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 Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]

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 SERPY. - ambition, cunning, adaptable

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MessageSujet: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Dim 17 Sep - 20:31

Les jambes croisées, la tête plongée penchée, les yeux plongés dans le vide tout en fixant les lignes incessantes du livre qui se trouvait devant elle. Les secondes semblent être des minutes, les minutes des heures. La jeune fille commence à se lasser du cours ou du moins, elle fait mine de s'en lasser. Car si Jaslyn aimait et supportait tout, ce n'était pas le cas de Melicent qui préférait largement les cours pratiques. Ici, ce n'est que théorie, lecture et ennui. Même les autres cours n'étaient pas parvenus à rattraper celui-ci, à croire que tout le monde avait fait en sorte de plongé la jeune fille dans un ennui mortel.

De ses yeux bleus, Melicent lève soudainement les yeux vers son professeur lorsqu'elle sentit sa présence près d'elle, ce dernier observant ses notes inexistantes. Un sourire vint instinctivement se glisser sur ses lèvres roses, un sourire innocent auquel le professeur répondit, bien que d'un air désespéré. La jeune Beurk n'avait jamais vraiment été du genre à travailler sur ce genre de cours, se concentrer pleinement mais elle réussissait toujours. Les professeurs y étaient habitués depuis les années, n'essayaient même plus de discuter avec elle. Et puis, ce ne serait pas chose conseillée. De toute façon, c'est un peu tard vu que le cours venait de se terminer et que la demoiselle venait de se lever et sortir de la pièce sans demander son reste.

Ses camarades lui demandèrent si elle venait directement avec eux dans la salle commune mais elle leur répondit en secouant la tête, sourire sur les lèvres. Chose habituelle chez Malicent, ça l'a toujours été. Elle n'avait pas forcément besoin de parler pour se faire comprendre. A vrai dire, elle se souciait plutôt de savoir si ses parents s'étaient décidés à lui répondre et elle partira donc jusqu'à la volière afin d'en avoir le cœur net. C'est finalement le hibou de ces derniers qui l'interpelle en premier, preuve qu'ils n'avaient pas tardé à prendre des nouvelles. Melicent parcourut le contenu de la lettre des yeux , soupire pour finalement entendre le cri de sa chouette. Chose peu commune, surtout de trouver en son bec un petit mot ne portant aucun nom. Elle fronce les sourcils, en lit le bref contenu qui ne lui permettait nullement de savoir qui avait bien pu oui envoyer ce message.D'un geste délicat, elle caresse sa chouette avant de sortir de la volière et se rendre dans la grande salle où ses amis l'attendaient, ceux de Malicent. Quelques regards tristes se posent sur elle durant son passage, d'autres ravis. Mais même si physiquement elle en retient les seconds, les premiers l'interpellent bien plus qu'il n'y paraît. Tant bien que mal, elle garde le sourire tout le long du repas. Ce  n'est qu'à la fin de ce dernier qu'elle se résout a accepter l'offre qu'on lui avait fait dans le petit mot que sa chouette avait dans le bec : se rendre à la salle sur demande, seule. Elle n'avait aucune idée de qui réclamait sa présence mais elle ne s'inquiétait pour ainsi dire pas du tout. A vrai dire, personne n'oserait ouvertement s'en prendre à un membre de la famille Beurk au sein de l'école.

Melicent finit donc par se rendre sur les lieux, à l'heure prévue et même légèrement en avance , constatant qu'elle n'était pas seule malgré tout. Pendant un instant, elle fronce les sourcils d'incompréhension en reconnaissant la personne en face d'elle.


-Monsieur Selwyn ? dit-elle aussi bien sur un ton interrogatif que sur un ton pouvant faire penser à une salutation, polie simple, respectueuse.


Dernière édition par Melicent J. Beurk le Ven 22 Sep - 20:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Mer 20 Sep - 0:01

J’étais arrivé dans la salle sur demande en avance – très en avance. Je n’avais rien de spécial à faire, et surtout j’avais besoin d’être seul. Il était parfois difficile pour moi de concilier mes deux vies, et le seul moment où je pouvais être moi-même était quand je me trouvais seul entre 4 murs. Je savais que cette solitude était éphémère, mais elle me permettait quand même de me ressourcer et d’éviter de me trahir. D’autant plus que j’allais être un « mentor ». Moi, Matthew Selwyn, je devais d’une nouvelle recrue. J’avais pourtant spécifié très clairement que je n’étais pas intéressé, mais notre avis compte peu chez les mangemorts. Alors j’attendais la future mangemort potentielle.

Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui dire, à cette gamine ? Une certaine Melicent Beurk. Je connaissais vaguement le nom Beurk, et encore moins la famille dont venait cette jeune fille. Tout ce que je savais c’était que cette élève de 17 ans était la dernière à suivre les traditions de la famille, c’est-à-dire rejoindre le prétendu seigneur des ténèbres. Comment allais-je pouvoir la convaincre alors que je n’étais moi-même pas convaincu ?

La salle que j’avais choisie pour ce premier entretien était parfaitement adaptée à la situation : Une grande pièce avec 2 tables et une chaise. Ce mobilier ne prenait qu’une très petite partie de la salle, et à juste titre : j’en avais besoin pour la tester. Si les mangemorts voulaient m’obliger à me coltiner une gamine, ce serait avec mes règles. Je ne pouvais pas embarquer une fille qui n’était pas prête avec moi. Je ne pouvais pas avoir ça sur la conscience. Pas ça aussi.

J’entendis la porte de la salle sur demande s’ouvrir. J’étais à moitié assis sur la table, faisant face à l’entrée quand je la vis s’approcher de moi. Mon cœur rata un battement en la voyant tant sa beauté m’avait pris de court. Dans sa robe noire aux couleurs de mon ancienne maison, elle semblait porter tout le poids du monde sur ses épaules. Peut-être cela m’attirait-il parce que je me sentais pareil ? En tout cas, elle ne ressemblait pas à une de ces écolières que je croisais régulièrement dans les couloirs : elle semblait mature, ses traits étaient doux et fins et son regard était d’un bleu qui me portait déjà loin. J’en avais même oublié son âge, et surtout le mien. Trop âgé pour prétendre approcher sa beauté, je sentais tout de même quelque chose d’étrange quand je la regardais, comme si je la connaissais depuis toujours. Comme si c’était moi que je distinguais dans le reflet de ses beaux yeux. Fort heureusement, je fus tiré de mon hypnose lorsqu’elle m’interpella.
Monsieur Selwyn ?

Me dit-elle d’un ton respectueux et interrogatif. Je ne pus m’empêcher de sourire, alors que je voulais jouer au gros méchant mangemort. Qu’est-ce qu’il me prenait ? Je devais me ressaisir et me rappeler très clairement la raison pour laquelle je l’avais invitée à la base. Mon sourire s’effaça, et je pris la parole.
Melicent Jaslyn Beurk, née le 12 avril 1959 en Angleterre. Tu avais une jumelle, qui a été sauvagement assassinée par un loup-garou. Tu aimes la menthe et la lavande, et ta baguette contient une plume de phénix. Je sais tout de toi.

Avais-je dit sur un ton sérieux et froid. Si je savais vraiment tout d’elle ? Bien sûr que non. Le but était simplement de la faire paniquer. Les seules informations dont je disposais étaient les informations fournies par ses parents, très heureux d’enfin voir leur fille les rejoindre au sein des mangemorts.
Je vais t’apprendre à être digne marcher à nos côtés, digne du seigneur des ténèbres.

Je n’étais jamais très clair dans mes propos, tout en m’assurant qu’elle comprenait tout de même le sujet de la discussion. Mon regard ne se détachait jamais de la jeune Melicent.
Prends ta baguette et va au fond de la salle.

Je me devais de vérifier si elle était prête à briser son âme à jamais. Il était temps de la tester. Mais ce que je voulais vraiment, c’était apprendre à la connaitre. Sans comprendre pourquoi, j’avais envie de la protéger, de passer ma main sur sa joue en lui disant que tout irait bien. Malheureusement, c’était loin de ce qu’elle allait subir en ma présence dans cette salle.

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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Mer 20 Sep - 14:14

L'infirmier de l'école qui fit un sourire auquel elle ne répondit pas vraiment, plutôt perturbée et préoccupée par la raison de sa présence ici, de la raison pour laquelle il l'avait appelé. Pourtant, elle se doutait bien que ce n'était pas pour une inspection de santé , sinon il aurait directement pu l'appeler à l'infirmerie.  Et pour le reste, elle se portait bien, n'affichant plus vraiment public son choc du à la perte de sa jumelle... Après plusieurs mois, c'est encore logique. Les seules raisons de santé pour lesquelles il aurait pu lui donner rendez-vous étaient ainsi écartée, d'où son léger tracas sur le «pourquoi». Une inquiétude qu'elle ne montre pas cependant, plutôt occupée à regarder l'homme face à elle.
Melicent ne pouvait pas vraiment décrocher son regard de son interlocuteur, sans vraiment en connaître la raison mais contre sa propre attente, c'est peut être justement cet échange de regards qui lui permit de se calmer,du moins , pour un moment. Ce n'était plus tant les motifs de sa présence qui lui faisaient froncer les sourcils maintenant, mais plutôt son petit résumer sur sa personne. Le ton, elle n'en avait que faire, en jouant son rôle, la jeune fille avait naturellement acquis le désintérêt de se jumelle par rapport à la voix des gens qui se trouvaient en face d'elle. Mais les mots étaient bien là , surtout le «  Tu avais une jumelle, qui a été sauvagement assassinée par un loup-garou». À cet instant précis, ses yeux plongèrent un bref instant sur le sol, alors que son coeur se trouve emmêlé dans une corde invisible, qui la serrait terriblement. Mais d'apparence, elle ne parvint qu'à répondre sur un ton calme et sans intérêt.

- Bien, admettons, moi je ne sais rien de vous. Mais peut-être ai-je au moin le droit de savoir quel est le motif de cette rencontre ?

Melicent n'est pas facilement déstabilisée, curieuse sur les bords, ça oui.Elle se demandait ce qu'il se passait,ce que cet homme reconnu lui voulait à elle et sa réponse fit finalement à la hauteur de ses attentes. Le mot mangemort fît écho dans son esprit entièrement revenu à lui-même, comme si elle savait déjà parfaitement où cela allait les mener. Pourtant, ce n'était pas sans surprise qu'on venait de lui faire un lien entre Selwyn et les serviteurs du mage noir.

- Vous, vous êtes un mangemort ?

Regard sceptique, très sceptique même mais elle finit par soupirer, résolue à en finir. Son regard se pose alors sur sa poche qui était camouflée par sa robe de sorcière.

- C'est un test c'est ça ? Pourquoi vous et pas mes parents ? Ils sont très doués à ce jeu !


Neutralité totale.C'est tout ce qui se dégage de la jeune sorcière, en particulier lorsqu'elle parle de ses parents. Melicent avait toujours tout eut, pas Jaslyn , ils avaient voulu tout changer d'elle, pour qu'elle en arrive là, à cet instant précis. Elle leur en voulait, terriblement mais face aux autres sang-pur, ou n'importe quel publique, c'est avec un air fière qu'elle les regardait. Elle même renvoyait fierté face au peuple, comme l'avait toujours fait la vraie Melcicent. Mais ici, elle s'en fiche pas mal car étonnement, elle avait cette étrange impression que tout irait bien , qu'elle n'avait pas besoin d'aller trop loin. Et ce n'est pas le charmant physique du sorcier qui lui donnait cette impression non , il y avait autre chose , quelque chose de plus profond. Comme s'il était la personne la plus apte à pouvoir lui dire «je suis comme toi».
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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Mer 20 Sep - 16:05

J’étais relativement agacé. Cette fille était peut-être agréable à regarder, mais elle était aussi ingrate et gonflée. Avant même que je ne puisse lui expliquer que j’allais l’aider dans sa transition avec les mangemorts, elle était déjà en train de répondre et de poser des questions. J’étais maintenant sûr que ca allait être une plaie de m’occuper de cette histoire. J’hésitais presque à directement dire qu’elle était inapte à rejoindre nos rangs, mais une partie de moi voulait quand même tenter de percer la carapace qui lui servait de protection.

J’étais quelque peu perplexe face à sa seconde question, n’arrivant pas à définir s’il s’agissait d’une véritable question ou d’une question ironique. Encore un exemple de la difficulté que j’allais avoir à encadrer cette future meurtrière.
C'est un test c'est ça ? Pourquoi vous et pas mes parents ? Ils sont très doués à ce jeu !

Finalement, sa beauté n’était peut-être que physique ? Cependant, je n’arrivais pas à me dire qu’elle pouvait sincèrement être si immature et mauvaise à l’intérieur. Elle était peut-être comme moi ? A camoufler tellement ses sentiments qu’il était difficile de déceler la véritable personnalité à l’intérieur. Je n’étais pas méchant, au fond, au contraire. Etais-ce vraiment son cas aussi ? Dans tous les cas, je ne pouvais pas laisser passer une telle arrogance; elle se fera tuer un jour à cause de ça.
Tu parles trop. Tu ne dois pas répondre, faire ce que je te dis, et surtout : ne pose aucune question. C’est clair ?

De toute façon, elle allait imprimer la leçon, qu’elle le veuille ou non. Je n’étais pas enchanté de ce que j’allais faire, mais je n’avais pas le choix. Je tendis le bras qui tenait ma baguette et le pointa en direction de la jeune fille.
Je suis désolé. Endoloris.

La première phrase, je l’avais chuchotée. A peine inaudible, elle m’avait échappée avant de lancer l’un des sortilèges favoris de l’armée de l’ombre. Lorsque la lumière jaillit de ma baguette pour toucher Melicent, la douleur me percuta aussi dans la main. Je détestais lancer ce sort, et bien que je doive constamment jouer au mangemort froid et sans scrupules, le simple fait de faire souffrir quelqu’un me rongeait tellement que je ressentais la même douleur parcourir mon corps. Je baissai rapidement ma baguette, peu enclin à détruire la jeune serpentarde. A terre, je pouvais la regarder de haut, mais je ne pus m’empêcher de compatir. Lorsque je voulais entrer au sein des mangemorts, j’avais dû subir le même “bisutage”. Alors je lui dis simplement la même chose que mon ancien mentor m’avait dit.
Si tu veux rejoindre les ténèbres, tu dois d’abord les rencontrer. Si tu veux faire souffrir les ennemis du seigneur des ténèbres, tu dois d’abord savoir ce qu’est la souffrance. Si tu penses avoir déjà souffert, oublie-le. Ce n’est rien comparé à ce qui va arriver.

Sur un ton sérieux, je l’avais approchée tout en lui parlant. Arrivé à son niveau, je tandis ma main pour l’aider à se relever. Et si je n’étais pas obligé de suivre les traditions ? Et si je pouvais le faire à ma manière, sans souffrances, sans blessures, sans traumatismes ? Tant que personne ne nous regardait, je pouvais agir selon ma guise, pour autant qu’elle soit prête à accomplir tout ce qu’on lui demandera.
Et peu importe ce qui arrivera, je serais là.

Ma voix avait changé. Elle était devenue douce et rassurante. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi j’étais devenu comme ca, mais j’étais sûr qu’elle ne méritait pas de se retrouver face à un mangemort sans coeur. Au contraire, je ressentais quelque chose d’autre, comme si elle avait besoin de quelqu’un sur qui elle pouvait compter. Quelqu’un d’assez fou pour tenir deux rôles dans cette guerre. Ou alors, je me voyais simplement dans le reflet de ses yeux, et c’était simplement ce que je désirais le plus.

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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Mer 20 Sep - 19:34

Melicent a toujours été très franche : tourner autour du pot n'était pas dans ses habitudes, c'était très rare quand elle perdait son temps. La nouvelle se doit donc d'être ainsi égalant et au fond, elle commençait à aimer. Non pas pour le côté mordant et un brin agaçant de la chose mais plutôt parce qu'elle se sentait moins renfermée, moins dans son coin, moins soumise à la société. C'est étrange dit ainsi mais c'est comme ça : Melicent n'est soumise qu'à son éducation et là encore, elle parvenait à avoir cette bonté de fond, bien cachée qui lui était propre. Si on avait voulut que Melicent survive et non pas Jaslyn, c'était pour une bonne raison. La première était l'héritière parfaite, la deuxième était presque une honte pour ses parents car elle s'ouvrait à tout le monde, même les né-moldu. Et pourtant, la vraie Melicent n'avait jamais rejeté sa jumelle, elle était même la première à la soutenir. C'est bien pour cela que sa perte fût d'autant plus dure. Aujourd'hui, c'était à cette fille d'agir de la sorte, de laisser tomber celle qu'elle était pour devenir l'héritière parfaite, cacher la vérité. Elle en voulait tellement à ses parents pour ça, beaucoup plus qu'elle ne peut l'imaginer elle-même. 

Soit. Apparemment, cette franchise ne plaît pas à tout le monde, mais ça lui était égale. Elle roulait les yeux : «Soit gentille et tais-toi». C'était la première chose qui lui était venu à l'esprit suite à ce qui ressemblait plus à une menace qu'autre chose. Mais elle ne dit rien, fait le silence total comme il semble le désirer. De toute façon, ça ne servait à rien d'en rajouter , elle le savait et puis, ce serait peut-être aller trop loin avec une personne plus âgée qui fait parti du personnel de l'école par dessus le marché, mais aussi des sang-pur. Ce sont là les arguments qui l'on amené à se taire,  à laisser couler.
Un bref moment de silence s'était installé, avant que la jeune Beurk ne voit la baguette de son interlocuteur se lever en même temps que son bras. Elle le fixe un instant, remonte les yeux sans comprendre, sans avoir le temps de savoir si elle devait l'expédier à l'autre bout de la pièce ou ne rien faire. Elle n'avait pas eut le temps de penser au principe de ce test , ou du moins , à savoir ce qu'on attendait vraiment d'elle face à la situation.

De toute façon, c'est allé beaucoup trop vite et en a peine quelques secondes, la jeune fille se retrouve au sol, poussant au début un léger cri de surprise... cri qui s'intensifie un petit moment à cause de l'atroce douleur qui s'empare d'elle. Mais elle finit par serrer les dents, par retenir le moindre cri, se contentant de crier intérieurement. Chose très difficile, face à ce sortilège, et ça devenait impossible,jusqu'à ce que la douleur s'arrête subitement.
Melicent mit quelques secondes à reprendre ses esprits et pourtant, et pourtant , elle parvenait à saisir chaque mots que son "agresseur" lui disait. Sans qu'elle ne puisse le retenir un sourire étire ses lèvres, un petit rire se fait entendre.

-Qu'est ce que vous en savez de mes sentiments et de mes  souffrances ?

Même si cette question avait été posée à voix haute, Melicent l'avait surtout dit pour elle-même, comme pour rejeter sa colère. De quel droit ce type osait prétendre savoir si ces souffrances précédentes comme actuelles n'allaient être sur de petites peines à côté du futur, de ce qui l'attend ? C'était culotté. Et pourtant , malgré sa rage, la jeune Serpentard finit par tendre sa main vers celle de l'infirmier, se relevant doucement. Bien que son corps était encore un peu engourdit, elle parvenait à tenir sur ses jambes, à ne pas valser à gauche et à droite. Peut-être parce que la torture n'a pas duré longtemps...

- Ouais , vous n'êtes pas le premier à me dire ça ... dit-elle à voix basse, bien qu'elle reste perceptible.

Son regard se brouiller, alors que chacun de ses échanges avec sa soeur refaisaient surface dans son esprit. Chaque mots, chaque gestes, chaque événements, chaque moment partagé.

-Je crois que je préfère le Doloris à ça ... ajoute-t-elle dans ce genre de sourire à la fois résolu et triste que toute personne souffrante peut faire.

Oui, ces mots, elle les aime, ça la réchauffe. Mais si c'est pour perdre une nouvelle fois quelqu'un, la personne qui exprime ces mots, si c'est pour détruite encore plus une part d'elle, elle préfère passer sa journée à être victime du  sortilège interdit.
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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Mer 20 Sep - 20:35

Je fus impressionné de voir qu’au bout d’un court instant, Melicent cessa de crier. Aussi horrible que cela puisse être, j’étais content. Content car cela démontrait une grande force intérieure, mais aussi la preuve qu’elle avait vécu quelque chose de plus douloureux, de tellement douloureux qu’elle pouvait supporter la douleur physique. Je n’étais pas content de la faire souffrir, mais j’étais rassuré de voir qu’elle pouvait tenir le coup dans le long chemin qui l’attendait.

Je ne relevai pas quand elle me demanda ce que je connaissais de ses sentiments et ses souffrances, principalement parce qu’elle avait raison. Même si j’avais l’impression de le savoir, je ne connaissais rien d’elle, de son histoire, de son vécu. On se sentait proches alors qu’on venait de se rencontrer, du moins c’est ce que j’avais déduit après qu’elle ait accepté de prendre ma main pour se relever en me révélant que je n’étais pas le premier à lui dire que j’allais être là pour elle. Encore une preuve d’une épreuve terrible qu’elle a déjà dû surpasser, et si jeune. Plus notre échange avançait, plus je me rendais compte que nos vies étaient comparables. Était-ce cela qui intensifiait cette sensation de compréhension quand je regardais dans ses yeux ?

Melicent debout, je refusais tout de même de lui lâcher la main. Celle-ci était douce et chaleureuse, une sensation que je n’avais jamais ressenti auparavant – excepté avec ma sœur. J’avais peur qu’elle tombe et qu’elle ne se blesse encore plus qu’elle ne l’était déjà. Soudainement, je me souvins de son âge, et lui lâcha brusquement la main.
Je crois que je préfère le doloris à ça…

Me dit-elle. Tout en lui montrant la chaise, pour lui signifier qu’elle pouvait aller s’asseoir, je pris la parole, en souriant.
Je suis presque sûr que le doloris est plus douloureux que quelqu’un qui te propose un soutien et de l’aide. Surtout dans notre cas, tu ne trouves pas ?

Oui, notre cas. Je ne pouvais pas oublier que j’étais ici pour lui enseigner « l’art » d’être un mangemort. Et sincèrement, plus le temps passait, moins j’en avais envie. Est-ce que je voulais vraiment détruire la vie de cette fille ? Et puis, le voulait-elle vraiment, elle ? Il était temps que j’en sache un peu plus sur ses motivations.
Pourquoi veux-tu devenir l’une des nôtres ?

Je ne voulais pas me résigner à dire le mot « mangemort ». Pas à Poudlard, pas devant elle. Juste avant de lui laisser la parole quand elle prit place sur la chaise, je prie la mienne qui se trouvait à l’autre bout de la table, et la rapprocha plus près d’elle en souriant toujours.
Ah et, lorsque nous ne sommes pas en public, tu peux me tutoyer.


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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Mer 20 Sep - 22:29

Sentiment profond, caché aux yeux de tous. Melicent s'était parfaitement rendue compte de sa perte, du décès de sa soeur. C'est ça qu'elle a eut du mal à gérer. Contrairement à certains adolescents qui ne parviendraient pas à mesurer l'ampleur de leur chagrin, qui ne verrait pas la réalité en face, la jeune Beurk était consciente de cette peine qui la hantait, de la dure réalité et vison auxquelles elle a dû faire face. 
Prenant place sur une chaise, sans même s'être soucié des gestes de l'homme qui était à ses côtés, la jeune sorcière laisse ses yeux se perdre dans le vide. Elle hoche la tête : bien-sûr que le doloris est plus douloureux qu'une main tendue. Mais le problème était encore différent pour la jeune fille. De l'aide,c'était peut être tout ce qu'elle demandait et pourtant, cela allait-il réellement l'aider à surmonter sa plus grande blessure ?

- Au moins,la douleur physique n'est que temporaire.

Évidement, physiquement, la douleur finit toujours par disparaître, certaines plus lentement que d'autres. Mais les douleurs mentales,c'est autre chose.Même si elles peuvent être moins fortes, elle ne s'effacent jamais entièrement. Melicent avait une plaie grande ouverte, une plaie que personne ne semblait pouvoir  recoudre. Elle ne le voulait pas , elle ne voulait pas oublier sa moitié. Mais elle ne supportait plus cette souffrance.

Perdue dans ces pensées, la verte mit un petit moment avant de relever la tête vers son interlocuteur qui s'était installé en face d'elle, suite à sa question. Instinctivement, elle se mordille la lèvre inférieure. «Pourquoi». C'était là toute la question qu'elle-même se posait, même si elle en connaissait déjà la réponse d'une certaine manière.
La demoiselle, plongea son regard dans celui du jeune homme. Elle allait être franche, plus ou moins, allait lui dire ce qu'elle pensait parce que c'était lui. C'est ça que traduisait son regard, une certaine confiance.

-Parce que c'est comme ça. Parce que mon éducation le veut, parce que c'est ce que l'on m'impose. Et que je suis faite à cette idée...

Clairement, n'importe quel mangemort accompli n'auraient pas aimé cette réponse, signifiant clairement qu'elle se fiche de leur idée,qu'elle peut s'en éloigner sans regret, quitte à les trahir, qu'elle est là pour son nom et sans plus. Ce n'est pas que Melicent n'y pensait pas , en tant normal, elle aurait dit à un mangemort ce qu'il voulait entendre. Mais avec cet homme,c'était différent. Elle avait l'impression qu'elle pouvait être un peu plus honnête, dire ce qu'elle pense, même si elle refusait d'en faire trop, d'en dire trop.

- Ok. Ce sont mes parents qui t'ont demandé de faire ça ? T'as pas l'air d'être le genre de personne qui fréquente les mangemorts... dit-elle doucement, son regard vers le sol.
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Dernière édition par Matthew P. Selwyn le Ven 22 Sep - 17:51, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Jeu 21 Sep - 7:05

Quand Melicent m’expliqua que la douleur physique n’était que temporaire, je me demandai si cela avait un lien avec la mort de sa jumelle. J’ai toujours suspecté qu’un lien spécial et très fort pouvait relier des jumeaux ou des jumelles, et perdre ce lien devait être quelque chose d’abominable. J’osais à peine imaginer ce qu’il pouvait advenir de ma vie si je perdais ma sœur, Silent. Je n’étais même pas sûr que je pourrais surpasser cette perte et tenir debout comme tient la jeune serpentarde – ou presque à cause du doloris.

Est-ce que je tentais de demander si la perte de sa sœur était la raison de sa réponse si déprimante ? Je me sentais soudainement responsable de son bien-être, comme si devenir son mentor m’obligeait à la protéger physiquement, mais aussi mentalement. Elle avait surement des amis à qui raconter son histoire. Mais, et si elle était comme moi, murée dans un silence assourdissant ? Du fait de mon rôle dangereux dans la guerre qui nous torturait tous, il était trop dangereux pour moi d’avoir un ou une confident(e). Je savais que je pouvais compter sur ma sœur évidemment, mais je refusais pertinemment de prendre le risque de l’exposer à plus qu’elle ne subit déjà avec sa malédiction.

Et si c’était à moi d’être là pour elle ?
Est-ce que c’est de ta sœur dont tu parles ? Enfin, tu n’es pas obligée de répondre, tu ne me connais même pas.

Finis-je par dire.
Du coup, je vais me présenter. Je m’appelle Matthew, je suis enchanté de faire – officiellement – ta connaissance.

Continuais-je en souriant, en espérant qu’elle allait peut-être se sentir un peu plus à l’aise en ma compagnie, au moins autant que moi en sa compagnie. Vint ensuite la réponse de ma seconde question. Avant de répondre, Melicent plongea son regard dans le mien ; un court instant sincérité et de complicité s’y traduisit, du moins comme je le voyais. Et justement, c’est de façon très sincère qu’elle répondit. Comme beaucoup de jeunes sang-purs, elle suivait la voie toute tracée que sa famille avait dessiné pour elle. Sans sourciller, et avec beaucoup de tendresse, je répondis.
Je comprends…

Quelques secondes de silence marquèrent mon moment de réflexion.
Nous allons devoir trouver un moyen de faire plaisir à ta famille tout en te protégeant.

Je ne voulais pas qu’elle soit impliquée dans cette voie sans issue, surtout si elle ne partageait pas les idéaux de son entourage. Chacun devrait pouvoir choisir librement son camp, et surtout elle compte tenu de ce qu’elle avait vécu.
Ok. Ce sont mes parents qui t’ont demandé de faire ça ? T’as pas l’air d’être le genre de personne qui fréquente les mangemorts…

J’éclatai de rire.
Je pense que tu sais mieux que moi ce que c’est de faire la comédie !

Rétorquais-je. Je ne pouvais pas lui dire que j’étais en fait au service de l’ordre, mais je ne voulais pas non plus lui mentir et lui faire croire que j’étais un monstre désireux de voir Voldemort gagner. Et quand je parlais d’elle, je lui parlais du fait de sourire constamment alors qu’un mal nous ronge sans cesse. Je n’étais pas sûr que ce fût son cas, mais jusque-là, nous nous ressemblions tellement, alors pourquoi pas là ? Je voulais la rassurer.
Disons que je suis un mangemort… empathique. Mais je ne te ferais pas de mal. Enfin, plus.

Dis-je en grimaçant avant de continuer.
Je suis désolé.

Terminais-je en baissant les yeux.

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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Jeu 21 Sep - 18:33

Sa soeur. Oui, c'était bien là son plus grand mal-être depuis plusieurs mois déjà. Elle avait toujours eut ce lien si particulier et précieux avec sa jumelle,un lien que seul la mort à bafoué , sauvagement. La vision d'un corps ensanglanté, presque déchiqueté à certains endroits, le son d'un cri strident qui n'a duré de quelques secondes. C'est une scène qu'elle revoit sans cesse , qui ne peut sortir de sa tête, qui la hante. Ça n'aide pas à apaiser sa douleur, allant même jusqu'à l'amplifier à certains moments.

Melicent hoche la tête en guise de réponse. Qu'est ce qui lui prend ? Depuis le temps qu'elle ne se laisse plus abattre , d'apparence en tout cas, elle ne devrait même pas se sentir si faible à cet instant, à parler ainsi, confirmer de la sorte ce passé qui la rattrape sans cesse. Elle ne sait pas pourquoi elle se livre ainsi à ce quasi inconnu qui venait de lui faire du mal avec un sortilège interdit, qui venait pour les mangemorts. Et pourtant, quelque chose la troublait sans qu'elle ne puisse expliquer pourquoi, quelque chose qui lui laissait penser qu'il n'y avait pas sa place, pas autant qu'on ne le prétend.

La jeune fille soupire : satisfaire ses parents. C'est là toute une difficulté, quelque chose de difficiles. Même la merveilleuse vraie Melicent avait parfois du mal , alors une Jaslyn qui joue un rôle... Elle y parvient oui, mais pour combien de temps encore ? Combien de temps cette comédie allait encore duré. Elle n'était pas prête de s'arrêter, surtout quand elle se rend comptez de son acte, tant marqué l'infirmier.

- Va savoir. Ce n'est pas toujours chose aisée quand on tombe sur la mauvaise personne...répondit-elle dans un sourire en coin.

Et par mauvaise personne, elle entendait «la personne qui comprendra que vous jouer un rôle».Clairement, quand c'est quelqu'un qui vous veut du bien, c'est peut être la meilleure chose qui soit, le plus grand soutient qu'on puisse souhaiter. Mais, quand personne ne se rend compte de la supercherie, c'est certainement le cas le moins risqué mais à ce moment là, on est toujours isolé, avec un poids impossible à partager.

Melicent relève alors la tête quand elle entend les excuses de son interlocuteur. C'est étrange tout de même, comme situation, comme sentiment... Cette impression de confort et de malaise malgré tout, de confiance et de distance.. Mais surtout, la jeune fille n'était visiblement plus en colère, surtout contre cet homme.

- Au fond, ce n'est pas grave. C'est à la fois ma punition et  une préparation à ce que je vais devoir moi-même affliger à quelqu'un...

Tradition familiale. Brutale certes et pourtant, durant leur dernière année à Poudlard, les  Beurk subissent cette tradition, devant torturer un inconnu à l'aide de Doloris, en plus de créer une potion bien particulière. C'est comme ça qu'ils doivent procéder pour être marqué du symbole de leur famille. Psychologiquement , Melicent s'y préparait, chaque jours...

-Je suppose que je peux compter sur toi pour garder le silence face à mes parents ? J'ai déjà assez à gérer sans leur colère.

Au fond, elle l'avait toujours su, elle n'avait jamais ressentis de véritables idéaux mangemorts chez la vraie Melicent. Elle était juste prisonnière, prisonnière de son éducation, de la cruauté cachée de ses parents, des parents utilisant de beaux mots vides. La jeune Serpentard n'aimait pas se plaindre, clairement mais pour la première fois depuis longtemps, elle a l'impression de pouvoir parler librement.
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MessageSujet: Re: Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]   Ven 22 Sep - 18:27

Va savoir. Ce n’est pas toujours chose aisée quand on tombe sur la mauvaise personne…
Ou peut-être la bonne.

Répondais-je rapidement en souriant. La jeune fille avait acquiescé quand je lui avais demandé si sa douleur était liée à sa sœur. Je fus surpris qu’elle me réponde sincèrement. Peut-être que justement, nos comédies respectives avaient été devinées par l’autre ? Dans tous les cas, je refusais de croire qu’elle pouvait vraiment être froide et sans-cœur, les adjectifs favoris des mangemorts.

Quand elle me pardonna, je fus soulagé ; je ne voulais pas avoir à former cette fille tout en me battant constamment contre elle. Nous devions créer une relation de confiance si elle voulait complaire à son entourage tout en restant en vie. Si je pouvais le faire, elle aussi le pouvait et j’étais prêt à le lui apprendre. Mais l’était-elle ?

Elle me parla ensuite, indirectement, de la tradition de sa famille. J’en avais déjà vaguement entendu parler lorsque mon père m’obligeait à connaitre l’histoire des grandes familles de sang-purs qui nous entouraient. Celle des Beurk se trouvait être particulièrement morbide : lorsque les jeunes étaient prêts à représenter leur famille, et ce à partir de leur 7ème année à Poudlard, ils se devaient de torturer publiquement un inconnu, avant de devoir créer une potion spéciale. Et tout ça pour quoi ? Pour être marqués du symbole des Beurk. J’avais bien du mal à concevoir que des personnes prenaient plaisir lors de cette tradition, mais je fus soulagé de voir que cela ne semblait pas spécialement plaire à Melicent.
Au moins, maintenant que tu sais ce que c’est, tu le lanceras en y réfléchissant à deux fois.

Je n’avais aucune envie de créer une sadique ou un monstre, surtout si elle n’était pas cette personne au fond.
Je suppose que je peux compter sur toi pour garder le silence face à mes parents ? J’ai déjà assez à gérer sans leur colère.

Je souris calmement avant de prendre la parole d'une voix rassurante.
Ne t’inquiète pas. Tout ceci restera entre nous. Je te le promet. D’ailleurs…

Je sorti ma montre à gousset. Celle-ci m’avait été offerte par mon père lors de la fin de mes études à Poudlard, juste avant que je ne parte faire le tour du monde. Je préférais largement des traditions familiales comme celle-ci. Quoi qu’il en soit, je vis que le temps avait avancé beaucoup trop vite. Était-ce le fait de discuter avec elle qui me donnait cette impression ? Peu importe, je n’avais pas le temps d’y réfléchir plus ; j’étais attendu par le directeur lui-même pour lui faire mon rapport de cette séance. Il serait ravi d’apprendre que cela s’est mieux passé que prévu.

Je me levai alors, et m’approchai de Melicent avant de tendre ma main pour l’aider poliment à se lever.
Je suis navré, mais je suis attendu. Je compte sur toi pour ne parler à personne du secret qui nous lie. Je te recontacterais en temps voulu, sois prête.



THE END.

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Quand les choses dérapent [Feat. Matthew Selwyn][Terminé]
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