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 I'm so sorry ✗ Pika

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Dernière édition par Happy K. Lacroix le Sam 2 Sep - 16:51, édité 3 fois
MessageSujet: I'm so sorry ✗ Pika   Sam 24 Juin - 17:10


Happy Kabe Lacroix
He called me sugar, so I hit him in the mouth




Pseudo
: Ici on m'appelle Andy ou Aby 8)
Âge
: 16 ans et demi, d'ailleurs j'ai pas eu mon biberon aujourd'hui :grrr:
Comment as-tu connu le forum ?
Merci Google :fan:
As-tu des remarques à faire ?
Hum... Vous êtes parfaits, j'vous aime
Fréquence de connexion :
4/7 jours mais c'est très variable :love:
un dernier mot ?
Love :alice: Jouez mon Toby et j'vous fais roi :by:


Code:
[b]Jadyn Wong[/b] – Happy K. Lacroix

crédit gif/avatar
: Google & EMC


Carte d'identité
Prénoms
: Happy, le prénom du bonheur, et Kabe (se prononce Cabé), en hommage à son arrière-grand-mère. Deux prénoms choisis par sa mère avant qu'elles ne soient séparées.
Nom
: Lacroix, elle porte le nom de son père adoptif sans savoir qu'elle est née Yaxley.
Date de naissance
: 25 mai 1952, née le même jour qu'on la crut morte.
Nationalité
: Anglaise avec des origines chinoises venant de sa mère, elle pense aussi posséder des origines françaises de par son père adoptif alors que son géniteur est un pur Anglais.
Statut de Sang
: La véritable pureté de son sang n'est connue que de deux êtres, et elle n'en fait pas partie. Sang-pur sans le savoir, elle se pense de sang-mêlé, et surtout maudite.
Métier/Maison
: Ancienne Serdaigle, elle a travaillé dans le monde moldu, puis à Book Wizz à Pré-Au-Lard. Elle est depuis peu professeur d'Astronomie à Poudlard.
Orientation sexuelle
: Hétérosexuelle, pourtant elle n'a que faire des relations, qu'elles soient charnelles ou amoureuses.

Un brin de magie :
Votre Epouvantard
Une personne se vidant de son sang devant ses yeux, elle ne supporte pas l'hémoglobine en trop grande quantité.
Votre Patronus
Elle est incapable d'en produire un, mais si cela arrivait, ce serait sans doute une panthère noire.
Votre baguette
Sa baguette est faite d'aubépine, un bois reconnu comme contradictoire qui prouve la nature conflictuelle de Happy, et renferme une plume d'oiseau-tonnerre, symbole de puissance qui ne l'aide en rien pour s'en servir. Plus petite que la moyenne, elle mesure 21 centimètres et est assez rigide.
L'amortencia :
Une douce odeur de lavande et de rose ainsi que quelques fragrances de cambouis, un mélange des plus étranges mais qui lui correspond pourtant parfaitement. Elle perçoit aussi une autre effluve derrière, plus subtile. Un parfum qui la hante la nuit mais qu'elle n'a jamais réussi à identifier.
Particularité magique
La magie métallique coule dans ses veines, pourtant elle n'en sait rien. Peut-être est-ce pour cela qu'elle ressent une telle affinité envers le monde moldu, et qu'elle comprend aussi bien les objets qui se suffisent sans magie. Surdouée, exactement 184 de QI, mais cette particularité n'a rien de magique. Sa particularité à elle, c'est plutôt de refuser sa propre magie.


Caractéristiques
Caractère
: Happy, elle sait pas pourquoi elle a été appelée ainsi. Elle ne s'est jamais sentie vraiment heureuse, pourtant cela fait maintenant un quart de siècle qu'elle marche sur cette planète. Elle a connu la joie, oui, mais elle n'a aucune idée de ce qu'est le bonheur, et elle ne comprend toujours pas pourquoi on l'a affublée d'un tel prénom.

Happy, elle est consumée par ce qu'elle est, par ce qu'elle éprouve, par ce qu'elle ressent. La magie qui coule dans ses veines, elle n'en veut pas, et c'est à force de la rejeter qu'elle se détruit petit à petit. L'intelligence dont elle a été dotée, elle voudrait qu'elle appartienne à quelqu'un d'autre, et ce désir l'emprisonne et l'étouffe année après année. Les sentiments qui l'animent, elle les nie parce qu'ils sont trop compliqués à gérer, et ce refus fait d'elle une bombe humaine qui n'a pas appris à se comporter comme les autres. Elle est pas folle Happy, loin de là. Elle est saine d'esprit, mais elle ne s'aime pas. Elle n'arrive pas à s'aimer, parce que si personne n'en est capable, alors cela ne vaut pas la peine qu'elle essaie.

Ses pouvoirs, Happy n'en a jamais voulu, et elle aimerait plus que tout qu'ils n'existent pas. Pourtant elle n'a jamais été assez forte pour les tenir loin d'elle, et elle ne les maîtrise pas. Ils s'expriment comme bon leur semble, n'ayant en aucun cas besoin de l'autorisation de la sorcière pour se manifester. Elle n'a pas le moindre contrôle sur eux, et à force de s'évertuer à les faire taire, elle les rend d'autant plus agressifs. Ils l'effraient, la dégoûtent et l'angoissent, source de ses plus grandes peurs et de ses pires tracas. Ils sont, selon elle, à l'origine de tous ses maux, et s'ils pouvaient la laisser en paix jusqu'à la fin de ses jours, elle n'en serait que soulagée. Aucune déception, simplement la disparition d'un poids sur ses épaules. Un poids qu'elle n'a jamais su gérer.

Happy, elle aurait voulu naître stupide, décérébrée même. Elle aurait voulu ne rien comprendre de ce qui l'entoure, être de ces personnes qui se croient dans un monde parfait où règnent amour et paix, et se voiler majestueusement la face avec de belles idées et de jolis sourires. Sauf qu'elle est née lucide, trop même. Son cerveau est fait pour tout détailler, tout repérer, tout analyser. Elle n'a pas eu la chance de naître idiote, ayant au contraire hérité dès sa venue au monde d'un second fardeau qu'elle n'avait pas non plus demandé : une intelligence supérieure à la moyenne. Elle n'en a jamais voulu pourtant, et elle aurait peut-être même préféré être folle. Mais sa folie à elle, c'est d'avoir 184 de QI. Son cerveau retient ce qu'elle voudrait oublier, sa mémoire conserve des souvenirs dont elle ne veut pas entendre parler, et son esprit réfléchit en permanence. Si elle peut sans mal trouver une solution à des problèmes techniques, elle est encore incapable d'en trouver une pour le problème que représente – à ses yeux tout du moins – son intelligence.

Parfois, Happy voudrait être un humanoïde, une machine, un robot pour ne rien ressentir. Pour ne pas éprouver de la tristesse, pour ne pas fondre en larmes lorsque toutes les barrières qu'elle s'est évertuée à mettre en place à mesure des années s'effondre, pour ne pas être aussi faible. Parce que c'est ainsi qu'elle voit les sentiments, comme une faiblesse contre laquelle elle ne peut lutter. Incapable de comprendre la manière dont les individus bien plus « normaux » pensent, elle trouve plus judicieux de tout nier en bloc, préférant faire comme si rien ne pouvait l'affecter. Pourtant elle souffre, et chaque jour qui s'écoule sa douleur croît à mesure qu'elle s'interroge sur sa propre existence. Elle ne se comporte pas comme les autres, n'étant, selon ses propres dires, tout simplement pas conçue pour vivre en société. Alors elle cache toutes ses émotions, ses chagrins, ses inquiétudes sous un masque que seules déchirent la colère et l'agacement. Elle fait semblant, parce que ça lui semble bien plus simple.

En apparence froide, Happy est surtout une jeune femme blessée par la vie depuis qu'elle est toute petite. Différente, elle a pris l'habitude de ne rien montrer au reste du monde pour se protéger. Loin d'être sociable, elle est en générale assez sèche avec ce qu'elle ne connaît pas, voire austère lorsqu'elle se sent menacée. Distante, elle ne se laisse pas approcher facilement, ayant plutôt tendance à repousser n'importe qui sans réfléchir. Aussi inexpressive qu'inaccessible, elle est en réalité incroyablement méfiante. Obtenir sa confiance est presque impossible, d'ailleurs elle pense que les outils sont beaucoup plus fiables que les êtres humains. Elle essaie constamment de ne pas s'attacher par peur d'être déçue, ce qui est bien plus difficile pour elle que ce qu'elle laisse paraître. Elle parle peu, préférant sonder ceux qui l'entourent et analyser tous leurs faits et gestes. Observatrice, elle est difficile à berner car elle croit rarement les gens sur parole, plutôt du genre à douter de tout. De plus, sa grande intelligence fait d'elle une personne très perspicace, d'autant plus que sa tendance à ignorer ce qu'elle ressent la rend assez objective. Cette habitude l'aide à y voir clair lorsque tout le monde est aveuglé par des sentiments trop forts pour être neutres, qu'elle ignore quant à elle. Elle a d'ailleurs sa propre vision de la justice, pas du genre à s'arrêter aux limites d'un règlement si elle pense que ses actes sont justifiés. Si elle se montre néanmoins discrète, il n'est pas rare qu'elle enfreigne quelques règles et ignore certaines lois si cela lui semble nécessaire.

Renfermée sur elle-même depuis qu'elle est enfant, elle ne se confie pas aux autres par crainte que cela se retourne contre elle. Elle déteste dépendre d'autrui, autonome et débrouillarde depuis des années déjà. Elle a besoin de sa liberté, ne supportant pas les personnes possessives qui la voudraient seulement pour elles. Plus que lui sembler ridicule, cela aura surtout tendance à l'agacer, voire à la rendre violente si cela va trop loin. Pourtant réfléchie, elle n'en reste pas moins impulsive, capable de donner des coups si elle se sent menacée. Pas du genre à se laisser faire, elle n'hésitera jamais à vous faire ravaler vos remarques en se montrant d'autant plus acerbe. Son excellente mémoire fait d'elle quelqu'un de très rancunier, qui n'oublie jamais un affront. Ne mâchant pas ses mots, elle a une répartie aussi indéniable que vive, et peut se montrer très susceptible sur certains sujets – évitez de faire votre macho devant elle, vous pourriez le regretter. Loin d'être docile et facile à amadouer, elle est au contraire très difficile à apprivoiser.

Malgré cet air glacial et farouche qu'elle arbore au quotidien, Happy est en réalité dotée d'un grand cœur qu'elle préfère pourtant dissimuler pour ne pas être blessée. Elle est courageuse à n'en douter, parfois téméraire sans pour autant être idiote. Rares sont les fois où elle agit sans réfléchir, capable de concevoir de toute pièce des plans si ingénieux qu'elle s'avère très douée pour se sortir de situations délicates. Si elle peut sembler égoïste de par sa méfiance naturelle, elle base en fait son raisonnement sur l'intérêt général, considérant que sa vie ne vaut pas grand chose si elle peut sauver d'autres personnes. Elle préfère réfléchir avec des calculs et une logique implacable plutôt qu'avec des sentiments qui ne sont – selon elle – absolument pas fiables. Malgré ce raisonnement qui lui colle à la peau, elle n'hésitera jamais à se sacrifier pour ceux qu'elle aime, même s'ils sont en général peu nombreux. Véritable tombe lorsqu'il s'agit de garder un secret, le fait qu'elle ne laisse rien transparaître de ce qu'elle éprouve hormis colère et scepticisme font d'elle une très bonne confidente, même si elle n'est pas très talentueuse pour rassurer autrui. Elle est néanmoins une oreille attentive qui essaie de ne pas juger les autres. Volontaire, elle n'aime pas rester inactive, préférant cependant demeurer dans l'ombre. Elle n'aime pas être remarquée, plutôt de ceux qui aident dans l'obscurité sans avoir besoin de reconnaissance. Prévenante, elle voit le mensonge comme une malhonnêteté qui aura des répercussions désastreuses à mesure qu'elle se répand, favorisant ainsi l'honnêteté, voire la franchise, même si ce ne sont pas des constantes. Brillante, son QI élevé se mêle à cette magie si particulière qu'est celle du métal pour faire d'elle un véritable génie de la mécanique capable de réparer n'importe quel engin sans trop de difficulté. L'électronique mais surtout la mécanique la fascinent, et tout particulièrement les motos qu'elle adore modifier afin d'en faire des machines encore plus puissantes. Drôle de passion qui pourtant la définie bien, il faut reconnaître qu'elle a toujours été une sorte de garçon manqué, ce qui par ailleurs ne l'a jamais trop dérangée, en apparence tout du moins.

Aussi étonnant que cela puisse paraître de par son caractère en apparence très tranché, Happy est quelqu'un d'ouvert d'esprit. Elle a appris de par ses nombreux voyages qu'il existait des cultures toutes différentes et qu'elle n'était personne pour juger. De manière plus générale, elle se considère comme bien peu de chose et se dévalorise en permanence. Quoiqu'elle n'en montre rien, elle souffre d'un manque de confiance en elle aussi inquiétant qu'oppressant, ne s'aimant tout simplement pas.

Allégeance
: Happy est quelqu'un de très lucide, parfaitement consciente que cette guerre peut mettre fin à ses jours même si elle ne s'y investit pas. Si elle se soucie peu de sa propre vie, elle accorde une bien plus grande importance à celle de ses proches qu'elle protégera à n'en douter, même si elle doit périr pour cela. Qu'importe les idéaux pour lesquels d'autres sorciers autour d'elle se battent, sa seule préoccupation est la sécurité de ceux qu'elle aime.

Néanmoins, si elle devait choisir, elle serait du côté de l'Ordre du Phénix, trouvant absurde de créer des inégalités entre les sorciers de par une prétendue « pureté » sanguine. 



_________________
I need a doctor to bring me back to life ☽ Happy & Toby
I don't think you realise what you mean to me, not the slightest clue, Cause me and you were like a crew, I was like your sidekick. You gon either wanna fight me when I get off this fuckin' mic, Or you gon' hug me, but I'm outta options, there's nothin' else I can do cause... × by lizzou.
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Dernière édition par Happy K. Lacroix le Sam 2 Sep - 16:52, édité 2 fois
MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Sam 24 Juin - 17:12


Tools don't disappoint you
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La vie d'Happy n'est pas de celles que l'on envie, mais plutôt de celles qui engendrent pitié et chagrin. Elle n'a rien d'un conte de fée, et bien cela fasse presque trente ans qu'elle l'attend, la jeune femme n'a jamais vu l'ombre d'une « happy end », ou même d'un semblant de bonheur qui pourrait se prolonger sur le long terme. En réalité, elle ne la connaît pas en entier, son histoire. Parfois elle a des souvenirs, parfois elle n'en a aucun, mais le fait est qu'à ses yeux sa vie est vide et sans grand intérêt, parsemée de trous et de questions qui n'obtiendront peut-être jamais de réponse. Elle sait pas ce qu'elle a fait pour mériter un tel acharnement de la part du destin, mais aujourd'hui elle se dit que, pour ne pas mourir bête, ces zones de flou dans son existence, elle doit les clarifier. Elle cherche des réponses.


La mère d'Happy, est née en Chine, à Pékin plus précisément, dans une riche famille de sangs-purs asiatiques. Elle y a passé son enfance avant que ses parents et elle ne déménagent pour l'Angleterre, pays grâce auquel ses ascendants souhaitaient devenir plus influents. Leur fille a donc appris la langue et les coutumes de son nouveau lieu de vie si différent de l'endroit où elle avait grandi, entrant à Poudlard comme tant d'autres. Se devant de faire honneur à sa famille, elle est très vite fiancée à un sang-pur anglais, au grand bonheur de ses parents qui voient dans la réussite de cette union une parfaite opportunité pour s'intégrer au milieu des familles de sangs-purs anglaises, d'autant plus que les Yaxley sont influents, notamment de par les nombreuses places qu'ils occupent au Ministère de la Magie. Pas malheureuse, la jeune femme n'est pas non plus heureuse avec cet homme pour lequel elle ne ressent rien. Elle sait qu'elle doit offrir une descendance à son époux, mais elle ne l'aime pas, ce qui rend la tâche plus laborieuse. Lorsque finalement elle tombe enceinte, elle pense que ses problèmes sont terminés, et qu'une fois l'enfant né, elle sera à nouveau libre. Pourtant, tout ne s'est pas passé comme prévu.

Troisième mois de grossesse, elle apprend alors que l'enfant qu'elle porte est une fille, et qu'elle est en bonne santé. Si n'importe quelle mère se serait sans doute réjouie en sachant cela, ce n'est pas son cas. Elle sait que, chez les Yaxley – ou du moins une branche de cette famille, celle à laquelle appartient son mari –, le premier né doit être un garçon, et que dans le cas contraire, la femme est dite infidèle, ce qu'elle n'a jamais été. Elle ne sait dès lors plus quoi faire, ment à son époux et à sa famille en affirmant porter un fier héritier qui se porte comme un charme, et imagine déjà les pires scénarios possibles. Elle est morte de peur, et trouve son seul réconfort sur l'épaule d'un ami de longue date : Armand. Ils se sont connus gamins, lorsqu'ils vivaient encore en Chine, puis il est parti pour les Etats-Unis tandis qu'elle quittait son pays natal pour l'Angleterre. Elle n'a jamais cessé de penser à lui, et lorsqu'ils se sont retrouvés quelques années plus tard à Poudlard, il a fallu bien peu de temps pour qu'ils redeviennent amis, même s'ils ressentent tous deux bien plus. Elle l'aime, c'est l'évidence-même, mais ses parents ont refusé une union entre eux car il est de sang-mêlé, ce à quoi elle ne s'est pas opposée alors que cela lui déchirait le cœur. Lui aussi l'aime, et il ne supporte pas l'idée qu'elle puisse souffrir sans jamais avoir trompé son mari, simplement parce qu'elle porte une fille. Ainsi, ils passent les semaines qui suivent à organiser un plan parfait pour faire disparaître l'enfant dès la naissance sans la tuer, chose inconcevable aux yeux de la future mère.

Deux trimestres plus tard, l'annonce de la mort en couche du bébé bouleverse toute la famille, tandis que la nouvelle-née qui vient tout juste de voir le jour est cachée chez le meilleur ami de celle qui, selon tous, n'a pas pu devenir mère. S'en suit un mois de secrets durant lequel, profitant de l'absence de son mari qui travaille, la jeune mère s'occupe de sa fille et lui offre tout l'amour qu'elle porte pour celle à qui elle a donné la vie. Puis le départ. Sachant pertinemment qu'elle ne pourra porter le même nom qu'elle – ni son nom d'épouse, ni celui de jeune fille –, elle choisit néanmoins ses deux prénoms : Happy, car malgré tout cette petite princesse est sa joie, son bonheur, et Kabe, nom de sa grand-mère maternelle pour qui elle avait énormément d'affection et qui l'aurait laissée épouser celui qu'elle aimait. Après des adieux douloureux, l'enfant et son père adoptif traversent l'Atlantique et passent la frontière.


Les Etats-Unis, un pays qui est souvent un véritable fantasme, avec son rêve américain et ses richesses si attrayante, territoire qui plus est immense. L'endroit parfait pour amener un bébé si minuscule et innocent et lui construire une nouvelle vie loin de ses vrais parents. Une vie meilleure sans doute, et qui protégera sa génitrice des coups d'un mari qui se serait senti bafoué, trahi, déshonoré. Alors il ment, mais il ment pour la bonne cause. La petite poupée fragile qu'il s'est promis de protéger toute sa vie prend son nom, et à mesure qu'elle grandit il lui raconte son passé, mélange de vérités et de mensonges afin de ne pas la blesser. Il est son père, celui qui l'a conçue et élevée, celui qui prendra toujours soin d'elle et qui l'aime à en mourir. Elle est son enfant, mais elle est orpheline. Il lui dit que sa mère est morte en lui donnant la vie, mais qu'elle l'aimait de tout son cœur. Lorsqu'elle lui demande pourquoi elle ne connaît pas les parents de cette dernière, il lui explique qu'elle est le fruit d'un amour désapprouvé par ses grands-parents maternels, d'où le fait qu'ils n'aient aucun contact avec eux. Elle, elle hoche la tête, croyant en les dires de cet homme qui l'élève depuis le début, celui à qui elle pense tout devoir.

C'est ainsi que Happy grandit avec un père protecteur, dans une ville américaine tout ce qu'il y a de plus banal, aimée par le seul parent qu'il lui reste. Une vie qui pourrait paraître tout à fait normale, du moins si l'on omet la présence constante de la magie dans son quotidien. Depuis son plus jeune âge, elle voit des casseroles voler à travers la cuisine, des balais faire seuls le ménage, ses jouets retourner dans leur caisse sans qu'elle ne les touche. Elle est encore trop petite pour comprendre, observant tous ces objets se balader dans les airs sans réellement savoir ce que cela signifie. Pourtant, elle est très intelligente pour son âge, brillante même. Elle est surdouée, mais ça elle ne le sait pas encore. Elle retient des centaines d'informations sans mal, et à seulement quatre ans elle sait construire de petits robots avec ce qu'elle trouve un peu partout. Rien ne semble lui échapper, alors le fait de ne pas comprendre lui déplaît, parce qu'elle a beau réfléchir, cela ne vient pas. Son cerveau semble incapable d'assimiler ce qu'elle voit, comme s'il voulait nier la présence de la magie dans leur monde, alors que ses yeux la constatent tous les jours. C'est le début d'un immense conflit qu'elle n'arrive toujours pas à résoudre, tiraillée entre raison et perception, science et magie.

Plus les années passent, et plus la fillette qu'elle est a l'impression qu'il lui manque quelque chose, comme une part d'elle-même. Pourtant, elle a un père aimant qui lui accorde toute l'attention qu'elle mérite – peut-être même plus que ce qu'elle souhaiterait – et qui prend soin d'elle, comme il l'a promis à sa mère avant sa mort. Mais c'est elle qui lui manque. Sa mère. Elle le sent dans sa poitrine, ce trou béant qui geint et ne semble pas pouvoir être comblé par l'amour d'un père pourtant formidable. Il lui manque un parent, une maman, et elle en souffre. Elle n'arrive pas à comprendre pourquoi elle est morte alors qu'elle-même a survécu, et petit à petit elle se sent coupable. Elle se dit qu'elle l'a tuée, que c'est de sa faute, qu'elle est la cause de sa mort. Cela ne lui suffit cependant pas, et à nouveau elle se met à chercher une réponse. Elle veut savoir pourquoi elle n'a plus de mère, l'explication de son père ne lui suffisant pas. Cela devient presque une obsession, et tandis qu'elle se renferme petit à petit sur elle-même, elle devient de plus en plus distante. Moins affectueuse, elle s'isole plus souvent, songe beaucoup mais parle peu. Elle observe le ciel, questionne les étoiles, s'interroge sans doute trop. Elle cherche, encore et encore. Peut-être aurait-il mieux valu qu'elle ne trouve pas.


Un peu plus de cinq ans après son arrivée aux Etats-Unis, Happy apprend qu'ils vont déménager pour rejoindre dans le pays natal de son père : la France. Elle ne s'y oppose pas, demandant simplement à ce qu'ils prennent avec eux ses jouets, et notamment les différents petits robots qu'elle a construits durant ses heures d'ennui. Elle s'ennuie souvent d'ailleurs, et se servir de ses mains est la seule manière qu'elle a trouvée pour ne pas se laisser happer par des pensées tristes à propos de sa mère. Néanmoins, cela semble efficace puisqu'elle parvient à y songer moins qu'avant, et bien qu'elle ne soit toujours pas la fillette la plus câline qui soit, ni la plus souriante, elle paraît moins cynique, un peu plus joyeuse sans doute. Elle sent toujours ce vide en elle, mais elle essaie de le combler du mieux qu'elle le peut en emmagasinant de plus en plus de connaissances malgré son jeune âge. Puisque le métier de son paternel les fait voyager de pays en pays assez régulièrement, ce dernier ne la met pas à l'école, n'aimant pas l'idée qu'elle soit obligée de changer d'établissement trop souvent, ce qui la contraindrait à quitter ses amis – du moins si elle était capable de s'en faire. Elle reçoit par conséquent une éducation à domicile, et c'est son père lui-même qui s'en charge. Elle n'a aucun ami, et si l'on peut penser que c'est parce qu'elle n'a jamais mis le pied dans une école, en réalité c'est parce qu'elle n'en veut pas. Elle semble depuis toujours préférer les entités inanimées aux êtres humains, les petits outils dont elle se sert aux enfants qui se baladent dehors en chantonnant gaiement. Elle est pas faite pour ça. Vivre avec les autres, au milieu d'un grand nombre de personnes, ça ne l'enchante pas du tout. D'ailleurs, son quotient intellectuel élevé s'accompagnant d'un quotient émotionnel assez faible, elle n'est pas des plus agréables, et ce depuis son plus jeune âge. Sans doute un peu trop agressive et surtout très méfiante, elle n'approche personne à part son père, et même les quelques nourrices qu'elle rencontre à l'époque, elle les fuit comme la peste. Elle préfère être seule, ou alors avec ses jouets. Elle n'a pas besoin d'amis, ou en tout cas elle affirme que ses robots lui suffisent.

Durant les trois années qu'elle passe en France, c'est donc Armand qui se charge de l'éducation de Happy. Il lui montre le monde magique mais aussi celui des moldus, lui procurant un enseignement provenant de ces deux univers afin qu'elle soit capable de s'adapter. Vient alors s'ajouter aux difficultés que rencontre la fillette d'un point de vue social celle que représente à ses yeux la magie. En effet, les matières moldues ne lui posent pas le moindre problème, des mathématiques aux sciences, même la mécanique n'a aucun secret pour elle alors qu'elle n'a pas encore dépassé la décennie de vie. Elle retient sans mal les dates de toutes les guerres, la naissance des grands auteurs dont il lui parle à peine, sa grande intelligence se manifestant dans toute sa splendeur. Pourtant, lorsque cela se rapproche de près ou de loin la magie, c'est une autre histoire. Elle apprend d'abord son Histoire, celle des sorciers célèbres, des guerres, des événements que l'on fête, mais puisque ce n'est que de la théorie, cela semble aller. Viennent ensuite les baguettes et les sorts dont son père lui parle peu néanmoins, simplement pour que ce monde qu'elle côtoie chaque jour lui soit plus familier. Ses difficultés sont alors bien plus présentes, non pas parce qu'elle n'arrive plus à retenir ce qu'on lui dit mais parce qu'elle ne comprend pas en quoi cela consiste. Elle voit, mais son cerveau n'assimile toujours pas. Il en va de même pour la divination – elle a d'ailleurs beaucoup de mal à y croire –, le Quidditch – des hommes et des femmes volant sur des balais, il y a de quoi être perdue lorsque l'on a que huit ans –, et enfin la botanique qui, lorsqu'elle concerne la magie, lui semble complètement improbable. Seule l'astronomie lui semble logique, car plus terre à terre, d'autant plus qu'elle semble vouer une attention et un amour tous particuliers aux étoiles qui décorent le ciel une fois la nuit tombée. Ainsi, en trois ans elle a une base d'éducation des plus solides, en réalité bien plus approfondie que celle des autres enfants de son âge, surtout par rapport aux moldus. Elle est brillante, mais la magie et elle semblent faire deux malgré tout. D'autant plus qu'elle n'a aucune preuve qu'elle est une sorcière, du moins pour l'instant.


Alors qu'elle commence à s'habituer au pays qu'est la France et à sa culture, Happy apprend qu'ils partent à nouveau, et bien plus loin encore que ce qu'elle aurait imaginé. S'en suit donc une troisième traversée de l'Atlantique pour découvrir l'Amérique Latine, et plus précisément le Brésil. Maîtrisant déjà l'anglais et le français, elle y apprend le portugais ainsi que l'espagnol, s'avérant très douée pour apprendre les langues assez rapidement. Puis il a fallu s'habituer à la culture du pays, bien différente de celle des Français. Pourtant, cet exotisme lui plaît, et même si elle se dit qu'elle ne sera jamais complètement intégrée dans une société – et ce quelle qu'elle soit –, elle pense un instant que cet endroit lui convient, et finit par y croire. Ils habitent pas la plus grande des villes, mais cela lui suffit largement. Un petit quartier dans lequel elle se balade, discrète, ne parlant à personne. Elle observe, muette. Elle communique pas, elle se fait invisible, et c'est ce qui lui plaît. Du haut de ses huit ans, elle analyse tout ce qu'elle voit, songe, réfléchit intensément face à ce monde qui l'impressionne. Elle ne va toujours pas à l'école, mais ça lui convient parfaitement, parce qu'y aller la forcerait à rencontrer du monde, et elle n'en a pas envie. Elle est bien, seule. Du moins, elle prétend que ça lui va, parce qu'au fond elle a juste peur qu'on veuille pas d'elle. Elle a son père, ses jouets, ses outils, et ça lui suffit largement. Elle a peur de tout perdre si elle demande plus, alors elle dit être heureuse ainsi.

Ce pays, elle l'aime aussi parce qu'il rime avec plage. Pas qu'elle aime particulièrement les bains de foule, elle qui réclame constamment à ce qu'ils s'en éloignent le plus possible, mais elle adore voir s'y déchaîner divers éléments de la nature. Elle adore l'océan, cette immense étendue d'eau qui grogne et vocifère, menaçant et pourtant si attrayant, et le vent qui fait voler ses cheveux lorsqu'elle trouve plus amusant de les garder détachés. Et puis, il y a le sable, et tout ce qu'elle peut construire grâce à lui. Château, maison, immeuble, elle a le choix et se pense déjà architecte, toute fière lorsqu'elle montre ses chefs-d’œuvre à son paternel avant qu'ils ne soient emportés par quelque vague tonitruante. Sauf qu'un jour, y'a tout qui dérape, et sa vie bascule brutalement sans qu'elle n'ait rien demandé.

Comme d'habitude, elle joue, ses petites mains achevant tant bien que mal la construction de sable qui atteint son nombril, et qui pourtant ne résistera sans doute pas au liquide vorace qui menace constamment de venir tout engloutir. Elle tape ses mains entre elles, contente de son travail, réfléchissant au temps qu'il faudra à l'eau pour s'immiscer dans le petit bâtiment qu'elle a érigé et le faire s'effondrer. Ses calculs, elle n'a pas le temps de les finir, parce qu'un garçon qui a sans doute son âge s'approche d'elle, la bouche en cœur, mais loin d'avoir une gueule d'ange. Il pointe son œuvre du doigt et demande à jouer avec, loin de se douter qu'Happy n'est pas du genre très sociable, bien au contraire même. Elle se mord la joue et, ne voulant pas inquiéter son père, se contente de secouer la tête pour demander au bonhomme de partir. Elle veut qu'il s'en aille, rien d'autre. Pourtant l'gamin grogne, il a pas l'intention de se laisser faire, et cette fois elle ose lui demander de partir à voix haute. Il tourne le dos, fait quelques pas, mais lorsqu'elle pense avoir gagné, il fait volte-face et la rejoint pour recommencer, se plaignant qu'elle a pas le droit d'être aussi égoïste, que le sable est à tout le monde. « Va construire ton propre château ! » qu'elle geint en le poussant loin d'elle, plus petite que lui et pourtant bien décidée à ne pas se faire embêter. Manque d'équilibre peut-être, mais le fait est qu'il se retrouve les fesses dans le sable, et le regard ardent de colère, furieux d'avoir ainsi été humiliée par une fillette, vexé qu'elle lui donne un ordre alors qu'elle mesure une tête de moins. Il se relève, et cette fois il accompagne son ordre d'un grand coup de pied dans la construction de la gamine, qui immédiatement a les larmes aux yeux. Elle sait pas si c'est de la colère ou de la tristesse, à vrai dire elle craint surtout de recevoir à son tour un coup parce qu'elle ne comprend pas ce qu'il lui passe par la tête, et par réflexe elle le repousse de toutes ses forces en lâchant un cri. A peine a-t-elle posé ses mains sur le bras du garçon que ce dernier hurle, comme si elle l'avait frappé avec la force d'un adulte. Son derrière rejoint à nouveau le sol, et c'est là qu'elle comprend pourquoi il a semblé avoir mal. Juste sous son épaule, là où ses doigts d'enfant se sont posés dans une volonté de se protéger, il y a une marque de brûlure très nette, à tel point qu'elle prend peur et s'enfuit pour rejoindre son père. Elle prie pour que l'autre ne la retrouve pas, terrorisée, mais bien plus par ce qu'elle a fait que par sa tentative pour l'impressionner. Elle l'a brûlé, blessé, et elle sait pas comment c'est possible, parce que seul l'effroi lui répond, et la culpabilité. Elle voulait pas lui faire mal, vraiment, elle voulait juste qu'il parte. Et maintenant elle pleure, elle ne peut pas s'en empêcher.

« Première manifestation magique », c'est comme ça que son père parle de ce qu'il s'est passé sur la plage trois jours plus tôt. Sauf qu'Happy peut pas se résoudre à l'accepter. Elle veut pas croire que la magie c'est blesser les autres, pourtant c'est ce qu'elle a vu. Elle a peur à présent, peur de faire mal, peur de ce pouvoir dont elle a hérité. Son paternel a beau lui assurer que c'est normal d'être inquiète et de ne pas comprendre, il est loin d'imaginer la terreur qui hante la fillette depuis qu'elle a brûlé ce garçon. Elle n'en veut pas, de ce don destructeur qui peut faire souffrir autrui. Elle voudrait qu'il la laisse tranquille, sauf qu'en quelques mois les événements surnaturels se multiplient. La table du salon qui lévite, les bougies sur le gâteau d'anniversaire qui s'éteignent et s'embrasent toutes seules, l'un des chats du quartier qui se retrouver sur le toit sans avoir eu à sauter... Plus elle en voit et plus elle a du mal à nier l'évidence : elle est une sorcière et ne peut pas y échapper.


Nouveau déménagement, et cette fois-ci c'est un soulagement pour Happy qui craint chaque jour d'être retrouvée par le garçon de la plage. Il ne lui en faut pas plus : elle range vite toutes ses affaires dans une valise, n'oubliant aucun de ces nombreux jouets si importants à ses yeux, et embarque dans l'avion, comme une promesse d'être à l'abri, protégée et en paix. Elle demande pas plus que ça, la gamine, elle veut juste qu'on lui fiche la paix, qu'on la laisse tranquille. Alors, lorsqu'elle arrive dans ce pays nouveau qu'est le Japon, elle pense qu'à une chose : le calme. Sur cette île magnifique si différente de l'Amérique du Sud, elle aspire pas à grand chose, simplement l'apaisement. Elle a l'impression que ses pouvoirs se sont calmés, qu'ils ne font plus n'importe quoi quand ça leur chante, et ça l'arrange bien. Moins elle les voit, mieux elle se sent, elle peut pas l'nier. Alors elle profite de tout ce qu'elle voit, contemplant avec fascination tous ces édifices qui se dressent devant elle. Elle songe à leur structure interne, aux matériaux utilisés, aux architectes qui ont tout de même eu d'étranges idées. Elle est bien ainsi, dans son élément, lorsque rien ne vit à part elle, et son esprit. Sauf que son père veut qu'elle découvre le monde autrement, qu'elle rencontre d'autres humains au lieu de rester cloîtrée dans sa chambre avec ses robots comme elle a l'habitude de le faire. Neuf ans, c'est un bel âge pour rentrer dans un club moldu, ou un truc de ce style. Elle y fait pas trop attention finalement, parce que même si elle ne veut pas y aller, elle sait qu'elle n'a pas son mot à dire. Elle préfère penser que cette envie lui passerait, et que bientôt son père la laissera recommencer à jouer toute seule, comme elle aimr le faire. Néanmoins, il semble bien déterminé à intégrer sa fille dans la société, et elle a pas d'autres choix que de l'accepter, non sans grommeler – le plus souvent dans sa tête, cela dit. Mais petit à petit elle s'y fait, et elle commence à se dire que c'est pas si mal de revoir les mêmes têtes aussi régulièrement. Ils savent pas pour son intelligence, du moins ils ne voient pas l'étendue d'ses capacités, et c'est bien mieux ainsi. Elle devient comme tout le monde, et peut-être bien que c'est ce qu'elle a toujours voulu, au fond.

Elle aurait dû faire attention, elle le sait, et aujourd'hui plus que jamais elle se dit qu'elle est pas vraiment plus intelligente que les autres pour avoir ainsi dérapé. Ou, en tout cas, qu'elle est loin d'être douée pour se contrôler. Elle sait même plus comment c'est arrivé, comment le pot de crayons a pu se mettre à bouger parce qu'elle était énervée, comment le stylo a pu le heurter parce qu'il l'a mise en colère. Elle comprend pas vraiment, encore en train d'essayer de se persuader qu'elle a simplement rêvé. Elle voudrait que ce ne soit qu'un cauchemar, sans se douter que la réalité qu'elle va vivre en sera un bien plus violent. Bien sûr, elle n'en parle pas à son père, parce qu'il n'a pas besoin de savoir cela, parce qu'elle ne veut pas qu'il soit triste ou en colère par sa faute, parce qu'elle ne veut pas le décevoir. Y'avait tellement d'espoirs dans ses yeux le jour où il l'y a déposée pour la première fois, elle ne peut pas lui dire que ça sert à rien, qu'elle n'ait qu'une associable qui ne se maîtrise pas. Elle préfère tout garder pour elle, parce qu'elle sait pertinemment que personne ne dira rien. Pas même le mioche blessé qui a prétendu ne pas avoir fait attention alors que l'arme du crime – un stylo – a tout simplement traversé la pièce pour rencontrer son œil encore rougi. Personne ne les croirait, les uns comme les autres. Sauf qu'ils savent, et que même s'ils n'y croient qu'à moitié, ils veulent lui faire payer. Parce qu'elle est différente, qu'elle possède quelque chose qu'ils n'ont pas et qu'ils n'auront jamais, et ça ils ne peuvent pas l'accepter.

Y'en a qui crient « Sorcière ! » sans savoir qu'elle en est vraiment une, d'autres « T'es une malade mentale ! » ou encore « C'est l'bûcher qui t'attend ! », preuve qu'à neuf ans on peut déjà avoir des idées morbides. Pourtant, elle les ignore, parvenant à se convaincre elle-même que ce n'est rien, que cela passera. Peut-être même qu'elle est juste prise au piège dans un mauvais rêve – elle voudrait tant que ça soit le cas. Y'a les insultes qui fusent quand les adultes ont le dos tourné, les coups même, parfois. Happy, elle ne se laisse pas frapper, mais contre les mots elle ne peut pas grand chose. Les faits sont les faits, et la vérité c'est qu'elle a blessé quelqu'un à cause de ses pouvoirs, qu'elle est une sorcière, qu'elle n'est pas comme tout le monde. Sorcière. Sorcière. Sorcière. Le mot tourne en boucle dans sa tête, difficile à digérer alors qu'elle le sait depuis longtemps. Elle souffre, elle s'tait, elle montre rien. Elle est forte, la gamine, et bien déterminée à ce que son père ne s'inquiète pas pour elle. Elle veut pas le décevoir, quitte à subir encore longtemps les injures qui pleuvent dans ce stupide club.

« T'es pas normale. » C'est la phrase qui fait tout basculer. En effet, elle n'a rien de normal. Sorcière, surdouée, associable, y'a tout qui semble clocher chez elle, comme si rien ne tournait rond. Elle ne peut rien y faire, elle ne peut pas changer qui elle est, elle ne peut pas évoluer pour être comme eux. En tout cas c'est ce qu'ils disent tous, qu'elle restera ainsi toute sa vie, et finira avec les fous. Elle n'est pas bien dans sa tête, il paraît. Et plus elle se regarde dans le miroir, plus elle y croit. Elle l'aime de moins en moins, la gamine qu'elle aperçoit lorsque l'objet reflète celle qu'elle est. Elle se demande s'ils n'ont pas raison, si elle s'en sortira un jour. « Tu pourrais pas être comme les autres ? » Cette phrase, elle la lance à son reflet dans l'espoir d'avoir une réponse, sauf qu'il n'y a que le vent qui réplique. Elle a neuf ans, et déjà elle commence à se détester, à ne plus rien aimer chez elle. Son corps, son esprit, ses pouvoirs, elle n'en veut plus. Elle ne veut plus rien, parce qu'elle n'est pas normale. Ce concept, elle l'exècre, et pourtant elle sait que c'est la vérité. Non, elle n'est pas normale, et sans doute ne le sera-t-elle jamais. Elle va simplement devoir vivre avec ce poids.

C'est le jour où elle rentre chez elle avec un coquard que son père réagit, parce que malgré son jeune âge, Happy se débrouille déjà bien pour ce qui est du mensonge. Elle a toujours arrondi les angles, masqué certains problèmes, modifié quelque vérité trop désagréable. C'est plus simple qu'avouer, alors elle le fait. Pourtant, ce jour-là, elle voit le regard de son paternel sur son œil, ces deux yeux qui ne comprennent pas ce qu'il s'est passé. Elle veut mentir, mais elle n'y arrive pas, parce qu'elle se rend bien compte qu'elle ne fait que le décevoir en agissant ainsi. Lorsqu'elle n'a d'autre choix que tout avouer, y'a les mots qui s'échappent de sa bouche sans qu'elle n'y songe, preuve qu'elle n'en peut plus de tout garder pour elle. Il la regarde, encore et toujours, lui dit qu'il l'aime, et la prend dans ses bras. Il sait que c'est pour lui qu'elle a pris ce coquard, parce qu'après l'avoir insultée elle – ce qu'elle a toujours supporté –, l'un des morveux s'en est pris à lui. Elle l'a frappé, il a répliqué, et ça a fini par dégénérer.

Il n'en a pas fallu plus au paternel pour retirer la fillette de ce club, espérant que cela suffise à apaiser ses maux. Pourtant, il lisait dans ses yeux ce dégoût qu'elle éprouvait envers ses pouvoirs, et c'est contre cela qu'il devait lutter. Elle ne devait pas haïr ce qu'elle était, sa nature, l'essence-même de son don. C'est à ce moment-là qu'il décide de l'inscrire à Mahoutokoro, l'école de sorcellerie du pays. Il faut qu'elle sache ce qu'elle est, qu'elle apprivoise sa magie, qu'elle comprenne qu'il n'y a rien de plus normal que ce qu'elle peut faire. Il veut l'aider à remonter, refusant de croire que sa fille – même adoptive – ait pu ainsi sombrer.

Alors, après avoir fêté son dixième anniversaire, Happy fait sa première rentrée dans cette école si prestigieuse. N'ayant pas encore l'âge requis pour y résider, elle passe sa première année scolaire à faire des allers-retours à dos de pétrels-tempête géants. C'est pas une mauvaise chose, d'ailleurs elle s'habitue bien plus vite à ses voyages à dos d'oiseau qu'à la vie en communauté. Les premiers jours, la fillette les trouve atroces, ne rêvant que d'une chose : retrouver cette solitude qui lui manque tant. Sauf qu'elle ne peut pas, elle le sait pertinemment, et préfère se trouver d'autres occupations. L'ennui l'accompagne souvent tandis qu'elle vagabonde dans l'école, mais sans doute se sent-elle mieux à ses côtés qu'à celui des élèves qui peuplent les lieux. Pas certaine d'être à sa place malgré toutes les preuves magiques que son corps lui a apportées, elle n'a que ses yeux pour comprendre ce qui l'entoure, et comme toujours cela lui semble infiniment compliqué. Y'a l'temps qui passe, les jours, les semaines, les mois, et finalement une année entière. La demoiselle fête ses onze ans, puis elle quitte l'école pour les grandes vacances, plus heureuse que jamais de retrouver pendant plus d'une nuit le confort de sa maison.

La rentrée suivante se rapproche, et avec elle la nécessité d'acheter une baguette magique. Happy ne sait quoi en penser, se retrouvant spectatrice alors que c'est sa petite main – qui a pourtant bien grandi – qui tient ce bout de bois aux airs si insignifiants malgré sa puissance. Une lumière, quelques tremblements, c'est tout ce qu'il faut au fabricant pour attribuer l'une d'elles à la jeune fille qui la contemple de longues secondes. Elle se demande si elle lui servira, parce qu'au fond d'elle sommeille encore cette peur de blesser les autres qui la hante depuis des mois. Elle n'a pas le temps d'y songer plus : son père lui prend la main, et cela lui suffit pour être rassurée, ne serait-ce qu'un instant. Alors elle se laisse guider, et c'est ensemble qu'ils achètent le reste du matériel dont elle a besoin pour cette nouvelle année.

L'école de sorcellerie l'accueille tandis qu'elle soupire, elle voudrait rentrer mais là encore c'est impossible. Alors elle contemple, se fait discrète, se mue dans un tel silence qu'on la voit à peine. Elle n'a pas besoin d'être remarquée pour exister, contrairement à tant d'autres. Elle a ses yeux pour détailler le monde qui l'entoure, ses oreilles pour l'écouter, et ses autres sens pour en apprécier les plaisirs même les plus futiles. N'est-ce pas suffisant ? Elle tente de s'intéresser au cours, en vain parfois. Elle ne comprend rien aux sortilèges, tenant sa baguette le plus loin d'elle lorsqu'elle le peut, comme par peur qu'elle l'attaque. La botanique ne lui évoque rien dès lors que la magie s'en mêle, et elle abandonne avant même d'entendre parler de métamorphose. Tout ceci n'a aucun sens, pourtant c'est ce qu'elle voit au quotidien, et c'est autant plus difficile à assimiler ainsi. Alors les jours passent et les visages défilent, les semaines s'étirent et les mots se baladent entre les murs du palais, les mois s'enfuient et les rumeurs s'effacent, mais rien de tout cela n'intéresse vraiment la jeune fille solitaire. Elle n'a aucun réel ami, seulement des camarades de classe et de dortoir qu'elle observe un peu trop, curieuse, intriguée, incomprise qui ne comprend pas. C'monde-là, il n'est pas fait pour elle, elle le sait, pourtant elle ne dit rien et attend. Le temps finira par la ramener chez elle, elle le sait.

Les grains de cet immense sablier auquel personne n'échappe finissent par faire leur oeuvre, et la demoiselle retrouve sa maison, son lit, ses créations. Entre temps, elle a fêté ses douze ans, pourtant elle a toujours ses jouets, petits engins qu'elle crée de toute pièce, qu'elle conçoit et fabrique elle-même. Elle construit, encore et encore, jusqu'à ce que son père lui annonce qu'ils vont à nouveau partir. La Russie, voilà ce qui les attend.


La température, c'est la première chose qui la frappe lorsqu'elle arrive dans ce pays. Pas qu'il fasse particulièrement chaud au Japon, mais rien de comparable à cette immense terre où le froid mord, griffe, feule. Loin d'être tendre, il offre néanmoins à l'endroit quelque chose qui n'a pas de prix : un paysage d'une pureté irréfutable. De tous les lieux qu'elle eut auparavant la chance de visiter, sans doute celui-ci fait-il partie des plus somptueux. Y'a tout qui s'y mêle, beauté d'un hiver en apparence constant, splendeur d'une neige plus blanche que les nuages dont on rêve, ciel constellé de milliers de perles scintillantes qu'elle ne se lassera jamais de contempler. La Russie est un endroit magnifique, Happy ne peut le nier. Mais pour elle cela signifie aussi nouvelle école, perspective qui lui plaît tout de même moins.

Koldovstoretz, voilà l'école où elle étudie pendant les deux années suivantes, parmi des murs froids entre lesquels courent des rumeurs parfois bien étranges, sombres. Douée – en apparence tout du moins – pour faire la sourde-oreille quand quelque chose ne lui plaît pas, la jeune fille se contente d'être assidue en cours, bonne élève malgré cette peur qui ne la quitte jamais vraiment. Ses meilleurs amis, elle les trouve parmi les livres, et les histoires les plus intéressantes ce sont eux qui les lui racontent, pas quelque adolescent pré-pubère qui réfléchit avec tout sauf sa tête. Les écrits lui parlent bien plus que tout ce charabia qui sort de la bouche d'idiots, d'autant plus qu'elle a, grâce à son père, très vite été capable de comprendre les multiples langues des divers pays dans lesquels elle a séjourné. De l'anglais à l'espagnol, en passant par le russe, le portugais, le japonais et évidemment le français, Happy peut tout lire, et elle en profite. Elle s'réfugie parmi des centaines d'ouvrages, disparaît sous des titres engendrant tentation et envie, se dissimule au milieu de pages à l'odeur si agréable. Elle ne demande rien de plus que la paix, et en Russie elle l'a sans mal : elle est invisible, et c'est tout ce qui lui plaît. Y'a bien peu de constantes dans sa vie à l'époque, pourtant trois ne la quitteront pas de sitôt : son père qui – il lui a promis – ne l'abandonnera jamais, les étoiles qui pour toujours illumineront le ciel qu'elle contemple, et la mécanique qui la rend heureuse parce que réunies elles ne font qu'un.

Sa magie, quoique toujours effrayante à ses yeux, Happy semble l'avoir petit à petit acceptée en passant quelques années dans ces écoles de sorcellerie. Elle se fait tant bien que mal à l'idée que c'est tout ce qu'il y a de plus normal pour des personnes comme elle, même si l'idée d'être différente n'est pas pour la ravir. Sa différence ne l'a jamais aidée, pourquoi cela changerait ? Elle ne sait pas, pourtant elle se met à y croire, et d'autant plus lorsque son paternel lui parle d'un nouveau déménagement. Même avec cette lueur d'anxiété qu'elle est certaine de lire dans ses yeux, il semble convaincu que cela ne peut que l'aider à accepter définitivement ce qu'elle est. Comme un retour au source, ce qu'elle ne comprend néanmoins pas totalement. Sa mère est – ou plutôt était – Chinoise et son père Français, ainsi cette terre britannique n'est que celle où elle a vu le jour, rien d'autre. Malgré cette perplexité qui subsiste, en voyant l'importance que ce voyage a pour son père, l'adolescente ans se contente de prendre sa main et de lui sourire. Le Royaume-Uni les attend dès à présent.


Quatorze ans, et voilà qu'elle rejoint un nouveau pays plein d'Anglo-saxons aux coutumes bien différentes de celles des Russes. Plus que découvrir de nouvelles traditions toutes plus étranges les unes que les autres, cela signifie aussi changer d'école. Ainsi, après avoir fêté ses quinze ans dans une sobriété qui n'étonne même plus son père – aux yeux de la jeune fille, sa naissance ne mérite aucune fête –, Happy intègre le célèbre château qu'est Poudlard dans lequel elle devrait terminer ses études si tout se passe comme prévu. Entrant directement en cinquième année au vu de son âge, elle est répartie à Serdaigle, bien que le chapeau ait hésité entre les lions et les aigles. Courage et intelligence, on sait désormais quel trait surpasse l'autre. Sa rentrée se fait sans encombre, elle parvient à rester discrète tout en suivant les cours avec un calme assidu. Pas du genre perturbatrice, elle continue d'écouter tout ce qui parvient à ses oreilles, et observe avec de grands yeux le monde tout entier. Sa fascination pour les étoiles ne fait que croître avec les cours d'Astronomie qu'elle suit au sommet de la plus haute tour de l'école, et ses yeux brillent autant que toutes les constellations du ciel lorsqu'elle les observe. Si ce lieu lui offre une vue qu'elle adore, le parc devient quant à lui son lieu de sérénité où elle s'assoit à l'écart pour contempler cet autre monde durant des heures. Cet univers la fascine presque autant que la mécanique, à tel point que son père finit par lui offrir un télescope à la fin de sa première année à Poudlard.

Tout semble parfait à présent, et Happy a l'impression d'avoir trouvé sa place dans ce monde qu'elle trouvait bien trop vaste. Solitaire, elle n'a pas besoin d'amis, tout au plus deux ou trois camarades qui lui parlent à peine, mais cela lui suffit. Elle a son père, son modèle, celui qui est tout pour elle et pour qui elle est tout. Elle travaille, a des facilités, des difficultés, à tel point qu'elle commence à se sentir normale. Elle réussit ses BUSE, est dans la moyenne, s'intéresse à tout mais ne le montre pas. Elle se pense comme les autres, et elle ne demande rien de plus. Son nom a enfin un sens, et elle n'espère plus qu'une chose : que sa mère, de là où elle est, soit fière de celle qu'elle est devenue.

Entrant en sixième année, retrouvant le dortoir des bleus et bronzes même si son lit lui manque, elle demande rien à personne, satisfaite de ce qu'elle a. Elle n'a jamais été très exigeante, de toute façon. Mais faut croire que même le peu de bonheur qu'elle pensait mériter après tant d'efforts devait lui être enlevé. Personne ne peut vraiment comprendre comment de telles idées se sont immiscées dans son esprit pour y créer une peur incontrôlable et irraisonnée de ce qu'elle est. Peut-être parce qu'en faisant des recherches sur la magie afin de mieux comprendre l'essence même de son pouvoir, elle a lu de nombreux articles sur la plus noire de toutes. Peut-être parce qu'elle a appris – peut-être pas en toute légalité –, que certains sortilèges étaient d'une horreur sans nom, telle que cela ne devrait pas exister. Peut-être parce que toutes ces connaissances l'ont forcée à réaliser que les aspects néfastes de son don sont considérables, et que ce dernier est sans doute bien trop puissant pour elle. Le déclic, c'est sans doute ce jour où un autre élève, un vert et argent dont elle pourrait encore dessiner le portrait des années après, décide de lui « emprunter » ses devoirs un peu trop brusquement et, lorsqu'elle réagit de manière trop hostile à ses yeux, pas suffisamment « respectueuse » – ce sont ses mots –, pointe sa baguette sur elle de sorte à lui faire comprendre la leçon. Bien trop effrayée pour réfléchir convenablement du haut de ses seize ans, Happy fait de même et lance le premier sort qui lui passe par la tête, le dernier qu'elle a lu dans un livre : Electro. Elle revoit encore l'adolescent être expulsé sur plusieurs mètres, foudroyé par son sortilège, et tomber lourdement sur le sol, complètement sonné. Et les deux autres idiots qui, éberlués, reculent pour s'éloigner de la coupable et appeler de l'aide pour leur ami blessé tandis qu'elle disparaît déjà parmi tous ces couloirs, à la recherche d'un coin pour pleurer, seule. Y'en a eu d'autres des sortilèges, mais tous beaucoup plus anodins, et pour la première fois elle a l'impression qu'elle aurait pu tuer. Et cette idée la terrifie, à tel point que ses plus vieilles hantises de la plage brésilienne reviennent pour ne plus la quitter.

Évitant le renvoi car son attaque a été considérée comme de la légitime défense par Dumbledore – un brave homme ce sorcier, son père ne le lui répétera jamais assez –, la jeune fille refuse néanmoins de pratiquer à nouveau la magie durant des mois, n'ayant que faire des menaces des professeurs qui se succèdent et s'enchaînent. Elle refuse d'utiliser à nouveau sa baguette magique qu'elle a cachée loin d'elle, supportant sans mal les réprimandes parce qu'elle se déteste assez pour ne pas courber devant des paroles d'adultes. Elle n'a pas besoin de leurs critiques pour se trouver des défauts, elle est bien assez douée pour cela toute seule. Son refus est catégorique, et jusqu'à la fin de l'année scolaire elle ne lancera plus un seul sortilège, qu'importe sa cible. D'où les nombreuses exclusions de cours qui déplaisent fortement à son père, cela dit. Néanmoins, les choses commencent à changer lorsque ce dernier s'en mêle, bien décidé à ne pas laisser sa fille faire n'importe quoi avec sa scolarité. Alors ils font en quelque sorte un pacte : Happy rentre en septième année en reprenant les mêmes cours que tout le monde, donc avec sa baguette magique, et dès qu'elle atteint sa majorité elle est libre de vivre comme elle l'entend, avec pour seule autre condition d'avoir obtenu ses ASPIC avec des notes convenables. Quoique l'idée lui déplaise fortement, elle parvient finalement à se convaincre qu'une fois ces dix mois écoulés, elle sera seule maître de son destin, et plus rien ne l'obligera à utiliser la magie. C'est tout ce qu'elle souhaite : ne plus en entendre parler.

C'est avec cet état d'esprit qu'elle retourne à Poudlard pour une dernière année à supporter des pouvoirs dont elle ne veut pas, espérant simplement que cela se passe sans encombre, et tant qu'à faire le plus vite possible. Les premières semaines se passent sans encombre, du moins jusqu'à ce qu'un groupe d'élèves connaissant celui qu'elle avait blessé l'année précédente ne décide la prendre pour cible. D'abord avec des coups, mais puisqu'elle réplique assez violemment parfois – mais toujours sans baguette –, ils optent finalement pour les mots. Bien qu'idiots, ils finissent par trouver les bons pour l'atteindre, et, bien qu'elle n'en montre rien, ils la détruisent petit à petit de l'intérieur avec des paroles destructrices. Loin de celles qu'elle entendait enfant dans ce club moldu qu'elle détestait, celles-ci sont bien plus violentes et fourbes. D'abord sur ce qu'elle a fait, comme quoi elle ne serait qu'un monstre, un individu qui ne mérite pas ses pouvoirs de par son sang-mêlé – stupide, et faux de par son réel statut de sang qu'elle ignore cependant. Sauf que cela ne l'affecte en rien, d'ailleurs elle n'a jamais compris comment l'on pouvait juger quelqu'un selon la prétendue « pureté » de son sang. Alors ils s'attaquent directement à sa magie qu'ils qualifient de noire – ironie du sort puisque ce sont eux qui deviendront sûrement mangemorts – et surtout d'impure, de sale et d'entachée par sa nature. Au début, elle ne voit même pas quel sens pourrait avoir cette insulte, mais avec le temps elle comprend – ou du moins pense comprendre – que c'est à son intelligence qu'ils s'en prennent, sa « nature » selon eux. Elle tente de les ignorer, mais c'est de plus en plus dur à supporter malgré tout. Ils insistent, encore et encore, et sans doute n'est-ce pas exagéré qu'appeler cela du harcèlement par pure volonté de vengeance presque sadique tant ils semblaient heureux de la blesser ainsi. Fiers surtout, fiers d'être de parfaites ordures.

Y'a le temps qui passe, les jours qui s'écoulent un à un malgré tout, les mois qui s'enfuient doucement eux aussi. Les insultes continuent, plus espacées, plus ternes, plus habituelles, mais jamais agréables, comme quelque chose à laquelle elle ne pourra jamais s'accommoder. C'est toujours blessant, c'est toujours douloureux, c'est toujours plus destructeur pour l'adolescente qu'elle est. Dans leur bouche, sa magie devient petit à petit plus sombre, plus morbide, plus dangereuse. Un pouvoir assassin qu'elle ne peut pas maîtriser parce qu'elle ne le mérite pas, parce qu'elle est faible, impure, souillée. Puis vient le coup de grâce, celui qui la fait tomber plus bas que terre, voire plus bas encore si c'est possible. Ce qu'elle n'aurait jamais dû entendre, ce que son cerveau n'aurait jamais dû assimiler, ce qu'ils n'auraient pas dit s'ils avaient un tant soit peu de dignité. Force est de constater qu'ils n'en avaient aucune lorsqu'ils ont prononcé ces accusations qui l'ont brisée intérieurement : « Si tu es orpheline c'est uniquement de ta faute. Regarde un instant dans un miroir celle qui a tué ta mère. » Coup de massue, Happy ne se relèvera jamais réellement de la violence de ces mots. D'abord elle ne veut pas y croire, sauf qu'elle n'a aucun appui pour l'aider à surmonter cela. Elle n'a que son père, et à lui elle ne dira rien par peur de le blesser, de le décevoir, de ne pas être à la hauteur. Alors elle coule, encore et encore, et s'enfonce parmi des idées noires qui lui rongent l'esprit et la brisent plus encore chaque jour. Petit à petit elle y croit, se pense coupable, se convainc qu'elle n'est que magie noire et source de douleur et de chagrin. Elle est maudite, et elle a tué sa mère.

Après cela, les secondes, les minutes et les heures semblent durer une éternité. Elle détourne chaque jour un peu plus le regard face à ses bourreaux qui rient quant à eux plus forts encore lorsqu'ils voient qu'ils ont réussi. Ça les fait rire de voir qu'ils ont massacré une jeune fille simplement parce qu'elle les a un jour vexés, de lire dans son attitude toute la souffrance qu'ils ont créée et qu'elle mérite parce qu'elle n'est pas « pure » – s'ils savaient. La méchanceté est gratuite, pourtant seul l'avenir pourra les faire payer pour leurs actes puisque jamais Happy ne s'est plainte pour qu'ils soient sanctionnés. Par fierté peut-être, ou alors pour ne pas être martyrisée plus encore. Elle n'en voit pas l'utilité, préférant se taire, se morfondre, agoniser dans le plus sinistre des silences. Et les mois s'écoulent ainsi, alors qu'elle se meurt, esseulée, comme abandonnée, avec pour seul appui humain un père qui ne sait rien, et à qui elle ne dira rien. Elle se réfugie dans ce qu'elle connaît, dans le savoir qu'elle accumule, dans la contemplation des étoiles qui la fascine, dans la mécanique qui la passionne. Elle fuit au mieux ceux qui l'ont déjà détruite, et tente de maintenir droites les quelques barrières qui la protègent encore, pauvre gamine qui ne rêve que d'une chose : la liberté.


Celle-ci n'arrivera que plus tard, lorsqu'enfin elle obtient ses résultats aux ASPIC. Très peu talentueuse pour ce qui est de la pratique puisque même les sorts les plus simples lui posent parfois problème, elle jongle entre les A – Acceptable – et les P – Piètre –, même si elle n'en a cure. Elle ne veut pas être une sorcière, alors savoir comment jeter tel ou tel sortilège lui est bien égal. En revanche, elle s'en sort bien mieux lorsque les examens deviennent théoriques, et obtient notamment un O – Optimal – en Astronomie, en Arithmancie et en Histoire de la Magie. Pour le reste, elle accumule en majorité des E.E – Effort Exceptionnel –, ce qui lui convient très bien. Dès ces résultats parfaitement satisfaisants obtenus montrés à son père, elle l'embrasse une dernière fois avant de rejoindre le monde moldu le jour-même. Elle s'est préparée à ce départ depuis qu'elle a quitté Poudlard, à vrai dire c'était sa seule hâte : disparaître parmi des êtres normaux pour ne plus être une sorcière. C'est impossible, pourtant elle s'en moque, souhaitant seulement être cachée à jamais.

Suite à cela, les années s'écoulent beaucoup plus vite, et tant bien que mal Happy parvient à se reconstruire sur les cendres de sa culpabilité. Elle abandonne la magie dont elle ne se sert plus, dissimulant même sa baguette dans une boîte qu'elle cache et espère ne jamais avoir à récupérer. Elle se fond parmi les moldus petit à petit, disparaît au milieu de cet univers sans magie dans lequel elle se sent à sa place. Elle ne s'en approche que lorsqu'elle s'aide d'un hibou pour communiquer avec son père qui est resté dans le monde sorcier. Il a un poste important, des responsabilités, une vie bien plus honorable que la sienne, et pour rien au monde sa fille n'aurait voulu qu'il abandonne tout cela pour elle. Elle affirme constamment que tout va bien, lui parlant des différents boulots qu'elle occupe avant d'en trouver un plus stable dans un garage. C'est pas payé une fortune, pourtant cela lui suffit largement. Elle a un petit appartement, un train de vie qui, quoique particulier, lui convient parfaitement, un espoir quant à son futur. Elle ne songe même pas à atteindre le bonheur – en cela elle ne croit plus vraiment – mais simplement à connaître la paix, la tranquillité d'esprit, l'apaisement. Elle demande pas plus, et l'temps semble faire son oeuvre, lentement mais sûrement.

Le temps passe, et à la question « Tu pourrais pas être comme les autres ? » qu'elle se posait étant gamine, elle peut enfin répondre « Je suis comme les autres. » avec une conviction qu'elle ne trouvait pas autrefois. Elle devient une moldue parmi tant d'autres, niant les pouvoirs qui sommeillent en elle avec la ferme intention de les taire à jamais. Il n'y a pas que cela que la jeune femme met sous silence dès sa majorité : son génie aussi, elle le force à être silencieux et à ne plus refaire surface. Elle veut être normale, pas plus intelligente, et sûrement pas surdouée. Sa magie, son QI, tout cela elle le range au fond d'un placard dont elle jette la clef au loin. La culpabilité la ronge toujours malgré tout, parce qu'elle reste persuadée que c'est à cause d'elle que sa mère est morte. Elle souffre encore, mais moins, parce qu'avec le temps elle se remet à flot, parvient à nager à nouveau. Après tant d'années à se croire noyée à jamais, il n'y a rien de plus incroyable qu'être capable de respirer, même maladroitement.

Les mois et les années s'égrènent petit à petit, grains de sable dans l'immense sablier du temps qu'elle contemple d'un œil distrait. Dix-neuf, vingt, vint-et-un... Les anniversaires s'enchaînent, et souvent elle les fête avec son père en souvenir de son enfance passée avec un homme aussi bienveillant. Vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre... Elle prend de l'âge, il paraît que ce sont les plus belles années de sa vie, et dans un sens elle le sont. Elle se trouve enfin apaisée, et c'est bien assez à ses yeux. Elle rencontre quelques personnes, se fait des amis, sort, discute un peu, s'ouvre aux autres. Elle change, mais pour elle rien n'est plus positif que ce qu'elle considère comme une formidable évolution.


Vingt-cinq ans... L'âge qu'elle a à présent. 1978... L'année de son vingt-sixième anniversaire. Année où l'on glorifie la drogue, le rock'n'roll, la passion, la cigarette, et ce chez les moldus comme chez les sorciers. Une année comme les autres en somme, sauf que dès le Nouvel an tout a dérapé. Une attaque au Ministère, voilà ce qui a créé le chaos non seulement dans le monde des sorciers mais aussi dans la vie de Happy. Son père, qui depuis longtemps déjà lui demande de revenir dans leur monde, ne lui laisse cette fois-ci pas le choix : le danger est omniprésent, et les moldus ne seront sûrement pas épargnés, ainsi elle doit revenir. A contrecœur, et plus pour satisfaire son paternel que par volonté de protéger sa propre personne, la jeune femme revient dans cet univers où la magie règne. Elle trouve rapidement un emploi chez Book Wizz, tentant dès lors d'utiliser le moins possible sa baguette même si beaucoup trouvent cela ridicule. Elle ne veut pas être une sorcière, alors s'en servir est une idée qu'elle exècre et refuse autant que faire se peut. Elle se dit qu'avec le temps, lorsque son père comprendra qu'elle ne craint rien, elle pourra reprendre le cours de sa vie moldue, celle qui lui plaisait tant.

Presque deux mois plus tard, une nouvelle attaque a lieu. Plus violente, sanglante, meurtrière, et surtout plus lâche : des enfants et des adolescents sont aussi pris pour cibles. Cette fois-ci ce n'est pas que le Ministère qui est visé, mais aussi des lieux que tous connaissent et fréquentent tels que Zonko, Honeydukes ou encore les Trois Balais. Pré-Au-Lard ainsi que le Londres moldu ont été le théâtre de violents combats orchestrés par des hommes et des femmes masqués qui condamnèrent au silence éternel des innocents, moldus ou sorciers. Pire encore, a aussi été prise d'assaut l'école de sorcellerie Poudlard, le château dans lequel la majorité des anglais ont fait leurs études et se sont crus protégés. Ces divers endroits ayant été frappés simultanément, il n'y a aucun doute sur le fait que tout était organisé, ce qui a d'autant plus effrayé le père de Happy. Elle qui travaille à Pré-Au-Lard et aurait pu être présente lorsque tant de sortilèges de magie noire ont été lancés, elle aurait sans nul doute ait été blessée voire tuée, ce qui a immensément inquiété son père. Ce dernier décide alors que sa fille doit le rejoindre à Poudlard, et ce même si le château a été lui aussi attaqué. Le poste de professeur d'Astronomie se libérant à peine suite au départ d'une enseignante justement blessée durant la nuit pourpre, la jeune femme obtient le poste sans grand soucis, ayant toujours été excellente dans cette matière. Elle n'a pas le choix de toute manière : elle sait que son père ne la laissera jamais continuer à vivre « normalement » après ce qu'il s'est passé. Et si cela l'agace, c'est aussi la preuve qu'il l'aime, et sur cela elle ne peut pas cracher.

Plus que jamais aujourd'hui, Happy a des doutes sur son existence toute entière. Elle fait des rêves étranges, avec une femme qu'elle ne connaît pas, ne reconnaît pas, et parfois elle la voit pencher au-dessus d'un berceau. Ces scènes défilent sous ses paupières closes, familières alors qu'elle est persuadée de ne jamais les avoir vécues. Elle s'interroge, ne comprend pas, songe à un don divinatoire mais n'y croit pas non plus. Elle n'est pas voyante, elle est hantée par son passé. Et cette odeur qui l'obsède, ce parfum si doux et si singulier qui hante ces étranges visions. Elle ne sait pas, elle ne sait plus, et elle est encore loin de penser que son histoire entière s'est construite sur un tas de mensonges, tout comme sa douleur. Elle n'est pas heureuse, toujours brisée par son passé, tiraillée par ce trou béant dans sa poitrine qu'elle n'a jamais réellement comblé. Elle voudrait aimer, vivre, être comme les autres, mais elle est différente. Perdue entre cœur et raison, elle ne sait pas vers où pencher, et si elle n'a pas l'air de se soucier de la guerre qui a lieu tout autour d'elle, celle qui la consume de l'intérieur lui fait bien plus mal. Y'a ces questions qui tournent encore et encore dans son esprit, vides de sens apparent, comme si une malédiction l'avait frappée pour qu'elle voit en continue ces images, ce visage, ces yeux, chaque nuit. Elle ne comprend pas, alors elle cherche des réponses, encore et toujours.



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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Sam 24 Juin - 17:19

HAPPYYYYYYYYYYY ENFIN :red::red::red:
REBIENVENUE :alice:

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Sam 24 Juin - 17:27

BOnjour ma fiche c'est un roman et j'en suis fière What a FaceWhat a FaceWhat a Face Fesses d'hippogriffe :rage::rage: j'te lirai ca ce soir, pour t'voir à te valider demain - ai pitié d'nous un peu, wesh :wut::wut:
:love:

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Dim 25 Juin - 1:17

Re bienvenue chouchou, courage pour la fin de ta fichette :love:

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Dim 25 Juin - 11:14

Marlene E. McKinnon a écrit:
courage pour la fin de ta fichette :love:

Ha parce qu'elle est pas finie :wut: ha nan manque l'allégeance Arrow 
c'est pire qu'un roman là :yso: mais c'est cool quand même :ui:

pleins de bisous Happy new year :alice: Happy birthday :alice: houuuuuuuuuuuu ça fuse :quoi: 

courage pour l'allégeance et ce qui te manque :11:

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Dim 25 Juin - 15:01

c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! :wut:
à adapter pour cette fiche qui équivaut à un beau roman. :troll: j'vais trouver le courage de tout lire, parce que t'as Happy elle semble vraiment trop chouette avec c'que j'ai survolé. :red: :red:
(re)bienvenue avec c'nouveau perso et courage pour la dernière ligne droite oui. :fan: :fan:
:love: :love: :love: :love: :love: :love:

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Dim 25 Juin - 15:23

Lil's la magnifique : Oui enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin :red:
Merci merci

Oswin le râleur : Ah bah ouais j'suis grave fière attends :zad: J't'aime aussi :32:
Rien n'presse, j'espère que la lecture ne sera pas trop une torture :alice:

Marlou-chou : Merci ma belle :fan: Ayé, j'ai fini :zad:

Kimmy petit chat : Voilà c'est finiiii :red:
Vi :alice: J'espère que ça s'ra cool oui
Je te renie, c'est blague sont nulles :grrr: Nan j'rigole, j'te fais des bisous aussi :v:
Merci merci :love:

Sexy James : Tu sors :gni:
Mais arrêtez de râler :rage: C'pour vous qu'j'fais un roman, pour qu'ça vous plaise
J'espère que tu la trouveras aussi chouette lorsque t'auras réussi à tout lire :alice:
Merciiiiiiiiiii :red:

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Dim 25 Juin - 19:48


Félicitation, tu es validé(e) !

45 MINUTES POUR LIRE CE PAVÉ, 45 MINUTES :wut::wut::wut: C'est même plus une fiche là, c'est un roman, le tome 1 du Trône de Fer :rire:
Mais bon, entre nous soit dit, je n'ai pas vu le temps passer et j'ai adoré lire ta fiche petit chaton :love:
C'est un perso torturé :sorry: Elle a mal commencé dans la vie pauvre chatonne :sorry: C'est avec un immense plaisir que je te valide, t'es ma première validation :red::red::red:
Éclate toi avec ce nouveau perso, j'ai hâte de voir comment tu vas la faire évoluer :love:

Bravo, tes efforts sont récompensés et tu rejoins désormais la belle communauté de Maraudeur's Era! L'équipe t'a rajouté au groupe ADULTES  et est curieux de voir ce que tu vas faire désormais. Maintenant que tu es des nôtres, tu peux donc librement aller ouvrir ta fiche de liens afin de recenser toutes tes relations, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Bien entendu, nous savons que tu auras de nombreuses histoires parmi nous, penses donc aussi à ouvrir ton journal de bord, et à le tenir à jour, ce qui te sera très utile pour avoir un Double-Compte plus tard. Enfin, si tu es un sorcier - ou que tu as un lien avec le monde magique - tu peux tout à faire posséder une chouette/un hibou qui délivrera mots doux et autres colis à vos destinataires. Les étudiants de Poudlard peuvent aussi - et c'est même conseillé - rejoindre un club/association pour passer le temps et s'éclater.

Une fois encore, bravo pour ta validation, et nous te disons à très vite, au détour de tes aventures! Bien entendu, si tu as la moindre question, le STAFF attend tes MPs et y répondra au plus vite   .



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MessageSujet: Re: I'm so sorry ✗ Pika   Dim 25 Juin - 21:08

Hi hi désolé :sorry: C'était pour bien t'faire commencer ton travail dans l'staff, après tout te semblera plus simple :alice:
Merciiiiii :red: J'suis super contente que ça te plaise
Comment ne pas s'éclater sur ME, avec de tels fous c'est pas possible :zad:
:danse:

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