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 Bro'mance interrompue - Mallodaëlle

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Dernière édition par Mallory Rowle le Jeu 24 Aoû - 19:58, édité 1 fois
MessageSujet: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Mar 22 Aoû - 14:35


Bro'mance interrompue ft. @Ode Shacklebolt & @Abigaëlle U. MacFusty


Les bruits de la fête s’échappaient d’une petite rue animée de Londres et deux jeunes adultes riaient avec insouciance. La nuit était étrangement chaude pour un mois d’avril ou était-ce l’alcool qui réchauffait leurs corps, ils n’en n’avaient pas la moindre foutue idée. Ils avaient choisi leur discipline de la soirée ; les bars parallèles, ils obtiendraient la médaille d’or sans grande difficulté traversant la rue de troquets en bistrots, les jambes déjà cotonneuses mais l’esprit encore vif, la soirée ne faisait que commencer.

Ils avaient prévu une soirée mémorable dans les rues de la capitale, évacuer la tension des derniers mois, se vider la tête et surtout trouver une excuse pour passer du temps à deux. C’était bientôt la fin de l’année scolaire pour les deux étudiants et l’un d’eux finissait ses études et quitterait Poudlard laissant derrière lui son meilleur ami. Le changement n’était jamais évident et ils n’étaient pas prêts à se dire au revoir, pas encore.

Tant de choses avaient été dites ces derniers jours, de révélations telles des tsunamis pouvant bousculer leur monde et pourtant ; ils étaient toujours debout, toujours ensemble. Mallory deviendrait probablement père, ou pas, n’ayant aucune idée sur l’identité réelle du géniteur quant à Ode il avait enfin laissé échapper plus de choses sur lui qu’il ne l’avait fait sur l’entièreté de leur amitié. Il n’était pas l’sang-pur qu’il avait laissé entendre être, ni même le jumeau de Light – fiancée à Mallory – mais il restait ce qu’il avait de plus proche d’un frère, une part de lui et il avait décrété n’en avoir rien à foutre des réelles origines d’Ode. Leur amitié n’avait jamais été réellement basée sur le sang qui coulait dans leurs veines. Le sang avait beau être différent il alimentait les deux mêmes cœurs battant à l’unisson.

Ils étaient assis à un bar, Mallory avait un bras passé par-dessus les épaules d’Ode et ils trinquaient ; à eux, à la fin de l’année, à leur amitié et à tant d’autres choses, s’enivrant lentement mais surement. De part et d’autre des deux amis étaient assises des jeunes femmes au physique délicieux, riant avec les deux compères, insouciantes. La soirée s’annonçait parfaite et ce qui qualifiait ce genre de soirée de perfection serait évidemment l’absence totale de souvenir au réveil. C’était leur modo, tout ce qu’il en resterait serait sous la forme de polaroïds sorciers au fond d’leur poche.

MALLO – « ces vacances commencent enfin ! »

Evidemment il ne parlait pas de la soirée qu’il avait passé avec Ode et Light et qui jusqu’à présent avait été la seule autre chose positive de ses vacances. Il avait réalisé à quel point sans qu’ils soient réellement jumeaux Ode et Light étaient pourtant si semblables. Ils arrivaient à être similaire et à se compléter. La soirée avait été pour le moins étrange mais pas aussi désagréable que ce qu’il avait craint lorsqu’Ode avait proposé l’idée. Cependant, ce n’était pas pareil que de passer la soirée à deux comme ils l’avaient toujours fait, libre des regards des femmes de sa vie, accompagné du seul homme qu’il aurait pu prétendre aimer s’il en comprenait l’sens.

Il attrapa les shots et les fit glisser en direction d’Ode et des deux jeunes femmes puis se ravisa et prit des mains celui de la brune à côté de lui et le porta aux lèvres de sa voisine puis approcha les siennes et lui vola le restant d’alcool sur ses lèvres dans un baiser langoureux. Puis, Mallory se tourna vers Ode en lui faisant un clin d’œil et avala cul sec son propre shot à la couleur verte. La soirée serait à la hauteur de leurs attentes il n’avait pas de doute là-dessus mais, il n’avait pas vu dans le fond de la salle une autre brunette entourée d’autres filles, elle qui lui avait torturé l’esprit était aussi présente dans l’ bar.



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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Mar 22 Aoû - 23:15

Bromance interrompue
Mallory, Abigaëlle & Ode

J'savoure toujours c'moment avant l'premier verre. C'moment où on s'trouve à une place encore un peu mal à l'aise, à s'demander si on a bien fait. A regarder l'monde autour qui s'enivre déjà, ou s'perd dans des danses incongrues, et on s'demande où va s'arrêter l'moment de débauche c'soir. En espérant qu'il s'arrêtera - justement - jamais. Autour d'nous, dans l'bar moldu qu'on côtoie parfois avec Mallory quand on trouve l'temps, y a déjà d'la musique qui s'joue fort, et des filles qui glissent leur corps à peine couvert et plein d'sueurs. Elles sentent bons pour la plupart - encore heureux - et ca rend tout c'la juste plus appréciable. Mais mon regard glisse à peine sur les filles qui se trémoussent ou passent pas loin d'Mallory et moii - moi c'juste lui que je peux voir.
Lui qui s'trouve moins perdu depuis qu'il a trouvé le chemin des fourreurs d'éclairs. Ca fait peut être quatre ou cinq jours qu'on a commencé les vacances, et il a eut l'temps de profiter d'avoir rien à faire - et tout c'qu'il veut à se faire. C'juste délicieux de pouvoir jouir de la présence constante de Mallory près d'moii - d'pouvoir le voir au réveil qui s'sent pas d'parler, jusqu'à ce qu'il ait un café ou un truc du genre dans les mains. L'voir qui jouie d'la lumière du jour, assis sur notre hamac sans rien avoir à dire ou penser. Juste s'reposer, et boire jusqu'à plus soif - parce qu'il lâche pas les purfeu facilement, sauf quand il s'agit d'profiter d'une partie de Quidditch improvisé entre fourreurs d'éclairs, ou d'parler un peu d'la vie hors d'l'école.
D'rares moments cela dit. Jusqu'à hier soir où s'trouver dans un restaurant avec Light et Mallory c'tait la quintessence d'la perfection. Et que j'ai vu briller dans l'regard de mon meilleur ami un truc que j'voyais pas d'puis qu'il avait appris la nouvelle d'une possible paternité - quelque chose d'innocent amusement. D'la joie; peut être simplement. Pas que ca m'étonne - c'que Light est la personne qui porte l'mieux son nom, et elle a juste l'pouvoir de tout illuminer autour d'elle. Jusqu'à garder en souvenir quelques mémorables photos d'la soirée.

C'comme ca que commence notre tour de débauche - alors juste Light, Mallo et moi. Et c'soir c'que nous deux, comme une tradition dont on peut pas s'passer. C'juste bien, en vrai, d'pouvoir plus penser à la soirée des Goyle, où j'perdu un peu plus d'dignité; à Moose qui s'mord les doigts d'avoir un invité; ou à Silent qui quitte que rarement mes pensés. Sauf que j'veux pas ce soir - j'veux pas avoir à penser à Silent, alors qu'elle s'glisse d'plus en plus en moi pour m'envelopper tout entier.
mallory — « ces vacances comment enfin ! » J'trinque avec mon meilleur ami, tapant nos deux verres dans un bruit délicat. Avant d'partager c'même sourire, et qu'il s'tourne pour partager son breuvage avec la douce demoiselle qui s'trouve près de lui. J'souris, quand y a sa copine qui s'tourne vers lui, et s'penche pour m'lécher les lèvres avec l'même délicatesse.
ode — « c'soir, c'pas ta soirée chérie. » Qu'je dis, alors qu'ma mère trouve la nuque d'Mallory et qu'je prenne dans ma bouche un peu d'cocktail avant d'poser mes lèvres sur celle d'mon frère d'coeur plutôt pour gouter à sa propre boisson. C'pas le premier baiser q'on échange - l'premier cela dit d'cette soirée là, et le premier aussi sobre aussi.
ode — « c'soir c'est à nous deux, Bro. J'pas sûr de vouloir te partager comme hier. » Qu'je glisse plutôt avec un clin d'oeil lubrique alors que j'prends la main d'Mallory et que j'termine mon verre d'un trait sec. « Allons danser plutôt ! » Qu'je propose avant d'le glisser contre moi sur la piste, et que j'me mette à jouer des hanches pour me mouvoir contre lui et oublier qu'le reste du monde tourne pas rond - qu'il y a plein d'filles pour savourer, mais une seule pour exploser.


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The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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Dernière édition par Abigaëlle U. MacFusty le Sam 26 Aoû - 0:21, édité 2 fois
MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Jeu 24 Aoû - 19:39


Bro'mance interrompue
♦ Mallodaëlle ♦
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T'sais plus c'que tu fous là, dans ce bar londonien où la seule magie qui existe est celle contenue dans des verres trop plein d'alcool. Pas que t'aies déjà perdu la mémoire, c'juste que tu t'demandes pourquoi t'as accepté cette invitation d'une amie moldue, si peu après la randonnée des enfants MacFusty. C'que boire ça devrait pas être sur ta liste de chose affaires à présent, après tout « s'pas r’commandé pour ce que t’as » - qu'il t'a dit avec toute la moquerie du monde. Comme s'il en avait quelque chose à foutre d'ton état, lui qui s'est enfui après t'avoir hurlé mille et une horreurs pour t'oublier jusqu'à la rentrée. Oublier, c'est c'que tu voudrais faire. Sauf que tu fixes ton verre sans l'toucher, comme si tu ne savais pas quoi en faire. Y'a tout qui s'mélange dans ta tête, tout ce qu'on t'a dit à propos d'cette grossesse qui a ruiné ta vie. Dix-huit ans à peine, tu peux pas être mère, et pourtant t'es toujours pas certaine de devoir abandonner c'que certains considèrent comme une chance. T'as peur, peur des conséquences, des réactions. D'la sienne, surtout, parce que ce sont ses mots qui te reviennent constamment en tête depuis l'épisode de la salle sur demande. T'as l'impression d'être piégée, et face à toi s'trouve c'te tentation qui devrait être ton ennemie - c'verre plein d'substances qui pourront t'faire oublier tous tes soucis le temps d'une soirée.

C'sont deux mains sur tes épaules qui t'font sortir de tes pensées, et quand tu tournes la tête c'est pour faire face à ton amie dont le sourire est déjà trop alcoolisé pour toi. Fronçant les sourcils, elle t'fixe comme si t'étais malade avant d'lâcher : « Tu bois pas ? » T'hausses les épaules, t'sais pas quoi répondre. Elle est pas au courant pour l'gosse, l'abandon, la randonnée - tant mieux. T'as pas envie d'en parler, et puis c'pas comme si tu pouvais discuter de Poudlard avec une moldue bourrée. Quoiqu'au moins elle te penserait ivre, et pas folle. « Allez viens, on va danser ! » qu'elle s'exclame alors avec un rire, récupérant ton verre pour y boire une ou deux gorgées. Puis elle te le rend, avant d'enrouler vos doigts pour te tirer vers la piste de danse. Elle joue des épaules jusqu'à ce que vous ayez un peu de place et commence à gesticuler. Danser - c'bien la dernière chose que t'as envie d'faire. Alors tu portes le contenant à tes lèvres, avalant petit à petit tout l'alcool qu'il contient avec l'impression que ça t'allège d'un poids. Enfin ça va surtout te servir d'excuse pour disparaître au bar un moment. « J'vais nous chercher des verres, » qu'tu lances avec un sourire, pour la convaincre de te laisser y aller seule. Pas que ça semble la déranger - elle est bien plus préoccupée par l'brun contre qui elle glisse son corps, c'lui-là même qui a déjà glissé ses mains sur son derrière. T'en profites, et tu t'volatises aussi vite que tu l'as prévenue.

Une fois passée au bar où, sans te presser, tu as récupéré deux whiskys, tu cherches du regard ton ami dans la masse dansante qui te fait face. Introuvable - super. T'avances quand même, jusqu'à c'qu'on te prenne l'un des deux verres des mains de sorte à ce que tu lèves la tête, surprise. « Merci pour l'verre, chérie, » t'lance le responsable avec son sourire le plus charmeur.  Blond, à peine plus âgé que toi, il ne te lâche pas des yeux, du moins après avoir sondé ton décolté qui semble beaucoup lui plaire. « C'bien gentil à toi, mais on m'attend déjà, » qu'tu répliques, du tac au tac. Sauf qu'il semble pas vouloir lâcher l'affaire, tu l'vois à son rictus trop intéressé pour que ce soit innocent. Alors tu fais rapidement volte-face pour avancer - t'éloigner de lui. Pourtant, c'pire quand tu te retournes, parce que ceux qui te font désormais face tu ne les connais que trop bien. « Rowle, Shacklebolt, ravie voir que vous vous portez bien. » Arrogance, tu le caches pas, au contraire tu la laisses scintiller dans ton regard pour masquer à quel point le Serpentard t'a manque, à quel point t'as mal. « Qu'est-ce que deux sang-pur font dans cette partie de Londres ? J'croyais que les moldus ne vous méritaient pas, » qu't'ajoutes, moqueuse, amère. T'as toujours été rancunière, mais ici t'accentues les choses pour cacher ce que t'éprouves vraiment. Merlin, qu'c'est dur de te retrouver face à lui maintenant. « Et je vais oublier ton existence jusqu’à mon retour à Poudlard, » qu'il disait. Manqué, mais pour le coup t'es pas sûre non plus que ces retrouvailles improvisées t'arrangent tant que ça.
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Dernière édition par Mallory Rowle le Dim 27 Aoû - 3:24, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Jeu 24 Aoû - 21:28


Bro'mance interrompue ft. @Ode Shacklebolt & @Abigaëlle U. MacFusty


C’était l’genre de soirée dont l’but était d’oublier le reste du monde avant de s’oublier sois-même, de boire jusqu’à plus soif, de danser jusqu’à c’que l’corps n’en puisse plus, de s’fondre dans la masse et se mélanger. Le besoin de libérer son esprit de toutes les entraves, de noyer ses démons sous les effluves de l’alcool, de trinquer avec eux, d’apprendre à la dompter avant la prochaine vague. L’impression d’être sous l’océan en permanence, luttant contre les courants pour ne pas être entrainer dans les profondeurs, ses ténèbres.

Mallory retrouvait enfin un peu d’joie ou au moins un semblant de bonheur, la présence d’Ode à ses côtés faisant toute la différence. Il lui donnait toujours le sentiment d’être à sa place, d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’lui, ils n’avaient besoin d’personne, meilleurs amis et frères, ils avaient tout ce dont ils avaient besoin. S’il avait dû partir en exile sur une île il n’aurait pris que son Ode tout en ayant la certitude que tout irait bien.

Il devait reconnaître avoir passé des journées en partie reposante chez le Shacklebolt, de quoi r’charger une partie de ces batteries mais les choses sérieuses ne faisaient que commencer. Ils avaient trinqué, bien entouré comme à leur habitude mais en Ode n’avait pas l’intention d’être parasité même par deux jeunes femmes aussi jolies.

Ode s’était penché vers Mallory, éclipsant les jeunes femmes par la même occasion, puis avait posé sur ses lèvres un baiser. Le Serpent n’était pas surpris mais il devait admettre que la sensation était toujours aussi agréable qu’à leur tout premier baiser.

ODE – « C’soir c’est à nous deux, Bro. J’pas sûr de vouloir te partager comme hier. »

Clin d’œil, du genre qui en disait bien trop puis il avait attrapé la main d’Mallo et l’avait trainé sur la piste de danse après avoir fini son verre. Mallory n’était pas le plus grand fan de la piste de danse mais il se sentait déjà inhibé et puis après tout pourquoi pas, avec Ode tout devenait bien plus intéressant, palpitant.

ODE – « Allons danser plutôt ! »

Le corps d’Ode contre le sien, son souffle contre ses lèvres se laissant aller contre son meilleur ami. Le monde avait cessé d’exister, il ne voyait que les yeux bleus parfaits d’Ode et il se sentait comme envoûté… Il ne remarqua pas tout de suite que celle qu’il ne voulait plus voir était aussi dans l’bar et qu’elle traversait la piste de danse au même moment où les deux frères se tortillaient sur la piste, les mains de Malloy glissant contre les hanches d’Ode au rythme endiablé de la musique. Noyé dans les effluves du parfum d’sa peau et réchauffé par l’alcool coulant à présent dans ses veines.

ABI – « Rowle, Shacklebolt, ravie de voir que vous vous portez bien. »

Un éclair qui lui traversa l’corps, il se tourna vers cette voix qu’il connaissait bien trop, rappelé à la réalité tombant brutalement du nuage sur lequel Ode et lui avait embarqué pour la soirée. Elle était là face à eux et avec l’air le plus hautain qu’elle avait en stock elle le fixait, dédaigneuse, hargneuse, le sang allait couler, il le savait.

ABI – « Qu’est-ce que deux sang-pur font dans cette partie de Londres ? J’croyais que les moldus ne vous méritaient pas. »

Il ne pouvait s’empêcher de l’observer, personne ne pouvait se douter qu’elle portait la vie en elle, pas même le verre d’alcool dans sa main. Le regard de Mallory devint sombre, colérique, ne sachant pas si seule l’interruption le rendait fou ou l’idée qu’elle puisse boire de l’alcool alors qu’elle portait peut-être son enfant. Mallory s’apprêtait à se montrer odieux lorsqu’il vit un homme se diriger vers Abigaëlle et insister pour lui parler alors qu’elle attendait une réponse de leur part. Ne réalisant même pas que le coup v’nait d’partir, le gars était allongé au sol les mains sur la gueule pour se protéger d’un second coup qui ne vint jamais.

MALLO – « J’casse la gueule d’un autre de tes prétendants faut croire, et quand j’vois ce genre de mec ça ne fait en effet que confirmer ce que tu viens d’dire. »

Mallory se tourna vers Ode ne sachant pas quoi faire ou dire de plus, il se sentait démuni face à Abigaëlle, il savait qu’il la reverrait mais pas si tôt, pas si vite. Il s’était tout juste remis de leur dernière confrontation et il n’avait pas particulièrement en lui la force de lancer une nouvelle dispute, Ode devrait l’sauver cette fois, une fois d’plus.


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Dernière édition par Ode Shacklebolt le Dim 27 Aoû - 12:11, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Ven 25 Aoû - 7:05

Bromance interrompue
Mallory, Abigaëlle & Ode

J'connais pas d'meilleur moyen que d'oublier ma vie et de m'oublier moi. J'passe pas outre la soirée chez les Goyle, du regard haineux et heurté d'Silent quand j'lui balançais c'qu'elle devait penser d'moi à présent. Un vil troll cramoisi qui s'sert des autres pour s'divertir - ou quelque chose du genre. Un type qui prend pas la peine d'chercher dans l'sentimental parce qu'il s'estime trop pour croire qu'il devrait perdre son temps avec d'autres qu'lui même. Un type insensible - alors qu'je peux pas m'ôter de l'esprit ma culpabilité, et l'désir de la revoir, ou d'm'excuser. Ou l'dégout d'avoir passé la soirée d'après à m'faire refaire par Crabbe pour qu'Moose l'fasse chanter comme les autres. L'dégout d'soit, qu'je fait partir dans trop d'alcool depuis la soirée. Qu'hier avec Light. Ou c'soir avec Mallo - c'toujours plus d'verre et de substances qui s'trouvent dans mes poches constamment.
Mais c'soir avec Mallory j'veux oublier. J'sais qu'il est aussi brisé qu'moi et c'presque rassurant d'savoir qu'il sait c'que c'est. Pas qu'il s'doute de pouvoir j'suis dans l'abysse avec lui, mais j'sais aussi qu'il posera jamais la question. A la place il préfère m'laisser l'emporter pour danser sur la piste, même s'il aime pas ca - il sait combien moi ca m'plait parfois de me trémousser jusqu'à ce que l'reste du monde disparaisse.
Abigaëlle — «  Rowle, Shacklebolt, ravie de voir que vous vous portez bien. » La voix claque dans l'air et m'faire me retourner. C'la qu'la méduse d'la vie d'Mallo nous fait face dans toute sa belle dignité drapée autour d'elle pour cacher l'truc qui grandit dans son bide. Elle l'cache même avec un verre d'cocktail sur lequel l'regard de Mallo descend rapidement. L'miens aussi - plus par envie qu'par agacement en vrai. Qu'elle fasse c'qu'elle veut d'son possible bébé Rowle, en vrai j'doute qu'elle soit assez courageuse pour prendre la bonne décision.
Toutes les mères d'batards sont pas faites pour ca - par égoïsme elles préfèrent foutre au monde une part d'elles pour s'sentir assez humaine et donner la vie. Sauf qu'être mère c'prendre la meilleure décision pour son gamin - et qu'mettre un batard au monde dans l'notre c'est la pire décision d'toute. C'peut être pour ca qu'la mienne j'ai jamais cherché à savoir plus sur elle. C'pour ca que je dédaigne Abigaëlle d'un regard insensible, aussi bien qu'elle nous juge sévèrement du sien.
Abigaëlle — « Qu’est-ce que deux sang-pur font dans cette partie de Londres ? J’croyais que les moldus ne vous méritaient pas.  » J'arque un sourcil perplexe, alors qu'un type s'tourne vers elle, et qu'en une seconde l'poings de Mallory s'trouve sur sa gueule pour l'foutre à terre. Impassible, j'regarde l'échange en m'demandant quand est-ce que c'devenu si difficile d'passer une journée tranquille;
Mallory — «  J’casse la gueule d’un autre de tes prétendants faut croire, et quand j’vois ce genre de mec ça ne fait en effet que confirmer ce que tu viens d’dire.  » Il s'tourne vers moi et j'vois c'qui brille dans son regard. J'prends l'parti d'avancé vers la gamine, d'prendre ce qui lui reste d'alcool, de l'arracher presque de sa main pour l'finir en deux gorgés.
Ode — « Les moldus nous méritent pas mais leur whisky vaut l'tour. Et y a d'autres personnes qui ont eut plus ce qu'elles méritaient, s'tu veux mon avis. » Qu'je glisse en m'hissant jusqu'à son regard, m'disant qu'elle reçoit plus d'intérêt de Mallory que c'qu'elle devrait avoir. Après tout c'une impure non - et si on s'trouve être juste d'vils sangs purs on devrait pas même lui donner la chance d'se trouver là à nous parler comme si rien n'était. Comme si elle risquait pas d'foutre l'type que j'aime l'plus au monde dans une situation où il risque plus gros qu'il peut se permettre. Que si son père ou l'miens découvre pour l'batard, c'Mallory qui prendra les foudres le premier.  L'bébé ensuite.
Ode — « Use pas tes poings sur un type comme lui, Mallorny. Tu devrais plutôt trouver d'quoi faire de plus agréable avec autant d'passion. Et j'doute pas qu'Abi sache à qui faire profiter la sienne - d'passion. » J'glisse avec vers lui un clin d'oeil lubrique - comme lui pour rappeler qu'il est pas seul, que j'suis là pour faire garde-fou, et qu'il peut bien pas s'prendre la tête pour MacFusty. « Vois-tu, Abi, l'Londres Moldu est plein d'filles impressionnables, c'la qu'on aime trouver d'quoi profiter d'nos soirées. N'est-ce pas Mallo ? D'ailleurs on d'vrait retrouver ta copine du bar, j'crois bien qu'elle nous attend encore avec des étoiles dans les yeux. On t'offre pas à boire, Abi, parait que c'pas bon pour c'que t'as : une propension à faire d'mauvais choix. »


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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Sam 26 Aoû - 1:04


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I will work this body I will burn this flame. Oh in the dead of night, and in the pouring rain. Yeah, I'm a workaholic and I swear, I swear. Yeah, and one day I will beat you fair and square. Show me what you got. Work this body on the floor. Just who do you think you are.
En acceptant cette invitation à une soirée moldue, t'espérais t'vider l'esprit suffisamment pour n'plus penser à rien. Sauf que ça n'marche pas très bien, voire même pas du tout, et quand ton amie – déjà bien alcoolisée –, boit dans l'verre que tu n'as pas touché et t'prend par la main pour aller danser, t'as pas la force de refuser. Elle t'traîne parmi la foule, voulant qu'tu t'détentes, peut-être même que tu flirtes un peu ce soir, absolument pas au courant de ta désastreuse situation. Si t'as déjà affronté des difficultés, t'as jamais eu à supporter un tel poids sur tes épaules. Une grossesse – Merlin t'as touché le jackpot. C'peut-être à cause de c'trop plein de pression que, laissant la demoiselle qui t'accompagnait s'rapprocher d'très près d'un homme au regard fort libidineux, tu vides ton verre pour aller vous en chercher d'autres. T'as craqué, pourtant t'es pas sûre d'éprouver des remords. C'que si l'père veut pas d'c't'enfant, t'en es la seule responsable, et t'es trop désespérée pour savoir quoi en faire. T'veux même pas y songer, t'préfères boire de c't'alcool c'que vient d'te donner l'serveur en t'glissant dans la foule pour retrouver celle qui t'a invitée ici.

T'as pas fait tant d'pas qu'ça lorsqu'l'un des verres t'est arraché par un type autant intéressé par l'alcool qu'par tes courbes, et t'as vit'fait d'faire volte-face pour t'échapper. Et t'retrouver face à c'lui qui te hante et son meilleur ami, comme si t'avais pas l'droit à un peu d'paix, ne s'rait-ce qu'une soirée. Ça t'empêche pas d'les saluer et d'faire comme si la situation était normale, hautaine malgré l'regard d'Mallory qui s'assombrit étrangement en voyant c'que tu tiens dans la main. Parce qu'il s'inquiète pour ça, maintenant ? Ça t'fait doucement rire, mais t'as pas l'temps d'rétorquer qu'une main s'pose sur ton bras. La seconde après, c'est l'homme qui t'a draguée à peine plus tôt et qui n'voulait visiblement pas lâché l'affaire qui est par terre, l'mains sur l'visage d'peur qu'on l'frappe à nouveau. T'as du mal à croire qu'ce soit l'vert et argent qui ait fait ça, et en même temps t'en doutes pas – ça lui r'ssemble autant qu'ça t'semble incompréhensible après l'épisode d'la salle sur demande. « J’casse la gueule d’un autre de tes prétendants faut croire, et quand j’vois ce genre de mec ça ne fait en effet que confirmer ce que tu viens d’dire. » Tu t'demandes si c'est d'la jalousie ou simplement un besoin d'exprimer sa frustration qui s'exprime, même si au fond d'toi t'es presque heureuse qu'il te défende ainsi. Rassurée, parce qu't'as l'impression d'avoir encore d'l'importance à tes yeux. C'là qu'son r'gard s'tourne vers Ode,
comme s'il allait l'sauver, mais t'sais pas d'quoi – d'toi, p't'être, mais t'vois pas comment tu pourrais lui faire du mal maintenant qu'tout est déjà détruit. Pas l'temps d'y réfléchir qu'on t'vole à nouveau ton verre, mais cette fois c'est Shacklebolt qui l'finit d'une traite sans t'laisser l'temps d'protester. « Les moldus nous méritent pas mais leur whisky vaut l'tour. Et y a d'autres personnes qui ont eu plus ce qu'elles méritaient, s'tu veux mon avis. » Son regard s'pose sur l'tien et tu grinces des dents, agacée par c'qu'il sous-entend. T'veux pas qu'il monte la tête du Serpentard comme ça, parce qu'tu l'en sais parfaitement capable. « Ça semblait pas être celui d'Mallory, bizarrement, » qu'tu t'contentes de rétorquer en dardant tes iris sur l'intéressé pour voir s'il réagit.

T'sais pas qui des Shacklebolt tu détestes le plus, et si t'es encore loin de considérer la menace que pourrait représenter le paternel pour ton enfant, pour l'instant c'bien l'Ode à la discorde qui t'semble le plus dérangeant. « Use pas tes poings sur un type comme lui, Mallorny. Tu devrais plutôt trouver d'quoi faire de plus agréable avec autant d'passion. Et j'doute pas qu'Abi sache à qui faire profiter la sienne - d'passion. » L'surnom qu'il donne au Serpentard t'écœure autant que son clin d’œil lubrique, mais c'toujours moins pire qu'l'allusion qui suit. T'as presque envie d'frapper l'lion qui clame un peu trop pour d'passer les nerfs, sauf qu't'as peu d'chances d'avoir l'dessus face à lui, et t'pas folle au point d'prendre ce risque, même s'tu t'demandes qui d'vous deux Mallory défendrait. Pas qu'tu souhaites vraiment connaître la réponse, c'la dit. « J'me d'mande bien à qui il voudrait faire profiter sa passion, figure-toi. Peut-être qu'tu s'ras l'prochain à porter un Rowle, qui sait, » qu'tu lâches avec plus d'colère dans la voix qu'tu l'aurais voulu. « Vois-tu, Abi, l'Londres Moldu est plein d'filles impressionnables, c'la qu'on aime trouver d'quoi profiter d'nos soirées. N'est-ce pas Mallo ? D'ailleurs on d'vrait retrouver ta copine du bar, j'crois bien qu'elle nous attend encore avec des étoiles dans les yeux. » L'envie d'l'assommer est si tentante que tes poings s'serrent involontairement, parce qu'même si tout semblait fini entre vous t'peux que détester l'Gryffondor pour l'jeter dans les bras d'une autre. « Des filles ivres, vraiment ? C'qu'vous visez bien bas pour rassurer votre orgueil, il m'semble. » Dédain, tu comptes pas t'laisser faire même s'il t'fait bien plus mal que c'que tu veux bien laisser paraître. « On t'offre pas à boire, Abi, parait que c'pas bon pour c'que t'as : une propension à faire d'mauvais choix. » T'détestes ça, c'te manière qu'il a d'te rappeler avec une certaine moquerie dans l'regard qu't'es enceinte, avec l'impression que les mots du responsable te reviennent en tête pour te poignarder de plus belle. Mauvais choix – t'pas sûre qu'c'en soit un, parce que ça t'fait trop d'mal d'y croire. « J'crois qu'on pourrait dire la même chose d'Mallory, mais j'conçois qu'ce soit bien plus simple d'attaquer celle qui s'retrouve toute seule. » Tu fusilles Ode du r'gard, hargneuse. T'peux pas l'laisser écraser ainsi ton orgueil ainsi, t'peux plus supporter d'être faible. Ta propre faiblesse t'dégoûte, et ce soir tu voulais simplement qu'elle disparaisse, qu'importe si tu la noies sous d'l'alcool trop vite ingéré ou des paroles amères.
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I’ll never stop trying. I’ll never stop watching as you leave. I’ll never stop losing my breath every time I see you looking back at me. I’ll never stop holding your hand. I’ll never stop opening your door. I’ll never stop choosing you babe. I’ll never get used to you.



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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Dim 27 Aoû - 3:23

Bro'mance interrompue ft. @Ode Shacklebolt & @Abigaëlle U. MacFusty



Il avait allongé au sol l’intrus, il lui rendait probablement service et l’pauvre mec n’avait pas l’air de s’en rendre compte tandis qu’il rampait au sol en proférant des menaces, le serpentard arqua un sourcil sceptique concernant l’attitude minable du moldu, se d’mandant si c’était pas un trait de leur espèce. Devenait-il celui qu’on attendait d’lui, un type détestant tout ce qui ne lui ressemblait pas et pourtant son cœur battait avec celui d’Ode, le frère qu’il avait choisi et avec qui il partageait de nombreux idéaux mais qui n’était pas du même sang qu’lui, personne n’le saurait jamais et dans l’fond il s’en moquait.

Pendant quelques minutes il observa la guerre de regard entre son meilleur ami et celle qui avait prétendu l’être et qui a présent portant son héritier ou plutôt celui qui ne le serait jamais vraiment car n’étant pas d’sang pur. Il n’y avait pas d’place pour la justice du cœur, pas de place pour ce genre de conneries sentimentales. Son héritier devrait être d’sang pur et de préférence de sa future femme, Light Shacklebolt.

Il pouvait sentir la haine d’Abigaëlle comme sortant de tous les pores de sa peau, ne sachant pas si elle était uniquement dirigée vers lui avant d’comprendre qu’Ode était la source de sa colère ou plutôt une excuse pour ne pas la tourner vers Mallory. Elle ne tarderait à se tourner vers lui pour lui envoyer à lui aussi quelques répliques cinglantes qu’il méritait sans aucun doute mais jamais il ne l’avouerait.

ODE – « Les moldus nous méritent pas mais leur whisky vaut l’tour. Et y’a d’autres personnes qui ont eu plus que ce qu’elles méritaient, s’tu veux mon avis. »

Acquiesçant les paroles de son meilleur ami d’un dodelinement machinal du chef. Mallory aimait l’whisky, l’pur-feu était pas mal mais il en avait vite fait l’tour appréciant les vieux whisky qu’il ne trouvait pas dans n’importe quel commerce et appréciant toujours une bonne dégustation en compagnie du Gryffondor. Il s’empara d’ailleurs du verre d’une jeune femme et le porta à ses lèvres, curieux de la suite de la conversation.

ABI – « Ca semblait pas être celui d’Mallory, bizarrement. »

Il manqua de recracher le contenu d’ses joues dans son verre. Bien qu’il n’appréciait guère être le centre de leur dispute ou début d’guerre il devait r’connaître qu’Abigaëlle bien que petite et chétive avait un uppercut à vous foutre au sol. On la pensait blessée mais elle s’releva à chaque fois prête à reprendre un coup dans la poire.

ODE – « Use pas tes poings sur un type comme lui, Mallhorny. Tu devrais plutôt trouver d’quoi faire de plus agréable avec autant d’passion. Et j’doute qu’Abi sache à qui faire profiter la sienne – d’passion. »

Perplexe, il haussa les épaules. Il n’avait pas vu l’coup partir et ne regrettait pourtant pas l’avoir balancé si c’n’est les articulations douloureuses de sa main qu’il noierait elles aussi dans l’alcool. Puis il s’attendait à ce qu’Abigaëlle réplique ce qui n’manqua pas d’arriver, si Mallory avait pu compter les points avec une ardoise et une craie ils seraient à exæquo mais pour combien d’temps ?

MALLO – « J’suis certain que tu as une idée en tête Odelicious ? »

Il avait remarqué l’regard d’Abigaëlle lorsqu’Ode l’avait appelé devant elle par le petit surnom qu’en général il ne gardait que pour lui – dans l’intimité – alors il se permit d’en faire autant et puis ça lui allait si bien, il était réellement délicieux ou en tout cas c’était l’souvenir qu’il avait d’ses lèvres quelques minutes plus tôt.

ABI – « J’me demande bien à qui il voudrait faire profiter sa passion, figure-toi. Peut-être qu’tu s’ras l’prochain à porter un Rowle, qui sait. »

Ne pouvant retenir une exclamation, non seulement pour la qualité d’répondant de la Serpentarde mais probablement pour l’insinuation ultime qu’le parasite dans son ventre serait bien d’lui. Ses lèvres s’ouvrant et s’refermant comme un poisson hors de l’eau tentant d’former des mots.

MALLO – « Attends, pause pause… Il est à moi l’parasite ? Ou c’encore un d’tes coups bas ? »

Il avait l’impression d’avoir cessé d’exister, les mots et repliques s’enchaînant, il avait b’soin de s’asseoir et d’boire beaucoup et de noyer l’tout dans l’sexe ce qui n’était probablement pas la meilleure idée au monde étant donné que c’était la raison d’ses problèmes. Il ne lui restait plus qu’à coucher avec Abigaëlle qu’il ne risquait pas d’foutre enceinte une seconde fois ou bien avec Ode, ou les deux, il se frappa l’front, comment son cerveau tordu arrivait à lui foutre des idées aussi ridicules dans l’esprit…

ODE – « Vois-tu, Abi, l’Londres Moldu est plein d’filles impressionables, c’là qu’on aime trouver d’quoi profiter d’nos soirées. N’est-ce pas Mallo ? D’ailleurs on d’vrait retrouver ta copine du bar, j’crois bien qu’elle nous attend encore avec des étoiles dans les yeux. »

Relevant les yeux vers Ode comme le mec le plus perdu d’l’univers, il lui donnait une porte de sortie mais ses jambes étaient soudées au sol. Il ne faisait qu’un avec la piste d’danse et pas dans l’bon sens du terme. Il posa son regard sur ses deux meilleurs amis qui s’affrontaient dans un duel terrible alors que deux ans plutôt ils sirotaient des pina colada sur la plage.

MALLO – « Oui, bar, pina colada. Excellente idée, profitons ! »

Avait-il dit levant son verre presque vide au ciel avant de finir son contenu pour se donner un peu de courage liquide, il avait malgré tout espéré que le parasite n’soit pas d’lui s’imaginant mille portes de sortie mais ce n’était qu’une douce illusion à laquelle il s’était attaché plutôt que d’imaginer la réalité dans toute son horreur. Il allait être pire que son propre père.

ABI – « Des filles ivres, vraiment ? C’qu’vous visez bien bas pour rassurer votre orgueil, il m’semble. »

MALLO – « Wow, par contre elles sont toujours consentantes au moins autant qu’toi Abi. »

Il ne savait pas d’où ça lui v’nait mais il n’appréciait guère qu’elle sous entende qu’ils puissent profiter du taux d’alcoolémie de filles dans les bars pour s’envoyer en l’air, il n’avait pas b’soin de ça pour avoir une fille ou un mec dans son lit. Il s’tourna vers Ode fougueux prêt à fournir une démonstration de leur pouvoir de séduction, pis ça marchait pas il pourrait toujours embrasser à nouveau Ode, il était un peu la solution à tous ses problèmes.

ODE – « On t’offre pas à boire, Abi paraît que c’pas bon pour c’que t’as : une propension à faire d’mauvais choix. »

ABI – « J’crois qu’on pourrait dire la même chose d’Mallory, mais j’conçois qu’ce soit bien plus simple d’attaquer celle qui s’retrouve toute seule. »

MALLO – « Ouais sauf que bon, jusqu’à preuve du contraire j’peux pas tomber enceinte donc j’ai pas d’potions à prendre ou d’sortilège à lancer puis ta tombe de solitude tu l’as creusée toute seule, j’ai même pas eu b’soin d’te fournir la pelle. »

Il finit son verre et dévisagea Abigaëlle, elle était foutrement belle quand était en colère et si la situation n’était pas aussi merdique il l’aurait probablement emmenée dans les toilettes du bar pour la faire crier autrement et surtout pas sur Ode. La situation était belle et bien pourrie et ils devraient faire avant mais pas sans alcool, pas ce soir. Il attrapa deux verres sur un plateau et r’posa l’verre qu’Ode avait emprunter à Abigaëlle et donna à son meilleur ami un nouveau verre, plein.

MALLO – « Aux conseils d’Ode que je vais m’efforcer d’écouter maintenant. »



:love:
 

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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Dim 27 Aoû - 12:31

Bromance interrompue
Mallory, Abigaëlle & Ode

C'une situation dramatique qui passe mieux quand l'alcool réchauffe l'corps pour l'faire passer pour plus amusant que profondément tortueux. J'garde juste un oeil en coin vers Mallory pour m'assurer qu'il s'retrouve pas à s'torturer plus qu'il le fait déjà. L'inquiétude m'traverse le corps, et j'reste jamais loin d'lui, comme un pilier sur lequel il peut s'poser dés qu'il sent qu'il vacille trop. C'est qu'il en a déjà assez bavé, qu'ca se voit dans son regard, voilé d'barrières pour pas qu'les mots atteignent son coeur. C'une âme brisée, Mallory, qui pourtant mérite juste tout l'bonheur du monde. Mérite juste d'devenir la fierté qu'son père attend, pour prouver qu'il est meilleur qu'on pense d'lui. Pour prouver qu'il est l'héros de l'histoire, finalement. Et il mérite des mais qui s'soucient plus de son bien être, et d'son bonheur, que d'le garder égoïstement par tous les moyens. Mallory mériterait d'rester un esprit libre - pas d'se faire prisonnier alors qu'il a pas même encore l'âge d'se penser adulte.
Alors l'méchant de l'histoire, dans mon esprit divaguant, c'la garce qui nous foudroit d'une lueur d'fierté pourtant défaite. J'suis pas touchée - j'le suis jamais. Les gens fiers, j'les baise pour passe-temps d'Moose, et pour les réduire à néant. ALors j'sais que c'est rien d'plus qu'un masque pour qu'le monde ait peur d'eux. Mais j'ai vu trop d'pénombre pour être terrifié par une gamine.
Abigaëlle — « Ca semblait pas être celui d’Mallory, bizarrement. » J'arque un sourcil - m'demandant si Mallory pensait vraiment qu'Abi méritait d'porter un possible Rowle. Qu'possiblement elle pouvait être la femme d'sa vie. Qu'possiblement entre eux ca pouvait être plus qu'du sexe passionnel et violent ? J'doute. J'doute qu'elle puisse croire qu'elle méritait ce privilège d'être choisie à la place de Light et du nom d'Shacklebolt, et d'un gamin d'sang pur - un héritier. Un vrai.
Ode — « J'doute que tu comprennes vraiment tout c'qui se joue dans cette histoire. » Qu'je lance avec un air perplexe - levant les yeux au ciel avant d'plutôt proposer à Mallory d'profiter d'la vie. Qu'il devrait plutôt offrir d'sa passion à d'autres qui lui apporteraient plus d'plaisirs que d'emmerdements.
Mallory — « J’suis certain que tu as une idée en tête Odelicious ? » L'surnom me fait sourire, manquant pas la grimace d'Abigaëlle quand l'autre s'fait nommer Mallorny. Un jeu entre nous, qui s'trouve un premier spectateur.
Ode — « J'manque jamais d'idées quand il s'agit d'partager ta passion d'la vie. » J'rajoute avec un clin d'oeil lubrique, et l'regard qui l'caresse le Rowle. Parce que clairement ca s'joue à flirter depuis des années entre nous, et ca s'arrêtera pas pour une histoire d'possible enfant.

Abigaëlle — «  J’me demande bien à qui il voudrait faire profiter sa passion, figure-toi. Peut-être qu’tu s’ras l’prochain à porter un Rowle, qui sait.  »
Ode — « T'es au courant qu'c'est biologiquement impossible ? Remarque pas étonnant qu'tu sois enceinte si t'es aussi ignorante sur comment ca s'passe c'genre de choses. » Dis-je avec un froncement de sourcil, et haussement d'épaule comme si c'tait rien - comme si c'était juste ridicile c'te joute verbale. C'pas souvent que j'ai l'occasion de l'ouvrir - avec les fourreurs d'foudres en général j'reste muet. Sauf avec Light qui a assez d'mordant pour qu'la dispute devienne intéressante. Et Abi siffle comme un serpent. Sauf qu'si elle est fourbe, j'suis mordant - l'lion ou l'alligator c'pas ce qui a de plus tendre. Encore moins pour protéger sa meute. Et Mallo c'qui se rapproche l'plus d'un vrai frère.
Mallory — «  Attends, pause pause… Il est à moi l’parasite ? Ou c’encore un d’tes coups bas ?  » J'pose mes mains dans mes poches et j'laisse la concernée répondre - qu'si elle porte bien l'batard de Rowle ca changera rien - j'resterai persuadée que le garder c'la pire chose qu'elle puisse faire. Pas comme si elle-même ignorait pas c'que c'est la vie d'batard. Alors pourquoi être aussi bornée pour l'vouloir ? Pourquoi pas avoir juste pris une pillule magique pour stopper cette folie ?

Mallory — « Oui, bar, pina colada. Excellente idée, profitons ! » J'opine, mais il bouge pas - et j'sens l'inquiétude qui m'mord le corps. J'approche encore l'corps de Rowle, et j'passe un bras autour d'ses épaules, alors qu'il trouve un plateau pour nous servir d'autres verres.
Abigaëlle — « Des filles ivres, vraiment ? C’qu’vous visez bien bas pour rassurer votre orgueil, il m’semble. »
Mallory — « Wow, par contre elles sont toujours consentantes au moins autant qu’toi Abi.  » 
Ode — « Dis moi qu't'as jamais baisé ivre, et peut être qu'tu pourras jugé. » J'appuie avec l'même opinement qu'Mallory - toujours dans son sens pour pas qu'il s'sente perdue. Et j'trouve de nouveau la passion de mon frère d'coeur. Souriant d'le voir s'élever face à la vipère, et rassuré d'savoir qu'il a pas perdu tout sens d'la répartie. Alors j'attaque -
J'attaque parce que ca m'tue qu'elle prenne pas conscience du danger. ca m'tue qu'elle s'tienne si droite, et qu'elle semble pas même être touché d'honte. Elle garde sa fierté en avant comme s'il y avait d'énormes erreurs. Comme si elle s'trouvait pas être dans une bouse d'hippogriffe noire, et enfonce Mallory avec elle. Sauf qu'lui je le laisserait pas sombrer, et qu'importe les conséquences pour la vie d'MacFusty. C'pas la compassion ou les bons sentiments qui m'étouffent en général.
Abigaëlle — « J’crois qu’on pourrait dire la même chose d’Mallory, mais j’conçois qu’ce soit bien plus simple d’attaquer celle qui s’retrouve toute seule. »
Mallory — « Ouais sauf que bon, jusqu’à preuve du contraire j’peux pas tomber enceinte donc j’ai pas d’potions à prendre ou d’sortilège à lancer puis ta tombe de solitude tu l’as creusée toute seule, j’ai même pas eu b’soin d’te fournir la pelle. » 
Ode — « Sans compter qu'c'est toi qui t'trouve avec un môme dans l'bide et qui a décidé d'préférer courir après un possible père plutôt que d'prendre la décision d'juste faire l'bon choix et supprimer ces emmerdes. T'es la seule décisionnaire : d'briser trop d'vie, ou d'juste faire preuve d'moins d'égoïsme. » Qu'je rajoute avec un calme olympien. Parce qu'il faut bien être deux pour foutre un môme dans l'bide d'une femme - mais c'elle seul qui peut décider si il doit survivre ou pas l'gamin. Après tout, finalement, la décision c'est à Abigaëlle d'la prendre.
Mallory — « Aux conseils d’Ode que je vais m’efforcer d’écouter maintenant.  » 
Ode — « Ca se serait une foutue bonnes idées, et y en a d'autres qui d'vraient prendre au sérieux mes conseils. » Je dis en m'fixant sur Abi d'nouveau, levant mon verre pour l'foutre contre celui de Mallory, toujours mon bras sur ses épaules. Deux âmes, déchirées, s'tenant debout l'une grâce à l'autre. « Arrête c'te folie avant qu'tu vois tout l'monde s'effondrer autour d'toi. J'vois pas c'que tu cherches à faire, mais j'te pensais pas si aveugle ou stupide. Alors même s'tu crois qu'être mère c'l'idée du siècle, demande toi c'que t'as à gagner - et surtout c'que t'es sûre d'perdre. » Dis-je avec plus d'sérieux cette fois avant d'me tourner vers MAllory et d'glisser une bouche taquine sur son cou comme pour l'cajoler et lui donner plus d'soutien encore par ma présence à ses côtés. Non sans rappeler à Abi qu'Mallory c'pas avoir une annonce comme celle-là qu'on l'accroche pour l'éternité.
Ode — « J'donne pas souvent des conseils gratuits - alors tu devras payer pour celui-là Mallo. Et j'espère un bon paiement. »


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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Dim 27 Aoû - 16:04


Bro'mance interrompue
♦ Mallodaëlle ♦
I will work this body I will burn this flame. Oh in the dead of night, and in the pouring rain. Yeah, I'm a workaholic and I swear, I swear. Yeah, and one day I will beat you fair and square. Show me what you got. Work this body on the floor. Just who do you think you are.
T'enrages littéralement, d'te retrouver là, seule face à Mallory et cet abruti d'Shacklebolt. La colère t'envahit à la simple pensée qu'ils étaient tous deux tes amis auparavant, qu'le Serpentard était même le meilleur que t'avait, en plus d'être un parfait amant. T'es brisée d'te dire que cette grossesse a tout foutu en l'air, et que c'est en partie de ta faute, même si par fierté tu refuses de l'admettre. T'as déjà perdu trop d'dignité dans la salle sur demande, qu'importe qu'ils ne t'aient pas vu pleurer. C'que tu l'as fait à en perdre la raison, parce que lorsqu'il t'a laissée seule dans c'te pièce magique, t'as tout brisé pour évacuer ta frustration. Puis tu t'es effondrée comme jamais ça ne t'était arrivé, et l'idée que cela puisse recommencer t'es insupportable. T'as pas le droit d'être faible, tu n'l'as jamais été, et tu n'le seras sûrement pas d'vant ces deux-là. Pourtant, les mots du lion t'frappent plus violemment qu'un poignard, parce qu't'as peur qu'ce soit vraiment c'que pense Rowle. Qu'tu mérites pas c'gosse, mais ça encore c'pas l'pire qui puisse t'arriver. T'as toujours craint d'pas l'mériter lui. « J'doute que tu comprennes vraiment tout c'qui se joue dans cette histoire, » qu'il lâche encore après qu't'aies riposté. Et il lève les yeux au ciel, comme perplexe, mais ça t'donne qu'un peu plus envie d'le frapper pour qu'il cesse d'être aussi arrogant. Pas qu'tu sois pas tout aussi irrécupérable, c'la dit. « J'doute que tu sois l'mieux placé pour parler vu qu't'es ni l'père ni la mère d'ce gosse, » qu'tu répliques sans savoir qu'en fait si, il est l'mieux placé pour savoir. Sauf que toi tu n'sais pas pour son sang, ni même pour c'qu'il vit à cause d'son géniteur, tout c'qu'tu vois c'est qu'il éloigne Mallory d'toi, et c'est trop douloureux pour qu'tu puisses l'supporter.

Mallhorny, l'surnom t'écœure tout autant qu'il te fout en rogne, parce que ça t'rappelle à quel point Ode lui monte la tête, à quel point t'disparais à ses yeux à mesure qu'le lion gueule contre toi. C'que tu l'ferais bien terre si seulement tu pouvais t'servir d'ta baguette, mais ici vous êtes entourés d'moldus, et les risques sont trop grand. « J’suis certain que tu as une idée en tête Odelicious ? » De mieux en mieux, ça te donne envie de vomir tant c'est niais et stupide. « J'manque jamais d'idées quand il s'agit d'partager ta passion d'la vie. » L'clin d’œil lubrique d'l'un à l'autre t'fait serrer les poings, parce que t'as vraiment envie d'les abattre sur l'rouge et or pour passer ta frustration. C'que toi t'es toute seule, et qu'eux ils s'foutent littéralement d'toi avec leurs sous-entendus pervers. Sauf qu'tu r'fuses encore d'te laisser faire et qu'tu t'montres sarcastique pour t'venger, n't'attendant pas à une réponse aussi absurde d'Shacklebolt. « T'es au courant qu'c'est biologiquement impossible ? Remarque pas étonnant qu'tu sois enceinte si t'es aussi ignorante sur comment ça s'passe c'genre de choses. » L'sourcils froncés, les épaules haussées, t'as l'impression qu'ils s'moquent bien des mots qu'vous vous balancez et t'sais pas comment l'prendre. T'voudrais juste qu'il dégage, en fait. « J'pensais pas les Gryffondors stupides au point d'pas comprendre l'ironie, mais faut croire qu'c'est ton cas. » Froide, sèche, acerbe, t'es à bout d'nerfs, vraiment. C'là qu'Mallory réagit enfin, et t'as presque envie d'rire d'le voir ouvrir les yeux. « Attends, pause pause… Il est à moi l’parasite ? Ou c’encore un d’tes coups bas ? » T'lèves les yeux au ciel comme si t'étais désespéré d'le voir aussi éberlué, et c'l'cas au fond. C'que tu l'as déjà prévenu, mais qu'il n'a pas voulu t'écouter. Il voulait pas t'croire, alors il a fallu cette soirée horrible pour qu'il comprenne qu'mentir n'était pas ton but. « Non, évidemment qu'non, l'parasite est à Ode, » qu'tu balances avec un énorme sourire moqueur, et la voix pleine d'trop d'sarcasme pour qu'il reste aveugle. C'que tu préfères ignorer qu'il parle d'tes coups bas, ça t'blesse et tu veux pas aller vers ce ch'min. T'préfères garder c'regard provocateur braqué sur l'serpent pris au dépourvu, l'serpent qui comprend qu'oui, c'lui l'père du gamin qu'tu portes.

C'que si Ode semble avoir trouvé un moyen d't'échapper en parlant d'une fille qui les attend au bar, ton meilleur ami reste figé, les jambes enracinés dans la piste de danse au point qu'il n'soit plus capable de rien, sauf lâcher des mots sans trop d'sens pour l'instant. « Oui, bar, pina colada. Excellente idée, profitons ! » Profiter d'filles ivres – ça t'fait doucement rire, et tu t'gènes pas pour l'faire savoir. « Wow, par contre elles sont toujours consentantes au moins autant qu’toi Abi. » « Dis moi qu't'as jamais baisé ivre, et peut être qu'tu pourras jugé. » « Dis-moi qu'tu fous pas celles qu'tu baises sous l'emprise de drogues, et peut-être qu'tu pourras jugé, » qu'tu rétorques à l'intention du lion, imitant sa tournure de phrase pour t'moquer d'son raisonnement. C'que tu sais c'qu'il s'fout dans les veines et dans la bouche, et t'sais aussi qu'il en r'file à Mallory. T'as toujours haï c't'idée, pourtant aujourd'hui t'en viens à penser qu'ce serait peut-être la meilleure manière d'te faire oublier tous tes problèmes. C'là qu'tu tournes vers l'Serpentard, dardant sur lui deux iris orageuses. « J'ai jamais dit qu'j'étais pas consentante, aux dernières nouvelles, et toi non plus. » C'que ce s'rait mentir d'dire qu'tu voulais pas être avec lui, parce qu'au fond c'était l'plus parfait, l'seul qui avait vraiment d'l'importance. C'qu'il était tout c'que tu voulais, et maintenant qu'tu l'as perdu t'es plus seule que jamais. T'as plus qu'c'gosse qu'il t'a laissé, qu'importe qu'ce soit un sang-mêlé ou un bâtard, au moins il s'ra comme sa mère. C'que c'te vie qu'tu portes c'tout c'qu'il te reste d'lui, finalement.

Déjà qu'il t'a pris ton verre des mains, l'lion s'permet en plus d'se moquer d'toi, parlant d'ta propension à faire d'mauvais. Sauf qu't'es pas la seule à avoir merdé sur c'coup-là, et tu r'fuses d'être désignée comme l'unique responsable d'la situation. « Ouais sauf que bon, jusqu’à preuve du contraire j’peux pas tomber enceinte donc j’ai pas d’potions à prendre ou d’sortilège à lancer puis ta tombe de solitude tu l’as creusée toute seule, j’ai même pas eu b’soin d’te fournir la pelle. » « Sans compter qu'c'est toi qui t'trouve avec un môme dans l'bide et qui a décidé d'préférer courir après un possible père plutôt que d'prendre la décision d'juste faire l'bon choix et supprimer ces emmerdes. T'es la seule décisionnaire : d'briser trop d'vie, ou d'juste faire preuve d'moins d'égoïsme. » C'plus simple à deux contre un, ouais, c'plus facile d't'écraser lorsqu'ton seul soutien c'un môme même pas né. « J'crois pas qu'la première chose qu'on fait avant d'aller réviser, c'de prendre une potion pour pas tomber enceinte, c'la dit tu peux toujours aller d'mander à tes autres conquêtes c'qu'elles en pensent, » qu'tu craches avec dédain. « Tu m'as filé bien plus qu'la pelle, j't'assure. Pour faire un môme faut être deux, et figure-toi qu'c'était toi l'autre personne présente c'jour-là. » T'veux plus qu'il ait d'doutes quant à son rôle dans c't'histoire – c'lui l'père, il peut pas y échapper. « L'jour où t'auras un gosse dans l'bide, tu pourras t'la ramener, en attendant m'parle pas d'égoïsme alors qu't'empoisonnes tous ceux qui t'entourent avec des drogues sans t'soucier d'c'que ça pourrait leur faire. » Ode reste calme, pourtant c'bien plus difficile pour toi, parce qu'ils sont deux à vouloir t'enfoncer plus bas qu'terre et tu peux pas l'supporter. T'as déjà touché l'fond, t'veux pas qu'ça r'commence.

C'là qu'Mallory attrape deux verres pleins sur un plateau, posant c'lui qu'ils ont bu à ta place à peine plus tôt. « Aux conseils d’Ode que je vais m’efforcer d’écouter maintenant. » T'lèves les yeux au ciel – c'pas comme s'il était du genre à écouter, l'Rowle. « Ca se serait une foutue bonnes idées, et y en a d'autres qui d'vraient prendre au sérieux mes conseils. » Son regard s'braque sur toi, et t'y réponds en l'fusillant à ton tour alors qu'il lève son verre pour qu'il cogne c'lui du Serpentard. « Arrête c'te folie avant qu'tu vois tout l'monde s'effondrer autour d'toi. J'vois pas c'que tu cherches à faire, mais j'te pensais pas si aveugle ou stupide. Alors même s'tu crois qu'être mère c'l'idée du siècle, demande toi c'que t'as à gagner - et surtout c'que t'es sûre d'perdre. » C'qu's'il semble sérieux, toi t'as d'jà tout perdu, donc ses conseils t'servent à rien. Y'a d'jà tout ton monde qui s'est écroulé l'jour où t'as avoué la vérité à la seule personne dont t'avais besoin, celle qui t'a abandonné après avoir brisé verres et bouteilles contre un stupide miroir, celle qui s'trouve face à toi désormais. « J'crois tu t'rends pas bien compte d'une chose, Sacklebolt : j'ai plus rien à perdre. Mon monde il est déjà tombé en ruines, alors j'suis plus à ça près. » T'as c'te lueur d'colère dans les yeux qui s'enflamme d'plus belle lorsqu'il s'tourne vers Mallory pour glisser sa bouche dans son cou. « J'donne pas souvent des conseils gratuits - alors tu devras payer pour celui-là Mallo. Et j'espère un bon paiement. » C'sans doute là qu't'exploses, et qu'tu t'saisis du verre qu'le Rowle n'a pas encore entamé pour l'boire toi, l'vidant presque. C'que malgré cette situation d'bouse d'hippogriffe, t'es plus jalouse qu'jamais, et qu't'es trop paumée pour hésiter d'passer une main sur sa nuque pour plaquer tes lèvres sur siennes l'espace de quelques s'condes. Puis tu recules, retire tes doigts d'sa peau ardente, l'regard en flammes. C'que t'as plus rien à perdre, ouais, alors t'es plus à un baiser près s'il doit disparaître à jamais.
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I’ll never stop trying. I’ll never stop watching as you leave. I’ll never stop losing my breath every time I see you looking back at me. I’ll never stop holding your hand. I’ll never stop opening your door. I’ll never stop choosing you babe. I’ll never get used to you.



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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Lun 28 Aoû - 3:42


Pas trop du genre à fuir en règle général, il se s’rait bien transformé en petite souris pour disparaître dans l’trou d’une plinthe. Il observait sous ses yeux se dérouler les prémices d’une guerre, arbitre commis d’office et prenant parfois part à la bataille. Y’n’savait plus s’il avait envie de boire ou d’vomir mais dans l’doute à chaque passage de la serveuse il avalait cul sec un verre au hasard. Ses jambes refusant d’bouger il se contentait d’voler les consommations des autres dans le plus grand des calmes. Son regard passant d’Ode à Abigaëlle dans l’attente de la prochaine attaque plus venimeuse que la précédente, assommé par son taux d’alcool augmentant mais toujours capable d’articuler quelques mots.

ODE – « J’doute que tu comprennes vraiment tout c’qui se joue dans cette histoire. »

Abigaëlle ne comprenait en effet pas tous les tenants et aboutissants qu’entrainaient sa situation mais elle n’pouvait pas deviner quelque chose qu’on lui cachait et que Mallory ignorait en majeur partie lui aussi. Il n’avait pas voulu questionner Ode outre mesure considérant que ses cicatrices lui appartenaient et qu’il les lui dévoilerait s’il le souhaitait. Abi ne pouvait pas savoir qu’Ode était tout comme elle un bâtard et qu’il partageait bien plus que ce qu’elle pouvait penser. Evidemment Ode avait les intérêts de Mallory à cœur et surtout l’inquiétude que sa propre vie ne se répète à son futur enfant.

ABI – « J’doute que tu sois l’mieux placé pour parler vu qu’t’es ni l’père ni la mère d’ce gosse. »

Il avait regardé les deux en haussant les épaules, il était l’père et il ne se sentait pas particulièrement bien placé dans la situation non plus. Il avait craint toute sa vie à l’idée de marcher dans les traces de son père et il se retrouvait à faire probablement pire. Mallory aurait probablement pu prendre une décision différente mais il n’savait pas laquelle serait la plus horrible pour l’nom Rowle. S’il abandonnait Abigaëlle comme il l’faisait il lui donnait quelque part une chance de trouver un autre homme pouvant prétendre à la paternité d’son enfant, il ne le verrait jamais grandir mais il aurait un semblant d’vie malgré tout avec évidemment l’risque que le mensonge s’effrite et ne remonte aux oreilles des deux patriarches. L’alternative était évidemment d’assumer, il savait qu’il avait des semblants de sentiments pour Abigaëlle n’sachant pas trop bien ce qu’ils signifiaient si ce n’est que son cœur était resté sur l’sol de la salle sur demande parmi les morceaux d’verres. Il aurait pu s’enfuir avec elle et la protéger, vivre une vie de fugitifs pour qu’ils soient en sécurité mais pour combien d’temps ? Et avec la peur permanente d’être découverts. Ils ne pourraient jamais s’marier parmi les Rowle, elle finirait morte au fond d’un fossé l’môme encore dans l’bide, ses paupières closes, il ne verrait plus jamais ses yeux bleus.

Sa tête partait dans tous les sens, il n’savait plus quoi à répondre à qui tout s’passait beaucoup trop vite alors qu’il avait l’impression de tout expérimenter en slow motion. Il voyait l’dégoût dans les yeux de la Serpentarde lorsqu’ils se donnaient des petits surnoms énamourés.

MALLO – « Bah si t’insistes et persistes, il s’rait sans doute ravi d’être le parrain, pas vrai Ode ? »

Y’n’savait plus s’il était sérieux ou si c’était juste l’alcool qui parlait à sa place et puis après tout elle avait l’air bien déterminée à garder celui qu’il appelait le parasite à défaut d’un meilleur nom. Il n’voulait pas l’appeler son enfant d’peur de s’y attacher d’une façon ou d’une autre, d’avoir des regrets lorsqu’il dirait oui jusqu’à sa mort à Light Shacklebolt. Elle avait l’air bien décidée à l’garder mais il n’avait aucune idée de ses intentions l’concernant allait-elle commettre un suicide en mettant plus d’gens au parfum concernant la paternité ?  

ODE – « J’manque jamais d’idées quand il s’agit d’partager ta passion d’la vie. »

Il le distrayait l’espace de quelques secondes à ses sombres pensées le ramenant à la soirée de débauche qu’ils devaient à l’origine partager. La passion d’la vie c’était bien quelque chose qu’ils avaient en commun, la rage de vivre ayant tous les deux leur passé, différents ils s’étaient trouvés pour n’jamais s’quitter. Le Serpentard avait toujours été attiré par le lion mais ne s’était jamais que contenté de sous-entendus et de quelques baisers volés n’semblant à priori rien signifier mais ce n’était pas l’cas.

ODE – « T’es au courant qu’c’est biologiquement impossible ? Remarque pas étonnant qu’tu sois enceinte si t’es aussi ignorante sur comment ça s’passe c’genre de choses. »

Et v’là qu’il était reparti, enfonçant ses crocs dans les écailles de la dragonne. Elle allait cracher des flammes, il n’avait aucun doute là-dessus. Mallory s’balançait d’un pied à l’autre retrouvant petit à petit l’usage de ses jambes il était à présent partagé par l’envie de rire de cette situation et celle de tenter de calmer l’jeu mais il n’en fit rien. La confrontation était à présent inévitable, ils étaient en plein d’dans.

ABI – « J’pensais pas les Gryffondors stupides au point d’pas comprendre l’ironie, mais faut croire qu’c’est ton cas. »

MALLO – « Ode c’le plus intelligent des Gryffondors, il connait particulièrement bien l’anatomie, la biologie aussi faut croire. »

Un petit sourire traversa le visage de Mallory, il était toujours extrêmement fier de son meilleur ami et s’étonnait de leur amitié hors du commun. Il était un lion, son ennemi naturel et pourtant ils s’étaient apprivoisés à la différence d’Abigaëlle qui lui ressemblait parfois un peu d’trop pour son propre bien. Il avait lutté si longtemps contre son attirance pour la Serpentarde pour finir faible et maintenant alcoolisé.

Quand Abigaëlle avait fait référence au fait que ce soit son enfant, il s’était senti troublé lui d’mandant si l’parasite était bien d’lui, croisant l’regard pure et bleu d’Abigaëlle avec des points d’interrogations plein les yeux, l’inquiétude lui brûlant la voix.

ABI – « Non, évidemment qu’non, l’parasite est à Ode. »

MALLO – « Ah, alors ce s’ra moi l’parrain, ce serait trop confusant sinon. »

Le jeune homme reprenait du poil d’la bête sa consommation d’alcool se stabilisant il était prêt à retourner dans la partie et à marquer quelques points. Elle voulait lui renvoyer des sarcasmes plein la gueule alors que sa question était plus que sincère. Lorsqu’ils étaient dans la salle sur demande elle n’avait pas été capable de lui affirmer que l’parasite lui appartenait, en partie et elle se permettait de le faire ouvertement devant Ode, elle devrait l’payer d’une façon ou d’une autre.

Abigaëlle avait alors insinué que leur genre de filles étaient les filles ivres, faciles et dont ils profitaient. Mallory s’était insurgé lui renvoyant à la figure qu’elle avait toujours été plus que consentante dans les moments d’intimités qu’ils avaient partagés. Il n’avait jamais touché une fille ou un garçon qui n’avait pas été capable d’lui dire oui voire de le supplie de l’emmener dans son lit. Ode était lui aussi tout aussi outré d’sa remarque et lui la renvoya à la figure appuyant celle d’Mallo.

ODE – « Dis-moi qu’t’as jamais baisé ivre, et peut-être qu’tu pourras me juger. »

ABI – « Dis-moi qu’tu fous pas celles qu’tu baises sous l’emprise de drogues, et peut-être qu’tu pourras juger. »

Elle n’avait jamais apprécié qu’Mallory profite de la réserve personnelle d’Ode et parte toucher les étoiles et plus encore avec son meilleur ami voyant parfois d’un mauvais œil l’influence qu’elle prête au lion sur Mallory. Lui aussi n’avait jamais été autre chose que consentant lorsqu’il était complètement sous leurs effets et qu’il s’adonnait aux plaisirs d’la chair sans jamais pouvoir partager l’corps d’Ode.  Abigaëlle s’était à nouveau tournée vers Mallory pour lui en renvoyer une bonne dose dans les dents.

ABI – « J’ai jamais dit que j’étais pas consentante, aux dernières nouvelles, et toi non plus. »

La Serpentarde n’avait pas tort et il le savait et il s’rendait bien compte que sa remarque tombait un peu à plat mais il n’avait pas dit son dernier mot. Le bras d’Ode entourant ses épaules, il était contre son frère d’cœur faisant face à celle qui portait son enfant, un possible avenir qu’il n’avait pas l’droit d’toucher, pas même du bout des doigts. Mallory glissa son doigt sous l’menton d’Ode pour plonger son regard dans l’sien avec son habituel petit sourire aux lèvres.

MALLO – « Ode et moi, on les aime consentant(e)s, un peu d’poudre d’étoiles n’a jamais fait d’mal à personne. »

La conversation avait pris un autre tournant lorsqu’il avait osé lui envoyer à la figure sa culpabilité dans l’affaire et son choix qui semblait définitif concernant l’fait de garder celui ou celle qui pourrait détruire son avenir. Il n’savait pas vraiment s’il avait envie qu’elle s’en débarrasse, il avait réussi à esquiver le fait d’prendre une décision à sa place dans l’train avec Ode mais il ne pouvait s’empêcher de s’poser la question. Il ressentait quelque chose de fort et d’réel pour la Serpentarde et bien qu’il soit incapable de mettre l’doigt dessus persuadé que ça lui passerait. Il s’apprêtait à lui répondre mais Ode avait pris l’relais et il le laissa faire, il était sa béquille et il s’appuyait sur lui, blottit dans son bras.

ODE – « Sans compter qu’c’est toi qui t’trouve avec un môme dans l’bide et qui a décidé préférer courir après un possible père plutôt que d’prendre la décision d’juste faire l’bon choix et supprimer ces emmerdes. T’es la seule décisionnaire : d’briser trop d’vie, ou d’juste faire preuve d’moins d’égoïsme. »

Il l’avait dit, ce qu’il pensait depuis le début, il ne voulait pas qu’elle ait cet enfant, il espérait qu’elle s’en débarrasse pour leur bien à tous. Elle n’aurait pas à subir le courroux cumulé des Rowle et Shacklebolt et l’risque qu’on la tue ou qu’on ne l’a tue et qu’on lui prenne son enfant ou dans l’meilleur des cas elle n’aurait pas à élever cet enfant seule du haut de ses dix-huit ans.

ABI – « J’crois pas qu’la première chose qu’on fait avant d’aller réviser, c’de prendre une potion pour pas tomber enceinte, c’la dit tu peux toujours aller d’mander à tes autres conquêtes c’quelles en penses. »

ABI – « Tu m’as filé bien plus qu’la pelle, j’t’assure. Pour faire un môme faut être deux, et figure-toi qu’c’était toi l’autre personne présente c’jour-là. »

Elle brûlait tout sur son passage, elle n’avait aucune intention de se calmer et elle allait défendre sa progéniture toutes griffes sorties s’il le fallait, Mallory n’avait aucun doute là-dessus. Il hésitait à l’enfoncer un peu plus ou juste la laisser gagner cette fois mais c’était plus fort que lui, il avait envie de planter ses crocs empoissonnés pour avoir osé lui parler comme à un idiot.

MALLO – « Mes autres conquêtes s’portent très bien parce qu’elles savent faire preuve d’bon sens et j’imagine que leur connaissance en potions sont peut-être supérieures, va savoir, j’peux vous mettre en contact mais j’pense qu’il est trop tard. »

La jeune femme n’devait même pas s’rendre compte à quel point ça lui coûtait de lui envoyer toutes ces horreurs à la figure mais il n’pouvait pas perdre la face et encore moins devant Ode. Il n’pouvait pas s’montrer faible, il était un strangulot d’Rowle et il n’était pas l’genre à s’plier face à l’adversité ; potius mori quam feodari, plutôt mourir que faillir. Il allait crever d’fierté peu lui importait. Faisant à nouveau face à Ode elle lui lança :

ABI – « L’jour où t’auras un gosse dans l’bide, tu pourras t’la ramener, en attendant m’parle pas d’égoïsme alors qu’t’empoisonnes tous ceux qui t’enrouent avec des drogues sans t’soucier d’c’que ça pourrait leur faire. »

Il avait posé son regard sur Ode, il ne s’était jamais interrogé sur les dangers des drogues qu’il pouvait filer aux autres étudiants s’disant que c’était bien leur choix d’vouloir les prendre ou non mais il entendait à présent l’ton accusateur d’Abigaëlle et il s’demandait depuis combien de temps elle avait gardé cette rage en elle concernant Ode, ils avaient été amis, ils avaient passé quelques journées à la mer ensemble et pas une fois elle ne lui avait fait d’commentaire sur son petit trafique gardant bien pour elle son opinion.

MALLO – « T’as d’autres choses que t’as gardées en toi pendant toutes ces années à nous envoyer à la figure Abigaëlle ? »

Puis il avait trinqué à la santé d’Ode et de ses bons conseils, c’était à présent la deuxième fois qu’il le faisait en compagnie d’Abigaëlle et ce n’était guère anodin. Cette conversation faisait écho à celle qu’ils avaient eu dans la salle sur demande après qu’il lui ait fait l’amour, celle qui avait détruit tout autour d’eux et en eux. Il revoyait son reflet dans le miroir, les éclats des verres qu’il avait éclaté contre l’mur et il pouvait presque ressentir encore sa rage en fond d’son bide, elle était toujours là et elle avait l’goût de la trahison.

ODE – « Ca ce serait une foutue bonne idée, et y’en a d’autres qui d’vraient prendre au sérieux mes conseils. »

Il voyait l’regard d’Ode transpercer Abigaëlle et elle le lui rendait initiant entre eux une guerre d’regard mais l’Shacklebolt les éclairs il avait ça dans l’sang et il était probablement imbattable à ce petit jeu-là.

ODE – « Arrête c’te folie avant qu’tu vois tout l’monde s’effondrer autour d’toi. J’vois pas c’que tu cherches à faire, mais j’te pensais pas si aveugle ou stupide. Alors même s’tu crois qu’être mère c’l’idée du siècle, demande toi c’que tu as à gagner – et surtout c’que tu es sûre de perdre. »

Il tentait à nouveau d’la convaincre de s’débarrasser de leur parasite réalisant enfin que c’était un peu l’sien aussi. Finalement à force d’refuser de lui donner une vraie existence et à l’appeler parasite il s’était mis à exister sous s’nom ridicule et à l’origine railleur. Il allait le laisser grignoter tous les pans d’sa vie jusqu’à ce qu’à son tour il disparaisse dans la honte qui l’attendait au tournant s’il laissait Abigaëlle aux commandes de leur destin.

ABI – « J’crois que tu t’rends pas bien compte d’une chose, Shackelbolt : j’ai plus rien à perdre. Mon monde il est déjà tombé en ruines, alors j’suis plus à ça près. »

La colère brillait dans les yeux d’Abigaëlle, animée par sa rage, vivant sa propre trahison, différente d’celle de Mallory mais elles étaient sœurs. Il suivait l’regard de la Serpentarde, brûlant presque la peau parfaite d’Ode jusqu’à ce qu’il vienne écraser un baiser dans son cou. Parcouru d’frisson, Ode était magnétique et l’corps de Mallory répondait à ce baiser surprise, électrifié par les lèvres de Shacklebolt.

ODE – « J’donne pas souvent des conseils gratuits – alors tu devras payer pour celui-là Mallo. Et j’espère un bon paiement. »

MALLO – « Tout c’que tu veux Bro… »

Avait-il laissé échapper d’ses lèvres l’regard brillant face aux yeux bleus de son meilleur ami. Quoi qu’il fasse il était entouré de deux créatures incarnant une sorte d’perfection ayant des yeux bleus perçant lui attrapant directement c’qui restait d’son cœur pour l’serrer très fort. Sans prévenir Abigaëlle avait arraché des mains l’verre qui s’trouvait actuellement dans les mains du serpentard et l’but cul sec attirant le regard furieux d’Mallory sur elle, il s’était soudain remis à bouillonner d’rage près à s’montrer à nouveau violent, l’agripper par l’poignet et la secouer une fois de plus pour lui remettre les idées en place mais il n’en fit rien car elle s’était avancée le volant des bras d’Ode pour l’prendre contre elle et poser ses lèvres sur le sienne lui arrachant un baiser brûlant par la passion mêlée d’rage qu’ils partageaient, il sentait alors ses lèvres répondre à l’étreinte des siennes. Elle s’écarta tout aussi rapidement qu’elle s’était approchée le laissant sans un mot, incapable d’articuler un mot.


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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Dim 3 Sep - 0:01

Bromance interrompue
Mallory, Abigaëlle & Ode

Abigaëlle – « J’doute que tu sois l’mieux placé pour parler vu qu’t’es ni l’père ni la mère d’ce gosse. » J’lève les yeux au ciel à cette assurance qu’il y a qu’deux parents qui peuvent trouver leurs mots à dire quand il s’agit d’sauver un enfant. J’la ferme – avant que ca soit des mots que je vais regretter plus tard qui passe la barre d’mes lèvres. Parce qu’en vrai dans cette histoire j’doute qu’ils soient tous les deux conscients de ce qu’il se joue. Qu’ils savent pas – en vrai – c’que c’est qu’être un batard dans une famille d’sang pur. Qu’si Abigaëlle souffre d’pas être une parfaite MacFusty comme les autres, elle joue pas sa vie ou sa dignité à être traitée comme si elle était rien. Parce qu’elle est pas rien – peut être qu’elle est pas comme les autres, mais elle jouit d’une place d’choix dans sa famille. Et Mallory s’il s’voit déjà regretter la place d’héritier à subir les foudres et la pression d’ses parents, au moins il existe en tant qu’possible avenir de la famille Rowle.
Moi j’ai deux ans de sursis, avant qu’Moses cherche l’moyen d’juste me faire disparaître. Et si c’pas par accident ca s’ra sans doute en m’offrant une place et un rôle qui l’arrange. Peut être en m’foudroyant d’autres envie de voir l’reste du monde brûler pour lui. Parce que qu’est-ce qu’il en a à faire de c’qu’il peut arriver à son batard de fils ? Parce que sa femme m’verrait juste brûler que ca l’arrangerait. Que je porte l’nom de Shacklebolt pour éviter le scandale – et quand je disparaitrais ca s’ra au servir de ceux qui portent la couronne. Moi j’reste le batard – j’reste rien. Et l’gamin qu’Abi porte dans l’bide c’est pas plus que cela – c’est rien. Un rien qui s’fera détruire pour l’profit des plus grands. Alors j’suis sans doute l’mieux placer pour parler – sauf qu’ils ignorent à quel point et que j’pas l’envie de leur expliquer.
Mallory — « Bah si t’insistes et persistes, il s’rait sans doute ravi d’être le parrain, pas vrai Ode ? »
Ode — « Si vraiment d’insiste et persiste toi aussi pour m’voir poter l’rôle on peut s’arranger j’imagine. » Qu’je glisse avec un sourire en coin, au regard moqueur d’Mallory. A m’donner un rôle si ma voix doit compter aussi dans l’histoire – à moins qu’Abigaëlle préfère jouer au bras de fer entre elle et Mallory. Et rien d’plus. Deux gamins qui s’battent pour une chimère. Pour détruire plus d’vie encore. Foutaise.
Ca m’fout plus d’soif dans l’corps et d’envie de substances pour pas y penser, et voir cette converstion s’terminer.
Abigaëlle - « J’pensais pas les Gryffondors stupides au point d’pas comprendre l’ironie, mais faut croire qu’c’est ton cas. »
Mallory — « Ode c’le plus intelligent des Gryffondors, il connait particulièrement bien l’anatomie, la biologie aussi faut croire. »
Ode — « J’suis un élève appliqué et sérieux qui met un point d’honneur à réviser régulièrement. » Qu’je place sans soulever la stupidité qu’Abigaëlle – pas que j’veux reconnaître qu’les joutes oratoires avec elle manquent jmais d’intérêt. C’qu’elle sait manier la langue, la garce, et qu’elle joue de l’ironie mieux que personne. L’ironie c’l’arme de ceux qui souffrent – l’humour noir qui tend à faire plus d’mal que de bien. Toujours plus d’mal, à cerner les faiblesses pour les tourner en ridicule.

J’la tête qui tourne, d’mots et de foutaises, de moquerie et de ricanements. J’entends au loins qu’les deux autres ils s’torturent encore sur l’père de ce qui devrait jamais voir l’jour. Le Parasite qu’Mallory a finit par baptiser en essayant de l’ignorer. C’presque un nom à c’niveau-là.
Abigaëlle — « Non, évidemment qu’non, l’parasite est à Ode. » J’sursaute presque d’me voir foutu au milieu de cette conversation, et grimace à m’imaginer l’père de ça - remarque si j’étais l’père j’aurais mon mot à dire n’est-ce pas ? Puisque j’pourrais être l’père comme Abi l’dit – ma voix aurait d’la raison d’être entendue.
Mallory — « Ah, alors ce s’ra moi l’parrain, ce serait trop confusant sinon. »
Ode — « J’espère qu’il aurait mon caractère, j’suis bien plus simple à vivre qu’vous deux réunis. ET du reste, en tant qu’père j’suis l’mieux placé pour parler dans c’cas non ? » Qu’je sors avec une moquerie évidente – bien qu’en vrai j’doute pas d’avoir l’plus simple des caractères avec les deux autres qui explosent juste entre longues joutes pour s’prendre le dessus l’un sur l’autre. Et j’balance encore quelques phrases en espérant voir qu’Mallory va pas juste s’effondrer.
Abigaëlle — « Dis-moi qu’tu fous pas celles qu’tu baises sous l’emprise de drogues, et peut-être qu’tu pourras juger. » J’vois pas l’rapport – en vrai. Qu’peut être elle se sent concernée, et préfère attaquer parce qu’elle a pas d’quoi se défendre. Alors j’hausse juste les épaules. La drogue j’l’utilise pas juste pour droguée celles que j’trouve à mon gout – mais celles pour Mallory aussi. Alors peut être qu’elle devrait s’demander si celui qu’elle a choisit pour être l’père de son gamin est vraiment l’exemple de vertus qu’elle croit – ou si elle reste persuadée qu’la mauvaise graine entre nous deux c’juste moi.
Mallory — « Ode et moi, on les aime consentant(e)s, un peu d’poudre d’étoiles n’a jamais fait d’mal à personne. »
Ode — « T’en sais quelque chose, n’est-ce pas Mallo ? » Qu’je demande avec un sourire en coin alors que j’me place juste à côté d’lui, comme pour lui rappeler que j’suis là – ou comme pour m’rassurer que l’fait que c’pas si mal. Qu’la poudre de fée c’pas un mal – sauf que j’ai plus d’expériences ou ca finit dans des pleurs et des regrets qu’le contraire. Ou d’souvenirs qui s’éteint après en avoir trop abusé.
Et j’me souviens l’corps inertes d’un moldu que j’pensais crever l’une des première fois que j’ai consommé. Cette fois-là, sans l’aide de Light, j’aurais sans doute rien eut à sauver d’mon âme. Une morte de moldue sur l’bras à treize ans, c’pas la chose la plus simple à assumer.

Abigaëlle — « L’jour où t’auras un gosse dans l’bide, tu pourras t’la ramener, en attendant m’parle pas d’égoïsme alors qu’t’empoisonnes tous ceux qui t’enrouent avec des drogues sans t’soucier d’c’que ça pourrait leur faire. » C’te fois j’sens juste qu’le sang boue dans mes veines. C’est rare – en vrai – qu’je donne d’quoi planer sans demander leurs avis aux autres. Ou si c’le cas, c’est durant des soirées où ca s’sait qu’il y a des choses pas nettes qui tournent dans les verres – la connerie des autres c’pas mon affiare. Et l’seul que j’empoisonne jusqu’à l’oublie c’juste moi. Juste moi pour pas penser à tout c’te bouse d'hippogriffe que j’accumule d’puis trop d’années. C’te bouse d'hippogriffe qu’elle va faire subir à son gamin à continuer d’se battre contre c’qui est plus fort qu’elle.
Mallory — « T’as d’autres choses que t’as gardées en toi pendant toutes ces années à nous envoyer à la figure Abigaëlle ? » Sauf qu’la question d’Mallory meurt pas loin d’moi, et j’avance juste plus vers elle avec un truc cruel dans l’regard – quelque chose qui brûle comme y a que l’regard d’un fourreur d’foudres qui peut l’faire.
Ode — « Alors imagine si j’y trouve de l’intérêt à empoisonner – tu devrais faire gaffe à c’que tu bois et mange Abi, si tu m’pense si mauvais. T’sais pas c’que je pourris t’glisser dans les veines par égoïsme. » Qu’je dis avec plus d’menace dans la voix. J’y ai pensé, j’ai offert à Mallory c’te porte de sortie mais j’ai rien fait pour l’y contraindre. Et j’ai fait pour l’obliger à son insu à en prendre à la jeune femme. Sauf qu’me penser si mauvais ca m’porte aux nerfs.
J’refuse d’me croire juste sombre.
J’refuse de croire qu’y a rien à sauver chez moi.

Sauf que j’crois depuis toujours que c’le cas. C’juste plus douloureux de l’entendre d’la bouche d’Abigaëlle. Et au lieu d’se mettre en boule, j’tord mon visage de colère.
Abigaëlle — « J’crois que tu t’rends pas bien compte d’une chose, Shackelbolt : j’ai plus rien à perdre. Mon monde il est déjà tombé en ruines, alors j’suis plus à ça près. » J’arque le sourcil une fois encore à m’demander si le drame c’est une habitude chez les sangs purs – d’autant qu’en vrai – en vrai – j’doute qu’elle voit tout ce qu’elle a encore pour elle.
Ode — « J’me rends compte qu’tu perds tout pour garder une chose rien qu’pour toi, Abi. En vrai c’que t’as là - J’montre son ventre d’la main. - tu peux encore l’perdre. Et c’quand ca te sera arraché qu’tu comprendras combien j’ai eut raison. » Qu’je dis cette fois avec assurance. Marquant que j’pas désigné un « si » hypothétique mais un « quand » qui souffre pas d’doute. Ca arrivera – et là elle s’verra vraiment brisée. Sauf qu’si elle met fin à tout ca – si elle y met fin, y a rien qu’elle doive sacrifier vraiment. L’erreur est humaine, et j’doute pas que pour quelqu’un qu’il aime Mallory peut apprendre à pardonner c’genre d’écart, t faire plus attention à c’que ca se reproduise jamais.
Mallory — « Tout c’que tu veux Bro… » - qu’il dit quand j’propose d’me voir féliciter pour mon aide. Mais bientôt il m’est arraché, et c’est un baiser foutrement passionnel que j’ai sous l’regard. J’les observe, volant un nouveau verre sur un plateau pas loin prou l’vider.
Ode — « Maintenant qu’elle est pleine si vous voulez vous amuser sans risque y a toujours les toilettes d’l’autre côté. » Qu’je balance sans aucune subtilité. Après tout – ca l’es regarde et vraiment sans risque pourquoi pas. Si l’sexe est si intense entre eux j’me vois pas le leur interdire. Puis ca les concerne pas moi – moi c’qui m’inquiète juste c’que ce truc dans l’ventre d’Abi, c’plus de souffrance qu’ils peuvent le croire. « Abi préfère sans doute qu’tu jouisse avec elle des plaisirs d’la vie qu’avec moi – c’baiser était plutôt éloquent à c’sujet Abi. La jalousie t’rend rouge, t’veux pas qu’on aille prendre l’air ? »



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purple rain
The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Lun 4 Sep - 1:59


Bro'mance interrompue
♦ Mallodaëlle ♦
I will work this body I will burn this flame. Oh in the dead of night, and in the pouring rain. Yeah, I'm a workaholic and I swear, I swear. Yeah, and one day I will beat you fair and square. Show me what you got. Work this body on the floor. Just who do you think you are.
C'que lorsque tu craches à Ode qu'c'est pas l'mieux placé pour parler d'ta situation étant donné qu'il n'a aucun lien avec l'être qui grandit en toi, t'es à mille lieux d'savoir qu'tu trompes plus que jamais sur son compte. C'qu'tu sais pas pour son statut, l'même que l'tien, l'même que c'lui d'ton enfant, et qu'tout c'que tu vois en lui désormais c'est un ennemi. C'lui du bébé, et donc l'tien, parce qu'tu peux pas concevoir qu'il lui fasse du mal, pas alors qu'c'est tout c'qu'il te reste de Mallory. Alors t'ignores l'fait qu'il lève les yeux au ciel comme si tu disais la plus grosse connerie qui soit, même si c'est l'cas, parce que si tu savais c'qui s'trame réellement chez les fourreurs d'éclair, t'changerais peut-être d'avis. Ou pas, c'que la grossesse ça t'rend instable, et qu'tout c'que t'arrives à faire désormais c'est répliquer. Tu raisonnes plus, tu t'contentes d'rétorquer face à tout c'qu'ils t'balancent à la figure, parce que s'tu commences à réfléchir alors tu t'feras écraser. T'es seule contre eux deux, et chaque mot qu'ils crachent t'blessent. Surtout ceux d'Mallory, en fait, parce qu'c'était ton meilleur ami, et bien plus encore bien qu'tu l'nies. C'qu'il était tout, et maintenant il t'considère comme rien.

C'que si cette fois l'lion n'répond pas directement, c'est l'serpent qui crache son v'nin, et c'pas pour t'plaire. « Bah si t’insistes et persistes, il s’rait sans doute ravi d’être le parrain, pas vrai Ode ? » Tu t'demandes s'il est sérieux, parce qu'en vrai il ne le reconnaîtra p't'être jamais, c'gosse. T's'ras la seule décisionnaire quant à son av'nir, et son parrain ce s'ra sûrement pas c'lui qui gueule au point d'être une menace pour lui même avant qu'il naisse. « Si vraiment t’insiste et persiste toi aussi pour m’voir poter l’rôle on peut s’arranger j’imagine. » L'sourire en coin d'Ode t'insupporte, tout t'tape sur les nerfs dans cette histoire, mais par fierté t'restes debout, même si d'jà t'sens qu'la grossesse t'rend plus faible. Qu'tu devrais pas t'faire du mal ainsi – sauf qu'tu l'fais quand même, parce qu'dans cette histoire t'as décidé d'tenter l'tout pour l'tout, certaine de n'avoir plus rien à perdre. « Mais bien sûr qu'Ode s'ra l'parrain, après tout c'ton fils. Enfin, ce s'ra ton fils quand il port'ra ton nom, n'est-ce pas ? » qu'tu lâches alors, pour lui rappeler qu'il t'a abandonnée quand tu lui as parlé d'ta grossesse, d'son bébé à lui aussi, et malgré toi y'a d'l'amertume qui s'glisse dans ton r'gard noir. Parce que t'as mal, et qu'la douleur n's'atténue pas, qu'importe les nuits qui passent et les larmes qui coulent.

T'as peu d'armes dans cette bataille, trop peu à ton goût, parce qu'ta volonté c'du suicide, et au fond d'toi tu l'sais. Mais tu peux pas l'reconnaître, alors t'bats avec toutes les épées qu't'as sous la main, et l'sarcasme c'l'une de tes préférées. L'lion peut bien essayer d's'en servir contre toi, t'hésites pas à répliquer, parce qu'en vrai t'voudrais lui trancher la tête pour qu'il s'taise, même s'tu l'peux qu'métaphoriquement – encore faudrait-il qu't'en sois capable, c'la dit. « Ode c’le plus intelligent des Gryffondors, il connait particulièrement bien l’anatomie, la biologie aussi faut croire. » T'lèves les yeux au ciel face à toute cette emphase qui t'répugne, comme leurs surnoms ridicules. C'qu'ils ont l'air de rien, à s'lécher les basques ainsi, t'sais déjà qu'ils sont tous les deux contre toi, et t'veux pas qu'on t'le rappelle avec tant d'niaiserie. « J’suis un élève appliqué et sérieux qui met un point d’honneur à réviser régulièrement. » L'sous-entendu et évident, c'lui d'Mallory aussi, et t'sais même pas s'tu dois répondre à tant d'absurdités. Mais y'a ta fierté qui r'vient au galop, et t'peux pas les laisser avoir l'dernier mot, même si c'est idiot. « J'vois pas bien c'que tu révises régulièrement à part l'anatomie, c'la dit. C'sont pas les révisions qui t'rendront plus doué, si c'dans c'but qu'tu t'appliques à c'point, » qu't'ajoutes alors, lui offrant un r'gard narquois et un sourire similaire pour cacher ta douleur. Parce qu't'as mal, mal d'voir qu'Mallory s'est détourné d'toi à présent, mal d'le voir qui semble désirer Ode à c'point alors qu'à toi c'du dégoût qu'il a offert la dernière fois qu'vous avez parlé dans la salle sur demande. T'souffres mais t'es pas prête de l'reconnaître, alors t'ironises encore quant au père d'l'enfant qu'tu portes, c'parasite aux yeux du serpent. Là encore le mot t'blesse, pourtant t'veux pas l'montrer – pas qu'tu puisses en décider autrement, parce qu'elle brille dans tes yeux, sous cette couche d'fureur et d'moquerie qu't'as créée pour t'protéger. « Ah, alors ce s’ra moi l’parrain, ce serait trop confusant sinon. » Il s'moque de toi, y'a pas à tergiverser là-d'ssus, tu l'vois dans ses iris qui sont braqués sur toi, dans l'sarcasme qui perce dans chaque mot qu'il lâche, comme des milliers d'couteaux qu'on t'planterait dans l'cœur jusqu'à c'qu'tu crèves d'trop saigner, d'trop pleurer, d'trop souffrir. Jusqu'à c'qu'il batte plus, et qu'tu t'éteignes avec lui. « J’espère qu’il aurait mon caractère, j’suis bien plus simple à vivre qu’vous deux réunis. ET du reste, en tant qu’père j’suis l’mieux placé pour parler dans c’cas non ? » « Evidemment qu'tu s'rais bien placé, mais là encore faudrait qu'il s'appelle Shacklebolt, » qu'tu rétorques aussi vite, passant outre l'insulte concernant vos caractères respectifs. C'qu'il a pas d'vrai père, c'gosse, parce qu'même si tu sais qu'il est d'Mallory, t'sais aussi qu'il pourra jamais être un Rowle. T'vas faire naître un bâtard, un p'tit né hors mariage comme toi, et l'serpent peut pas s'imaginer à quel point ça t'brise d'vivre ça.

La drogue, c'encore un point qu'vous éloigne, même si t'as jamais rien fait savoir à c'sujet parce que t'voulais pas influer la vie d'Mallory pour pas qu'il touche la tienne. Meilleurs amis, c'que vous étiez, et malgré votre jalousie pour les conquêtes de l'autre, vous vous en teniez à cela. Sauf qu'aujourd'hui tout éclate, et si en vrai t'aurais rien contre quelque chose qui puisse t'faire oublier tes malheurs, là c'ta seule arme contre Shacklebolt lorsqu'il parle d'alcool, alors t't'en sers. Lui il hausse les épaules, et toi t'as l'impression – l'illusion – d'gagner une bataille, et ça diminue l'poids qu'pèse sur tes épaules, jusqu'à... « Ode et moi, on les aime consentant(e)s, un peu d’poudre d’étoiles n’a jamais fait d’mal à personne. » T'détestes qu'il le défende, qu'il s'soulève contre toi, qu'il t'fasse barrière, mais tu hais encore plus avoir à t'élever contre lui. En vrai, t'voudrais juste d'perdre dans ses bras à nouveau, et n'plus penser à quel point ta vie r'ssemble plus à rien d'puis qu'tout a dérapé entre vous. « T’en sais quelque chose, n’est-ce pas Mallo ? » L'lion s'rapproche du serpent, comme une alliance improbable dressée contre toi, et tu t'mords la lèvre pour pas r'culer d'un pas. T'lèves simplement les yeux au ciel, parce qu'en réalité t'commences à étouffer d'trop d'mots j'tés comme seuls boucliers, d'trop d'émotions qui t'brisent, trop d'larmes qu'tu r'fuses de verser. Tu dois t'concentrer pour parvenir à parler, et cette fois t'veux économiser c'qu'il t'reste d'énergie pour t'nir bon face à c'qui va v'nir ensuite – parce qu'c'est pas fini, tu l'sais. « Mes autres conquêtes s’portent très bien parce qu’elles savent faire preuve d’bon sens et j’imagine que leur connaissance en potions sont peut-être supérieures, va savoir, j’peux vous mettre en contact mais j’pense qu’il est trop tard. » Nouvelle entaille, nouveau silence, t'veux rien répondre, t'en en pas capable. T'peux pas croire qu'il t'considère comme ses autres conquêtes. T'eux pas croire qu't'es comme les autres à ses yeux, qu't'es plus rien. Et t'peux sûrement pas mettre un g'nou à terre maintenant, parce qu't'as pas l'droit d'être faible face à eux, t'trop fière pour c'la, et trop ambitieuse surtout.

L'Ode à la discorde – bien qu'y'ait pas b'soin d'lui pour qu'l'ambiance soit tendue, en réalité – t'parle à nouveau d'l'être que tu portes, et tu trouves comme seule réplique l'fait qu'il empoisonne ceux qui l'entourent avec d'la drogue, trop pour qu't'aies à y aller plus en détail. C'pas une nouveauté, c'juste un fait dont tu t'sers contre lui parce qu't'as rien d'autre pour t'défendre, et tu refuses de courber l'échine. « T’as d’autres choses que t’as gardées en toi pendant toutes ces années à nous envoyer à la figure Abigaëlle ? » T'as pas l'temps d'répondre, et c'est presque un avantage pour toi parce que si t'voudrais tout lui balancer pour t'libérer d'un poids, au fond t'as peur qu'ça réduise à néant l'peu qu'il restait d'votre relation. Ça t'arrangerait bien, ouais, si c'était pas un lion aux iris cruels qui v'nait d's'avancer vers toi avec des éclairs et des menaces plein les yeux – plein les mots. « Alors imagine si j’y trouve de l’intérêt à empoisonner – tu devrais faire gaffe à c’que tu bois et mange Abi, si tu m’pense si mauvais. T’sais pas c’que je pourris t’glisser dans les veines par égoïsme. » T'peux rien faire contre la peur qui t'foudroie à c't'instant, c'si violent qu'tes mains tremblent et qu'tu trouves plus rien à dire. T'es juste effrayée par c'lui qui t'fait face, par sa voix, par ses paroles, et instinctivement ta main r'joint ton ventre encore plat. L'protéger, c'que tu comptes t'faire, mais t'peux pas empêcher ton corps entier t'trembler comme si tu v'nais d'faire face à n'importe quel monstre qui puisse exister, parce qu'cette fois-ci il en est un, et c'est p't'être l'plus effrayant qu't'aies jamais vu. Alors t'restes là, l'regard fixé sur l'rouge et or, avec c'trop plein d'angoisse et d'crainte dans les veines qu'tu peines à évacuer, et t'cherches n'importe quoi pour t'ramener à la réalité.

C'sont les mots du lion qui t'font r'tomber sur terre, parce qu'il veut qu't'arrêtes cette folie sans savoir qu'ta grossesse c'est tout c'qu'il t'reste. Qu't'as tout perdu à cause du bébé qu'tu portes, mais qu'sans lui t'auras vraiment plus rien. « J’me rends compte qu’tu perds tout pour garder une chose rien qu’pour toi, Abi. En vrai c’que t’as là – » c'ton ventre qu'il pointe, et ta main y revient instinctivement face à c'que t'apparentes à une menace « – tu peux encore l’perdre. Et c’quand ça te sera arraché qu’tu comprendras combien j’ai eu raison. » Un frisson remonte l'long d'ton échine malgré toi, parce qu'ses mots sont trop bien choisis pour qu'y ait un doute sur c'qu'il croit. Qu'ton bébé on va t'le prendre, qu'c'est pas une hypothèse, juste une question d'temps. Mais t'en sais trop peu pour croire qu'ça peut être quelqu'un d'autre qu'lui, l'responsable, l'voleur. « L'seul qui veut m'l'arracher c'est toi, Ode, » qu'tu grognes, l'regard noir, la peur surpassée par la colère. « Et j'te laisserai pas lui faire quoi que ce soit, pas sans qu't'y passes avec lui. » Menace contre menace, même si la tienne semble moins crédible que la sienne car moins cruelle, moins froide. T'tentes d'y mettre tout l'sérieux qu'tu peux, mais t'es pas une meurtrière, même si tu veux pas douter d'ta capacité à en être une pour protéger ton avenir. Son avenir.

Payer Ode pour ses conseils, manqu'rait plus qu'ça. C'que c'sont des menaces qu'il t'a crachées, et qu't'en as presque perdu pied, même si t'tentes de t'raccrocher à quelque chose... mais à quoi ? « Tout c’que tu veux Bro… » C'pas Mallory qui t'y aides en tout cas, et c'p't'être même lui qui t'fait disjoncter une fois encore, au point d'prendre son verre pour l'vider d'une traite avant d'voler l'beau Rowle des bras du lion pour plaquer tes lèvres contre les siennes dans un baiser aussi fougueux qu'douloureux auquel il répond même. Tu t'demandes pas pourquoi, t'contentes d'reculer pour l'laisser béat, tes iris brûlant d'défi. T'as trouvé ton accroche ailleurs qu'dans l'alcool qui t'fait d'jà tourner la tête à cause d'ton état, mais t'sais qu'trop bien qu'il risque de disparaître, même si tu veux pas montrer ta peine. « Maintenant qu’elle est pleine si vous voulez vous amuser sans risque y a toujours les toilettes d’l’autre côté. » La subtilité c'pas l'fort du rouge et or, mais en vrai c'qui t'offense l'plus c'est l'terme qu'il emploie pour parler d'ta grossesse. L'reste tu t'en fous, même si tu lui balances tout d'même un r'gard noir teint malgré toi par l'envie – c'qu'il en reste pas moins parfait, l'serpent qui t'a envoyée en enfer sans qu'ni lui ni toi l'sache. « Abi préfère sans doute qu’tu jouisse avec elle des plaisirs d’la vie qu’avec moi – c’baiser était plutôt éloquent à c’sujet Abi. La jalousie t’rend rouge, t’veux pas qu’on aille prendre l’air ? » T'lèves les yeux au ciel, avant d'te dire qu'ce s'rait p't'être pas une mauvaise idée au vu d'la chaleur qu'il fait ici et des effets qu'l'alcool a d'jà sur ton organisme. T'mords la lèvre une seconde, deux, trois, puis t'poses l'verre sur un plateau qui passe et attrape une main de chaque pour les traîner vers la sortie. T'pousses tout l'monde, t't'en fous des cris, des protestations, d'des grognements, et t't'arrêtes qu'une fois à l'extérieur. T'peux pas retenir un soupir d'soulagement en sentant l'froid sur ta peau – t'étouffais trop pour être à l'iase à l'intérieur. « On y est, une autre remarque pertinente à faire ? » qu'tu d'mandes alors, t'tournant vers Ode, un sourcil arqué. Tu t'décales alors d'la porte pour t'appuyer contre l'mur à côté, en profitant pour remplir tes poumons d'air frais.
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I’ll never stop trying. I’ll never stop watching as you leave. I’ll never stop losing my breath every time I see you looking back at me. I’ll never stop holding your hand. I’ll never stop opening your door. I’ll never stop choosing you babe. I’ll never get used to you.



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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Mer 27 Sep - 18:35

Bro'mance interrompue ft. @Ode Shacklebolt & @Abigaëlle U. MacFusty

Il pourrait probablement se rappeler de l’été passé, ils avaient « emprunté » une voiture moldue et c’était Abigaëlle qui conduisait, derrière le volant elle observait les deux adolescents se bidonner sur la banquette arrière, l’habitacle rapidement rempli de fumée ; ils étaient hilares. Mallory n’avait jamais rien souhaité d’autre que ses meilleurs amis soient eux même amis et pendant un temps ça avait presque été l’cas où était-ce une illusion dans laquelle il s’était bercé. Ils s’étaient arrêté sur la côté anglaise, la météo n’était jamais vraiment clémente et pourtant ce jour-là dans l’ciel bleu le soleil semblait leur ouvrir les bras, alors ils s’étaient arrêté et avaient passé la journée à se jeter à l’eau malgré l’froid les étreignant rapidement. Ils s’amusaient comme des adolescents lambda, Abigaëlle sur ses épaules ils partaient à la poursuite d’Ode. Ils avaient été rejoint par Marlene et d’autres amis à eux et la journée avait été parfaite, sponsorisée par l’herbe d’Ode et l’alcool d’Mallory. Comment en étaient-ils arrivés à se détester ?

A présent il assistait à une autre guerre, après être sorti de la forêt interdite, ils faisaient pourtant en principe partie du même camp. Joute verbale, incapable de savoir si l’un d’eux menait réellement la danse. Il regrettait le soleil anglais et l’eau gelée, le regard d’Abi était à présent glacial et Ode quant à lui irradiait dans toute sa splendeur, fier lion face à la vipère qui sortait les crocs. Ode n’voulait pas qu’elle mette au monde à son tour à un bâtard comme lui, mais une part d’Mallory ne comprenait pas, il aimait son bâtard de meilleur ami et il n’pouvait pas imaginer ne pas l’avoir dans sa vie, qu’est-ce que ça pouvait bien changer au final ? Il ne pourrait jamais reconnaître l’enfant et serait sans doute pire que son propre père et il aurait Abigaëlle à blâmer pour ça. Perturbé c’était l’mot pouvant décrire le Rowle.

ODE – « Si vraiment t’insiste et persiste toi aussi pour m’voir porter l’rôle on peut s’arranger j’imagine. »

ABI – « Mais bien sûr qu’Ode s’ra l’parrain, après tout c’ton fils. Enfin, ce s’ra ton fils quand il por’tra ton nom n’est-ce pas ? »

Mallory écarquilla les yeux une nouvelle fois, on lui apprenait d’abord qu’il était vraisemblablement l’père du petit parasite mais à présent ce parasite était déjà nommé comme étant un fils. Tout devenait bien trop réel d’un coup, bien trop réel pour lui, il allait finir par réellement perdre pied et juste s’asseoir au milieu du bar et attendre que ça passe. Autour d’lui les gens dansaient, insouciants de ses problèmes, il avait envie d’crier à la terre entière sa rage, combien d’temps allait-il s’apitoyer sur son sort.

MALLO – « Bon, je vais expliquer lentement pour que tu comprennes. Je-ne-peux-pas-lui-donner-mon-nom-même-si-j-en-avais-l-envie. Et pourquoi tu ne peux pas tu vas m’ dire ? »

Il avait repris pied et il attaquait à nouveau ce qui l’étonnait lui-même. Mallory n’avait aucune intention d’être la victime de sa propre vie et encore moins celle d’Abigaëlle, elle voulait lui envoyer à la figure dans un bar plein d’moldus qu’il était l’père et que ce serait un garçon ou bien était-ce juste pour s’faire mousser. Lui rappeler qu’elle portait l’héritier bâtard des Rowle, aucune idée, il allait la manger toute crue.

MALLO – « Parce que je vais épouser SA sœur et que la situation est déjà ce qu’elle et que même si t’as l’air d’en douter et que parfois tu m’en fais même douter moi-même, je tiens assez à toi que pour pas avoir envie de te voir morte. »

Elle devait l’savoir pourtant, elle risquait sa vie à gueuler si fort d’porter l’enfant d’un sang-pur comme un Rowle. Le père Rowle ne rigolait pas avec ce genre d’âneries et il ne ferait qu’une bouchée d’Abigaëlle sans même évoquer Moose qui faisait blanchir l’teint chocolaté d’Ode. Elle avait tout intérêt à se trouver un autre père à qui faire porter le chapeau parce qu’elle les mettait tous les deux en danger, elle et le parasite.

ODE – « Je suis un élève appliqué et sérieux qui met un point d’honneur à réviser régulièrement. »

ABI – « J’vois pas bien c’que tu révises régulièrement à part l’anatomie, c’la dit. C’sont pas des révisions qui t’rendront plus doué, si c’dans c’but qu’tu t’appliques à c’point. »

Roulement d’yeux, soupire. Il devait reconnaître qu’ils s’y connaissaient en cette matière, mais elle ne devait pas douter des nombreuses autres qualités de son meilleur ami qui était aux yeux de Mallory un sorcier redoutable pas qu’Abigaëlle n’en soit pas une elle-même. Il n’avait pas particulièrement envie de les voir dégainer leur baguette et s’balancer des sorts à la gueule. Ce n’était ni le lieu ni l’endroit alors il laissa passer celle-là, au moins.

ODE – « J’espère qu’il aura mon caractère, j’suis bien plus simple à vivre qu’vous deux réunis. ET du reste, en tant qu’père j’suis l’mieux placé pour parler dans c’cas non ? »

ABI – « Evidemment qu’tu s’rais bien placé, mais là encore faut qu’il s’appelle Shacklebolt. »

MALLO – « Hé ! Je suis pas si terrible que ça Ode. Sois pas une vipère ! »

Pas comme Abigaëlle, on en revenait une fois de plus au nom de famille du petit et Mallory ne comprenait pas son entêtement, il ne pouvait pas lui donner son nom. Même s’il fuyait avec elle, ça n’apporterait ou ne changerait rien, ils seraient toujours un reclus de la famille Rowle et traqué pour ne pas être né de la bonne mère. Quoi qu’il en soit sa vie serait bien mieux sans la présence de Mallory et il était temps qu’elle le comprenne. Il attendait d’elle qu’elle balance sa haine, qu’ils en finissent et que toutes ces choses qu’ils gardaient cachées soient face à eux, face aux horreurs de leurs secrets d’adolescents.

ODE – « Alors imagine si j’y trouve de l’intérêt à empoisonner – tu devrais faire gaffe à c’que tu bois et mange Abi, si tu m’penses si mauvais. T’sais pas c’que je pourrais te glisser dans les veines par égoïsme. »

Mallory, lui il savait ce dont Ode était capable. Il avait glissé dans la main d’Mallory cette pilule pouvant le débarrasser de « son problème parasitaire » et Mallory l’avait regardée glisser d’sa main et tomber sur le sol du train. Même si Abigaëlle ne se serait probablement jamais doutée de la supercherie il ne se savait pas encore capable d’un tel geste envers sa meilleure amie. C’était une chose de torturer un né moldu inconnu mais elle, il la connaissait et la douleur de la perte elle ne la supporterait peut-être pas.

ODE – « J’me rends compte qu’tu perds tout pour garder une chose rien qu’pour toi, Abi. En vrai c’que t’as là – »

Il fixait l’ventre d’Abigaëlle et le regard de Mallory rejoint celui de son meilleur ami. Rien ne laissait présager la présence d’un être grandissant en elle et l’espace de quelques instants Mallory s’imagina une vie bien différente dans laquelle il tenait son fils ou sa fille dans ses bras et tel un père fier caressait le haut de son crâne tout en lui murmurant des paroles apaisantes au creux de l’oreille.

ODE – « – tu peux encore l’perdre. Et c’quand ça te sera arraché qu’tu comprendras combien j’ai eu raison. »

Ode était-il réellement occupé de menacer Abigaëlle et l’enfant qu’elle portait. Il n’y avait pas réellement de doute à avoir, il en était certain. Il se sentait malgré tout protecteur de cet enfant, c’était le sien, une part de lui et même s’il n’en serait jamais l’père il n’arrivait pas à s’imaginer qu’il disparaisse mais pouvait-il réellement le considéré comme un enfant ?

ABI – « L’seul qui m’l’arracher c’est toi, Ode. Et j’te laisserais pas lui faire quoi que ce soit, pas sans qu’t’y passes avec lui. »

MALLO – « J’propose qu’on se calme tous et qu’on reprenne un shot par exemple sauf toi Abi évidemment mais j’bois pour toi je te le promets. »

Il donna un shot de tequilla à son meilleur ami et en prit deux pour lui et finalement trois, un pour lui, pour Abigaëlle et le dernier pour le parasite. Le reste devint une sorte d’flou artistique, la discussion dégénéra probablement encore et Abigaëlle tentant d’marquer un point posa ses lèvres sur celles de Mallory les scellant d’un baiser auquel il ne put s’empêcher d’répondre, avait-elle bu à son tour de l’alcool, ses lèvres en avaient l’goût.

L’goût de ses lèvres encore sur les siennes comme un souvenir douloureux, il passe son doigt sur sa lèvre inférieure comme pour n’pas perdre pied et être certain que ce n’était pas un rêve ou juste l’effet de l’alcool qui le troublait outre mesure. Il regarda la jeune femme incrédule, il avait répondu à l’étreinte de ses lèvres et le tout devant son meilleur ami qui ne semblait pas en avoir perdu une miette et qui affichait un air à moitié amusé. La tension dans l’air était palpable et il n’avait aucune idée de ce qu’il pourrait bien dire et préféra le silence aux stupidités se bousculant à ses lèvres.

ODE – « Maintenant qu’elle est pleine si vous voulez vous amuser sans risque y a toujours les toilettes d’l’autre côté. »

La subtilité d’Ode ou plutôt l’absence de celle-ci était une chose à laquelle Mallory était accoutumé à présent et il envoya un regard plein d’foudre et d’éclairs à son meilleur ami. Il ne valait mieux pas lui mettre ce genre d’idées dans la tête car l’alcool aidant il serait probablement capable de les emmener tous les deux à sa suite dans les toilettes. Il se sentait incontrôlable et si Ode ne l’aidait, il finirait par fauter une fois de plus. Mallory n’avait pas relevé la manière probablement totalement déplacée dont il avait évoqué la grossesse d’Abigaëlle, après tout il traitait le môme à venir de parasite pourquoi ça le choquerait outre mesure ?

ODE – « Abi préfère sans doute qu’tu jouisses avec elle des plaisirs d’la vie qu’avec moi – c’baiser était plutôt éloquent à c’sujet Abi. La jalousie t’rend rouge, t’veux pas qu’on aille prendre l’air ? »

Les yeux d’Abi roulaient dans leurs orbites et Mallory haussa les épaules – après tout lui il n’avait jamais été contre à l’idée d’profiter de ce genre de plaisir avec son meilleur ami. Abigaëlle était-elle vraiment jalouse ou établissait-elle son territoire dans l’cœur du Serpentard, il n’en avait fichtrement aucune idée. Il savait pertinemment bien qu’Abi avait des sentiments à son égard qui étaient tout amicaux, ou en tout cas ils avaient bien évolué. Il pourrait probablement admettre lui aussi partagé sans doute certain de ces sentiments s’il avait ne serait-ce que le début d’une idée sur leur signification. Finalement ça n’avait jamais été trop son fort de sentir quoi que ce soit. Il se retrouvait à subir et à être dans le flou total concernant toutes les pensées traversant son esprit et troublées par d’autres bien moins sages.

La main d’Abigaëlle agrippa son poignet ainsi que celui d’Ode et il se laissa entraîner dans un tourbillon de boucles brunes enragées. Il attrapa un autre verre sur un plateau pour la route, quitter un bar sans lui faire honneur n’était pas vraiment son genre. Décidemment sa soirée n’allait pas se passer comme prévu – pour changer. Lui qui avait prévu d’boire l’équivalent d’son sang en alcool, rien n’était encore perdu.

ABI – « On y est, une autre remarque pertinente à faire ? »

MALLO – « Ouais. Il pleut et y’a pas d’alcool à part ça ! »

Avait-il dit en portant l’verre à ses lèvres le buvant en quelques gorgées puis le posa contre la fenêtre du bar. Il releva la tête pour contempler le ciel Londonien sentant quelques goûtes s’écraser contre son visage, le contact le rafraîchissant il en vint à fermer ses yeux pour apprécier l’moment. Il savait que la tempête finirait pas reprendre, il ignorait juste qui en sortirait vainqueur si c’était encore seulement possible.


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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Lun 2 Oct - 22:55

Bromance interrompue
Mallory, Abigaëlle & Ode

Ca s'mord à fourbes coups de sarcasmes, les deux vipères levées vers l'ciel pour faire croire qu'il y en a aucune qui a perdu d'estime d'soi. Ni Abigaëlle, qui outre l'fait d'être la batarde d'son clan, s'retrouve à en porter un d'un autre clan - ou d'une famille d'purs sorciers - et qui s'trouve toujours debout comme si ca lui faisait pas grand chose. Ou qu'elle pouvait être fière d'elle. Et d'l'autre y a Mallory - qui s'targue depuis toujours d'pas faire l'con comme son père, et s'retrouve prisonnier d'une situation où il a pas l'choix de devoir être pire - et il tient tête comme il peut à boire pour pas flancher. Mais il flanche pas, et s'tient droit. Et j'suis au centre, comme à compter les points, ou à remparer la première vipère - celle qui crache son venin sur l'serpent que j'ai choisi d'aimer plus qu'tout le reste. J'pas de frère auquel je tiens - en vrai sauf Light qui s'est battue pour garder sa place, j'me suis tourné des miens quand j'ai su que j'tais pas vraiment l'un d'eux. Alors Mallory, c'le frère que j'ai choisi, ou qui m'a choisit. Celui qui souffre pas d'poser de questions qui font mal- ou qui s'met juste en tête d'vouloir m'mettre bien. C'rare qu'on doive traverser d'dures épreuves ensemble, jusqu'à présent c'tait simples d'être amis nous deux. D'partager d'jolies filles en soirée, qu'je droguais pour l'voir s'amuser avec - ou d'juste danser jusqu'à plus pouvoir penser. Mais c'la première fois qu'c'est douloureux. C'la première épreuve du feu qu'on passe - ensemble. Et j'laisserai pas Abi l'enflammer.
ABI – « Mais bien sûr qu’Ode s’ra l’parrain, après tout c’ton fils. Enfin, ce s’ra ton fils quand il por’tra ton nom n’est-ce pas ? » J'sens qu'il perd ton calme, Mallory- parce qu'il lui parle comme si elle était débile, et ca m'fait sourire. D'me dire que peut être elle l'est. Qu'le truc dans son bide lui bouffe le cerveau, parce que c'qu'elle dit -fait pas d'sens. Un batard d'pur sang avec un nom d'sang pur ? L'idée risible et d'autant plus dangereuse qu'elle a beau s'en persuadée elle sait pas c'que c'est. ELle sait pas c'que c'est de porter ces noms-là. Qu'dans sa famille elle a sa place,malgré tout. Elle s'est fait une place, parce qu'elle le pouvait. Mais quand on est l'impurs parmi les princes, sa vie compte à moitié.
MALLO – « Parce que je vais épouser SA sœur et que la situation est déjà ce qu’elle et que même si t’as l’air d’en douter et que parfois tu m’en fais même douter moi-même, je tiens assez à toi que pour pas avoir envie de te voir morte. » L'amour- ou la foutue amitié. J'sais qu'Mallo lui accorde de l'importe à cette relation avec Abi. Après tout c'sa meilleure amie, c'pas pour rien. Et j'suis aussi bien placé pour savoir combien il y tient à l'amitié. ALors j'penche vers lui, avec une main sur son bas d'dos pour lui dire que j'suis là. Comme pour espérer d'calmer sa respiration trop rapide, et croiser son regard un temps pour lui assurer qu'il a rien à s'reprocher.

Sauf qu'l'autre continue dans ses délires, qu'ca part de tous les sens, et qu'je gueule d'beaux rugissements où elle répond avec d'francs venins dans la bouche.
ABI – « Evidemment qu’tu s’rais bien placé, mais là encore faut qu’il s’appelle Shacklebolt. »
MALLO – « Hé ! Je suis pas si terrible que ça Ode. Sois pas une vipère ! »
ODE - « C'pas moi la vipère ici. Et j'pensais pas qu'ton nom t'faisait autant d'honte que tu tiens autant à donner celui d'nimporte quel sang pur à ton gamin. » Qu'je dis avec un sourcil arqué. Après tout, être un MacFusty c'pas si mal - et ils semblent les aimer leurs batards,alors pourquoi pas chercher à en mettre un d'plus. D'toute façon, avec l'sang qu'elle a, c'pas comme si elle avait sortir un être d'belle pureté. Autant naitre dans une famille impure dés le départ, et pas s'sentir pris au piège d'un nom qui s'rait trop lourd à porteR. Mais encore une fois c'pas comme si c'tait une chose qu'elle pouvait comprendre, en venant d'un monde où un nom ca veut pas dire grand chose.

Et à force d'venir contre moi, à m'siffle aux oreilles d'belles insanités, tout c'qu'elle gagne c'de voir que j'peux rugir plus fort qu'elle. Qu'le lion au final il va lui bouffer sa petite gueule si elle continue d'vouloir me pousser à bout. Que si j'suis si mauvais qu'elle croit, alors elle devrait pas s'montrer si fière. Parce que j'pas les couleurs, mais la fourberie d'leur maison j'en manque pas. et pour la droguée à son insu j'fourmille d'idéeS. D'autant qu'elle reste accrochée à sa connerie, et qu'celui qui en souffre l'plus c'est celui qui compte pour moi. Pour Mallo y a rien que j'ferai pas - en preuve l'cachet qu'il a dédaigné. Que j'ai récupéré plus tard, et qu'je garde toujorus à portée. Sauf qu'elle le sait pas - ca - mais ca l'empêche pas d'se recroqueviller pour protéger c'qu'elle porte de ses mains, m'faisant lever les yeux au ciel.
ABI – « L’seul qui m’l’arracher c’est toi, Ode. Et j’te laisserais pas lui faire quoi que ce soit, pas sans qu’t’y passes avec lui. »
MALLO – « J’propose qu’on se calme tous et qu’on reprenne un shot par exemple sauf toi Abi évidemment mais j’bois pour toi je te le promets. » J'ignore Mallory pour une fois, et j'prends un shoot avec lui snas l'regarder, toujours fixé sur la gamine.
ODE - « S'tu crois que c'moi le plus grand danger, c'que t'es encore plus aveugle qu'je le pensais. Ou plus stupide, j'réfléchis encore. » j'dis avec un froncement d'sourcils, comme si j'pouvais pas croire qu'elle pense ca. Qu'un gamine d'son âge ca soit son plus grand danger quand elle gueule d'porter un batard Rowle. Entre l'père de Mallory et l'miens j'sais pas lequel sera le plus dangereux pour elle- quoi que pour ce qui concerne Moses j'ai mon idée personnelle sur la question.

Non - j'suis pas l'plus grand danger, et c'presque choquant qu'elle l'pense. Qu'elle s'pense pas dans le vrai monde, qu'elle puisse croire que c'si simple de porter le gamin d'Mallory et d'lui demander de le reconnaitre. ou de l'accepter. Ou juste dire "ok, c'possible que ca soit un Rowle". Il est pas autorisé, et avec l'histoire qu'il traine comme un boulet, j'peux comprendre qu'il le veuille pas.
Finalement on s'tire prendre l'air, l'alcool dans les mains, et j'saisis une bouteille dans le plateau d'une serveuse en suivant les deux autres jusque dehors. C'la que l'air nous fouette le visage, et que c'plus facile de respirer. Abi s'trouve contre le mur, et moi j'tourne vers Mallory.
ABI – « On y est, une autre remarque pertinente à faire ? »
MALLO – « Ouais. Il pleut et y’a pas d’alcool à part ça ! » C'"la que j'sors ma trouvaille - une simple bouteille d'purfeu basique - et la fout dnas les bras d'Mallory.
ODE - « Bois même pour trois c'soir si tu veux, je m'assuserai d'te ramener en un seul morceau.» J'dis avec un sourire en coin, plein d'foutue tendresse pour c'type que je cesserai jamais d'vouloir protéger. D'vouloir le voir heureux. Et pour l'heure, l'truc qui lui cisaille de dedans c'la gamine devant nous. Abi- qu'j'ai pas toujours détesté bien au contraire. J'avais plutôt une belle affection pourelle. Sauf maintenant. Maintenant, j'prends dans ma poche un sac d'herbes fluorescentes, et un papier pour la rouler - c'que je fais avec minutie quand j'reprends la parole.
ODE - « Sinon, Abi. T'as pas dit c'que tu comptais faire finalement. Même si soudainement t'venais à porter un Rowle, c'quoi ton plan pour l'avenir ? T'marier à un né pur ? Être l'amante cachée ? La maitresse honteusement gardée loin d'tout avec ses batards d'gamins. Ou alors t'as juste pas eut l'esprit d'penser jusque là. »

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The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Dim 8 Oct - 1:42


Bro'mance interrompue
♦ Mallodaëlle ♦
I will work this body I will burn this flame. Oh in the dead of night, and in the pouring rain. Yeah, I'm a workaholic and I swear, I swear. Yeah, and one day I will beat you fair and square. Show me what you got. Work this body on the floor. Just who do you think you are.
Tu pensais pas à mal, en vrai, lorsque tu lui as envoyé cette lettre pour qu'il te rejoigne dans la salle sur demande. T'avais juste besoin d'aide, parce que t'étais complètement perdue, et au plus profond de ton être t'étais surtout morte de peur. Terrorisée, à ne pas savoir quoi faire parce qu'à dix-huit ans un enfant c'est bien la dernière chose à laquelle on pense – pourtant c'est ce qui t'est tombé dessus. Tu cherchais juste à trouver du réconfort auprès de ton meilleur ami, un nouveau souffle pour te relever, une épaule sur laquelle t'appuyer. Mais au lieu d'ça t'as été poignardée, trahie, puis tout simplement laissée au sol alors qu'tu t'noyais dans tes larmes. Colère, tristesse, amertume – c'dans une mer de désespoir que t'as passé le reste de ta journée. A pleurer face à tant de désillusions, à te dire qu'ton fils non plus il n'aurait pas de vrai père, qu'lui aussi s'rait un bâtard. Comme sa mère qu'on a abandonnée, et qui s'trouve aujourd'hui face à deux amis qui s'soutiennent alors qu'elle est toute seule. Désespérée au point de tenter le tout pour le tout – future maman qui n'a déjà que son enfant auprès d'elle. « Bon, je vais expliquer lentement pour que tu comprennes. Je-ne-peux-pas-lui-donner-mon-nom-même-si-j-en-avais-l-envie. Et pourquoi tu ne peux pas tu vas m’dire ? » J't'ai rien d'mandé, sombre troll, qu'tu voudrais lâcher, sauf que t'y'arrives pas. T'sais pas si c'est l'alcool, la fatigue ou simplement le fait qu'ce soit Mallory qui t'fasse face, mais les mots n'sortent pas, et toi t'es condamnée à recevoir les siens en pleine figure, qu'importe s'ils te brisent. « Parce que je vais épouser SA sœur et que la situation est déjà ce qu’elle et que même si t’as l’air d’en douter et que parfois tu m’en fais même douter moi-même, je tiens assez à toi que pour pas avoir envie de te voir morte. » Tu l'prends aussi mal que bien, parce qu'même s'il dit tenir à toi, ses doutes et son attitude prouvent – selon toi – que déjà c'est plus vraiment l'cas. Comme s'il t'avait effacée, et que toi tu devais juste te faire oublier, forcée d'voir la main d'Shacklebolt qui s'glisse dans son dos, comme un réconfort que toi t'as pas. Alors t'arrives plus à répondre, parce que si tes crocs sont sortis, t'as plus de venin pour frapper à c'sujet. C'pas qu't'approuves, juste que l'désespoir s'immisce trop vite dans ton cœur pour qu'tu trouves quoi répliquer. C'comme si tout était perdu, et que tout c'qu'il t'restait c'était cette fierté qui t'force à ravaler tes peines et tes souffrances, et c't'être qui grandit en toi. Y'a qu'lui, parce qu'Mallory t'a abandonnée et qu'tu sais juste plus comment l'ret'nir, l'pousser à rev'nir pour t'sauver. Y'a rien d'autre qu'il peut, sauf c'mioche pas encore né, qu'importe s'il t'détruit d'autant plus vite.

L'ton monte, la colère avec – autour d'toi c'comme si tout exploser, qu'tout était trop lent et trop rapide à la fois. L'lion rugit, l'serpent mord – et toi t'souffres sans pouvoir ravaler ta fierté. C'qui t'fait rester d'bout, et t'pousses à cracher encore et encore à propos d'un nom d'famille qu'ton gosse n'port'ra jamais – va bien falloir qu'tu t'fasses à c't'idée. « Hé ! Je suis pas si terrible que ça Ode. Sois pas une vipère ! » « C'pas moi la vipère ici. » T'sais pertinemment qu'c'est toi qu'il vise avec cette remarque – pas qu'ça t'atteigne, cela dit. « Et j'pensais pas qu'ton nom t'faisait autant d'honte que tu tiens autant à donner celui d'n'importe quel sang pur à ton gamin. » T'lèves les yeux au ciel, grognes en l'foudroyant d'un r'gard aussi noir qu'ton cœur qui sombre peu à peu – t'veux pas qu'il parle ainsi de c'que t'es, d'c'que tu vis, d'son nom. « N'importe lequel non, mais c'lui d'son père ouais, figure-toi qu'j'y tiens, » qu'tu craches, un bref coup d’œil qui t'semble pourtant si long vers Mallory pour appuyer tes dires. Tu crois c'que tu dis, même si dans ton cas c'complètement faux. Ton géniteur tu le hais, lui qui n'a jamais été là pour toi, toujours à s'occuper des autres sans pour autant se soucier de ton cas. Tu voulais juste que ton enfant ait la chance d'avoir un père, un vrai, présent. Tu voulais qu'il ait cette chance que t'as jamais eu, mais visiblement cette fois encore tu t'es fourvoyée. Faut croire qu'te voiler la face c'est c'que tu fais d'mieux, ces temps-ci.

Pendant un moment t'arrives plus à parler, juste à les laisser siffler des horreurs à tes oreilles alors qu'le sol s'dérobe sous toi. Qu'tu perds pied, parce que t'as plus rien à quoi t'accrocher, sauf tes plaies béantes qui saignent d'larmes qu'tu refuses d'laisser couler. T'as seulement cette souffrance qui t'rappelle qu't'es encore vivante malgré les coups, mais au fond ça t'prouve surtout qu'tu peux en subir d'autre, même si t'es loin d'être capable de tout encaisser. T'fais juste semblant, tentant d'remonter à la surface à coup d'ironie et d'sarcasme, d'agacement et d'moquerie, mais au fond t'fais que t'noyer un peu plus chaque seconde, parce qu'la douleur elle est toujours là. Il t'reste que c'lui qui grandit en toi, et même ça on veut t'l'arracher. C'Ode qui l'menace, et c'tout c'qui parvient à t'réveiller, à l'menacer d'le tuer si jamais il ose s'en prendre à lui. « J’propose qu’on se calme tous et qu’on reprenne un shot par exemple sauf toi Abi évidemment mais j’bois pour toi je te le promets. » Un r'gard noir – encore –, c'tout c'qu'il obtient pour t'provoquer ainsi en s'saisissant d'ces p'tits verres auxquels tu d'vrais pas toucher – pas qu'tu sois du genre à écouter les avertissements et à respecter les règles, c'la dit. « S'tu crois que c'moi le plus grand danger, c'que t'es encore plus aveugle qu'je le pensais. Ou plus stupide, j'réfléchis encore. » « J'pourrai toujours m'rassurer en m'disant qu'j'suis moins stupide que toi, qu'en dis-tu ? » qu'tu rétorques sans réfléchir, juste pour t'protéger face à ses mots. Des accusations qu'tu n'comprends pas – des dangers dont t'as pas idée.

Puis tout va trop vite, tout tourne trop pour qu't'arrives à suivre. L'baiser, les remarques idiotes, l'impression d'plus pouvoir respirer – l'besoin fou d'sortir au point d'les tirer tous les deux vers la sortie s'en s'soucier des protestations. Des leurs comme celles des autres clients du bar – t'entends rien d'autre qu'les battements d'ton cœur au niveau d'tes tempes jusqu'à qu'vous soyez dehors. A l'air libre, là où l'froid semble t'ramener à la vie avant qu'tu t'tournes vers Shacklebolt pour lui d'mander s'il a quelque chose d'autre à dire. Provocation, au fond ça t'agace surtout qu'il ait vu juste, parce que t'étais pas seulement rouge à cause de la température de l'endroit. « Ouais. Il pleut et y’a pas d’alcool à part ça ! » T'lèves les yeux au ciel sans t'cacher, mais t'peux pas t'empêcher d'l'observer vider c'verre si vite qu'tu t'dis qu'à continuer ainsi il va finir allongé à même l'sol à dire des trucs dépourvus d'tout sens, p't'être même à vomir. L'contempler qui ferme les yeux, juste cet instant hors du temps où des gouttes s'écrasent sur son visage qu't'as toujours trouvé si beau, et qui aujourd'hui t'manque comme jamais. L'absence qui t'déchire comme rarement auparavant, et toi qui t'rends compte d'cette souffrance qui t'assaillit alors qu'tu t'appuies contre le mur derrière toi pour inspirer à nouveau. Une seconde, deux peut-être – si peu d'répit avant qu'l'Ode à la discorde montre c'qu'il est parvenu à récupérer. Une bouteille d'pur feu, d'quoi plaire au Serpentard qui a décidé d'noyer ses soucis dans c'genre de substance, voire d'autres dont t'voudrais juste pas entendre parler. Toi aussi t'voudrais oublier, mais comment faire lorsqu'le problème vient d'toi ? « Bois même pour trois c'soir si tu veux, je m'assurerai d'te ramener en un seul morceau. » L'lion sourit, et toi tu t'sens à nouveau seule, à dire qu'y'a personne avec toi au fond. L'un va boire à en perdre l'esprit, l'autre l'protéger, mais toi t'es tout juste bonne à r'garder. A t'morfondre dans c'te désespérante solitude qui t'blesse plus que jamais, parce que l'voir qui s'complaît contre un autre ça t'ferait presque pleurer – t'sais même pas si t'en as encore la force, en vrai. La force tu l'as plus, comme le reste, t'as tout perdu en t'battant pour un mioche qui n'existe même pas, et pour c'te foutue fierté qui t'maintient d'bout. T'voudrais juste du calme, mais semblerait qu't'y aies pas l'droit. « Sinon, Abi. T'as pas dit c'que tu comptais faire finalement. » T'tournes la tête vers lui, comme un réflexe parce qu'il t'parle, même si tu comprends pas d'quoi. Tu t'es trop perdue dans tes pensées pour qu'les connexions soient immédiates, y'a qu'le constat d'c'qu'il fait qui est soudain – drogue, encore. « Même si soudainement t'venais à porter un Rowle, c'quoi ton plan pour l'avenir ? T'marier à un né pur ? Être l'amante cachée ? La maîtresse honteusement gardée loin d'tout avec ses bâtards d'gamins. Ou alors t'as juste pas eut l'esprit d'penser jusque là. » « Tu voudrais pas la fermer ? » qu'tu d'mandes alors sèchement, comme ta seule défense face à ses mots. « Amuse-toi avec ton herbe autant qu'tu veux, mais ferme-la, juste ça, » qu'tu grognes encore, avec plus d'agacement dans la voix qu'tu l'aurais voulu. C'juste que t'es à bout, et qu'ton désespoir il est trop grand pour qu'tu puisses t'battre, désormais. T'veux juste qu'ça cesse, qu'tout s'arrête. « Et fais gaffe à c'qu'il s'évanouisse pas en voulant oublier qu'c'est lui l'père » qu't'ajoutes alors en désignant d'un coup d'menton l'Serpentard qui a pris la bouteille à laquelle il semble désormais sacrément attaché. Plus qu'à toi, t'as l'impression, et ça n'fait qu'aggraver tes maux. T'as juste pas eu l'esprit d'penser jusque là.
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MessageSujet: Re: Bro'mance interrompue - Mallodaëlle   Lun 30 Oct - 23:12


Il avait pas envie d’rester là, la pluie commençait à tomber et à s’égarer sur son visage, ils avaient beau être dehors il avait l’impression d’étouffer, était-ce l’alcool ou juste la présence d’Abigaëlle toujours est-il que tout ce qu’il souhaitait c’était tourner les talons et tout planter, juste parce qu’il pouvait, pour se donner l’impression d’avoir encore des choix à sa disposition pourtant il restait à les écouter débattre. La conversation tournait en rond et il ne comprenait plus bien l’intérêt de tout ça, elle n’avait pas envie d’entendre un point de vue différent du sien et elle s’obstinait à insister sur sa propre petite souffrance personnelle, ça lui donnait presque envie de vomir tant il se sentait oppresser, forcé de faire un choix alors qu’il n’en avait aucun. « Le fait est qu’il aura pas mon nom Abi, fin de l’histoire, si tu peux pas comprendre tous les enjeux j’ai plus rien à te dire bordel. » quand bien même il aurait souhaité il pouvait pas, c’était un fait et rien ni personne n’y changerait quoi que ce soit. C’était une règle, c’était un sang-pur et elle non, il n’aurait jamais dû s’attacher à elle ainsi à présent il regrettait.

Haussant les épaules, il avait pris des mains la bouteille des mains d’Ode pour s’envoyer quelques lampées, il n’savait plus s’il avait envie de rire ou de pleurer. Sa vie était partie en vrille sans même qu’il s’en rende compte, passant d’une relation agréable avec sa meilleure amie à ce qu’elle soit celle qui soit capable de lui réduire sa vie en miettes. Il n’avait pourtant pas le désir de lui faire de mal alors il se contentait d’écouter la conversation qui n’avait pas de fin entre elle et Ode hochant de temps en temps la tête puis soupirant à nouveau. « J’ai envie de rentrer Ode, ramène-moi à la maison. » Il n’avait plus rien à dire, rien qu’il ne dise ne changerait cette discussion houleuse alors il s’était contenté de venir se coller à Ode, de l’attraper par le bras et de l’entraîner sur les pavés déjà humides. « Bye bye bibi » un signe de la main, il voulait juste s’en aller tant qu’il le pouvait encore. « Dis, tu me feras des crêpes demain matin ? » avait-il glissé dans l’oreille de son meilleur ami.

Ils mangèrent des crêpes et vécurent heureux, the end.


:32::
 


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