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 I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)

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MessageSujet: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Jeu 12 Oct - 18:21

Whatever you do.


Elle court les couloirs, ses cheveux décolorés balayant ses épaules à chaque foulées, sa cape volant derrière elle. Elle pousse les élèves sans plus de ménagement, à coups de "JE PASSE !" de "PARDON !" et de "DÉGAGEZ !". Nan, fallait croire qu'aujourd'hui, elle n'était pas la plus polie du monde. Mais en fait, elle a peur. Elle flippe. C'est comme un serpent vicieux qui mord son coeur, qui injecte son venin dans ce dernier. Elle est anxieuse, et c'est un poison cruel, un poison tortionnaire.

Ses pas résonnent dans les couloirs qui se vident lentement, prédisant l'heure du couvre-feu. Les étudiants rentrent, las et fatigués, ou au contraire excités, dans leurs dortoirs respectifs. Pourtant, elle, elle continue de courir, sans plus se soucier des regards surpris qu'on lui lance. En ce moment, elle s'en contre fou royalement. Où est-elle ? C'est cette foutue question qui résonne dans sa tête, qui la tourmente depuis le matin, qui la ronge depuis l'après midi.

Et ça fait une heure qu'elle parcourt le château en long et en large, de plus en plus anxieuse au fil des secondes vicieuses qui s'enchaînent. Déjà elle imagine les pires scénarios, déjà elle voit les acteurs sur la scène. La lionne pousse un juron, serre les dents. Où ? Elle bouscule sans ménagement un deuxième année. Elle s'excuserait plus tard.

Et alors qu'elle tourne à l'angle d'un couloir, un cri sort de sa bouche et elle s'élance vers celle qui l'a fait courir toute la soirée, les pupilles dilatées.


ALIX — « ABY ! »


C'est un cri de délivrance, un véritable cri de joie, un cri du coeur. Le serpent se rétracte et glisse hors d'elle, disparaît au coin du mur, tandis qu'elle s'arrête à quelques pas de sa meilleure amie, la bouche sèche.


ALIX — « Bordel, tu aurais pu prévenir ! J'ai cru qu'il t'étais arrivé quelque chose ! Par les temps qui courent, ce n'est p- »
et elle s'interrompt brusquement.

Quelque chose cloche. Quelque chose ne va pas.  Elle fronce les sourcils et se rapproche d'un pas, réduisant la distance entre les deux filles.


ALIX — « Aby, regarde-moi. »


Et ce n'est que lorsque l'autre relève lentement la tête que la Gryffondor aperçoit les joues striées de larmes de son amie. Ouch. C'est un violent coup dans l'estomac. Abigaëlle MacFusty qui pleure ? Même en tant qu'amie proche, elle ne l'a presque jamais vue ainsi. Son mascara a glissé sur ses joues, traçant des veinures d'ébène sur sa peau pâle, lui donnant un air d'évadée d'Azkaban. Affligée, la Gaunt s'approche et prend sa meilleure amie dans ses bras, sans un mot. Pendant de longues minutes, elles restent ainsi, l'une secouée de sanglot, l'autre silencieuse. Puis elle s'écarte lentement et prend son amie par les épaules, osant rompre le silence de mort s'étant installé dans les couloirs.


ALIX — « Que t'est-il arrivé ? »
murmure-t-elle en fixant le regard brisé de la Serpentard.

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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Jeu 12 Oct - 23:25


I would be there
whatever you do
• Alix & Abigaëlle •
I'm so tired of being here, Suppressed by all my childish fears. When you cried I'd wipe away all of your tears, When you'd scream I'd fight away all of your fears. I've held your hand through all of these years.
Tu sais pas c'que t'as fait pour mériter ça, quelles horreurs t'as bien pu commettre pour que de telles douleurs soient justifiées, et que de telles insultes te soient ainsi jetées à la figure. T'as juste eu le malheur de l'aimer un peu trop, assez pour céder et tout faire déraper. Un bébé – toi t'as jamais demandé ça, mais il t'en rend responsable. Tu venais juste chercher du réconfort auprès de ton meilleur ami, et à la place t'as été accueilli par un troll de sang-pur déjà fiancé, et prêt à te rejeter comme une immondice. Ce qu'il a fait, d'ailleurs, et t'es pas sûre de pouvoir un jour oublier le dégoût que tu lisais dans ses yeux. Cette manière dont il t'a regardée, elle tourne en boucle dans ton esprit depuis ce matin, tout comme ses mots, ses accusations, ses hurlements rageurs. Comme quoi en plus de gâcher ta vie, t'as décidé de pourrir la sienne – sauf que toi tu n'voulais ni l'un ni l'autre. Et t'avais b'soin d'aide, une aide qu'il t'a refusée au profit de cris qui ont fini de te briser. Des paroles qui t'ont achevée, et ta journée tu l'as passée à même le sol, à pleurer comme si ça pouvait t'aider à te relever.

T'as pas la moindre idée du temps qu'il s'est écoulé depuis votre dispute lorsque tu te redresses enfin. Assise sur le sol froid de ce bar improvisé dans la salle sur demande, t'étouffes un énième sanglot alors que les larmes cessent enfin de glisser le long de tes joues. Tu contemples un moment le massacre de tant de bouteilles brisées pour rien, le miroir aussi anéanti que ton cœur, les bouts de verre qui jonchent le sol tout autour de toi, et ton désespoir n'en est que plus atroce. Ça ne devait pas se passer comme ça, sauf que c'est le cas, et maintenant t'es seule, l'âme en peine et l'palpitant en lambeaux. Seule face à ta misère, mais après trop de temps passé à la discerner, tu n'peux plus la supporter. Alors tu t'lèves – tu quittes ce sol qui t'a accueilli toute la journée pour t'en aller. L'étage, l'heure, tu t'en moques – plus rien n'a d'importance désormais. T'es même pas sûre de pouvoir retrouver ton dortoir, mais ça aussi tu t'en fous.

Tu marches lentement, tentant de reprendre contenance alors que ton visage ne fait qu'exprimer toute ta douleur, et qu't'as pas eu la force de nettoyer tout le maquillage qui a coulé de tes yeux. Tu serais sans doute satisfaite de l'absence d'élèves dans les couloirs, sauf qu'au fond tu t'en fous, et tu t'contentes d'laisser tes pas s'succéder. T'sais même pas vers quoi – t'avances, c'est tout. Jusqu'à qu'un cri brise le morne silence dans lequel tu t'étais enfoncée. « ABY ! » Tu lèves pas la tête, t'en as pas besoin pour reconnaître cette voix. Tu veux pas qu'elle te voit comme ça, surtout, et au début elle semble se douter de rien. « Bordel, tu aurais pu prévenir ! J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! Par les temps qui courent, ce n'est p- » Là tu sais que c'est fichu, parce que si elle s'est arrêtée, c'est parce qu'elle a compris. Qu'elle sait que quelque chose ne tourne pas rond, et tu la connais bien assez pour prédire la suite – t'as pas la force de t'y opposer. Celle de lui dire de reculer alors qu'elle se rapproche, de te lâcher lorsqu'elle redresse doucement ta tête d'une main, d'lui dire que tout va bien. « Aby, regarde-moi. » Une seconde, c'est tout ce qu'il faut pour que tu fondes à nouveau en larmes, le temps d'un regard. T'fermes les yeux dans l'espoir d'échapper à tout cela, et t'la sens qui t'enlace doucement, sans parler. Tu pleures à nouveau, et même si c'est pitoyable tu te retiens pas – ça servirait à quoi ?

T'sais pas combien de temps elle dure, votre étreinte, mais lorsqu'elle te lâche c'est parce que tes sanglots ont cessé – t'as peut-être juste plus d'larmes à verser pour l'instant. Ses mains sur tes épaules, t'sens son regard dans l'tien, mais tes yeux la fuient – t'as tellement honte de ton état. « Que t'est-il arrivé ? » « Je sais pas quoi faire Alix... » qu'tu murmures, les iris vers l'sol. « J'ai tellement peur... comment j'vais faire ? comment j'vais faire ? » qu'tu répètes, de petites perles salées s'glissant sous l'désespoir d'tes pupilles. T'sais pas si tu pourras rester debout longtemps, ou même si tu seras capable de ne pas pleurer à nouveau – t'es juste morte de peur, en vrai, et t'as mal comme jamais auparavant. Bouffée d'trop d'angoisse et d'désespoir à seulement dix-huit ans.
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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Dim 15 Oct - 12:57

Whatever you do.

T'sais parfois y a des choses qui déconnent, qui déraillent, alors que tout semblait monotone. Ces choses là, elles t'ouvrent les yeux, elles te font réaliser à quel point tu t'es bercé d'illusions tous les jours durant. Elles te font regarder sous un nouvel angle les événements, les actes et les paroles. Et elles te font regretter, amèrement.

C'est ce qu'elle ressent à ce moment précis. Une amertume, des remords, semblables à des lames blanches qu'on enfonce progressivement dans son esprit, qui font suinter son âme en de grosses gouttes écarlates. Elle s'en veut, horriblement, de ne pas avoir réagit plus tôt. Bon sang, quelle amie indigne elle fait. Le pire, c'est qu'elle était persuadé que tout allait bien. Elle était persuadée - ou elle voulait s'en convaincre - qu'à l'intérieur du château, il n'y avait aucun problèmes. Que Poudlard constituait un rempart contre ce monde de brutes, au dehors. Un rempart contre l'extérieur. Un rempart contre la réalité.

Sauf qu'elle se rend compte, à cet instant précis, à quel point elle s'est bercée de mirages. À quel point elle s'est mentit à elle même. Elle se rend compte, en voyant sa meilleure amie pleurer, combien la réalité les a rattrapé depuis longtemps. Combien la violence existe aussi dans le monde des adolescents, sous une autre forme, certes, mais bien présente. Sous la forme des insultes, des crachats, sous la forme du mépris et du mensonge, sous la forme des gestes offensants et de la lâcheté. Et ça, ça faisait mal.

La lionne hésite. Que dire, face à une ado brisée, renfermée dans sa douleur ? Que dire, face à quelqu'un qui souffre d'un mal inconnu, un mal qui ne peut être soigné avec des sortilèges ou des potions ? Peut être que certains auraient choisis le silence, à cet instant. Mais pas elle. Elle peut pas rester comme ça, les bras croisés. Quitte à faire encore plus mal, autant réussir à connaître la cause du mal pour l'éradiquer au plus vite.


ALIX — « Aby, calme toi. Calme toi, ok ? J'suis là. Il... »
et elle s'interrompt. Ouais, il quoi ? Il peut rien t'arriver ici ? Mensonges, lui hurle sa conscience. Ou alors, t'es en sécurité ici ? Calomnies, crie son esprit. Alors elle se mord la lèvre et elle reprend, car elle veut savoir, elle veut la soigner.


ALIX — « Pour l'instant, tu vas t'assoir. Viens. »


Elle enjoigne la Serpentarde de s'assoir avec elle contre le mur, sans se soucier du couvre-feu. En ce moment, elle n'en a strictement rien à foutre. Une retenue, face aux sanglots silencieux de son amie, est dérisoire. Ils peuvent bien la menacer de la coller, de lui faire copier des milliers de lignes qu'elle restera. Parce qu'une retenue, c'est pour quelques soirs, au pire, plusieurs mois. Un mal profond, ça se traîne toute la vie.


ALIX — « Inspire... voilà. C'est ok. Maintenant... Aby, si tu peux... raconte moi. Tu peux pas garder ça pour toi, ça va te bouffer. S'il te plaît. »


Après quelques secondes de silence elle lance ça, en hésitant. Mais elle peut pas rester à rien dire. Il faut que la vert & argent parle, au risque de se mutiler de l'intérieur.
Quel monde pourri, vraiment.

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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Lun 16 Oct - 0:51


I would be there
whatever you do
• Alix & Abigaëlle •
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Tu voudrais arrêter de pleurer, ne plus sentir ces larmes de rage et de peur couler le long de tes joues. Pourtant tu n'en es pas capable, parce qu'elles expriment ta peine, et cette dernière semble infinie. Comme si jamais tu ne seras en mesure de te relever, et face à ta meilleure amie il y a toute cette inquiétude qui resurgit sans craindre qu'elle ne te juge. Pas que tu ne haïsses pas ta faiblesse actuelle, mais tu réalises que tu ne peux rien faire contre. T'es juste bonne à sangloter jusqu'à ce que ça s'arrête, pour qu'enfin elle recule et te regarde pour te demander ce qu'il t'arrive. C'que tu n'peux décrire, trop d'souffrance impossible à exprimer par d'simples phrases. T'es effrayée par ce qui t'attend, et surtout tu n'sais pas quoi faire. « Aby, calme toi. Calme toi, ok ? J'suis là. Il... » Le mot t'fait juste penser à Mallory, qu'importe qu'il n'ait rien à voir avant. Ce il qui n'a pas de fin, simple vocable qui t'rappelle qu'il n'est plus là, qu'il est parti en claquant la porte. Et les perles salées reprennent leur chemin sur ton visage dans des sillons de douleur et d'amertume.

Elles glissent le long de ces sillons qu'elles ont déjà tracés, se moquant bien d'être vues par Alix. Elles s'foutent de tout, elles, et toi t'as juste trop mal pour les retenir, ou même t'opposer à ses mots. Pour partir, fuir encore, parce qu'en vrai c'est à peine si tu tiens sur tes jambes, tremblante au point de faire de la peine. C'comme si tu t'apprêtais à rendre ton dernier souffle, de trop d'douleur inexprimée. « Pour l'instant, tu vas t'assoir. Viens. » T'la laisses faire, t'asseyant à ses côtés. T'sais pas quelle heure il est, mais même si tu savais tu ne retournerais pas chez les verts et argents. Pas dans cet état, et encore moins en sachant qu'il y est lui. Qu'il va y passer la nuit après t'avoir abandonnée le matin même sans le moindre état d'âme. « Inspire... voilà. C'est ok. » T'essaies de suivre sa respiration à elle pour les sanglots cessent, et p'tit à p'tit ça s'calme, ça d'vient supportable. Finalement t'y arrives, pourtant t'as c'réflexe stupide d'attraper son bras, comme pour t'assurer qu'elle est là. Qu'c'est pas un mirage pour t'rappeler à quel point t'es seul parce que lui il est parti. « Maintenant... Aby, si tu peux... raconte moi. Tu peux pas garder ça pour toi, ça va te bouffer. S'il te plaît. » Ça t'bouffe déjà, et il est là l'problème. Ça t'ronge d'puis qu'tu sais, mais t'avais encore c't'espoir qu'il t'aide. En vain, parce que maintenant il t'a laissée tomber, et c'est contre Alix que tu t'retrouves dans c'pitoyable état. A n'plus savoir quoi faire, et encore moins comment lui expliquer. Lui dire à quel point t'as merdé, en plus d'avoir péché. « Mallory... il est parti... Il me déteste, » qu'tu murmures, refusant d'sangloter à nouveau par fierté alors qu'inconsciemment tu sers plus fort encore l'bras d'ta meilleure amie. « Il... Il veut pas... » T'arrives pas à parler, la gorgée nouée d'trop en dire alors qu'en aucun cas t'es claire, perdue au milieu d'trop d'confusion et d'douleur dans c't'effroyable agonie. « Il va s'fiancer ou s'marier, il va partir et il me laisse seule. J'veux pas être seule avec ça Alix, j'sais pas comment j'vais faire, j'peux pas y arriver toute seule. J'peux pas... j'sais pas quoi faire, j'veux juste... j'veux pas être seule avec ça. » Ça n'a plus aucun sens, t'es même pas sûre qu'elle comprenne c'que t'essaies de lui dire, mais finalement elle est peut-être simplement aussi perdue qu'toi dans c'foutoir qu'est dev'nu ton esprit brisé par l'chagrin.
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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Mar 24 Oct - 10:25

Whatever you do.

Elle sert le bras de la Serpentard, histoire de lui rappeler qu'elle est là, que temps qu'elle est là tout ira bien. Parce que punaise, ça fait un mal de chien de voir sa meilleure amie pleurer sans en comprendre la cause, ni le pourquoi du comment. Alors elle prend son mal en patiente et attend que la jeune fille commence à parler, à se délaisser de son fardeau dix milles fois trop lourd, trop pesant. Elle attend qu'elle se livre, parce qu'elle veut pas la laisser comme ça, et aurait-il fallût qu'elle reste auprès d'elle des jours pour comprendre qu'elle le ferait. Parce qu'elle est Alix Gaunt. Parce qu'elle est loyale et que ses amis sont plus importants que tout le reste.


ABIGAËLLE — « Mallory... il est parti... il me déteste... il... il veut pas... »
Elle est en haleine, elle avale chaque mot comme une drogue dont elle ne pourrait se passer, parce qu'elle a besoin de savoir, elle a besoin de comprendre, elle a besoin de connaître ce qui a bien pu briser Abigaelle MacFusty ainsi. Parce que d'ordinaire rien ne brise Abigaelle. Rien.

ABIGAËLE — « Il va s'fiancer ou s'marier, il va partir et il me laisse seule. J'veux pas être seule avec ça Alix, j'sais pas comment j'vais faire, j'peux pas y arriver toute seule. J'peux pas... j'sais pas quoi faire, j'veux juste... j'veux pas être seule avec ça. »
Dès que sa meilleure amie prononce ces mots, une rage intense l'envahit, semblable à milles petites bulles pourpres qui éclateraient dans sa poitrine et aveugleraient ses sens. Là, tout de suite, elle voudrait se redresser et traverser les couloirs au pas de course, débarquer chez les serpents et foutre une beigne à la cause des maux de son amie, quitte à se faire crier dessus par la suite. Là, tout de suite, elle voudrait l'engueuler, lui hurler après, et le frapper, jusqu'à ce qu'il aille s'excuser en rampant misérablement aux pieds d'Aby. Mais elle sait que ce n'est pas le moment de l'abandonner, elle peut pas abandonner sa meilleure amie là. Tant pis, elle casserait la gueule à ce gros con après. La vengeance est un plat qui se mange tiède. Pas trop chaud, ni trop froid.


ALIX — « Mallory est un sale... un... «
et elle hésite la lionne, elle veut pas blesser Aby mais elle veut pas non plus y aller avec des pincettes. Puis elle décide que choisir l'insulte désignant le serpent n'est probablement pas la chose la plus prioritaire à faire. Là, tout de suite, la priorité est de savoir exactement ce qu'il lui a fait.

ALIX — « Ça s'est passé aujourd'hui, n'est-ce-pas ? Aby, tu es dans un état... il t'as forcément fait plus de mal que de te plaquer ou je ne sais quoi d'autre. Quoi qu'il t'ait fait, il ne faut pas le laisser vagabonder comme ça. J'ai besoin de savoir. Pour toi. Prends tout le temps qu'il te faut, mais par pitié, ne le laisse pas te détruire intégralement. Tu vaux tellement mieux que ça. T'es une personne géniale, Aby. Et je pourrais pas vivre en sachant que quelque chose te bouffe à l'intérieur sans avoir quoi faire, sans savoir la cause exacte. »
Ouais, elle n'y va pas par quatre chemins, la lionne. Mais punaise qu'est ce que ça lui fait mal de voir une de ses amies les plus proches - peut être même la plus proche - dans un état pareil. Et y aller avec des gants n'est pas la meilleure chose à faire. Abigaelle ne s'en sortirait jamais, sinon.

Et elle pourrait pas vivre avec ça.



HRPG:
 

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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Mer 25 Oct - 18:23


I would be there
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• Alix & Abigaëlle •
I'm so tired of being here, Suppressed by all my childish fears. When you cried I'd wipe away all of your tears, When you'd scream I'd fight away all of your fears. I've held your hand through all of these years.
T'es pas d'celles qui pleurent normalement, mais plutôt de ces fières demoiselles qui gardent la tête haute et ne courbe en aucun cas l'échine. Jamais une larme, jamais un sanglot, jamais un tremblement dans la voix – un contrôle absolu. Pourtant aujourd'hui t'es effondrée, brisée par trop de douleur pour ne serait-ce que tenir debout. Et même une fois assise tu restes misérables, les yeux rougis, des cernes recouvertes de ton mascara qui a coulé, le corps entier aussi frêle qu'une fleur. C'est pas de la volonté qui te manque pour lui parler, juste la force de le faire, d'avouer à quel point t'as merdé. Lui dire que t'as tout détruit à cause d'un espoir fou, celui qu'il t'aide dans cette épreuve. Espoir brisé – maintenant t'es toute seule, et Mallory est déjà parti. « Mallory est un sale... un... » T'as pas besoin qu'elle termine pour savoir ce qu'elle pense, et que si elle ne termine pas sa phrase c'est simplement pour ne pas te blesser. Parce qu'elle sait que tu tiens à lui, même si elle est loin de se douter de ce qui vous lie à présent. Sauf qu'elle finit par lâcher l'affaire quant à cette insulte, bien plus préoccuper par ton état qui est sans nul doute possible des plus pitoyables. « Ça s'est passé aujourd'hui, n'est-ce-pas ? Aby, tu es dans un état... il t'as forcément fait plus de mal que de te plaquer ou je ne sais quoi d'autre. Quoi qu'il t'ait fait, il ne faut pas le laisser vagabonder comme ça. » C'est trop tard – les mots tu les penses mais ils ne sortent pas. C'est trop tard, tu l'sais depuis qu'il t'a dit qu'il voulait t'oublier pour toutes les vacances. Il doit déjà avoir fait sa valise à l'heure qu'il est, prêt à partir pour ne plus penser à toi pendant ces deux semaines complètement. Prêt à t'laisser toute seule, seule avec un gosse dans l'bide.

Mais même ça tu n'arrives pas à le lui dire. Tes lèvres tremblent sans émettre le moindre son, ou en tout cas rien de compréhensible pour ta meilleure amie. Alors elle s'inquiète, et toi t'as l'impression d'juste mourir dans ses bras d'trop d'peine et d'douleur. « J'ai besoin de savoir. Pour toi. Prends tout le temps qu'il te faut, mais par pitié, ne le laisse pas te détruire intégralement. Tu vaux tellement mieux que ça. T'es une personne géniale, Aby. Et je pourrais pas vivre en sachant que quelque chose te bouffe à l'intérieur sans savoir quoi faire, sans savoir la cause exacte. » T'es même pas sûre qu'il ne t'ait pas entièrement détruite, que ce n'soit pas déjà ta fin, qu'tu sois encore capable de te relever. Aucune certitude – juste celle d'souffrir à en crever, et c'est d'jà trop. Inspire, expire – strangulot, même pour ça t'es mauvaise aujourd'hui. « J'suis enceinte Alix, » qu'tu lâches alors, après des secondes d'inspirations qui n'tiennent pas la route et d'expirations qui s'mêlent à des sanglots mal contenus. Enceinte. L'mot tu l'lâches comme une bombe alors qu'dans ton esprit tout s'tourne et s'retourne, tout virevolte et s'brise contre des murs semblables à ceux d'la salle sur demande. Tout s'répète, parce que c'est c'vocable qui a tout brisé tout à l'heure, et qu't'as l'impression étouffante qu'ça va recommencer. « C'est lui le père... » qu't'ajoutes alors comme si c'était pas d'jà évident. Pour réaliser peut-être, t'dire que c'est bel et bien ça qui a tout saccagé. Une grossesse – mais qu'est-ce que t'as fait pour mériter ça ?
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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Jeu 26 Oct - 4:36

Whatever you do.

L´bateau tangue, rien ne va plus, nouvelle vague, fracas des tonneaux s'entassant les uns contre les autres. Chaque roulement est un supplice, chaque éclat de bois se figeant dans la peau fait souffrir. C'est c'qu'elle ressent en ce moment ; c'est c'qu'elle ressent en voyante sa meilleure amie s'accrocher à elle comme un naufragé à une bouée de sauvetage. Elle veut pas couler, Aby, et Alix la laissera pas sombrer sans venir avec elle. Alors elle maintient la tête hors de l'eau, pour elle, pour elle et juste elle.


ABIGAËLLE — « J'suis enceinte, Alix. »


Coup de couteau. Elle connaît déjà la suite, avant même qu'Aby l'énonce. Mais ça passe sous trappe, comme chaque mot que la Serpentard aurait pu dire à la suite. Elle l'écoute plus, elle est ivre, ivre de rage, elle tremble, elle frisonne, et son envie de meurtre grandit. Elle a envie de le traîner dans la boue, de le gifler, de lui hurler dessus, de le faire souffrir, rien que pour ce qu'il fait endurer à Aby, à son Aby, à sa meilleure amie, ce connard, cet troll cramoisi de première. C'est là qu'son côté Gaunt surgit, le côté noir, le côté sombre et impulsif, le côté qui peut se montrer cruel. Parce que là elle veut juste aller le voir et déchaîner sa colère sur lui, mais elle peut pas, elle en a conscience, sinon elle serait une amie indigne. Alors elle se contente de fermer brièvement les yeux et d'inspirer profondément pour se calmer, même si elle sait que rien ne pourra apaiser le feu ardent de la vengeance allumé dans son coeur.


ALIX — « Ok. On garde le calme. Est-ce que tu sais depuis combien de temps tu l'es ? »


Elle se force à parler d'une voix posée, calme, comme si elle demandait à la Serpentard quel plat elle allait choisir pour dîner. Sauf qu'elle sait qu'ça a rien d'normal, deux filles de septième année assis dans un couloir, l'une en train de pleurer, l'autre lui serrant le bras et semblant sur le point d'exploser d'un moment à l'autre. Mais elle doit le faire, parce qu'elle serait bien incapable de dire qu'elle est trop fatiguée pour régler quoi que ce soit et d'envoyer Aby se coucher en disant à demain. Parce qu'on savait jamais, mais pt'etre que y aurait pas de demain.


ALIX — « C'est une simple question, à titre informatif, mais... est-ce que tu as pensé à... à avorter ? »


Et elle rajoute rien, parce que y a rien à ajouter. Enceinte à 18 ans, enceinte et ce connard de futur père se barre, comme un lâche, un traitre. En posant la question elle prend soudainement conscience de l'importance de la suite ; la vie que porte Abigaelle repose entièrement sur la volonté de cette dernière. Si elle le veut, elle vivra. Si elle refuse, elle mourra.
C'est simple.
C'est terrible.



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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Mar 31 Oct - 0:01


I would be there
whatever you do
• Alix & Abigaëlle •
I'm so tired of being here, Suppressed by all my childish fears. When you cried I'd wipe away all of your tears, When you'd scream I'd fight away all of your fears. I've held your hand through all of these years.
La vérité tombe comme une bombe, mais cette fois t'vois pas du dégoût dans ses yeux. Sauf que t'y vois même pas de l'inquiétude, juste de la colère, une rage folle qui pourtant ne t'est pas destinée. Et t'as qu'une peur dès lors : qu'elle disparaisse pour aller dire ses quatre vérités au responsable de tes pleurs. Tu sais pertinemment qu'elle en est capable, et c'est ce qui t'angoisse le plus : qu'elle te laisse toute seule, à broyer du noir. Trop étouffée par ton désespoir pour penser d'manière cohérente, t'arrives à moitié à murmurer son prénom pour qu'elle te revienne, les deux syllabes s'échappant de tes lèvres dans un gémissement qui se meurt parmi trop d'anxiété. Jusqu'à c'qu'elle inspire pour te regarder ensuite, et toi t'as cette impression qu'elle est là, elle, qu'elle ne t'abandonne pas. Que t'es plus toute seule, même si Merlin t'es morte de peur malgré la présence de ta meilleure amie. « Ok. On garde le calme. Est-ce que tu sais depuis combien de temps tu l'es ? » Secouant négativement la tête, t'baisses les yeux alors qu'tu tentes de réfléchir au temps qui s'est écoulé depuis. « Deux semaines... Peut-être trois... J'sais pas, » qu't'avoues, parce qu'dans ta tête tout s'embrouille au point qu'tu n'puisses même plus calculer. C'est vraiment ridicule.

La voix calme d'ton amie cache un ouragan dévastateur, mais t'essaies de te raccrocher à la sensation d'ton bras serré par ses mains, complètement perdue – encore. « C'est une simple question, à titre informatif, mais... est-ce que tu as pensé à... à avorter ? » T'y as qu'à moitié pensé, en vrai. Ça réglerait tous tes problèmes, c'est certain, pourtant cette idée t'effraie excessivement. Trop sans doute, parce que maintenant que Mallory a claqué la porte, t'as l'impression que ce bébé c'est tout ce qu'il te reste de lui. T'es persuadée que plus rien d'autre ne te lie à lui à part ce parasite, dès lors incapable de t'en séparer. T'as tellement peur d'avoir tout perdu de votre relation autrefois si importante à tes yeux, c'en est presque inquiétant. En fait ça l'est – inquiétant –, et bien plus que tout ce que tu peux t'imaginer. T'es juste perdue, à ne plus savoir quoi faire, même si la simple pensée de perdre cet être qui n'est même pas né t'effraie autant que celle de le mettre au monde. Mais qu'est-ce que tu vas faire ? Enceinte à dix-huit ans – Mallory a raison, t'as décidé de détruire ta propre vie. Et il paraît que t'as aussi ruiné la sienne, et ça te blesse d'autant plus qu'il puisse croire que tu l'as fait intentionnellement. Que tu voulais vraiment lui nuire, à lui que tu as tant aimé. Merlin, comment peut-il croire ça ? « J'sais pas... J'peux pas... » qu't'articules difficilement alors qu'tu sens qu'les larmes t'montent à nouveau aux yeux. Dix-huit ans – strangulot qu'est-ce que t'as foutu ?

C'là qu't'attrapes sa main, t'mordant la lèvre pour t'retenir de pleurer à nouveau alors qu'tu t'blotties un peu plus contre elle comme si elle pouvait te protéger de tout – d'la peur surtout. « Alix j'ai tellement peur... J't'en supplie me laisse pas... » T'la serres aussi fort qu'tu peux, sauf que toi tu trembles à en crever, vidée de toutes tes forces. T'as plus aucune énergie, en vrai – t'juste effondrée.
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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Mar 31 Oct - 19:16


I would be there, whatever you do
Aligaëlle
Elle a le souffle coupé, trop d'pensées défilent dans sa tête, trop d'idées qu'elle ne peut pas attraper, elle ne peut que les regarder passer à toute vitesse, impuissante, comme elle se sent en ce moment même face à Abigaëlle. Trop d'émotions, d'sentiments contradictoires, trop d'envies et d'hésitation. Elle a l'impression que tout ça est absurde, trop gros, trop impossible, trop... tout. Trop tout, pour des gamines de dix-huit ans, des gamines ayant la vie devant elles. Elle veut dire trop d'choses, elle veut réconforter, elle veut crier, elle veut aider, elle veut se taire, elle veut assimiler, mais elle peut pas, elle peut pas lâcher, car elle sait que si elle lâche, Aby tombera avec elle. Elle s'rend compte à quel point elle peut pas partir, elle s'rend compte qu'aller casser la gueule à ce connard reviendrait à être lâche. Lâche, envers sa meilleure amie, lâche, envers elle même, lâche, envers tout.
ABY — « Deux semaines... Peut-être trois... J'sais pas. »  Deux semaines. Deux semaines. Dans neuf mois, c'était la liberté. Dans neuf mois, il n'y aurait plus d'école. Plus d'études. Dans neuf mois, c'était la vie, c'était la guerre, c'était la mort aux portes du château, et la Serpentard est là, à porter une vie en elle. La lionne inspire, lui sert plus fort la main. J'suis là, qu'elle semble vouloir dire, j'suis là, ces mots qui n'arrivent pas à franchir la barrière de ses lèvres.

ABY — « J'sais pas... J'peux pas... Alix, j'ai tellement peur, j'ten supplie, me laisse pas... » Et la poigne qui se resserre lui fait bien comprendre qu'elle est l'enclume, elle est l'ancre qui permet au navire de ne pas totalement sombrer. Alors la Gaunt prend d'une main le menton de sa meilleure amie, de celle qu'elle considère presque comme une soeur, de celle sans qui la vie à ses yeux serait morne, sans importance, sans valeur aucune.
ALIX — « Aby. Écoute, ouvre bien tes oreilles, OK ? J'te laisserais jamais. Jamais, bordel. Quand bien même on s'rais que toutes les deux, quand bien même j'devrais tout abandonner, des amis jusqu'aux études, jusqu'à la maison, jusqu'à la liberté, jusqu'à tout, je le ferais, je serais toujours là. Compris ? On s'ra deux, quoi qu'il arrive, quoi qu'il te tombe dessus, ça me tombera dessus à moi aussi. On supportera ça ensemble. T'es pas seule, Aby. Tu l'seras jamais. Je te le jure. » Et elle la prend dans ses bras, elle la serre, comme une promesse, qu'elle tiendra jusqu'au bout, elle le sait. Jamais elle laisserait sa meilleure amie, parce que c'est grâce à elle qu'elle est devenue ce qu'elle est. C'est grâce à elle qu'elle existe pleinement, et ça, ça vaut tout l'or du monde. Puis elle se redresse, et lâche un rire étouffé par un sanglot.
ALIX — « Punaise, je pleure, là. » La Gryffondor essuie rapidement ses larmes du revers de la main, puis se redresse, les idées plus claires. Elle est redevenue la lionne, redevenue ce pour quoi elle a été envoyé à Gryffondor, celle qui baisse pas les bras, qui affronte le danger, qui brave la tempête, la plus féroce soit-elle. Elle regarderait la mort en face pour sa meilleure amie s'il le fallait, si elle le lui demandait, si ça pouvait l'aider. Pourtant là y'a que son cerveau qui peut aider, et elle compte bien tirer la vert & argent de ce pétrin.

ALIX — « Bon. Récapitulons. Tu portes un bébé, depuis deux semaines. Dans neuf mois c'est les grandes vacances. Qu'est ce que tu voulais faire, avant d'apprendre que tu avais cet enfant en toi ? Quels étaient tes projets ? Peut être qu'un membre de ta famille pourrait l'héberger jusqu'à temps que tu puisses t'en occuper, j'suis sûre qu'ils voudraient bien... »  Elle sait pas trop comment fonctionne le clan MacFusty, mais elle sait que c'est une famille plutôt soudée, alors bon. Si elle pouvait éviter d'envisager l'avortement, c'était au mieux.



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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Ven 3 Nov - 10:52


I would be there
whatever you do
• Alix & Abigaëlle •
I'm so tired of being here, Suppressed by all my childish fears. When you cried I'd wipe away all of your tears, When you'd scream I'd fight away all of your fears. I've held your hand through all of these years.
Plus que l'impression d'être perdue au milieu de trop d'informations que t'es pas capable de trier, t'es surtout dévorée par une terreur grandissante, celle de te retrouver toute seule. Tu comptais sur lui et il a claqué la porte à cause de cette grossesse, et t'es morte de peur à l'idée que tous fassent de même. Qu'Alix te laisse aussi, alors que c'est bien la dernière personne à mériter de tels soupçons. Sauf que tu peux pas t'en empêcher, rongée par la peur tandis que tu serres sa main avec tes faibles forces pour t'y raccrocher, pour te dire que t'as encore une emprise sur ta vie alors qu'en vrai t'en as aucune. Alors c'est ton menton que la rouge et or attrape, et vos regards qui se croisent alors que t'espères le tien pas trop embué. « Aby. Écoute, ouvre bien tes oreilles, OK ? J'te laisserais jamais. Jamais, bordel. Quand bien même on s'rait que toutes les deux, quand bien même j'devrais tout abandonner, des amis jusqu'aux études, jusqu'à la maison, jusqu'à la liberté, jusqu'à tout, je le ferais, je serais toujours là. Compris ? On s'ra deux, quoi qu'il arrive, quoi qu'il te tombe dessus, ça me tombera dessus à moi aussi. On supportera ça ensemble. T'es pas seule, Aby. Tu l'seras jamais. Je te le jure. » Et dans ses bras tu restes blottie avec cette impression de sécurité que tu ressens plus nulle part ailleurs, alors que tes lèvres retiennent des remerciements que tu voudrais tant prononcer. A défaut d'y arriver tu la serres à ton tour contre toi, comme un second souffle alors que tu suffoquais, une deuxième chance. Celle que Mallory ne t'a pas laissée, mais qu'Alix t'offre sans hésiter avec cette impression que tu comptes. Et lorsqu'elle se redresse ce n'est pas un regard dédaigneux qu'elle t'offre, ou empli de dégoût – c'est juste la preuve qu'elle est là, dans un rire mêlé à un sanglot. « Punaise, je pleure, là. » « Pleure pas, » qu'tu grimaces en levant ta main ne serrant pas la sienne pour essuyer ses larmes à elle, alors que les tiennes ont fait couler ton maquillage de manière complètement anarchique. T'as plus l'air de grand chose ce soir, à vrai dire.

Et tu la vois qui se redresse, comme si son cerveau à elle fonctionnait alors que le tien s'est éteint il y a plusieurs heures. T'es simplement bonne à pleurer et à répondre à des questions avec une précision toute relative, et c'est une situation d'impuissance que tu détestes. Alors t'essaies de faire de même, qu'importe que ce ne soit pas un grand succès. T'inspires pour te calmer, glissant tes doigts sous tes yeux même s'ils se teintent plus de noir qu'autre chose, et qu'tu grimaces de plus belle en voyant cela. Respire, tout va bien se passer – sauf qu'elle y croit qu'à moitié. « Bon. Récapitulons. Tu portes un bébé, depuis deux semaines. Dans neuf mois c'est les grandes vacances. Qu'est ce que tu voulais faire, avant d'apprendre que tu avais cet enfant en toi ? Quels étaient tes projets ? Peut être qu'un membre de ta famille pourrait l'héberger jusqu'à temps que tu puisses t'en occuper, j'suis sûre qu'ils voudraient bien...  » Des projets t'en as trop, faut dire qu'avec l'ambition qu'on t'a toujours connu c'est difficile de croire qu'une grossesse va ainsi te mettre à terre. Sauf que c'est le cas, mais t'en as qu'à moitié conscience pour l'instant, à essayer de te ressaisir aux côtés de ta meilleure amie. « On s'occupe de dragons sur l'île, alors s'il s'échappe il y a peu de chances qu'ils hésitent à le... » Pas d'mot, t'veux pas t'imaginer ton enfant mangé par une créature des flammes. « Aigneas travaille à Pré-au-Lard pour l'instant... mais un enfant... » Ton enfant surtout, parce que tu veux pas qu'il soit délaissée comme toi t'as été abandonnée par ton prétendu père – géniteur plus qu'autre chose, en vrai. « Je devais travailler pour le clan normalement... » Et être à sa tête, surtout, même si c'est pas super bien parti pour l'instant. « Alix, dans trois mois on sera dehors... » Gorge qui se serre, c'est bien l'une des premières fois que la guerre t'effraie vraiment, parce qu'elle te frappe réellement. « J'veux pas mourir comme ça, et j'veux pas non plus que tu meures à cause de ça, » qu'tu lâches avec une certaine anxiété dans la voix, parce que t'es plus assez naïve pour croire que c'est juste ça. Mais c'est beaucoup trop pour que tu puisses le décrire.
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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Mer 8 Nov - 8:02


I would be there, whatever you do.
Aligaëlle
Son cerveau tourne à plein régime tandis qu'elle essaye de garder la tête hors des flots ; elle le doit, elle doit garder la tête froide, sinon la mer les emportera toutes les deux. Elle peut pas la laisser comme ça, et elle se creuse les méninges pour trouver une solution, cette solution miracle qui arrivait dans les films que les moldus produisaient, cette solution qui sortait les héros du mauvais pas et leur offrait la vie qu'ils rêvaient. Sauf qu'elle l'a trouve pas, cette strangulot de solution, cet engrenage qui manque à la machine, cette vis qu'ils ont perdus pour fixer les barreaux d'acier. Elle la trouve pas, et ça la rend folle, ça lui fait s'arracher les cheveux, s'insulter de tous les noms. Elle est pas Serdaigle, oh non, elle est Gryffondor, et elle se doit d'aider une amie. Sauf que là, tout d'suite, elle y arrive pas, et elle devient dingue.

« On s'occupe de dragons sur l'île, alors s'il s'échappe il y a peu de chances qu'ils hésitent à le... Aegnas travaille à Pré au Lard pour l'instant... mais un enfant... je devais travailler pour le clan normalement... »
Tout s'enchaîne, les obstacles, les troncs d'arbre qui tombent sur le chemin tout tracé  qu'elles s'étaient fait, sur son chemin, à la Serpentard. Et y a pas d'sentiers pour l'aider à contourner ça, juste la route, droite, entrecoupée, et rien d'autre. La lionne prends appuis sur le mur d'en face, les sourcils froncés, arborant cette moue qui plisse son front lorsqu'elle tente de trouver une solution à un problème épineux. La Serpentard tient à sa famille ; comment lui en blâmer ? Elle retient de justesse un juron - dans quel merdier était fourrée la MacFusty ?

« Alix, dans trois mois on sera dehors... j'veux pas mourir comme ça, et j'veux pas non plus que tu meures à cause de ça. »
Dans trois mois on est dehors. Bam. Dans sa face. Trois mois, trois putains de mois, et ils sont dehors. Ils quittent le château. Dehors. Ils s'en vont, définitivement. Dehors. Ils sont libres - tout du moins, c'est c'qui était prévu, à la base. La Serpentard n'est plus si libre que ça. Ouais, trois mois, à se demander coment sortir de là, trois mois à regarder s'égrener les grains dans le sablier, torture infâme qu'est celle du temps.

Elle en veut, la lionne, elle en veut terriblement à Mallory, et elle est partagée, entre deux sentiments. Celui d'réussite - enfin, il s'éloigne d'elle, enfin, ce mec aux idées aussi noires que son âme s'éloigne de sa meilleure amie. Et celui de défaite, amer, passant au dessus d'l'autre : il l'a laissée, certes, mais à quel prix ? Il l'a laissé, oui, mais au moment où elle a l'plus besoin d'lui. Puis soudain la fatigue du soir lui retombe dessus comme un fardeau qu'on relâcherait d'un coup, et elle se sent faiblir, ses bras, ses jambes, tout est douloureux, mais par dessus tout sa tête, sa tête qui souffre. Elle en peut plus, il est trop tard, elle a trop travaillé et quand bien même elle se forcerait, ça servirait à rien, ça n'aiderait pas la verte & argent.
« Aby, j'pense qu'on est toute les deux fatiguées. On a besoin de dormir. On s'prend la tête comme ça, alors qu'on a besoin de repos, et ça aidera à mieux réfléchir. Rien qu'à voir ta tête, ça se voit ; t'es fatiguée. Et moi aussi.  J'te lâche pas, Aby, bien évidemment qu'non, mais juste, ce s'rait mieux d'en reparler demain matin. »

Non, elle l'abandonne pas, elle l'abandonnera jamais. Mais là, tout d'suite, la lionne sait qu'elles se prennent la tête, qu'elle font qu'empirer leur état - surtout celui d'Abigaelle. Alors elle prend son amie par le bras et l'aide à se relever, avant de demander un dernier effort à son cerveau et de réfléchir à toute vitesse. Non, elle peut pas non plus lui dire "bonne nuit !" et s'barrer comme ça. Bien évidemment qu'non. Puis ses méninges lui fournissent une idée - probablement la seule qu'elle arrivera à sortir cette soirée.
« Tu r'tournes pas à ton sortir dans c't'état, hors de question. J'pense que ce s'rait mieux que tu viennes chez les Gryffondor. Les filles de mon dortoir sont super sympa, elles ne poseront pas de question si j'leur demande. Juste pour cette nuit, si tu veux, mais là, j'peux pas te laisser retourner chez les Serpentard comme ça. »


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