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 (maverick) faut-il fuir ou mourir ?

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MessageSujet: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Ven 8 Sep - 21:02

❝faut-il fuir ou mourir?❞
Maverick && Ysolte


Et pourtant il faut vivre encore,
Dormir, s’éveiller tour à tour,
Et traîner d’aurore en aurore
Ce fardeau renaissant des jours ?

Extrait, Pourquoi mon âme est-elle triste, de Lamartine.

T’oses croire que, dans une autre vie, t’aurais été moins désabusée. T’oses croire, parce qu’espérer te permet de garder les pieds sur terre, te permet de te ne pas te perdre dans des divagations sibyllines. T’oses croire, parce que ça a des airs de flottement, des airs de prévoir ; et que t’es de ceux qui peuvent visionner le futur, bien qu’il soit incertain.

Futur incertain pour personne incertaine, voilà qui tombe bien.

Les yeux rivés au dehors, les coudes sur le rebord de la fenêtre, tu te perds dans la contemplation du parc – contemplation de l’esprit. Faut dire que l’obscurité a enveloppé le château de son manteau de nuit, d’une nuit sans lune. De temps à autre, tu te laisses à cligner des yeux – une fois, deux fois – mais t’as pas vraiment l’esprit à ça. Tu penses à l’invitation que t’as reçu de Rosier, de Rosier et de celui qu’il sert. Tu repenses à son invitation ; et tu te demandes si t’as fait le bon choix, de te ranger aux côtés de ces sang-purs, de ces idéologiques perdus dans des rêves de noirceur, de grandeur, et de frayeur. Est-ce qui te lie à eux, au final, des rêves de noirceur ? T’aurais préféré t’abstenir, t’aurais préféré t’enfuir.

Soufflant dans les airs, tes yeux quittent l’obscurité du parc pour se poser sur ton portrait déformé par les carreaux inégaux ; et c’est à cet autre toi, ce toi-miroir, que t’aimerais donner toutes tes tares. Que l’Ysolte qui s’y trouve prenne ta malédiction, tu ne l’as jamais désiré, tu ne l’as jamais voulu. Mais ton reflet ne t’offre qu’un pâle sourire, qu’un sourire goguenard, qu’un sourire silencieux. Encore une fois, tu souffles dans les airs, tournant la tête pour retourner dans le domaine des vivants. Assise près du feu, Triss est en pleine conversation avec Kimmy – conversation enjouée, conversation animée. Tu le sais, il ne vaut mieux pas que tu les rejoignes ; t’as pas le cœur à ternir leur samedi soir.

Samedi Soir. Le mot résonne dans ton esprit : samedi soir, ça a des allures de rencard. Et à ton sourire de s’étirer un peu plus, dévoilant des dents blanches que Kimmy n’a l’air de voir très souvent. Elle relève la tête dans ta direction, les sourcils froncés et la bouche ouverte, à deux doigts de te parler. Tu la coupes aussitôt d’un signe de la main, avant que les mots n’aient le temps de sortir d’entre ses lèvres. Puis, en deux enjambées, tu rejoins tes amis l’espace d’un instant, avant de t’engouffrer en dehors de la Salle des Aigles.

Tu dévores les marches avec un appétit féroce, traînant ta carcasse avec plus d’entrain – et à toi de te demander, si tu n’as pas laissé ta langueur avec l’Ysolte du miroir. L’idée t’amuse ; t’en hausses les épaules alors que tu sautes les dernières marches qui te conduisent au troisième étage. T’en hausses les épaules et grimaces pour l’occasion : tes talons viennent te claquer contre les pavés, et t’aurais bien aimé rester discrète. T’en restes figée, bien que tu tendes l’oreille.

T’a-t-il entendu ?

T’en doutes, t’en doutes. Mais toi, tu l’entends. Tu l’entends marmonner à quelques pièces de là, dans la salle du Club de duel. Tu l’entends marmonner, tu l’entends s’entrainer ; c’est qu’il est monté comme une horloge suisse, le Rowle. Il est toujours là, toujours à la même heure, toujours le même soir. Ça fait un bout de temps que tu l’as remarqué … si bien que c’est devenu une habitude pour toi de t’arrêter en chemin pour l’observer, avant de t’en aller pour les serres. Mais ce soir, tu ne pensais pas y aller ; pas après que le professeur de botanique, Louane, t’ait pris la main dans le sac le matin même. C’est décidé : ce soir, tu vas regarder son entraînement entièrement, espérant gratter quelques sorts que tu ne connais pas, espérant gratter quelques techniques que t’ignores.

Tes muscles se décontractent enfin, maintenant que tu sais que tu n’as pas été repéré. Jetant un coup d’œil d’un bout à l’autre du couloir, tu vérifies qu’aucun autre professeur ne se balade – au pire, t’as ton insigne de préfète soigneusement épinglée sur ton blazer. Mais des talons claquent de nouveau contre le sol alors que t’avances ; et t’as tôt fait d’enlever tes chaussures, pour les cacher derrière un pilier non loin de là, non loin des escaliers. Sur la pointe des pieds, t’avances vers la salle, aussi furtive que le serpent. Et, les yeux rivés sur l’entrebâillement de la porte, t’observes le Rowle avec la même précision que les aigles bien qu’il n’en soit pas la proie.

La proie, ce sont tous les sortilèges que tu veux accumuler.
La proie, au final, c’est toi.

HJ - j’avais comme pari de mettre « anticonstitutionnellement » dans l’texte mais ça n’s’est pas fait – donc il est là, à la fin, c’est anticonstitutionnellement.



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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Dim 22 Oct - 17:49




• Faut-il fuir ou mourir ? •
○ Yso’ & Mav’ ○

Samedi soir. T’aurais presque laisser échapper un "enfin" si tu te trouvais pas en compagnie d’une partie de la famille. Euphémia et Mallory. T’les aimes bien, beaucoup même, mais tu te réserves de le dire tout comme ce que tu fais tard le soir quand tout le monde est supposé dormir. Tu les quittes d’un signe de tête, sans donner même un prétexte. Ils pensent bien qu’tu vas certainement courir une dernière fois avant de rejoindre la maison des verts et de te coucher à ton tour. Ce qu’ils savent pas c’est qu’t’iras sûrement pas t’allonger de sitôt, que tu vas juste rejoindre la salle sombre et froide de duel et t’entraîner sans t’arrêter jusqu’à des heures pas possible. Eux, ils le savent pas et pourtant c’est ta famille Mav’, mais t’as besoin de ce petit secret –si seulement on peut appeler ça ainsi. Parce que le samedi soir il t’arrive de croiser d’autres garnements qui comme toi ont besoin de s’évader de l’emprise étouffante du règlement. Et juste veiller plus tard qu’on n’en a le droit ça a des airs de danger. Mais toi, ce qui te fait bander –quoique le terme ne soit pas tout à fait adapter, pour toi ça a le même effet d’extase- c’est de balancer tous ces sortilèges contre des pantins articulés. Te vider de tes forces physiques et psychiques, c’est mieux encore qu’la drogue que vend Ode à droite et à gauche. Mieux que la dope, coke, crack. Mieux encore que toutes les petites nanas que tu te tapes lors de soirée de jeune. Mieux que de te masturber, que la fellation, que le kama-sutra. Mieux encore que de boire durant des heures à t’en péter la gueule. Mieux que la vodka, malibu, mojito, whisky pur feu. Mieux encore que tous les autres sports que tu pratiques dès que t’en as l’occaz'. Mieux que l’escrime, la natation et le quidditch. C’est mieux que tout ce que t’aimes Mav’, parce que c’ést ta passion. C’est plus jouissif encore que la bonne bouffe de ta mère, que d’entendre les profs louer tes exploits, que de voir les impurs se débattre sous les sorts de torture qu’il t’arrive d’employer sur eux. C’est l’apogée, le summum du summum, le comble du bonheur, l’orgasme que t’atteint une fois écroulé parterre incapable de te relever. Selon Rousseau –un philosophe pessimiste du genre "faites ce que je dis, pas ce que je fais", le seul idiot qui écrit un livre sur l’éducation alors qu’il laisse le soin à sa femme d’élever leurs gosses- le bonheur vient avant le bonheur. C’est le fait même de désirer qui nous rend heureux. Toi, Mav’, ça te fait bien rire, parce que désirer pouvoir t’entraîner à lancer des enchantements ça te frustre plus qu’autre chose. Nan, le bonheur, le vrai, le plaisir réel c’est une fois que t’as ce que tu désires ! Et c’te satisfaction elle commence dès à présent, maintenant que t’es dans cette salle humide et glacée.
Tes poils s’hérissent, t’es parcouru d’un frisson gelé, doux cadeau de la pièce qui t’accueille régulièrement en elle. Tu sors ta baguette, droite et fière, dans une poigne de fer. D’un tour tu sors deux pantins que tu disposes de ça et là. Tu les ensorcellent afin qu’ils bougent un peu, rendant le jeu un peu plus difficile même si ce n’est pas ça qui rendra la chose plus amusante. Tu t’étires nonchalamment, te préparant à attaquer tes deux cibles, tu commences gentiment par un Stupefix bien lancer afin d’en arrêter un. Pas que tu veuilles directement prendre le contrôle –même si tu l’as depuis de début face à ces êtres sans vie- mais tu préfères t’assurer que tu connais toujours bien ce sort. C’est important pour toi de savoir que tes mouvements sont complètement imprégnés de cette magie à la fois destructive et merveilleuse. Tu veux pouvoir te servir correctement de tout ce que tu sais. T’es une machine de guerre qui apprend toujours mieux à attaquer et tuer, mais t’sais que t’as besoin de te rappeler de la base, de ce qu’on t’a enseigner dans tes premières années car sans ça, tu seras incapable de contrôler une magie plus puissante et plus meurtrière. « Atakunto ! » Que tu dis sans émotion tandis que ta main forme quelques signes. Mais seul un peu de fumée s’échappe de ta baguette, signe que tu as échoué lamentablement. T’aurais aimé te dire que c’est que le début, qu’il faut que tu t’échauffes, mais intérieurement, tu mènes une guerre contre toi-même pour rester mettre de tes mouvements et ne pas laisser la colère qui te ronge t’envahir l’esprit. T’as cette hargne quand tu te bats Maverick, cette certaine rage que t’a enfouis y a quelques années maintenant, une colère vengeresse, que tu caches soigneusement sous cette façade froide qu’est ton visage. T’es sensible en certains points, tu gardes quelques blessures sincères. Et tu transformes ces faiblesses en force, tes cauchemars deviennent des armes et la source même de ta puissance. T’es en génie quand on parle de duel, Mav’. T’inspires à toi seul, la terreur des premières années. T’es un monstre du combat. Mais dans ces moments là, ceux où tu te retrouves seul à batailler contre tes propres démons, tu redeviens un petit garçon. Ces instants seul, tu veux qu’ils s’éternisent à jamais. T’es réveillé quand t’entends des talons claquer sur la pierre qui compose Poudlard. Un mince sourire apparaît sur tes lèvres carnassières. Tu sais qu’il y a quelqu’un derrière la porte, qui t’observe dans ce moment intime de ta vie. « Tu préfères pas plutôt me rejoindre ? » Que tu lances à la personne qui se pense discrète. « Tu sais, si tu voulais gratter quelques techniques, suffisait seulement de demander. » Pas dit que tu aurais accepté de l'aider cela-dit. Tes cours, tu les donnes qu’à quelques privilégiés, des sang-purs en priorité, Oswin aussi parce qu’il t’apporte beaucoup en retour. « A moins que tu n’ais trop honte de ton niveau pour oser te montrer ? » Ouais parce qu’t’es pas sans savoir que y a quelques billes à Poudlard incapable de manier un sortilège d’attaque convenablement. Ton sourire s’élargit lorsque t’aperçoit la tête de la MacFusty sortir enfin de sa cachette.






HJ:
 


Dernière édition par Maverick Rowle le Dim 22 Oct - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Dim 22 Oct - 17:49

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Dernière édition par Ysolte MacFusty le Ven 17 Nov - 20:31, édité 2 fois
MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Ven 17 Nov - 20:27

❝faut-il fuir ou mourir?❞
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Elle est insatiable, ta soif d’apprendre. T’as besoin d’en savoir plus, t’as besoin d’en connaître plus. Et alors que t’arrives à la fin de ta septième année, t’as l’impression de te retrouver au pied du mur : la bibliothèque de Poudlard, et la librairie de Pré-au-lard ne suffisent plus. A vrai dire, les livres ne te suffisent plus, parce qu’ils ont terminé de raconter leur histoire, et qu’ils attendent que t’écrives la suite. Et pour l’écrire, tu le sais, t’as décidé de passer à la pratique, outrepassant le règlement et ses interdictions – c’est dans ces moment-là que t’es ravie d’être préfète. Tu peux à loisir vagabonder dans les couloirs, malgré les directives du Ministère depuis les événements de la Nuit Pourpre. Tu peux vivre ta vie comme bon te semble, trainant ta carcasse çà et là, selon l’inspiration du moment. D’ailleurs, si t’es , derrière la porte de la pièce dans laquelle s’entraîne Maverick, c’est parce que t’as envie d’en savoir plus.

Les sorts et les sortilèges : tu les connais. Sur le papier, ils promettent des merveilles. Ils promettent la fin et le début, ils promettent l’arrêt des moqueries d’Abigaëlle. Ta bâtarde de sœur a réussi à toucher ton point faible et, si t’étais persuadée de la mettre à terre lors de votre duel au sein du club, tu n’avais pas réussi à l’atteindre une seule fois. Enfin, si, tu l’avais touché ; mais ce n’était pas à cause des sorts, juste d’un coup de sang où t’avais décidé de lui asséner un coup de coude. Alors, lorsque l’autre Rowle prononce un « Atakunto » , t’essaies de garder en mémoire son intonation. Le mot roule sur ses lèvres, doucement, bien qu’aucune émotion ne transparaisse dans sa voix. Est-ce le secret d’un sortilège bien lancé ? Suffit-il de se détacher, émotionnellement, pour que la baguette fasse sa magie ? Tu n’en sais rien : sept ans à fouler les pierres de Poudlard, et c’est encore un secret. T’as pas réussi à le percer, malgré les livres lus et les discussions envenimées. A-t-elle vrai, dans le fond, de dire que le problème : c’est toi ? Tu t’y refuses, parce que t’as l’âme d’une battante. D’un battante, et d’une lâche. Pour survivre et sauver ta peau, t’es prête à tout.

De justesse, tu retiens un hoquet de surprise, lorsque Maverick t’interpelle. De toutes les fois où tu l’as observé, c’est la première fois que tu te fais repérer. Mentalement, tu retraces tes pas, essayant de voir là où tu as fauté : les chaussures. Celles-là même que t’as enlevé quelques instants plus tôt, et que t’as caché derrière un pilier pour pouvoir te mouvoir librement. D’un signe de tête, t’avises la longueur du couloir. Si tu t’y prends bien, tu peux t’éclipser discrètement … à moins que l’autre Serpent ne décide de sortir de son nid. Te balançant d’un pied à l’autre, t’hésites : faire face ou fuir, l’éternel dilemme. Ce soir, cependant, il y a une nouvelle variable. Tu n’as rien à prendre, d’aller te présenter. Tu n’as rien à perdre – et, au pire, t’es prête à agiter ton insigne de préfète sous son nez. Tu peux prétendre ce que tu veux, mentir si tu le souhaites. Ce genre de choses, ces choses-là, ne te font pas peur. Avec le temps, c’est même devenu une normalité.

Pieds nus, parce que tu t’es déchaussée, tu entres finalement dans la pièce. Le froid du carrelage est mordant, et l’humidité prenante. Mais l’humidité, tu en as l’habitude. Elle est ancrée dans tes os, sur l’île, parce que tout n’est qu’embrun, vent, et tempête. Les lèvres pincées, et sans un mot, t’avances un peu plus, te rapprochant de Maverick jusqu’à être à son niveau. Un instant, tu le toises du regard, te demandant si tu peux. T’hésites – mais dans l’hésitation, tu laisses un air amusé traîner sur ton visage. A vrai dire, c’est un drôle air : provocateur et un brin moqueur, avec un soupçon de détachement et de respect. De respect ? De simili-respect à vrai dire : les années passants, t’as appris à t’écarter du chemin des sang purs, pour ne pas déclarer à voix haute ce que tu penses vraiment. Pour ne pas avouer que les histoires de pureté de sang ne t’intéressent parce qu’elles ne traduisent qu’un mode de conduite, loin des codes d’honneur. Pour ne pas leur avouer que le feu d’un dragon est bien plus efficace que la valeur du sang.

L’hésitation, tu la rejettes. Tu n’as pas envie de penser à ces histoires de sang, juste de sauver les meubles et les apparences. Posant tes mains sur les épaules du Rowle, tu murmures enfin :
« Si t’as raté ton atakinto, c’est parce que tu te tiens trop … », commences-tu, avant de retirer tes mains, à défaut de t’en mordre les doigts. Hochant la tête, et regardant l’autre Serpent, tu essaies de trouver les mots justes ; peut-être parce que tu sais, au fond, qu’il sait, que tu n’es pas la plus douée en sortilège – loin de là. Depuis ton échec aux B.U.S.E.S, t’as arrêté t’en suivre l’enseignement. « … t’es trop strict. T’en demandes trop, à vouloir automatiser, alors qu’le sortilège devrait venir de là ! » ajoutes-tu, déposant ton index sur son torse, tapotant à trois reprises, avant de t’écarter de lui.

Ca, c’est Cosimon Auditore qui a tenté de te l’inculquer – mais ça te fait toujours aussi étrange de penser qu’le sort doit venir du cœur, avant même d’être formulé. Quand il t’en a parlé, tu n’avais pas été certaine de comprendre – et maintenant que tu viens de lâcher la même absurdité au Rowle, la certitude est encore moindre. Gênée, tu recules d’un pas, consciente de l’audace dont tu viens de faire preuve. Ton regard dévie vers tes pieds, et tu soupires d’avoir retiré tes godasses.
« T’as-l’menton-trop-haut-aussi-quand-tu-lances-un-sort-faut-arrêter-d’être-pédant », que tu bredouilles d’une traite, ne démordant pas de la stratégie que tu sembles avoir adopté ce soir. Dois-tu continuer dans cette voie, dans cette fausse certitude qui ne te ressemble pas ? Faut croire, faut croire. Déjà, tu t’éloignes du Vert & Argent, avant de pointer ta propre baguette vers l’une des cibles ensorcelées. Fermant les yeux, t’espères ne pas te planter.

« Atakunto », que tu lances à ton tour, avec toute la détermination dont tu es capable. Et faut croire que la détermination, ça a du bon: t'es presque surprise de voir ton sort fonctionner. Correction: tu l'es carrément, surprise. Comme quoi, jouer la comédie doit avoir du bon.
« T'as vu? Tout est dans l'geste, » continues-tu, tachant de garder ton sérieux.

Oserais-tu lui dire que c'est parce que tu l'as - lui - maintes et maintes fois vu  lancer ce sortilège?
Aucunement.

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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Ven 17 Nov - 20:27

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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Mar 13 Fév - 16:38




• Faut-il fuir ou mourir ? •
○ Yso’ & Mav’ ○

Il se passe un peu de temps entre le moment où t'invites l'étranger à entrer et celui où il daigne t'écouter, ce qui a le don de t'agacer. T'peux être patient quand tu veux, Mav', mais t'as certaines limites. T'aimes pas te faire interrompre dans ces moments là -mais t'façons puisqu't'es mauvais, vaut mieux t'arrêter fièrement que de t'enfoncer lamentablement. Après ce qui te semble trop long, Rowle, y a quand même une fine silhouette qui se démarque de la porte et s'approche à pas hésitant de toi. Tu mets pas longtemps à la reconnaître, la MacFusty, cousine de ton élève préféré -le seul garçon qu'tu connais qui ose se maquiller. T'jettes un rapide coup d’œil à ses pieds et t'es surpris de constater que ces derniers sont nus sur le carrelage froid du club de duel. Ça met pas longtemps dans ton cerveau d'en déduire qu'elle les a enlevés pour pas faire d'bruit -chose raté puisque tu l'avais entendu alors qu'elle les portait encore. Tu relèves les yeux quand tu crois surprendre un demi sourire sur ses lèvres charnues. T'as un peu de mal à déchiffrer son expression -faut dire les éleveurs de dragons sont pas comme les autres sorciers- parce que t'as l'impression qu'il s'y mêle plusieurs émotions en même temps. Y a quand même ce regard provocateur, moqueur même qui ne t'échappe pas. T'sens que y a comme une compétition qui va s'installer et pour le coup, t'attends patiemment la suite des évènements. C'est finalement qu'elle balaie la distance entre vos deux corps pour venir poser ses mains sur tes épaules. A ce contact tu fronces les sourcils, te demandant ce qu'elle mijote, mais lorsqu'elle t'explique que le problème c'est qu't'es trop "strict", et qu'elle pose un doigt sur ton torse, proche de l'emplacement de ton cœur, y a aussi un p'tit sourire qui se dessine sur ton visage. « T'veux m'appendre à me servir de baguette ? » Qu'tu demandes sans mauvais jeu de mot, à peine moqueur. Parce que bon, peut-être que t'es plus doué qu'elle dans la pratique, mais en tant que Serdaigle, la théorie doit être son truc. Tu réfléchis à peine trois secondes à ses propos clichés ; "la magie qui vient du cœur", ça te fait doucement rire et pourtant, y a quelques années encore t'y croyais.

« T’as-l’menton-trop-haut-aussi-quand-tu-lances-un-sort-faut-arrêter-d’être-pédant » Qu'elle balance en se reculant, les yeux fixés sur ses propres pieds. « Pédant ? » Qu'tu demandes faussement parce qu't'as bien compris ce qu'elle a dit malgré la vitesse à laquelle les mots sont sortis. « Pédant. J'aime bien c'mot en vrai. Ca donne un côté sur de soit. » Qu'tu lâches en haussant les épaules. « Mais puisque tu es si douée, pourquoi ne pas me montrer ? » Et c'est ce qu'elle fait, très bien même. T'la sens aussi surprise que toi, ais t'restes admiratif, si bien que même lorsqu'elle tente de rester sérieuse en te disant que tout est dans le geste, t'fais quand même l'effort d'applaudir. « Ça s'est entrainer dur on dirait. » C'pas un reproche, encore moins une moquerie, c'est juste que tu dois le respect à ceux qui travaillent pour arriver à un bon niveau. Tu dis pas grand chose, tu te contentes de regarder l'empreinte de ce sort magnifiquement jeté. Au bout d'un petit temps tout de même tu te décides de te lancer. « Bon, on va voir si tes conseils sont de bonnes qualités. » Tu mets en places, respire un coup et te détends puisqu'apparament t'es trop "pédant", qu't'as le "menton trop haut" et qu't'es trop "strict". T'es plus relaxes qu'au début et tu te sens étrangement plus zen aussi. T'lèves le bras de manière plus élégante qu'à ton habitude et d'une manière posée, tu dis même « Atakunto. » Et le sort part comme une flèche du bout de ta baguette pour venir éclater l'un des pantins articulés. T'es de nouveau surpris parce que ce sort tu l'as réussi avec plus de facilité qu'imaginée. T'es surpris parce que tout c'est fait si naturellement que t'as pas l'impression d'avoir eu besoin de forcer. « Faut croire qu't'avais raison. » T'as une drôle de sensation au fond de toi Maverick, pas celle de l'humiliation -comme tu t'attendais plus ou moins à l'avoir si t'arrivais à lancer le sort- mais celle d'une étrange douceur et fierté. Tu te sens comme des années auparavant, quand tu commençais tout juste à apprécier le duel. T'es un passionné, Maverick, mais peut-être que cette passion tu l'avais un peu perdue ces derniers temps. « Merci. » Qu'tu dis quand même parce que t'es pas un ingrat.





Dernière édition par Maverick Rowle le Mar 13 Fév - 16:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Mar 13 Fév - 16:38

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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Sam 10 Mar - 14:25

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« T’veux m’apprendre à me servir d’une baguette ? » qu’il te demande, le Rowle, alors que ton regard accroche son sourire amusé. T’hésites à hausser les épaules pour toute réponse – ça ou une manière de dire ‘ et pourquoi pas ?’.  T’hésites même à abattre la carte de la franchise, clamant haut et fort que tu peux lui apprendre ce que tu ne peux mettre en pratique. Mais tu restes étrangement silencieuse, comme si la réalité de la situation venait de te frapper. Faut dire qu’avec les derniers événements secouant le monde magique, il se murmure dans les couloirs qu’il vaut mieux se tenir loin des Sang-Purs. Qu’il faut se tenir loin d’eux, et leur faire preuve de respect. T’as jamais vraiment compris pourquoi, d’ailleurs. T’as jamais compris pourquoi ils le méritent plus que d’autres : seulement parce que leurs ancêtres ont fait promesse de chasteté envers tout non Sang-Pur ? Pour tout avouer, les histoires de Sang ne t’ont jamais intéressé. A tes yeux, il n’existe que le Sang MacFusty puis tous les autres ; une manière d’arborer les couleurs de ton clan comme il se doit. Avec cette question, en bout de ligne : ne serait-ce pas toi qui devrait être respectée, pour venir d’une longue lignée de dresseurs de Dragons, ne vivant que Dragons, ne pensant que Dragons … au lieu de poser tes acquis sanguins sur les activités nocturnes de tes ancêtres ?

Dans ton esprit, la question reste en suspens. Au fond, tu sais que t’as raison. Au fond, tu sais que t’es au même niveau qu’eux, que ces présomptueux Sang-Purs. T’es au même niveau que tous les Rosiers, que tous les Rowles du monde – et que tous les Sang-Mêlés, et compagnie. Tu ne fais pas de différence, grand bien t’en prenne (ou grand mal), t’adressant aux uns et aux autres de la même manière.
« Pédant ? » reprend-il, faisant écho à tes propos. T’hoches la tête de haut en bas, alors qu’une seule question te traverse l’esprit : a-t-il besoin de la définition ? Maverick serait-il donc le parfait Sang-Pur sur le papier : une belle gueule, de beaux sorts, mais un cerveau mis au placard ?
« Pédant. J’aime bien c’mot en vrai. Ça donne un côté sur de soi, » reprend-il rapidement.
« C’est un peu dans c’sens-là que j’l’utilisais. Un peu pédant, un peu m’as-tu-vu’. Paraît qu’faut arrêter d’être trop flamboyant, si tu veux surprendre tes adversaires, » lâches-tu finalement, en haussant de nouveau les épaules. Si t’es souvent décalée, t’as toujours eu la particularité d’être trop directe. Prendre des gants n’a jamais fait partie de ton vocabulaire – à part s’il s’agit de les prendre littéralement et d’aller t’aventurer à un peu de botanique. Pour l’heure, tu t’aventures à lancer des sorts, envoyant valser le pantin désarticulé. Il ne faut que les applaudissements du Serpentard pour te sortir de tes pensées. T’en profites alors pour poser tes iris sur lui, laissant le temps s’écouler entre vous.

Et dans ce silence, tu ne sais pas trop quoi faire. Prendre la porte, et le laisser avec ton sortilège réussi en tête ? Rester, et l’observer un peu plus longuement, sans honte ? T’en sais trop rien, et il n’y a que le bruit du pantin qui se relève pour te distraire. Quelques battements de cœur plus tard, c’en est fini de vous regarder en chiens de faïence. Le bellâtre s’avance – t’en profites d’ailleurs pour reculer, jusqu’à venir t’assoir sur une table. Les pieds dans le vide, t’attends la suite, sans en perdre une miette. Puis, là où beaucoup se serait attardé à le jauger du regard, tu contentes de porter ton attention sur la manière dont il se porte. Son bras semble plus souple, et ses épaules également. Le sort part enfin, envoyant le pantin s’éclater contre le mur.
« Faut croire qu’t’avais raison », qu’il lance, avant de souffler un rapide « Merci ». Surprise, t’arrêtes de balancer tes pieds sur la table, un sourire canaille au coin des lèvres. Tu ne t’étais pas attendu à ce qu’il te remercie ; pas que tu te sois attendu à mettre les pieds dans la salle. D’ordinaire, tu préfères rester en retrait. Tu préfères rester dans l’ombre, à suivre ses mouvements, et en prononçant les sorts à voix basse.

« T’as pas à m’remercier. C’pas moi qui vient m’entraîner tous les samedis soirs, » lâches-tu dans un haussement d’épaule. Les faits sont là : sa réussite, elle ne tient qu’à lui. Elle ne tient qu’aux heures passées à s’entraîner, et aux sorts lâchés avec détermination. Elle ne tient qu’à cette passion, qui semble ronger le blond, jusqu’à ce qu’il en perde l’objectif premier : apprécier le duel, et laisser les sorts couler avec aisance.
« T’ferais mieux d’retenter ta chance, pour voir si ce n’était pas qu’un coup de … chance justement, » rétorques-tu, donnant un coup de tête en direction du pantin. « V’la qu’il se relève, d’ailleurs. Ca t’dérange pas si j’observe, dis ? »

Familiarité, encore ?
Sans l’once d’un doute.
Et alors que t’aurais pu t’arrêter là, tu laisses échapper :
« Ca t’dérangerait pas d’m’aider à travailler ma défense ? »
T’as encore du mal avec le Charme du Bouclier, préférant utiliser le Sortilège de Stupéfixion à la place. Faut dire que ça t’a toujours semblé plus direct comme approche : si l’adversaire est immobilisé, t’as pas à aller de riposte en riposte.

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MessageSujet: Re: (maverick) faut-il fuir ou mourir ?   Jeu 19 Avr - 11:22




• Faut-il fuir ou mourir ? •
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Elle te fait rire, la préfète Serdaigle, parce qu'même si elle sait qu'il faut pas jouer avec le feu, elle le fait quand même. Elle a de la chance, surtout, qu'tu sois pas l'pire des pires. Que tu sois pas susceptible surtout. Alors tu l'répètes, c'mot là, pédant. T'aimes bien qu'tu lui dis. « C’est un peu dans c’sens-là que j’l’utilisais. Un peu pédant, un peu m’as-tu-vu’. Paraît qu’faut arrêter d’être trop flamboyant, si tu veux surprendre tes adversaires. » Qu'elle réplique. Mais toi, t'as jamais eu besoin d'les surprendre pour les mettre au tapis. T'as jamais eu besoin que de te servir de ta baguette et de répliquer avant eux. T'es vif d'esprit et d'corps et ça t'suffit. Mais c'est peut-être là ton problème Maverick. Parce que t'as jamais eu d'adversaire plus redoutable que toi, tu t'es toujours considéré comme inatteignable. Pourtant tu le sais, qu'en dehors des murs de Poudlard, y a des tonnes de gens plus forts que toi. Alors même si tu t'entraines d’arrache-pied pour être le meilleur, ça te devrait pas te permettre de regarder les autres de hauts. Et tu l'sais. Mais t'es pas l'pire et c'est tout ce qui te tient serein. « J'suis flamboyant. » Que tu répètes à nouveau, comme pour inscrire ses mots dans ta cervelle de moineau -et qu't'es pas l'plus con des étudiants. « Moi j'te trouve un trop honnête. Ça devrait pas devenir une habitude avec les gens comme moi. » Tu lui dis, plus comme conseil d'ami que parce qu't'es vexé. Tu l'es pas, vexé, comme t'es pas susceptible. Tu t'en fous en fait, y a tout qui t'passe au dessus d'habitude. Mais quand ça parle de duel ou de sort, tu gardes tout pour toi si ça peut t'aider à t'améliorer.

Pour l'heure, t'as relâché tout tes beaux muscles et t'as retenté le sort. Qu't'as réussi d'ailleurs. Et ça t'fout une claque parce qu'elle avec raison avec sa phrase kitsch. T'la remercie, parce qu't'es pas ingrat, que t'es même reconnaissant. « T’as pas à m’remercier. C’pas moi qui vient m’entraîner tous les samedis soirs. » Alors elle savait. Elle savait que tu t’aventurais -et t'aventures toujours- tous les samedi soirs. « Tu viens m'observer régulièrement ? » T'es calme comme quand tu demandes ça, sans arrière pensée. Tu veux juste savoir en fait. Histoire d'être sûr. En tout cas c'est cool, tu trouves, que même si tu franchis les interdits, elle te laisse tranquillement t'entrainer. C'cool. Vraiment. Puis y a le pantin qui se relève et elle te propose de retenter, voir si c'est pas d'la chance. T'hoche seulement la tête. C'était prévu, t'façon, que tu recommences encore et encore ce sortilège jusqu'à ce que tu le maîtrises parfaitement -comme tu l'as fait pour tous les autres que tu utilises régulièrement.

« Ca t’dérange pas si j’observe, dis ? » Elle est familière, mais ça te fait plus grincer des dents et ça siffle plus dans tes oreilles. Tu l'estimes maintenant qu'elle t'a aidé -et t'es peut-être stupide. « S'tu veux. Tu peux t'entrainer à côté aussi. » Ca te dérange pas d'être regardé. T'es dans ton monde tout'manière, t'oublies le reste autour de toi pour ne voir que l'pantin et ta baguette. Qu'elle soit là ou non, ça serait pareil donc. Tu vas même jusqu'à lui proposer de se tester aussi. « Parce qu'ça sert à rien de juste regarder. » Faut que tu l'sentes aussi si tu veux pouvoir la contrôler, la magie.  Elle a peut-être réussi la première l'Atakunto, mais t'es pas non plus sûr que ça soit du talent. Y a sûrement une part de chance pour elle aussi.

T'vas t'y remettre, sauf que y a sa voix qui t'arrête. « Ca t’dérangerait pas d’m’aider à travailler ma défense ? » Sa défense ? Ça te permettrait de travailler la tienne aussi, c'une chose certaine. « Mets toi debout. » En lui indiquant de la tête la l'endroit où elle devrait se placer pour ce duel improvisé. Et tu te diriges à l'opposé de la salle. « Quel sort tu veux travailler ? L'protego totalum ? Salveo maleficia, finite incantatem ? » T'es pas s'en savoir qu'y a plusieurs sort de défense utiles, sauf que t'en connais pas la moitié, comme t'es un attaquant. Seulement un attaquant. C'est rare que t'es besoin d'en utiliser un, comme t'es d'avis que ton corps aussi doit bouger pour esquiver.
« L'art de la défense, c'est la rapidité. » Que tu dis. Parce qu'il faut être vif dans son mouvement. « Ca doit être un réflexe. Mais faut que tu prennes aussi l'temps d'analyser la situation. L'sort qu'on t'lance d'abord. Quel type, comment l'contrer, ce qui est le plus efficace. Puis la distance qui te sépare du lanceur et ce qui t'entoure. » Tu te mets en position, prêt à lancer un sort de pétrificus totalus pour pas la violenter dès le départ.
« T’es prête ? » Que tu demandes avant de jeter l'sort sans aucun remord. Adroit et rapide.




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