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 time is running out (arillow)

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MessageSujet: time is running out (arillow)   Ven 9 Juin - 23:56

Time is running out
EXORDIUM.
Depuis quelques jours l’compte à rebours habituel se réduit. J’suis pas la seule à le sentir. J’arpente les couloirs tendue comme jamais, Remus pas trop loin de moi - quoique. On s’évite certains jours. De peur que les autres comprennent et fassent le lien. Qu’les rumeurs reprennent. Parce qu’à cause des cours trop précis de DCFM ils se posent des questions. Pourquoi on doit partir une fois par mois ? Au même moment ? J’ai beau répéter que mes parents sont à Sainte Mangouste - c’est vrai - et que je vais les voir régulièrement - ça, c’est moins vrai - je sens que les autres ont du mal à l’avaler. Mais ils ne disent rien, pas en face. Ca chuchote dans les couloirs. Ca spécule. Ca se demande pourquoi j’me cache, pourquoi je suis encore plus solitaire que d’habitude, comme si j’avais envie de voir des gens en me rendant compte que j’ai envie de les mordre .

Bordel, je peux pas me retenir. Les sens accrus j’ai du mal à aller bien. Le loup prend le dessus, j’le sens et je tiens plus en place. Heureusement qu’il fait beau et que je peux passer du temps dehors sans que ça n’éveille plus les soupçons parce que sinon, j’aurais du mal à trouver des excuses. J’dois sortir, quitte à sécher des cours, sortir parce que la forêt m’appelle, et que j’ai besoin d’hurler à la lune ou au soleil le jour, certaines fois, mais je me retiens, à force, j’ai su me contenir. Un peu.
Mais pour une fois ce soir j’ai réussi à dormir. Si j’ai rêvé j’en ai aucun souvenir, j’ai pas crié en me réveillant. Ca me change. Peut-être parce que j’ai le sentiment d’avoir de nouveau renoué à mon moi d’avant , parce que j’ai revu Charles… même s’il ne m’adresse plus la parole depuis la dernière fois.

Qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter encore du silence, Charlie ? Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que quelqu’un t’a dit… pour ce que je suis devenue ?
J’ai la gorge sèche rien que d’y penser. J’ai les yeux qui piquent rien que de l’imaginer. Surtout que je pux pas savoir qui l’a dit, j’imagine les pires scénarios. Le professeur Travers ? C’est le seul à être au courant - avec le Ministère, et Dumbledore. Nos parents sont plus en état de lui annoncer ça. Ils l’étaient peut-être pas pour avoir été mis au courant, d’ailleurs. A moins que ce soit cette nouvelle qui ait plongé ma mère dans son mutisme.
C’est à ça que je pense en quittant la Grande Salle pour me rendre en salle de Défense. Encore un cours qui promet d’être éprouvant, surtout avec le goût de la viande de ce midi qui reste au fond de la bouche. Et qui le restera pendant un moment, j’ai pas la foi de prendre quelque chose de sucré pour l’estomper. C’est le loup qui refuse et j’me doute bien que pour Remus, c’est pareil. Le savoir c’est le seul réconfort du moment.
Plus qu’un jour. Plus qu’un jour avant d’être enfermée dans leurs cages, sans pouvoir sortir, sans pouvoir sentir l’odeur de la forêt que le loup, tellement plus sauvage, réclame. Plus qu’un jour avant une nuit de douleur passée à hurler. Plus qu’un jour avant que je ne me réveille avec une voix absente d’avoir trop hurlé, les os brisés d’avoir essayé de casser cette maudite cage, la peau en feu à cause de l’argent, le corps en sang à cause des crocs du loup.
Tu sais Charles, t’as raison de plus vouloir me voir. Je déconne plein tube en ce moment. Enfin ça, c’est pas si nouveau. J’suis pas de bonne compagnie. La digne fille de mes parents au cerveau foutu.

La preuve, j’ai rien suivi, et je me retrouve assise sur ma chaise du fond de la salle, au coin contre le mur, sans vraiment savoir comment je suis arrivée là. La bouche fermée quand le professeur Travers me lance un regard désolé, en inscrivant d’un coup de baguette au tableau noir Révisions sur les bases de la Défense Contre les Forces du Mal : loups-garous, et autres créatures nocturnes.
Je blêmis. En priant pour que personne ne le remarque.
Et le cours démarre. Je prends pas la peine d’écouter, je reste juste droite sur ma chaise - enfin, j’espère - je me cache. J’essaie d’être invisible. Et c’est presque aussi efficace qu’un sortilège de Désillusion. On ne m’adresse pas la parole, Travers m’ignore, ou fait en sorte de m’épargner, sans m’interroger. Pareil pour Remus. Aussi tendu que moi. J’espère, vraiment, que je suis la seule à le repérer.
Je baisse les yeux sur la feuille distribuée par son assistant, que je regarde à peine. Pas l’assistant de Remus hein, celui de Travers. Je reste fixée sur ma chaise en triturant ma jupe. Et il passe plus loin.
Curieuse comme avant - au moins quelque chose qui n’a pas changé - je pose les yeux sur la feuille. Et le titre me glace.

Les plus récentes attaques de loups-garous ces dernières années, leurs conséquences, comment se protéger

J’ai les mains qui tremblent en prenant la feuille.
Je n’ose pas lire. Et pourtant, juste en-dessous de mes yeux histoire que la farce soit complète, je ne peux pas éviter de lire Juin 1971. Torkay. La famille attaquée (deux parents, leur fille de onze ans), a été victime d’un loup nommé Fenrir Greyback. Les deux individus adultes sont actuellement à Sainte Mangouste. L’enfant n’a pas survécu à l’attaque.
A votre place, je n’en serais pas si sûre...


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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Sam 10 Juin - 19:22

Nouvelle vie. Depuis mon réveil du coma, tellement de choses ont changé dans ma vie. Je ne me reconnais pas vraiment d'ailleurs... je suis plus attentif aux autres. Ça doit être le fait de côtoyer en permanence des élèves en tant qu'assistant ou que sais-je ? Ou peut-être tout simplement que je me rends compte que j'étais aveuglé par mon éducation stricte d'héritier de famille de sang-pur. Toujours est-il que j'ai décidé de venir en aide à élève de Gryffondor, moi l'éternel Serpentard, qui l'eut cru ? Et à vrai dire, ce lionceau me fait bien rire... et puis il m'a fait découvrir son univers dont j'y connais rien puis que je suis sorcier et non moldu et que jusqu'à mon coma, les moldus n'étaient rien à mes yeux tels que me l'ont rabâchés mes chers parents. J'ai donc découvert les joies de la drogue... Bref, je n'ai vraiment pas la tête de l'emploi... je fais que déconner et prendre à la légère mon rôle. Ce qui doit agacer un tant soit peu mon cher frère, mon double... mais il ne dit rien. Car il sait déjà que je sais ce qu'il pense et que je m'en contrefiche comme toujours. Oui, une vraie tête de mule, je n'en fais qu'à ma tête.  Soit, je me retrouvais en classe car obligation malgré moi de devoir rester avec Adonis pour enseigner.. je suis censé être un assistant. Sauf que pour ma part, je trouve sa matière inutile et ennuyante. Face à la menace, ils sont ridicule. Ils ne savent pas se défendre et c'est pas les cours de mon frère qui vont changer la donne. Je soupire alors que je me retrouve avec un tas de copie en mains que je dois filer aux élèves. M'ennuyant et décidant de m'occuper plus d'une seconde, je passe à travers les rangs pour donner les feuilles plutôt que d'utiliser ma baguette magique pour distribuer ces fichues feuilles. Je ne sais déjà plus le sujet du jour.

Je passe sans un mot à quiconque surveillant un peu les élèves. Remus semble tendu ce matin et je constate que c'est le cas également de Willow alors que je pose la feuille sur son bureau devant ses  yeux. Je termine malgré tout ma tâche et une fois terminé, je parcours des yeux la pièce alors qu'Adonis se lance dans ses explications. Je m'ennuie mais à mourir... je perds mon temps. Alors, je circule à nouveau le long de la pièce à la rechercher d'éventuels élèves perturbateurs. Mine de rien, ça m'occuperait un tantinet... Je remarque alors que Willow est pâle comme un linge et de surcroît elle tremble de tout son être. Je m'approche de sa table et me pose près d'elle vu qu'il n'y a personne à côté d'elle et lui dit en chuchotant  « Est-ce que tout va bien ? Tu veux sortir une minute ? Tu sembles malade... tu es toute pâle Willow » Je croise alors le regard de la jeune lionne qui lève les yeux sur moi. Elle semble réfléchir à ce qu'elle va répondre. « Je ne voudrais pas que tu fasses un malaise là, au milieu de la classe... » ajoutais-je, toujours doucement et de sorte de ne pas être entendu bien que je m'en balek de gêner les autres élèves. Sans trop prêter attention, mes yeux se posent sur la feuille devant Willow et je lis l'intitulé du sujet et je vois la date Juin 1971. Je sens un frisson me parcourir l'échine. La date... la description et le nom... je songe immédiatement à Zonko. Charles avait tout perdu ce fameux jour... pourquoi Adonis parle-t-il de cet événement ? Je sais qu'il doit aborder le thème des loups-garous mais parler de l'histoire de son amant ? Il est maso..
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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Dim 11 Juin - 18:29

Time is running out
EXORDIUM.
Il existe des choses faciles à ignorer, d’autres non. Par exemple, en ce moment même le cours ennuyant sur les créatures soit-disant nuisibles d’Adonis Travers est facile à ignorer. J’ai assez entendu les idioties qu’il raconte sur les loup-garous pour m’en farcir le cerveau encore une fois. J’en ai pas la force, pas envie. Aucune envie même. Si ça n’en tenait qu’à moi, rien qu’à la vue du titre je serais directement sortie de la salle. Mais je préfère ne pas avoir à me retrouver en retenue ou faire perdre des points à Gryffondor, et encore moins en perdre la protection du professeur. Quand je parle de protection, c’est que c’est lui qui se charge de moi les nuits de pleine lune, lui qui me fait transplaner jusqu’aux cages du Ministère alors que je pourrais le faire toute seule. Pourtant il faut quelqu’un pour s’assurer que j’arrive à bon port et que je n’aille pas vadrouiller dans la nature sous ma forme de loup comme le font certains.
Je secoue la tête. Penser à demain soir ne va pas m’aider à penser à autre chose. Ca va juste m’enfermer dans des idées noires et je ne suis pas vraiment attirée par l’idée.
A la place j’m’enferme dans ma tête. Je bouge plus, je me cale contre le dossier de ma chaise. Ca fait du bien. De plus penser à rien. Enfin j’essaie parce que juste sous mes yeux, y’a cette maudite feuille qui me dérange. Qui m’observe sans ciller, comme pour m’appeler et m’ordonner de la lire en entier. Je n’en ai aucune envie parce que cette feuille ne parle pas seulement de l’attaque de ma famille mais d’autres, sûrement de l’attaque dont Remus a été victime, et je n’ai pas envie d’entrer dans son intimité sans le vouloir.
J’essaie de me maîtriser autant que je peux. Tant mieux parce qu’en me concentrant je sens un regard posé sur moi et je relève la tête, pour constater que plus loin, à l’autre bout de la salle, Arès Travers me fixe. Il me brûle ce regard, il brûle comme si c’était de l’argent, l’argent des barreaux des cages du Ministère. Prisonnière j’ai du mal à m’en défaire, mais finalement je détourne la tête. Je ne sais pas où me mettre et j’assiste, silencieuse, au reste du cours en essayant, toujours, de me faire oublier.
Je remarque du coin de l’oeil qu’il se lève et malgré moi je sens que mes yeux se mettent à le suivre.
Bon. Ca commence mal. Calme toi, Willow. C’est ça qu’on obtient en conséquence de ne pas suivre un cours - des embrouilles. Et des pas mal parce que je commençais à me sentir mieux mais évidemment, il faut qu’il s’en mêle. Grimace de ma part quand je le vois arriver devant ma table.

ARÈS –  « Est-ce que tout va bien ? Tu veux sortir une minute ? Tu sembles malade... tu es toute pâle Willow  »

Si seulement vous - tu savais, Arès… Je peux te tutoyer ? J’prends cette arrivée comme un oui. Et puis d’abord, c’est toi qui a commencé.
Je secoue la tête.

WILLOW –  « Ca va. Je suis juste fatiguée... »

Et stressée. Et louve. Qui attend demain pour pouvoir être libérée de son fardeau pendant quelques jours, pendant que le loup, repus, se repose à l’intérieur. Là il s’agite, et ça n’a rien de confortable.

ARES –  « Je ne voudrais pas que tu fasses un malaise là, au milieu de la classe...  »

Je secoue négativement la tête, une deuxième fois. Je suis pas sur le point de faire un malaise et c’est pas demain la veille que j’en ferai un.

WILLOW –  « Je vais bien. » Je m’entête, d’accord. Et alors ?  « J’ai l’habitude. Ca va passer. »

La preuve - puisque tu es là j’en oublie presque cette feuille. Et ça va déjà mieux.


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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Jeu 15 Juin - 14:09

Je me retrouve à jouer les assistants d'Adonis depuis quelques temps et franchement, je suis plus en mode touriste dans le château que je faire mon rôle pour lequel je suis ici. Je ne suis vraiment pas un exemple à suivre. Bon, on me fout la paix car je sors d'un coma d'une durée de 4 ans et donc, il est vrai que je me réapproprie le fait de vivre, tout simplement mais je m'ennuie entre ces murs. Enfermé à Zonko ou ici... Enfin soit... J'avais décidé malgré tout de faire acte de présence dans le cours de mon frère, pour une fois. Et le sujet était sur les loups-garous. Je ne suis pas du tout passionné par ce genre de sujets. Enfin bref, je me distribuais les copies aux élèves et je remarquais dans le lot, une élève de Gryffondor qui semble bien palote aujourd'hui. A se demander si elle n'allait pas faire un malaise, raison pour laquelle, j'étais allé près d'elle afin de m'assurer que tout allait bien. Je lui signale sa pâleur et lui demande si elle désire sortir une minute. « ça va, je suis juste fatiguée... » rétorque la jeune fille. J'insiste sur le fait que je ne désire pas la voir faire un malaise au milieu de la salle de cours. « Je vais bien. J'ai l'habitude. Ça va passer... » Les paroles de Willow me ramène dans le présent alors que je m'étais perdu à penser à Zonko. « Je vois... Une vraie Gryffondor alors.... courageuse jusqu'au bout. » dis-je, un sourire en coin.

Je croise mes pieds sous la table n'ayant aucunement l'intention de bouger de là. Adonis me jette un coup d'oeil et je fais mine de rien. D'accord, je perturbe un peu la classe.... et encore, je suis plutôt discret, je trouve. Avec lui, pas besoin de mots... on se comprends très bien sans qu'aucun son ne franchisse nos lèvres. Je reporte mon attention sur la feuille de Willow mais je trouve que ce n'est pas une brillante idée. Je me tourne sur l'élève à côté de moi. « Je reste là... au cas ou... parce que tu es vraiment pâle. » Je n'ai pas envie de me retrouver avec une élève inconsciente dans les bras. Quoi que … elle est assez mignonne.. Arès ferme-là, et arrête de penser à ça... punaise j'ai un problème. Quatre ans dans le coma m'ont rendu un vrai dingue... je ne pense qu'à vouloir m'envoyer en l'air depuis mon réveil, c'est limite une obsession pour moi. On ne m'aurait pas nommé Professeur si ça se savait. Enfin, je sais me tenir aussi... sinon j'aurais déjà eu un palmarès de conquêtes d'un soir bien que j'en avais déjà beaucoup à ce stade malgré mes quatre ans d'abstinence forcée. Bref, je jette un œil à l'ensemble des élèves situés devant moi et n'écoute que d'une oreille ce qu'explique Adonis durant son cours de défense contre les loups-garous. Je n'aimerais pas être à la place de ceux-ci. Une vie de loups-garou ne doit pas être facile à gérer et à vivre tout simplement. Puis, je songe à nouveau au drame qui a frappé la famille Zonko. Charles avait perdue sa sœur enfin c'est ce que je croyais aux dernières nouvelles. J'étais loin de me douter qu'elle demeurait près de moi. Je ne regarde plus la feuille posée devant Willow. Je n'aime pas l'idée de voir des drames similaires et je songe à nouveau à ce qu'Adonis m'avait dit lors de nos retrouvailles. ''Ils tuent des enfants, ils tuent des familles entières pour une cause idiote. Rien ne justifie le meurtre de masse.'' Mon visage s'assombrit alors que je repense à ces révélations. Je songe à mon allégeance envers le seigneur des ténèbres avant mon accident. Seulement, maintenant, je ne sais plus ou j'en suis... c'est le vague.
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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Dim 18 Juin - 15:17

Time is running out
EXORDIUM.
Je m'agite sur ma chaise.
Ou plutôt... c'est moi ou le loup, qui s'agite ? Aucune idée, mais ça revient au même. Je déteste être enfermée, bloquée à l'intérieur, et c'est pas nouveau. J'ai toujours dormi la fenêtre ouverte, avant et après mes onze ans, ce qui, d'ailleurs, fait criser mes camarades de dortoir. Elles ne supportent pas ça et surtout en hiver, mais moi j'ai besoin d'air. Mes baldaquins ne sont jamais fermés. J'dissimule mes cicatrices avec un sort appris par une nurse de l'Orphelinat, les quelques loups du coin le connaissent aussi. Je fais ce que je peux, pour me cacher, et pourtant je supporte pas de rester entre deux murs.
Ce qu'il me faudrait comme cachette c'est la Forêt Interdite, ou le Parc. Pas une salle de classe où je suis prise entre le mur et l'assistant du prof qui a l'air de s'inquiéter pour moi.
Ca me perturbe. Y'a pas beaucoup de gens qui s'inquiètent, on n'est pas des Poufsouffle qui font attention à tout le monde après tout. Souvent chez nous c'est chacun pour soi même si l'inquiétude ça a l'air d'être naturel... entre humains. Moi je repousse les gens, ils sentent qu'il y a quelque chose d'étrange en moi. Les seuls qui s'approchent, ce sont Remus et Adonis. Maintenant Arès. Même Charles m'a inconsciemment repoussée, j'l'ai senti, il m'a pas virée de ses bras mais il se détendait pas, la fois où j'ai osé entrer dans sa boutique.
Je pense pas que je retenterai l'expérience.
Pas envie, tant que dure son silence.
N'empêche qu'Arès, il est venu vers moi et n'a pas reculé. Ca me perturbe, j'ai le cœur qui bat sous mon uniforme. D'habitude je le sens pas. Là c'est pas normal, c'est la faute du loup sans doute, je sens mon cœur, j'entends les respirations de tout le monde, il y a trop d'odeurs. Odeur avec un grand O, la signature que laissent les gens, que les loups ou les animaux sont les seuls à sentir. Comme les émotions que j'ai toujours réussi à capter chez Charles, avant que Greyback ne me morde et que ce sixième sens s'étende à tout le monde.
T'as l'air d'être intrigué par moi Arès, et sérieusement inquiet. D'un côté ça fait du bien que ça arrive. De l'autre, j'me tends, j'ai pas envie que tu t'approche de trop près.
Pour qu'il s'éloigne un peu je tente de le rassurer, comme si c'était normal, quotidien que j'me sente mal des fois. C'est pas faux d'ailleurs. Ca arrive tout le temps et j'ai l'habitude.
J'le vois sourire, j'souris à mon tour et mes doigts sont entrain d'écraser la feuille en jouant avec un de ses coins - juste là où Adonis a décidé de parler de juin 1971. C'est pas discret. Mais c'est le coin le plus proche de ma main.

ARES –  « Je vois... Une vraie Gryffondor alors.... courageuse jusqu'au bout. »

J'hoche la tête, je souris. J'ai même un petit rire. J'arrive à me détendre, c'est bon signe.

WILLOW –  « Ou une vraie suicidaire peut-être. J'peux pas faire autrement, c'est notre seconde nature. »

Je hausse les épaules ensuite et me cale contre le mur, m'enfonce confortablement (ou pas, j'essaie) sur ma chaise, pour essayer de me reconcentrer sur le cours. Même si je le connais déjà par coeur, j'essaie d'oublier la présence d'Arès.
Il est trop près.
Ca me perturbe.
Le loup n'aime pas les sorciers mais ça, j'peux pas lui dire pour qu'il se barre.
Je suppose qu'il va falloir que je m'habitue à ce qu'il soit là.

ARES –  « Je reste là... au cas ou... parce que tu es vraiment pâle. »

Je hoche la tête, avec un soupir mental. Pourquoi j'arrive pas à rester solide comme Remus qui est totalement impassible depuis le début du cours ? Peut-être parce que j'ai pas trois frères de plus autour pour me faire penser à autre chose.

WILLOW –  « D'accord... »

Je peux pas dire grand-chose d'autre. Je crois pas trop que je peux le remercier parce qu'il ne s'est rien passé. Donc j'fais qu'accepter sa présence vu que je n'ai pas d'autre solution.


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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Dim 18 Juin - 15:55

Ma phrase fait rire la jeune Gryffondor et semble la détendre un peu car l'instant d'avant elle s'agitait sur sa chaise à essayer de trouver une position confortable de ce que j'ai remarqué. Je souris en coin alors qu'elle riait le plus discrètement possible. Adonis va m'arracher la tête si je distrais ses élèves qui sont en l'occurrence aussi les miens mais j'en ai que faire... J'ai du mal de me dire que je suis l'un des professeurs de ce château enfin assistant. Soit... j'entends la jeune Gryffondor rétorquer« Ou une vraie suicidaire peut-être... J'peux pas faire autrement, c'est notre seconde nature. » Je hausse les épaules. « ça dépend du point de vue de la personne, j'imagine... mais personnellement je pencherais pour ne pas continuer le cours et me carapater à l'infirmerie... enfin c'est mon avis. » Je fis un clin d'oeil. Parce que avoir le résumé de différents massacres ne me semble pas bien passionnant bien que ça devenait le quotidien avec cette fichue guerre.

Willow finit par se caler comme elle peut sur sa chaise et je l'informe que je vais rester ici au cas ou. Elle est vraiment pâle et je suis plutôt inquiet... je me demande si elle n'est pas malade... et si elle ne va pas me faire un malaise d'ici, trente secondes, au milieu de la salle de cours. Surtout que le sujet n'aidait pas tellement aujourd'hui. Enfin, ce n'est que mon opinion. Parler de massacres... Et alors qu'elle me répond« D'accord », je me perds à nouveau dans mes pensées au sujet de Zonko. De l'attaque en Juin 1971 qu'Adonis évoque à ce moment-là. Je tourne la tête au même instant alors que Willow agrippe... ou devrais-je dire... déchire le coin de feuille de cours... elle semble totalement tendue à cet instant. Je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi... Sans doute d'apprendre le massacre de la famille de Charles comme bien d'autres... je suis vraiment loin de me douter qu'on parle d'elle à cet instant. Je pose ma main sur celle de Willow qui tenait la feuille. « Hey... calme-toi... tout va bien. Tu ne risques rien ici, d'accord ? » dis-je d'un ton rassurant. « Je me doute que ce genre de sujet et de cours n'est pas agréable à entendre mais tout va bien.. » j'insistais sur les trois derniers mots alors que je tenais encore sa main. Je ne réalise pas à cet instant que je viens de faire un geste que je n'aurais pas dû. C'est au bout de quelques secondes seulement que je me rends compte que je n'aurais pas dû le faire et je retire ma main. « Désolé » Je me sens pas pour autant gêné, mais j'espérais ne pas l'avoir mise mal à l'aise en touchant sa main. Et je vois des élèves qui nous observe. Oh la boulette ! Bon, je sens que je vais éviter tout contact le reste du cours. Les élèves ont vite fait de faire des rumeurs... y a qu'à voir celle faite avec Vilde. Cela me fit sourire en y songeant... Sauf qu'avec Vilde, ce n'est qu'un jeu qui me passe le temps au château et c'est drôle de jeter des rumeurs fausses parfois. Mais, celle-ci risquait de m'attirer des ennuis. On va éviter.
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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Lun 19 Juin - 23:37

Time is running out
EXORDIUM.
Si je commence à me détendre, ou à retrouver mon état à peu près normal, c'est que ma concentration est accaparée par la présence d'Arès et que j'ai réussi à ne plus faire attention au cours d'Adonis. Cette heure est un supplice, mais il a arrêté, enfin, de parler de ma famille, ce qui fait un bien fou. Ca avait beau être une parenthèse, bref, moins de deux minutes, mais ça a semblé durer une éternité. Qu'est-ce qui lui a pris de raconter ça pendant son cours ? Est-ce qu'il est au courant de qui je suis ? Apparemment non, sinon il n'aurait pas osé.
Il enchaîne sur une autre attaque, qui ne ressemble pas à ce que Remus m'a vaguement raconté. Tant mieux pour lui. J'ai du mal à l'imaginer à ma place. Light est devant moi, elle ignore tout de ce qui se passe dans ma tête mais pas de la présence d'Arès. D'ailleurs elle se retourne souvent. Avec un sourire goguenard adressé seulement à moi. J'lui fais signe d'arrêter, et elle finit par regarder dans la direction du bureau. Enfin tranquille.
Je respire de nouveau. Enfin, il serait plus juste de dire que je respire comme je peux. Dehors et dedans, je me concentre sur ma respiration, qui devient plus calme, pas comme les battements de mon cœur. Sauf que ça, je sais que ce n'est pas pour la même chose, alors je ne m'en occupe pas.
J'espère juste avoir rassuré Arès avec ma tentative d'humour pourri.
Au moins, peut-être avec ça il me lâchera la grappe. En même temps j'ai envie qu'il reste plus longtemps. Allez savoir pourquoi.
Je suis pas malade. Je risque seulement tout, vraiment tout dans cette salle et si jamais quelqu'un fait le lien, pour moi ou pour Remus, on est foutus. J'évite les regards des autres. Je fixe la table. Pas la feuille, que je finis par lâcher, puis repousser. Son côté froissé masque maintenant à moitié la partie du résumé de l'attaque. J'ai le regard qui se voile alors que je revis cette nuit, encore une fois. Je serre les poings, et secoue la tête, pour essayer de chasser le souvenir qui profite de chaque occasion qui se présente pour remonter.

ARES –  « ça dépend du point de vue de la personne, j'imagine... mais personnellement je pencherais pour ne pas continuer le cours et me carapater à l'infirmerie... enfin c'est mon avis. »

Proposition alléchante, faut l'avouer. Là j'ai pas à inventer de fausse excuse pour quitter la salle. J'le regarde à nouveau, l'étudie presque, en priant pour que mon regard soit pas trop intense. Je fixe autre chose, du coup. Une des fenêtres de la salle avec vue sur la Forêt Interdite - comme quoi Adonis a bien choisi l'emplacement de son domaine. Mais j'ai pas super envie d'aller à l'infirmerie, vu que je vais y passer les prochains jours à dormir avec une potion de sommeil pour récupérer, et un truc anti douleur pour que mes muscles, ma tête, tout mon corps en fait ne fasse pas mal. Et autre chose encore, pour refermer les plaies, soigner les brûlures des barreaux en argent, de la menotte au pied en argent des cages du Ministère…
J'me mords la lèvre sans pouvoir m'en empêcher, avant de répondre à Arès, parce qu'il faut bien que j'arrête de montrer que mon esprit divague dans toutes les directions, sauf celle du présent.


WILLOW –  « Je sais… mais en général j'attends de voir comment je me sens à la fin de l'heure, quand ça arrive. Histoire de pas aller à l'infirmerie pour rien… »

Et ça c'est totalement vrai. En dehors des pleines lunes j'veux y passer le moins de temps possible et les crises d'angoisse, j'estime que c'est pas un motif suffisant pour m'y rendre, vu que je sais - en théorie - comment les gérer, depuis le temps.
Je commence à me rendre compte que j'ai pas lâché la feuille. J'ai juste oublié que je la serrais encore et plus fort qu'avant. Alors que c'est fini. Qu'Adonis a changé de sujet. Que personne n'a cherché à savoir qui pouvait être loup dans la salle. Même si des rumeurs circulent sur tout le monde. Ca inquiète Arès, d'ailleurs.
Au point qu'il pose sa main sur la mienne. Et que, même traversée par une décharge électrique ou quelque chose qui y ressemble, je ne retire pas ma main. C'est tellement rare de voir que quelqu'un s'intéresse à moi. J'en profite.


ARES –  « Hey... calme-toi... tout va bien. Tu ne risques rien ici, d'accord ? Je me doute que ce genre de sujet et de cours n'est pas agréable à entendre mais tout va bien..»

C'est gentil de t'inquiéter, Arès. Si seulement tu savais tout ce que je risque en restant dans la salle. Soudainement j'ai envie de partir, de courir dehors. Alors je me dis qu'accepter de faire un détour par l'infirmerie, c'est pas une si mauvaise idée.


WILLOW –  « Je crois que je vais être raisonnable et opter pour l'option infirmerie. »

C'est ma bouée de sauvetage. J'supporte plus de rester dans cette salle, en danger comme jamais. Oppressée. Piégée…
Et il finit par retirer sa main. Et je me rends compte que, même avec les gens qui nous fixent, j'aurais bien aimé que ça dure plus longtemps… on se calme, Willow. Personne s'amuserait à s'approcher d'un loup-garou. Et puis c'est un prof.


ARES –  « Désolé »

Sourire gêné (ou pas) de ma part.


WILLOW –  « Y'a pas de mal. »

Nan, vraiment pas de mal.


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MessageSujet: Re: time is running out (arillow)   Sam 24 Juin - 10:41

Je suis en classe à entendre le résumé de l'attaque de Zonko. Je suis assis à côté de Willow qui semble être sur le point de nous faire un malaise au vue de sa pâleur. Je lui indique qu'elle devrait choisir d'aller à l'infirmerie. Les lions ont tendance à être courageux mais faut pas exagérer... Surtout quand je vois son état ce à quoi elle me rétorque qu'elle allait attendre la fin du cours. Je hausse les épaules. Aller à l'infirmerie pour rien me semblait plus judicieux que de tenter le diable mais après je n'allais pas la forcer à bouger si elle n'avait pas envie d'y aller. Je me contente de rester près d'elle au cas ou elle tomberait.  J'écoute d'une oreille ce qui se dit en classe par mon frère et me perds un peu dans mes pensées. Reparler de ce qui s'était passé pour Zonko n'était pas très sympa à entendre. La prochaine fois, je tâcherais de savoir ce qui va se passer en classe parce que si j'avais su, je ne serais pas venu à ce cours. Rien ne m'empêche de m'éclipser mais vu l'état de Willow, je préférais rester. Comme ça, je m'en chargerais et Adonis n'aura pas à stopper son cours.

Willow semble tendue à l'évocation de l'attaque et je tente de la rassurer. Dans le même temps, je dépose ma main sur la sienne sans vraiment faire attention. Je ne désire qu'une seule chose, l'apaiser. Jamais facile d'entendre ce genre d'histoires... tellement cruel comme événements. Et pourtant bien réel... et cela risquait de s'empirer avec la guerre. Il fallait bien évoquer cela aux élèves... Leur dire la vérité, la réalité de ce qui se passait hors de ces murs. Et vu la dernière attaque, ils n'étaient pas plus protégés ici qu'en dehors. Mais, cela je le savais déjà... étant pro-mangemort.. enfin à l'époque. Désormais, je ne sais plus trop dans quel camp, je me situe. Je suis perdu.

Bref, j'avais posé ma main de façon innocente sur celle de la jeune fille mais je m'étais rendu compte un peu trop tard de mon erreur. Je fusille du regard les élèves qui nous observe. Je m'excuse auprès de Willow en passant puis elle fit un sourire quelque peu gêné. Je me mords la lèvre me disant que j'étais le roi des idiots d'avoir foutu Willow dans cette situation. « Y'a pas de mal » dit-elle, l'instant suivant. Je croise son regard et me dit que dans le fond elle a raison et pourtant si c'est mal. Je n'ai pas le droit d'être proche des élèves. Enfin si mais je dois faire attention. Je suis professeur maintenant et je dois surveiller mes gestes envers eux. Surtout que j'ai une réputation qui me précède donc je ne serais pas crédible. Après, je ne sais pas trop ce que les élèves savent à mon sujet. Bref, je me contente de poser ma main sur la table et tapote celle-ci du bout des doigts. Je n'aime pas ce fichu cours autant que les élèves et je n'ai qu'une seule envie... m'éclipser de là. Peut-être pour cette raison que j'avais espérer que Willow veuille aller à l'infirmerie. Cela me permettait de me faufiler hors de la pièce. Oui, je cherchais un échappatoire... une fois de plus. Dans un sens, ma mère avait raison... Je n'étais pas fais pour faire ce poste.. ce qui me botte moi, c'est les potions. Professeur de Potions, j'aurais adoré. Cela me fait penser que je ne touche plus à un chaudron depuis des lustres. J'évite. Et je pense que je n'ose pas à cause d'Adonis. Je ne veux pas qu'il prenne peur de me voir faire des potions au vue de ce qui s'est passé. Et peut-être que j'ai un blocage quelque part... non impossible... j'ai envie de faire des potions comme avant.  

Je reporte mon attention sur la jeune fille qui venait de me répondre. « Tant mieux... je suis content de savoir que tu ne l'a pas trop mal pris. Et j'espère que les autres ne vont pas se faire des idées... j'ai tendance à me créer des problèmes trop facilement. » J'ai l'art de m'attirer des ennuis mais je ne pensais pas que j'allais allumer un feu à cause d'un geste inoffensif.
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