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 Last time you were bothering me [Matthew/Happy]

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Dernière édition par Happy K. Lacroix le Dim 15 Oct - 23:48, édité 2 fois
MessageSujet: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Sam 23 Sep - 16:09

Last time you were bothering me

Hapew


Are we crazy ? Living our lives through a lens, Trapped in our white-picket fence, Like ornaments. We have to have the courage to tell people when their behavior or the way they talk makes us uncomfortable.
Surdouée ou pas, Happy n'arrivera sans doute jamais à comprendre comment des adolescents peuvent être si stupides. Une mauvaise blague, une chute, et elle se retrouve avec un élève blessé et une classe de cinquième année si dissipée qu'elle voudrait tous les plonger dans de l'azote liquide – un peu rude, certes, mais quand même. Ainsi contrainte de mettre fin au cours vingt minutes avant l'heure prévue, elle précise que c'est exceptionnel et que si ce genre d'incident venait à se reproduire, alors elle pousserait les divers responsables du haut de la tour pour ne pas perdre autant de temps. Son air sérieux en surprend plus d'un qui se demandent si c'est ou non une blague, et finalement ils disparaissent tous pour la laisser seule avec le blessé. Soupir – comment des gosses de cet âge-là peuvent-ils être aussi bêtes ? Elle n'en sait rien, mais maintenant elle se retrouve avec un blessé sur les bras, et cette impression qu'elle aurait bien mieux à faire. Elle aurait voulu quitter Poudlard maintenant et ne revenir que tard le soir, voire pas du tout, parce que le monde moldu lui manque. Elle voulait simplement profiter d'une fin de semaine paisible, peut-être même – et c'est fort probable – avec Toby. Pourtant non, elle est bloquée avec un imbécile qui n'a rien trouvé de mieux à faire que monter sur le bord de la tour, et s'écraser au sol lorsque l'un de ses camarades a voulu l'effrayer. Une réussite, sauf que maintenant il a l'arcade sourcilière tachée de sang et une sacré bosse sur le front. Alors elle se retient de le traiter d'abruti – c'est pas pédagogue, il paraît – ou de lui dire qu'il a l'air futé – pareil, l'ironie ça plaît pas trop dans l'enseignement, allez savoir pourquoi –, et choisit de l'accompagner jusqu'à l'infirmerie qui, évidemment, n'est pas à côté. Comptant distraitement – et dans sa tête – toutes les marches qu'ils descendent dans le plus grand des silences – le morveux peut bien râler, c'est lui l'idiot dans cette histoire –, elle songe au deux jours sans cours qui l'attendent, et à cette envie qu'elle a de rentrer chez elle. Chez les moldus, oui, parce qu'elle s'y sent déjà plus à sa place qu'ici.

Réflexion qui n'aboutit pas vraiment puisque déjà ils se retrouvent au premier étage du château – un ascenseur aurait tout de même été pratique –, alors elle toque à l'infirmerie en espérant qu'il y ait quelqu'un. Regard sévère adressé à l'élève qui n'a pas intérêt à faire n'importe quoi, cela dit il semble déjà pas mal sonné par le coup et la descente cumulés. Puis elle abaisse la poignée et entrouvre la porte. « Excusez-moi, un élève s'est blessé et a sûrement besoin de soin, » qu'elle lance alors sans voir personne, plus occupée à faire signe à l'adolescent d'entrer avant elle. Son préambule est mauvais, mais elle s'en moque finalement, et plutôt que patienter bêtement elle observe la pièce avec une curiosité non dissimulé. Elle ne s'attendait pas à te trouver ici. A dire vrai, elle pensait simplement ne jamais te revoir, pourtant lorsque tu arrives enfin, ton visage lui revient comme si elle n'avait jamais pu l'oublier. C'est le cas – ce genre de choses ne s'oublie pas, et ton regard non plus non plus. « Selwyn, » c'est tout ce qu'elle lâche en te reconnaissant, sauf que ce n'est pas un salut mais un constat amer qu'elle ne se trompe pas – tu es bien là. Ses traits se durcissent dans un mouvement involontaire, et brusquement elle est prise d'une envie de s'enfuir. D'abandonner le gosse là, entre tes mains ou ailleurs qu'importe, et de s'en aller loin de ce lieu, loin de cet idiot, loin de toi. Sauf qu'elle ne peut pas, ses pieds subitement collés au sol tandis que son regard reste braqué sur toi. Rancœur et méfiance y brillent – qu'est-ce que tu fais là ?
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@Matthew P. Selwyn

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MessageSujet: Re: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Lun 25 Sep - 16:09

« Plantes aquatiques magiques des lacs d’Ecosse ». C’était un livre que j’avais emprunté à la bibliothèque de Poudlard. J’utilisais mon temps libre pour recueillir un maximum d’informations dans l’idée d’obtenir ne serait-ce qu’un indice pour aider ma sœur, maudite par Grindelwald et la transformant en harpie. Pour l’instant, ma quête était vaine. Des grimoires, j’en avais lu des centaines, sans jamais trouver aucune solution pouvant libérer ma sœur. Alors je lisais ce livre, au beau milieu de l’infirmerie, dans l’espoir de pouvoir arrêter de faire semblant d’être dans le camp du seigneur des ténèbres.

J’aimais bien marcher en lisant, et souvent je rangeais ce qui trainait à l’infirmerie en même temps. Alors que j’attaquais le chapitre sur la Branchiflore – une plante magique permettant de respirer sous l’eau – la porte de l’infirmerie s’ouvra après que quelqu’un ait vaguement toqué. Une voix de femme se fit entendre, annonçant l’arrivée d’un élève blessé. Pour changer, tiens. Je pariais souvent intérieurement pour savoir quelle stupidité avait poussé un élève à se blesser, et souvent je perdais. J’avais dû mal à imaginer qu’il était possible de faire pire que ce que j’avais pu faire en étant moi-même à Poudlard.

Je reconnu vaguement le professeur d’astronomie du château. Alors que je m’apprêtais à la saluer poliment avant de placer l’enfant, celle-ci pris la parole en premier en citant mon nom de famille d’une voix froide et sèche. Plus qu’une salutation, on aurait dit de la rancœur. Pourtant, je parlais rarement avec le personnel de Poudlard. Je ne fis pas plus attention que ça ; il n’était pas rare que les gens me détestent sans même que je leur parle. J’étais froid, mystérieux et solitaire. Le bruit courait peut-être que j’étais un mangemort, ou tout simplement un Serpentard imbu de lui-même, mais peu importe : ça me passait bien au-dessus, même si j’étais curieux de savoir pourquoi Mme Lacroix me détestait. Je décidai de ne pas faire attention à son ton, et pris la parole de façon courtoise et respectueuse, bien qu’un peu sèche.
Madame Lacroix, bonjour. Oui, vous pouvez coucher l’élève sur ce lit. Que s’est-il passé ?

Lui dis-je, tout en pointant du doigt le lit le plus proche. Alors que l’élève s’installait sur le lit, je pris ma baguette pour l’allumer et examiner sa blessure. En attendant les explications de Mme Lacroix, je pris une linge humide pour essuyer le sang qui avait coulé sur le visage de l'élève.
En tout cas, pas de soucis à se faire. J'ai un baume qui peut instantanément refermer des petites plaies comme ça. Par contre pour la bosse, je ne peux rien faire. Tu as mal ailleurs ?

Dis-je avec un petit sourire en direction de l'élève. Je me devais d'être froid pour duper mon entourage quant à mon affiliation avec les mangemorts, mais rien ne m'obligeait à être désagréable avec les jeunes blessés. C'est sans doute ce qui me plaisait dans ce métier : ces quelques instants où je pouvais être moi-même et aider mon prochain. Mes yeux cherchèrent ceux de Mme Lacroix. Ils étaient étrangement durs et menaçants. Cette femme devait surement me détester. Ou peut-être était-ce son état naturel ? En pointant du doigt en direction d'une armoire derrière elle, je pris la parole.
Dans l'armoire là-bas, il y a un petit bocal gris et blanc. Pouvez-vous me l'apporter s'il vous plait ? Je vais m'occuper de chercher de quoi faire un anti-douleur.


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MessageSujet: Re: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Ven 29 Sep - 0:54

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En y songeant, Happy aurait été capable de laisser l'élève aller à l'infirmerie seul si elle avait pu éviter cette confrontation grâce à cela. Te voir fait remonter trop de souvenirs dont elle ne veut plus, de ceux que l'on rêve de voir brûler sans jamais réussir à les faire disparaître. Cela fera bientôt dix ans, pourtant ton visage lui revient vite, trop vite, et lorsqu'elle lâche ton nom c'est avec un ton peu accueillant. Pas qu'elle en ait particulièrement honte vis-à-vis de toi, mais elle aurait voulu se contrôler un peu mieux. Pourtant, lorsque tu ne rétorques rien de particulier et te contentes de la saluer de manière bien plus polie – mais indéniablement sèche – en retour, elle se perd. Visiblement tu connais son nom, pourtant elle n'a jamais fait attention à ta présence, et ta neutralité la surprend de par votre passif. Alors c'est dans tes yeux qu'elle cherche à comprendre, mais elle n'y voit qu'un léger étonnement et une curiosité mordante – tu ne te souviens plus d'elle. Tant mieux ou tant pis, elle ne sait si elle doit être déçue ou soulagée, alors elle se contente de répondre à ta question. Que s'est-il passé ? Une démonstration de la stupidité humaine, mais par chance elle parvient à contenir ces mots pour en rétorquer d'autres. « Il est monté sur le rebord de la tour d'Astronomie, et est tombé à cause d'une farce faite par un camarade. » Simple, court, précis – elle ne voit pas l'intérêt d'en dire plus. Si tu as des questions, tu n'as qu'à les poser, parce que ce n'est sûrement pas elle qui viendra les chercher.

L'élève installé et la blessure examinée, Happy t'observe sans piper mot, néanmoins soulagée lorsque tu fais disparaître le sang encore sur son visage. Heureusement qu'il y en avait peu, sinon elle serait dans l'un des lits encore libres à n'en douter. « En tout cas, pas de soucis à se faire. J'ai un baume qui peut instantanément refermer des petites plaies comme ça. Par contre pour la bosse, je ne peux rien faire. Tu as mal ailleurs ? » Refermer les plaies – il vaudrait mieux qu'il la garde, la marque, comme ça il se souviendrait de sa bêtise, et de l'absurdité de ses actes. Sauf que ça elle préfère ne pas te le dire, se contentant d'être satisfaite de ta remarque quant à la bosse, et du mouvement de tête de l'adolescent qui n'a mal qu'à la tête. Pas que ce soit son cerveau qui le dérange, si vous voulez l'avis de la professeur d'astronomie. Elle ne peut que remarquer le sourire que tu lui adresses, et se dit que tu dois être un parfait idiot pour l'encourager dans cette voie – ou bien tu es simplement agréable, allez savoir. C'est là que vos regards se croisent, parce que tu cherches le sien en te demandant si elle te déteste. C'est le cas, pourtant tu as oublié, ou en tout cas tu l'as oubliée elle. Vexant, ça le serait sans doute si elle s'accordait de l'importance, mais pour l'instant elle se dit que cela évite un débat houleux, et que ce n'est pas plus mal. Se mordant l'intérieur de la joue discrètement, elle tente d'adoucir ses iris qui restent malgré tout froid – deux icebergs qu'il ne faut pas approcher. Alors elle les éloigne de toi, observant le reste de la pièce, détaillant tout ce qu'elle voit, tombant sur ton bureau sur lequel elle s'attarde un instant – jusqu'à ce que tu parles à nouveau. « Dans l'armoire là-bas, il y a un petit bocal gris et blanc. Pouvez-vous me l'apporter s'il vous plait ? Je vais m'occuper de chercher de quoi faire un anti-douleur. » C'est l'armoire que tu as montré du doigt, alors elle y va pour y récupérer ce que tu souhaites avant de te rapporter le bocal en question. Gris et blanc – celui que tu as demandé, et le meuble fermé derrière elle. « Voilà. » C'est à nouveau tout ce qu'elle lâche, parce que dire plus serait superflu – sans intérêt. Mais quelque chose en a bien plus à ses yeux : cet objet qui trône sur ton bureau, trop moldu pour qu'un sang-pur comme toi sache quoi en faire. Qu'est-ce que cela fait là ?
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MessageSujet: Re: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Dim 15 Oct - 11:19

Le ton de mon interlocutrice était sec, sans plus d’émotions qu’il ne le fallait pour me décrire ce qui était arrivé à l’élève. Je ne pus retenir mes yeux qui se dirigèrent vers le ciel ; j’en avais fait des choses quand j’étais moi-même à Poudlard, mais jamais rien de si stupide. Je me contentai d’acquiescer à son explication, puisque Happy ne semblait pas être le genre de personne à discuter. Le peu de sang qui avait coulé sur le visage du jeune était essuyé, et il ne me restait plus qu’à refermer la plaie. J’aurais évidemment pu aller seul chercher le baume, mais il était plus intéressant pour moi de chercher à comprendre comment fonctionnait la professeur d’astronomie. Je sentais qu’il y avait quelque chose de plus dans notre relation, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui pouvait nous lier, elle et moi. Apparemment, ce lien ne semblait pas être quelque chose d’agréable aux yeux d’Happy, mais peu importe.

Après lui avoir demandé de chercher l’onguent, je m’éloignai un instant du lit sur lequel était allongé l’élève pour rejoindre une petite table à roulettes placée quelques mètres plus loin. Je pourrais fabriquer l’antidouleur avec ma baguette, m’évitant ainsi un travail que certains pourraient qualifier d’ingrat, mais je préférais concocter moi-même les différents remèdes et potions dont je connaissais la recette. Lors de mon voyage autour du monde, j’avais eu l’occasion de rencontrer différentes tribus magiques qui préféraient utiliser leurs mains pour soigner les blessés. D’après eux, le corps humain était aussi un important réceptacle à magie, et celle-ci pouvait passer à travers les doigts pour rejoindre les différents remèdes qu’ils pouvaient concocter. J’avais apprécié tout particulièrement mon temps auprès d’eux, ayant énormément appris, et j’utilisais aujourd’hui les mêmes méthodes que ce village si fermé mais pourtant si libre. « Voilà. », me dit Happy alors que je revenais avec un petit verre en bois contenant un liquide d’où se dégageait une odeur particulière.
Merci.

Finalement, pas de raison que je fasse des efforts d’interlocution pour regarder mes mots s’écraser sur une surface dure et froide ; insensible. Je pris quelques instants où j’oubliais la présence de l’adulte, obligeant l’enfant à terminer ma potion avant que je n’applique doucement un peu du baume que Happy m’avait tendu.
Allonge-toi un instant, le temps que l’onguent agisse. Je reviens vite.

Je m’étais adressé à l’élève, d’une voix plus douce et rassurante que mes précédents échanges avec le professeur d’astronomie. Alors que j’entrepris de le laisser se reposer un instant, mes yeux ne purent résister à l’envie de scruter Happy, avant de me rendre compte d’une grave erreur de ma part.

L’adulte avait jeté son dévolu sur un objet précis qui trônait sur mon bureau. Cet objet ne m’appartenait pas, non loin de là. Je l’avais dégoté grâce à plusieurs personnes dans le château pour un enfant. Ce n’était pas n’importe quel enfant, malheureusement pour moi. Lors d’une de mes missions, où je portais l’habit du mangemort, Théodore Nott et moi n’avions pu se résoudre à l’éliminer. Mon collègue et moi avions décidé de le cacher chez moi avant de trouver quelqu’un qui pourrait l’élever et le protéger. L’objet sur lequel Happy s’attardait était un jouet moldu, où le principe consistait à remettre les couleurs du cube au bon endroit. Je voulais l’apporter à l’enfant pour remplir au mieux ses longues journées d’orphelin. Sauf que, personne ne devait être au courant de la situation, et c’était une grave erreur de ma part d’avoir laissé un tel indice trainer vulgairement sur mon bureau. Alors, d’un ton naturel, j’entrepris de lancer une conversation avec Happy.
C’est un cube de rubis, un jouet moldu. Je l’ai confisqué à un élève qui s’amusait à l’enchanter pour qu’il explose en cas d’erreur…

Mes yeux se levèrent une fois encore au ciel, d’une part parce que mon histoire était ridicule, d’autre part parce que la stupidité de l’élève dans mon récit n’était pas si loin de la réalité aujourd’hui. Au moins, j’évitais clairement de mettre en péril la vie du petit orphelin caché chez les Selwyn, ainsi que la mienne et celle du Nott. Le rideau que j’avais dressé autour de l’élève blessé l’empêchait de nous voir et de nous entendre clairement. Du coup, je profitai de l’occasion pour clarifier les choses avec Happy après m’être rapproché de mon propre bureau.
Pardonnez-moi, mais … Est-ce qu’on se connait plus que ça ?

"Plus que ça", cela voulait dire plus que moi connaissant son nom parce que je siégeais également à la table des professeurs lors des dîners. Depuis le début de sa présence, je sentais une animosité particulière irradier autour d’Happy, m’attaquant à la première occasion. Impossible que de tels yeux froids me scrutent avec autant de dégout si c’était uniquement après avoir entendu des bruits de couloir à mon sujet. Au pire, je me trompais, affirmant donc l’une de mes théories : Le professeur n’était juste pas ravie de quitter sa tour d’astronomie pour interagir avec le reste du monde.

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MessageSujet: Re: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Lun 16 Oct - 0:29

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Elle ne peut pas oublier, et elle le sait. Elle aura beau faire tous les efforts du monde, en t'en prenant ainsi à elle tu as à jamais marqué son esprit, et malheureusement tu ne le quitteras jamais. Tout comme ton visage qu'elle a reconnu dès que tu t'es retrouvé devant elle, qu'importe les années qui se sont écoulées depuis. Tu as changé, grandi, mûri, mais ça n'a pas suffi pour qu'elle ne lâche pas ton nom avec la froideur de l'Antarctique en te voyant. Il faut reconnaître que tu n'obtiendras sans doute rien de mieux d'elle que cette attitude glaciale aujourd'hui, c'est même une certitude. Pas que tu aies, selon elle, mérité plus, en réalité.« Merci. » Aucune réponse de sa part, parce que tu es aussi sec qu'elle, expéditif. Aucun intérêt à ce que vous prononciez de grands discours pour quelque chose d'aussi banal, d'ailleurs elle ne fera pas d'effort à ce sujet, tu ne dois pas en douter. Elle se contente de t'observer t'occuper de l'élève blessé – et idiot – une fois le sang nettoyé, encore perplexe parce que tu ne l'as pas reconnue. Chance. « Allonge-toi un instant, le temps que l’onguent agisse. Je reviens vite. » A dire vrai, elle ne t'aurait jamais cru aussi attentif envers d'autres personnes que la tienne. Pas qu'elle ait cherché à savoir ce que tu es devenu après Poudlard, mais puisqu'à l'époque tu n'étais qu'un arrogant qui se plaisait à voir les autres souffrir, elle ne pouvait que t'imaginer dans une autre profession que celle d'infirmier. D'autant plus que tu sembles compétent, et dévoué à ce métier qui, à l'inverse, ne conviendrait pas du tout à la jeune femme. Pas que celui de professeur lui sied mieux que cela, en réalité, mais elle n'a pas vraiment eu le choix.

Son attention n'est qu'un temps porté sur toi, à vrai dire elle ne peut s'empêcher d'analyser tout ce qui l'entoure, jusqu'à tomber sur ton bureau. Banal en apparence, pourtant sur celui-ci se trouve un objet qu'elle n'aurait jamais cru y trouver. Un rubik's cube, quelque chose de si moldu qu'elle ne comprend pas ce qu'il peut bien faire dans tes affaires. Celles d'un sorcier de sang-pur qui a toujours maîtrisé les êtres dépourvus de magie – qu'est-ce que tu peux bien faire avec cela ? Elle n'en sait rien, y réfléchissant pourtant, à tel point qu'elle ne réalise pas que ses yeux restent braqués sur l'artefact aux multiples face un long moment, trop pour que tu ne t'en aperçoives pas. « C’est un cube de rubis, un jouet moldu. Je l’ai confisqué à un élève qui s’amusait à l’enchanter pour qu’il explose en cas d’erreur… » Elle sait à n'en douter mieux que toi comment se servir de cet objet, et ce sans la moindre magie, mais ça elle ne le dit pas, sûrement pour éviter que tu ne lances une remarque qu'elle anticipe comme offensante. A ça elle réfléchit, mais au reste... Disons que tes yeux se levant au ciel auront suffi pour qu'elle dérape un peu trop, mais c'est déjà trop tard. « Pourquoi l'avoir gardé, si ce n'est pour rabaisser les moldus ? » qu'elle lâche alors, avant de réaliser que c'était stupide. Elle a parlé trop vite, sans même réfléchir. Toute subtilité envolée, évidemment, et en plus de cela une accusation lancée alors que tu ne te souviens visiblement pas d'elle. C'est idiot, pourtant elle ne regrette pas. Comment regretter de te renvoyer la pareille des années après, même si ce n'est qu'à un faible degré ? Elle n'en est pas capable, à vrai dire elle n'en voit pas l'intérêt. Selon elle, il n'y en a aucun à faire semblant, et encore moins à se contenir face à quelqu'un qui a été aussi odieux avec elle par le passé. Aucun regret, simplement de l'amertume, et cette envie de te rappeler qui elle est simplement pour que tu réalises ce que tu lui as fait. Ces horreurs qu'elle n'a pas plus oubliées, contrairement à toi, parce que tu t'en moquais. Pourtant, sans la connaître tu ne peux recommencer, alors peut-être est-ce mieux ainsi.

Ne pouvant s'empêcher de jeter un coup d’œil vers l'élève qu'elle avait accompagné jusqu'ici, elle se demande si elle est obligée de rester maintenant qu'il va mieux. Enfin, il semble surtout en cours de guérison, entouré d'un étrange rideau dont elle ne connaît pas les spécificités magiques. Même utilisé par des sorciers, un rideau reste un rideau, non ? « Pardonnez-moi, mais … Est-ce qu’on se connait plus que ça ? » Tournant la tête vers toi, elle te scrute un instant, hésitante, son regard retournant alors vers l'élève parce qu'elle ne se doute pas qu'il ne peut pas vous entendre. Puis c'est à nouveau toi qu'elle observe de ses deux iris froids. Doit-elle vraiment te rappeler qui elle est ? Cela semble ridicule, presque narcissique, mais au fond c'est presque vexant que tu ne saches pas qui elle est. « Donc vous ne vous en souvenez vraiment pas ? » qu'elle demande alors, comme pour en avoir la certitude. Sauf qu'elle l'a déjà, cette assurance que tu ne te souviens de rien, il n'y a qu'à regarder tes yeux pour le comprendre. « Vous n'avez aucun souvenir de votre septième année à Poudlard, et de vos copains de sang-pur ? » qu'elle lâche, plus sèchement cette fois. « Ni de vos victimes ? » L'mot l’écœure, pourtant c'est ce qu'elle était, et ça l'agace d'autant plus de le prononcer face à toi tandis que des milliers d'insultes traversent son esprit rancunier. Ta victime, ou plutôt votre victime parce que vous étiez trop lâches pour ne pas vous y mettre à plusieurs. Quel parfait bouc émissaire vous aviez trouvé chez cette gamine mal dans sa peau qu'elle était, et qu'elle ne cessera peut-être jamais d'être à cause de vous.
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MessageSujet: Re: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Mar 7 Nov - 19:59

Pourquoi l’avoir gardé, si ce n’est pour rabaisser les moldus ?

J’arquai un sourcil. Pourquoi me dire ça alors que j’avais simplement décrit l’objet posé sur mon bureau, pensant qu’elle ne le connaissait pas ? Toute cette légère haine dans son ton et ses mots froids venant s’écraser sur moi comme des flèches destinées à me blesser, ça commençait à m’agacer. Mais soit, contrairement à elle apparemment, j’avais appris le respect.

Il est vrai qu’il fut un temps où je ne pouvais m’empêcher de rabaisser les moldus, comme elle le disait si bien. Facilement influençable, je suivais tous mes camarades qui jouaient au cliché du méchant petit serpentard. Dès qu’un ou une élève n’était pas de sang-pur, les remarques blessantes fusaient. Nombres de jeunes ont dû subir nos idioties, et ce n’était pas vraiment quelque chose dont j’étais fier. Aujourd’hui, j’aspirais à aider les gens et à les sauver, non pas à les descendre et à les dégrader – sauf quand je jouais mon rôle du côté des mangemorts.

Mais je n’étais plus ainsi, alors je ne comprenais pas pourquoi elle agissait comme cela avec moi. Faisait-elle partie de ces filles dont j’ai dû briser l’adolescence ? Peut-être. Alors je lui demande si je la connais déjà, parce que je refuse de continuer une discussion aussi puérile et négative. Son regard se tourne vers l’élève, craignant surement qu’il ne les entende. Peu importe, il était bien trop déboussolé pour retenir quoi que ce soit, et quand bien même il ne l’était pas, cela m’importait peu.
Donc vous ne vous en souvenez vraiment pas ?

Je fais non de la tête, ignorant ses yeux noirs qui, s’ils le pouvaient, me descendraient sur place. Pendant un instant, je suis tout de même pris d’une hésitation ; et si elle était vraiment une de ces élèves que j’ai martyrisés ?
Vous n’avez aucun souvenir de votre septième année à Poudlard, et de vos copains de sang-pur ? Ni de vos victimes ?

J’aurais voulu répondre « Non, aucun », mais ce n’était pas vrai. Je me rappelais très bien de ma dernière année, une des années les plus importantes dans la vie d’un adolescent. Et comme j’entrais à peine dans l’âge adulte, il m’était difficile maintenant difficile d’oublier que contre toute attente, je connaissais très bien mon interlocutrice.

Happy Lacroix, une sang-mêlée orpheline de mère qui était à Serdaigle. Elle était très connue dans les couloirs, car elle avait refusé d’utiliser sa magie et sa baguette pendant plusieurs mois. Les rumeurs à son sujet fusaient, et peu de temps se passa avant qu’elle ne soit la cible constante de nos attitudes blessantes. Et oui, malheureusement j’avais fait partie de ce groupe qui avait fait de sa dernière année un enfer.
Ah…

Ce mot m’échappe alors que je me rends compte que le temps était passé et que je n’avais jamais fait face aux conséquences de mes actes. Je sais pertinemment que je ne pourrais jamais me rattraper de l’avoir traitée ainsi, et que jamais rien n’allais penser la plaie béante que créait ce souvenir dans l’esprit de Happy.
Je… suis désolé. Pour… euh…

Je n’arrive même pas à terminer ma phrase tant la honte m’écrase. Je sais très bien qu’elle ne sera pas commode avec moi, et à juste titre. Jamais ne je pourrais lui en vouloir de me traiter de la sorte vu mon attitude avec elle. Pas étonnant cette sensation de haine que je sentais en elle me frappe depuis le début de notre conversation. Des excuses ; c’était tout ce que je pouvais faire pour elle.

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MessageSujet: Re: Last time you were bothering me [Matthew/Happy]   Dim 17 Déc - 12:59

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Are we crazy ? Living our lives through a lens, Trapped in our white-picket fence, Like ornaments. We have to have the courage to tell people when their behavior or the way they talk makes us uncomfortable.
Elle a à n'en douter parlé trop sèchement, ce qui aurait dû te mettre sur la voie. Pas qu'elle soit un exemple même de chaleur humaine en société, bien au contraire d'ailleurs, mais elle a pour habitude d'au moins faire en sorte d'entretenir des relations viables – supportables – avec ses collègues. Or, puisqu'à présent tu es l'un de ces collègues, elle aurait sans doute dû être moins froide, presque acerbe. Pourtant elle l'est, et de vous deux tu es le seul à ne pas savoir pourquoi.

C'est de sa septième année que tu as fait un enfer, et ce avec l'aide de quelques uns de tes acolytes de sang-pur. Loin de te douter que le sien l'est tout autant, tu ne cessais de la rabaisser à ce sujet comme à d'autres. Son sang, son statut d'orpheline, son physique, son attitude moldue, ses difficultés avec sa baguette, sa maison à Poudlard, son côté « grosse tête » – tout y passait tant que tu pouvais lire de la souffrance dans son regard. Et malgré son masque de glace, elle perlait dans ses yeux d'adolescente, alors tu continuais. A croire que la rabaisser plus bas que terre te plaisait parce que tu te sentais puissant grâce à cela, ce qu'elle ne pourra sans doute jamais comprendre. Tout ce qu'elle sait c'est que sa douleur était bien réel, et même si elle avait, en quelque sorte, fini par s'y habituer, les séquelles sont encore visibles aujourd'hui. Comme un millier de cicatrices, son manque de confiance en elle resurgit chaque jour pour lui rappeler à quel point elle est minable, à quel point elle n'est rien.

Tu faisais partie de ceux qui l'ont accusée de la mort de sa propre mère, pourtant sans rien savoir à ce sujet. Simplement pour la blesser, encore et encore, vous satisfaisant de chaque preuve de votre réussite. Un tremblement dans ses doigts, un regard qui se baisse, un dos tourné – un rien suffisait pour que vous riiez de plus belle, avant de reprendre vos récits d'horreur. Le plus triste est sans doute qu'aujourd'hui elle y croit, persuadée d'être responsable de son décès prématuré. Vous n'aviez aucun remord, aucun regret, aucune pitié, simplement animés par cette volonté de sentir une quelconque puissance couler entre vos doigts. Votre capacité à briser le psychisme de certains élèves en était sans doute une forme, mais c'était surtout ignoble.

Malgré cela, tu sembles l'avoir oubliée. Malgré ces horreurs, dans tes yeux elle lisait de l'incompréhension dès qu'elle parlait sèchement, comme si tu ne comprenais pas. Jusqu'à ce que le mot victimes soit prononcé, et que dans tes yeux quelque chose change. Jusqu'à ce que tu la reconnaisses, et que tu te soutiennes de ce que tu lui as fait. « Ah... » Très peu éloquent, pourtant elle ne dit rien, son regard de marbre et de glace braqué sur toi. « Je… suis désolé. Pour… euh… » Au fond, elle n'est même pas sûre de vouloir de tes excuses. De les mériter surtout, parce qu'elle est encore aujourd'hui persuadée d'être un être pathétique, et de ne rien valoir. C'est la vie de son père qu'elle est certaine d'avoir détruit en assassinant sa mère à cause de cette magie néfaste qui la ronge, et cette impression lui est de plus en plus insupportable. Elle ne les mérite sans doute pas, tes excuses, malgré la rancœur et l'amertume qui remontent lorsqu'elle te regarde. Si seulement elle pouvait oublier, tout oublier. « Huit ans. » Le souffle lui échappe sans qu'elle n'y pense parce qu'elle ne sait pas quoi répondre. Te remercier de t'être excusée huit ans après l'avoir détruite de l'intérieur, plus qu'elle ne l'était déjà enfant ? Peut-être serait-ce plus mériter que les excuses que tu as prononcées, mais cela ne vient pas, et seuls ces deux mots lui échappe. Il y a huit ans tu l'as réduite à un rien qu'elle n'a cessé d'être depuis, et qu'elle a sans doute toujours été.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 717 MOTS.




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Last time you were bothering me [Matthew/Happy]
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