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 I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)

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 GRYFFY.  - bold, honourable, strong-willed

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MessageSujet: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Jeu 12 Oct - 18:21

Whatever you do.


Elle court les couloirs, ses cheveux décolorés balayant ses épaules à chaque foulées, sa cape volant derrière elle. Elle pousse les élèves sans plus de ménagement, à coups de "JE PASSE !" de "PARDON !" et de "DÉGAGEZ !". Nan, fallait croire qu'aujourd'hui, elle n'était pas la plus polie du monde. Mais en fait, elle a peur. Elle flippe. C'est comme un serpent vicieux qui mord son coeur, qui injecte son venin dans ce dernier. Elle est anxieuse, et c'est un poison cruel, un poison tortionnaire.

Ses pas résonnent dans les couloirs qui se vident lentement, prédisant l'heure du couvre-feu. Les étudiants rentrent, las et fatigués, ou au contraire excités, dans leurs dortoirs respectifs. Pourtant, elle, elle continue de courir, sans plus se soucier des regards surpris qu'on lui lance. En ce moment, elle s'en contre fou royalement. Où est-elle ? C'est cette foutue question qui résonne dans sa tête, qui la tourmente depuis le matin, qui la ronge depuis l'après midi.

Et ça fait une heure qu'elle parcourt le château en long et en large, de plus en plus anxieuse au fil des secondes vicieuses qui s'enchaînent. Déjà elle imagine les pires scénarios, déjà elle voit les acteurs sur la scène. La lionne pousse un juron, serre les dents. Où ? Elle bouscule sans ménagement un deuxième année. Elle s'excuserait plus tard.

Et alors qu'elle tourne à l'angle d'un couloir, un cri sort de sa bouche et elle s'élance vers celle qui l'a fait courir toute la soirée, les pupilles dilatées.


ALIX — « ABY ! »


C'est un cri de délivrance, un véritable cri de joie, un cri du coeur. Le serpent se rétracte et glisse hors d'elle, disparaît au coin du mur, tandis qu'elle s'arrête à quelques pas de sa meilleure amie, la bouche sèche.


ALIX — « Bordel, tu aurais pu prévenir ! J'ai cru qu'il t'étais arrivé quelque chose ! Par les temps qui courent, ce n'est p- »
et elle s'interrompt brusquement.

Quelque chose cloche. Quelque chose ne va pas.  Elle fronce les sourcils et se rapproche d'un pas, réduisant la distance entre les deux filles.


ALIX — « Aby, regarde-moi. »


Et ce n'est que lorsque l'autre relève lentement la tête que la Gryffondor aperçoit les joues striées de larmes de son amie. Ouch. C'est un violent coup dans l'estomac. Abigaëlle MacFusty qui pleure ? Même en tant qu'amie proche, elle ne l'a presque jamais vue ainsi. Son mascara a glissé sur ses joues, traçant des veinures d'ébène sur sa peau pâle, lui donnant un air d'évadée d'Azkaban. Affligée, la Gaunt s'approche et prend sa meilleure amie dans ses bras, sans un mot. Pendant de longues minutes, elles restent ainsi, l'une secouée de sanglot, l'autre silencieuse. Puis elle s'écarte lentement et prend son amie par les épaules, osant rompre le silence de mort s'étant installé dans les couloirs.


ALIX — « Que t'est-il arrivé ? »
murmure-t-elle en fixant le regard brisé de la Serpentard.

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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Jeu 12 Oct - 23:25


I would be there
whatever you do
• Alix & Abigaëlle •
I'm so tired of being here, Suppressed by all my childish fears. When you cried I'd wipe away all of your tears, When you'd scream I'd fight away all of your fears. I've held your hand through all of these years.
Tu sais pas c'que t'as fait pour mériter ça, quelles horreurs t'as bien pu commettre pour que de telles douleurs soient justifiées, et que de telles insultes te soient ainsi jetées à la figure. T'as juste eu le malheur de l'aimer un peu trop, assez pour céder et tout faire déraper. Un bébé – toi t'as jamais demandé ça, mais il t'en rend responsable. Tu venais juste chercher du réconfort auprès de ton meilleur ami, et à la place t'as été accueilli par un troll de sang-pur déjà fiancé, et prêt à te rejeter comme une immondice. Ce qu'il a fait, d'ailleurs, et t'es pas sûre de pouvoir un jour oublier le dégoût que tu lisais dans ses yeux. Cette manière dont il t'a regardée, elle tourne en boucle dans ton esprit depuis ce matin, tout comme ses mots, ses accusations, ses hurlements rageurs. Comme quoi en plus de gâcher ta vie, t'as décidé de pourrir la sienne – sauf que toi tu n'voulais ni l'un ni l'autre. Et t'avais b'soin d'aide, une aide qu'il t'a refusée au profit de cris qui ont fini de te briser. Des paroles qui t'ont achevée, et ta journée tu l'as passée à même le sol, à pleurer comme si ça pouvait t'aider à te relever.

T'as pas la moindre idée du temps qu'il s'est écoulé depuis votre dispute lorsque tu te redresses enfin. Assise sur le sol froid de ce bar improvisé dans la salle sur demande, t'étouffes un énième sanglot alors que les larmes cessent enfin de glisser le long de tes joues. Tu contemples un moment le massacre de tant de bouteilles brisées pour rien, le miroir aussi anéanti que ton cœur, les bouts de verre qui jonchent le sol tout autour de toi, et ton désespoir n'en est que plus atroce. Ça ne devait pas se passer comme ça, sauf que c'est le cas, et maintenant t'es seule, l'âme en peine et l'palpitant en lambeaux. Seule face à ta misère, mais après trop de temps passé à la discerner, tu n'peux plus la supporter. Alors tu t'lèves – tu quittes ce sol qui t'a accueilli toute la journée pour t'en aller. L'étage, l'heure, tu t'en moques – plus rien n'a d'importance désormais. T'es même pas sûre de pouvoir retrouver ton dortoir, mais ça aussi tu t'en fous.

Tu marches lentement, tentant de reprendre contenance alors que ton visage ne fait qu'exprimer toute ta douleur, et qu't'as pas eu la force de nettoyer tout le maquillage qui a coulé de tes yeux. Tu serais sans doute satisfaite de l'absence d'élèves dans les couloirs, sauf qu'au fond tu t'en fous, et tu t'contentes d'laisser tes pas s'succéder. T'sais même pas vers quoi – t'avances, c'est tout. Jusqu'à qu'un cri brise le morne silence dans lequel tu t'étais enfoncée. « ABY ! » Tu lèves pas la tête, t'en as pas besoin pour reconnaître cette voix. Tu veux pas qu'elle te voit comme ça, surtout, et au début elle semble se douter de rien. « Bordel, tu aurais pu prévenir ! J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! Par les temps qui courent, ce n'est p- » Là tu sais que c'est fichu, parce que si elle s'est arrêtée, c'est parce qu'elle a compris. Qu'elle sait que quelque chose ne tourne pas rond, et tu la connais bien assez pour prédire la suite – t'as pas la force de t'y opposer. Celle de lui dire de reculer alors qu'elle se rapproche, de te lâcher lorsqu'elle redresse doucement ta tête d'une main, d'lui dire que tout va bien. « Aby, regarde-moi. » Une seconde, c'est tout ce qu'il faut pour que tu fondes à nouveau en larmes, le temps d'un regard. T'fermes les yeux dans l'espoir d'échapper à tout cela, et t'la sens qui t'enlace doucement, sans parler. Tu pleures à nouveau, et même si c'est pitoyable tu te retiens pas – ça servirait à quoi ?

T'sais pas combien de temps elle dure, votre étreinte, mais lorsqu'elle te lâche c'est parce que tes sanglots ont cessé – t'as peut-être juste plus d'larmes à verser pour l'instant. Ses mains sur tes épaules, t'sens son regard dans l'tien, mais tes yeux la fuient – t'as tellement honte de ton état. « Que t'est-il arrivé ? » « Je sais pas quoi faire Alix... » qu'tu murmures, les iris vers l'sol. « J'ai tellement peur... comment j'vais faire ? comment j'vais faire ? » qu'tu répètes, de petites perles salées s'glissant sous l'désespoir d'tes pupilles. T'sais pas si tu pourras rester debout longtemps, ou même si tu seras capable de ne pas pleurer à nouveau – t'es juste morte de peur, en vrai, et t'as mal comme jamais auparavant. Bouffée d'trop d'angoisse et d'désespoir à seulement dix-huit ans.
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I don't understand how can you look at me like it's nothing. Like I never meant anything to you. Like I was never in your life... But one last time tell me you love me. Tell me you love me. If you don't, then lie. Oh, lie to me, and call it true love.



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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Dim 15 Oct - 12:57

Whatever you do.

T'sais parfois y a des choses qui déconnent, qui déraillent, alors que tout semblait monotone. Ces choses là, elles t'ouvrent les yeux, elles te font réaliser à quel point tu t'es bercé d'illusions tous les jours durant. Elles te font regarder sous un nouvel angle les événements, les actes et les paroles. Et elles te font regretter, amèrement.

C'est ce qu'elle ressent à ce moment précis. Une amertume, des remords, semblables à des lames blanches qu'on enfonce progressivement dans son esprit, qui font suinter son âme en de grosses gouttes écarlates. Elle s'en veut, horriblement, de ne pas avoir réagit plus tôt. Bon sang, quelle amie indigne elle fait. Le pire, c'est qu'elle était persuadé que tout allait bien. Elle était persuadée - ou elle voulait s'en convaincre - qu'à l'intérieur du château, il n'y avait aucun problèmes. Que Poudlard constituait un rempart contre ce monde de brutes, au dehors. Un rempart contre l'extérieur. Un rempart contre la réalité.

Sauf qu'elle se rend compte, à cet instant précis, à quel point elle s'est bercée de mirages. À quel point elle s'est mentit à elle même. Elle se rend compte, en voyant sa meilleure amie pleurer, combien la réalité les a rattrapé depuis longtemps. Combien la violence existe aussi dans le monde des adolescents, sous une autre forme, certes, mais bien présente. Sous la forme des insultes, des crachats, sous la forme du mépris et du mensonge, sous la forme des gestes offensants et de la lâcheté. Et ça, ça faisait mal.

La lionne hésite. Que dire, face à une ado brisée, renfermée dans sa douleur ? Que dire, face à quelqu'un qui souffre d'un mal inconnu, un mal qui ne peut être soigné avec des sortilèges ou des potions ? Peut être que certains auraient choisis le silence, à cet instant. Mais pas elle. Elle peut pas rester comme ça, les bras croisés. Quitte à faire encore plus mal, autant réussir à connaître la cause du mal pour l'éradiquer au plus vite.


ALIX — « Aby, calme toi. Calme toi, ok ? J'suis là. Il... »
et elle s'interrompt. Ouais, il quoi ? Il peut rien t'arriver ici ? Mensonges, lui hurle sa conscience. Ou alors, t'es en sécurité ici ? Calomnies, crie son esprit. Alors elle se mord la lèvre et elle reprend, car elle veut savoir, elle veut la soigner.


ALIX — « Pour l'instant, tu vas t'assoir. Viens. »


Elle enjoigne la Serpentarde de s'assoir avec elle contre le mur, sans se soucier du couvre-feu. En ce moment, elle n'en a strictement rien à foutre. Une retenue, face aux sanglots silencieux de son amie, est dérisoire. Ils peuvent bien la menacer de la coller, de lui faire copier des milliers de lignes qu'elle restera. Parce qu'une retenue, c'est pour quelques soirs, au pire, plusieurs mois. Un mal profond, ça se traîne toute la vie.


ALIX — « Inspire... voilà. C'est ok. Maintenant... Aby, si tu peux... raconte moi. Tu peux pas garder ça pour toi, ça va te bouffer. S'il te plaît. »


Après quelques secondes de silence elle lance ça, en hésitant. Mais elle peut pas rester à rien dire. Il faut que la vert & argent parle, au risque de se mutiler de l'intérieur.
Quel monde pourri, vraiment.

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MessageSujet: Re: I would be there, whatever you do. (Ft. Aby)   Lun 16 Oct - 0:51


I would be there
whatever you do
• Alix & Abigaëlle •
I'm so tired of being here, Suppressed by all my childish fears. When you cried I'd wipe away all of your tears, When you'd scream I'd fight away all of your fears. I've held your hand through all of these years.
Tu voudrais arrêter de pleurer, ne plus sentir ces larmes de rage et de peur couler le long de tes joues. Pourtant tu n'en es pas capable, parce qu'elles expriment ta peine, et cette dernière semble infinie. Comme si jamais tu ne seras en mesure de te relever, et face à ta meilleure amie il y a toute cette inquiétude qui resurgit sans craindre qu'elle ne te juge. Pas que tu ne haïsses pas ta faiblesse actuelle, mais tu réalises que tu ne peux rien faire contre. T'es juste bonne à sangloter jusqu'à ce que ça s'arrête, pour qu'enfin elle recule et te regarde pour te demander ce qu'il t'arrive. C'que tu n'peux décrire, trop d'souffrance impossible à exprimer par d'simples phrases. T'es effrayée par ce qui t'attend, et surtout tu n'sais pas quoi faire. « Aby, calme toi. Calme toi, ok ? J'suis là. Il... » Le mot t'fait juste penser à Mallory, qu'importe qu'il n'ait rien à voir avant. Ce il qui n'a pas de fin, simple vocable qui t'rappelle qu'il n'est plus là, qu'il est parti en claquant la porte. Et les perles salées reprennent leur chemin sur ton visage dans des sillons de douleur et d'amertume.

Elles glissent le long de ces sillons qu'elles ont déjà tracés, se moquant bien d'être vues par Alix. Elles s'foutent de tout, elles, et toi t'as juste trop mal pour les retenir, ou même t'opposer à ses mots. Pour partir, fuir encore, parce qu'en vrai c'est à peine si tu tiens sur tes jambes, tremblante au point de faire de la peine. C'comme si tu t'apprêtais à rendre ton dernier souffle, de trop d'douleur inexprimée. « Pour l'instant, tu vas t'assoir. Viens. » T'la laisses faire, t'asseyant à ses côtés. T'sais pas quelle heure il est, mais même si tu savais tu ne retournerais pas chez les verts et argents. Pas dans cet état, et encore moins en sachant qu'il y est lui. Qu'il va y passer la nuit après t'avoir abandonnée le matin même sans le moindre état d'âme. « Inspire... voilà. C'est ok. » T'essaies de suivre sa respiration à elle pour les sanglots cessent, et p'tit à p'tit ça s'calme, ça d'vient supportable. Finalement t'y arrives, pourtant t'as c'réflexe stupide d'attraper son bras, comme pour t'assurer qu'elle est là. Qu'c'est pas un mirage pour t'rappeler à quel point t'es seul parce que lui il est parti. « Maintenant... Aby, si tu peux... raconte moi. Tu peux pas garder ça pour toi, ça va te bouffer. S'il te plaît. » Ça t'bouffe déjà, et il est là l'problème. Ça t'ronge d'puis qu'tu sais, mais t'avais encore c't'espoir qu'il t'aide. En vain, parce que maintenant il t'a laissée tomber, et c'est contre Alix que tu t'retrouves dans c'pitoyable état. A n'plus savoir quoi faire, et encore moins comment lui expliquer. Lui dire à quel point t'as merdé, en plus d'avoir péché. « Mallory... il est parti... Il me déteste, » qu'tu murmures, refusant d'sangloter à nouveau par fierté alors qu'inconsciemment tu sers plus fort encore l'bras d'ta meilleure amie. « Il... Il veut pas... » T'arrives pas à parler, la gorgée nouée d'trop en dire alors qu'en aucun cas t'es claire, perdue au milieu d'trop d'confusion et d'douleur dans c't'effroyable agonie. « Il va s'fiancer ou s'marier, il va partir et il me laisse seule. J'veux pas être seule avec ça Alix, j'sais pas comment j'vais faire, j'peux pas y arriver toute seule. J'peux pas... j'sais pas quoi faire, j'veux juste... j'veux pas être seule avec ça. » Ça n'a plus aucun sens, t'es même pas sûre qu'elle comprenne c'que t'essaies de lui dire, mais finalement elle est peut-être simplement aussi perdue qu'toi dans c'foutoir qu'est dev'nu ton esprit brisé par l'chagrin.
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