aviser la silhouette de ton frère dans la pénombre. Tu restes silencieux une longue minute, immobile, avant de faire quelques pas vers l'avant pour briser la distance entre ton aîné et toi. Sirius, comment tu vas? Et Lupin? qu'tu demandes puisque tu le revois pour la première fois depuis ce moment à l'infirmerie. Là où tu n'as eu guère d'autres choix que de voir encore une fois qu'il n'y a rien de gagné entre Sirius et toi, rien de stable ni fort comme du béton. S'il te revient encore et encore, tu n'est pas naïf au point de croire qu'il te choisirait par-dessus ses amis- sa nouvelle famille. Comme il est l'est pas assez pour croire que tu pourrais retourner ta veste et l'choisir lui alors qu'tu prônes ta loyauté envers les Black. Qu'importe comment t'as été proche d'ton frère quand vous étiez gamins, il reste plus que des fantômes de souvenirs, ceux-là même qui vous forcent à revenir l'un vers l'autre, quitte à vous déchirer indéfiniment. Et tu doutes pas d'l'explosion qui t'attends si jamais ça s'savait que c'est toi qui a attaqué Potter. Tu penses pas avoir passé proche de le tuer mais t'as franchis une limite qui ne t'propose aucun retour en arrière. Et peut-être que c'est mieux comme ça, au fond. J'étais pas convaincu qu'tu viendrais, mais j'content d'voir que j'aurais pas besoin d'te courir après pour te parler, qu'tu dis en arrivant près d'lui, tirant tes lèvres vers l'haut l'temps d'lui sourire un peu.

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Sam 29 Avr - 0:09

help me bleed me
Regulus & Sirius Black

Il reprend forme humaine, totalement détendu après voir couru pendant plus d'une heure après la balle. Il avait besoin de cela, sans doute, pour se remettre les idées en place. Tout lui semble moins compliqué, moins insupportable, et c'est un sourire aux lèvres qu'il rejoint la Salle commune de Gryffondor. En sortant de cours, la tension dans son corps était tel qu'il était incapable de tenir en place. Près du point de non-retour, le besoin impérieux d'hurler, de frapper ou de simplement détruire pour pas imploser. Les émotions trop forte, contenues depuis trop longtemps pour qu'il puisse encore les contrôler. Après l'attaque, l'amnésie de James, la perte du bébé de Lily, la peur de voir Remus lui être arraché, et ses propres blessures - trop de choses qui lui avaient mis l'esprit à l'envers. Point de non-retour, de perdition, d'abandon. Padfoot était une fois encore sa salvation, et il avait trouvé dans l'esprit canin la simplicité qui manquait à ses émotions humaines. Tout était instinctif et sans conséquence. Et à présent il y voyait plus clair. Tout lui semblait moins douloureux.

Quand il entre dans la salle commune, il avise rapidement les autres Maraudeurs. James et Peter autour d'un plateau d'échec, et Remus dans un fauteuil avec une barre de chocolat d'Honeyducks et un livre sur les genoux. C'est vers lui que le Black se dirige, se laissant tomber sur le bras du fauteuil avec souplesse, et recevant un regard inquiet de son amant. Il lui suffit d'un baiser volé et d'un sourire pour retrouver l'apaisement dans les traits de Remus, qui prend quelque chose dans sa robe de sorcier pour lui tendre. Une lettre.  
REMUS — « Ca vient de Regulus. » Lui assure le loup-garou, alors que Sirius ouvre le cachet pour aviser l'écriture de son jeune frère. Rapidement, concise, la lettre lui donne rendez-vous dans la salle des Trophées. Maintenant. Sans doute était-elle arrivée plus tôt, mais perdu sur le terrain de Quidditch, le Black avait manqué son arrivé. Il reste un instant à se demander ce qu'il devrait faire, peu certain de vouloir être face à Regulus, mais curieux de savoir ce que lui voulait son frère. C'est finalement Remus - évidemment - qui mit fin à ses interrogations.
REMUS — « Vas-y. On se retrouve dans la Grande Salle pour diner. » Lui assure-t-il en posant sur son bras une main encourageante. Sirius se penche alors sur ses lèvres pour lui quémander un autre baiser, avant de se lever pour quitter la pièce. Non sans que les derniers mots de Remus, glisser à son oreille, ne fasse écho à des souvenirs enfouis et douloureux. C'est toujours ton frère. Sauf qu'il doutait que toujours soit le mot juste.

Il se retrouve rapidement devant la Salle des trophées, se rendant compte qu'il tremblait un peu, d'incertitude. Il s'y refusait cependant. Il ne pouvait pas être incertain devant Regulus. Il resta un moment à inspirer profondément pour se remettre les idées en place. Il avait l'esprit apaisé du reste, pris par surprise de ce que son frère lui demandait. Et même si la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés dans l'infirmerie n'avait pas laissé un souvenir agréable à Sirius, notamment par sa propre faute, il n'entendait pas cela ternir plus encore sa relation avec son petit frère. Alors il poussa la porte, résolution en tête, et trouva la silhouette de Regulus dans l'obscurité. Instant volé, de silence entre les deux Black qui se jugent sans savoir par où commencer. Et il y a cette conversation avec Remus qui revient à l'esprit de l'ainé. Une évidente constatation qui lui avait serré la gorge : j'ai été élevé pour gouverner, Regulus pour obéir.
REGULUS — « Sirius, comment tu vas? Et Lupin? » Ca le sort de ses pensés, et secouant la tête il sourit à son cadet, avant de poser une main amicale sur son épaule. Un geste fraternel qui ne lui était pas venu naturellement depuis presque cinq ans.
SIRIUS — « Comme un charme, et Remus aussi. Il s'est remis de sa blessure à la jambe. »  Lui assure-t-il, touché de l'intérêt de son frère pour son petit ami, bien qu'il ne doutait pas qu'il appréciait Remus. A ses yeux, il était impossible de ne pas apprécier le lycanthrope de toute façon. « J'vois que ta gueule d'ange s'est remis de sa rencontre avec un mur. Et Feuerbach ? » demanda-t-il à son tour, posant une claque sur la joue de son frère, sentant bien que - finalement - cette heure dans la peau de son homologue canin l'avait mis de bonne humeur.

Il finit par se détacher de son frère pour observer la salle autour de lui, assez amusé de se retrouver là pour autre chose que pour essuyer les trophées.
REGULUS — « J'étais pas convaincu qu'tu viendrais, mais j'content d'voir que j'aurais pas besoin d'te courir après pour te parler »
SIRIUS — « T'as failli m'courir après, mais pas par manque d'intérêt de ma part. J'étais pas au dortoir pour avoir ton message, c'est Remus qui a joué les hiboux. » Dit-il avec nonchalance, passant entre les trophées qu'il connaissait par coeur à force de les nettoyer, les astiquer, les faire briller, encore et encore. Il s'était retrouvé là une semaine auparavant, en compagnie de Remus et de la belle professeur d'histoire de la magie. Encore une fois pour nettoyer les trophées. Encore une fois pour écouter un professeur lui apprendre qu'il devrait prendre les cours plus au sérieux.
SIRIUS — « Tu savais que Sirius Black, deuxième du nom, avait été capitaine de l'équipe de Serpentard en 1887 ? Son Trophée est là. »  Dit-il en pointant du doigt un coin de meuble plus poussiéreux que les autres. Il laissa un sourire lui échapper, avant qu'il se tourne vers son petit frère. « Je pourrais te faire une visite des lieux. J'ai l'impression d'avoir passé plus de temps ici qu'en salle de cours. Mais je doute que tu m'ai demandé de venir pour cela. » Qu'il rajoute avec un rire canin qui lui échappe, avant qu'il revienne vers Regulus, sans perdre son sourire.
SIRIUS — « Qu'est-ce que je peux faire pour toi, petit frère ? »  

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Dim 7 Mai - 19:23


C’difficile à dire avec Sirius, savoir se qui s’passe derrière ses yeux orageux. Et quand il passe finalement les portes d’la salle des trophées, vos regards s’croisent entre les reflets argentés et dorés. C’toi qui brise l’silence, tu lui demandes sans détour comment il va, comment Lupin va, parce que tu tiens vraiment à l’savoir. T’surveilles son visage aussi, t’vois l’voile d’ses yeux s’évanouir, et un sourire étirer ses traits. C’t’un soulagement qui s’glisse doucement dans tes veines- puis il pose sa main sur ton épaule. Ton regard s’y rend rapidement avant d’revenir sur l’expression détendue d’ton frère aîné, et t’permets à ta propre bouche d’se fendre d’un peu d’joie. Tu vas pas l’dire à haute voix, mais c’est que t’avais d’besoin, un moment où c’qui s’passe dehors n’compte plus. Même si c’est pour qu’un instant- parce que qu’il est certain que plus vite que lentement vous allez parler du pourquoi t’as convoqué ton frère c’soir. Pour l’moment toutefois, t’apprécie les gestes simples, et les mots échangés sans poison ou amertume dans la voix. Comme un charme, et Remus aussi. Il s'est remis de sa blessure à la jambe. T’es content d’savoir qu’ils vont bien tous les deux- vraiment. C’est difficile d’pas apprécier Remus Lupin, qui, en plus d’tout, est loin d’être déplaisant pour l’œil. Tant mieux, c’est une bonne nouvelle, ça. qu’tu réponds sans d’te départir d’ton sourire. J'vois que ta gueule d'ange s'est remis de sa rencontre avec un mur. Et Feuerbach ? T’as à peine l’temps d’lâcher un rire qu’il t’balance une petite claque pour joindre les gestes aux mots. C’une expression surprise qu’tu lui offres à la fois, sauf qu’ton sourire est là malgré ça. On peut pas empêcher une gueule d’ange d’le rester, alors ça guérit plus vite. Os il va d’mieux en mieux, j’m’assure qu’il fait attention à la sienne, qu’tu réponds, secouant la tête en signe d’exaspération. Pas que tu l’sois vraiment, après tout, t’peux pas t’plaindre d’la nuit qu’vous avez passez tous les deux, après qu’il se soit enfuit de l’infirmerie. T’oublie déjà qu’Siri vient d’t’en foutre une tant ça t’fait plaisir qu’il t’demande des nouvelles d’Os. Et c’est con, qu’ça t’fasses plaisir, nah?

Qu’importe, la main d’ton frère t’laisse une impression d’froid quand elle s’dérobe d’ton épaule, l’lion se détournant vers les trophées dispersés un peu partout autour d’vous. T’es satisfait qu’il soit venu –tu voudrait presque dire content– mais d’toute façon les prochains mots qui quittent ta bouche ont rien à voir. T'as failli m'courir après, mais pas par manque d'intérêt de ma part. J'étais pas au dortoir pour avoir ton message, c'est Remus qui a joué les hiboux. Faudra qu’tu le remercie d’ma part dans ce cas, qu’tu dis en l’regardant déambuler entre les récompenses brillantes. T’restes là pour ta part, le regarde faire alors qu’les mots glissent facilement entre vous. L’ton clair, léger, et l’coin d’vos bouches relevés dans des sourires satisfaits. Tu savais que Sirius Black, deuxième du nom, avait été capitaine de l'équipe de Serpentard en 1887 ? Son Trophée est là. Cette fois il attire ton attention et t’fais quelques pas vers l’avant, tournant les yeux dans la direction qu’il pointe. Tu plisses les yeux en avisant l’nom, reprenant ensuite ton sourire pour t’tourner vers ton frère. J’savais pas, non. J’dois avouer être pas venu souvent dans l’coin- c’ta se demander pourquoi j’t’aie donné rendez-vous ici, qu’tu réponds en secouant la tête. En même temps ça devrait pas vous surprendre, y’a beau avoir une infinité d’étoiles dans l’ciel c’est certain qui y a les mêmes qui reviennent à un moment ou un autre. T’demandes si y’a eu bien des Regulus avant toi dans l’histoire des Black, et quel genre d’vie ils ont eu. T’tiens peut-être pas tant à l’savoir non plus. Je pourrais te faire une visite des lieux. J'ai l'impression d'avoir passé plus de temps ici qu'en salle de cours. Mais je doute que tu m'ai demandé de venir pour cela. Non effectivement, mais s’tu y tiens, t’peux faire le guide, qu’tu réponds sans retenir un brin de moquerie, sachant qu’Sirius a sûrement passé bien du temps ici, en punition après une énième connerie.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi, petit frère ? Si t’avais l’sourire facile jusque-là, ça t’en prends pas plus pour qu’tu retrouves ton sérieux. T’essaie pas laisser ton visage s’affaisser d’un coup, d’pas t’laisse assommer par le souvenir de cette soirée avec le Diable. C’qu’il t’as demandé, qui il a menacé. Je sais également qui tu côtoie Regulus... Il serait dommage que tes amis ''précieux'' soient en danger par ta faute. Pas besoin d’en dire plus, t’as compris l’message et t’as passé à un cheveu d’lui apporter le Médaillon quelques jours après, sans en avoir parlé à personne. C’est c’matin que tu t’es presque giflé toi-même pour avoir considéré cette option, avant qu’tu décides à contacter Sirius- il est, après tout, ce qui explique le pourquoi t’es dans cette situation. Pour lui. Juste pour lui, vraiment? J’imagine qu’avec les récents événements, t’as pas trouvé d’nouvelles pistes concernant le Médaillon? qu’tu commences par dire après avoir passé la langue sur tes lèvres- comme pour faire partir la sécheresse qui a pris d’assaut ta bouche après qu’t’ai commencé à penser à ton futur Maître. J’ai un nouveau grimoire qui pourrait peut-être être utile mais- il s’coupe alors qu’il tapote le grimoire dissimulé dans un sac qu’il porte en bandoulière, avant d’dire carrément ce qui s’passe à son frère. J’ai rencontré T’Sais-Qui en tête-à-tête, y’a quelques jours. J’ai pas besoin d’te faire un dessin, il veut l’Médaillon alors qu’importe c’que tu veux trouver, faut l’trouver- rapidement. J’ai pu gagner un peu d’temps, mais j’crois pas en avoir beaucoup, qu’tu dis en haussant les épaules, essayant d’avoir l’air détaché alors qu’tu l’es pas tant qu’ça. T’es tendu, pas confortable avec cette nouvelle menace qui plane au-dessus d’ta tête. Faut qu’t’acceptes la vérité : t’peux plus t’voiler la face, faire comme si la guerre ça t’touchait pas encore. T’as plus l’temps, juste une montagne d’bouse d’hippogriffe qui t’enlise.
Pris au piège, qu’est-ce qui t’reste à faire?

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Sam 13 Mai - 1:10

help me bleed me
Regulus & Sirius Black

Expectative - il voudrait savoir qu'à chaque fois qu'il retrouvera son petit frère c'est pour simplement passer un moment à se parler sans le risque de se hurler après des insanités qui font que les blesser par les évidences qui les séparent. Ils sont pas cons, les gamins Black, ils savent déjà qu'ils sont voués à être ennemi, à se déchirer jusqu'à la mort de l'un ou de l'autre, et ne pas regarder en arrière l'moment venu. Y a aucun d'eux qui iraient contre ce destin funeste - les frères contraires. Les frères ennemis. Mais pour le moment juste des frères. Quand Sirius entre dans la pièce qu'il connait si bien, il est d'une humeur enfantine et sereine. Y a rien qui le pousse à vouloir étrangler son frère ou jouer à être difficile. Il a pourtant un caractère passablement mauvais et lunatique, l'ainé. Quand il décide de mordre il lâche pas sa proie, et ca lui arrive bien souvent d'attaquer sans que son adversaire ne s'y attende. Il a des coups d'sang, des coups d'rage qui accélère son coeur et lui fait perdre le sens des réalités. Mais pour l'heure son coeur est calme, comme le reste de sa personne. L'esprit éclaircie par quelques heures dans la peau de son homologue canin. Et même parler de l'attaque et des blessures de Remus ca lui cause pas plus d'malheur que cela. Alors que ca a tendance à toujours lui rappeler la colère, l'inquiétude de voir son amant sur un lit d'infirmerie et suivant le cours de ses pensés il en arrive à James, Lily, Triss - bref.
REGULUS — « Tant mieux, c’est une bonne nouvelle, ça.  » Il opine avec un sourire sur le visage et retourne la question à son frère pour ce qui concerne son meilleur ami - ou plus que cela s'il en croit les soupçons de Remus.
REGULUS — « On peut pas empêcher une gueule d’ange d’le rester, alors ça guérit plus vite. Os il va d’mieux en mieux, j’m’assure qu’il fait attention à la sienne »
SIRIUS — « Et puis il parait que les balafres ca donne un côté mauvais garçon qui est pas pour déplaire. » Qu'il rajoute avec un clin d'oeil vers son cadet, ravi de savoir qu'il va bien. Ravi de savoir qu'Oswin aussi. En réalité, il y a pas grand chose qui pourrait entacher la bonne humeur de Sirius. Et cette rencontre avec Regulus ne pouvait que profiter de cet état d'esprit qui rendait le Black souriant et avenant.

Alors après avoir admit qu'il était venu grâce à Remus qui joue les hiboux, et accepter de l'en remercier d'un hochement de tête, il se met à déambuler dans la pièce qu'il connait par coeur. Il a tellement dépoussiérer ces trophées et ces médailles qu'il a plus besoin de regarder ce qu'il fait aujourd'hui pour savoir laquelle il touche. Laquelle il approche. Et les noms des gagnants qui sont inscrits dans son esprit pour le restant de sa vie. Sa mémoire ayant accroché chaque détails de la pièce dans une glorieuse précision. Et quand il a découvert l'nom de ses ancêtres il est resté con, à s'extasier pendant de longues minutes. Jusqu'à ce que James se rende compte de ce que cela signifiait : il était que le troisième Sirius des Black. Ce qui a pas manqué de faire rire son meilleur ami.
REGULUS — « J’savais pas, non. J’dois avouer être pas venu souvent dans l’coin- c’ta se demander pourquoi j’t’aie donné rendez-vous ici, » Il sourit en coin avant de se tourner vers Regulus, avec une forme de tendresse dans le regard. Son frère n'était pas un trouble-fête comme lui, et sans doute en tant qu'ainé devrait-il en être fier. Au moins son frère ne souffrait pas de mauvaise réputation auprès des professeurs - Sirius doutait pas que s'il était pas aussi bon il serait déjà hors de l'école depuis un moment.
SIRIUS — « L'désir de voir ton frère dans son élément ? » Proposa-t-il avant de se dire qu'il pourrait bien lui faire visiter les lieux sauf que Regulus est sans doute pas là pour ca.
REGULUS — « Non effectivement, mais s’tu y tiens, t’peux faire le guide » Un rire franc s'échappe de la bouche de Sirius alors qu'il fasse le chemin vers son frère et lui demande plutôt pourquoi ils se retrouvaient.

C'est alors qu'il y a ce voile qui assombrit le visage du plus jeune, sous l'air soucieux de Sirius. Une barre d'inquiétude apparait sur son front alors qu'il sonde le visage de Regulus dans l'espoir d'y lire une explication sur son changement de comportement.
REGULUS — « J’imagine qu’avec les récents événements, t’as pas trouvé d’nouvelles pistes concernant le Médaillon? » Il grimace - effectivement - il pouvait pas dire qu'il avait prit le temps de s'en occuper. Il se passa une main dans les cheveux - foutue habitude de James - avant de se frotter la nuque avec gêne. Il avait promis à Regulus de régler ce problème, mais il avait dû faire face à plusieurs problèmes de taille. Remus en premier lieu.
SIRIUS — « Ca s'est avéré plus complexe que je ne le pensais. Du peu que j'ai pu lire, j'ai rien trouvé de significatifs, et après... Enfin, disons que mon petit ami n'aime pas me voir m'approcher de trop de magie noire. »  Admit-il avec une grimace d'excuse vers son frère. C'est pas habituelle qu'il parle aussi ouvertement de son histoire avec Remus, mais il est étrangement à l'aise avec Regulus sur le sujet. Peut être de savoir que son frère est comme lui sur ce point, ou qu'il a pas de risque de parler ouvertement de ce qu'il ressent pour le loup-garou. Que son frère soit d'accord ou pas ca change rien - puis Regulus semble vraiment apprécier Remus. Pas qu'il ait de vraie raison en fait.
REGULUS — «  J’ai un nouveau grimoire qui pourrait peut-être être utile mais- » Moment suspendu, pendant lequel Sirius reste parfaitement immobile. Il sent qu'il y a un truc dans l'air, une tension qu'il s'explique pas. Pas encore. Il attend juste que son frère trouve les mots, ou la force de lui dire ce qui lui traverse l'esprit. Ca fait longtemps que Sirius a pas eut à jouer son rôle de grand frère - mais il s'en sent le désir là tout de suite.
REGULUS — « J’ai rencontré T’Sais-Qui en tête-à-tête, y’a quelques jours. J’ai pas besoin d’te faire un dessin, il veut l’Médaillon alors qu’importe c’que tu veux trouver, faut l’trouver- rapidement. J’ai pu gagner un peu d’temps, mais j’crois pas en avoir beaucoup » Il s'fige sur place, d'apprendre que son frère s'est retrouvé lui aussi devant Voldemort. Sirius se souvient avec trop de détails de sa propre rencontre avec le Lord noir. Et il aurait aimé que jamais Regulus ait à lui faire face. Cela dit, il doute pas que son frère s'en soit sorti avec moi d'injures que lui.
SIRIUS — « Ne perdons pas plus d'temps. Tu as le grimoire sur toi ? Jetons-y un oeil maintenant. » Qu'il propose en opinant. Il s'prend appuie sur un bureau dans un coin de la pièce pour s'y assoir avec grâce. « Tu as mis personne au courant ? Feuerbach est plutôt du genre rat d'bibliothèque d'après Remus. Il sait rien au sujet de l'utilisation des médaillons ? » Qu'il demande en se mordant la lèvre inférieure. Il espérant trouver rapidement, mais quand il savait pas quoi chercher c'était compliqué. Vraiment compliqué.

SIRIUS — « J'ai dû mal à imaginer qu'il s'accroche autant au médaillon sans raison. Et en même temps, je comprends pas ce qu'il voudrait en faire. En quoi ca l'aiderait à devenir l'maitre incontesté de ce monde-là... Sauf que j'veux pas prendre le risque qu'il s'en prenne à toi. Au souvenir de ce qu'il est capable de faire, j'veux juste que tu en souffre pas. Alors si on trouve rien, on abandonne. Tu le lui donneras. Ca nous empêchera pas de continuer les recherches même après. »

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Mer 24 Mai - 4:39


C’toujours possible d’le sentir dans l’air, si ça va s’passer bien ou mal entre les deux frères contraires. Ou quand l’air change du tout au tout, mais suivant tout de même leur humeur pour tacher l’ambiance d’la soirée des émotions appropriées. Tu t’arranges pour oublier les nuages noirs qui grondent au-dessus d’ta tête, pour profiter d’l’air détendu qui s’dessine sur les traits d’ton frère. Tu t’sens plus détendu en l’voyant comme ça, content d’voir que t’avais pas d’raisons d’te laisser avoir par la paranoïa, qu’il sortirait d’nulle part la vérité sur ta participation lors d’la nuit pourpre. Que tu t’es pas pris un mur dans la gueule, mais bien James Potter, que t’as laissé derrière toi en pire état. Vous prenez chacun des nouvelles du meilleur ami de l’autre- meilleur ami t’semble pas tout à fait approprié pour c’qui se passe, mais l’autre mot qui t’vient en tête n’est au fond qu’approprié qu’pour la relation d’Sirius. Ça t’trouble parfois d’voir autant d’points d’ressemblance avec ton frère, tu viens à t’demander c’que l’aurait l’air vos vies si Sirius était jamais partit. Et puis il parait que les balafres ca donne un côté mauvais garçon qui est pas pour déplaire, qu’t’renvoie ton aîné avec un clin d’œil, et tu réponds d’un court rire franc malgré l’revers de la discussion. Pas penser au sang versé c’soir-là, voir l’drôle alors qu’Sirius parle d’une possible cicatrice qui va t’barrer l’visage- attrayant cadeau d’son pote Potter. T’veux dire pour rajouter à mon charme déjà si ravageur? La classe, qu’tu répliques, prétentieux amusé, autant dans ta voix qu’dans ton expression.  
Votre conversation coule bien, apaise tes muscles tendus et ton regard s’colle à ton frère qui s’promène entre les trophées. Il tombe sur un qu’il observe un moment avant d’t’en parler rapidement, et t’avoue qu’tu sais pas, tu connais pas grand-chose des secrets qu’les trophées camouflent. T’es pas venu souvent dans l’coin, et tu t’demandes à haute voix pourquoi tu l’as invité à t’y rejoindre. L’lion s’tourne vers toi avant d’te lancer une question qui t’fait rire à nouveau. L'désir de voir ton frère dans son élément ? C’est une bonne hypothèse, qu’tu répliques en secouant la tête, sourire toujours présent. Sourire qui s’pointait pas tout à l’heure, mais l’énergie positive qui émane d’Sirius n’peut que te contaminer. Chaque fois qu’tu le vois tu peux que te demander si c’est la dernière fois qu’tu passeras un bon moment avec lui, comme y peut arriver n’importe quoi entre chacune d’vos rencontres. Là, y’a eu de l’avancement depuis cette dernière réunion à l’abris des regards, où tu lui as dit que t’allais l’aider à faire des recherches sur le Médaillon, avant qu’le Diable ne te le réclame- ce qui a été fait depuis la dernière fois, et t’en a parlé à personne. Ça commence à peser lourd sur ta conscience, et c’est sans doute c’qui t’fait raccourcir les banalités au possible histoire qu’tu puisses enfin mettre cartes sur table. Si t’as eu l’soulagement d’le voir d’bonne humeur, t’sais pas trop comment il va prendre la nouvelle du fait que le Diable veut maintenant avoir le Médaillon- et tu pourras pas lui mentir bien longtemps.
T’sautes les banalités mais t’veux quand même pas l’précipiter et tu l’invites à faire le guide s’il en a envie, sauf qu’à la place il te demande pourquoi tu as demandé à le voir. Et tu soupires presque d’soulagement d’pouvoir si facilement embarquer dans le vif du sujet. Ça peut paraître con, mais tu nages entre deux eaux et t’ignores c’qui va être le mieux à faire, même si quelque part au fond d’toi tu le sais déjà. D’une manière ou d’une autre, vous resterez pas en bons termes longtemps, tous les deux. Alors c’est con qu’tu gardes le Médaillon des mains d’ton Maître et qu’tu t’compromettes pour une relation qui est vouée à l’échec. Mais est-ce que c’est vraiment qu’pour Sirius qu’tu le fais, ou parce que quelque part au fond d’toi, tu t’dis que c’est lui qui a raison depuis l’début- surtout depuis que le Diable t’as menacé, ainsi qu’le peu d’gens auquel tu tiens. Papa Black a beau voir là une belle façon d’redorer leur patronyme, t’vois là qu’une allée simple en enfer. Sauf qu’ça t’en parleras pas.
À la place, tu lui demandes s’il a pas du neuf concernant le médaillon même s’tu démarres avec peu d’espoir que ça puisse être le cas, surtout avec les récents événements. Avant qu’il ouvre la bouche tu t’doutes d’sa réponse, et ses rapides mouvements d’gêne n’font que renforcer ce sentiment. Ca s'est avéré plus complexe que je ne le pensais. Du peu que j'ai pu lire, j'ai rien trouvé de significatifs, et après... Enfin, disons que mon petit ami n'aime pas me voir m'approcher de trop de magie noire. T’avais déjà l’intention de rejeter son excuse, mais en entendant le fin mot d’son explication tu camoufles un rire charmé par une rapide toux pas trop mal interprétée. Vu tes origines j’imagine qu’c’est compréhensible, qu’tu réponds sans cacher ton sourire toutefois.

Et c’tant mieux pour lui qu’il puisse compter sur toi pour l’aider sur le côté à faire des recherches sur la Magie Noire- juste au cas où vous auriez pu mettre la main sur une information intéressante, ou précieuse, mais jusqu’à date, la chance est pas de votre côté. Pas plus qu’le temps. Alors t’commences par lui parler du grimoire qu’Os et toi avez confisqués à Raven sans lui demander son opinion, ajoutant cependant un mais retentissant à la fin d’ta phrase, annonçant clairement qu’ce bouquin n’est rien versus c’qui s’en vient. Et tu lui parles du Diable, tu lui résumes grossièrement la rencontre sans entrer dans les détails. T’souviens d’la dernière fois qu’vous avez parlez d’lui tous les deux, c’est l’soir où vous avez fait sauter une partie d’la salle des Duels en vous balançant des sortilèges à la gueule. L’Diable était parvenu à fissurer l’esprit d’Sirius et l’autre Potter, bien qu’les détails tu les remémores plus dans l’cas d’ton frère que l’autre binoclard. Ne perdons pas plus d'temps. Tu as le grimoire sur toi ? Jetons-y un oeil maintenant. Tu secoue la tête et sors l’grimoire de ton sac pour le tendre à ton frère. J’ai rien vu qui m’soit apparu utile, mais qui sait, t’auras peut-être plus l’œil que moi, qu’tu soupires avant de tourner l’dos à Sirius et au grimoire pour observer l’décor plein d’mentions dorées d’anciens étudiants.
Tu as mis personne au courant ? Feuerbach est plutôt du genre rat d'bibliothèque d'après Remus. Il sait rien au sujet de l'utilisation des médaillons ? T’fermes les yeux en entendant l’patronyme d’Os, passe une main raide dans ta chevelure d’jais avant d’te tourner à nouveau vers ton frère- sauf que tu l’regardes pas en répondant. Pour t’dire la vérité, j’lui en aie pas parlé. J’voulais… éviter d’le mêler à tout ça, pour être certain qu’il lui arrive rien, qu’tu penses fort avant d’te demander si tu serais pas mieux d’en parler à Feuerbach. Il est certain qu’il a la tête pour analyser les choses comme tu penserais jamais, et t’pourrais toujours lui faire un maigre résumé du peu qu’ton frère et toi avez découvert. En même temps, t’aimerais mieux l’tenir à l’écard, juste pour être certain- bien qu’malgré c’désir t’doutes bien qu’tu pourrais finir par lui en parler dans la soirée. Sauf que bon, ouais, j’doute pas qu’il aurait sûrement des hypothèses intéressantes, t’ajoutes en posant finalement les yeux sur lui, un petit sourire présent sa ta bouche pour casser ton air sérieux.
J'ai dû mal à imaginer qu'il s'accroche autant au médaillon sans raison. Et en même temps, je comprends pas ce qu'il voudrait en faire. En quoi ca l'aiderait à devenir l'maitre incontesté de ce monde-là... Sauf que j'veux pas prendre le risque qu'il s'en prenne à toi. Au souvenir de ce qu'il est capable de faire, j'veux juste que tu en souffre pas. Alors si on trouve rien, on abandonne. Tu le lui donneras. Ca nous empêchera pas de continuer les recherches même après. T’peux pas empêcher sa réponse de te surprendre, ne t’attendant pas à ce qu’il propose par lui-même d’remettre le Médaillon au Diable si vous trouvez rien, et vite en plus d’ça. Et c’tant mieux, car t’sais pas à quel point le Diable saura s’montrer patient, et t’as pas envie d’recevoir Ses foudres. Ça bouffe par en-dedans d’te dire que c’est qu’le début, qu’tout le long qu’tu vas t’agenouiller devant lui il va t’encourager avec la menace- à moins qu’tu t’fermes complètement au reste du monde, ainsi qu’tes propres émotions. J’suis content qu’on partage cette opinion, j’dois avouer n’pas y tenir non plus, qu’tu commences avec le sourire, avant d’fixer l’vide un instant. Puis, tu reviens sur Sirius avec une expression sérieuse, t’approchant d’lui tout en passant une langue nerveuse sur tes lèvres sèches- t’es juste pas doué pour les compliments et t’essaie d’voir comment formuler vite et bien c’que tu veux lui dire. On a beau d’traiter d’traitre, même devant Lui t’as pas flancher tes principes- alors on a beau t’traiter de traitre, on pourra pas dire qu’t’es lâche. Maladroit sauf que ça sera assez pour Sirius puisse comprendre un peu c’que son cadet veut dire, et tu lui tournes le dos rapidement. Mine de rien, ça laisse pas grand temps pour trouver une piste sérieuse- bien que, bien que peut-être qu’en lui remettant… tu penses aussi rapidement que tu as tourné l’dos à ton frère une seconde plus tôt. Peut-être que c’est en remettant le Médaillon au Diable qu’tu pourras avoir un indice quant à ce qu’il compte en faire.

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Ven 26 Mai - 0:40

help me bleed me
Regulus & Sirius Black

Il s'en souvenait avec une étrange nettement; pas qu'il fut un jour capable d'oublier quoi que ce soit, avec sa mémoire qui s'imprègne de la réalité comme une éponge qui relâche rien. Mais de ca, d'être enfermé dans cette pièce à la demande de son frère, il s'en souvient avec une chaleur qu'il ressent rarement. Bien qu'il s'permette plus vraiment de ressentir trop d'joie, quand y a le risque de voir l'cauchemars ambulant entrer dans la cage pour t'broyer l'âme jusqu'à ce qu'il en reste plus rien. Il inspire profondément, expire et replonge dans les méandres de ses souvenirs. C'comme cela depuis longtemps, sans doute. Y a plus d'une trentaine de pleine lune qui ont traversé le ciel, et y a plus aucun jour qui a de non. Quand on s'fait enfermer d'la sorte, y a plus qu'aux murs qu'on peut raconter sa peine. Celle d'la perte d'un frère qu'il pensait alors être encore le sien.

Il se souvient de s'être dit que c'était pas si mal finalement, d'être capable de se retrouver auprès de Regulus sans pour autant craindre de le voir l'insulter de Traitre, et que les choses auraient toujours dû être ainsi entre eux. Il lui faudra pas longtemps pour juste oublier c'genre de remarque, non plus, de commentaire qui passeront dans son esprit quelque fois, par nostalgie d'une relation qui s'effritait déjà sans qu'il veuille le voir. Aveuglé par la naïveté de l'adolescence, ce qu'il espérait être encore capable de vivre. Une vie normale, comme s'il l'était lui aussi - normal. Sauf que lorsqu'il parlait de magie noire c'était toujours avec dans le fond une acceptation qui devrait pas être là. C'est peut être ca - finalement - qui l'a guidé jusqu'à cette cage. C'est peut être ca, finalement, qui l'a juste condamné à devenir un meurtrier. L'assassin d'ses rêves d'enfants de juste pouvoir aimer comme il le voulait, c'frère qui lui manquait atrocement.
REGULUS — « Vu tes origines j’imagine qu’c’est compréhensible. » Avait répondu Regulus avec une sagesse que son ainé découvrait alors. Teintant ses traits d'une gravité que Sirius avait pris pour la marque de la maturité. La preuve que Regulus grandissait malgré tout, loin d'lui. Jamais il n'aurait pu croire que c'était plus que cela - de la résignation d'pas pouvoir être celui qu'il voulait; d'être lui-même embarqué dans ce navire en perdition, sur les flots d'la magie interdite. Lui il a juste était presque touché de cette remarque. Qu'le fait d'être un Black devait juste inquiéter Remus sur ce que tu été capable de faire ou non s'il s'approchait de trop près de cette héritage maudit. Celui des siens, des Black - noir, la bile qui circulait déjà dans son sang pour le pervertir. Mais il en avait pas encore idée. C'était pas encore arrivé le moment où il devrait juste exploser d'rage et sentir le besoin de tuer. Ardemment. Et une fois encore c'est Remus qui le sauvera de lui-même, mais pour l'moment. Pour ce moment là. il en a pas la moindre idée.

Il se souvient. Ils parlaient du médaillon. Il savait, il sentait alors déjà qu'il était important, qu'il devait découvrir ce que ca cachait. Encore aujourd'hui il sait pas comment il a juste pas pu voir ce qu'il se tramait. En même temps il en était presque rassuré - même son esprit perverti par la cruauté ne pouvait pas envisager de telles horreurs. Mais l'innocence et l'ignorance - surtout - l'avait guidé à choisir son frère au lieu du reste du monde. Un choix égoïste comme il en fera d'autre, mais il en sait rien. Pas encore.
REGULUS — « J’ai rien vu qui m’soit apparu utile, mais qui sait, t’auras peut-être plus l’œil que moi » L'ouvrage que Regulus avait sorti était épais et poussiéreux. Il en avait reconnu la couverture, sans pouvoir pourtant se souvenir comment ou pourquoi. Il savait qu'il l'avait déjà vu, sans doute dans le bureau de leur père au Grimmaurd Place. Il l'avait posé sur un table, l'ouvrant en soupirant lourdement, découvrant des pages qui ne lui disait cependant rien - il l'avait pas encore ouvert, cette ouvrage. Mais il y avait quelque chose d'excitant, d'obsédant, et de mauvais dans les pages marquées d'encre rouge.
SIRIUS — « Si on savait quoi chercher, ça rendrait les choses plus simples. » Simple - y avait rien de simple à l'époque, pas plus qu'aujourd'hui. Mais sans doute le manque de recul, et l'impression d'avoir le contrôle de son destin lui donnait le sentiment de pouvoir choisir. Le sentiment de pouvoir avoir le choix de changer les choses. Mais le destin avait déjà tracé les grandes lignes d'une histoire qui pouvait juste pas changer de cap.

Il se souvenait d'Oswin Feuerbach - c'était difficile de l'ignorer. L'asiatique-allemand-il ne sait quoi avait su faire sa place dans la vie de gens qui comptait pour lui. Il ignore ce qu'il est devenu à présent - sans doute mort dans un coin ignorer du reste du monde. Comme lui. Mais ce dont il se souvient le mieux, c'est du regard de son frère, chaque fois que quelqu'un prononçait l'nom d'Oswin. Jamais il n'avait vu l'regard de Regulus aussi expressif, aussi vivant, aussi humain. Alors il avait pensé que peut être il restait de l'espoir pour son cadet aussi.
REGULUS — « Pour t’dire la vérité, j’lui en aie pas parlé. J’voulais… éviter d’le mêler à tout ça » Il y avait de l'angoisse, de la peur dans la voix d'Regulus. Comme une inquiétude qui le rongeait de l'intérieur aussi vile qu'leur sang qui risquait de les envahir pour plus les faire penser correctement. Oswin, il l'avait dans la peau. Remus l'avait vu le premier, mais il n'y a rien d'étonnant à cela - Remus a toujours su avant les autres. Sauf lorsqu'il s'est agit de voir à travers les trahisons, mais ca c'est un souvenir qu'il voulait juste tenter d'oublier. Oublier qu'il peut parler d'Remus qu'au passé.
REGULUS — « Sauf que bon, ouais, j’doute pas qu’il aurait sûrement des hypothèses intéressantes »
SIRIUS — « Alors peut être que tu devrais ravaler ton besoin d'le protéger, parce que d'mon point de vue à tout cela il y est déjà pas mal mêlé. » Il faisait déjà pas preuve de tact - peut être qu'il aurait dû. Pas qu'il le regrettait, il était juste vivant et jeune à l'époque. Il avait juste l'impression qu'il pouvait dire tout ce qu'il pensait sans se soucier des conséquences. Parce que ca ne serait jamais insurmontable. Parce que ca ne serait jamais pire que ce qu'il aurait pu vivre. A croire qu'il avait toujours vécu au conditionnel, à penser que son existence était simplement un sursis à ce qu'il devait être. A présent il était plus rien, il était plus qu'le passé qui se mêle à l'amertume du présent. Une vision dépassé d'un homme qui a trop perdu.

Regulus il l'a perdu. A ce moment-là c'était pas le cas, mais il se doutait pas que c'était la dernière fois qu'il voyait dans son frère une lueur brillante d'amour fraternelle. La dernière fois qu'lui aussi avouait qu'il voudrait garder Regulus en vie. Qu'il le choisissait, son frère mangemort, à la place du monde à sauver. Qu'une fois encore il voulait être égoïste. A force de l'être il avait vu l'monde s'enflammer. Et aujourd'hui il restait qu'des cendres.
REGULUS — «  J’suis content qu’on partage cette opinion, j’dois avouer n’pas y tenir non plus » Un sourire. C'tout ce qu'il avait donné comme réponse à son frère. Mais dans c'sourire il y avait tout. Il y avait la réminiscence d'un passé oblitéré - interdit par leurs parents. A croire qu'ils voulaient contrôler même cet amour qu'ils avaient créé entre les deux frères. Sirius avait eut à coeur de protéger Regulus enfant, de lui offrir tout ce qu'il voulait pour être heureux. Pour être lui. Il aurait voulu le sauver de ce monde, de ce qu'il y avait de plus mauvais. Il n'avait pas pu le sauver. Là aussi, il avait échoué. Mais quand il se rappelait de son frère c'était toujours avec une nostalgie tendre, et un sourire aux lèvres. L'même sourire qu'il offrait à Regulus.
REGULUS — «  On a beau d’traiter d’traitre, même devant Lui t’as pas flancher tes principes- alors on a beau t’traiter de traitre, on pourra pas dire qu’t’es lâche. »
SIRIUS — « En général on dit plutôt que j'suis stupide. Ou imprudent. Ou Impulsif. Ou un peu tout cela à la fois. »  Pas qu'la déclaration l'avait pas touché - bien au contraire - et il recevait encore à présent les vagues d'tendresse pour son cadet.
REGULUS — « Mine de rien, ça laisse pas grand temps pour trouver une piste sérieuse- bien que, bien que peut-être qu’en lui remettant… » C'est là qu'tout s'était effondré. Pas pour eux, ils étaient dans une bulle de confort, et Sirius n'avait pas eut à coeur de la briser. Il y avait pensé aussi, en réalité, à juste rendre le médaillon au Seigneur des Ténèbres. Il avait penché son regard vers l'ouvrage de magie noire, gardé le silence pendant un moment à tâchait de penser à tout ce qu'il avait pu lire, découvrir, voir - rien. Que dale. Qu'importe où il foutait son nez il voyait que des mots vides de sens, et était incapable de savoir où voulait aller Voldemort. A l'époque s'il avait su, peut être qu'il aurait pas juste tout perdu.
Alors il avait gardé le silence, il avait cherché quelque réponse, mais quand on ne sait ce qu'on cherche la chasse est souvent veine. Avant de finalement relever le regard vers son frère.
SIRIUS — « Peut être que ca nous permettrait une piste, ou moins un semblant d'indice. Ca serait toujours mieux que rien, et on pourrait... J'en sais rien. A défaut de l'arrêter on pourrait le ralentir. Peut être le doubler, plus tard... »  Qu'il avait proposé, scellant dans le sang un amour fraternel déjà - même s'ils voulaient pas l'avouer - perdu. « Parles à Feuerbach. Vois s'il peut pas avoir une idée sur ca. Et si rien n'change, durant les vacances, abandonne. Donne lui l'médaillon, prends pas l'risque de pas finir l'année. »



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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Sam 27 Mai - 23:01


Entre Sirius et toi, il y a un lien fort, un lien fraternel qui s'est tissé dans votre jeunesse, et pendant onze ans -ou du moins, aussitôt qu't'as eu l'âge de penser en fait- t'as vu ton frère aîné comme ton héro. C'lui qui prenait soin d'toi, qui t'laissait vivre tes émotions dans l'creux d'la nuit, lui qui t'as montré pleins d'trucs que t'aurais mis du temps autrement à percuter autrement. Si ton monde s'est effondré quand il est partit à Poudlard, c'pas par honte qu'il soit envoyé chez les rugissants lions, non- c'est cette certitude que c'était le début de la fin. T'avais dix ans, mais t'savais déjà sans comprendre. Les années se sont écoulées, et bien qu'au début, au début Sirius était toujours là, il a finit par disparaître complètement. S'il était pas partit, t'aurais sans doute évoluer différemment, tu t'demandes t'en serais où en ce moment, tu t'demandes si l'feu d'Sirius serait encore aussi fort, ou si l'noir aurait tôt eu effet d'l'étouffer, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une couche de glace insensible à la place d'son palpitant. Tu t'demandes quand t'as du temps à mettre à penser à ce qui ne sera jamais, à réinventer ton monde avec des montagnes de si. Si le statut du sang du comptait pas, si l'choix des maisons importaient pas, si les Black s'tuaient pas à nourrir leur folie, si t'avais l'droit d'épouser Oswin, si- si. Encore et toujours des si qui verront jamais leur existence changer, parce qu'on parvient à rien avec des si- ils permettent juste de rêver.
En ce moment cependant, t'as la chance d'tomber sur ton aîné pendant une bonne et parfaite journée, où la conversation s'glisse avec affection, où y'a pas d'tension qui fait vriller l'air autour d'vous. Ça t'fait du bien à chaque fois, chaque fois que t'vois Sirius et qu'il pose l'même regard sur toi qu'jadis, quand vous étiez qu'des échantillons d'sorciers. T'sais pas non plus, t'doutes pas surtout, qu'ça sera votre dernier moment magique, doux, tendre qui prouve l'potentiel qu'vous pourriez devenir tous les deux, si vous faisiez équipe au lieu d'vous battre face à face. Encore un si, qui finira brûler avant la fin d'la nuit. Avec un sourire tu lui que ça t'surprends pas vu ses origines qu'Remus soit pas un fervent amateur d'un Sirius les mains pleine d'Magie Noire. Il relève pas l'frère sauf qu'il feuillette l'grimoire qu'tu lui remets, celui dérober à l'innocente Raven et qui t'as pas paru des plus utiles- peut-être qu'Siri y verrait quelque chose lui. Si on savait quoi chercher, ça rendrait les choses plus simples. Tellement d'choses seraient plus simples si vous pouviez avoir un aperçu d'ce qui vous attend, c'qui s'en vient pour vous si vous dérogez pas au destin qui semble déjà écrit. Tu brasses quand même l'espoir fou quelque part qu'le foutu destin soit pas immuable, qu'tu peux l'prendre d'assaut s'tu veux, après tout, Sirius l'a bien fait, non?

Même si ça t'fait chaud au cœur c'moment avec ton frère, tu dois lui parler d'choses plus sérieuses, notamment l'Diable qui t'as appelé à lui, faisant couler entre tes oreilles un flot d'menaces si tu lui ramènes pas le Médaillon l'plus rapidement possible. Et t'es personne pour le lui refuser, juste un sorcier à la carcasse parfaite à faire démembrer. Au lieu d'attendre que ça soit ton destin, tu lui as dit qu'tu feras d'ton mieux pour le dérober à ton aîné- en évitant bien d'dire qu'il est en fait en ta possession depuis l'an dernier, à la veille de Noël. Un présent d'paix lors d'vos retrouvailles, après qu'tu te sois gavé pendant deux ans d'haine en sa personne. Sirius il t'demande c'qu'Oswin en pense et ton visage change une seconde- en vrai t'aurais voulu pas lui en parler, et t'aimerais mieux éviter d'le mêler à ça. Os il t'suit dans ton sombre chemin, c'est déjà beaucoup alors qu'normalement il aurait même pas besoin d'se mêler à cette guerre, alors lui demander d'faire des recherches dans l'dos d'votre futur Maître en plus d'tout t'paraissais dangereux- car si ça vient aux oreilles du Diable, t'sais que ça va faire mal et t'préfères éviter ça à ton amant. C'est c'que tu dis à ton frère tout en mentionnant qu'il aurait sans doute d'bonnes hypothèses, il vous jetterait sans aucun doute sur une piste qu'vous auriez autrement même pas pensé. Alors peut être que tu devrais ravaler ton besoin d'le protéger, parce que d'mon point de vue à tout cela il y est déjà pas mal mêlé. Tes sourcils s'froncent à la remarque d'Sirius, suivant presque l'cours de tes pensées. Ouais, sauf qu'éviter d'le mêler à cette recherche en plus du reste amène moins d'risques pour lui. Sauf qu'j'vais y voir, qu'tu réponds en passant une main lente dans ta chevelure de jais. Cette fois c'est d'la résignation dans ta voix, t'sais que tes nerfs s'excitent toujours plus quand il est question d'Feuerbach. Lui demander de t'aider dans des recherches allaient pas l'faire brûler sur place, t'pourrais ne pas l'nommer ou faire en sorte qu'sa contribution laisse pas des traces, au besoin. Et peut-être que personne saurait jamais qu't'as voulu pendant un moment aider ton frère à lever l'voile sur une mission secrète du Diable.
Heureusement, Sirius a rien à dire contre remettre le Médaillon plus vite que prévu au Diable, d'prendre la chance d'plus l'avoir alors qu'vous allez continuer votre recherches sans- sans savoir qu'vous risquez pas d'vous reparler di si tôt outre pour vous balancer des insultes et des coups plein la gueule. T'penses à Oswin, sans savoir qu'dans un avenir trop proche, c'est ton frère qui passera pas loin d'le tuer. Quand tu lui partages qu't'es content vous vous entendez sur ton prochain mouvement sans chichi, il t'répond d'un sourire- qu'tu lui retournes avec autant d'chaleur.

C'ton moment plus tard d'faire un compliment à ton frère, quand tu t'replonges dans tes souvenirs d'ta rencontre avec ton futur Maître. Celui-là même qui a pris possession d'Siri et d'un rejeton Potter histoire d'jouer à qui hurle le plus fort- et tout ça pour ledit Médaillon. Malgré tout, ton frère t'as pas balancé, t'as donc accepté d'faire tes recherches avec lui pour découvrir l'poteau rose. Mais vous avez rien découvert, et l'Diable est venu à la conclusion qu'la meilleure façon d'mettre la main dessus, c'est d'passer par toi. Toi, qui l'a eu naturellement bien moins dur qu'ton frère devant Lui, t'as eu chaud quand même, t'as senti les frissons t'glisser l'long du dos. Alors tu lui dis au traite qu'on a beau l'décrire avec c'terme il est loin d'être lâche. En général on dit plutôt que j'suis stupide. Ou imprudent. Ou Impulsif. Ou un peu tout cela à la fois. Il t'répond d'une plaisanterie qu't'accueilles avec un rire ravageur- tu l'vois dans l'œil d'ton frère cependant qu'le compliment lui fait plaisir un minimum. T'lèves ta main pour attraper l'épaule d'ton frère entre tes phalanges, t'lèves la main et-
C'ton poing qui s'étampe sur sa joue, alors qu’toute la rage que t’as réfrénée hier pour prendre soin d’Os remonte d’un coup sec, et t’mets toute ta force dans c’coup qu’t’espères foutrement douloureux. T’as avisé ton amant qu’tu pouvais pas lui permettre d’pas laisser libre-court à ta colère, encore moins quand c’ton frère qui l’as mis dans cet état. T’fous bien de ce qui serait logique de faire en ce moment, genre rester dans ton coin et attendre qu’ça soit qui s’plante- sauf qu’tu peux pas, et t’souviens même pas comment t’as fais pour revenir ici, retrouver Sirius ici aussi, comme y’a pas si longtemps. Quelques jours qui t’semblent l’éternité. C’soir-là t’avais encore de l’affection pour ton frère, en ce moment t’es juste un puits d’rage sans fond, noir et gluand, prêt à y cogner l’connard devant toi jusqu'à ce qu’il se relève pas. T’es con d’pas penser que ça pourrait être toi qui pourrait n’pas s’relever. J’vais t’tuer- j’vais t’tuer si jamais tu retouches à Oswin t’m’entends? qu’tu beugles avant d’lever ton poing à nouveau pour le projeter dans sa direction une nouvelle fois. Qu’tu sautes sur les gens comme ça, sans prévenir, à frapper d’tes poings au lieu d’envoyer des maléfices, c’pas un comportement digne d’un sang-pur. Mais d’toute façon, de base c’qui est pas digne selon ton sang c’est les sentiments qu’tu nourris pour c’sang-mêlé, d’sexe masculin, en plus d’tout.

Mine de rien, ça laisse pas grand temps pour trouver une piste sérieuse- bien que, bien que peut-être qu’en lui remettant… T’as lancé l’idée à la suite, par logique, sauf qu’elle traîne dans ton esprit depuis ton face à face avec l’Diable. T’sais par contre que la seule raison du pourquoi l’Médaillon est pas déjà entre Ses mains, c’est parce que ton frère te l’as demandé. Et en ce moment, t’demandes c’que tu pourrais refuser à Siri, sans t’douter qu’dans un avenir pas si lointain, tu y refuseras tout. Il prend un moment avant d’te répondre, gardant les yeux rivés sur le grimoire que tu lui a remis. Finalement il lève la tête, plongeant son regard dans l’tien- et d’aucun d’vous c’soir-là transpire d’la haine. Peut être que ca nous permettrait une piste, ou moins un semblant d'indice. Ca serait toujours mieux que rien, et on pourrait... J'en sais rien. A défaut de l'arrêter on pourrait le ralentir. Peut être le doubler, plus tard... Il parle d’tout ça au vous, ça t’lance une chaleur dans la poitrine que t’essaie d’ignorer- t’sais que techniquement, ton aide dans les recherches pour le Médaillon n’devrait pas être plus que ça, y devrait pas avoir une suite après. Sauf qu’tu t’plais une seconde à penser qu’ton frère t’inclue dans ses plans encore un peu, et donc, dans sa vie. Parles à Feuerbach. Vois s'il peut pas avoir une idée sur ca. Et si rien n'change, durant les vacances, abandonne. Donne lui l'médaillon, prends pas l'risque de pas finir l'année. T’acquiesces ses mots alors qu’tes yeux restent rivés dans les siens, qu’un lent sourire tire ta bouche vers le haut. On fait comme ça, et on se redonne rendez-vous ici quand on a des nouvelles, qu’tu lui réponds avec une once de chaleur dans la voix.
Au contraire d’celle présente dans tes bras alors qu’tu souhaites plus qu’une chose : briser l’corps de ton frère en double d’la sentence qu’il a prodigué à Oswin sans prévenir. Peut-être que c’pour ça qu’tu lui sautes dessus sans lui balancer plus de préavis, laisse la rage prendre sa place et contrôler la force d’tes coups. Sirius est probablement pas en reste non plus, il a eu l’temps de réagir depuis qu’tu lui as balancé un premier poing dans la pommette, avant d’lui hurler à la figure. T’uses d’tes poings mais l’air tremble d’magie mal contenue autour d’vous deux- t’sais pas si ça vient seulement d’toi ou si celle d’Sirius s’y mêle aussi. Pas que ça t’préoccupe, pas plus qu’le décor autour d’vous qui risque d’subir quelques éclats d’verre dans les prochains instants. Et quelques, quelques est probablement un euphémisme. À un moment tu recules ou il t’pousse, t’sens quelque chose dans ton dos sauf qu’t’y portes pas attention. Tout c’que tu vois dans l’voile rouge qui barre tes yeux, c’est ton frère. Ta cible. T’croyais que j’laisserais passer ça? Ou t’en a rien à foutre, en bon connard qu’tu fais, qu’tu craches en sortant enfin ta baguette, l’entourant tes doigts qui voient leurs articulations s’blanchir aussitôt parce qu’tu la serres trop fort. Qu’importe, on savait bien qu’on risquait d’se battre à nouveau. J’pensais juste pas qu’ça serait après qu’t’aie attaqué Os en lâche, qu’tu feules encore, la voix basse, le regard électrique- mais pas autant qu’l’air qui crépite, dangereuse magie prête à exploser- à moins qu’ce soit toi qui explose pareil à un Obscurus.

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Lun 29 Mai - 0:59

help me bleed me
Regulus & Sirius Black

Il aurait dû le savoir. Il aurait dû le deviner – ou alors l’avait-il deviné mais cela n’avait pas eut autant d’importance que cela. Quand il se trouvait dans cette pièce avec son frère, à parler du Médaillon, et de ce qu’il conviendrait de faire pour accélérer le processus de savoir à quoi il serait utile au Seigneur des Ténèbres, que Sirius avait prononcé le nom d’Oswin dans l’idée de le mêler à tout cela. Pas en pensant à mal, mais parce qu’il était de notoriété connue que le Feuerbach brillait par son excellence et sa culture, et sans doute saurait-il – lui – ou commencer les recherches. Après tout il était hors de question que Remus soit mêlé à cette histoire. Non que Sirius le refusait, mais son amant ne toucherait jamais à rien ayant attrait à la magie noir, et ne supporterait pas que Sirius s’en approche. Oswin n’aurait pas cette réticence, il en était certain. Mais il y avait tout dans le comportement de Regulus qui hurlait sa réluctance à partager le sujet avec son ami.
REGULUS — « Ouais, sauf qu'éviter d'le mêler à cette recherche en plus du reste amène moins d'risques pour lui. Sauf qu'j'vais y voir » Il aurait dû deviner, parce que ce n’était pas habituel pour un Black d’être aussi protecteur envers quelqu’un. De s’inquiéter de la sorte de l’âme préservée d’un autre, de vouloir à ce point le préserver, le garder loin de la noirceur qui est pourtant leur lot quotidien. Ils peuvent pas y échapper, elle les rattrape constamment, les happe pour les guider aux portes de la folie et faire d’eux les marionnettes des émotions les plus sombres. La vengeance, la colère, le désespoir – ils sont leur obligés, se laissant emporter dans les sillons destructeurs de ces sentiments. Jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendres, et des remords. Des larmes, et la solitude d’une âme réduite à rien. L’humanité anéantie dans les affres de la folie.
REGULUS — « On fait comme ça, et on se redonne rendez-vous ici quand on a des nouvelles, » - il n’y aura jamais de rendez-vous, d’entente cordiale et aucun d’eux ne verra son âme sauvée. Parce qu’ils étaient déjà condamnés, mais ils l’ignoraient encore, se berçant de l’illusion qu’ils pourraient devenir des gens bien. Que pour eux aussi il restait une part de lumière au bout du tunnel.
Mais ils sont des Black, ils sont pourris de l’intérieur, du plus profond de leurs âmes perverties et décadentes. La folie dévorant déjà leurs âmes juvéniles.

L’coup fracasse sa gueule d’ange, faisant exploser sa machoire en même temps qu’il mord sa joue et que le sang envahit sa bouche. Il reste stupide, le corps qui s’balance contre le mur le plus proche sans même réaliser qu’il s’agit d’une armoire contenant des trophées et que le verre se fissure. Il est surpris, soudainement sous le regard enragé de son cadet qui flamboie d’une hargne qu’il ne lui connaît pas. Il crache le sang qui l’fait tousser et laisse un gout amer dans la gueule, et il grogne, contre Regulus qui hurle plus fort que lui. Pour la première fois il lui semble qu’il ne s’agit plus de son petit frère. Que le gamin qu’il rassurait après ses cauchemars à laisser place à un homme. Un homme sombre, enragé, et cruel. Un homme qui frappe parce qu’il est blessé, qui s’bat non plus pour sa vie mais pour plus que cela ; pour sa liberté entravée. Pour ce qu’il lui reste de bonheur et d’humanité, pour pas juste succomber et se perdre dans la tempête d’une guerre qui l’engloutira de toute façon. Un homme qui veut être sauvée, et qui refuse qu’on le noie sans avoir eut à se battre auparavant. Et qu’importe qu’ils soient frères, il n’est plus question de cela quand y a les yeux de Reg qui gueule sa rage.
REGULUS — « J’vais t’tuer- j’vais t’tuer si jamais tu retouches à Oswin t’m’entends? » Cette fois c’est à Sirius de se redresser, de se mettre sur ses pieds dans une postude de défense si son frère se prend le gout de lui foncer sur la gueule une fois encore. Il a eut déjà des cognards, et un loup-garou enragé pour l’foutre plus bas que terre. Il refuse de laisser à Regulus le loisir d’être celui qui viendra l’achever. Encore moins pour cet troll cramoisi d’Oswin Feuerbach.
SIRIUS — « Tu d’vrais passer aux actes plutôt qu’aux promesses. La prochaine fois qu’je le croise c’est pas dis qu’il s’en sorte. » Qu’il grogne en réponse le Gryffondor qui prend pas le temps de prendre conscience de ce qu’il se passe sous ses yeux. Il se souvient juste du regard larmoyant d’une Marlène choquée et touchée par la guerre. Une fois encore abandonnée, au prises des supplices de la trahison. Et il y a des choses que Sirius peut juste pas accepter. Comme de voir une de ses amies bafouées de la sorte. Comme voir qu’on lui ravit plus encore d’amour propre et de ce qu’elle pensait pour acquis. L’amitié c’est sans doute ce qui le plus d’importance dans la vie de Sirius – il y associe la loyauté et la fidélité. De voir Oswin en bafouer ainsi les valeurs ca l’a mis en rage. Le voir qui se joue de Marlène, pour la blesser plus encore et la foutre plus bas que terre après avoir failli la tuer, ca l’a fait voir rouge. Assez pour désirer ardemment le tuer, ignorant les hurlements de Remus, et les coups de Regulus.
A ses yeux, Oswin, c’est l’ennemi.
REGULUS — « T’croyais que j’laisserais passer ça? Ou t’en a rien à foutre, en bon connard qu’tu fais » Il hurle, le Black aveuglé par sa peine. Soudainement Sirius est visé par la baguette de son frère, et il frémit. Il se dit que peut être Regulus serait prêt à le faire. Qu’il serait capable de le tuer à présent. Parce que Sirius avait le sang d’Oswin sur les mains quleques heures auparavant, et qu’il est ressortit de cette rencontre sans aucun bleus. Sans rien.
SIRIUS — « Sincèrement ? » Qu’il demande avec un sourire en coin, s’disant qu’en effet que son frère vienne venger son frère il en a eut rien à foutre quand il s’est agit d’attaquer l’asiatique. Et qu’encore à présent ca compter pas plus que cela. Pas alors qu’il sait – qu’il a largement deviné ce que ca signifiait. Et il l’a gueulé à Remus. Il l’a gueulé enragé, parce qu’il sait – il sait qu’il a échoué. Que son frère va sombrer et qu’il pourra plus jamais rien faire pour le secourir. Parce que si Oswin attaquait Marlène à la bibliothèque sous la lune pourpre, alors cela signifiait bien que Regulus se trouvait pas au fond d’son lit. Sirius ignore juste qui il a attaqué – et il flippe juste de le découvrir. Quoi si Regulus a attaqué Lily et tué son bébé ? Quoi s’il a envoyé Remus à l’infirmerie ? Ou s’il a ôté la mémoire de James ? Il le tuerait. Comme son frère le menace de faire maintenant ; le coupant dans ses moqueries pour l’clouer sur place.
REGLUS — « Qu’importe, on savait bien qu’on risquait d’se battre à nouveau. J’pensais juste pas qu’ça serait après qu’t’aie attaqué Os en lâche »
SIRIUS — « Tu pensais que ca serait plutôt après que toi t’es attaqué en lâche, caché sous ton masques de meurtrier ? » Qu’il se retient pas d’aboyer, prenant à son tour sa baguette qu’il tient dans sa main blanchie d’colère, répondant aux attaques avec la même férocité, même s’il est pas motivé par la même flamme. Même si c’est plus défaitiste qu’enragé qu’il est à ce moment précis.
SIRIUS — « Parce que dis moi, Reg, pendant qu’Feuerbach faisait son affaire à Marlène, c’est qui que tu tentais d’réduire au silence toi ? » Qu’il jette même si ca fait monter la nausée, laissant un gout amer dans sa gorge qui lui donne un haut-le-cœur. « Tu veux m’réduire à rien ? Fais-le ! Attaque Reg, c’est le moment où jamais. A moins qu’tu veuilles user d’tes poings comme j’ai fait sur la gueule d’ton précieux ami. »

Il aurait dû le savoir, que dans la rage de Regulus c’était pas l’inquiétude de l’ami, la loyauté qu’il servait à ses alliés et qu’il aurait en commun avec Sirius. Sirius tuerait pour James, c’était un fait, mais c’est pas de cela qu’il s’agit. Il aurait dû savoir, que dans les confessions de son frère à Noël, c’était pas juste l’attirance curieuse d’un garçon pour l’même sexe, qui le pousse dans des vices interdites par leur éducation stricte et fermée. Il aurait dû savoir, que dans l’regard de Regulus, cette lueur ténébreuse, apeurée, désespérée, c’était pas seule de la folie du Black qui envahit l’âme. C’est celle de l’amant dépossédée par ce qui le rend heureux. Il aurait dû savoir, parce qu’il brûlait de la même flamme quand il voyait Remus blesser. Il aurait dû savoir, et peut être alors que les choses auraient été différentes. Il aurait dû savoir, qu’son frère en était amoureux d’Oswin Feuerbach.





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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Ven 2 Juin - 21:33


La première rencontre entre les trophées s'est fait dans une ambiance calme, les frères contraires trouvant encore la force d'entretenir une relation qui est destinée à s'éclater dans un mur, ses éclats promettant de s'enfoncer dans vos peaux et y laisser des marques indélébiles. T'sais qu'c'impossible que ça s'termine bien, même s'tu l'souhaites ardemment au fond d'tes tripes, même si vous vous parlez pendant des heures pour trouver une manière- c't'impossible au vue d'vos allégeances, même si au fond, bien au fond d'toi, ton allégeance, t'aimerais qu'elle s'tienne qu'pour ta famille et Oswin. Et dans famille, ouais, t'incluais ton têtu d'aîné. Tu lui as jamais dit, sauf que si ça avait été possible pour toi d'le supporter lui et l'reste d'ta famille à la fois, t'aurais voulu l'faire. Sauf qu'la vie est pas si simple, elle l’sera jamais et s’complait dans son rôle de garce. S’complait à ruiner l’monde en échange d’quelques instants d’bonheur. C’pas plus que ça au fond, on né pas libre et la seule façon d’le devenir c’t’en crevant- pas qu’cette option t’aie jamais fait d’l’œil. Mourir t'tente pas, tout c'que tu veux c'est vivre à nouveau, retrouver c'semblant de liberté que t'avais droit jusqu'à deux ans plus tôt. Jusqu'au moment où Sirius a embrassé la sienne, complètement, qu'il t'a proposé d'venir et t'as répondu qu'avec du silence. Parfois tu t'demandes c'que serait ta vie si t'avais été avec lui, parfois, sauf qu'tu sais qu't'aurais pas eu ta place dans son monde- t'aurais peut-être pu t'en forger une, mais au fond, c'est impossible d'savoir si l'suivre t'aurais amené c'que t'as l'impression d'avoir perdu. Fuck les si, avec eux on peut reconstruire le monde mais on peut aussi passer son temps à s'torturer sur des broutilles.
Puis hier, hier Sirius il t'as arraché le reste des bons sentiments qu'tu chérissais envers lui, il a tout noyé sous une boue noire, t'rendant aveugle à quoi que se soit le concernant- tu ressens juste la rage, qui glisse, mesquine, dans chaque porte d'ta peau, t'rendant électrique, dangereux. T'as pas la force d'caractère de ton frère, il est sûrement plus brouillonnant et violent qu'toi, t'es pas con mais tu t'en fous. Tu t'en fous parce que d'vous deux, c'toi en ce moment qui est habité par une colère désespérée, parce qu'il a touché à la seule personne qui fallait pas. T'pouvais pas savoir non plus jusqu'à ce que ça arrive qu'tu réagirais comme ça, toutefois d'voir ton amant en sang par terre, ça t'as foutu la peur d'ta vie. Comme si l'fait d'voir une des rares personnes auxquelles tu tiens blessée ainsi avait ouvert une boîte d'Pandore en toi, déversant toute la bouse d'hippogriffe qu'tu gardes en-dedans depuis des mois. Au fond, ça aurait pu être n'importe qui à la place de Sirius, n'importe qui n'aurait pas échappé à ta foudre, peut-être par contre que t'aurais eu moins d'réticences à sauter à la gorge d'quelqu'un d'autre. Peut-être que c'pourquoi t'arrives à cracher ton poison facilement, parce qu'au fond d'tes tripes, t'as mal. Mal pour Oswin, mal pour ta relation avec Sirius, mal contre ces conneries qui vous emmènent constamment à vous battre, chaque fois qu'vous trouvez une manière d'vous rapprocher. Peur aussi, peur d'avoir ouvert les yeux sur la vraie importance qu'a l'asiatique dans ta vie- pas qu'tu l'ignorais avant, sauf que c'est ça t'semble encore plus clair maintenant.

Alors après avoir frappé, sentit tes jointures percuter sa gueule et son corps, tu t'recules et tu craches, grogne, montre les dents, sauf que tu relances pas d'assaut tout d'suite. Dans ta voix et tes yeux, y'a juste d'la haine qu't'offres à ton frère. Et une baguette pointé droit sur son visage doucement saigné. Sincèrement ? qu'il t'réplique avec un sourire en coin, et c'foutu sourire fait juste bouillir tes veines un peu plus. Il enchaîne pas, mais il a pas besoin, t'as qu'à regarder dans son regard pour avoir la réponse- t'as qu'à regarder Os en fait, pour le voir. Tu reprends la parole, y'a les mots qui sortent d'ta bouche, annonce les faits sauf que tu t'écoutes qu'à moitié. Tu pensais que ca serait plutôt après que toi t’es attaqué en lâche, caché sous ton masques de meurtrier ? qu'il t'jappe en retour, baguette en main, et cette fois, c'toi qui laisse un sourire railleur étirer tes lèvres. Autant ça t'as torturé cette foutue Nuit Pourpre, en ce moment, alors qu'Sirius n'a pas eu d'autres choix que d'faire le lien avec toi. Clairement t'étais là, mais qui Diable as-tu attaquer? Parce que dis moi, Reg, pendant qu’Feuerbach faisait son affaire à Marlène, c’est qui que tu tentais d’réduire au silence toi ? Ton sourire s'agrandit, s'voulant railleur, sauf qu'il camoufle mal toute la rage qui t'habites, déformant ton visage en un masque amusé et mortel. L'visage que tu devrais t'habituer à porter, si t'es pour faire couler l'sang d'tous tes ennemis. J'doute pas qu't'as des noms qui t'passent dans la tête en ce moment, mh? qu'tu réponds simplement, d'une voix qu't'essaie d'garder sous contrôle mais qui est tout de même traversé d'blanche rage, t'es juste sur le point d'sauter après tout. C'mur dans lequel j'ai foncé devait bien avoir un nom, peut-être un nom familier, peut-être pas, qu'tu craches, arrogant, tremblant, la baguette toujours pointée droit sur l'visage d'Sirius.
Un mot. T'as besoin qu'd'un mot pour perdre l'contrôle, et Sirius t'en balances bien plus, bien trop quelques secondes après, entendant presque ta demande silencieuse. D'te provoquer qu't'aie une bonne raison d'lui sauter dessus à nouveau. Tu veux m’réduire à rien ? Fais-le ! Attaque Reg, c’est le moment où jamais. A moins qu’tu veuilles user d’tes poings comme j’ai fait sur la gueule d’ton précieux ami. Ton visage qui s'tord, s'déforme, alors qu'tu vois ta baguette qui commence à trembler à force d'avoir le bras tendu vers ton frère. T'souviens ce que t'avais pas réussi à faire l'soir de l'Attaque, t'souviens en avoir parlé avec Oswin, qui t'avais expliqué selon lui, l'pourquoi t'étais pas parvenu à balancer un Doloris à c'foutu Potter. Trop proche d'tes sentiments, c'toujours la même histoire sauf qu'tout c'que tu ressens en ce moment c'est d'l'émotion négative, noire, sombre- ironique d'voir autant d'mal ressentir d'sentiments si beaux, habituellement. Beaux, tortueux, c'comme un voile qui s'lève et qu'tu comprends enfin, rendant l'complexe plus simple- juste l'espace d'une seconde par contre parce qu't'as beau comprendre un peu mieux c'que tu ressens, ça veut pas dire qu'ça en devient plus simple, au contraire. Avec plaisir, qu'tu grognes enfin, endoloris!

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Ven 2 Juin - 21:33

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Ven 2 Juin - 23:20

help me bleed me
Regulus & Sirius Black

Qu'est-ce qu'il restait à présent ? Que des corps enchevêtraient dans un combat perdu d'avance. Ils courent contre la montre en espérant pouvoir fuir la mort, comme s'ils avaient ce pouvoir en eux de pouvoir l'éviter. De pouvoir vivre vieux, goûter au moins une fois à l'apaisante douceur du bonheur assuré. Il en rêverait presque, s'il avait la moindre idée de ce que cela fait d'être heureux. Il l'a pas appris, comme le Bien et le mal c'est une chose qui lui a jamais été offerte, et il peut que assumer que parce qu'il est humain il va pouvoir le découvrir un jour. Parce qu'il est humain, il est piégé de sentiment qu'il comprend pas toujours mais qui le tiraille de l'intérieur pour le faire brûler vif. Il sait pas ce que ca fait d'être heureux, mais quand il se réveille dans les bras de Remus, la nudité parfaite de son amant aux cicatrices gracieuses dévoilé impudiquement, il se dit qu'il peut juste le savourer. Que peut être le bonheur est pas ailleurs dans les bras de Remus, et qu'importe ce qu'il se passe hors des rideaux du lit à baldaquin, tant qu'il peut se réveiller dans ses bras il peut être heureux un jour. Puis quand il en sort, il se retrouve devant un monde qui tombe en ruine; il se rend compte qu'il a pas trouvé d'autre avenir que celui de se battre, qu'il veut intégrer l'Ordre pour créer un monde sans cette épée de Damoclès. Sans tout ce qu'il hait depuis toujours, du plus profond de son être. Un monde où il pourrait être ce qu'il veut - mais dans ce monde-là il sait qu'il sera pas grand chose. Il sait qu'il est né pour haïr, pour réclamer le sang de ses ennemis, et juste les assassiner avant d'être tué. Il est né pour tué, en somme, et au-delà de ça il cherche juste à pas trop souffrir, à vivre l'instant présent pour le savourer avec passion et délire. Le futur était un chemin tracé par ses parents, martelé par l'envie de pouvoir et de puissance. Mais intéressé ni par l'un, ni par l'autre, Sirius se retrouve à présent devant un gouffre, un chemin au milieu d'une brume épaisse, et l'avenir n'est plus un terme qui trouve de sens.

Coup de sang, ca l'afflige d'émotions trop violentes. Dans le présent il y a la guerre qui éclate, et il y a son frère qui exulte de rage, son sang qui brouillonne jusqu'à son regard acéré d'une lueur destructrice qui fait chavirer la conscience de Sirius. C'est le Black qui se retrouve à rire de son cadet, qui le moque et le pousse à bout pour qu'il se prouve à lui-même qu'il est pas si bon. C'est cette esprit de compétition qui revient soudainement dans un fracas de sarcasme et d'insolence, qui amène Sirius à vouloir que son frère frappe le premier. Pas qu'il doute que ca soit déjà fait cela dit. Que cette nuit-là, si Oswin faisait sa fête à Marlène en ignorant qu'il était censé être son ami, y avait Regulus qui se trouvait dans les couloirs aussi. Sauf que Sirius ose pas imaginer qui il avait le désir de torturer. Et pourquoi ? Quelque dignité familiale sans doute.
REGULUS — « J'doute pas qu't'as des noms qui t'passent dans la tête en ce moment, mh?  » Il a le sourire carnassier qui fait monter la colère de Sirius d'un cran. Il a des noms, autant que des visages. Celui de Remus, arraché d'hurlements le soir de l'attaque, tenant Sirius dans un état hystérique à pas pouvoir aider son amant. Celui de Lily, baignait de larme sous le Saule Cogneur qui annonce la perte d'un enfant qu'elle savait même pas désirer ou attendre. Et celui de James, amorphe devant le feu de la Salle Commune, qui attend juste de savoir s'il arrivera à se souvenir de qui il était depuis les trois derniers mois.  « C'mur dans lequel j'ai foncé devait bien avoir un nom, peut-être un nom familier, peut-être pas » Il respire fort, trop d'émotions qui le tiraille alors qu'il est pris au piège de son frère; il le voit qui s'amuse de sa colère, de sa rage, comme un foutu serpent qui va l'attaquer à la gorge. Mais lui grogne, il attaque en claquant la mâchoire de face. Son adversaire est assez fourbe pour le pousser au bout, à s'essouffler avant le coup final.
SIRIUS — « Ca demande juste du temps avant que j'l'apprenne aussi. Et que tu sois le prochain sur la liste à te manger un autre mur. » Qu'il grogne une fois encore, la frustration le rendant stupide et moqueur. L'empêchant de juste montrer qu'au fond il veut pas le savoir. Qu'au fond il sait que ca le tuera un peu plus d'apprendre à qui son frère a pu vouloir ôté plus de raison ce soir-là. Pour le rendre fou. Qui a été sa victime, le plaçant en bourreau. Faisant de lui ce que Sirius en a fait en prenant la fuite du Square Grimmaurd.

Ils y étaient. A cette conclusion d'une histoire qu'il a réécrit ce jour de Juillet. Une histoire qui se tâche de plus de sang d'innocents qu'il l'aurait pensé. Ca aurait dû être ainsi depuis le début, pourtant. Juste eux-deux, les frères de sang, les frères contraire, qui s'parjure en levant leur baguette, oubliant les promesses de toujours être là l'un pour l'autre. Alors Sirius ouvre la danse par quelques appels à plus de violence, et il voit que son frère a plus d'âme qui brille en lui. Il y a juste cette horrible orage qui explose en démence.
REGULUS — « Avec plaisir » Alors y a un instant de silence qui se suspend, durant lequel Sirius voit tout qui se brise entre eux. A présent il y a plus rien, que la guerre qui les a définitivement détruits.
REGULUS — « endoloris! » La surprise est de courte durée, quand la lueur rouge traverse la pièce pour le frapper en pleine poitrine, lui arrachant un hurlement qui lui fait tourner la tête. Il s'retrouve étendu au sol, à se tordre d'une douleur qui terrasse toute pensée de son esprit. Il pense plus à Oswin, à Remus, ou à son frère - il voit rouge sang, des tâches qui lui lacèrent les yeux pour l'rendre fou, l'aveuglé d'une flamme vivace, qui prend possession du reste de son corps. La sensation est familière, rappelle les tortures d'Orion quand son fils faisait preuve de trop d'insolence. C'est pas arrivé souvent, mais ca reste pas moins la même douleur - et il pensait pas que Regulus avait cette rage en lui, de le vouloir fou à ce point. Il sait pas combien de temps ca dur, où son corps entier se contorsionne. Qu'il sent ses os se briser en milles fractions, sa peau qui le tiraille comme si des flammes embrassée une peau gelée; ou qu'il rentrait dans un miroirs brisée en milieu de morceaux de verres qui le transpercent. Et son esprit, enfermée dans un corps qui brûle, incapable de s'arrêter sur la moindre pensée, parce que chaque fois qu'il tâche d'oublier une douleur, c'est cent autres qui reviennent. Les cordes vocales qui s'excitent en hurlement incohérents. Puis plus rien, il se retrouve au sol, essouffler à chercher à retrouver ses esprits. Et il rie - l'immoral - il rie en se redressant à genou devant son frère.
SIRIUS — « Tant de rage pour un sang mêlé ! C'que père pourra être fier de toi, Reg. Sauf peut être s'il sait que tu te l'envoie autant que tu peux ! T'es autant perverti qu'moi mais tu t'cache derrière les idéaux d'Orion et de ton maitre pour te pardonner d'pas être meilleur. Tu l'seras jamais, de toute façon. Alors vas-y, montre moi c'que tu es devenu, petit frère. Ce que tu es si fier d'être à présent. » Qu'il balance, la tête qui tournoie, de pensées incohérentes et juste rageuses. A croire qu'il appelle la mort à lui, sans pourtant que ce soit le cas. Juste voir, une dernière fois, flamber son frère, et le voir disparaitre dans les flammes de la guerre.


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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Lun 19 Juin - 16:18


Vide. Vide comme toi, comme ta tête qui, au fond, pense pas toujours par elle-même. Vide, bien qu'tu t'gonfles de fierté, t'insères masque après masque pour montrer toute la puissance, la prestance des Black. T'aimerais être plus comme ton Père, même s'il t'effraie, t'aimerais pouvoir l'rendre fier, même si parfois tu l'détestes. C'est pas d'ta faute si t'es pas né en premier, peut-être que ça aurait été différent dans c'cas-là. T'as pas été élevé pour être l'héritier, t'as été élevé pour rien du tout, jusqu'à ce qu'on t'donne le rôle quand l'plan A a foutu l'camp, jusqu'à ce qu'on t'demande d'devenir un soldat. C'probablement l'terme l'plus approprié quand on y pense, un soldat d'la mort, qu'on désarticule tranquillement, arrachant une part d'humanité à la fois. Et t'y vois plus d'inconvénients, tu laisses l'tout s'faire en tendant les mains pour accélérer le mouvement. T'es pas un héritier, t'es un soldat.
Sauf qu'tu devras être les deux s'tu veux t'accomplir, s'tu veux t'élever, s'tu veux être meilleur. Prétendre l'être, ou l'devenir carrément. Sauf qu'dépendant les opinions, c'que tu fais t'rends pas meilleur, mais pire. Pire, sauf qu'en laissant l'noir s'insinuer dans tes veines, en oubliant d'réfléchir à c'que tu fais, ça t'facilite la vie. Alors t'as pas envie d'arrêter d'glisser dans cette déchéance, même si ça veut dire qu't'oublie une part d'toi au passage. En ce moment, alors qu'tu fais face à ton frère, qu'tu veux lui rendre l'mal d'Oswin en double, t'en as rien à foutre d'te perdre- même s'tu disais l'contraire la veille, lové contre l'corps d'Os. Il t'as dit d'pas le manquer cette fois, t'frapper assez fort pour qu'ça se reproduise plus. Tu y crois pas vraiment cependant, t'as plus l'impression qu'la seule façon d'voir la fin d'vos montagnes russes d'rencontres c'est qu'un d'vous crève.
Et même si tu voulais l'tuer, même s'tu croyais pouvoir y parvenir, t'pourrais pas. Pas ici. Alors c'pas la fin, qu'importe c'qui s'passe ce soir, ça peut pas être la fin. Y'a la guerre dehors qui fait juste commencer à gronder.

Mais y'a Sirius d'son côté qui a pas eu l'choix d'penser à toi dans cette histoire, qu'si ton meilleur ami a pas eu d'soucis à s'en prendre à sa propre meilleure amie, ça implique sûrement ta présence dissimulée derrière un masque toi aussi. T'as trop d'colère en toi aussi pour pas l'provoquer, certain qu'il a des visages flashant derrière ses yeux ouverts, sans savoir sur lequel tu t'es arrêté c'soir-là. Tu provoques avec tes mots, puis en laissant ton visage s'fendre, cannibale, t'rappelant l'sentiment quand t'étais devant Potter, quand t'as raté ton Endoloris mais qu't'es tout d'même parvenu à l'blesser- et qu'ça t'as fais du bien. Tu l'aimes pas Potter notamment à cause d'Sirius, sauf qu'tu sais qu'c'dernier, s'il savait qu't'as levé ta baguette contre son frère d'sang, c'est l'tien qu'il voudra faire couler longuement. Ca demande juste du temps avant que j'l'apprenne aussi. Et que tu sois le prochain sur la liste à te manger un autre mur, qu'il feule d'une voix basse, et s'il a pas autant d'lave que toi dans les veines, t'peux quand même y voir sa frustration. C'est certain qu'c'est pas la fin, car t'doutes pas qu'un jour il saura, d'une manière ou d'une autre, et qu'il viendra t'retrouver. Peut-être même en compagnie d'Potter, peut-être avant l'brun ou après, peut-être qu'aucun des deux s'rendra jusqu'à toi avant d'crever. Qui sait, qui sait c'que demain réserve. À moins qu'tu débarques pas derrière, on verra bien qui s'prendra c'mur, qu'tu feules en réponse, bien décidé à pas laisser ton aîné faire.
C'facile de voir c'que réserve le très court futur, c'qui s'dessine d'noir entre les deux frères contraires. Toujours plus de noir entre vous, toujours plus pour tenter d'réduire à néant l'rouge fraternel qu'vous vous efforcez d'sauver pour rien depuis quelques mois. Vous êtes au fond les deux meilleurs pour détruire et recoller votre relation dysfonctionnelle. Aussi dysfonctionnelle qu'vous, visiblement. Qu'toi, en ce moment, tout à l'intérieur d'toi est déréglé, en constant mouvement brûlant dans tes trippes, ton âme même couleur vengeance.

Avec plaisir, deux seuls mots qui quittent ta bouche, un instant qui s'fige avant qu'tu lances ton sortilège. Tu parles, c’est court, rapide, et t'es même pas convaincu d'ce que tu vas lui balancer à la tronche. C’court, rapide c’que tu dis et pourtant y’a une panoplie d’flashs qui glissent devant tes yeux, qui parviennent qu’à voir l’ombre d’ton frère à travers. Tu revois la nuit d’ton duel avec Potter, aucun flash d’lumière qui l’frappe comme t’échoue, puis celui qui est sortit si récemment d’la baguette du Diable pour t’frapper un instant- assez qu’tu tordes d’douleur devant le Lord. Y’a aussi l’visage et les corps saigné, visiblement douloureux et briser d’Oswin la veille- et l’Doloris t’échappe trop facilement, les quatre syllabes crachés avec une hargne ressentie s’matérialisant dans un éclair rouge. Aussi rouge qu’la voile qui ternie ta vision. T’es surpris juste une demi-seconde, t’as presque l’impression d’voir la même lueur d’stupeur dans l’regard d’Sirius avant qu’le silence s’brise et qu’il hurle.
Hurle sous l’assaut d’ta baguette qu’tu tiens bien droite au bout d’ton bras, et sur l’coup tu ressens rien. T’entends, t’vois, sauf qu’tu réalises pas c’qui s’passe, qu’c’toi qui brise ton frère aîné comme ça. Puis, lentement, c'toi qui flambe par en-dedans, y'a les cris qui s'impriment pas juste sur tes tympans, mais dans tout ton corps, et d'la manière qu'il s'tord sur le sol... Pendant une seconde, t'oublie qu'c'est Sirius devant toi- parce que tu goûtes à quelque chose de nouveau, un plaisir qui t'picote la peau, qui fait accélérer ton rythme cardiaque et- et tu demandes pas si tu souris, aussi. T'sais pas trop, ça fait plus d'logique dans ta tête alors qu't'apprécie l'spectacle d'ton frère tordu par terre.
Et qu'est-ce que ça dit d'toi, si t'arrives à torturer ton frère comme ça et prendre ton pied. Qu'est-ce que ça dit d'tes sentiments, si t'as autant l'goût du sang après quelqu'un ait touché à Oswin. Comment t'aurais réagit, si ça avait été quelqu'un d'autre que Sirius qui s'en était pris à lui?

Peut-on vraiment parler d'sentiments alors qu'ta réaction c'est d'user d'un sortilège impardonnable? Sauf qu'tu peux pas t'retenir, t'as l'impression qu'chaque hurlement qu'il pousse compense pas pour la douleur d'Os et toutes les grimaces de douleur qui lui traverse le visage- qu'il tente d'faire comme s'il était pas tant mal en point.
Deux minutes passent, peut-être deux de plus, ou cinq, t'es pas convaincu du temps qui s'échappe alors qu'le Doloris fait son chemin encore et encore dans les articulations, les muscles, chaque parcelle de peau d'Sirius et tu regardes- l'visage qui s'ferme avant qu't'y mettes finalement fin. T'as l'souffle court, l'rythme cardiaque élevé comme si tu venais d'courir pendant des kilomètres et pourtant t'as pas bougé d'un pouce. Juste ton bras qui retombe le long d'ton corps. Juste ta colonne qui ressent encore des frissons, frissons d'plaisir ou déplaisir, un mélange des deux? T'as pas l'temps d'analyser car l'silence une fois l'maléfice levé n'dure pas longtemps. Sirius, il rit, s'relève sur ses genoux avec son rire cassé, et tu relèves les sourcils face à cette réaction... inattendue. En même temps, est-ce que ça peut vraiment t'surprendre d'la part d'ton aîné? Son rire fait qu'ramener droit sur terre, reprendre l'contrôle d'ton esprit qui est encore concentré sur l'Doloris que t'as lancé- l'premier que t'as réussit. Sur ton propre frère- qui l'méritait, et il l'mériterait encore.

Tant de rage pour un sang mêlé ! C'que père pourra être fier de toi, Reg. Sauf peut être s'il sait que tu te l'envoie autant que tu peux ! T'es autant perverti qu'moi mais tu t'cache derrière les idéaux d'Orion et de ton maitre pour te pardonner d'pas être meilleur. Tu l'seras jamais, de toute façon. Alors vas-y, montre moi c'que tu es devenu, petit frère. Ce que tu es si fier d'être à présent. Et lui, lui on dirait presque qu'il en demande encore aussi. Y'a d'la rage dans ses mots sauf qu'le sentiment t'habites toi en ce moment, c'ton corps à toi qui s'laisse pousser et avancer d'nouveau jusqu'à sa carcasse doucement tremblante. Meilleur, j’sais bien qu’il est trop tard pour ça. Toi par contre, t’es pas partit pour l’devenir, mh? Rejoindre tes copains qui finiront bien par l’voir comment t’es perverti, qui finiront par voir qu’t’es trop pourri pour eux. Tu crois vraiment qu’tu l’seras un jour, meilleur? S’tu parviens à les berner -à t’berner- jusqu’à ce que tu crèves, c’est qu’ils sont aussi cons qu’toi. En crachant ton venin tu l'empoignes par le collet d'sa chemise pour l'relever complètement avant d'le plaquer contre une armoire pleine d'trophées qui branle sous l'choc. T'as jamais pensé que si t'étais pas partit, si t'avais pas traîné l'nom des Black dans la boue, on en serait pas là? Pas eu besoin d'prendre des chemins radicaux pour sauver l'nom des Black, tu t'en bats peut-être les boursoufflets mais c'pas notre cas. Alors s'foutre à genoux et faire couler l'sang sale, c'est un peu grâce à toi, qu'tu feules, agressif, à moitié concentré sur les mots qui sors d'ta bouche, dire n'importe quoi pour l'atteindre un peu, mais c'pas ça qui t'soulages. Lui foutre un nouveau poing dans la pommette beaucoup plus, l'autre qui s'échoue dans son ventre doublement.
T'as pas besoin d'mots pour évacuer ta rage, juste d'la violence. Peut-être au fond qu'tu feras pas un si mauvais Mangemort qu'ça.

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Mar 20 Juin - 19:15

help me bleed me
Regulus & Sirius Black

Enfants arrachés à l'innocente naïveté, élevés à être des adultes avant même de savoir c'que signifiait grandir. A être des héritiers, des soldats, à devoir s'soumettre à la fatalité d'un nom qui pèse sur des épaules frêles. Ils sont nés Black, avant d'être Sirius et Regulus; avant d'briller dans l'cieux de générations de sangs purs, ils devaient déjà se comporter comme leurs aïeux. Oublier qui ils veulent être, les rêves qui s'perdent dans les ciels constellés d'étoile. Quand enfants, ils se penchaient à la fenêtre de la chambre du cadet, à refaire leur monde comme s'ils étaient comme tous les autres enfants. S'emparant du droit de se créer leur propre destiné. A se dire plus tard je serai en y croyant dur comme fer - à se sentir libres, pour un temps. Mais les rêves s'échappent par les bourrasques de vent, et il restât plus rien d'autre qu'le nom de Black. Qui se placarde sur la tapisserie familiale, les fait appartenir à un tout, les effaçant. Plus qu'un nom - un nom que Sirius a préféré renier. Un nom qui pèse encore trop long; associé au Traitre qu'il est devenu, craché sur son passage lorsqu'il est en présence de ceux qui se trouvaient être son quotidien. Et se construire en tant qu'être est toujours aussi impossible - être un enfant aussi.
Seize ans, déjà soldat, qui flirte avec la mort en crevant son âme pour rester de marbre. Sirius regardait son frère pour se retrouvait devant rien d'plus que le vide. L'néant d'un regard sombre, trop sombre, où il perce rien que cette rage colérique, ténébreuse qui foudroie sur son passage toute trace de vie. Toute trace de sentiment - c'que ressentir c'est être humain, alors autant crever les émotions pour qu'il ne reste rien. Rien de plus que ce qui rend fort aux yeux des Black, qui soumet l'être aux idéologies qui n'ont pas de sens. A vouloir tuer, pour asservir. A vouloir détruire, pour assiéger. Et il y a plus rien du gamin qui regardait dans les étoiles dans le regard de son frère.

Il le crève de l'intérieur, lui lance menace et sortilège dans la gueule. Il se retrouve le corps qui brûle de la violence, de la haine, de la colère douloureuse de son frère qui sourit. Maniaque au regard du démon, qui laisse un peu plus de son âme dans la bataille, et qui abandonne l'amour fraternel pour plus rien laissé d'autre que ca. C'est que le dernier fil qui les relier se disloque quand l'rouge touche Sirius à la poitrine, et le foudroie sur le sol. Qu'il se met à hurler comme un dément, oublier dans l'délire douloureux si c'est Regulus ou Orion qui s'trouve au-dessus de lui. S'il est dans la salle des Trophées, ou dans l'sous-sol du Square, à vouloir crever pour plus s'battre. A abandonner l'idée d'être fort, pendant une seconde. A appeler la mort, pour plus avoir à se tordre. Pour plus que son corps se consume. Avant que de son délire il se redresse, que la douleur cesse, et qu'il reste que cette rage, bile noire qui s'échappe d'sa bouche à moitié tordue par les cris. Quand il regarde son frère il veut pleurer, il sent que ses émotions à lui sont trop présente, et c'est de rage qu'il se met à l'invectiver. PArce qu'un Black ne pleure pas. Parce qu'un Black n'a pas de regret. Parce qu'un Black n'est pas faible. ET qu'il a beau lutté, il reste un Black. Et de ses propres idéaux, soudainement, il a l'impression qu'il reste rien.
REGULUS — « Meilleur, j’sais bien qu’il est trop tard pour ça. Toi par contre, t’es pas partit pour l’devenir, mh? Rejoindre tes copains qui finiront bien par l’voir comment t’es perverti, qui finiront par voir qu’t’es trop pourri pour eux. Tu crois vraiment qu’tu l’seras un jour, meilleur? S’tu parviens à les berner -à t’berner- jusqu’à ce que tu crèves, c’est qu’ils sont aussi cons qu’toi. »  Il s'approche, le cadet, et l'empoigne pour l'fracasser contre une vitre qui se fend et s'effondre entre eux en brisures de verres sans qu'aucun ne réagisse. Pas même par le sang qui s'échappe du crâne de Sirius. Il siffle entre ses dents, mais s'défend pas encore - c'est qu'il a la tête qui tourne. La migraine du Doloris, le corps tendu, et le regard qui part vers l'arrière, il a besoin d'une seconde pour reprendre son souffle, alors que les mots de son frère l'frappent en pleine gueule. Parce que c'est trop de vérité, qui lui gonfle la poitrine de regrets - et il est pas meilleure que son frère pour les cacher. Plus maintenant qu'il a donné trop de son coeur, qu'il a trop laissé d'émotions le saisir. Pas maintenant qu'il est amoureux, qu'il s'est choisi cette famille, qu'il aime sans se sentir honteux : que ca soit Remus, James, Lily, Peter, Andy, Dora — Ca se bouscule dans sa poitrine, et son coeur s'emballe. Parce qu'il sait qu'il est sombre - trop sombre. Il le sait, et Remus l'a vue. Il l'a vue qu'il était mauvais, pourri déjà de l'intérieur. Mais il peut pas cessé de l'aimer. Il peut pas cessé d'vouloir être meilleur pour le lycanthrope. Même si ca sera jamais possible.
REGULUS — « T'as jamais pensé que si t'étais pas partit, si t'avais pas traîné l'nom des Black dans la boue, on en serait pas là? Pas eu besoin d'prendre des chemins radicaux pour sauver l'nom des Black, tu t'en bats peut-être les boursoufflets mais c'pas notre cas. Alors s'foutre à genoux et faire couler l'sang sale, c'est un peu grâce à toi, »  Cette fois l'coup dans la gueule il le prend littéralement et dans la poitrine pour l'crever. Souffle coupé, et soudainement l'noir.
L'noir d'une rage aveuglante qui l'saisit à terre un moment. Un court moment. Il sent qu'il a en lui l'désir de laisser ses émotions disparaitre au profit de Padfoot. Il voudrait, en réalité, s'transformer et laisser la bête crever Regulus jusqu'à ce qu'il reste que des traces de sang. S'il est le Sinistros c'que le mauvais présage s'abattra sur son frère. D'une tempête violente, soudainement il se jette sur lui, de tout son poids pour frapper d'un poings agile sur la tronche de Regulus. Et pas attendre qu'il réagisse pour l'suivre dans son élan et frapper d'un pied sur l'estomac. De rage, le corps qui se tord de douleur, il l'ignore, comme il le fait sur le terrain de Quidditch, ou les nuits de pleine lune. Aveuglé de rage - coup de coude dans la mâchoire, et d'poings encore sur la tronche, avant de vouloir l'foutre à terre, et dans son élan le fracassait contre une autre armoire qui s'tord et se brise contre leurs deux carcasses enragées.

C'est là qu'il se retrouve à califourchon sur son frère, les mains qui le frappe à chaque phrase qu'il crache à sa tête.
SIRIUS — « Tu as choisi de rester ! Tu as choisi de les laisser te détruire ! Tu as choisi le nom de Black à ton frère ! Tu m'as regardé partir et tu n'as rien fait ! Tu n'as strictement rien fait ! C'était ton choix, Regulus, c'était ton choix de prendre cette voie-là; pas l'miens de t'y laisser ! » C'est qu'il ne sait plus qui il veut convaincre. C'est qu'il contrôle à peine ses mains qui prennent le cou de son frère entre ses doigts et qui serrent soudainement, de colère - plus contre Reg, mais contre lui. Parce qu'il est rouge sang, le Black, et qu'il peut tuer. Qu'il est pas meilleure, jamais. « J'serai meilleur que toi ! J'serai meilleur que toute cette folie qui vous pousse à tuer c'qu'il y a de meilleur dans c'monde ! A tuer pourquoi, Reg ? Tu veux du sang sur les mains pour un Maitre qui hésiterait pas à faire couler le tiens ! Tu bafoue c'qui te rend plus fort, c'qui te rend humain, et tu voudrais que ce soit moi plutôt qui les laisse crever la moindre part d'humanité !? » Qu'il hurle à présent, d'angoisse, de peur, de tout - d'trop. Des souvenirs de James, et Lily, de Remus et Peter, de Triss, de Marlène. Y a tout qui se mélange, et lui qui se bat contre ce qu'il a perdu et qu'il regrette. Ce gamin qui s'penche à la fenêtre et lui murmure qu'il voudrait juste voir ce que ca fait d'être moldu, au moins une journée.
SIRIUS — « J'déteste ce que tu es devenu ! Je te déteste toi ! Je te hais à vouloir faire te faire crever ! Je hais qu'tu sache pas aimer ! Qu'tu sache pas être loyal ou plus fort ! Qu'tu t'assombrisse juste jusqu'à te faire tatouer la peau en même temps que tu deviendras un meurtrier ! Je me leurrais tout c'temps, à me dire que je pourrais encore espérer. T'es mort de l'intérieur Regulus, t'es mort et y a plus rien à sauver en toi ! Y a rien à aimer en toi ! T'es plus rien qu'un Black - d'un nom aussi sombre qu'il peut juste finir par être haïe. Et tu perdras tout, absolument tout, pour ne garder qu'ta haine. »




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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Dim 2 Juil - 18:40


T’es là sans l’être, une marionnette tirée par des ficelles menant à des tortionnaires invisibles, ces vieux démons d’colère qui font qu’s’emparer un peu plus rapidement d’toi. T’as glissé dans trop d’Magie Noire sans t’y foutre tant qu’ça le nez pendant qu’t’es à Poudlard, t’sens pourtant sa noirceur refermer ses griffes autour d’toi, prenant un peu plus d’terrain chaque jour. Ton phare a été touché hier, c’ton frère qui t’l’as laissé en sang, et t’as perdu la tête. T’aurais eu envie d’le retrouver tout d’suite pour lui casser les dents, sauf qu’t’as pas pu t’résoudre à l’laisser seul. Alors t’as foutu toute la rage dans un coffre fort et t’as jeté la clé, demandant qu’il t’laisse relaxer contre Oswin qui t’connait trop bien pour pas savoir quand t’es brûlant rage. T’as finit par y parvenir, sauf qu’aujourd’hui, l’coffre a explosé aussitôt qu’t’as posé les yeux sur lui. Plus d’raison d’te retenir, t’peux lui cracher au visage autant qu’tu peux- t’gênes pas pour l’faire en fait, t’donnes tout c’que t’as pour lui faire l’plus mal possible. C’pas logique peut-être, s’t’avais pris l’temps d’analyser tes sentiments complètement ça t’aurais fait réagir différemment, là t’as eu peur, carrément, et c’la principale raison du pourquoi t’réagis avec la colère. C’est un sentiment auquel t’es habitué, qu’tu sais gérer dans l’optique qui faut qu’t’la fasses exploser d’une manière ou d’une autre pour la vider d’ton corps.
C’traitre émotion qui t’amènes à fissurer c’qui restait d’illusion entre l’aîné et toi, une surprise bienvenue, au fond. T’le vois par terre et t’souris parce que ça t’fait sentir mieux. Horriblement mieux, mais qu’importe l’sentiment dur pas quand y’a l’traitre d’la famille qui s’relève comme il peut avec un rire écorché- en même temps tu t’serais surpris d’le voir pleurer à la place, parce qu’il a beau revêtir son habit d’héros il est né dans l’même nid sombre qu’toi. Et dans c’nid-là on pleure pas, on apprend à devenir aussi insensible qu’un bloc d’glace, sauf qu’le problème avec les Black c’que vous pouvez pas vous contentez d’froid, y’a trop d’lave dans vos veines. Celle qui consume, détruit, jusqu’à laisser qu’des braises ardentes.

Dix ans plus tôt, aucun d’vous deux auraient cru qu’vous en seriez là aujourd’hui, toi encore moins car à six ans t’voyais Sirius comme l’modèle à suivre. Déjà Père t’faisais peur, et t’manquais pas une occasion d’te dissimuler dans l’dos d’ton frère. Tu t’cachais bien dans son ombre, mieux qu’maintenant où t’rentres plus vraiment, comme t’es plus grand qu’la majorité des gens. Dans c’temps-là t’imaginais votre futur bien différent, convaincu qu’t’aurais ton frère toute la vie à tes côtés. T’aurais jamais eu aussi tord.
Dix ans plus tard, tu lui balances un Endoloris puis une fois qu’c’est terminé tu fais quelques pas pour l’rejoindre et taper sa belle gueule. Il l’a cherché en t’balançant c’qui faut pour tenter d’te faire mal à son tour, l’un comme l’autre cherchant d’toujours nouvelles façons pour vous blesser davantage. T’es à nouveau sur lui pour l’frapper encore et encore, sauf qu’ta langue est pas en reste et t’brises une nouvelle armoire car t’arrives pas à retenir ta force, animé par l’feu dans ton corps. Ta langue elle balance son poison aussi, tu dis tout c’qui t’passe par la tête qu’tu penses, qui t’empoisonnait toi en espérant qu’ça lui fasse mal à lui à la place, qu’t’arrives enfin à mettre toute cette bouse d’hippogriffe derrière toi. Car c’plus que clair qui restera plus rien à sauver entre Sirius et toi après ce soir.

Et au final c’que tu lui dis, c’est c’qui l’touche l’plus- bien que les coups et la haine c’ta toi qu’ça fasse un bien fou. C’pas ton frère pour rien cependant, quand il décide que c’est assez, il frappe comme la foudre, comme l’soldat qui a pas peur d’la mort. Alors il t’en fout en pleine gueule, et sur l’coup d’la surprise tu recules juste assez pour lui donner toute la place qui faut pour répliquer. Une seconde après tu penches vers l’avant avec l’souffle qui s’coupe, douleur d’courte durée comme un coup d’coude t’fait craquer la mâchoire et t’sens un goût métallique s’répandre dans ta bouche. Il s’emplifie quand il t’frappe à nouveau d’son poing au visage, lui donnant l’opportunité t’éclater contre une armoire qui s’fracasse de vitres avant qu’tu tombes par terre. Il continue d’frapper et t’reste là à essayer d’bloquer des coups quand t’y parviens. « Tu as choisi de rester ! Tu as choisi de les laisser te détruire ! Tu as choisi le nom de Black à ton frère ! Tu m'as regardé partir et tu n'as rien fait ! Tu n'as strictement rien fait ! C'était ton choix, Regulus, c'était ton choix de prendre cette voie-là; pas l'miens de t'y laisser ! » Y’a les coups qui cessent enfin mais l’soulagement dur pas comme après il entoure ses doigts autour d’ta gorge, tu pousses un gémissement guttural- t’suffoques vite avec la pression d’ses phalanges qui s’appliquent très bien à t’étrangler. « J'serai meilleur que toi ! J'serai meilleur que toute cette folie qui vous pousse à tuer c'qu'il y a de meilleur dans c'monde ! A tuer pourquoi, Reg ? Tu veux du sang sur les mains pour un Maitre qui hésiterait pas à faire couler le tiens ! Tu bafoue c'qui te rend plus fort, c'qui te rend humain, et tu voudrais que ce soit moi plutôt qui les laisse crever la moindre part d'humanité !? » T’entends et t’entends pas c’qu’il dit, tu t’concentres sur ses mains qu’tu serres des tiennes- c’la panique d’plus respirer qui t’fait les garder là, jusqu’à ce qu’t’les remontent jusqu’à sa tête qu’tu pousses l’plus fort qu’tu peux contre l’armoire déjà fissuré- juste pour l’déstabiliser une seconde et en profiter pour cracher quelques bouffées d’air frais, des étoiles d’couleurs plein l’champ de vision. T’voudrais répondre mais t’y arrives pas, t’essaie quand même d’déchirer ton visage pour lui rendre un sourire malsain.

C’est qu’il a pas tord le frère, après tout, y’a l’Diable qui t’as foutu un Endoloris avant d’te laisser partir avec sa première requête. T’sais qu’il va pas hésiter à recommencer, qu’il t’fera obéir d’la pire des façons- et l’pire c’est qu’tu le feras, tant qu’Il touche pas aux rares personnes auxquelles tu tiens. Et parce que c’est c’qu’on attend d’toi. « J'déteste ce que tu es devenu ! Je te déteste toi ! Je te hais à vouloir faire te faire crever ! Je hais qu'tu sache pas aimer ! Qu'tu sache pas être loyal ou plus fort ! Qu'tu t'assombrisse juste jusqu'à te faire tatouer la peau en même temps que tu deviendras un meurtrier ! Je me leurrais tout c'temps, à me dire que je pourrais encore espérer. T'es mort de l'intérieur Regulus, t'es mort et y a plus rien à sauver en toi ! Y a rien à aimer en toi ! T'es plus rien qu'un Black - d'un nom aussi sombre qu'il peut juste finir par être haïe. Et tu perdras tout, absolument tout, pour ne garder qu'ta haine. » T’as voulu l’frapper là où ça fait mal alors il s’y évertue aussi, même si t’as dis à Os qu’tu laisserais ton cœur derrière tu l’sens qui s’active dans ta poitrine. Il bat douloureusement mais c’le cas depuis hier- tu l’sens d’moins en moins à force d’frapper et t’faire frapper. Donc tu gardes d’ta grimace souriante en place même si les mots t’brûle- t’as besoin d’les entendre d’toute manière, t’as besoin pour mettre un terme à tout c’que tu voyais d’bien chez Sirius. Oublier c’semblant d’trêve et retrouver vos places d’ennemies- les seules qui vous restent, depuis qu’Sirius est partit, depuis qu’t’as pas voulu l’suivre. « J’en aie d’la loyauté mais plus envers toi. J’suis ici pour quelqu’un qui en mérite plus qu’toi. Sors toi la tête du cul un peu, Sirius! Aussitôt qu’t’as été chez les lions on n’était plus frères. T’as même pas essayé, et ça a fait un mal de chien. T’étais mon grand frère, maintenant t’es plus rien. T’étais déjà plus rien c’soir-là quand t’es partit, quelle connerie j’aurais fait d’te suivre. M’proposer d’te suivre sans même savoir c’que tu prévoyais d’faire, parce que t’m’as rien dit. Ça a fait mal d’te perdre Sirius mais si c’était à refaire j’changerais rien! Si ça t’aide à mieux dormir la nuit, continue à t’dire que c’moi qui a choisit mon destin, » qu’tu craches à ton tour, t’laisses pas avoir mal outre la douleur physique, t’laisses ses mots t’glisser sur le corps juste pour trouver une meilleure façon d’le blesser lui, même si t’as d’moins en moins envie d’parler, t’as tout juste l’énergie pour continuer d’le saigner. « C’que tu voulais faire, alors? Sauver l’futur Mangemort, espérer qu’tu parviendrais à m’faire retourner contre les Black aussi? Fini les illusions, y’a jamais été question qu’ça, t’as jamais tenu une chance. » Tu t’relèves même avec la tête qui tourne encore d’t’avoir fait asphyxier avec la ferme intention d’frapper sa gueule à nouveau quand y’a l’verre qui brille par terre qui attire ton regard. « S’tu m’détestes tant qu’ça qu’est-ce que t’attends pour essayer d’me crever, hm? Montre-moi à quel point t’es meilleur en m’crevant, Sirius, allez! » T’hésites même pas avant d’attraper un long morceau pointu tout en répondant d’une voix enrouée mais froide, coupant ta paume alors qu’tu refermes les doigts autour. T’en fous cependant, et t’lèves l’morceau vers ton frère –qu’est-ce que tu vas faire, l’poignarder, avant qu’il l’fasse? Ou lui donner l’morceau pour voit s’il va t’crever?- y’a plus rien qui fait d’sens, t’tente rester d’concentrer, mais t’oublier presque c’que tu dis à force que les mots sortes d’ta bouche. C’pour ça qu’tu prends du temps d’réaliser qu’vous êtes plus seuls.

Et qu’tu t’fais pousser brusquement, tombant à la renverse tout en tournant ton attention sur l’nouveau venu- figeant quand t’avises Remus Lupin penché vers Sirius et toi- sauf qu’c’est pas Lupin. Pas vraiment. « Qu’est-ce que..? » Figé, pour l’coup tu t’vides toute trace d’colère pour laisser place à la stupéfaction, t’demandant à quel point Sirius était parvenu à t’foutre la tête en l’air pour que t’hallucines l’copain d’ton frère -habituellement plutôt mignon- ressemblant à une dangereuse créature. L’fait qu’tu t’demandes s’il va soudainement t’sauter dessus pour t’bouffer est la preuve qu’il t’fout les boules.

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MessageSujet: Re: help me, bleed me (regurius)   Lun 3 Juil - 2:46

Help me
« Tu m'passes la carte du maraudeur ? » Dit-il en tendant une main vers James. Ce dernier fait il ne sait quoi, tenant dans ses mains un objet étrange que Remus ne prend même pas le temps d'admirer. La carte lui arrive bientôt sur le ventre alors que son meilleur ami n'a même pas daigné relever le visage. Il reste avec son bras tendu, soupirant d'amusement et d'agacement devant un James encore une fois tellement absorbé par son activité, qu'il ne voit rien autours de lui. Mais il sourit, tendrement, car il a cet air concentré tellement rare, tellement peu habituel que Remus en profite de le voir sur le visage de son meilleur ami. James, connu pour sa folie, son arrogance et son imprudence qui parvient, par le plus grand des miracles à rester sage quelques minutes pour admirer un bel objet. Alors Remus baisse les yeux sans cesser de sourire et ouvre la carte des maraudeurs avant de donner le mot de passe. Il veut savoir où est son homme qui aurait du revenir de sa retenue maintenant. Depuis plusieurs minutes même et il sait que Sirius n'est pas du genre à traîner, il ne prendrait pas le risque de perdre quelques précieuses minutes avec le lycan. Alors ce dernier trouve cela étrange, ainsi il commence à regarder la carte à la recherche de son amant. Il surprend deux noms collés l'un à l'autre, apparemment dans un des placards du deuxième étages. Cela le fait sourire plus fort encore avant qu'il n’aperçoive le nom tant recherché, qui traverse un couloir. Parfait, il hoche la tête avant qu'un détail n'attire son attention. Regulus arrive en face, rapidement, dans l'optique d'un rendez-vous qui ne sera rien d'une surprise du moins pour le Serpentard. La soirée de la veille, la raclée sur Oswin, il comprend que la vengeance du Black se met en place et que Sirius va se faire surprendre, pire encore il va prendre une dérouillée monumentale. Car Regulus, sous son air froid et son visage tout mignon, cache sans aucun doute une cruauté sans faille. Remus referme la carte et la jette sur James avant d'attraper sa baguette et de filer hors du dortoir, dévalant les escaliers comme un fou en bousculant une jeune fille au passage. Il croise Peter qui lui demande ce qu'il a mais il n'a pas le temps, il est pressé, il ne répond pas que déjà le tableau de sa salle commune s'ouvre pour laisser le lycan partir en courant.

Il dévale les escaliers, trébuche même à un moment donné et s'étale sur les marches en béton. Un jeune homme s'approche et l'aide à se relever alors que Remus a mordu sa lèvre dans la chute et qu'il saigne, mais son esprit est bien loin de cette petite douleur éphémère. Il remercie brièvement avant de repartir en courant après avoir regardé tout autours de lui, pour retrouver son chemin dans le dédale de couloirs, d'escalier, de chemins et d'étudiants qui rentrent dans leur dortoir pour terminer leur nuit. Nuit qui ne fait que commencer pour Remus, il se doute bien que ce qu'il va suivre n'a rien d'agréable. Alors son sixième sens s'agite, lui imprime devant les yeux l'image de Sirius et de Regulus face à face, dans un règlement de compte qui ne sera doux, calme, serein. Ils vont se battre, pire encore se combattre alors que les deux frères ennemis ont pris conscience que tout les opposait maintenant. Il n'y a plus rien à faire pour arranger cette relation, il faut juste faire le deuil à présent. Et Remus court si vite, prend un couloir et parvient enfin au troisièmes étages qui renferme cette salle des trophées qu'il connaît par cœur, pour avoir si souvent rejoint James et Sirius lorsque ces derniers étaient en retenue et qu'ils devaient nettoyer des trophées, encore et encore. Il sort sa baguette et parvient à déverrouiller la porte avant d'entrer. L’odeur parvient jusqu'à son nez alors qu'il referme la lourde porte en bois derrière lui. Odeur de sang, d'un combat qu'il espère pas encore terminé, d'un amant qu'il veut retrouver entier. Alors il cherche encore, guidé par ses sens pour arriver enfin jusqu’aux deux silhouettes qui se font face à face. Il ne voit pas les coups, sa vu se concentre juste sur son amant au visage cabossé, à la lèvre fendue et à la gueule éclatée. Et Regulus, le Black fou de haine, de colère, le mangemort qui va engloutir son frère aîné dans les ténèbres si personne ne l'arrête. Tout se fait si vite dans son esprit si bien qu'une seconde après, il est à genoux par terre, tenant sa tête entre ses mains alors qu'une vive douleur traverse son corps. Ses doigts s'allongent, des griffes prennent place sur ses ongles et son corps semble craquer de tous les côtés. Ses yeux deviennent aussi rouge que du sang, l'Alpha qui prend le dessus pour protéger son compagnon, la magie du sang qui vient maintenant l'envahir alors que sa silhouette devient plus grande, plus massive et que son visage se déforme pour lui rajouter des traits lupins. Protéger Sirius alors que la mort rode, c'est tout ce qu'il a en tête.

Alors il court vers les deux hommes, brisant la maigre distance qu'il restait entre eux pour se jeter de toutes ses forces sur Regulus et pour l'envoyer loin de son amant qui sent la peur, la douleur et le sang. La mort, si Remus n'était pas intervenu. Ce dernier jette un regard à Sirius mais son attention repart bien vite sur Regulus qu'il fixe, prêt à attaquer, grognant dans sa direction dans une mise en garde qui n'a rien de rassurante. Les crocs dehors qui lacèrent sa lèvre inférieure, les griffes au bout des doigts, il mordra. Il ne se rend pas compte de ce qu'il se passe, de la forme qu'il a sous le regard de Regulus. L'esprit animal, la magie du sang prend le dessus et le pousse à protéger l'amour de sa vie, le compagnon que le loup a choisi. Rien ne compte, pas même son apparence ou son secret si difficilement gardé pendant sept longues années. Rien ne compte à part Sirius et sa gueule cassée, sa survie, le souffle qui s'échappe de ses lèvres. « Tu l'touches, je te tue. » La voix est plus rauque, plus agressive à l'image de ce qu'il est à présent. C'est plus Remus, c'est Dante. Ce jumeau diabolique, le loup en lui qui prend posession de son être pour protéger. Il a encore sa tête, son esprit, mais ne sait pas comment il réagira si Regulus essaye encore quelque chose.


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C'est des forces des convictions que dépend la réussite pas du nombre de partisans.
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