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 shooting stars under purple eyes (silentode)

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MessageSujet: shooting stars under purple eyes (silentode)   Dim 21 Mai - 1:02

shooting stars under purple eyes
Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

Shoot dans les veines - y a l'venin qui prend l'pouvoir sur le reste, l'esprit qui s'évade, et plus d'inquiétudes qui fait dévirer les battements du coeur vers l'angoisse. Y a plus rien qui perce dans mon regard bleu, y a juste au loin le parc de Poudlard qui devient d'plus en plus sombre parce que de lourds nuages prennent possession du ciel. J'sais pas quelle heure il est, j'ai passé la journée à fuir des vieux démons qui m'rattrapent incontestablement. Cette foutue lettre d'mon père qui s'est inscrite dans ma mémoire alors que j'suis pas fichu de retenir une ligne d'un cours que j'ai lu dix fois. A croire qu'il y a dans mon esprit juste assez d'place pour la torture, et l'reste compte pas. A quoi bon, d'toute façon - j'suis pas prêt d'devenir quoi que ce soit si c'n'est la pute d'mon cher paternel. L'mariage de l'héritier Greengrass, ou Rosier, ou même Black - tout c'que ca augure pour moi c'plus de dépravation qui m'tord l'âme jusqu'à ce qu'il en reste rien. Plus d'drogue à m'foutre dans le bras pour que l'esprit soit en vacances et que le corps bouge tout seul.
Mais j'suis à Poudlard pour l'moment, et le Fourreur d'Ombre peut pas m'atteindre ici. N'est-ce pas ? J'grimace à la sensation qui m'fait saigner; j'ai la vue qui s'trouble un temps, et je me dis que peut être j'en ai trop fait. J'ai prit une bulle à fumée plus tôt - peut être y a une heure - et à présent l'venin de Billywigs pour en rajouter. Et après ? Après quoi ? Les effets s'estomperont à un moment donné, et j'me retrouverais à jouer encore avec les drogues qui s'trouvent partout dans mes affaires comme un foutu rappelle que je supporte plus de subir ma seule présence dans ma tête. Les idées qui vont toujours vers des choses qui m'font perdre pied, et que je veux pas combattre. Que je peux pas combattre - et à quoi bon ?

Sauf que là c'deux iris violettes qui dansent devant moi. J'me sens juste sourire, et j'glisse contre la roche froide de la tour d'Astronomie, où j'ai prit mes quartiers ce dimanche-là. Après un déjeuner rapide dans la grande salle, j'ai prit l'temps de fuir la foule. Trop d'bruit, l'alcool de la veille qui s'trouve encore dans les veines. La gueule de bois m'rend toujours grognon, et même Light a pas su calmer ma foutue migraine. Faut dire qu'elle a eut chose à foutre aujourd'hui, et c'tant mieux pour elle. J'veux juste m'retrouver seul, à profiter de l'air frais du frappe la tour d'Astronomie, avec ma guitare pour seule compagnie. Ca, et un peu d'drogue pour supporter d'pas avoir autre chose à foutre. J'me mets alors à jour, les doigts qui glissent sur les cordes de l'instrument tant aimée. L'bois de la guitare a été gravée par ma soeur d'un éclair et un alligator - deux choses qui font d'nous c'qu'on ait. L. forcément, avec son romantisme qui s'exacerbe parfois soudainement. J'peux pas m'empêcher de me mettre à sourire quand j'pense au sien quand elle m'a rendu ma gratte décorée - elle était fière et la gueule en biais la pauvre. J'sais plus c'que j'avais foutu dans ses veines cette fois-là, j'crois pas qu'elle s'en souvienne non plus.

Soudainement j'suis plus seul - y a la trappe qui s'ouvre et laisse entrer une silhouette que j'reconnais pas. Une fille - pas laide pour plus du moins de ce que j'en juge de dos. Mais j'peux que décider de l'ignorer, m'disant qu'elle va s'tirer une fois qu'elle remarquera que le lieux est pas désert. C'souvent ici qu'les filles prennent les types qu'elles veulent finir par sucer - à croire qu'les hauteurs ca leur fait pousser des ailes. Sauf que je joue, et qu'elle part pas, j'finis par relever la tête en grognant de frustration.
ODE — « Tu t'es perdue ou bien qu— » Deux orbres violettes. Ca m'frappe à la gueule d'une claque si violente qu'mes mots meurent dans ma gorge. Soudainement j'ai la bouche sèche et les larmes dans montent aux yeux sans savoir pourquoi. L'choc, sans doute, j'revis cette soirée en un regard - le sien. Y a pas moyens que j'ai pu oublier c'regard d'un violet sombre et lumineux. bouse d'hippogriffe ! J'pensais pas juste me retrouver à l'confronter soudainement. A moins qu'je sois en pleine hallucination. Mais j'pas foutu assez d'drogues dans mon organisme pour en être arrivé là. Ou alors j'suis fou, ca y est. A force d'pas pouvoir penser à autre chose qu'à ce regard, j'finis par le voir partout.
ODE — « J-je... » Trouve plus d'mots intelligents à dire. Ou plus rien à dire tout court. J'suis juste comme un con, assis nonchalamment contre le mur de pierre, la guitare sur les genoux, les bras balants contre l'instrument incapable de faire un mouvement. Mon sac foutu dans un coin, avec dedans tout c'qu'il me faut pour m'oublier. Et soudainement mon ventre qui fait un bruit terrible et brise le silence et mon mutisme. « T'aurais pas un truc à manger par hasard ? »
Stupide. Stupide. L'premier truc qui m'vient à penser et c'est tout sauf romantique. Sauf que je décroche pas mon regard du sien, c'est magnétique. J'peux pas croire qu'elle soit là, et j'vois rien d'autre qu'son regard - son regard sous l'ciel orageux.

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The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Mer 24 Mai - 23:19

shooting stars under purple eyes
Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

Le week-end se termine doucement pour elle, annonçant la reprise des cours dés le lendemain matin. Elle referme son gros livre sur les potions et range son parchemin ainsi que sa plume et son encre. Comme toujours elle a beaucoup de devoir qu'elle se rajoute elle même, connaissant grâce à son frère aîné les cours et les devoirs qui vont être donné par les professeurs, alors elle s'avance. Elle apprend des leçons avant même qu'elles ne soient donnés, simplement car elle n'aime pas passer ses journées à cancaner avec ses copines. Elle ne voit pas l’intérêt de baver sur tel ou tel garçon, surtout si cela concerne Rosier où Mulciber qui sont en effet beaux comme des dieux, mais idiot et vaniteux comme leur pied. Alors Silent se rend tous les dimanches dans son coin favoris, pour terminer ses révisions et ses devoirs alors que l'effervescence ne fait que monter dans le dortoir de sa maison. Jeux en tout genre, combat de cartes explosives et même partie d’échec, elle ne parvient pas à se concentrer au milieu du boucan et des étudiants qui râlent à cause d'une énième partie perdu, où d'une tricherie quelconque. Ainsi elle quitte son lit, son dortoir et même sa salle commune pour se rendre dans la tour d'astronomie, heureusement très calme le dimanche après midi. C'est une autre histoire le dimanche soir, les filles emmènent leur amant d'une nuit pour terminer de les satisfaire et souvent l'endroit est inaccessible à cause des 7eme années et de leurs hormones en fleur. Pas que cela la dérange où quoi, elle n'a simplement pas les même envies que ses copines et cela lui convient très bien. Alors pour le moment elle grimpe l'escalier qui mène à la tour et une fois arrivée, elle pousse la grande trappe en bois pour pénétrer dans l'immense pièce ouverte sur ce paysage magnifique.


Mais elle n'est pas seule, quelqu'un est déjà là avec un instrument dans les mains. Un garçon, qui semble vouloir autant de calme qu'elle et cela lui convient parfaitement pour réviser tranquillement. « Tu t'es perdue ou bien qu— » Elle croise son regard et son souffle se coupe aussitôt, sa gorge devient douloureuse des mots qu'elle ne prononce pas et la tête lui tourne. Deux orbes, bleu comme le ciel au dessus de leur tête, comme l'océan clair qui baigne les côtes de la Corse, cette petite île Française qu'elle connaît bien car ses parents adoraient y aller pour les vacances. Elle ne bouge pas, elle reprend sa respiration doucement alors que son regard ne le lâche pas. Le flash de cette nuit, sa nuit où elle a donnée sa virginité à cet inconnu qui l'a séduite de par sa culture et son regard profond. Mais elle reprend ses esprits lorsqu'il se met à baragouiner quelques sons, preuve qu'il est aussi troublé qu'elle. « Je... Non je viens souvent ici. » Dit-elle de ton plein d'excuse en envisageant de bouger de là finalement et d'aller trouver un endroit sympa sous un arbre quelconque. Mais un petit bruit attire son attention avant que le jeune homme se parle encore, de sa voix chaude où perce un accent typé. « T'aurais pas un truc à manger par hasard ? » Il baisse les yeux sur son en bandoulière et l'ouvre, pour chercher une boite de biscuits typiquement moldu que ses parents lui ramènent lorsqu'ils vont à Londres. Elle trouve une boite de Walkers au citron et aux fruits rouges où il manque simplement deux biscuits, elle les sort et lui tend la boite avec un sourire. « J'ai que ça, j'espère que tu aimeras. C'est moldu. » Dit-elle avant de poser son sac dans un coin. « Comment tu t'appelles ? » Demande Silent avant de s'asseoir et d'ouvrir son sac pour sortir son livre de potions.

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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Ven 26 Mai - 22:28

shooting stars under purple eyes
Silent Selwyn & Ode Shacklebolt

Y a tout qui s'met en place, soudainement. Plus d'peine à penser avec cohérence ou à juste se focaliser sur quoi que ce soit. A partir du moment où y a la drogue qui s'fout dans mes veines je respire mieux, mon coeur bat normalement, et mon esprit vibre plus de la souffrance du manque. Le manque est constamment là - en vrai - c'est de pire en pire. Alors j'me fous plus de trucs dans les veines, plus de piqure ou d'herbe à fumer jusqu'à plus pouvoir respirer sans tousser. J'arrive pas à trouver la limite de l'acceptable, pensant qu'en vrai il en existe pas.
Et soudainement elle apparait, mettant fin à mes réflexions de droguée jamais satisfait et il suffit d'un regard pour qu'elle m'coupe le souffle et que j'pense plus avec cohérence. A nouveau. L. dit que j'ai une tendance à l'obsession, que j'suis du genre à aimer mes passions jusqu'à en crever s'il le faut. C'peut être pour cela qu'il m'a pas fallut beaucoup de difficulté pour sombrer dans la drogue. J'suis prisonnier d'un cercle vicieux qui veut que quand j'en ai pas j'pense qu'à ca, et quand j'en ai j'en veux toujours plus. A croire qu'il y a pas d'fin. Et si c'est pas que la drogue dure qui est comme ca - dans ma vie y a tout qui devient rapidement une drogue. Comme c'foutu regard. Y a tout qui s'met en place quand j'croise le sien - parce qu'avouons que c'est plutôt rare de croiser des orbres violettes à vous damner. J'la reconnais, j'doute pas un moment de qui elle est et j'peux juste rester comme un con la bouche ouverte à tenter de me rappeler ce que je dois dire ou faire.
SILENT — « Je... Non je viens souvent ici. » La voix m'faire presque gémir d'appréciation. Adorable - parfaitement adorable. Elle a c'ton mélodieux qui m'fait un truc dans l'ventre et m'fout mal à l'aise et gêné. Gêné parce que faut que je trouve le moyen de la faire parler encore. C'est pas souvent que je me retrouve pris d'court, j'crois pas même me souvenir d'une fois où c'est arrivé. Mais j'peux pas décrocher mon regard d'elle, et j'peux pas trouver un moyen de pas avoir l'air idiot; j'arrive pas à croire que ca puisse être elle. Qu'elle soit pas le résultat d'un délire qui m'aurait fait planer plus haut que d'habitude. Les souvenirs de cette soirée m'reviennent en flash incohérents : son sourire, son rire, les conversations qui s'tarrissent pas, et finalement l'reste. Baisers, caresses, soupires - trop d'passion soudaine pour nous arrêter alors que je connaissais pas même son nom. Pas qu'en général je tâche de les apprendre mais le sien j'aurai aimé. J'aurai souhaité le connaitre. Vraiment.

Alors j'demande le premier truc qui m'passe par la tête, remerciant mon corps de me rappeler que j'ai des besoins autre que l'herbe pour survivre. J'ai pas mangé - j'crois - ce matin. Ou hier. OU peut être depuis plusieurs jours. A force de juste penser à m'foutre à l'envers j'en oublie les choses les plus banales. Et au lieu de m'envoyer bouler - ou d'rire - elle fouille dans son sac et en sort un paquet de gâteaux (sans doute) que je connais pas. J'me contente de le fixer sans vraiment comprendre ce que je suis censée en faire.
SILENT — « J'ai que ça, j'espère que tu aimeras. C'est moldu.  » Moldu. La nouvelle est étonnante, j'aurai cru que parce qu'on s'est rencontré dans une de ces soirées d'sang pur arrogants elle en aurait été un aussi. Pas qu'ca m'dérange une possible impureté - il serait malvenue de ma part de m'en plaindre n'est-ce pas ?
ODE — « Moldu ? Sérieusement ? J'connais pas, c'qui est pas étonnant. C'est à quoi ? » Que j'demande avec le plus d'enthousiasme que je peux, ne trouvant plus de raison à vouloir rester seul finalement.
ODE — « Mais j'ten pries assieds-toi qu'on se partage ca. » Seul avec elle ca me semble être le mieux possible. J'voudrais juste qu'elle reste, qu'elle me parle encore. Qu'elle m'en dise plus. Tellement plus.
SILENT — « Comment tu t'appelles ?  » J'souris - la question à quelque chose de naïf que j'ai pas entendu depuis longtemps. C'rare, du reste, de rencontrer quelqu'un dans cette école qui m'appelle pas l'drogué ou l'jumeau. Quelqu'un qui me connaisse pas en somme alors que c'est sans doute justement la personne que j'rêve de connaitre depuis un bail.
ODE — « Ode, Shacklebolt. Et toi ? » Demandais-je en m'trouvant presque ridicule de faire des présentations de manières si enfantine. J'ai plus l'habitude, faut dire que le reste du monde à tendance à m'rendre indifférent. Mais elle - elle est loin d'me rendre indifférent. Elle me rend plutôt toute chose. « Désolé pour mon accueil. J'm'attendais pas à voir quelqu'un débarquer ici. J'espère que ma présence t'dérange pas. Si t'es une habituée des lieux c'est que tu voulais sans doute l'calme et le silence. »



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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Ven 2 Juin - 19:02

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Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

Elle pensait être seule et se retrouve avec ce regard envoûtant, ce visage qu'elle a imaginée plusieurs fois depuis la fameuse soirée où elle a donnée son corps et son cœur, à ce bel inconnu. Elle l'a imaginée jeune, vieux, séduisant, avec une cicatrice, barbu où imberbe, elle a du se faire une idée grâce au corps qu'elle a eut sous les doigts pendant plusieurs minutes où elle a partagée son étreinte. Puis elle découvre son visage, très doux, comme celui d'un ange. Il a ce regard expressif, ce visage presque parfait mais ses paupières tombent doucement, comme si il était épuisé par quelques choses. Il brise le silence en premier, elle répond comme un automate. Trop choquée pour dire autre chose, pour répliquer où même pour bouger et rentrer dans son dortoir avec ses révisions. Non elle reste là et veut terminer la journée avec lui. Elle regarde son cou, il est exactement pareil que le soir de la réception. C'est lui, elle le sait car elle a embrassée son cou une bonne centaine de fois pendant qu'il lui apprenait les choses de l'amour, avec douceur et tendresse. Ses mains aussi, elles sont identiques. Fermes et puissantes, la peau semble très douce et les veines sont apparentes, tout ce qu'elle aime chez un homme. Un mélange de vivacité et de sensibilité. Elle quitte sa contemplation lorsqu'il demande à manger et lui sort un paquet de biscuits, laissé au fin fond de son sac pour les jours de fringale.  « Moldu ? Sérieusement ? J'connais pas, c'qui est pas étonnant. C'est à quoi ? » « Fruits rouges et citron je croix ! » Dit-elle alors qu'il prend le paquet et semble étonné de savoir qu'il vient du monde moldu. « Mais j'ten pries assieds-toi qu'on se partage ca. » Elle s'approche et s'installe auprès de lui avant de piquer un biscuit lorsque le paquet est enfin ouvert. Fruits rouges et citron, elle ne c'était pas trompée finalement.

« Ode, Shacklebolt. Et toi ? » Lui dit-il lorsqu'elle demande son prénom. Elle hoche la tête, se disant bien qu'elle avait entendue parler d'un fils Shacklebolt aux yeux si envoûtant et mystérieux. Elle comprend mieux le succès qui vient de son regard à présent. Tous les membres de cette famille on ce quelque chose en plus qui les rend envoûtant, il suffit de croiser Light pour comprendre qu'elle est une réelle lumière et qu'elle éclaire tous les endroits où elle passe. « Silent Selwyn, enchantée ! » Car elle l'est, de pouvoir enfin mettre un nom sur ce visage, sur cet homme pour qui elle a craquée en se jurant que de toute façon elle n'allait jamais le recroiser. Le monde est grand, immense, qu'elles étaient les chances pour qu'ils se croisent ? Avec Poudlard qui est tout aussi grand, le pourcentage était minime et pourtant ! « Désolé pour mon accueil. J'm'attendais pas à voir quelqu'un débarquer ici. J'espère que ma présence t'dérange pas. Si t'es une habituée des lieux c'est que tu voulais sans doute l'calme et le silence. » Elle sourit doucement et hoche la tête de droite à gauche, en terminant son biscuit. « Non tu ne me déranges pas, je comptais juste réviser de toute façon ! Tu viens faire quoi ici toi ? Tu voulais jouer peut-être ? » Dit-elle en regardant l'instrument qu'il a posé non loin de lui. Elle ne le reconnaît pas, il faut dire que les instruments à cordes ne sont pas sa spécialité. Elle joue du piano à la perfection car ses parents tenaient à ce qu'elle développe son sens artistique, mais les instruments comme les guitares sont plutôt du domaine de son paternel qui lui, en joue beaucoup. « Qu'est ce que c'est comme instrument ? » Demande Silent avec un signe de tête vers la mini guitare posée à côté du garçon. Et elle capte son regard encore une fois, électrique, il fond en son âme sans qu'elle ne veuille lutter. Elle sent son cœur rater un battement avant de rougir et de baisser les yeux.
 

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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Dim 4 Juin - 21:11

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Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

C'est pas souvent, que je profitais d'un moment d'apaisement. Un moment où le feu qui brûle dans mes tripes me torture pas l'esprit. Quand c'est pas le manque, c'est le désir; quand c'est pas le désir c'est la colère - à croire que mon coeur calme jamais la cadence, qu'il tâche de rattraper le temps qu'il lui reste à vivre comme si demain allait jamais avoir lieu. Ca m'épuise en général, de juste pas savoir ce qu'il va advenir ou avoir le sentiment que ca ne viendra jamais. Vie en sursis qui s'affole de pas savoir quand son temps sera passé, j'reste juste en latence, dans l'attente de quelque chose qui va me faire plus de mal encore. Je saurais pas l'expliquer, sans doute, mais qu'importe où je me trouve je vois le monde qui s'effondre autour de moi, et qui m'emporte dans la chute. Depuis que j'ai mon père qui a cessé son rôle protecteur et paternel, je me retrouve à plus avoir de confiance en moi ou en quiconque. Alors j'doute juste de tout le monde, parfois même de L. en attendant celui qui me poignardera dans le dos, ou prendra mal le fait d'être abusé par le père Shacklebolt. Vie en sursis, j'suis pas du genre à m'en plaindre en général, mais à force de courir après la fatalité, ou la peur ou qu'importe ce que c'est j'en oublie parfois de juste profiter du moment. Pas que j'ai souvent l'occasion de me sentir d'humeur à le faire, à pas avoir peur de le voir gâcher ou que ca soit pourri de mauvais sentiments ou de besoin de drogues ou de plus. Parfois même avec L. j'vois plus ce qu'il y a de beaux à notre relation, pour juste la faire sombrer un peu plus avec moi, et j'peux que me détester pour cela.
Mais ce soir c'est différent. Ce soir quand y a mon regard qui croise les orbes violettes. Ca me transperce de toute part et soudainement alors que j'ai toujours le coeur qui s'existe d'angoisse, il s'apaise. Il s'apaise et j'ai juste envie de profiter. De profiter de la fraicheur de la nuit, de cette jeune femme qui me revient comme dans un songe, de la musique, de tout. D'absolument - et je sais pas si ca vient de la dose que je viens de prendre ou d'elle - bien que quelque part je doute pas qu'elle y soit vraiment pour la plus grande part de cette apaisement qui me fait sourire doucement.
SILENT — « Fruits rouges et citron je croix ! » Qu'elle annonce bien qu'elle doute en fronçant les sourcils quand je demande à quoi sont ses gâteaux. J'ai jamais pu profiter de biscuits moldus, mais du genre aventureux je vais certainement pas m'en priver. Encore moins quand ils sont proposés avec autant de générosité, sans même un soupçon d'hésitation. Et puis fruits rouges et citron ca semble être parfait. Alors simplement je lui propose de s'assoir et quand elle fait voler sa jupe d'écolière pour venir près de mon j'ai chaud. Mais pas de cette chaleur qui fait oublier de respirer et qui donne l'impression de brûler d'un feu ardent et violent. C'est plus que cela - c'est comme si soudainement j'avais le coeur qui s'éveillait d'un sommeil figé; que je retrouve les sensations de douceur et de joie, que mon coeur s'excitait parce qu'il reprenait vie, et que je pouvais pas empêcher un sourire sur mes lèvres. Comme si soudainement j'avais vraiment seize ans, et que j'étais qu'un gamin comme les autres en présence de la plus jolie fille qu'il ait rencontré.

Extatique, je lui présente mon nom avant de la dévorer du regard. Ou de la caresser plutôt, d'une tendresse que je suis loin de ressentir habituellement pour quiconque. C'est sans doute un rêve dont elle serait la muse orchestrant chaque évènement. Comme ce soir-là à la soirée des Rosier, elle apparait dans un moment où je me perds, pour m'emporter dans une étreinte qui réchauffe mon corps meurtri. Elle panse les blessures d'une âme qui se pourrit de jour en jour, et m'offre cet endroit où rien peut m'atteindre. Cet endroit où je peux juste être moi, à plus avoir à penser à rien d'autre. Moi et elle.
SILENT — « Silent Selwyn, enchantée ! » Silent. C'est comique, vraiment, et j'empêche pas un rire de m'échapper, avant de me rendre compte que ca peut juste être mal interprété comme une moquerie cruelle. Sauf que je veux pas la vexer, loin de là - je reconnais seulement après le nom des Sang purs qui se laissent pas approcher. Les Selwyn sont dénigrés parfois par ma mère pour être de dangereux psychopathes qui se cachent dans les montagnes pour pas avoir à assumer leurs tares face au reste du monde. Parce qu'ils sont pas aussi bruyants que les autres. Ce qui les rend parfaits à mes yeux.
ODE — « Silent et Ode - à croire que la vie s'amuse de petits riens parfois. » Que j'explique pour pas qu'elle prenne mal mon hilarité, et qu'elle voit bien que c'est pas son nom que je moque; au contraire comme le reste il est parfait.
ODE — « Si tu es de sang pur comment ca se fait que tu manges des biscuits moldus ? C'est pas donné à tous d'avoir ce genre d'excentricités. » Que je demande quand même en dévorer un second gâteau, les trouvant à mon gout. C'est nouveau - c'est moins exaltant que les biscuits sorciers qui changent de gout, ou font la langue de toutes les couleurs. Il n'y a pas de pétillements dans la gorge, ou de brûlure sucré. C'est juste délicieux, et simple. C'est juste parfait.

Mais autant que ca le soit pour elle aussi. Je savoure juste le moment d'extase, mais pour la première fois depuis toujours (soyons honnête) je m'inquiète juste de ce qu'elle elle peut vouloir. C'est pas subtile, bien au contraire, et je parle comme un bourrin quand je lui demande si elle voudrait que je parte, espérant qu'elle me dise que non. Que je peux bien rester parce qu'elle le voudrait aussi.
SILENT — « Non tu ne me déranges pas, je comptais juste réviser de toute façon ! Tu viens faire quoi ici toi ? Tu voulais jouer peut-être ? » Elle glisse son regard vers ma guitare que je reprends contre mes jambes pour la positionner et faire glisser mes doigts sur les cordes. C'est tout ce que j'ai ramené quand on est parti du Bayou, et je regrette pas. C'est tout ce que j'ai de plus précieux après L.
ODE — « Y avait trop de bruits dans la salle commune de Gryffondor, alors j'ai voulu… prendre de la hauteur, et trouver un peu de silence et de calme. J'ai souvent des migraines; ca m'aide à les calmer. » Que j'explique, et même si c'est pas toute la vérité c'est déjà pas mal. Sauf que soudainement j'ai pas envie de lui dire que c'est ici que je viens quand je veux m'envoyer une dose parce que je suis presque certains de pas me faire surprendre par quiconque.
SILENT — « Qu'est ce que c'est comme instrument ? » Je souris vers elle - me tenant peut être trop fièrement - et lui présente l'objet comme pour l'exposer à son regard entièrement. Ca m'étonne pas de parler à nouveau avec facilité de tout et de rien avec Silent. Déjà le soir chez les Rosier je me suis perdu dans la conversation, à oublier le reste du monde. Pas que je me souvienne de quoi on a pu parler, juste combien c'était facile de me laisser aller avec elle.
ODE — « Une guitare; je l'ai ramené du Bayou quand on a déménagé avec ma famille. Il fait pincer les cordes pour avoir du son, et en même temps les appuyer pour changer de notes. J'en joue depuis… Depuis tout petit en fait. Etrangement les instruments moldus ca a jamais dérangé mes parents. » Que j'ajoute avant de me mordre l'intérieur de la joue, et de demander avec peut être trop de timidité - avisant aussi la rougeur sur les siennes et la proximité soudaine entre nous - « Tu veux que je te joue un truc ? »


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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Lun 12 Juin - 19:31

shooting stars under purple eyes
Silode

Son regard, de couleur profonde qui lui fait perdre la tête. Son esprit ne suit plus, il est déjà loin dans les méandres d'un monde qui lui appartient. Elle s'oublie, pendant un long moment elle reste perdue à le fixer, à se noyer dans son regard océan. Le souffle court, tout lui revient en mémoire ce soir là. La discussion, les rires, les échanges et les sourires. La fuite ensuite, se retrouver dans un coin de la maison Rosier pour s'embrasser jusqu'à en avoir mal aux lèvres, jusqu'à ce que le manque d'air leur fasse tourner la tête. Elle se souvient de son corps musclé et très fin, très sec. Ce corps sous cette tenue qu'elle caressait avant de le découvrir, avant d'apprendre les courbes de son torse, de chacun de ses abdos. Elle se souvient de l'avoir embrassée en riant, lui demandant de ne pas enlever le masque pour garder un instant de mystère, pour ne pas savoir qui se cache sous cette folie. Elle se souvient d'avoir craquée pour son sourire, ses yeux et son esprit intelligent et raffiné. Elle ne voulait que ça pour s'offrir à un homme, elle se souvient de lui avoir dit qu'elle était vierge, que jamais son corps n'avait été caressé de la sorte et qu'il devrait être très doux. Il a sourit, il a hoché la tête et il l'a embrassée. Elle a donnée son accord et cela reste la plus belle nuit de sa vie, un souvenir qu'elle ne peut regretter. Elle n'a pas donnée sa première fois à son futur époux car elle est consciente que jamais elle ne pourra se marier dans les règles de l'art, à cause de la malédiction qui coule en elle. Mais elle l'a donnée à un homme qui la faisait craquer et tout son instinct la pousse à croire que ce même homme est là, devant elle, avec ce même sourire et ce même regard envoûtant. Et à cause de cela elle se sent frissonner au plus profond de son être, son cœur se retourne et bat plus vite, plus fort, des sensations perdues qu'elle ne pensait jamais retrouver un jour.

Elle lui donne son prénom, il se met à rire doucement. Elle fronce les sourcils et s'enflamme assez vite pour se préparer à lui demander pourquoi son nom le fait rire mais il se justifie rapidement. « Silent et Ode - à croire que la vie s'amuse de petits riens parfois. » Elle sourit aussitôt et hoche la tête, n'ayant pas remarqué cette petite farce de la vie elle allait se vexer. Comme toujours enne s'enflamme vite. « Si tu es de sang pur comment ca se fait que tu manges des biscuits moldus ? C'est pas donné à tous d'avoir ce genre d'excentricités. » « Mes parents aiment les biscuits moldus et ramènent souvent des poches entières lorsqu'ils se rendent à Londres. » Dit-elle sans honte, sans peur du jugement malgré le fait que le jeune homme soit un sang-pur. Il faut dire que ces derniers ont souvent la grosse tête et fuient tout ce qui se rapproche du monde moldu, alors que tout n'est pas à jeter ni à juger dans ce monde, bien au contraire. Il y a des choses intéressantes à voir, goûter, sentir, découvrir. Elle aime se rendre parfois dans le Londres Moldu, il regorge de choses intéressantes. « Y avait trop de bruits dans la salle commune de Gryffondor, alors j'ai voulu… prendre de la hauteur, et trouver un peu de silence et de calme. J'ai souvent des migraines; ca m'aide à les calmer. » « Les Gryffondors ne sont pas connus pour être les plus sages du château. » Dit-elle avec un regard pour le blason du jeune homme, en remarquant qu'il vient de la maison des courageux et des téméraires. Elle renferme les braves cette maison, mais aussi pas mal d’égoïstes qui ne regardent pas que d'autres apprécient le silence et le calme. « Une guitare; je l'ai ramené du Bayou quand on a déménagé avec ma famille. Il fait pincer les cordes pour avoir du son, et en même temps les appuyer pour changer de notes. J'en joue depuis… Depuis tout petit en fait. Etrangement les instruments moldus ca a jamais dérangé mes parents. » « Je connais pas du tout... » Dit-elle en observant l'objet de plus prêt maintenant qu'il le tient non loin d'elle. Enfin elle a bien entendue jouer de la guitare dans sa salle commune, par certain moldu, mais elle ne c'est jamais renseignée avant ce jour. Il lui demande si elle veut qu'il en joue un peu, elle sourit et hoche la tête aussitôt. Ellle ne pouvait pas rêver d'un meilleur moment ni d'un meilleur endroit pour s'apaiser. Ils sont sur les hauteurs du château, avec un instrument sans doute agréable à entendre. Elle l'écoute un long moment jouer avant qu'il n'arrête et ne la juge du regard, sans doute pour avoir son aval. « C'est magnifique, tu joues très bien ! » Dit-elle sincèrement, avant de reporter son attention sur lui. « Tu viens du Bayou ? Ca ressemble à quoi ? Je n'ai jamais quitté le continent Britannique... » Lui demande Silent, ravie d'en entendre un peu plus sur ces mondes qu'elle ne connaît pas. Elle sait que d'ici deux ans elle pourra voyager lorsqu'elle aura terminée ses études, et elle a hâte de découvrir ce monde. Ses parents l'ont tant protégés, qu'elle ne sait pas vraiment à quoi ça ressemble hors des frontières de son pays.
 

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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Mar 20 Juin - 12:33

shooting stars under purple eyes
Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

C'était comme découvrir un nouveau monde, retrouver les couleurs qui s'ternissaient à mesure que les années me prenaient plus de liberté et d'innocence. J'crois pas me souvenir de la dernière fois que j'ai ressenti cela. Une vague de douceur, qui prend au coeur pour envahir l'ensemble du corps et faire oublier ce qu'il se passe en bas - hors de la tour d'Astronomie. Hors du regard violet de Silent - et son sourire qui prend son visage d'une lumière divine. Je peux pas détacher mon regard, au risque d'être aveuglée par trop de beauté. Irréel - peut être que je suis juste tombé dans les vapes une fois encore, et que je vais me réveiller à moitié crever, avec une migraine atroce, et l'envie de mourir dans un coin, à me faire oublier du monde. Mais si c'est un rêve autant espérer ne pas se réveiller trop tôt, parce que je peux pas croire que mon esprit soit capable de créer une image aussi idyllique. Qu'elle est là, avec son paquet de biscuits moldus, et que c'est à la fois si simple et si étonnant que je me peux que profiter - qu'être là à manger des gâteaux plutôt que de me poser trop de question.
SILENT —  « Mes parents aiment les biscuits moldus et ramènent souvent des poches entières lorsqu'ils se rendent à Londres. »  Opinant, j'me sers un nouveau gâteau, que je prends en bouche pour m'en délecter. Et je crois que je pourrais devenir accroc à ce genre de sucrerie - c'est nouveau, sucré, simple et fruité. C'est délicieux, vraiment, et surprenant. Et moldu - ca a un gout d'interdit, de nouveauté qui me rend que trop joyeux. Sans doute mon père serait loin d'être extatique à me voir manger des produits moldus; mais sincèrement qui s'en soucie ? C'est plus étonnant d'apprendre qu'il y a des familles de sang purs qui se délectent de ce genre de choses, et c'est loin d'être détestable, bien au contraire. J'suis pas de ceux qui se laissent perdre dans les idéologies des Sangs purs - ca serait assez hypocrites quand on connait toute la vérité sur les Shacklebolt.
ODE — « C'est surprenant ! Tes parents doivent être des gens exceptionnels. Ou excentriques. Ou même les deux. Pas que ca soit mal, au contraire, j'trouve ca plutôt cool. » Que je dis, en plaçant le paquet entre nous deux - sinon je serais bien capable de juste tout manger tout seul. « Et tu crois que ... C'possible de t'en acheter de temps en temps ? J'suis pas du genre à aller dans le Londres moldu. » Que je demande plutôt avec un sourire en coin, presque timidement - c'est qu'avec un caractère obsessionnel, tout est bon pour être accroc.

Et j'sais pas si je pourrais pas juste devenir accroc à Elle. Silent - Silent Selwyn; j'pensais pas ma chance à la voir qui existe vraiment. Elle ne peut qu'exister, n'est-ce pas ? Il est impossible que je sois capable d'imaginer une fille comme elle. Une fille qui m'apaise d'un regard, qui m'fait me sentir adolescent, normal - comme s'il y avait rien chez moi qui clochait. Comme s'il y avait rien chez moi à avoir honte. Autant poussé ma chance, et juste espérer que la nuit termine pas. Surtout que par un heureux hasard on se retrouvent tous les deux à fuir nos salles communes.
SILENT — « Les Gryffondors ne sont pas connus pour être les plus sages du château.  » 
ODE — « Vrai, ca serait plutôt les Serdaigles ca. Pas vrai ? Alors pourquoi te réfugier ici pour réviser ? » Que je demande plutôt, sans méchanceté, juste mû par trop de curiosité.

Avant de la voir qui se penche sur ma guitare, et trouver l'occasion de parler ce ça - après tout si elle s'intéresse aux biscuits moldus pourquoi pas au reste ? Et je la vois qui manque pas d'intérêt pour ce que je raconte, ce qui me donne plus de confiance, et plus d'envie d'en dire plus. L'enthousiasme que je ressens, qui s'traduit par la perte de l'indifférence qui me caractérise pour le reste du monde. L'indifférence - c'est un moyen de défense, de pas m'embarquer dans les histoires des autres, pour juste être moi, sans me soucier du monde. Mais là, soudainement, j'ai plus d'indifférence. J'maitrise pas grand chose, en vrai.
SILENT — « Je connais pas du tout... »  J'souris - ravi de partager quelque chose qu'elle connait pas, et que j'ai appris quand j'étais gamins. Alors juste je lui propose de lui en jouer, de lui faire découvrir un peu de cet univers. DE ce qui m'appartient qu'à moi, que mon père a jamais réussi à m'enlever. Si j'suis pas l'frère de L. Si j'suis pas un sang pur. Si j'suis qu'à demi-Shacklebolt. Si j'suis pas l'héritier. Si j'suis pas un mec bien - qu'importe, j'peux toujours jouer de la musique, et me mets à fredonner en même temps, parfois. Le temps s'échappe, alors que je gratte les cordes, tirant de ma guitare un son que je connais pas coeur.
SILENT — « C'est magnifique, tu joues très bien ! »  Je sens alors quelque chose de chaud qui envahit mon corps - du cou aux joues. Et c'est nouveau, que je me mette à balbutier, à perdre mes mots, devant le regard radieux d'une fille. C'est pas - c'est pas n'importe quelle fille, Silent est magnifique. Et j'perds mes mots, je me mets à rougir comme un puceau de douze ans, me contentant de juste opiner.
SILENT — « Tu viens du Bayou ? Ca ressemble à quoi ? Je n'ai jamais quitté le continent Britannique...  »  je déglutis, pour reprendre un peu contenance, avant de trouver le moyen de parler à nouveau, posant ma guitare sur mes genoux, et tripotant les cordes comme pour pas juste me perdre encore dans le regard de Silent, et oublier que je dois parler - aussi.
ODE — « Ouais, on est tous né là-bas avec mes frères et soeurs. On a débarqué ici y a quelques années, juste avant qu'Vital rentre à Poudlard. C'mon frère ainé. » Que j'explique, déboulant ma vie comme si c'était une chose normale chez moi. Sauf que ca l'est pas - du tout - et que je parle sans doute trop mais je m'arrête pas. La machine est lancé, et j'parle plus qu'une fille. « Mais l'Bayou me manque. C'est vraiment différent là-bas; c'est plus... C'est humide et chaud déjà. Y a pas autant d'pluie qu'ici, et y a un soleil brûlant. Les gens sont... Les gens sont juste vibrants, aussi. Il y a toujours de la musique, partout, et des sorciers vaudous, et plus de magie dans l'air qu'on peut en trouver en Grande-Bretagne. » Que j'explique en me rappelant les paysages, et les sensations dans l'air.
ODE — « Ca me manque... Vraiment. J'crois que pour l'instant j'arrive pas à me faire à la Grande-Bretagne. J'ai pas encore... J'ai pas encore trouvé ce qu'il pouvait y avoir de génial ici. » Que j'avoue - et c'est bien la première fois que je le dis à voix haute avant de me tourner vers elle et de sentir encore mon coeur manquer un battement, de retrouver un sourire timide. « Mais je doute pas que ca viendra. »



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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Ven 23 Juin - 3:07

shooting stars under purple eyes
Silode

« C'est surprenant ! Tes parents doivent être des gens exceptionnels. Ou excentriques. Ou même les deux. Pas que ca soit mal, au contraire, j'trouve ca plutôt cool. » Elle sourit doucement, avant de hocher la tête. Elle aime parler de ses parents, ce sont des gens biens. Bons, altruistes, fiers et honorables. Ils aiment leur famille et ferait tout pour la protéger quoi qu'il advienne, comme lorsque leur deuxième enfant a été découvert tel une harpie. Démoniaque, elle aurait du être tuée ou dénoncée au ministère pour que ces derniers puissent la gérer comme il faut. Mais ils n'ont rien dis, ils ont gardés le secret et en ont fait quelque chose de discret, pour que leur fille puisse vivre en paix. Aujourd'hui elle peut étudier dans une école de magie sans avoir eu recourt à des professeurs particuliers et l'angoisse accompagnant cela, l'idée qu'elle soit en retard ou autre chose. Elle peut être une adolescente comme les autres et pour cela elle remercie les siens, ses parents ont tant fait pour elle. Son frère aussi, depuis son jeune age son frère a tout de suite compris que sa sœur n'était pas comme les autres et qu'il devait se taire, car ce secret était plus gros et plus important que tout les autres. Elle les adore, tous et les porte bien caché dans son cœur. Son allégeance va auprès des siens et ça quoi qu'il arrive. « Mes parents aiment le goût des biscuits moldus. Et leur manque de surprise, c'est vrai que c'est agaçant de manger un gâteau et d'avoir le goût qui change à chaque fois. » Dit-elle avec un sourire. Elle se souvient de ces biscuits qui ont plusieurs saveurs, chocolat, caramel, vanille, cacahuète et autres encore. Elle aime cela mais parfois c'est épuisant lorsqu'on aime particulièrement une saveur et qu'on ne parvient pas à la retrouver. Alors ses parents achètent auprès des moldus parfois, parce qu'au moins avec eux il n'y a pas de surprise.

« Et tu crois que ... C'possible de t'en acheter de temps en temps ? J'suis pas du genre à aller dans le Londres moldu. » Cela doit pouvoir se faire. « Sans doute oui, je leur demanderais par lettre lorsqu'ils iront à Londres. Mais il y a plusieurs saveurs, tu devras me dire ce que tu veux. » Ou alors elle demandera à ses parents un lot de dégustation pour qu'il puisse tout goûter. « Vrai, ca serait plutôt les Serdaigles ca. Pas vrai ? Alors pourquoi te réfugier ici pour réviser ? » « Disons que c'est le jour de détente et que les Serdaigles se lâchent. Jeux, parties d’échecs et de cartes explosives. Enfin bref, il y a un boucan d'enfer dans notre salle commune. » Dit-elle avant de reporter son attention sur l'instrument a côté de lui et de l'écouter jouer lorsqu'il se met à pincer les cordes. Il joue bien et se prête même à chantonner quelques paroles, qu'elle écoute en fermant doucement les yeux. Elle se balance de droite à gauche en rythme avec le chanson avant qu'il n'arrête et qu'elle le félicite. Il joue bien, c'est très agréable et très mélodieux de l'entendre jouer. Elle sourit et soupire, enchantée à l'idée de se retrouver avec lui ici. Elle se sent bien, comme si rien ne pouvait arriver, comme si elle ne pouvait pas se faire juger malgré ce que son beau visage cache. Elle recroise le regard d'Ode et perd son souffle. Ode à la joie, Ode à l'amour, Ode à la passion, Ode à la beauté, Ode à la vie. Il lui donne envie de vivre Ode, vivre d'amour et d'eau fraîche en écoutant une Ode, perché sur une pierre au bord du lac.

« Ouais, on est tous né là-bas avec mes frères et soeurs. On a débarqué ici y a quelques années, juste avant qu'Vital rentre à Poudlard. C'mon frère ainé. » Elle hoche la tête doucement, ayant déjà entendu parler de Vital Shacklebolt. Le beau gosse arrogant qui c'est mangé un arbre, cela faisait beaucoup rire son frère aîné qui ne s'entend pas avec ce Vital. Silent ne l'a jamais vue mais elle sait qu'à Poudlard ils se jetaient des regards noirs, ils ne pouvaient pas se voir. Alors il a eut un accident de balais et alors que tout le monde pleurait pour le beau gosse au regard vert d'eau, son frère se tapait dans les mains en jurant qu'il y a une justice. Qu'on touche pas les Selwyn, au risque d'avoir des problèmes. La roue tourne a tournée et elle l'a écrasé. « Mais l'Bayou me manque. C'est vraiment différent là-bas; c'est plus... C'est humide et chaud déjà. Y a pas autant d'pluie qu'ici, et y a un soleil brûlant. Les gens sont... Les gens sont juste vibrants, aussi. Il y a toujours de la musique, partout, et des sorciers vaudous, et plus de magie dans l'air qu'on peut en trouver en Grande-Bretagne. » Il parle Ode et sa voix est une Ode au bien être, à la perdition et à la détente. Elle soupire, elle ferme les yeux et imagine facilement ce qu'il lui raconte.

Elle imagine une belle terre où un vent chaud souffle, où l'humidité rafraîchit les corps et rend moite les peaux tannées par le soleil. Elle ferme les yeux et sent presque l'odeur de la vase au dessus des lacs, les odeurs d'épices et le parfum des fruits murs. Mais Ode reparle de la Grande Bretagne et de son parfum, et c'est une odeur de terre mouillée qui revient. « Ca me manque... Vraiment. J'crois que pour l'instant j'arrive pas à me faire à la Grande-Bretagne. J'ai pas encore... J'ai pas encore trouvé ce qu'il pouvait y avoir de génial ici. » « Il y a des choses magnifiques ici. Mais tu décris tellement bien le Bayou que ça fait envie. » Dit-elle avec un sourire avant qu'elle ne se perdre dans son regard. « Mais je doute pas que ca viendra. » Elle se sent doucement rougir avant de se mordre la lèvre. « Mes parents viennent d'Islande mais j'ai jamais eu la chance d'y aller. Ils ont déménagés avant ma naissance et m'ont décrit une terre magnifique. Je rêve de voir ça de mes propres yeux, les aurores boréales, les sources chaudes, cette terre encore sauvage. Ça m'attire. »
 

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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Sam 24 Juin - 3:24

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Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

C'est peut être trop simple - pas que ca soit désagréable, mais c'est nouveau. De juste parler comme deux adolescents normaux, qui s'trouvent pas être des sangs purs au milieu d'une guerre qui anéantie tout sur son passage. Dans un monde où y a tellement à faire, de pression sur les épaules des héritiers, à devoir se battre pour que leurs noms soient sanctifiés. C'est un monde peut être trop sombre, trop dur pour qu'un enfant puisse rester innocent bien longtemps. J'ai pas de doute qu'il y a aucun gamin de sang pur qui puisse jouir d'encore un peu de naïveté, mais c'est bien la première fois que j'ai l'impression d'en avoir préservé un peu. C'est pas grand chose, d'un gâteau échangé, d'un délice évident, et le gout sucré sur la langue qui renvoie à des sensations d'enfants que je suis pas sûr d'avoir un jour eut. Pas que ma mère soit de celles qui cuisinent durant des heures, ou qui aiment faire des gâteaux. Mais j'imagine que ca doit avoir ce gout-là, l'innocence.
SILENT — « Mes parents aiment le goût des biscuits moldus. Et leur manque de surprise, c'est vrai que c'est agaçant de manger un gâteau et d'avoir le goût qui change à chaque fois. » La simplicité - y en a qui cherche à l'éviter constamment, argumentant qu'il y a rien de plus chiant que d'savoir ce qu'il va se passer. A croire que la complexité ca rend la vie attrayante, à croire qu'il peut pas y avoir d'intérêt à vivre dans les choses les plus simples. Mais finalement n'est-ce pas celles qui rendent le plus heureux, le plus facilement - d'un gâteau moldu et je retrouve un sourire d'enfant, ce qui m'arrive bien trop rarement depuis quelques années. Alors j'en veux juste plus, j'demande si c'est possible de pouvoir m'en fournir, comme une nouvelle drogue pour tout oublier.
SILENT — « Sans doute oui, je leur demanderais par lettre lorsqu'ils iront à Londres. Mais il y a plusieurs saveurs, tu devras me dire ce que tu veux.  »
ODE — « Disons de tout, comme ça je saurais quoi préférer pour la fois suivante ? » Qu'je propose avec la voix enthousiaste d'un enfant surexcité. La perspective était pour le moins réjouissante, et je pouvais que m'imaginer toutes les saveurs de biscuits possibles pour les savourer.

Et le fait de se retrouver là avec Silent, c'est tout aussi parfait. Simple - vraiment, et ca m'étonne presque de voir que comme ce soir-là chez les Rosier, y a pas d'inquiétude à se faire avec elle. La conversation coule entre nous comme si on se connaissait depuis longtemps, sans avoir à se demander ce qu'il convient de dire ou pas. Ca passe d'une remarque à une autre, de question sans gêne, et de sourire cordiaux et complices. Ca réchauffe le coeur qui bat difficilement, accroché à trop de meurtrissures depuis des mois et des mois.
SILENT — « Disons que c'est le jour de détente et que les Serdaigles se lâchent. Jeux, parties d’échecs et de cartes explosives. Enfin bref, il y a un boucan d'enfer dans notre salle commune.  »
ODE — « Alors ca arrive aussi chez les Serdaigles ? Vous perdez la moitié de votre crédibilité ! » Qu'je m'esclaffe avec un jeu de moqueries qui se cachent pas. Sans méchanceté - ce qui encore rare - mais parce que c'est simple. C'est rire pour rire, simplement et sans arrière pensée. C'est un jeu d'enfant qui souffre pas d'hypocrisie ou de mesquinerie d'troll cramoisi.

Et quand ca passe sur le sujet du Bayon je perds juste pas l'occasion d'en dire trop sur ce que j'ai perdu. Laissé à l'arrière parce qu'on avait juste plus le choix. Parce que Moses a merdé une fois encore, qu'on s'est retrouvé en exil pour pas souffrir des lois américaines - ou quelque chose dans ce gout-là. J'admets que je fais pas attention à ces explications qui en finissent pas, qui m'arrachent des maux de tête à m'en donner des coups contre les murs. J'préfère juste lui en vouloir gratuitement parfois, pour plus être dans ce pays qu'on aimait beaucoup trop.
SILENT — « Il y a des choses magnifiques ici. Mais tu décris tellement bien le Bayou que ça fait envie.  »
ODE — « J'voudrais pouvoir y retourner parfois. C'est vraiment splendide. Mais j'crois que je devrais arrêter de m'y attacher, pour pas être empêcher de me réjouir des beautés du coin. » Que je glisse plutôt, en même temps que le regard sur elle. C'est qu'elle en fait parti sans en douter, de ces beautés qui donneraient envie à quiconque de rester en Angleterre - ou de faire l'tour du monde si c'est ce qu'elle veut. C'est qu'elle se met à rougir à ces compliments que je camoufle pas, et ca me fait sourire de la voir gênée ou touchée. C'est simple, là encore, et pas besoin de faire semblant d'être subtile.
SILENT — « Mes parents viennent d'Islande mais j'ai jamais eu la chance d'y aller. Ils ont déménagés avant ma naissance et m'ont décrit une terre magnifique. Je rêve de voir ça de mes propres yeux, les aurores boréales, les sources chaudes, cette terre encore sauvage. Ça m'attire. »
ODE — « Alors faisons un marché ! Que durant l'été on se trouvera le moyen de se rendre en Islande pour admirer les aurores boréales. Ou si c'est pas le cas, qu'on aura un an pour mettre assez d'argent de côté pour faire cela. » Que je propose en frappant dans ma main comme si c'était l'idée la plus évidente qui soit. Et pourquoi pas - parce que j'ai un peu qui s'est prit pour mission de faire de ma vie ce qu'il voulait, m'ôtant toute liberté de mouvement ou désire de liberté ? Pas que je le désire pas, mais c'était compliqué. Pas ce soir - ce soir j'peux partir à l'autre bout du monde sans être inquiété.
ODE — « C'est pas... C'est pas dans mes habitudes de faire cela, mais t'es sans doute la fille la plus jolie que j'ai jamais rencontré, et je... J'me disais que ca serait bête d'avoir juste à se satisfaire de cette rencontre fortuite. » Dis-je avec un sourire en coin qui est souvent dévastateur avec les filles. « J'peux te proposer... un rendez-vous ? » C'était la première fois que ce genre de chose passait la barrière de mes lèvres, et j'me sens soudainement con - trop con - de le dire comme ca. Ca m'fait même rougir de gêne, avant que je me détourne avec un rire nerveux, vers ma guitare que je gratte nerveusement.
ODE — « Pardon, ca sonnait moins con dans ma tête. »


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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Mar 27 Juin - 2:17

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C'est étrange de se dire qu'elle n'a jamais réellement connue de relation saine, surtout avec le sexe opposé. Les hommes viennent souvent vers elle car elle est jolie, bien faite et que ses yeux violets ne laissent personne indifférent. Elle a parfois l'impression d'être juste une jolie fille mais si seulement ils savaient ce qu'elle cache réellement derrière ce beau sourire, alors ils seraient surpris de voir son vrai visage. Monstre. Hideuse, déformée, la bouche de travers et le visage ridé, les yeux vitreux et l'aide déformé, c'est à ça que ressemble son reflet le soir après minuit, lorsqu’elle se laisse aller à sa malédiction et qu'elle reprend le dessus. Mais avec lui elle semble être regardée pour ce qu'elle est. Il lui sourit, naturellement et sans l'idée de simplement la charmer. Il faut dire que la fille Selwyn est un défis pour tous les mâles de l'école, elle qui est impossible à approcher, frappe dans les testicules lorsqu'on essaye de lui voler un baiser. Seul ce beau garçon a qui elle c'est donnée chez les Rosier peut se vanter d'avoir eu la fille Selwyn, et ce beau garçon elle l'a devant elle. « Disons de tout, comme ça je saurais quoi préférer pour la fois suivante ? » Elle hoche la tête et sourit en notant dans son esprit qu'elle lui fera plaisir les prochaines fois, en lui rapportant tout une boite de dégustation. « Alors ca arrive aussi chez les Serdaigles ? Vous perdez la moitié de votre crédibilité ! » « Mais on vous met toujours la raclée aux échecs ! » Dit-elle avec ce même ton de défis que lui, avec une pointe d'amusement dans la voix. Les serdaigles sont les plus sages du château mais ils n'en restent pas moins des adolescents. Et lorsqu'ils se mettent à s'amuser, ça fait des ravages. « J'voudrais pouvoir y retourner parfois. C'est vraiment splendide. Mais j'crois que je devrais arrêter de m'y attacher, pour pas être empêcher de me réjouir des beautés du coin. »

Il lui glisse un regard subtil et elle se sent aussitôt rougir, sous le compliment caché. Elle est habituée à quelque chose de plus lourd et reconnaît que ça la fait sourire et ça l'amuse de voir qu'il reste encore des garçons subtils dans ce monde. « Alors faisons un marché ! Que durant l'été on se trouvera le moyen de se rendre en Islande pour admirer les aurores boréales. Ou si c'est pas le cas, qu'on aura un an pour mettre assez d'argent de côté pour faire cela. » « C'est bon pour moi ! » Dit-elle avec un petit éclat de rire avant de taper dans sa main, comme si l'idée était la meilleure qu'elle puisse entendre dans cette journée. « De toute façon je serais bientôt forcée de bouger. D'ici un an quand j'aurais mon diplôme, la tradition familiale voudra que je parte voir le monde. » Dit-elle en hochant la tête, sans reconnaître qu'elle a tellement hâte d'y être. Elle veut bouger, voir le monde, découvrir des vies dont elle ne soupçonnait même pas l'existence. « C'est pas... C'est pas dans mes habitudes de faire cela, mais t'es sans doute la fille la plus jolie que j'ai jamais rencontré, et je... J'me disais que ca serait bête d'avoir juste à se satisfaire de cette rencontre fortuite. » Elle marque un temps d'arrêt et perd doucement son sourire. Espérant qu'il ne soit pas un autre lourdeau qui va lui proposer de l'épouser d'ici quelques jours et lui jurer un amour indestructible. Elle attend la suite en le regardant, penchant sa tête sur le côté sans le lâcher des yeux. « J'peux te proposer... un rendez-vous ? »

Elle souffle, rassurée de voir qu'il ne perd pas sa galanterie malgré tout. Elle sourit doucement mais elle prend le temps de répondre, ce qui fait que Ode perd tout autant son sourire et qu'il baisse les yeux, gêné par ce qu'il vient de demander. Il se remet à grattouiller sa guitare d'un air absent, nerveux. « Pardon, ca sonnait moins con dans ma tête. » « Ho non ! C'était pas idiot comme demande ! » Dit-elle avec un petit rire avant de se remettre derrière l'oreille, une mèche de cheveux. « C'est juste que j'ai l'habitude d'être courtisée... Par des hommes qui manquent cruellement de galanterie. Ca me change d'avoir quelqu'un en face de moi qui fait preuve de courtoisie. Ce sera avec plaisir pour un rendez-vous. » Dit-elle sans plus de cérémonie, ne voulant pas le faire miroiter trop longtemps alors qu'il attend sans doute un rendez-vous. Et puis Ode n'est pas n'importe qui, c'est son bel inconnu au regard si pénétrant. « Que dirais-tu d'un pique nique dans le parc ? Quelque chose de frais et de léger. Surtout si tu prends ta guitare et que tu me joues quelque chose. » Dit-elle avec un regard pour l'instrument qui libère quelques notes si agréables.
 

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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Mer 28 Juin - 1:09

shooting stars under purple eyes
Silence Selwyn & Ode Shacklebolt

SILENT — « Mais on vous met toujours la raclée aux échecs !  » J'peux pas empêcher d'rire, parce que c'est si innocent, si naïf et enfantin - c'gentil, et c'est bien un truc qui m'est pas habitué. Les blagues stupides, les jeux de mots, et les clins d'oeil complices, juste pour arracher un sourire sans chercher à faire mal ou à sous-entendre ce qui n'est pas dit, mais pensé trop fort. J'suis trop habitué au sarcasme, sans doute, et on dit bien qu'c'est l'humour des enfoirés. L'humeur de ceux qui passent par là pour pas dire juste "je t'emmerde" - ceux qui passent par l'sourire pour t'enfoncer plus bas, et t'faire croire qu'ils t'apprécient alors qu'ils te rêvent six pieds sous terre. Le sarcasme, c'est affligeant, ca crève plus que ca fait marrer, et on continue, on en devient accroc, et ca recommence. Sauf que là y a aucune trace de sarcasme dans la voix cristalline de Silent. Y a juste elle, et son rire divin, son sourire adorable, et son regard brillant. Et c'est plaisant de rire à ca, parce qu'il y a ps d'retour de baton qui fait plus de mal que de bien au final.

Et j'ai juste l'impression que c'est quelque chose de naturel avec Silent. De juste être là, et de se sentir bien. Juste bien - mieux que ce que j'ai connu jusqu'à maintenant. Ou en tout cas, la dernière fois c'était avant cette histoire avec Vital, la drogue, le moldu ou mon foutu paternel. C'était quand j'avais encore l'esprit d'un gamin de cinq ans, qui se pensait pur comme les autres, et proche d'une jumelle. C'est quand j'avais encore l'âme d'un enfant, que je pouvais croire à l'innocence. Et dans c'monde là, où l'innocence est roi, il y a rien qu'on peut se refuser. Comme l'idée de partir en voyage autour d'une monde avec une presque-inconnue - parce que je doute qu'elle le reste longtemps, en réalité, j'ai trop de gourmandise à la découvrir sans m'en lasser.
SILENT — « De toute façon je serais bientôt forcée de bouger. D'ici un an quand j'aurais mon diplôme, la tradition familiale voudra que je parte voir le monde. » Ca me surprend, d'apprendre ce genre de chose, et je préfère pas faire comme si j'avais pas entendu pour pas donner l'impression de m'immiscer dans des histoires qui me regardent pas. Je l'ai dit - j'ai trop envie de la connaitre mieux.
ODE — « C'est sérieux ? Les Selwyn sont de si grands voyageurs ? J'aurai aimé une tradition aussi intéressante que celle-là. » Que j'avoue en pensant que combattre un aligator au milieu du Bayou, à côté, c'était bien peu de choses. C'est même sacrément ennuyeux quand on y pense, alors je préfère même pas y penser. Et plutôt me dire que cette idée d'escapade autour du monde avec une telle beauté c'est pas une si mauvaise idée. Que peut être - impossible - si la roue tourne, que le karma se met soudainement de mon côté. Qu'enfin la magie de la terre qui boue dans les Shacklebolt fasse de son effet chez moi - mais j'suis le batard, y a pas de chance que ca m'arrive. De chance - justement - c'est de ca que je manque trop cruellement.

Mais je la tente quand même, en proposant un rendez-vous à la Belle, oubliant un temps que je me trouve être la Bête et que je la mérite pas. Pourquoi pas - dans Poudlard y a pas de règles de conduite après tout, alors un rendez-vous je peux toujours le tenter. Sauf que c'est le silence qui suit, et je me sens idiot. Stupide. Trop con, définitivement, gêné aussi comme jamais. Mais elle resplendit d'un nouveau sourire, et j'ai le coeur en fête.
SILENT — « Ho non ! C'était pas idiot comme demande ! » Je relève les yeux vers elle, soudainement victime d'un espoir fou qu'elle pourrait accepter. Que peut être je peux espérer cela, que notre rêve à la fête des Rosier ne soit pas qu'une illusion, et qu'on puisse le continuer un peu plus. Je doute pas qu'elle pourrait m'avoir reconnu - des mecs à la peau noir et aux regards bleus ca courent pas les mondanités - mais elle dit rien, moi non plus, et c'est comme une complicité déjà muette. Mais entendue entre nous.
SILENT — « C'est juste que j'ai l'habitude d'être courtisée... Par des hommes qui manquent cruellement de galanterie. Ca me change d'avoir quelqu'un en face de moi qui fait preuve de courtoisie. Ce sera avec plaisir pour un rendez-vous.  » C'est un sourire immense qui barre mon visage, au double compliments : d'une part l'acceptation du rendez-vous, et après l'idée que je puisse faire preuve de subtilité. C'est pas souvent, c'est même jamais qu'on a pensé ca de moi. Peut être parce que jamais jusqu'à maintenant j'ai voulu un rendez-vous qui me tenait à coeur, ou j'ai voulu découvrir quelqu'un avec autant d'impatience. C'est qu'elle vaut le coup, à n'en pas douter, et que je veux pas perdre une minute de plus pour le lui prouver.
ODE — « C'est bien la première fois qu'on pense d'moi que je suis cordial et subtile. Ca me met un peu de pression je l'avoue. » J'admets parce que c'est que trop vrai, et je note mentalement d'aller chercher conseils auprès de L. pour pas faire d'impaire lors d'un rendez-vous galants. Je suis même pas sûre d'en avoir déjà eut un. J'suis même pas sûr de savoir ce que c'est vraiment. Mais Silent, elle, a quelque chose de ravie sur le visage et c'est tout ce que je demande finalement : qu'elle perde pas cette expression.
SILENT — « Que dirais-tu d'un pique nique dans le parc ? Quelque chose de frais et de léger. Surtout si tu prends ta guitare et que tu me joues quelque chose.  »
ODE — « J'pense pouvoir arranger ca, et la prendre pour te chanter autant de chansons que tu veux. Et un pique-nique me semble parfait. J'irai faire le nécessaire - puisque je suis galant - et je viendrais te chercher à la sortie de tes cours à midi ? Si tu me dis où te trouver évidemment. » Proposais-je avec un sourire extatique, totalement heureux de la tournure des évènements, et me disant que - sans doute - je devrais pas pousser ma chnce de peur de la voir disparaitre soudainement.


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MessageSujet: Re: shooting stars under purple eyes (silentode)   Mer 5 Juil - 2:42

shooting stars under purple eyes
Silode

« C'est sérieux ? Les Selwyn sont de si grands voyageurs ? J'aurai aimé une tradition aussi intéressante que celle-là. » Elle sourit et hoche la tête. « Nous voyageons quelques années avant de rentrer chez nous. Nous avons un pied sur tous les continents. » Dit-elle avant de retourner son visage de l'autre côté et de regarder le paysage qui se dessine devant elle. Le soleil se couche lentement, une légère brise vient chatouiller son visage et une odeur d'herbes fraîches flotte dans l'air. Elle ferme les yeux et soupire de bien-être, l'instant est parfait. Elle n'ose pas relancer la conversation ni lui demander quel genre de tradition ont les Shacklebolt, c'est une chose privée que de parler des rituels de chaque famille et surtout si Ode ne semble pas être fier de son propre rituel. Silent en est fière, elle assume totalement sa famille et ce qu'elle représente alors elle n'a aucune honte lorsqu'il s'agit de parler des habitudes et des rituels des Selwyn. « C'est bien la première fois qu'on pense d'moi que je suis cordial et subtile. Ca me met un peu de pression je l'avoue. » Elle se permet de rire doucement et retourne son visage vers lui. Il est magnifique, son visage est parfait, ses yeux sont si expressifs et son sourire a quelque chose de magnifique et lui donne envie de lui parler encore et encore, juste pour le revoir sourire sans jamais s'arrêter.

« Te met pas de pression. Pas avec moi. J'aime la simplicité, on me l'offre peu souvent je l'avoue. » Dit-elle, enchantée à l'idée de passer un simple moment tranquille avec Ode. « J'pense pouvoir arranger ca, et la prendre pour te chanter autant de chansons que tu veux. Et un pique-nique me semble parfait. J'irai faire le nécessaire - puisque je suis galant - et je viendrais te chercher à la sortie de tes cours à midi ? Si tu me dis où te trouver évidemment. » « Ca dépend quel jour mais souvent de 11h à 12h j'ai cours de potions dans les cachots. D'ici deux jours, cela te conviendrait ? » Dit-elle avant de se lever doucement et d'attraper son sac en toile. Elle comptait travailler mais cette rencontre était encore mieux que ce qu'elle pouvait espérer. « N'hésite pas à me demander si tu as besoin d'aide pour organiser ce pique-nique... » Ajoute Silent avec un sourire avant de se pencher vers Ode et d'embrasser sa joue, doucement. Elle se relève ensuite et lui fait un geste de la main avant de se rapprocher de la trappe et de l'ouvrir. Un dernier regard avant de se glisser dedans et de rejoindre la tour de Serdaigle. Heureuse, satisfaite, elle vient de retrouver cet homme si magnétique qu'elle a rencontrée à la soirée Rosier.
 

FIN

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