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 Le brusque retour du passé (Charlillow)

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MessageSujet: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Mar 23 Mai - 23:25

Le brusque retour du passé
Charlillow
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••••

Je me réveille en hurlant.
Encore.
Le souffle qui s’agite et le coeur qui bat trop rapidement pour que ce soit normal, j’ai du mal à repérer où je me trouve avant d’essayer de respirer plus lentement pour me concentrer sur le coin. Ca fait un moment que je ferme les baldaquins et que j’y mets un sort de silence pour ne pas réveiller les autres. Normal, y’a mon calendrier lunaire caché sous mon oreiller qui murmure que la pleine lune c’est pour bientôt. Quatre jours. Rien qu’à y penser je flippe encore plus. Cette fois j’ai pas rêvé de Greyback, plutôt que j’étais à la place du loup. Les yeux au niveau du sol, l’odorat surdéveloppé, et tout ce qui va avec. Et le goût du sang dans la bouche au réveil. Y’a le loup qui a tué une bête de la Forêt Interdite pour s’occuper, et la fille qui est victime d’une énième crise d’angoisse matinale.
Génial. Mais j’ai l’habitude à force et je sais les gérer. Du coup je me calme, petit à petit j’ai le coeur qui ralentit et la respiration saccadée qui s’apaise. Au bout d’une minute ça va mieux. A croire que ce matin c’était plus rapide que d’habitude. Et pour une fois… je jette un oeil à l’horloge du dortoir. Sept heures. Pour une fois, je me réveille pas trop tôt. Tant mieux.
Vu que j’ai pas osé me lever je me permets de me redresser. J’ai pas la tête qui tangue, parfait. Ca le fait certaines fois.
Donc, je me lève. Quand j’ai les pieds posés sur le sol ça me paraît presque bizarre de le voir d’aussi haut - les effets secondaires du cauchemar. J’ai l’habitude. A l’Orphelinat c’est pire.
J’enfile mon uniforme alors que les réveils du dortoir sonnent tous en même temps. Cacophonie qui s’éteint avec un mouvement de baguette.
Pas courant pour un samedi, je mets un moment à me rappeler que c’est un weekend de sortie à Pré-au-lard. Je grimace. Si j’y vais c’est uniquement pour ne pas être toute seule pendant la journée et refaire provision de sucre à Honeydukes. Parce que dans le village y’a toujours une des boutiques qui me fait de l’oeil, et à chaque fois je dois inventer des nouvelles excuses pour me tirer avant que les autres m’obligent à rentrer dedans.
Chance, c’est l’hiver, et on se les gèle comme jamais dehors. Je vais pouvoir invoquer l’excuse des pieds trempés.
Elles finissent par être prêtes et on descend en groupe dans la salle commune, en mode Pouffy mais version rouge et or. Plus bruyante, donc. Petit déj rapide et on est déjà dehors. Plus qu’à attendre que le concierge nous laisse partir.
Là aussi le temps passe vite. Trop vite, j’ai envie de profiter de mes quelques jours de tranquillité. Quand tout le monde est là on passe le portail, tout le monde parle joyeusement autour. Trop de bruit, j’me permets de grimacer. Vu le vent qui nous déchire les oreilles, personne ne me pose de question et je leur en suis reconnaissante. J’ai envie d’être toute seule, de leur fausser compagnie.
D’aller manger un steak. Saignant.
Je réprime un haut le coeur. On dirait presque une femme enceinte avec mes envies de viande en permanence. C’est toujours comme ça avant les pleines lunes, j’ai besoin de viande - le loup a besoin de viande - et si j’en ai pas tout de suite, je m’énerve. Un peu trop facilement et un peu trop fort. Tant pis. C’est comme ça et je peux pas le changer.
Bref.
Je me prends un coup de coude qui me fait sortir de mes pensées pessimistes.

« On va où en premier ? »
« J’sais pas. Des idées ? »
« Zonko ! Faut que j’me refasse un stock. Pour la Divination. Et c’est un peu trop tranquille en ce moment. »


bouse d'hippogriffe. bouse d'hippogriffe bouse d'hippogriffe bouse d'hippogriffe. A croire qu’elles font exprès de le choisir en premier - pas d’échappatoire cette fois. Je joue dans la neige avec mon pied. Histoire qu’on m’oublie cette fois, j’essaie de trouver un moment où je pourrais m’éloigner sans me faire repérer. Et éviter d’entrer là-bas. Elles continuent à parler et plus on s’approche de la boutique plus je panique. Je peux pas leur expliquer que là-dedans, y’a mon frère qui leur vend leurs jouets, qu’on s’est fait attaquer et qu’il m’ignore depuis. Qu’il m’a laissée tomber. Comme une chaussette pourrie ou un Elfe de Maison qu’on libère parce que le thé est trop froid. Je peux pas leur expliquer, c’est tout, je me sens pâlir. Invoquer un malaise ? Ca pourrait marcher.

« Et toi cette fois tu viens avec nous. Faudrait que t’entre une fois dans ta vie, ça vaut le détour ! »

Au fond de moi je souris. Je ne peux pas m’empêcher d’être contente que Charles soit apprécié et qu’à lui au moins la vie lui réussit. Ca réhausse un peu la situation des Zonko.
On est devant la porte, maintenant. Et elle me pousse carrément à l’intérieur. Traîtresse...


••••

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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Jeu 25 Mai - 20:19

le brusque retour du passé
Willow & Charles Zonko

8h. Réveillé dans les bras de son homme, il pose un pied par terre en s'orientant au radar pour trouver la porte de la salle de bain. Il y rentre sans faire attention, alors que la douche est en marche et que Kleio se prépare pour sa journée. Elle s'en offusque plus, termine de se laver les cheveux avant de sortir à poil pendant que Charles se nettoie le visage, et les dents. Un coup de peigne, et il fait son chemin vers la penderie pour prendre une robe de sorcier qui a des allures de carnaval. Il s'habille d'orange et de rouge, aujourd'hui, à croire qu'il recherche de la chaleur alors qu'il fait encore bien trop froid dehors. L'hiver est bien installé, il ait encore tombé de la neige sur Pré-au-Lard la nuit dernière, et il est bien trop frileux. Une fois prêt, il entend la porte de la chambre qui s'ouvre de nouveau pour laisser place à un Adonis ronchon et silencieux. Comme tous les matins. Un coup de baguette magique et il y a son café noir qui apparait devant lui, fait par les bons soins de Charles. Un baiser sur la joue, une gorgée de café, un baiser plus langoureux, et voila qu'Adonis Travers retrouve son sourire et peut s'envoler pour Poudlard où il doit corriger des copies pour le restant de la journée. Le voir partir ca tord le coeur de Charles chaque fois, comme s'il pouvait pas croire qu'Adonis lui reviendra. Faut dire qu'il est pas encore habitué à ces nouvelles habitudes de couple entre eux. A avoir à nouveau quelqu'un à aimer.
8h54. Comme toujours il se retrouve en retard, sans savoir comment. Il a prit son temps, certes, mais tout de même. Il déjeune encore, des oeufs brouillés que Kleio a réussi à faire brûler dans sa précipitation. Mais il n'a aucune envie de faire autre chose, et il n'a de toute façon pas le temps. Alors il se dépêche, avale de travers, tousse, prend un peu de son thé, tâche de retrouver une couleur normale, et s'enfuit de l'appartement. Heureusement qu'il n'a pas à aller bien loin pour ouvrir la boutique. Il descend quelques marches, cache l'entrée de l'appartement avec des sortilèges de protection, et s'en va allumer les lumières de Zonko's et mettre en marche les farces et attrapes qui s'agitent autour de lui.

9h. La minute se suspend dans les airs. Comme bien souvent il a ce moment de perdition, cette pointe de nostalgie, cette tristesse qui l'envahie quand vient le moment d'ouvrir la porte. Il le fait toujours en retard, incapable de ne pas prendre cette minute pour penser à tout ce qu'il connaitra jamais. Tout ce dont il est fier et qu'il ne pourra pas partager avec ceux qui lui connaissaient ce rêve. Il aurait aimé voir sa soeur se promener entre les étagères de Zonko's. La voir jouer avec l'oiseau mécanique qu'il a gardé de leur père. Avec les idées qu'il avait, et que Charles a pu mettre en pratique. Il aurait aimé voir le sourire de Willow en découvrant les couleurs et les objets qui s'animent chaque matin. Les lutins qui se mettent à chanter, les nains de jardin qui dansent frénétiquement, et même les boules d'amour - où il y a de la fumée pailleté qui tourne constamment et qui rend euphorique. Il aurait aimé voir le sourire de sa petite soeur, alors qu'elle découvrait cet univers - il adorait la voir quand elle se perdait dans l'atelier de leur père. La voir si naïve et illuminée. Illuminée de vie. De joie. Canaille.
Perdue.

Il sent que sa gorge se noue comme chaque fois que le sourire de Willow émerge sous ses paupières. Il soupire lourdement, se retrouve à imaginer sa petite soeur devant lui, du haut de ses six ans. Comme la dernière fois qu'il la vue. Il grimace, et secoue sa tête pour chasser les pensés négatives. Pas étonnant qu'il soit à ce point perturbé - dans deux semaines sa mère fêtera cinquante ans. Et elle a n'a de cesse de réclamer Willow ces derniers temps. Elle murmure ce nom, le seul qui passe la barrière de ses lèvres depuis l'incident. Et Charles doit simplement lui répéter qu'elle viendra. Demain. Et demain vient jamais dans l'esprit de leur mère qui se lève perdre dans un cercle vicieux et vicérale.
9h01. Plus le temps de penser. A présent il s'approche de la porte, fait sonner la cloche, et voila le début de la journée. Il se perd rapidement dans le flot de visiteurs, fait des ventes extravagantes mais surtout il attend l'arrivée des étudiants de Poudlard. Des potions pour faire pousser les cheveux, des colora-poils, des bombabouses; du plus classique à la nouveauté, il n'y a rien qu'il ne vende pas.

Sauf l'oiseau qui tourne dans sa cloche de verre. Il se rend compte qu'il a accroché l'intérêt d'une cliente, et qu'elle s'en approche de trop près. Peut être à cause de cette date, de ces moments de perdition ou de sa nostalgie, il peut pas s'empêcher de s'en agacer. Il est habitué à ce que les gens regardent l'oiseau, et propose un prix. Mais jamais il pourrait se décider à s'en défaire. Il l'aime de trop parce que Willow l'adorait. Alors le voir toujours convoiter ca a tendance à l'agacer, et alors qu'il est constamment avenant, cette fois il approche pour parler avec plus de férocité que d'habitude.
CHARLES — « Désolé, mais cet oiseau n'est pas à vendre. » Qu'il s'attendait pas à ce que la jeune femme lui fasse monter une impression de déjà vue. Pour le moment elle lui tourne le dos, et il se dit simplement que c'est une étudiante parmi d'autre. Même si elle lui dit rien. Sauf qu'en réalité elle est tout pour lui.

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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Dim 28 Mai - 23:55

Le brusque retour du passé
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Je grimace en mettant un pied dans la boutique. Le loup en moi s'indigne : trop de monde, trop de bruit, trop d'odeurs aussi. J'ai les sens en éveil et les oreilles qui bourdonnent. Au point que je doive rester sans bouger quelques secondes pour m'habituer à l'endroit. A l'ambiance. On dirait la maison, l'atelier de mon père, à cause des souvenirs qui remontent j'ai la gorge qui se nouent et les yeux qui piquent. Si j'en ai besoin (et surtout l'occasion de fuir), au moins j'aurai l'excuse de l'allergie... je soupire. Dans ces moments-là je me demande toujours ce qui a poussé le Choixpeau à me Répartir dans la maison des courageux si en dehors des jours d'après-pleine lune je suis et ai toujours été la pire des trouillardes.
Des lâches plutôt.
Mais je reconnais que c'est bien mon côté tête brûlée qui fait bouger mon pied alors que je n'avais rien demandé, pour me faire suivre les filles à l'intérieur. Je bouge avant qu'elles ne me l'ordonnent, parce que finalement, j'ai que cette solution entre les mains. Plus le temps de chercher à rebrousser chemin alors que c'est déjà trop tard.
Si j'ai jamais voulu entrer dans cette boutique c'est pas pour rien. C'est pour ne pas avoir à affronter le regard de Charles. Parce qu'au fond de moi j'ai l'idée qu'il saura tout de suite pour ma nouvelle condition. Et que j'ai peur de sa réaction. En même temps, j'ai besoin de réponses, de savoir pourquoi il m'a laissée tomber d'un seul coup. Sans donner de nouvelles ou chercher à en avoir. A l'Orphelinat ils disent qu'il a besoin de temps, enfin c'était ce qu'ils disaient au début. Ils ont vite abandonné de répondre à mes questions en disant simplement "qui voudrait d'une sœur comme toi ?"
C'est sûr que peu de gens seraient tentés d'avoir un loup-garou dans leur famille.
Bref. Je chasse ces pensées négatives et j'observe les filles qui filent vers leurs rayons préférés sans vraiment faire attention à moi. Tant mieux. J'ai envie d'être seule pour visiter le coin.
D'un coup d'œil je vérifie qui se trouve dans l'allée juste devant moi. Bon, personne qui ne ressemble à Charles en vue. Il aura changé depuis tout ce temps mais je suis (presque) sûre de le reconnaître au premier coup d'œil.
J'ai le cœur qui se serre un peu plus. Évidemment que ça ne sera pas le cas de sa part pour moi. Et c'est peut-être mieux comme ça ?
Réponse : aucune idée. Arrêt sur image.
Dans ma tête y'a tout qui se bouscule. Les griffonnages de mon père dans ses carnets pour garder ses idées quelque part et les objets des rayonnages se mélangent. Je me surprends à sourire, l'impression de retomber en enfance. Faut avouer que je me sens bien, ici. J'en oublierai presque le bruit et les clients bien trop nombreux, tellement qu'on pourrait croire que la boutique va craquer dans les secondes suivantes.
J'ai l'impression de tout reconnaître même si je n'ai jamais vu la plupart des objets en vrai. Tous sauf.... je m'arrête. Pour ne plus bouger du tout.
Cette fois j'ai vraiment le cœur qui bat beaucoup trop vite.
Et pas pour rien.
C'est l'oiseau qui m'attire et je reste un moment, toujours sans bouger en mode danseuse étoile moldue, perdue dans toutes les émotions qui m'animent à ce moment-là. C'était censé être un cadeau pour mes douze ans.
Ca aussi, je n'ai jamais pu l'avoir.
Bam, mes yeux font leur grand retour et même si, avec les sens du loup, j'aurais dû entendre les pas qui se rapprochent de moi, ce n'est pas le cas. A la place l'oiseau m'hypnotise.

CHARLES — « Désolé, mais cet oiseau n'est pas à vendre. »

J'aurais dû faire plus attention. Je sens que je sursaute et je ne peux pas m'empêcher de tourner la tête. Je fais une bien piètre Gryffone à ce moment. Incapable de le regarder en face je détourne les yeux. En même temps, qu'est-ce que je pourrais faire ? Sauter dans les bras de Charles - parce que c'est lui, même si il a changé je le reconnaitrais dans le noir - ou filer le plus vite possible ? Ou rester et balancer un "j'espère bien qu'il n'est pas à vendre" ?
Impensable. J'essaie d'adopter un visage neutre et de reprendre contenance. Difficile à faire mais j'ai l'impression d'être convaincante.

WILLOW –  « Vous en faites pas, je faisais que regarder. »

Je n'ai pas choisi mes mots au hasard. Bref retour en arrière...

« Reviens, tu sais très bien qu'on n'a pas le droit de rentrer tous seuls ! »
« Juste pour cinq minutes. Et on regarde juste, c'est pas dangereux de regarder. S'il te plaît Charly... »
J'ai six ans, une main posée sur la poignée de porte de l'atelier de notre père. Parents absents et Charles chargé de me surveiller. Je m'ennuie. Le pauvre.
« Je parie qu'il a posé des sortilèges sur la porte pour la verrouiller. »
« M'en fous, ça peut pas être dangereux non plus. Trouillard ! »
« Si t'y tiens c'est toi qui ouvre. Et ce sera de ta faute. »
« Pas grave. »
Je ne l'écoute plus et je pousse la poignée. Mauvaise idée. Un grésillement et...


Je cligne des yeux. Ca ne va pas le faire si je commence à me perdre dans des souvenirs comme celui-ci. Concentre toi, Willow ! Je grimace et j'essaie de rectifier le tir. Histoire que ma phrase ne lui fasse pas penser à la même chose que moi.

WILLOW –  « Comment ça marche ? »



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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Jeu 1 Juin - 23:26

le brusque retour du passé
Willow & Charles Zonko

Sourire - c'est comme un mantra chez les Zonko depuis toujours. Il se souvient pas d'une journée dans son enfance qu'il a pas passé plier en deux, à rire stupidement pour tout et rien. Il se souvient avoir eut les larmes aux yeux à force de rigoler. Il se souvient des crampes à la mâchoire et au ventre, à se tordre de douleur sans pouvoir s'arrêter de s'esclaffer. Il se souvient de toujours avec un sourire aux lèvres, même discret, comme si le bonheur le quittait jamais. Il s'en souvient avec la nostalgie de ceux qui ont perdu leur innocence et en ont conscience. Parfois, il a le sentiment que cette vie-là n'est qu'un film. Il le regarde en boucle, le passe encore et encore, devant un regard éteint mais qui ne s'en lasse pas. Comme observer le monde autour de lui qui s'agite en tâchant de se rappeler ce que cela fait d'être ainsi. De sourire autant. De rire autant. A s'en briser les côtes.
Les côtes sont brisés d'avoir trop pleuré, d'avoir perdu ce qui le faisait sourire si facilement à l'époque. Il se souvient de son père, et de ses idées farfelues qui le maintenaient éveillées toute la nuit. Il a perdu des heures à l'observer dans son atelier, pour apprendre les sortilèges; Apprendre à faire de la magie un moyen de rire plutôt que d'attaque ou de défense. Il a apprit qu'il n'existait pas que cela, finalement. Que la magie est un don, un talent qui permet de faire du sorcier un artiste. Il lui avait donné ce gout pour la création et pour la joie - surtout celle des autres aujourd'hui.

Mais il y a des choses qu'il a ramené de son passé, souvenir préservés avec tout l'amour dont il est capable. L'oiseau mécanique fait parti des objets qu'il préfère, parce qu'il sait que c'était aussi le préféré de sa petite soeur. Il peut pas s'empêcher de sentir son coeur le tirailler douloureusement, chaque fois qu'il se souvient du regard pétillant de Willow devant l'oiseau en marche. L'obsession qu'elle a rapidement développé pour lui, désireuse parfois de traverser la maison au milieu de la nuit pour rejoindre l'atelier et le regarder. Charles sur ses talons à s'inquiéter de se faire prendre la main dans le sac, sachant qu'ils n'étaient pas autorisés à se rendre dans ce lieu sans un adulte avec eux. Il y avait trop d'objets encore instables, de mécanismes délirants et de magie sauvage pour que deux enfants puissent s'y trouver sans danger. L'ironie de tout cela, c'est que ce n'est pas la folie créatrice de Zonko qui a tué sa petite soeur. Mais son refus de créer.
Il secoua la tête, s'insurgea plutôt de voir une jeune femme trop près de l'objet. Son instinct protecteur de frère meurtri prenant le dessus. S'il était un être aimable et souriant, aujourd'hui il été sensible. Trop sensible ce qui le rendait grognon et agressif. Plus que d'habitude, et autant que Zonko pouvait l'être. Comme un chaton avec une belote de laine. La jeune étudiant ne sembla cependant pas s'en offusquer, tournant plutôt un regard contrit vers le sorcier.
WILLOW — « Vous en faites pas, je faisais que regarder. » Gelée. Figé sous le regard de la jeune femme comme un fantôme devant le Basilique, il se retrouve à perdre le souffle. Perdre ses mots. Perdre la tête. Il a son coeur qui bat aussi fort qu'un premier amoureux au premier regard - mais son amour a lui ne connait pas de mort dans les limites du désirs et de l'habitude. Il aurait jamais pu se lasser d'un tel regard, de cette expression innocente et craintive, de cette lueur qui jadis y brillait. Flamboyante vivacité de l'enfant courageuse jusqu'à l'imprudence. Il n'a jamais vu un regard émeraude qui soit aussi proche de celui de Willow - il a le sentiment de revenir sept ans en arrière lorsque pour la dernière fois il a prit sa soeur contre lui, ignorant que ce serait la dernière fois. Et il crève sous son regard.

Puis l'instant passe, elle détourne le regard, et lui reprend son souffle. Il peut pas croire que ca soit arrivé. L'impression de déjà vu et pourtant - pourtant elle ressemble à Willow sans être elle. Elle serait sans doute ainsi si elle avait survécu à l'attaque. Et ca tord le coeur de Charles plus encore. Ca lui tord douloureusement, et il voudrait juste fuir. Sauf qu'elle le retient d'une question.  
WILLOW — «  Comment ça marche ? » Il se tourne alors vers l'oiseau, comme elle. Et ses paroles reviennent comme un mantra. Comme lorsqu'ils allaient dans l'atelier pour l'observer, et qu'il lui disait qu'il ne voulait pas :
« On devrait pas être là, Willow, je t'en pries. On reviendra demain avec Papa, et tu pourras jouer. »
« Mais je ne veux pas jouer, Charlie ! » 
« Alors pourquoi on se trouve là au milieu de la nuit... tu passes des heures ici déjà la journée, qu'est-ce que tu y fais ? »
« Je fais que regarder... »
Il secoue la tête, se disant qu'il a peut être gardé le silence trop longtemps. La gorge sèche, il prend dans sa poche un bonbon à sucé qui lui fait reprendre ses esprits. En tout cas l'espère-t-il avant que la jeune femme le trouve trop étrange.
CHARLES — « Pardonnez-moi je... je suis un peu distrait. » Dit-il d'une voix trop roque, trop dure, trop emplie d'émotions qui risquent de le submerger soudainement. « C'est un oiseau moldu que mon père a ensorcelé il y a longtemps. Sa meilleure réussite. Les objets moldus supportent mal la magie en général mais en utilisant les runes il a sût trouver le parfait équilibre. » Explique-t-il en gardant ses yeux sur l'objet plutôt que sur elle. « C'est le seul souvenir qu'il me reste de lui. Sa seule création. C'est lui qui m'a inspiré cet endroit. » Son coeur s'est pas calmé, pas plus que le sentiment qu'il se passe une chose importante et qu'il ne saisit pas. Il veut pas - il ne peut pas se donner l'espoir d'être au milieu d'un rêve. Un rêve où Willow n'aurait pas dix ans, mais dix-sept et où elle lui reviendrait enfin. Willow était morte, son corps déchiqueté n'avait pas même pu recevoir les honneurs et Charles ne lui avait jamais fait ses adieux.
CHARLES — « Je crois ne vous avoir jamais vu dans la boutique. Avec un regard pareil je n'aurai pas pu vous oublier... »



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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Mar 6 Juin - 18:03

Le brusque retour du passé
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Toute cette situation est trop étrange pour que je réussisse à continuer à jouer la comédie plus longtemps. Mais faire semblant c’est un moyen de survie ou presque, j’ai pas envie de rester plus longtemps ni que Charles comprenne qui je suis. Parce qu’il n’est pas idiot et que ça va forcément arriver. Je n’ai pas envie qu’il revienne dans ma vie et encore moins qu’il apprenne ma nouvelle condition, ce qui se passera forcément si je finis par dévoiler la supercherie du Ministère. C’est hors de question. Je préfère encore qu’il reste loin de moi pour éviter que ça fasse trop mal. Parce que je sais qu’il me tournera le dos quand il sera mis au courant pour le loup. Je l’appelle ma condition parce que je n’ai pas d’autre mot pour le qualifier, malédiction peut-être ? Sûrement même.
Rester perdue dans mes pensées ne m’aide pas mais c’est la seule solution qui s’offre à moi et la seule excuse que je peux trouver pour garder le silence. Je ne me concentre pas sur Charles mais sur l’oiseau – comme souvent d’ailleurs – et mes yeux suivent la trajectoire de son vol. Prisonnier dans sa cage de verre il ne cesse de faire des cercles au milieu. Aussi gros que la boule qui se forme dans ma gorge. On dirait moi, prisonnière dans les cages du Ministère, pas simplement une fois par mois lors des nuits de pleine lune mais tout le temps. Prisonnière de mon passé à chaque fois qu’un des professeurs m’appelle Miss Hooper. Je ne peux jamais m’empêcher de sursauter quand ça arrive. A croire qu’au bout de sept ans je ne m’y suis toujours pas habituée.
Charles a de la chance. Je n’ai rien pu garder de ma vie d’avant, pas même les habits que je portais ce soir-là ou le livre, L’Histoire de Poudlard que j’avais sur les genoux au moment où le loup garou a brisé la porte fenêtre. Tout a été brisé par sa folie ce soir-là. Ma robe défoncée par ses crocs était irrécupérable. Je n’ai aucun souvenir de notre ancienne maison mais Charles si, et je sens la jalousie m’envahir. Même mon nom je n’ai pas eu le droit de le conserver, mais lui, il a gardé l’oiseau.
Comme avant je peux pas m’en détacher. Mais dans mon reflet tout ce que je vois c’est un regard perdu avec le discret éclat ambré caractéristique des yeux d’un loup-garou.
Je ferme brièvement les yeux pour ne plus les voir. Quand je les ouvre à nouveau, ils retrouvent leur bleu originel et je recommence à respirer. Impossible d’ignorer les émotions qui traversent mon frère en ce moment. C’est les sens du loup qui me les indique. Et je sens que j’ai visé juste. Satisfaction. Aucune idée pourquoi mais je ressens ça comme une victoire. Un début de vengeance discrète pour son silence. Il m’a laissée tomber. Alors j’ai bien le droit de me venger contre ça, non ?
Il a de la chance. Parce que je garde la violence pour Greyback. Je vais pas te laisser fuir si facilement Charlie. Pas cette fois encore. Alors j’attends la suite, qu’il réponde ou pas. C’est lui qui choisi mais je suis prête à attaquer une nouvelle fois.
Charles recommence à parler et me tire de mes réflexions.
Au travail, Willow.
Pour faire passer la pilule et aussi faire comme si ma phrase était une phrase totalement innocente – non Charles, tu te trompes, ta sœur et morte et cette fille n’a dit qu’elle ne faisait que regarder par hasard – je lui demande comment l’oiseau fonctionne, même si je le sais déjà. J’ai vu mon père l’ensorceler sous mes yeux. Je sais quelles runes il a utilisé et c’est ça qui m’a poussée à choisir l’Étude des Runes en option en troisième année.

CHARLES — « Pardonnez-moi je... je suis un peu distrait. »

C’est exactement ce que je pensais. Le contraire m’aurait étonnée.

« C'est un oiseau moldu que mon père a ensorcelé il y a longtemps. Sa meilleure réussite. Les objets moldus supportent mal la magie en général mais en utilisant les runes il a sût trouver le parfait équilibre. C'est le seul souvenir qu'il me reste de lui. Sa seule création. C'est lui qui m'a inspiré cet endroit. »

Je réfléchis en même temps. Les symboles des runes gravées sur l’oiseau ont disparu avec le temps, ou il vole trop rapidement pour que je puisse les voir. Mais je fouille dans ma mémoire, et ça suffit pour que je retrouve des runes qu’il aurait pu utiliser. Fehu, qui charge les objets en énergie – il faut bien que le mécanisme puisse tourner en permanence – Raidhu, le Chariot, donneur de cohérence, indispensable aux transformations ; Wunjo qui associe les runes… Peut-être. Et un Wingardium Leviosa qu’il avait réussi à rendre permanent. Mais j’oublie vite les runes. J’ai une question et j’ai besoin de réponse. Savoir pourquoi il parle de notre père au passé. Seulement, je me sens incapable de poser la question qui me démasquerait tout de suite. Et je crois que je n’ai pas vraiment envie de savoir ce que nos parents sont devenus. Je baisse la tête, la gorge toujours douloureuse. Est-ce qu’il est mort, Charles, après cette nuit ? J’ai le droit de savoir, non ?
Mais pas le droit de demander. Pour ta sécurité et la mienne.

WILLOW –  « Il devait être exceptionnel, votre père. »

Raté. Une parfaite inconnue n’aurait pas dit une chose du genre. Mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Désolée Charles. Il faut que j’y aille. Du coin de l’oeil je repère une tête connue qui sort des rayons.

CHARLES — « Je crois ne vous avoir jamais vu dans la boutique. Avec un regard pareil je n'aurai pas pu vous oublier... »
WILLOW –  « C’est que… euh… que je n’aime pas trop les farces depuis que j’ai été victime d’une farce qui a mal tourné. Du coup, je suis pas vraiment venue avant maintenant. »

Pourtant tu as quand même réussi à m’oublier Charles, alors que tu avais promis.
Trouver quelque chose à dire, vite. Une excuse toute bête. Et crédible. Sauf qu’il est intelligent Charles, et qu’il ne se laisse pas avoir si facilement. J’ai le cerveau qui fonctionne à toute allure mais une des filles a l’air d’avoir décidé de me sauver la vie.
Une farce qui a mal tourné. Ça veut tout dire et ne rien dire à la fois.

« Hey ! Will, regarde ça, j’suis sûre que ça va t’intéresser. »

Je rêve, ou elle m’a appelée Will alors qu’elle sait très bien que je déteste ça ? Je n’ose pas regarder Charles. Will. Ma couverture est foutue. A ce moment-là j’ai qu’une envie, de défoncer mon amie mais elle ne comprendrait pas – Charles non plus d’ailleurs.

« Oups... désolée d’interrompre… »

Soupir. Les autres gloussent et je leur lance un regard noir. Piètre diversion qui n’en est même pas une au final, parce qu’avec ce diminutif débile, je ne suis pas sauvée, mais totalement grillée.



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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Jeu 8 Juin - 21:57

le brusque retour du passé
Willow & Charles Zonko

Il y a son coeur qui s'déglingue dans sa poitrine, qui bat trop fort pour qu'il prétende pouvoir se concentrer. Quand on regard croise celui de la jeune étudiante devant lui il se fige comme si le temps s'arrêtait soudainement et que six années le rattraper. C'était impossible - c'est sans doute pour cela qu'il fait pas de commentaire, qu'il reste aussi impassible qu'il le peut. Sauf que Charles Zonko n'est pas connu pour être impassible, mais pour porter ses émotions au-devant du monde sans se soucier de ce que les autres pourront dire. Quand il doit pleurer il peut le faire en public, et quand il rit c'est toujours trop fort. Alors se forcer à n'avoir aucune réaction c'est tout sauf normal chez lui - sauf que la jeune femme ne semble pas s'en rendre compte. Sauf qu'il peut pas détacher ses yeux d'elle, et que sans doute quelqu'un d'autre pourrait croire à un coup de foudre. Ou quelque chose de tout aussi romantique et ridicule - Charles n'avait jamais désiré une femme et ce n'était pas maintenant que cela allait changer.
C'était autre chose, et c'était bien plus perturbant. Ca remuait en lui des souvenirs qu'il pensait enfouit. De se retrouver devant cet oiseau mécanique avec cette fille-là, et ne pas avoir l'impression que c'était mal de l'accompagner. De la voir se poser des questions, et y répondre - alors qu'il était plutôt à détourner l'attention des clients sur l'objet, ou d'éviter de trop en dire, de s'étendre sur la question. C'était trop douloureux, en général, que de parler de cela - de ce qui lui a couter sa joie de vivre pendant trop longtemps. De ce que l'obligeait à chercher à faire rire les autres constamment, une drogue pour se forcer à être heureux par procuration, à défaut de pouvoir l'être par lui-même.
WILLOW – « Il devait être exceptionnel, votre père. » La réponse lui arrache un sourire triste - la mélancolie qui l'étreint toujours quand il s'agit de parler de sa famille au passé. Comme s'ils avaient tous disparu ce soir-là. Et quelque part c'était bien le cas. Dans le mutisme de sa mère s'hurlait les mots de rage d'une femme qui avait vu son enfant lui être arraché. Quant à son père il était impossible à présent de lui arracher une pensé cohérente.
CHARLES — « Il l'était. Mais à présent il n'y a plus que la folie qui le fait divaguer, et il n'arrive plus à créer quoi que ce soit. » Il se surprend lui-même à parler ainsi, comme si fatalement elle devait savoir. Comme si son esprit était bien trop perturbé par la présence de cette jeune femme-là pour resté silencieux. Parce qu'elle lui rappelait Willow, de bien des façons - et penser à sa soeur fit naitre des larmes au coin de ses yeux qu'il se força à effacer d'un geste de la main. « Un accident lui a couté sa raison. Alors j'ai reprit le flambeau. » Qu'il termine en tâchant de mettre plus de jovialité, comme si ce n'était rien. Comme si son coeur n'était pas en lambeaux.

Et il préfère finalement changer de sujet, se concentrer sur elle plutôt que son passé. Ou alors ignorait cette impression que l'un ne va pas sans l'autre. Qu'il y a trop de mots dans le regard voilé de la jeune femme pour qu'il pense qu'elle est parfaitement inconnue. Trop de choses qu'il reconnait sans les avoir jamais vu. Des expressions, froncement de sourcil à peine perceptible, que Willow avait quand elle tâchait de faire abstraction de sa frustration. C'est que sa petite soeur a toujours été un livre ouvert, à présent à jamais fermé.
WILLOW – « C’est que… euh… que je n’aime pas trop les farces depuis que j’ai été victime d’une farce qui a mal tourné. Du coup, je suis pas vraiment venue avant maintenant. » Il opine - l'hésitation qui se cache dans la voix de la jeune femme lui fait pressentir qu'il y a dans cette farce plus qu'une simple rigolade. Que ca la blessé profondément et ca arrive quelque fois. Quelque fois ca tourne mal, et il n'y a pas grand chose qui puisse guérir la peur d'être moquée à nouveau.
CHARLES - « J'espère ne pas avoir contribué à cette mauvaise blague, d'une façon ou d'une autre. Ou si c'était le cas, j'en suis navré. » Qu'il dit plutôt en espérant ôter la tension des épaules de la jeune femme. Mais plus il reste à ses côtés, et plus il se tend lui-même, des sensations qu'il retrouve, de l'envie soudaine de la prendre dans ses bras sans oser expliquer pourquoi. D'autant quand il y a une de ses amies - apparemment - qui s'approche pour l'apostropher.
« Hey ! Will, regarde ça, j’suis sûre que ça va t’intéresser. » Will. le surnom est trop familier, qu'il se tend à nouveau, le sang figé dans ses veines et le coeur qui s'arrête de battre. Comme mort pendant un moment, à penser, espérer - l'espoir le tue à petit feu, et à présent il brûle carrément. Mais il doit calmer ses pensés qui s'enfuient vers des espoirs illogiques. Willow est morte, et même si c'est le même regard et ce sourire innocent, il peut pas s'empêcher de se dire que ca ne peut pas être elle. Il entend à peine la demoiselle qui s'excuse à côté, totalement figé sur la jolie blonde.
CHARLES — « Will ? C'est l-le diminutif de... ? » Il ose pas le dire. Sans doute parce qu'il veut pas foutre trop d'espoir dans des rêves irréels. Parce qu'il a beau en avoir l'impression il sait qu'il perd la raison. Qu'il y a aucune chance pour que la jeune femme face à lui soit sa petite soeur disparut six ans auparavant.



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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Ven 9 Juin - 1:20

Le brusque retour du passé
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Est-ce qu'il fait froid ? Aucune idée. Est-ce que je meurs de chaud ? Aucune idée non plus.
Tout ce dont j'ai conscience, là, c'est que j'ai du mal à réfléchir. Que les sens du loup prennent le dessus. Je le vois à mes pupilles ambrées par moments. Et j'essaie de me persuader que c'est l'éclat doré de l'oiseau mécanique qui, en passant devant, a sa couleur qui s'y reflète. Mais je continue à avoir peur. Peur de ce que je ressens maintenant, peur du retour de mon passé qui arrive trop rapidement pour que je le contrôle. Je ne sais pas ce qui m'a poussée à entrer dans la boutique de Charles. Ce que je sais juste, c'est que je n'aurais pas dû. J'ai renié cette partie de ma vie il y a longtemps. J'ai passé six ans en solitaire. Orpheline. Sans nom. Hooper n'est qu'une formalité. Willow Hooper c'est un masque, un masque que j'ai cru pouvoir conserver jusqu'à la fin de mes jours, sauf qu'évidemment, il a fallut que je passe la porte de Zonko's, et que j'y croise Charles, alors que c'était peu probable vu le monde. J'aurais simplement eu à éviter la caisse. Attendre les autres dehors. Entrer pour faire comme si et qu'elles me laissent en paix. Et laisser la vie suivre son cours.
Mais rien ne se passe comme prévu. Il a fallu que je voie l'oiseau. Qu'il ait gardé l'oiseau. Qu'il ait pu garder des souvenirs de notre vie d'avant alors que je n'ai rien, juste ma mémoire que j'enterre tout au fond de moi, pour ne pas y être confrontée de nouveau.
J'peux pas rester plus longtemps - j'en ai pas le courage. Pourtant je force Charles à rester. J'ai pas non plus le courage de le laisser partir. Ca fait trop longtemps. Le voir crée un tourbillon dans ma tête qui met tout sens dessus dessous et m'empêche de me concentrer. Je suis incapable d'ordonner mes pensées. De les classer. Il me faudrait un pentacle, là tout de suite maintenant.
Quand Charles parle de notre père je peux pas m'empêcher de poser des questions. Parce que je veux savoir, s'ils sont vivants ou morts, ce qu'ils sont devenus. Je veux savoir si j'ai une chance de les revoir un jour, je m'en fiche de leur état. Qu'ils soient capables de me reconnaître ou non. Je veux les voir et m'excuser. Parce que j'ai l'impression que tout est de ma faute.

CHARLES — « Il l'était. Mais à présent il n'y a plus que la folie qui le fait divaguer, et il n'arrive plus à créer quoi que ce soit. Un accident lui a couté sa raison. Alors j'ai reprit le flambeau. »

Je baisse la tête, le sentiment de culpabilité me frappant en plein fouet. Ca fait mal. Mal de le savoir, mais j'ai posé la question - tacitement - et maintenant j'ai une partie de ma réponse. Je l'ai cherché. Mais j'ai mal. C'est pas étonnant… Est-ce que je dois insister ? Risquer de tout gâcher, gâcher ma tentative d'anonymat pour tout savoir ?
Aucune idée. Mais faut croire que je suis censée lui répondre, à Charles, ouvrir la bouche pour ne pas éveiller ses soupçons, encore plus qu'ils ne le sont déjà.
N'empêche. Charles, je veux savoir. Dis moi. Tout, sans rien cacher.
Cacher... ça me perturbe, d'arriver à rester discrète. J'suis passée d'ouragan, d'incapable de garder ses secrets à une fille muette comme une tombe. Je ne me reconnais plus. Surtout maintenant.
Est-ce que je dois tout gâcher ?
J'ai un sourire mental. J'serais pas une vraie lionne si je ne prends pas de risques. C'est dire à quelle point la situation est désespérée...
Je baisse la tête. Qu'est-ce qu'une parfaite inconnue pourrait faire d'autre ?

WILLOW –  « Je suis désolée. »

C'est vrai Charles. Je suis désolée. Désolée pour tout ce qui s'est passé, même s'il n'y a pas que moi en cause, et que tu aurais dû chercher, remuer ciel et terre, t'accrocher à l'espoir que je sois toujours en vie à cause de l'absence de corps. J'aurais voulu que tu le fasse, que tu me retrouve avant que je ne me réveille à l'Orphelinat, au milieu de mes semblables. Seule.
Mes yeux crient toute cette tirade mais les mots ne franchissent pas la barrière - protectrice ? - de mes lèvres.
Y'a quand même un cri presque muet qui sort, j'raconte cette histoire de farce, je m'accroche au passé, à avant, à l'attaque. C'est la seule chose qui me relie à Charles, la seule chose qui pourrait lui mettre la puce à l'oreille. Lui faire deviner ce que je suis parce que je suis incapable de lui annoncer. Qui oserait dire quelque chose du genre "coucou, c'est Willow, tu te souviens de moi ?"  

Pas grand monde. Pas même une lionne de jour, louve de nuit.

CHARLES - « J'espère ne pas avoir contribué à cette mauvaise blague, d'une façon ou d'une autre. Ou si c'était le cas, j'en suis navré. »

J'secoue la tête. C'est pas ta faute, Charles.

WILLOW –  « Je pense pas que ça soit possible... je n'étais même pas à Poudlard, à l'époque. »

Tu joues à un jeux dangereux Hooper. Faudrait arrêter tout de suite, maintenant, aller voir ma copine qui débarque tout sourire sans se rendre compte de ce qui se passe là où on est. Je sens que tu essaie de détendre l'atmosphère mais c'est raté Charles, tu ne peux pas m'aider, à moins d'utiliser un Retourneur de Temps pour éviter cette attaque, ou inventer un remède ultime contre la lycanthropie qui tuerait la bête à l'intérieur de moi. Ou tu pourrais m'aider en devinant, en comprenant, en essayant que tout redevienne comme avant...
L'autre gryffone me sauve, presque. Avec un peu de chance ça détournera Charles de cette idée de farce que je n'aurais pas dû mentionner, même s'il me fallait une excuse, j'aurais pu trouver mieux.
Will. Est-ce qu'elle sait qu'elle vient de signer mon arrêt de mort ? Que quatre lettres peuvent tout changer ? Qu'elle vient de faire une erreur, monumentale ? J'avais jamais voulu me trouver face à Charles, avant. Et maintenant c'est de sa faute s'il comprend qui je suis, en vrai.

CHARLES — « Will ? C'est l-le diminutif de... ? »

J'peux pas contrôler mon corps. J'ai la gorge qui se renoue. Les larmes qui montent. L'envie de fuir qui revient mais mon corps qui bloque, ma mémoire qui me paralyse. J'vois que c'est pareil pour toi Charly. C'en est presque rassurant.
Presque.  
J'inspire, j'expire, par le nez, comme après mes cauchemars. J'essaie de me calmer, de rendre ça discret. Avec un peu de chance, ça va marcher. Et j'finis par sourire, même avec un regard désolé.

WILLOW –  « J'sais pas si c'est l'âge qui t'a ramolli le cerveau... mais je t'ai connu plus rapide à la détente, Charly. »

J'ai longtemps imaginé cette scène dans ma tête. Mais jamais, jamais comme ça.




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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Lun 12 Juin - 10:53

le brusque retour du passé
Willow & Charles Zonko

Quand il avait appris qu'il allait être Grand Frère, Charles avait été transporté d'une joie intense. Incapable d'ôter de son esprit l'idée que l'enfant qui allait naitre serait sans doute l'être le plus important de son existence. Jamais il n'avait manqué d'offrir trop d'amour aux personnes l'entourant, déclamant à sa mère des poèmes écrits stupidement lors de son anniversaire ou des repas de famille, ou montrant constamment à son père son admiration et son désir d'être - si ce n'est son égal - lui plus tard. Mais sa petite soeur, quand il l'avait vu la première fois, il l'avait aimé au-delà de toute raison. Minuscule, fragile, vulnérable - elle portait le nom de Zonko et en avait la malice; elle serait parfaite, avait-il décidé, et il ne laisserait personne en abuser. Charles avait toujours été protecteur, surveillant sa mère quand elle s'occupait de Willow pour s'assurer que la gamine ne se mettait pas à pleurer. Se rendant dans sa chambre le soir, pour vérifier qu'elle respirait toujours, et son sommeil était paisible. Et quand il ne l'était pas, il passait un bras entre la barrière du lit de bébé pour poser une main sur sa poitrine et la calmer - alors l'enfant ne se débattait plus, et Charles s'endormait dans une position des plus inconfortables. Sauf que rien n'y faisait, et dés que Willow faisait un cauchemar ses parents retrouvaient Charles endormi à son chevet le lendemain.
Mais Willow était morte - Charles échouant à protéger ce qu'il avait de plus cher. Et aujourd'hui, il n'avait plus qu'à vivre avec une culpabilité mortifiante qui l'empêcher de connaitre parfaitement le bonheur ou d'envisager vraiment l'avenir. Il avait l'amour d'Adonis et ils reconstruisaient une relation sur les cendres d'une infidélité datant de six ans auparavant. En perdant Willow, Charles avait senti une si vive douleur qu'il avait refusé de prendre le risque de voir Adonis lui être arraché cruellement par la guerre aussi. Alors il l'avait trompé. Avec Ares. Pour le faire fuir. Et il avait absolument tout perdu.
WILLOW – « Je suis désolée. » L'écho de la voix de l'adolescente lui rappelait la douceur de Willow, et ses accents du Sud. Mais il se contient d'en faire la remarque, ravalant ses impressions de déjà vu pour revenir dans la conversation.
CHARLES — « Vous n'y êtes pour rien. » Répondit-il au sujet de la maladie de son père. Cet homme brillant réduit à la démence en voyant son monde s'écroulait. Charles tenait à voir ses parents assez souvent, à venir les visiter à Sainte-Mangouste dés qu'il en avait l'occasion - bien souvent le lundi matin et soir après l'ouverture de sa boutique ou lorsqu'il laissait ses vendeurs se débrouillait sans lui. Il venait aussi déposer une gerbe de fleurs devant son ancienne maison, comme pour rappeler à sa soeur qu'elle non plus il ne l'oubliait pas.

Mais en présence de cette adolescente-là, il n'arrivait pas à contrôler les souvenirs, et les pensés le menant à Willow. Il ne saurait l'expliquer, ou plutôt le prétendait. Il ne voulait pas voir de réminiscence de sa soeur dans ce regard si singulière, dans cette chevelure aux reflets roux, et ce visage mutin - elle aurait été WIllow, avec presque sept années de plus. Comme dans l'imagination de Charles, bien que la Gryffondor devant lui était bien plus jolie que tout ce que son esprit pouvait créer.
WILLOW – « Je pense pas que ça soit possible... je n'étais même pas à Poudlard, à l'époque. »
L'esprit de Zonko était pervers, trouvant des indices dans le moindre mot de la gamine pour se prouver qu'il n'était pas en train de devenir fou. Mais il se mordait la langue, s'étreignait le coeur à tout espoir vain. Il n'y avait rien qui pouvait expliquer que Willow soit vivante, qu'elle ait survécu à l'attaque, et que le Ministère l'ait caché à son frère. Bien que Charles attendait encore sa majorité, et que le Ministère avait eut du mal à trouver quoi faire de lui. Sans doute n'aurait-il pas eut le droit de s'occuper de sa soeur si jamais elle s'était retrouvée en vie - à croire que les politiques ont toujours ce besoin de s'intéresser aux affaires privées et de contrôler la population. Mais Charles était naïf; il avait simplement cru les autorités quand on lui avait appris la mort de sa soeur. Sans compter la dernière lettre de son père, le lui annonçant cruellement.

Sauf qu'une amie de l'adolescente s'approcher, et la nomme Will avec familiarité, sans se soucier de la présence de Charles. Qui se tend - le coeur battant à tout rompre d'un espoir qu'il ne peut pas contenir. Si lui préférait la nommer Low c'était par pur plaisir d'être différent du reste du monde. Ses parents l'appelaient Will avec tendresse, préférant Willow quand ils avaient quelque chose à lui reprocher ou une raison de la faire punir. Ce qui était assez rare - finalement. Sauf que ce Will innocent raisonne dans l'esprit de Zonko, et il manque d'air. Il manque de tomber face contre terre de trop d'émotions. Préférant tenter de rester mesuré qund il demande de quoi Will est le diminutif - se sentant stupide en même temps qu'il le demande. D'autnt qu'elle tourne vers lui deux grands yeux verts aux lueurs bleus qu'il reconnait sans doute cette fois. Et sa gorge s'assèche, ses yeux se remplissent de larmes quand il comprend - et même si ca n'a aucun sens il peut pas douter.
WILLOW – « J'sais pas si c'est l'âge qui t'a ramolli le cerveau... mais je t'ai connu plus rapide à la détente, Charly. » Il expulse trop d'air d'un coup, retenant par les larmes qui se mettent à couler sur ses joues - d'une joie trop immense pour que son corps puisse la contenir. Le surnom familier lui revient en centaine de flash où sa soeur l'appelait ainsi pour le faire réagir ou avoir ce qu'elle voulait de lui. Elle a toujours su comment le contrôler, l'amadouer, l'aimer sans aucune limite. Tout comme lui l'aimait prodigieusement.
CHARLES — « Low... C'es-est impossible. » Tu es déjà perdu, t'as le coeur trop heureux et si tu réalises que tu vas te réveiller de ce rêve ca te tuera. Tu le sais. « J'suis en train de dormir en vrai. Dans l'arrière boutique ca m'arrive parfois, quand je manque de sommeil e-et tu... tu peux pas... tu es morte. Tu es morte il y a six ans.. Comment... Low, c'est toi n'est-ce pas ? » D'incohérent il passe à espéré - le visage qui s'illumine de désir à ce que ce soit elle. Vraiment désire qu'elle voit vraiment là, qu'il puisse la toucher et la prendr dans ses bras. « C'est vraiment toi ? » Désire qu'elle soit sa petite soeur revenue d'entre les mots, et qu'elle lui rappelle qu'il y a rien d'impossible - et le bonheur encore moins entre toutes les choses.



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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Mar 13 Juin - 0:02

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J’avais pas la force de cacher ça plus longtemps. Et j’ai pas pu m’empêcher de l’avouer – en quelque sorte. L’avouer sans le dire, de toute façon j’en suis incapable, je peux pas, je peux plus dire oui, c’est moi, c’est Willow, ta sœur, tu rêves pas. . J’peux pas parce qu’il m’a laissée tomber, y’avait pas de corps, à sa place j’aurais remué ciel et terre pour le retrouver, fuck le Ministère et tant pis si c’était lui le loup-garou à la place. Je l’aurais ramener, et ça aurait peut-être empêché nos parents de sombre. Parce que je me doute bien que c’est parce que j’ai pas pu revenir qu’ils sont dans l’état que décrit Charles. Méconnaissables. Malades. Moi j’aurai posé des questions, j’aurais tout fait quitte à utiliser des Impardonnables et je l’aurai ramené. Et on aurait vécu avec. Lionne acharnée pour retrouver son clan – sa meute. Louve acharnée.
Et je peux pas retenir mes larmes non plus. Je perds le contrôle. C’est facile à l’approche de la pleine lune, mais c’est facile en général, mes émotions m’empêchent de réfléchir, ça a toujours été le cas. C’était pas pour rien que j’allais le retrouver le soir quand je pouvais pas dormir. Pas pour rien non plus que j’en ai rêvé pendant longtemps, qu’une fois à Poudlard j’ai entendu parler des passages secrets qui menaient jusqu’à la boutique. J’ai rêvé de m’y aventurer pour y entrer sans que personne ne le sache et me cacher à l’intérieur. Retrouver un peu de la sécurité que j’avais avant.
J’laisse des indices en parlant, je le teste. Pour voir comment il réagit. J’ai l’impression de me venger de ces six ans que j’ai passés dans l’Orphelinat à subir les regards des employés qui nous considéraient comme des monstres. Des hybrides. Des nuisibles qu’il fallait supprimer à tout prix – réduire leur partie humaine le plus possible pour montrer ce qu’on est censés être, des animaux sans conscience humaine. Des bêtes assoiffées de sang.
Mais je le teste juste pour voir la raison de son silence, le pourquoi de son abandon. J’le teste pas pour qu’il finisse par deviner ce que je suis devenue. Il doit jamais le savoir. Sinon, j’ose même pas imaginer comment il réagirait face à ça.
Comment tu réagirais Charles ? Comme les autres sans doute. Dégoût et méfiance. Et je te perdrais une nouvelle fois. Ça, je refuse.  
J’veux que tu devine tout seul. Et vu comment tu perds tes moyens ça a l’air d’être le cas. Pourquoi tu refuses l’évidence, Charlie ?
J’arrive pas à détacher mon regard de toi.
J’ai l’impression d’être de retour à mes six ans. Je vais bientôt plus me retenir de me coller contre toi, tant pis pour les gens autour. Je les ai déjà oubliés en fait.
Je continue plutôt à me concentrer sur ce Charles improbable.
Faut croire que je suis aussi perturbée que lui. Il n’y avait absolument aucun signe que ce moment puisse avoir lieu un jour.

CHARLES — « Vous n'y êtes pour rien. »

Si, Charles. J’ai pas pu les défendre, on m’a interdit de revenir, on m’a faite dormir à la place jusqu’au moment propice. Si j’avais pu revenir… tout aurait changé, pas vrai ?
Ca y est, j’ai des larmes qui s’écoulent sur mes joues. Je peux pas les contenir. A vrai dire, j’essaie même pas de le faire. Il a pas l’air de le remarquer. Tant mieux.

CHARLES — « Low... C'es-est impossible. J'suis en train de dormir en vrai. Dans l'arrière boutique ca m'arrive parfois, quand je manque de sommeil e-et tu... tu peux pas... tu es morte. Tu es morte il y a six ans.. Comment... Low, c'est toi n'est-ce pas ? C'est vraiment toi ? »

Je hoche la tête. Je peux rien faire d’autre. J’sens le poids de toutes ces années sur mes épaules, je peux plus bouger, ou presque. Tout ce que je peux faire c’est essayer de me glisser dans ses bras en priant Merlin, Godric et tous les autres pour qu’il ne me repousse pas.
Ma gorge est nouée, je pleure mais y’a quand même des mots qui sortent. Réflexe. Souvenirs. Enfouis mais qui remontent d’un coup.

WILLOW –  « J’ai fait un cauchemar, Charlie... »


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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Mer 14 Juin - 23:47

le brusque retour du passé
Willow & Charles Zonko

Ca le frappe en plein coeur pour lui faire perdre le Nord. La bouche ouverte, les yeux exorbités, et le souffle qui s'coupe dans sa gorge comme sa voix qui trouve plus de son pour se faire entendre. Et pourquoi donc ? Aurait-il hurlé sa joie sans croire qu'il se trouvait devant lui une soeur qu'il pensait morte six ans auparavant ? Une soeur dont il avait fleuri une tombe imaginaire, la pleurant constamment sans pouvoir être consolé ? Une soeur dont on lui avait annoncé la mort, en même temps que la folie évidente de parents devenus muets, quittant le monde pour un lieu de douleurs qu'ils n'ont jamais quitté. Seul - Charles avait vu son monde s'effondrer, pour tenter de survivre comme il pouvait. Pas qu'il était trop effrayé par la mort pour l'appeler à lui. Parce que s'il avait refusé de voir l'amour de sa vie lui être arraché cruellement par les obligations des sangs purs, il lui restait quand même Aliénor. Et sans elle il serait six pieds sous terre aujourd'hui.
Mais aujourd'hui c'est hors du temps. C'est un instant qui s'enfuit dans l'immortalité, un lieu qui appartient pas aux vivants quand Charles croise le regard de Willow, et qu'il sait. Qu'il sait que c'est elle, pas juste un mirage, ou un hasard cruel. Que c'est pas le destin qui lui envoie cette fille qui ressemble à sa soeur si elle avait survécu - mais bien la survivante en chaire et en os. Et à ce moment-là il n'y a pas de place pour la logique dans la tête de Charles, juste l'évidence que sa soeur lui revient, et que s'il ne sait pas pourquoi ou comment en réalité il n'en a rien à faire. Qu'il veut juste lui courir dans les bras et la serrer contre lui. Qu'il veut juste s'assurer que c'est bien vrai - qu'il rêve pas et que s'il est devenu fou il ne reprendra jamais conscience.

Sauf que dans aucun de ses délires sa soeur aurait le visage baigné de larmes. Que ca lui flambe le coeur de la voir qui pleure devant lui, alors que lui est incapable de bouger. Il est figé, dans le silence angoissant de retrouvailles qu'il s'attendait jamais à vivre. Ca le frappe de plein fouet : six ans d'absence. Six ans qui les ont changé, on fait d'eux de parfaits inconnus. Six ans, et la gamine devant lui pourrait être une usurpatrice pour lui prendre le coeur et l'pietinner. Mais il peut pas le croire. Pas devant ce regard qu'il reconnaitrait entre milles. Ce regard qu'il rêvait de retrouver.
WILLOW — « J’ai fait un cauchemar, Charlie... » Tu sais, Willow, j'ai passé des nuits entières à tenir contre moi un oreiller en imaginant qu'il avait ton parfum, à le protéger des bruits de l'orage et de la lune rousse qui te terrifiait parce que tu craignais qu'elle n'appelle les monstres. J'ai passé des années à espérer pouvoir te protéger, à avoir été là, pour te tenir dans mes bras et plus jamais te voir me quitter. J'ai passé des années, à espérer être un Grand frère de nouveau, à te voir me revenir et faire comme si tout était comme avant, comme si nous pouvions être heureux de nouveaux, ensemble. Mais je pensais pas que ce moment viendrait, et que je serais terrifié à l'idée de te prendre dans mes bras cette fois.
CHARLES — « On a dû faire le même, et j'ignore encore si je suis réveillé ou si tout est sur le point de s'effondrer de nouveau. Dans mon rêve tu n'étais plus là, et je commençais à avoir peur du noir, moi aussi. J'avais peur parce que les ombres ne se battaient contre aucune lumière, et qu'elles avaient des formes de monstres hideux. Et j'ai peur à présent, que si mon cauchemars est devenu un rêve c'est parce que je suis sur le point de me réveiller. Et que lorsque j'ouvrirais les yeux... » Il ferme la distance entre eux, incapable de se contenir plus longtemps encore, et les deux bras du frère se referment autour du corps frêle de sa soeur. « tu ne seras plus là. Alors j'refuse de te lâcher, Low. Plus jamais. » Qu'il promet en murmurant à son oreille, le nez perdu dans la chevelure couleur de miel qui à cette odeur sucré de fleurs.
CHARLES — « C'est plus un cauchemar, petite soeur, t'as plus à avoir peur. »  Alors que lui ne fait que commencer à être terrifié.




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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Lun 19 Juin - 19:58

Le brusque retour du passé
Charlillow
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Je ne contrôle plus rien, à part le loup.
Qui, lui, reste sagement coincé à l'intérieur de moi. En même temps, il n'a pas l'influence de la lune - pas tout de suite du moins - pour s'enfuir et prendre le contrôle. Il en rêve. J'le sens. Mais il reste caché dans son coin, comme si il observait la scène et que mon frère était une jolie petite proie appétissante à mordre dans l'instant. Mon frère.
J'ai du mal à le reconnaître. Moi qui croyais il y a deux secondes que c'est le même Charles qu'avant, celui que j'ai connu, que je connais par cœur, j'ai plus trop cette certitude en tête. Parce que vu comment il me regarde je sais qu'il ne me reconnaît pas.
Pourquoi, Charles ?
Ca me fend le cœur. Et je me rends compte, une nouvelle fois, que j'aurais dû continuer à faire en sorte que nos chemins restent toujours séparés. On n'aurait pas été là à se regarder comme deux inconnus au milieu d'une boutique bondée. Chance, les gens sont trop occupés par les rayonnages pour nous observer. Ils se poseraient des questions sinon, des questions dérangeantes, créatrices de rumeurs dans le château qui mettront des mois à s'estomper.
A l’intérieur de moi, c’est comme si le loup se met à grogner.
Je serre les dents.
Calme. Couché. Oui, bon loup…
J’ai tenté tout ce que je pouvais pour que tu comprenne, Charles. Glisser des indices. Agir comme avant. Malgré tout tu ne me reconnais pas et moi, je reste les bras ballants sans savoir quoi faire.
Enfin si.
J’ai encore une dernière carte en main. J’fais ce que je peux. Qu’est-ce que la Willow de six ans aurait fait en se retrouvant devant Charles ?
Ce que je fais maintenant.
J’le prends contre moi.
Mais il ne réagit pas. Tu doutes toujours, Charles, je le sens, moi j’ai tout fait pour que tu arrête de douter. Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Je lui parle de cauchemar.
Toujours pas de réaction.
Nouvelle option, pas si nouvelle vu qu’elle fait son grand retour : la fuite. J’ai envie de filer. De le lâcher et de partir en courant, m’en fous si c’est devant tout le monde. Je viens de pleurer en public, la réaction suivante ce serait de partir en courant comme une fille qui vient de se prendre un vent, non ?
Puis, enfin, tu te mets à parler. Heureusement. J’ai eu peur de t’avoir rendu muet.

CHARLES — « On a dû faire le même, et j'ignore encore si je suis réveillé ou si tout est sur le point de s'effondrer de nouveau. Dans mon rêve tu n'étais plus là, et je commençais à avoir peur du noir, moi aussi. J'avais peur parce que les ombres ne se battaient contre aucune lumière, et qu'elles avaient des formes de monstres hideux. Et j'ai peur à présent, que si mon cauchemars est devenu un rêve c'est parce que je suis sur le point de me réveiller. Et que lorsque j'ouvrirais les yeux…  tu ne seras plus là. Alors j'refuse de te lâcher, Low. Plus jamais. »

Quand ses bras se referment enfin contre moi, je savoure. Je me détends. Mes larmes ne sèchent pas pour autant mais je me sens mieux. Soulagement. Depuis le temps que j’en rêvais… j’veux que ce moment dure infiniment, pas qu’une seconde, même si tes mots font mal Charles.
Tu peux pas savoir.
Ca fait du bien et brûle comme une flèche en argent en même temps.
Charles… pourquoi tu parles de monstres devant moi ? Tu peux pas savoir la vérité, bien sûr. C’est impossible.
Je me fige quand même en sentant l’odeur de la peur sur toi.
Des monstres hideux… la vérité de ces mots-là me fait frissonner.
Je relève ma tête que j’avais caché dans son cou comme avant, même au risque de me faire rejeter.

WILLOW –  « C’est moi Charlie, c’est vraiment moi, j’suis pas un fantôme ou un rêve… s’il-te-plaît... si je te pince ce sera suffisant comme preuve ?» 

Humour pourri, humour de gamine. J’lève un visage suppliant devant lui. Je suis morte de trouille, moi aussi. Et si…

CHARLES — « C'est plus un cauchemar, petite soeur, t'as plus à avoir peur. » 

Je respire à nouveau. Mais je peux pas m’empêcher de vouloir en avoir le coeur net.

WILLOW — « Tu me crois pas...» 




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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Jeu 22 Juin - 20:15

le brusque retour du passé
Willow & Charles Zonko

Il en avait rêvé, d'être là pour la rentrée de Willow à Poudlard. Il s'était imaginé, prenant la main de Willow pour la guider à travers le mur de pierres, pour qu'elle n'ait pas peur - elle l'avait déjà traversé, mais c'était autre chose de le faire pour ne plus retourner en arrière. Pour monter dans le Poudlard Express, et gouter pour la première fois aux affres de la liberté des Sorciers. L'école offrait cela - un avant-gout de vie, d'ailleurs, une île qui se trouvait hors-du-monde et où chaque étudiant pouvait juste se découvrir. Il l'aurait aimé à passer le mur de pierres, à se retrouver sur le quai, dire au revoir à leurs parents, pour plus se détourner. Ils auraient sans doute retrouvé Andromeda, Ares, Adonis, ou Alienor - cette dernière les aurait pas quitté, sans doute parce qu'elle était la seule à savoir pour Willow. La seule à connaitre son existence - c'est qu'elle était son trésor, sa petite soeur, et il aimait ne l'avoir que pour lui. Alors il lui aurait porté sa valise, l'invitant à découvrir le train pour trouver un compartiment où ils auraient pris place avec Alienor - et sans doute les deux amis auraient eut à coeur de chasser les angoisses de Willow, de lui apprendre quelques tours pour faire fuir les professeurs, et l'aurait laissé uniquement quand elle serait monté dans la barque pour l'école. Et une fois sur le tabouret, devant l'reste du monde, le choixpeau sur la tête, Charles aurait sourit - qu'importe où irait sa soeur, il n'aurait pu être plus fier qu'à ce moment. Il l'avait imaginé des centaines de fois. Il l'avait pleuré, sa soeur qui n'avait jamais été placée sous le choixpeau, pouvant encore continuer à l'imaginer avec son sourire - ce n'était pas arrivé pensait-il alors.
Il venait de découvrir qu'on lui avait volé ce moment.

Il la tenait sans ses bras, son parfum l'entêtant, le ramenant à ses jeunes années où il savait encore être heureux. Des années qu'il avait laissé au passé, oublier dans la boite de Pandore renfermant ses regrets et ses larmes. A présent il pleurait à nouveau, d'une joie si intense qu'il avait du mal à parler, ses mots s'entremêlant sans raison, en même temps que sa pensé se perdait dans trop de nouveautés. Willow était vivant. Willow était vivante. Il n'osait pas y croire, mais ne pouvait le nier tout à la fois. L'énormité de la nouvelle le frappait, et il se sentait tomber dans un abysse d'incertitude. Se retenant à elle pour ne pas s'effondrer.
WILLOW – « C’est moi Charlie, c’est vraiment moi, j’suis pas un fantôme ou un rêve… s’il-te-plaît... si je te pince ce sera suffisant comme preuve ? » Il lâche un rire amusé à moitié entrecoupé de ses sanglots, se souvenant de leurs jeux au matin à se pincer pour s'assurer d'être bien éveillé. Jusqu'à ce que le combat mène l'un ou l'autre aux larmes, comme les jeux des enfants. Et c'était toujours Charles qui se faisait pardonner d'être idiot, en offrant des pancakes au chocolat à Low.
CHARLES — « Je m'en voudrais de te le refuser. » Qu'il dit avec un sourire attendri, alors qu'elle se détache de lui et qu'il soit frappé par deux choses. Sa beauté, qu'il n'aurait jamais pu avoir en doute, parce qu'elle avait ce regard lumineux, et ce sourire mutin. Et son âge - c'est que les années étaient passés, qu'il ne les avait pas vu, et elle avait changé. La dernière fois qu'il l'avait vu elle venait de recevoir sa lettre. A présent elle devait être en dernière année. Et il n'avait rien connu de sa vie, voyant son adolescence s'envolait. Il n'avait pas été là pour sa rentée, le choixpeau, les cours, les doutes, les examens, la peur, la magie, les amours - les premières fois qui s'envolaient, lui étaient arrachés cruellement.
WILLOW — « Tu me crois pas...» Il sourit, à travers les larmes de sa soeur, et les siennes. Trop d'espoir, d'une lumière qui l'aveugle, et il veut pas s'en défaire. Qu'il crève, qu'il se réveille et rêve de mourir, à présent ca a pas d'importance. Si elle est là, ca n'a pas d'importance.

Alors il prend son visage en coupe et la regarde dans les yeux, se plongeant dans les orbres qu'il connait par coeur. Il peut pas en douter - c'est plus le cas durant cette seconde. Le monde autour s'efface pour les laisser qu'eux, et il sourit. Il sourit comme un dément, le coeur qui bat trop fort et trop vite. A plus pouvoir penser avec cohérence.
CHARLES — « Quand t'es née, j'pensais que papa t'avait mis du Fokcabrille dans les yeux. Parce qu'ils étaient bleus électriques et brillaient dans le noir. J'pourrais jamais douter que tu es toi, avec ces yeux-là. » Qu'il dit avec un sourire en lui embrassant le front comme il l'avait si souvent faut. Et ca a un gout de regret, de perte, de destruction - de trop de choses qu'ils ont perdu, de retrouvailles sous le signe d'un manque absolue. De vouloir être ce qu'ils étaient, avec le temps qui les a effacé. Soudainement c'est trop - il suffoque de voir le monde autour de lui, et cherche un échappatoire. Il comprend pas tout, mais il a besoin de savoir. Alors il glisse sa main dans celle de sa soeur, et il la tend vers lui.
CHARLES — « Viens avec moi. » Qu'il lui dit, faisant signe à son employé qu'il prend un moment de pause, avant de l'amener dans l'arrière boutique, et de lui faire monter les marches jusqu'à son appartement. Il lui ouvre la porte, et si tôt ils sont plus qu'eux deux. Ils se retrouvent dans une intimité qu'il avait pas eut avec elle depuis leur enfance. « Assieds toi, je t'en pries. Tu... fais comme chez toi. Tu veux boire quelque chose ? Tu as faim peut être ? » Qu'il propose se sentant soudainement nerveux, à avoir trop de questions sans savoir où commencer.
CHARLES — « Comment c'est possible, Low ? Je croyais... Je croyais que tu n'avais pas survécu. » S'il avait su.

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MessageSujet: Re: Le brusque retour du passé (Charlillow)   Sam 8 Juil - 0:08

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Sécurité.
C’est ce que je ressens, lovée dans les bras de mon frère, sans avoir envie de bouger. J’veux que ce moment dure des heures, j’veux juste rester pour toujours contre lui, comme avant. Je refuse que ça s’arrête, je m’en fiche des gens autour. J’ai retrouvé Charles et y’a que ça qui compte. Je savoure, il a pas changé, j’ai l’impression d’être revenue à mes six ans quand je me glissais dans sa chambre en recherche d’un abri contre les ombres de ma chambre, qui ressemblaient à des monstres qui venaient me chercher. Des peurs prémonitoires peut-être ? Ou juste des peurs d’enfant idiotes, qui ne m’ont pas quittée pour autant – je suis toujours aussi terrorisée dans le noir du dortoir, si je ferme les rideaux de mon baldaquin, c’est pas pour rien. Voir des ombres étranges au milieu du dortoir toute la nuit et ne pas pouvoir fermer l’oeil, non, merci.
Dans les bras de mon frère je bouge plus, on dirait presque que le loup se met à ronronner, apaisé, comme un chat qui pourrait s’étirer sur le sol de tout son long. J’ai pas de chat, quand je suis entrée dans l’animalerie, ils feulaient sur mon passage, comme si ils savaient pour ma vraie nature. J’ai pas de hibou non plus. Après tout, j’ai jamais eu personne à qui écrire depuis… l’accident. Je frissonne rien qu’en y pensant, et je finis par quitter la sécurité des bras de Charlie. J’essaie de le persuader, maladroitement. J’ai aucune cohérence dans mes mots, qui pourrait dans un moment pareil, en même temps ?
Quand je l’entends rire je souris à mon tour. Mission accomplie, je pensais qu’il allait falloir raconter plus de souvenir. C’est ce que le professeur Travers nous apprend, pour reconnaître une personne d’un double en polynectar, il faut poser des questions, parler de secrets dont seuls les deux concernés soient au courant. Et des secrets de gosses avec Charles, j’en ai encore plein en réserve.
CHARLES — « Je m'en voudrais de te le refuser. »
Ah oui ? Tant pis pour toi, tu l’as cherché. Je vais pas me gêner, un rapide coup d’oeil me permet de confirmer que tous les clients autour sont occupés par les créations de mon frère que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir. Je m’écarte, puisque lui aussi s’écarte.
Willow, l’action a toujours été ton domaine, bouge !
Je bouge.
Je fais mine de l’attaquer, de façon à réussir – ou pas – à le pincer. Comme avant, même si il est devenu beaucoup plus grand que moi et si j’ai mes réflexes de loup et de Poursuiveuse, je suis sûrement moins rapide, et je ne fais sûrement pas le poids. Quoique. L’avantage d’être un garou c’est bien d’avoir les capacités physiques surdéveloppées de l’espèce. Que le meilleur gagne, Charlie. En attendant, j’ai exprimé mon plus gros doute, que je sois devenue une parfaite inconnue. C’est sûrement possible. Et c’est ce qui me terrorise le plus, plus que les ombres de la nuit. Mais là, même la nuit ne pourrait pas me faire peur. Si Charles est avec moi, j’ai pas peur de quoi que ce soit. Impossible.
Il continue à sourire, je me sens tellement mieux. Apaisée, comme je l’ai jamais été depuis six ans.
CHARLES — « Quand t'es née, j'pensais que papa t'avait mis du Fokcabrille dans les yeux. Parce qu'ils étaient bleus électriques et brillaient dans le noir. J'pourrais jamais douter que tu es toi, avec ces yeux-là. »
C’est à mon tour de sourire – un sourire serré par l’émotion. J’ai une boule qui se forme dans ma gorge. Pour contrer ça, vu que c’est le seul remède, je me rejette illico dans ses bras. En priant Godric, Merlin et tous les autres pour ne plus avoir à quitter mon nouveau refuge.
CHARLES — « Viens avec moi. » Il me prend la main, j’serre la sienne sans hésiter. J’ai pas réussi à ouvrir la bouche. Pas de ma faute, j’ai toujours préféré l’action aux mots. Et je me laisse entraîner, on fend facilement la foule, passant dans l’arrière boutique. J’fais la moue quand je vois qu’on ne s’y arrête pas – la pièce ressemble tellement à l’atelier de notre père qu’on pourrait penser que Charles a fait en sorte d’en faire un double. Même l’odeur est identique, les bruits aussi. Et je songe que là, je pourrais y rester des heures. Comme avant. On finit par arriver dans son appartement, je ralentis, j’observe par tout, comme pour graver tout ce que je vois dans ma mémoire. J’ai longtemps imaginé son quotidien après l’attaque, mais rien de ce que j’ai pu inventer ne ressemble à ça.
En arrivant dans l’appartement de Charles, je réalise que j’ai pas lâché sa main, mais ça, je compte pas le faire avant d’y être obligée.
« Assieds toi, je t'en pries. Tu... fais comme chez toi. Tu veux boire quelque chose ? Tu as faim peut être ? »
Faut croire que j’y suis obligée, de lâcher sa main. Je me pause sur le canapé le plus proche, me sentant comme une étrangère dans ces lieux inconnus. J’ai les mains qui se tortillent entre elles depuis que j’ai lâché la sienne, et je sais plus où me mettre.
Un steak. Saignant, l’plus saignant possible.
J’ai un sourire gêné.
WILLOW –  « C’que t’as à me proposer. »
Je le sens nerveux. Ou le loup le sent, à voir. Je sais pas où me mettre. Et même si j’ai aucune envie que ce soit le cas, je devine ce qui va se passer, dans pas longtemps. La question qu’il ne faut pas poser.  
CHARLES — « Comment c'est possible, Low ? Je croyais... Je croyais que tu n'avais pas survécu. »
J’avais raison, apparemment. Je me mors la lèvre, je déteste lui mentir. Mais si je lui dis la vérité… il me rejettera. Comme les autres. Je baisse la tête, envisage un moment de répondre le classique j’ai pas envie d’en parler, mais je finis par décider pour raconter une partie de la vérité.
WILLOW –  « Il m’a… presque bouffée. Enfin c’est ce qu’on m’a dit. » En un instant je revois tout. Le hurlement de ma mère, le loup qui se jette sur moi. J’ai les mains qui se mettent à trembler, le loup qui s’agite, à l’intérieur de moi. « J’ai passé plus d’un mois dans le coma. Et ils ont dû utiliser des méthodes moldues pour… refermer les plaies. »
Je dois être pâle, j’suppose. Je ferme les yeux, j’ai envie de me recroqueviller sur moi même, de plus rien entendre, plus rien voir… plus rien sentir.
WILLOW – « Ils devaient penser que j’avais aucune chance, si ils t’ont dit que j’étais… morte. Parce que je me suis sentie mourir, en vrai. »
J’essaie d’inspirer un grand coup, quand je sens que mon coeur s’affole.
WILLOW – « On peut parler d’autre chose, dis ? »




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