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 he called me monster (leanael)

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MessageSujet: he called me monster (leanael)   Dim 6 Aoû - 0:08

he called me monster

Le bitune brûlant d'début d'été chauffe l'air ambiant d'un Londres frénétique. C'toujours la même chose dés qu'on quitte les ruelles des banlieues alentours pour s'enfoncer dans la capitale - on s'trouve avec des odeurs putrides,et plus d'gens d'toutes les couleurs qu'on pensait voir dans une vie. Londres c'une ville d'histoire, qui partage plus d'mixité qu'partout ailleurs dans l'monde. Autant d'filles qui s'trouvent avec les cheveux bleus, qu'mecs qui se tiennent la main comme si c'tait un truc normal - ca l'est pour eux après tout. Et parmi cette foule s'trouvent des êtres uniques, qui portent des longs bouts d'bois qu'ils font tournoyer pour faire tourner le monde : Sorciers. C'comme ca qu'ils s'nomment, et c'parfait en vrai. Sauf qu'ils méritent pas d'finir sur un bucher, que ce sont les êtres les plus fantastiques qui s'trouvent. Magiciens - que j'les appelle avant d'me faire reprendre constamment, et d'être assez bornée pour pas en changer.
Parmi tous ces magiciens s'trouvent mon père - qui l'est pas en vrai. Mon père qui gueule après moi qu'je suis sa monstruosité, m'faisant douter d'pouvoir rester encore dans la baraque où il nous loge mon frère et moi. Il a envoyé Anaël pour bosser j'sais pas où - p'être auprès d'autres sorciers pour lui apprendre des sortilèges d'puissance folle. J'sais pas - mais l'absence d'mon frère ca a été suffisant pour qu'une énième dispute explose. Que j'sais plus l'origine, mais les mots d'monstres, et d'erreurs s'répètent en écho dans ma tête. Monstre, monstre, monstre. Celle qu'on abandonne, qu'la différence laisse à espérer qu'elle existe pas.

Alors j'sors pour rejoindre l'métro sur mon skate trouvé quelques temps avant et que j'quitte rarement maintenant. J'rentre dans l'dis métro, direction Londres sans payer d'ticker - j'saute dessus les portiques en espérant pas m'faire prendre. Ou si c'le cas, d'mineurs je risque rien. Surtout avec un père qui s'fiche d'moi, et veut plus entendre parler, préférant payer pour qu'je sois libre. C'la dit, cette dispute c'une raison d'plus pour m'retrouver dans Londres, à pas m'soucier de qui m'attend ou pas. J'voudrais juste avec Anaël - d'le voir de moins en moins ca pèse vraiment. Surtout au quatrième jour des vacances alors que j'suis rentrée la veille d'mon séjour en colonie d'vacances . Père dit qu'Anaël doit rien savoir. J'rien dit la première fois. La seconde non plus. Mais la colère m'donne juste envie d'être franche et honnête - surtout qu'pas l'être avec mon frère c'est juste trop tortueux.
Alors j'suis là, à fumer une clope rouler, qu'je me porte toujours dans les sweats que j'pique à mon frère et que j'porte mieux que lui, et j'attends. J'suis près du London Bridge, sur les Doc, avec la Tour de Londres où gueule les fantômes du passé en pleine ligne de mire. Assise sur l'muret, les pieds dans l'vide, j'attends. J'attends à pas savoir quoi - à dire vrai - jusqu'à ce que les touristes disparaissent en même temps qu'le soleil qui descend d'plus en plus. J'sers plus le sweat, l'odeur d'mon ainé pour calmer mon coeur déchainé. Et j'sens que j'ai des foutus larmes aux yeux - bordel de merdde.

C'un bruit derrière moi qui m'fait me retourner - et j'tombe sur l'regard le plus beau qui soit sur cette planète.
leana - « Anaël... » qu'je souffle comme pour pas croire qu'il s'trouve là. Qu'peut être le rêve prend fin, qu'je suis juste une fugueuse d'plus au milieu d'une ville trop grande. Ou d'un monde qui s'trouve pas être le sien. Pas que l'autre l'soit plus. « c'est papa qui t'a dit d'venir me chercher ? J'veux pas rentrer. J'veux pas l'voir. »


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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Sam 19 Aoû - 17:14

He called me monster
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C'est avec une nouvelle mission concernant ses futurs engagements, qu'il quitte la maison tôt le matin même. Il enfile une simple tenue de moldu pour se fondre dans la masse avant de coincer ans sa manche sa baguette ainsi qu'une lettre que son père lui a donné pour ses amis, pour qu'ils acceptent d'enseigner au jeune sorcier quelques sorts encore interdit mais qui seront bien utiles en temps de guerre. Alors le jeune homme quitte la main après un dernier regard pour sa sœur jumelle, qui l'est pas vraiment, endormie dans le lit jumeau qu'ils partagent. Ils ont toujours dormis dans la même chambre et c'pas avec leur quinze ans maintenant qu'ils vont en changer. Même si parfois il la vire hors de la chambre pour s'toucher la nouille et qu'elle fait pareil, avec des bruits de chaton. Pourtant ce matin il ne peut pas la réveiller d'un bisou sur le front pour lui dire qu'il part, car elle va le retenir ou bien vouloir venir avec lui hors il va chez des sorciers, elle peut juste pas venir, elle la moldue que tout le monde déteste sauf lui, parce qu'il l'aime sa sœur envers et contre tous. Alors il traverse Londres avec quelques réseaux de cheminette et bientôt se retrouve devant une immense porte en bois brun, signe qu'il est devant un manoir de sang-purs et qu'il va bientôt commencer sa leçon. Il tape sur la porte, décline son identité et donne la lettre à un homme aussi grand que gros avant que ce dernier, le fasse rentrer et que la leçon de magie noire ne commence.

C'est tard lorsqu'il sort de la maison, épuisé et le dos recouvert d'ecchymoses mais la tête pleine de nouveaux sorts, tout aussi utiles les uns que les autres. Alors c'est en traversant une rue qu'il voit un hibou se poser devant lui, lâcher une lettre et repartir. Elle est signée de la main de son père et signale que sa sœur, adorée, est partie se réfugier dans un endroit encore inconnu et peut-être même nouveau. Il soupire et sort sa baguette dans une ruelle au calme avant de lancer un sort pour retrouver sa sœur, l'être qui hante ses pensées alors qu'il voudrait savoir si tout va bien. Là, dans son esprit, le chemin se fait et il laisse ses pas le guider jusqu'à un endroit qu'il le connaît pas, alors que sa jumelle a les jambes dans le vide et qu'elle fume une cigarette. Il la reconnaîtrait entre toutes les filles du pays, simplement car elle est unique. Il marche sur une branche alors qu'elle se tourne pour le regarder, soupirant son prénom comme si il n'était qu'une chimère. « c'est papa qui t'a dit d'venir me chercher ? J'veux pas rentrer. J'veux pas l'voir. » « Il m'a juste dit que tu étais partie. Pas que je devais te ramener tout de suite ! » Dit-il en venant derrière elle et en l'embrassant sur le front, tendrement. « Qu'est ce qu'il c'est passé Lea' ? Pourquoi tu es venue ici ? » Qu'il murmure avant de venir s'asseoir à côté d'elle, grimaçant lorsque son dos le fait souffrir. Il en avait presque oublié son entraînement d'ailleurs. « T'as faim ? Tu veux qu'on aille manger quelque chose ? »

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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Dim 20 Aoû - 11:46

he called me monster

Y a du feu dans l'ciel de Londres, où les éclairs d'oranges foudroient les nuages, et donne l'impression qu'ils s'enflamment. J'trace de mes doigts les contours d'êtres fantastiques qui s'cachent parmi les lumières vivaces. Y a du silence, autour de moi, comme un bulle d'confort où rien transperce. Une bulle comme souvent je la ressens, qui m'garde loin du monde - qu'importe le monde. Moldue parmi les magiciens - la non-magique qui en voit trop, qui en sait trop. C'la malédiction des sages, des génies, et des artistes. D'ceux qui en savent plus qu'ils voudraient, et finissent par sombrer dans trop d'folie pour s'en relever. Jamais ils s'en relèvent. Jamais ils sont eux-mêmes. - y a que la mort qui s'trouve au bout du chemin une fois qu'ils se rendent compte qu'ils appartiennent à rien dans ce monde.
Mais dans l'mien y a Anaël. Et quand il arrive l'chevalier en armure, j'peux pas m'empêcher de sourire. Y a peu d'êtres qui transpercent le mur qui me sépare du monde. Mais Anaël l'fait s'effondrer chaque fois d'un geste de réconfort. Il s'approche, avec sa beauté masculine et encore innocente d'jeune adulte, et tout semble plus simple. Soudainement j'plus ce sentiment de devoir m'faire disparaitre - y a Anaël pour m'faire vivre comme je le veux. Pour me protéger de son monde où j'ai été enfermée sans le vouloir. Et pour pas m'laisser seule dans le miens qui me semble être une illusion dorée.

Anaël c'est un phare dans l'ciel enflammé - c'une lumière plus brillante que tout l'reste, blanche comme la lune qui ramène les âmes perdues sur le rivage. Y a personne que j'aime plus qu'mon grand frère - même s'il l'est pas, il l'est quand même. Alors quand il s'approche, j'beau aimé le voir, j'veux juste être sûre qu'il est toujours d'mon côté. Parce que son père - notre père - trouve le moyen de l'éloigner d'plus en plus souvnt ces derniers temps.
anael — « Il m'a juste dit que tu étais partie. Pas que je devais te ramener tout de suite !  » J'souris - rassurant de savoir que j'peux toujours compter sur le soutien d'Anaël. Il met pas longtemps avant de s'assoir pas loin, et moi pour m'tourner vers lui et poser un baiser sur sa joue glacée - il grimace, j'le vois, et j'peux pas m'empêcher d'me sentir inquiète.
leana — « restons dehors cette nuit alors. J'veux pas l'revoir de si tôt, et avec de la chance il sera parti au matin quand on rentrera. » Qu'je propose - voyant pas l'mal à parcourir la grande ville une fois qu'la nuit est tombée. Pas avoir Anaël à mes côtés - pas alors qu'il laissera jamais rien m'arriver.

Sauf qu'Anaël il est pas fou - ni en manque d'curiosité. Et quand il s'agit d'mes raisons de fuir il sait qu'c'est pas juste un délire d'adolescente en manque d'aventures. Qu'il se cache toujours plus d'mots et d'souffrance dans chaque excursions - qui sont de plus en plus nombreuses.
anael — « Qu'est ce qu'il c'est passé Lea' ? Pourquoi tu es venue ici ?  »
leana — « une énième dispute - comme souvent quand t'es pas là. J'voulais plus entendre c'qu'il avait à dire, alors j'suis partie. J'me sens mieux ici. J'aime bien la tour, et l'London Bridge. J'trouve qu'on s'trouve devant quelque chose d'plus vieux et imposant que nous, et ca a quelque chose de rassurant, non ? » Qu'je dis, en regardant autour d'nous, avant que mon regard revienne vers mon frère, et que j'remarque qu'il est plus pâle qu'à son habitude. Je sens d'nouveau mon coeur qui s'sert, et j'touche la joue de mon frère pour avoir son attention mais avant que j'puisse parler il reprend -
anael — « T'as faim ? Tu veux qu'on aille manger quelque chose ?  » J'opine, sauf du muret, et j'prends sa taille pour l'guider vers d'petits restaurants et snack qui se trouvent pas loin.
leana — « Un fish and chips serait parfait non ? » Qu'je propose en avisant les Docs où s'trouvent quelques touristes - malgré l'temps orageux. C'toujours comme cela à Londres après tout. « où c'est que t'as mal Ana ? J'le vois que tu grimaces. Il t'a envoyé où encore ? »


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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Lun 28 Aoû - 0:58

He called me monster
Leana & Anaël
« restons dehors cette nuit alors. J'veux pas l'revoir de si tôt, et avec de la chance il sera parti au matin quand on rentrera. » Il hoche la tête et lui sourit avant de relever le visage vers le ciel. Chargé de gros nuages, lourd de pluie et d'éclairs qui menacent d'exploser dans un orage terrible. Rien d'étonnant, Londres a toujours renfermé un temps particulier et très pluvieux, bien loin des températures froides et sèches de leur ancien pays. C'est humide l'Angleterre et parfois ça l'agace, de se dire qu'il doit troquer la pluie à la neige, l'orage à la buée et le fish and chips aux sucettes de sirop d'érable. C'est pour tout ça qu'il retournera au Quebec, pour ressentir l'odeur des pins et des érables, du sirop qu'on coule sur la neige avant de rajouter une bâton pour faire une bonne sucette maison. Délicieuse et sucrée, elle n'a rien à envier aux plats Anglais qu'il doit manger dans l'école. Parce que Poudlard renferme les spécialités Anglaise et qu'il doit reconnaître que le porc à la menthe le laisse franchement dubitatif. « une énième dispute - comme souvent quand t'es pas là. J'voulais plus entendre c'qu'il avait à dire, alors j'suis partie. J'me sens mieux ici. J'aime bien la tour, et l'London Bridge. J'trouve qu'on s'trouve devant quelque chose d'plus vieux et imposant que nous, et ca a quelque chose de rassurant, non ? » « D'angoissant aussi, de se dire que le jour où on ne sera plus là, ça existera encore et ça perdurera bien après nous. On est éphémère, seul les actes restent. » Qu'il dit dans un murmure avant de lui demander si elle a faim, parce qu'il se doute qu'elle a quittée la maison bien avant d'avoir avalée un bol de lait et de céréales sucrées comme elle le mange tous les matins. Et puis parce que leur ventre gargouille et que cela signifie qu'il faut nourrir les deux monstres que sont ces adolescents. Des bouches sur pattes.

« Un fish and chips serait parfait non ? » « J'pensais que tu l'dirais jamais ! » Qu'il dit avant de se pousser et de se lever à son tour, de sa place confortable qu'il c'était trouvé. Il commence à marcher vers les snacks à disposition non loin, des sortes de petites cabanes où on déguste tout ce qui est typiquement Anglais, gras, sucré et salé. Dans sa poche tintent quelques pièces moldus et des billets aussi, ils vont pouvoir faire un véritable festin comme à chaque fois qu'il revient de l'école de magie. « où c'est que t'as mal Ana ? J'le vois que tu grimaces. Il t'a envoyé où encore ? » « Apprendre la magie Léa. C'est rien, d'ici ce soir j'appliquerais un baume et ça ira mieux. C'est le prix à payer pour devenir un grand sorcier, t'inquiète pas pour moi. » Qu'il dit en faisant un geste de la main qui le fait grimacer parce que son épaule craque, mais qu'il cache du mieux qu'il peut. Finalement ils arrivent devant le snack et bientôt il commande deux fish and chips ainsi que deux sodas puis se tourne vers sa jumelle. « Tu veux quoi pour le dessert ? Fais toi plaisir Léa, surtout si on passe la nuit dehors. » Qu'il dit avec le sourire avant de prendre pour lui, une belle tranche de carrot cake. Il attend que sa jumelle fasse son choix et il sort de sa bourse deux billets, pour payer les consommations. Il se tourne ensuite vers sa sœur le temps que le cuisiner leur fasse leur nourriture. « Comment tu vas depuis la dernière fois ? On a pas vraiment eut le temps de se parler tous les deux. » Et il sait que sa sœur, des aventures elle n'arrête pas d'en vivre. C'est qu'elle est une utopiste et surtout elle a une imagination débordante. Nul doute qu'elle a des choses à lui dire.

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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Sam 2 Sep - 23:47

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L’ombre des tours assombrissent la nuit plus encore – la lune peut pas aller contre cette ombre noire et mouvante qui ôte sa clarté à la nuit. On reste devant, tétanisée devant la beauté du spectacle, à se trouver impuissant. Incapable d’aller contre la nuit, contre l’ombre, ou contre l’histoire. Que ces vieilles pierres en ont vu passer des instants, des guerres et des victimes – des hurlements qui font encore écho dans les cellules abandonnées où j’peux que croire qu’il se trouve de célèbres fantômes. Les fantômes existent – Anaël m’en a montré un en photo qui s’ôte la tête pour saluer les étudiants de son école enchantée. Alors j’imagine qu’il se trouve les reines Tudors du roi fou, décapitée qui boivent le thé dans la prison abandonnée. Je l’imagine – ca et les autres histoires qui ternissent l’Angleterre de sang et de deuil depuis des siècle. C’est l’amour du drame qui a inspiré aux Anglais le flegmatisme – s’habituer à ceux qui gueulent pour juste continuer d’avancer malgré tout.
Anaël — « D'angoissant aussi, de se dire que le jour où on ne sera plus là, ça existera encore et ça perdurera bien après nous. On est éphémère, seul les actes restent. » Les actes – celui de mettre mon bras autour de l’épaule de mon frère pour poser sur sa joue un baiser qui s’enflamme d’amour fraternel. Pas d’incestueux rapports entre nous – bien qu’en vrai y a pas le même sang dans nos veines. Ca serait trop étrange, de ternir ces années à se dire jumeaux en pensant qu’on peut passer la barrière des interdits. Pas qu’on en ait l’envie de toute façon – quand on me parle d’interdit, j’pense à la princesse indomptée qui court dans les bois. Retrouvée sur l’île maudite des flammes enragées. Sauvage. Au nom adoré.
Leana — « J’suis pas sûre qu’il reste des actes. Des monuments, des châteaux, de la vieilles pierres et surtout des histoires. » Ce qui se constitue le monde des romans et des contes. Le monde qui se dessine sur les pages jaunis de mes cahiers. Pour qu’il reste toujours cela – lui, Anaël, le prince de cœur.

Et c’est la faim – rappelle qu’on vit le moment des humains normaux – qui me pousse à quitter le perchoir qui lui proposer plutôt un fish and chips. Y a pas beaucoup de spécialités qui ont eut notre intérêt ici – mais ca c’est pas le plus mauvais. Bien au contraire.
Anaël - « J'pensais que tu l'dirais jamais ! » J’pars dans un rire enfantin avant d’me saisir de sa main pour se promener sur les Dock à la recherche d’un endroit où nous sustenter. Mais c’est là que l’inquiétude prend le pas sur le reste – quand je prends conscience qu’il boite mon frère. Il boite ou grimace, mais sa démarche est pas aussi assurée. Alors je me demande quel genre de monstre il a dû combattre cette fois. Et j’peux que sentir la colère de l’injuste Père qui le sépare de moi pour l’envoyer se blesser naitre dans ma poitrine.
Anaël - « Apprendre la magie Léa. C'est rien, d'ici ce soir j'appliquerais un baume et ça ira mieux. C'est le prix à payer pour devenir un grand sorcier, t'inquiète pas pour moi. »
Leana – « Faut bien que quelqu’un s’inquiète pour toi. Mais si c’est le prix à payer laisse moi au moins te soigner ce soir. » Je demande – parce que si j’suis pas magicienne comme lui avec une baguette qui envoie des étincelles, il me dit souvent que j’i des doigts magiques. En or – qui lui ôte le mal et crée d’fabuleux croquis. De lui, souvent, même si je les lui montre pas toujours.

On arrive alors devant le restaurant, demandant ce qu’on veut manger avec les deux spécialités, et je fixe la carte sans savoir trop sur quoi me décider. Des mets gourmands mon frère m’en a décrit – des chocolats qui sautent, et des bonbons qui pétillent. Rien d’aussi exaltant ici.
Anaël - « Tu veux quoi pour le dessert ? Fais toi plaisir Léa, surtout si on passe la nuit dehors. » J’souris et me penche finalement vers la vendeuse qui nous regarde avec étonnemment. A croire qu’elle a jamais rencontré d’enfants de la nuit. De ceux qui s’enfuient pour courir sous les étoiles. Les moldus disent que c’est la que le danger se cache – le danger pour ceux qui en ont peur snas doute.
Leana — « Trois Apple pie alors, parce qu’ils sont grave bons. » Je dis avec l’eau à la bouche, sachant qu’on en mange toujours trop, et qu’on finira par donner ce qu’il reste aux autres âmes qui préfèrent se perdre dans la nuit que de rester enfermés dans leur maison. Dans la notre se trouve le Monstre. Et j’suis fatiguée de devoir le combattre.

Une fois qu’on se retrouve avec notre repas, on repart sur les Docks, à chercher un endroit où s’arrêter pour manger comme des goinfres.
Anaël - « Comment tu vas depuis la dernière fois ? On a pas vraiment eut le temps de se parler tous les deux. » Je grimace, sentant de nouveau la colère contre le patriarche qui monte – depuis la dernière fois rien de nouveau. Que l’internat qui veut plus de moi, les moldus qui me pensent folle toujours, et notre père qui cherche à me faire disparaître ailleurs. Dans la forêt de l’île des Dragons, en demandant à ce que ce soit un secret entre nous. Mais j’veux pas être gardienne de ce secret-là.
Leana — « Père m’dit que je dois prendre les cours à la maison. Y a plus d’école qui me veulent. » J’dis en énumérant dans ma tête les nouveautés depuis Noël. « J’voudrais venir dans ton école. Là-bas il se trouve pas de débiles moldus qui m’croient débile. Ils disent que je raconte des histoires parce que je suis folle. Et père doit les croire parce qu’il cesse pas de m’envoyer au Château du roi blanc. » J’dis en me mordant la lèvre parce qu’il m’a dit d’pas le raconter à Anaël – mais je lui en veux alors pas lui obéir ca me semble être encore le mieux.
Leana — « Il m’dit que je dois pas t’en parler, mais fuckoff – il dit aussi que j’pose trop de questions, et que ma place c’pas chez nous. C’est là-bas que j’étais au début des vacances. Et j’veux pas y retourner. Pas comme ca en tout cas… »



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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Mer 6 Sep - 2:05

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« J’suis pas sûre qu’il reste des actes. Des monuments, des châteaux, de la vieilles pierres et surtout des histoires. » « Pourtant nous avons oubliés depuis longtemps les châteaux que le roi Henri VIII a fait ériger mais personne n'oubliera sa cruauté et ses femmes qu'il a enfermé dans la tour de Londres. » Dit-il à l'oreille de sa sœur, complice avant de l'embrasser sur le front et de venir lui prendre la main pour aller se chercher de quoi manger. « Faut bien que quelqu’un s’inquiète pour toi. Mais si c’est le prix à payer laisse moi au moins te soigner ce soir. » Il accepte d'un sourire et d'un geste de tête. C'est qu'elle masse bien la garce et nul doute que cela lui fera du bien, que d'avoir le dos massé d'une main experte. C'est vrai que la vendeuse regarde les deux adolescent d'un œil surpris et un peu accusateur, comme si ils avaient besoin de se faire sermonner pour être encore dehors à cette heure-ci. Mais ils n'ont pas peur, de toute façon Anaël ose défier quiconque viendra toujours sa sœur jumelle. Il connaît des sorts qui feraient trembler de peur le pauvre fou qui viendrait la toucher ou bien l'agresser. Il a sa baguette avec lui et il se sent invincible ce soir, il sait qu'ils ne risquent vraiment rien de toute façon. Il lui demande ce qu'elle veut pour le dessert et elle ne met pas longtemps avant de commander. « Trois Apple pie alors, parce qu’ils sont grave bons. » Il éclate de rire et accepte la commande de sa sœur avec un hochement de tête. « Rajoutez du gâteau au chocolat aussi, ça tient chaud quand il fait trop froid la nuit. » Dit-il a la vendeuse qui se demande un instant comment deux enfants pourront avaler et surtout payer tout ça, mais Anaël met fin à ces questions intérieures en comptant les commandes et en posant sur le comptoir, deux billets pour régler la note. Il ne prend pas la monnaie qu'elle lui rend et se tourne avec les poches en plastique pleine de nourriture, pour suivre sa sœur et aller manger dans un coin avec elle.

« Père m’dit que je dois prendre les cours à la maison. Y a plus d’école qui me veulent. » Il soupire et lance à sa jumelle un regard lourd de sens. « Lea, tu devrais faire gaffe, tu sais que père est pas très patient ! » Qu'il dit avec douceur avant de trouver un banc au bord de l'eau et de s'asseoir dessus doucement, pour ne pas éveiller la douleur de son dos et de ses hanches. Enfin il pose être sa sœur et lui la poche contenant le chaud ce qu'ils vont manger tout de suite. « J’voudrais venir dans ton école. Là-bas il se trouve pas de débiles moldus qui m’croient débile. Ils disent que je raconte des histoires parce que je suis folle. Et père doit les croire parce qu’il cesse pas de m’envoyer au Château du roi blanc. » « Tu sais bien que tu peux pas... J'voudrais aussi mais tu peux pas. » Qu'il dit avec un pauvre sourire avant de s'arrêter et de tourner son visage vers elle. « C'est quoi le château du roi blanc ? » Qu'il demande en fronçant les sourcils. Car il se doute que leur père n'est pas le plus aimable ni le plus doux, surtout quand Anaël n'est pas chez eux. Ils ne se supportent pas avec Léana et ils se le font assez bien sentir en temps normal. « Il m’dit que je dois pas t’en parler, mais fuckoff – il dit aussi que j’pose trop de questions, et que ma place c’pas chez nous. C’est là-bas que j’étais au début des vacances. Et j’veux pas y retourner. Pas comme ca en tout cas… » « De quoi tu parles ? C'est quoi ce truc dont tu n'as pas le droit de me parler ? Explique toi... » Dit-il avant d'attraper la poche et de l'ouvrir pour donner à sa sœur une boite contenant son fish and chips ainsi qu'une bouteille d'eau minérale. Il prend ensuite sa nourriture et se met à manger quelques frites en regardant sa jumelle, attendant d'en savoir d'avantage. « J'veux que tu arrêtes de me le cacher lorsque père te mène la vie dure. »

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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Dim 10 Sep - 19:59

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anael - «  Pourtant nous avons oubliés depuis longtemps les châteaux que le roi Henri VIII a fait ériger mais personne n'oubliera sa cruauté et ses femmes qu'il a enfermé dans la tour de Londres. » Que d'histoires que j'écoute toujours avec intérêt. J'me lasse pas de voir Anaël qui fait du monde moldu ou sorcier un lien d'possibles aventures. Me racontant ce qui a été ou ce qui pourrait être comme si c'était romanesque. De belles aventures, dangereuseus, avec cavaliers et princesses - m'épargnant pas les détails sanglants comme pour pas prendre le risque de me protéger. Me protéger serait stupide, y a déjà eut trop de perdu dans ma vie de gamine moldue arrachée à sa réalité. Après une mère qui a abandonné, un père qui s'en trouve ne pas être un, j'ai plus ma place non plus parmi les miens qui me regardent de travers et que je trouve inintéressants. Alors c'est pas étonnant que je préfère passer plus de temps avec mon frère qu'avec de possibles amis. Des amis moldus j'en ai pas des masses - j'ai juste un cracmol perdu aussi entre deux eaux qui tentent de se faire sa place.

Une fois qu'on a nos sacs de nourriture - avec le gâteau au chocolat d'Anaël, on s'met à parler de ce qui a pas encore été dit. J'sais plus la dernière fois qu'on a pu faire cela. A la maison on a toujours le regard insistant d'son père - que je veux plus vraiment appeler le mien - et je sais pas ce que j'ai le droit de dire ou pas. Je sais ce que je veux dire - plutôt - et c'est souvent tortueux de pas se sentir assez libre de le faire comme je veux.
anael - « Lea, tu devrais faire gaffe, tu sais que père est pas très patient !  » J'sais - j'suis au fait de l'impatience de notre père, surtout quand il s'agit de mon impertinence. Je préfère de loin quitter la maison alors, et presque lui donner l'impression que j'existe pas dans son monde à lui. Que j'y existe plus.
leana - « Bah c'est fait maintenant. Et j'crois pas qu'il sache quoi faire de moi dans tous les cas. » J'avoue avec défaitisme, assumant l'idée que si'l pouvait juste ne plus jamais m'avoir dans les pattes il l'aurait choisi. J'suis juste le rappelle d'une femme qui l'a trompé; La preuve qu'elle l'a trompé, et qu'il a prit avec lui une enfant qui est pas la sienne. Alors j'prends dans les dents ses délires de vengeance, et j'trouve plus ma place nul part sauf avec mon frère. Sauf que mon frère a plus vraiment le temps pour moi.
anael - « Tu sais bien que tu peux pas... J'voudrais aussi mais tu peux pas. » J'sais. J'opine avec un air de plus en plus terne, perdant de mon sourire à l'idée qu'une fois encore dans dix jours il partira. Et moi j'sais pas où je devrais me rendre.
anael - « C'est quoi le château du roi blanc ?  » J'reste un moment figée - ca fait partie des choses que j'ai pas le droit de lui dire. Les choses de la réalité que j'ai changé pour les rendre acceptable et plus avoir à me battre contre ce que je vie constamment. J'me mords la lèvre, je réponds pas encore, et j'essaie d'éluder - sauf que c'est trop confus, et je perds le pied de mon monde pour la réalité. Je vais devoir m'y confronter vraiment pour l'bien d'Anaël. Poru qu'il me comprenne.
anael - « De quoi tu parles ? C'est quoi ce truc dont tu n'as pas le droit de me parler ? Explique toi...  »
leana - « Papa veut pas... »
anael - « J'veux que tu arrêtes de me le cacher lorsque père te mène la vie dure.  » C'est mon frère - j'peux tout lui dire. C'est mon frère et il peut l'entendre. Il doit l'entendre alors j'ferme les yeux, et je laisse la réalité reprendre le dessus, sentant une boule d'émotions me prendre la gorge snas que je puisse la contrôle.
leana - « Il pense que je parle trop de ce monde-là, que les moldus autour de moi vont finir par se poser des questions. Alors il a trouvé le moyen de me faire passer pour folle, d'avoir l'adresse d'une hopital pour fou en Ecosse. Quand il t'dit que j'vais en colonie de vacances c'est là-bas que je me rends : sur l'île Barra. » j'avoue rapidement pour pas laisser les larmes me tordre la voix. Parce que c'est douloureux de savoir que j'ai raison mais qu'on m'regarde comme une tarée. Que j'ai raison mais qu'on m'fait passer pour folle. Que mon propre père glisse l'hésitation dans mon esprit au point que parfois j'me perd dans mes histoires. « J'aime pas y aller Anael ! Et j'aime pas te mentir, mais il a dit que j'avais pas le choix. Qu'il me ferait bien pire si je le décevais encore, et qu'il finirait par se débarraser de moi. Et j'veux pas te quitter, t'es tout ce qu'il me reste ici ! » 

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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Sam 16 Sep - 1:14

He called me monster
Leana & Anaël
Ca doit faire un moment qu'ils ce sont pas accordés un instant pour juste discuter, profiter l'un de l'autre et se parler comme si rien n'existait autours d'eux. Faut dire que leur père fait en sorte d'occuper Anaël lorsque ce dernier est de retour à la maison, pour lui apprendre la magie noire mais aussi, Anaël le sait, pour l'éloigner de sa sœur. Il en veut un peu à son père pour ça, ne comprenant pas ce qu'il fait de mal à traîner avec sa jumelle. Même si elle ne l'est pas, il ne faut pas espérer pouvoir l'effacer de l'esprit du jeune homme en un claquement de doigt. De toute façon il ne le veut pas, ils ont été élevés comme des jumeaux et des sorciers, c'est normal que Léana ne trouve pas sa place et subisse les effets des deux mondes. Alors il va à l'encontre de ce que son père lui a dit et ce soir il passera la soirée avec sa sœur. De toute façon leur père n'est pas chez lui et ne rentrera que demain en début d'après midi, ils auront largement le temps de rentrer chez eux et de se coucher quelques heures avant de se relever et d'aller profiter de leur journée. Avec ce qu'il a vécu aujourd'hui comme entraînement il sait que son père le laissera tranquille demain, qu'il pourra juste faire sa vie sans s'occuper du reste. Il prévoit une bonne douche et sans doute un bon livre, allongé dans son lit pendant que sa sœur le dessine encore et encore.

« Bah c'est fait maintenant. Et j'crois pas qu'il sache quoi faire de moi dans tous les cas. » Certes mais ce n'est pas la solution à tout de se dire que de toute façon c'est fait, tant pis. Il connaît son père et il sait que si celui-ci vrille, un jour il enverra Léana en pension dans un foyer à plusieurs kilomètres d'ici et plus jamais les jumeaux ne se reverront. Et il préfère tenter d'apaiser sa jumelle plutôt que de se retrouver comme ça. Mais sa sœur laisse fuiter quelques mots qui lui mettent la puce à l'oreille et aussitôt il demande des explications. Une idée fourbe se fait dans son esprit mais il la refoule, se disant que leur père n'est pas aussi mauvais tout de même. N'est-ce pas ? Et pourquoi pas, il ne sait pas ce qu'il se passe une fois qu'il est rendu loin de la demeure familiale. « Papa veut pas... » Il s'en moque de ça et sans attendre il pousse sa sœur à parler. Avec quelques mots, lui faisant comprendre qu'il est son frère et qu'il doit quand même savoir. Que leur père veuille ou pas. « Il pense que je parle trop de ce monde-là, que les moldus autour de moi vont finir par se poser des questions. Alors il a trouvé le moyen de me faire passer pour folle, d'avoir l'adresse d'une hopital pour fou en Ecosse. Quand il t'dit que j'vais en colonie de vacances c'est là-bas que je me rends : sur l'île Barra. » Son sang se glace dans ses veines et un instant il a le souffle coupé. Sa sœur, si gentille et si douce, portant la camisole blanche et entourée de blouse tout aussi blanche que la mort, lui injectant dans le bras des calmants. Et leur père cautionnant cette horreur, cette infamie. Il ferme les yeux et arrête de manger pendant un instant, il serre le point et prend quelques respirations pour calmer la colère qui monte en lui. « Ce monde existe, il le sait et plutôt que te demander de te taire il te fait passer pour folle ! » Dit-il dans un éclat de voix un peu trop puissant. Lentement il pose entre eux la poche contenant le repas et se tourne vers sa sœur, pour lui prendre les mains. « J'aime pas y aller Anael ! Et j'aime pas te mentir, mais il a dit que j'avais pas le choix. Qu'il me ferait bien pire si je le décevais encore, et qu'il finirait par se débarraser de moi. Et j'veux pas te quitter, t'es tout ce qu'il me reste ici ! » 

« On sera pas séparé... J'te jure... » Qu'il murmure en sachant que ses mots n'ont aucun effet face aux décisions de son père. Si il a décidé de se séparer de sa fille qui ne l'est pas, de cette adolescente qui lui rappelle la trahison de sa femme alors rien ne lui fera changer d'avis. « Ecoute j'ai une idée... Ca peut marcher si vraiment tu fais ce que je te dis d'accord ? » Demande le jeune homme avec un petit sourire rassurant pour sa sœur. « Laisse moi un mois. Pour trouver quelqu'un qui pourra t'accueillir mais d'ici là, ne parle plus de magie. Plus du tout, ne te fais plus remarquer d'accord ? Il pensera que cet asile fonctionne sur toi et qu'ils ont réussis à te convaincre que la magie, c'est juste dans ta tête. » Il serre doucement les mains de sa jumelle. « Je lui dirais moi aussi que tu n'en parles plus et que la dernière fois que j'ai essayé de t'en parler, tu m'as clairement fait comprendre que j'inventais des histoires. Fais le, sinon... Il finira par vraiment t'envoyer à l'autre bout du monde. » Et là ils ne pourront pas lutter car pour l'instant c'est leur père qui a la garde officielle de Léana. « Je ferais en sorte de te trouver un endroit pas trop loin de mon école, pour qu'on puisse se voir tous les week-ends. Ca te plairait ça ? »

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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Mar 26 Sep - 0:01

he called me monster

Anaël - « Ce monde existe, il le sait et plutôt que te demander de te taire il te fait passer pour folle ! » J’souris – j’souris pour pas me mettre à pleurer, à gueuler à l’injustice. Pas que j’ignore que ce monde existe. Mais peut être que si je l’ignorais, peut être que si je savais pas qu’il se trouvait d’beaux magiciens partout dans ce monde alors je serais pas là. Je serais pas dans l’abysse, à chercher une place que je n’aurais pas. Une place arrachée – sauf que j’voudrais pas être auprès de ma mère. Celle qu’on a renié, avec Anaël, parce qu’elle était pas fichue de l’aimer autant que l’aime. Pas qu’elle voulait réduire à silence ce qu’il y a d’plus beau chez mon frère. Le réduire au silence,lui, pas peur et ignorance. Et notre père – c’pas le miens. Notre père m’voit comme une trahison, l’être à haïr. L’être à rendre fou pour l’voir mourir. A petit feu.
A petit feu – et y a plus qu’Anaël pour rallumer le miens. Pour me rappeler d’être moi, que tout cela n’est pas un rêve. Pour m’empêcher d’en douter. De juste m’enfermer dans la facilité et dire à notre père ce qu’il veut entendre. Me persuader d’être folle, pour finalement les laisser me guérir. Guérir du savoir.
Anaël - « On sera pas séparé... J'te jure... » J’fonds sur mon frère, trouver ses bras pour m’y engloutir et oublier le reste du monde. Oublier tout ce que j’ai vécu, tout ce que je vivrais une fois qu’il sera plus là. Parce que pour le moment il est là et c’tout ce qui compte. Qu’il m’revienne toujours. Qu’il m’laisse jamais – lui. Parce qu’y en a déjà trop qui m’ont abandonné, et je survivrais pas à sa perte à lui aussi. Anaël c’tout ce que j’ai à présent.
Anaël - « Ecoute j'ai une idée... Ca peut marcher si vraiment tu fais ce que je te dis d'accord ? » J’relève les yeux vers lui, emplis de larmes que je laisse pas tomber – j’peux pas. J’peux pas pleurer sans raison d’pleure n’est-ce pas. C’ridicule. Et y a un truc qui resplendit dans le regard d’Anaël qui m’fait battre le cœur avec plus de courage. Plus de témérité – comme si on pouvait tout faire et qu’en plus ca serait facile.
Leana – « Tout c’que tu voudras Big Bro. » J’lance en opinant, m’apprêtant à m’mettre en quatre pour lui.
Anaël - « Laisse moi un mois. Pour trouver quelqu'un qui pourra t'accueillir mais d'ici là, ne parle plus de magie. Plus du tout, ne te fais plus remarquer d'accord ? Il pensera que cet asile fonctionne sur toi et qu'ils ont réussis à te convaincre que la magie, c'est juste dans ta tête. » J’le cœur qui bondit, en même temps que je me lève, m’met face à lui. La colère soudaine, et l’idée qu’il veut m’envoyer loin. Qu’il veut plus de moi. J’peux pas – j’peux pas l’entendre me dire ca alors qu’il vient d’me promettre qu’on sera pas protégé. L’seul truc bien, en restant avec mon père c’que je sais qu’il y reviendra lui aussi.
Leana – « T’veux te débarasser d’moi ? » C’un souffle, rien de plus, qui se perd dans la tempête londonienne – et y a Anaël qui en démord pas, et mon cœur qui bat trop vite pour tout saisir.
Anaël - « Je lui dirais moi aussi que tu n'en parles plus et que la dernière fois que j'ai essayé de t'en parler, tu m'as clairement fait comprendre que j'inventais des histoires. Fais le, sinon... Il finira par vraiment t'envoyer à l'autre bout du monde. » Figée – c’est encore pire comme perspective. Alors je me retrouve à devoir choisir entre quitter mon frère pour une autre famille, ou voir mon père m’foutre à l’autre bout du monde. L’temps qu’il trouve où s’arrête la terre pour me jeter dans l’vide.
Anaël - « Je ferais en sorte de te trouver un endroit pas trop loin de mon école, pour qu'on puisse se voir tous les week-ends. Ca te plairait ça ? » J’comprends plus – j’ai la tête en vacances et j’me raccroche à Anaël en espérant voir dans ses yeux quelques réponses à ma peur soudaine.
Leana – « Je… j’comprends pas. Tu veux m’envoyer… chez un magicien ? T’veux me trouver une nouvelle famille ? Ou juste un gardien ? J’comprends pas… J’veux… Il m’reste que toi Anaël, j’veux pas t’quitter. » J’redis avant d’mettre mes bras autour d’lui pour le serrer contre moi et tenter d’plus jamais l’voir me lâcher. « T’crois qu’tu pourrais le faire ? Me trouver un lieu où être sûr que Papa m’enverra jamais loin encore. Être sûr qu’je pourrais te voir plus souvent ? tu l’promets ? Comment tu vas faire ca ? »




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MessageSujet: Re: he called me monster (leanael)   Mer 11 Oct - 23:52

He called me monster
Leana & Anaël
« Tout c’que tu voudras Big Bro. » Il en voudrait des choses Anaël, mais il peut pas tout formuler à voix haute. Mais l'plus important c'est sa sœur, sa sœur jumelle qu'il adore plus que de raison. Alors il va pas la laisser dans cette galère car si elle y pense pas pour l'instant, dans quelques années elle devra faire quelque chose de sa vie pour pas devenir une des junkies qu'on retrouve camé et crevé dans les squats à seulement 20 ans. C'est qu'elle est rebelle sa sœur mais ça doit pas l'empêcher de penser à l'après, au futur, de se construire une vie qui se terminera pas une fois l'age adulte arrivé, avec une seringue dans l'bras et trop de remord dans la bouche pour pouvoir vomir autre chose que des reproches. Envers son père, son frère, ce monde qui veut pas d'elle alors qu'elle, elle veut de lui. C'est pas juste c'est vrai mais c'est comme ça, il peut pas lui donner des pouvoirs qu'elle a pas, même si il voudrait bien se saigner pour lui donner de son sang, avec l'espoir qu'elle devienne sang-mêlée elle aussi. Après tout, sang-pur et moldu ça fait du sang-mêlé, ça pourrait peut-être marcher. Il se change l'esprit en secouant sa tête, se disant qu'il doit bouger si il veut pas qu'elle parte trop mal. Il veut pas, il peut pas supporter ça. Car c'est sa sœur et même si il déteste tous ces sales moldus, elle c'est l'unique, la seule. Car les moldus, même à elles ils ont pas fait de cadeaux, au contraire. Et que c'est dans l'monde magique qu'elle devrait faire sa vie. « T’veux te débarasser d’moi ? » Qu'elle lui dit après qu'il ai exposé son plan. Il sursaute, la regarde, lui explique encore qu'ils pourront se voir souvent si elle est pas loin de son école. Et Léana elle semble perdue, comme si elle comprenait pas toutes les nuances de ce qu'il dit.

« Je… j’comprends pas. Tu veux m’envoyer… chez un magicien ? T’veux me trouver une nouvelle famille ? Ou juste un gardien ? J’comprends pas… J’veux… Il m’reste que toi Anaël, j’veux pas t’quitter. » « Hey... Écoute moi... Je vais pas t'abandonner. J'veux te trouver un sorcier qui pourra t'accueillir et s'occuper de toi. Réellement, pas comme père le fait. Quelqu'un qui te laissera parler de magie autant qu'tu veux et surtout... Tu seras à 10 minutes à pied d'mon école, on pourra s'voir tous les weeks end au lieu d'une fois par mois, ça t'plairait pas ça ? » Qu'il dit avec un petit sourire en serrant la main de sa sœur qu'il a attrapé tout en parlant. Elle l'attrape et se serre fort contre lui, il lui rend l'étreinte maladroitement, n'ayant pas trop été habitué aux masques d'affections. Même si avec Léana c'est vrai, ils se câlinent souvent. « T’crois qu’tu pourrais le faire ? Me trouver un lieu où être sûr que Papa m’enverra jamais loin encore. Être sûr qu’je pourrais te voir plus souvent ? tu l’promets ? Comment tu vas faire ca ? » « J'ai ma marraine qui connaît beaucoup de sorciers de confiance. Des gens gentils qui pourront s'occuper de toi et qui regarderont pas que tu sois moldue ou autre chose. Tu retourneras plus à l'hôpital, tu seras plus traitée comme une folle. Tu seras normale car tu seras dans l'monde où tu as ta place. Et on se verra... On pourra même s'envoyer des lettres, j'serais pas loin et on les recevra tout d'suite. » Qu'il dit avec le sourire vers sa sœur. « Mais pour que Père accepte de te lâcher tu dois te taire, tu dois plus en parler t'es d'accord ? » Qu'il dit en se reculant et en la regardant, avant de lui donner un fish and chips, avec le sourire. « Mange, tu vas crever d'faim et j'ai la flemme de te porter si tu t'évanouis ! » Qu'il dit avant de rire, complice, et de mordre dans son poisson et dans ses frites.

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