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 nobody dies in neverland (abiode)

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MessageSujet: nobody dies in neverland (abiode)    Lun 23 Oct - 22:27



nobody dies in neverland
abigaelle macfusty & ode shacklebolt
J'ai rien raté du match Gryffondor contre Serpentard - jusqu'à ce que je glisse sous les gradins pour voir Elsie, lui filer d'quoi oublier un peu l'monde et son coeur brisé. Alors d'la fin du match, j'ai entendu surtout la clameur, la joie explosante des lions rageurs - et la fierté d'voir ma maison porter haute ses couleurs. J'ai beau aimé Mallory comme un frère, quand il s'agit d'Quidditch j'trahis pas la maison dont j'porte les couleurs depuis six années. J'suis un Gryffondor, rien n'peut changer ca. Ni personne. Pas même l'Rowle. J'suis gueulard, courageux quand il l'faut, et arrogant. Egoïste pas bien des points - sauf qu'depuis la rentrée, j'tiens à mon bras une chose plus précieux qu'moi, ou ma maison, ou l'reste. Et j'crois pas avoir été aussi bien d'toute ma vie, que depuis que Silent a accepté qu'je la désigne d'Petite amie devant le reste du monde. J'ai encore du mal à l'réaliser, et souvent j'oublie qu'je dois m'améliorer pour elle.
M'améliorer ca veut aussi dire faire preuve d'plus d'humanité. Et avec Silent à mes côtés, j'tendance à réfléchir à toute la bouse d'hippogriffe qui m'entoure. Silent c'le seul truc lumineux pour m'faire sortir la tête de l'eau en c'moment, alors je savoure sa présence dés que j'le peux. L'matin en l'attendant à la Grande Salle, en lui tenant compagnie quand on a des cours communs, et en étant à ses côtés dés qu'elle l'souhaite - ou qu'elle l'accepte.

Apaisé, j'ai l'esprit moins violent, l'orage se calmant au profit d'une lune blagarde à la lueur salvatrice. Elle est pas un glorieux soleil, Silent, elle est une lune tendre. Elle est parfaite par bien des points, la belle. Et j'suis imparfait par tous les côtés, la bête. Alors j'dois peut être tenter d'm'arranger pour elle. Tenter d'faire preuve de plus d'humanité, et d'ravaler ma verve assassine pour m'rendre compte que parler parfois ca a aussi du bon.
C'comme ca qu'Abigaëlle elle a prit plus d'place dans ma tête qu'elle l'devrait sans doute. D'savoir ce qu'elle porte dans l'bide, et n'pas pouvoir faire quoi que ce soit pour ca - à la demande de Mallo pour l'moment. Mais surtout, d'pas lui parler, d'lui faire croire qu'dans son conte j'suis l'méchant à tuer. Mais il s'trouvait un temps où on s'entendait bien avec Macfusty, et j'avoue u'parfois j'y pense. Et ca m'emmerde. Ca m'emmerde qu'on soit plus c'qu'on était - c'tait plus simple à c'moment là.

Alors en apprenant qu'elle a été blessée, j'ai vu l'occasion d'me rendre à l'infirmerie pour lui tenir la main - ou compagnie qu'importe. C'avec un paquet d'Patacitrouilles que j'rentre dans les lieux, où s'trouvent plusieurs blessés avec l'week-end de tournoi. C'pas étonnant, en vrai, c'est violent l'Quidditch. J'suis pas long à trouver le lit d'la convalescente, qu'je trouve évéillé, et j'avance avec un sourire en coin sur les lèvres, avant d'poser le cadeau sur la table près d'son lit.
Ode - « Si j'me souviens bien, t'aime ca, non ? » J'demande avant d'prendre place près du lit, m'affalant avec un soupir pour m'tourner vers elle avec plus d'inquiétude dans l'regard que j'ai pu lui en faire part ces derniers temps - surtout à notre dernière altercation. « J'ai appris que t'avais mangé un cognard. Comment tu t'sens ? »


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The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Mer 25 Oct - 22:55


Nobody dies
in neverland
• Abiode •
I'm jealous, I'm overzealous. When I'm down, I get real down, When I'm high, I don't come down. I get angry, baby, believe me. 'Cause I got issues, But you got 'em too. So give 'em all to me, And I'll give mine to you. Bask in the glory Of all our problems.
Une nuit à peine passée à l'infirmerie et déjà tu voudrais en être loin. T'as mal dormi malgré les potions qui t'ont été données, sans doute parce que trop de choses te tracassaient. Ni le cognard ni la chute ne l'ont tué, pourtant tu n'arrêtes pas d'y songer, et surtout de penser à celui qui l'a abandonné. Qui vous a abandonnés, et qui à présent porte sur le bras une marque pleine de trop de noirceur pour que tu sois encore capable de l'ignorer. Tu ne peux plus faire comme s'il n'était pas un Rowle, un sang-pur au service de Voldemort qui finira par tuer pour lui. Et ça te terrifie, au fond, de l'imaginer comme ça. Effrayée à l'idée qu'un jour ce soit toi qu'il vise et qu'il regarde avec les mêmes yeux mauvais de Mulciber lorsqu'il n'a plus toute sa tête, qu'il observe comme si c'était terminé. Comme si ta vie s'achevait, et que c'était de sa faute, de sa main. Et c'est à ça que t'as passé ta nuit.

T'as pas pu retenir quelques frissons d'horreur en te réveillant, tout comme tu ne pouvais rien faire contre tes côtes douloureux. Les nausées ont repris, moins violentes mais bien là, sauf qu'elles avaient quelque chose de rassurant. La preuve qu'il était encore là. Puis t'as passé le début de ta matinée à comater dans ton lit, essayant de ne penser à rien. T'as jamais été douée pour ça, alors lorsque quelques pas ont attiré ton attention car ils semblaient se rapprocher de toi, tu t'es sentie soulagée. Jusqu'à ce que tu lèves la tête pour reconnaître ce visage que tu ne connais que trop. « Ode ? » L'prénom quitte tes lèvres sans qu'tu puisses rien y faire, ton étonnement se lisant sans mal sur ton visage. « Si j'me souviens bien, t'aimes ça, non ? » Ton regard glisse alors vers ce qu'il t'a apporté, un paquet de Patacitrouilles. Et brusquement y'a une nouvelle crainte qui te saisit, la menace qu'il te destinait revenant à tes oreilles. « Si elles ne sont pas empoisonnées, oui, » qu'tu peux pas t'empêcher de lâcher avec plus de méfiance dans le regard que t'aurais voulu. Tu ne sais pas comment réagir face à son sourire, car même s'il semble amical, tu te dis que ce n'est peut-être qu'une façade. Un subterfuge – ou alors t'es juste devenue paranoïaque. « J'ai appris que t'avais mangé un cognard. » Léger hochement de tête de ta part alors qu'tes yeux s'baissent un instant. Comme s'il avait besoin d'une confirmation alors que tout le monde sait que la seule poursuiveuse de Serpentard s'est évanouie à cause d'un cognard balancé par un lion. La grande classe, ouais. « Comment tu t'sens ? » T'hausses les épaules en essayant d'pas grogner de douleur, avant d'ramener ton regard sur l'jeune homme, toujours à te demander s'il s'inquiète vraiment pour toi. « J'ai quelques côtes cassées mais il paraît que ça sera bientôt de l'histoire ancienne. Cela dit, ça fait toujours un mal de chien, » qu'tu grommelles avant d'te mordre l'coin des lèvres à l'intérieur d'ta bouche, tes yeux s'glissant de nouveau vers le paquet qu'il a apporté. Puis vers lui, à l'jauger, et encore à t'demander où est la vérité dans tout ça. Paranoïaque, c'est l'mot. « Si c'est c'que tu voulais savoir, il est toujours là, même si ça doit toujours pas t'plaire. » T'as pas besoin de préciser de qui tu parles, il le sait très bien, d'autant plus en croisant ton regard. Sauf que t'attrapes malgré tout l'sachet d'une main, l'posant sur tes cuisses sans l'lâcher. Y'a tes iris qui hésitent entre le jeune homme et les friandises, et toi qui t'demande si y'a un risque. S'il oserait te faire ça alors qu'autrefois vous étiez amis, période que tu regrettes même si tu le caches bien. Tout est plus simple à dissimuler derrière de l'inquiétude et de la colère.
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Never was a girl with a wicked mind, but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity, and I could belong to the night. You make me wanna die, I'll never be good enough. You make me wanna die, and everything you love will burn up in the light. Taste me, drink my soul, show me all the things that I shouldn't know when theres a new moon on the rise. Everytime I look inside your eyes, you make me wanna die.


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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Jeu 26 Oct - 0:16


nobody dies in neverland
abigaelle macfusty & ode shacklebolt
J'vois bien qu'elle est pas tranquille la MacFusty, qu'elle a échangé son air confiant et narquois pas un regard fuyant et inquiet. A croire qu'le monde entier va lui tomber sur la gueule pour l'écraser et la faire disparaitre - j'me demande un instant si c'est comme ca qu'elle m'perçoit, comme si j'étais l'épée d'Damocles sur sa tête et que j'allais juste la lui trancher en deux. C'plausible, sans doute, alors qu'elle est plus capable d'voir autre chose que du noir selon les mots d'Mallory. Pas qu'je sois capable de compassion pour elle - en vrai j'capable de compassion pour pas grand monde - mais ca m'désole d'voir une fille si forte devenir si peu de choses. Devenir si frêle, dans son foutu lit d'hôpital, à semblait terrifier par une boite de bonbons qu'je pose pas loin d'elle. Son air méfiant est presque vexant et m'demande un moment pour comprendre ce qu'il me le fait mériter.
Abigaelle - « Si elles ne sont pas empoisonnées, oui, » J'lève les yeux au ciel avant de m'affaler dans l'fauteuil près de son lit - pour toute réaction devant cette déclaration pour l'moins déconcertante. Et empli d'un manque évident de logique. Pourtant elle en manquait pas de logique Abi - elle était même foutrement intelligente et loin d'être aveugle avant. Avant - maintenant elle semble voir l'monde sous le carcan d'la batarde qui porte un batard, et rien d'plus, se réduisant à c'te seule vérité pour être elle.
Sauf qu'elle, elle est tellement plus qu'ca et c'est dommage qu'elle s'en souvienne plus.
Ode - « J'serai foutrement con de t'empoisonner dans une infirmerie t'crois pas? Assurément c'là que tu serais sauvée l'plus vite. Et puis, crois le ou non mais c'pas mon but dans la vie d'assassiner des gens. » J'balance avec plus d'ennuie dans la voix que de vexation - j'suis pas vexé, en vrai, j'suis plutôt désolée qu'elle s'sente attaqué alors que j'ai juste rien fait - vraiment. La boite est même encore dans son emballage, preuve qu'elle a pas été touchée ni ouverte.

Alors j'prends le parti de lui demander comment elle s'porte, à savoir si elle a rien d'casser de trop grave. Elle, après avoir mangé un cognard durant le match, ce qui peut parfois être assez impressionnant.
Abigaelle - « J'ai quelques côtes cassées mais il paraît que ça sera bientôt de l'histoire ancienne. Cela dit, ça fait toujours un mal de chien » J'grimace, me disant un temps que j'aurai de quoi la soulager de son mal, mais qu'elle en voudrait certainement pas - j'repense encore à c'qu'elle a pu balancer sur c'truc que j'ai avec la drogue. Cet addiction qui m'quitte rarement, que je tente juste d'garder sous contrôle maintenant que j'ai Silent pour m'remettre sur le droit chemin. Elle mérite pas un mec qui est jamais sous contrôle, ou qui arrive pas à s'contrôler. Elle mériterait bien mieux qu'moi - mais j'suis trop égoïste pour la laisser filer.
Abigaelle - « Si c'est c'que tu voulais savoir, il est toujours là, même si ça doit toujours pas t'plaire. » J'arque un sourcil, m'prenant un moment pour m'demander de quoi elle parle - du batard évidemment - avant de souffler à nouveau, et d'me prendre un Patracitrouille aussi - j'mérite bien ca.
Ode - « J'viens pas pour savoir ca . J'suis venu pour toi, t'sais, parce que tu t'définis par juste pour c'que tu portes. T'reste aussi Abi, même si parfois tu semble l'oublier. » J'dis avec un regard plus désolé qu'autre chose vers elle. C'dommage, qu'elle s'laisse disparaitre au profit d'un rêve déjà brisé. Pas que je comprenne après quoi elle court, mais elle semble décider à aller jusqu'au bout du chemin. Même si c'est seule, en en voulant à tout ceux qui ont pas été là pour lui tenir la main.
Sauf qu'j'ai pas de compassion, alors sa main j'la prendrais pas - enceinte ou pas. « Mais si c'un soulagement pour toi d'savoir que tout va bien pour ca, alors j'suis ravi pour toi j'imagine. » Qu'je rajoute finalement, avant de prendre le bonbon en bouche pour le savourer à mon tour. C'foutrement bon à dire vrai.
Ode - « Ca t'tient vraiment à coeur d'le garder, pas vrai ? »



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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Jeu 26 Oct - 11:43


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Ode Shacklebolt est bien la dernière personne que tu t'attendais à accueillir à ton chevet après votre dernière confrontation, celle-là même qui te rend craintive quant aux friandises qu'il t'apporte. Des Patacitrouilles qu'tu soupçonnes – à tort, parce que sinon c'est pas drôle – d'avoir été empoisonnées par ses soins tandis qu'il s'affale sur le fauteuil avec un air las. « J'serai foutrement con de t'empoisonner dans une infirmerie t'crois pas? Assurément c'là que tu serais sauvée l'plus vite. » Un point pour le Gryffondor, et ça t'agace autant qu'sa voix ennuyée – celle-là même qui signifie qu't'as l'air ridicule. « Et puis, crois le ou non mais c'pas mon but dans la vie d'assassiner des gens. » Tu devrais peut-être avoir honte d'une telle accusation lancée injustement son égard, sauf qu'à tes yeux elle est tout sauf injustifiée. Et tu doutes pas qu'il serait prêt à tuer, le rouge et or, si jamais gueuler ne suffisait plus. « T'avais pas l'air très hésitant la dernière fois, » qu'tu ripostes alors, sauf que t'as l'air de rien, juste du gamine qui ne veut pas avoir tort, ou peut-être d'une paranoïaque qui veut se dire que ses inquiétudes ne viennent pas de nulle part. C'peut-être ça que t'es, au fond : complètement tarée.

Tu t'demandes encore s'il s'inquiète vraiment pour ton état lorsque tu lui réponds qu'la douleur est toujours là, ne pouvant ignorer la grimace qui déforme un temps son visage. N'sachant comment l'interpréter, t'passes à autre chose tout en jetant des coups d’œil au sachet posé sur la table près de ton lit. Ton regard capte un instant celui du Gryffondor lorsque tu lui dis qu'il est toujours en vie, avant qu'tu n'récupères l'paquet qu'il a apporté pour toi. T'ouvres le tout sans pour autant prendre une friandise, ton regard alternant involontairement – ou pas – entre le jeune homme et les bonbons. Et finalement c'est Ode qui en saisit un en premier, avant d'te répondre. « J'viens pas pour savoir ça. J'suis venu pour toi, t'sais, parce que tu t'définis pas juste pour c'que tu portes. T'reste aussi Abi, même si parfois tu semble l'oublier. » C'ton regard qui s'baisse par automatisme cette fois-ci, alors qu'tu chasses de ta joue un cil qui n'existe pas. « Mallory aussi il semble l'oublier, » qu'tu peux pas t'empêcher de constater, avec plus de tristesse dans la voix qu'tu l'aurais voulu. Tu voudrais être amère, ou en colère, mais en vrai t'es surtout triste d'avoir perdu ton meilleur ami pour si peu. Enfin si peu, disons que tout est relatif, et qu'un bébé n'est pas forcément une chose à prendre à la légère. Et peut-être pas lorsqu'on a à peine dix-huit ans et que l'on va se marier, ouais. « Mais si c'un soulagement pour toi d'savoir que tout va bien pour ça, alors j'suis ravi pour toi j'imagine. » C'là qu'tu relèves les yeux vers lui, pour l'voir glisser la friandise dans sa bouche. « T'as jamais été très doué pour faire semblant. » Et c'vrai, parce qu'Ode c'est un mec trop entier pour être niais, enfin c'comme ça qu'tu l'as toujours vu. Pas qu'tu sois pas du genre à t'tromper sur tout, ces temps-ci. A ton tour t'attrapes une Patacitrouille, avec beaucoup moins d'anxiété dans l'regard qu'avant, t'apprêtant à y goûter à ton tour. « Ca t'tient vraiment à cœur d'le garder, pas vrai ? » Tes yeux s'baissent soudainement vers ton ventre et t'hoches la tête sans regarder l'lion, l'regard plus bas qu'jamais alors qu'tu t'mords la lèvre presqu'au sang pour te retenir. De quoi ? De pleurer ? De gueuler que t'as pas mérité de te retrouver toute seule comme ça, de te mettre tout le monde à dos pour une grossesse ? T'en sais rien, tu t'contentes d'enfoncer tes dents autant qu'tu l'peux pour t'calmer. Le bonbon toujours entre tes doigts, tu refuses de regarder le lion venu pour toi en espérant qu'ton mal-être cesse avant qu'du sang ne perle. Manqué : deux gouttes écarlates naissent déjà pour colorer ta lèvre inférieure l'espace d'une seconde, peut-être deux. Et d'autres limpides qui menacent d's'échapper d'tes yeux, même si par fierté tu les en empêches. T'es d'moins en moins douée pour ça, à vrai dire.
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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Jeu 26 Oct - 17:07


nobody dies in neverland
abigaelle macfusty & ode shacklebolt
J'tente d'parfois me souvenir que j'suis pas juste mauvais. Qu'il s'trouve une part d'lumière dans chacun d'nous, même chez moi - même si cette part d'lumière c'est Light qui me l'insuffle en m'rappelant que j'suis pas si mauvais. Que j'suis pas juste bon à m'faire éviscérer par les ambitions d'notre père, qu'je suis pas juste bon à détruire les autres autour d'moi pour pas être l'seul à m'fondre dans l'abysse. A devenir fou, à coup d'seringue et d'poudre de fée. J'veux le croire, de plus en plus, en m'perdant dans les bras d'ceux qui comptent pour moi. J'ai jamais été aussi proche d'Light depuis qu'elle sait - pas tout mais plus qu'elle savait jusque là. J'ai jamais été aussi proche d'Mallo non plus qu'depuis qu'il touche le fond - à cause d'Abigaëlle. Ces vacances ont été salvatrices, pour nous aussi, et j'ai d'désire que d'le voir redevenir lui-même. J'le connais assez pour pas l'reconnaitre, et j'me demande comment l'vit Abigaëlle - aussi. Comment elle vit de l'avoir fait changer à c'point là. D'l'avoir fait affronter ses sombres démons, et d'pas tenter de l'en sauver, préférant aller dans l'drame plutôt que d'avoir une réaction pour l'moins plus normale.
J'lui connais pas un tel amour pour l'théâtrale, et j'ai l'sentiment de trouver une véritable actrice d'théâtre tragique devant moi. C'presque ridicule, si elle était pas si esseulée – en réalité c’est totalement ridicule, et comme j’suis pas du genre à prendre quiconque en pitié, ou d’faire preuve d’compassion, j’vois pas de belles manières d’me comporter tendrement avec elle. J’l’ai jamais été, j’le serais pas plus maintenant.
Abigaelle - « T'avais pas l'air très hésitant la dernière fois, » J’hausse les épaules – la dernière fois c’tait lors d’une soirée, où j’avais bu avant, fumé pendant, et j’suis pas sûre d’avoir été au plus clair. Apparemment, assez vindicatif pour qu’elle m’pense inhumain – qu’elle oublie qu’à une époque elle m’connaissait bien.
Ode – « Soyons clair, j’ai jamais eut dans l’idée d’me débarasser de toi. » J’balance comme pour souvenir, comme pour être plus clair, remettre les points sur les « i ». J’suis pas un assassin, m’rabaissant à c’que pourrait faire Moses – Moses il tue sans s’soucier des conséquences, et l’fait à petit feu. Sa première victime s’efface à mesure du temps, et j’suis assez bien placée pour en parler.
Assez bien placé pour savoir c’que c’est, c’que ca fait, c’qu’elle porte.

C’qu’elle est – même si pour ma part j’ai jamais su qui c’était cette fois qui m’a mise au monde, et à dire vrai j’veux pas l’savoir – c’plus facile de la détester pour m’avoir donné cette vie-là. Mais Abi j’reste persuadé qu’il y a encore l’moyen de la sauver. Y a encore moyen qu’elle s’souvienne qu’elle existait avant d’attendre – d’être enceinte. Avant d’avoir ca qui fait d’sa vie un échec.
Abigaelle - « Mallory aussi il semble l'oublier, »
Ode – « T’peux pas l’en blâmer, c’est de ta faute. » J’prends pas d’gants même si c’pas tant une accusation qu’un constat. J’me dis qu’elle doit pas l’voir, préférant se contenter d’son seul point de vue de gamine enceinte, abandonnée par son coup d’un soir, comme si c’tait lui l’fautif. Comme si c’tait une haute trahison après lui avait offert plus d’promesses qu’il peut les tenir. J’doute pas qu’il y a pas eut d’promesses, comme j’connais Mallory. Comme j’sais son histoire – comme j’sais comme il doit s’détester d’pas avoir l’choix d’abandonner Abigaëlle. Pas parce qu’elle est enceinte, mais parce qu’elle l’rend responsable d’tout. D’elle, du batard, d’cette situation.
Ode – « Tu t’évertue à n’plus être toi-même avec lui. A plus être Abi sa meilleure amie, mais la foutue mère d’son batard, et à lui quémander l’impossible en sachant qu’c’est impossible. Et il peut même pas s’confier à toi comme il l’voudrait, parce que tu t’concentre uniquement sur tes sentiments en oblitérant les siens. » J’sais pas d’douceur, pas non plus d’agressivité. J’fais juste dire c’que je pense, en espérant la voir retrouver ses esprits, et cet esprit vif qu’je lui connais. Moi qui pensait qu’elle avait d’l’ambition, des envies pour l’avenir. Moi qui pensait qu’elle valait mieux qu’tomber enceinte à dix-huit ans, et l’vivre comme une condamnation. Comme si elle avait pas l’choix. « C’pas lui qui a oublié qu’t’es Abi, c’toi qui a oublié qu’t’es son amie avant l’reste. Et qu’tu le connais bien, qu’tu sais d’où il vient – si tu l’connais aussi bien qu’moi t’as jamais eut besoin qu’il l’dise à haute voix pour le deviner. Ou alors c’que votre amitié était pas si réelle. Mais si tu l’connais aussi bien, sa réaction devrait pas tant t’étonner. Moi elle m’étonne pas. » J’termine, avant d’me vendre une patracitrouille.
Abigaelle - « T'as jamais été très doué pour faire semblant. »
Ode – « Tu serais étonnée d’savoir tout c’que je peux cacher avec talent, Abi. » J’rajoute en fixant plus l’bonbon qu’elle – j’veux pas la regarder dans les yeux.

J’regarde plutôt son ventre. Son ventre qui est toujours plat, preuve qu’pour le moment c’plus une idée qu’un enfant qui va naitre. C’une idée – à laquelle elle se rattache mortellement, s’autodétruisant en espérant n’pas être la seule à finir en cendres.
Ode – « Pourquoi à c’point ? J’te pensais pas si désireuse d’être mère, ou si… Aveuglée par ton seul désir pour pas voir tout c’que tu risque en exigeant Mallory à tes côtés. A la vue d’tous. » J’souffle cette fois, d’profondes interrogations dans la voix, non pas tant des accusasions mortifères. Vraiment, j’veux comprendre son raisonnement. J’veux savoir pourquoi. « N’sais-tu pas c’que c’est qu’être un batard dans c’monde-là ? Toi t’en ais une d’sang mêlé. Tu en souffre déjà. Alors imagine d’sang pur, Abi. Si tu tiens à être mère, alors agis comme telle déjà… »





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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Mar 28 Nov - 23:12


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• Abiode •
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T'y as cru, en vrai. T'as vraiment cru qu'il serait capable de te tuer si c'était pour se débarrasser du bâtard que tu portes. T'es pas capable d'oublier cet air terrifiant qu'il avait en te disant cela, même si en le voyant maintenant tu regrettes presque de l'avoir accusé à tort. « Soyons clair, j’ai jamais eu dans l’idée d’me débarrasser de toi. » Presque – elle est bien là, la différence. Il est pas contre ta vie à toi, mais celle qui grandit en toi. Sauf que toi tu te sens pas capable de vivre sans maintenant que t'es bouffée par l'impression d'avoir perdu tout le reste. Y'a qu'Alix qui semble être une constante, la seule qui ne t'oblige pas à juste abandonner c'bébé, qui essaie de te comprendre. Une seule – parce que t'as pas osé en parler aux tiens. Alors tu vis tout ça comme si t'étais abandonnée de tous, et comment ne pas se sentir trahie après cela ? « T'as pensé aux risques ? » que tu demandes alors, parce qu'avec les drogues on est jamais sûr de rien, et qu'ça pourrait t'tuer avec sa cible si jamais y'a le moindre souci. « T'hésiterais à le faire, en vrai ? » T'es pas capable de continuer ta question, ta gorge se serrant soudainement. Sauf que tu veux savoir, avec c'te rage au ventre de te dire qu'il y pensait vraiment. Est-ce que celui que tu considérais auparavant comme un ami serait capable de détruire le seul espoir que t'as aujourd'hui ? Est-ce qu'il serait prêt à te tuer avec si jamais un problème survenait ? Et t'sais pas si c'est d'la colère ou d'l'angoisse qui luit dans tes yeux à cette idée.

T'existes par toi-même, il paraît, même si en ce moment t'as plus l'impression d'être celle qui le porte qu'autre chose. De plus être toi, ce qu'Ode te reproche sans la moindre hésitation, parce qu'il n'a jamais été du genre à trop tourner autour du pot. Sauf que Mallory aussi te voit comme ça désormais, alors comment tu pourrais faire autrement ? « T’peux pas l’en blâmer, c’est de ta faute. » Intérieurement tu grognes, et même ton regard il fusille le lion d'rage. Non, t'es pas la seule responsable dans cette histoire, même s'ils s'entêtent tous à le prétendre. « Pour l'plus intelligent des Gryffondors » – dixit Mallory – « t'as l'air d'oublier comment ça fonctionne. Faut être deux pour que ça arrive, et j'ai jamais demandé à Mallory de me voir comme si j'étais le diable en personne, » que t'ajoutes avec plus d'amertume dans la voix que d'agacement, parce qu'à force d'être trop paranoïaque t'as fini par te dire que c'est peut-être aussi à cause de lui que le Serpentard te voit ainsi. Pas qu'en ce moment t'aies une vision très claire du monde qui t'entoure, cela dit. « Tu t’évertues [...] en oblitérant les siens. » T'as l'impression de te prendre une gifle soudaine, peut-être deux alors qu'le ton d'Ode n'a – étonnamment – rien d'agressif. C'sans doute trop de vérités à la fois, et le fait de te prendre dans les dents que t'agis comme une égoïste, ce qui au fond n'est pas totalement faux. Pas que Mallory ne fasse pas de même, cela dit. « Et qu'est-ce que je suis censée faire au juste ? Faire comme s'il n'y avait ni grossesse ni problème, et lui dire qu'il peut m'abandonner sans que ça me dérange ? Je voulais juste de l'aide moi, parce que je t'avouerai que je m'attendais pas à vivre ça à dix-huit ans. Je voulais pas être seule, c'est si difficile à comprendre ça ? Et je l'ai jamais empêché de me dire ce qu'il a sur le cœur, d'ailleurs il s'est pas gêné pour le faire le jour où il a su la vérité, si jamais il te l'a pas raconté. » T'as reçu tellement de rage au visage ce jour-là que les mots du Gryffondor ne devrait théoriquement même pas t'atteindre. Sauf que c'est le cas, et c'est d'autant plus énervant. « C’pas lui qui a oublié qu’t’es Abi [...] Moi elle m’étonne pas. » « C'est pas parce que sa réaction ne m'étonne pas qu'elle ne fait pas mal, tu sais ? Mais t'aurais voulu que je fasse quoi ? Que je lui dise rien, et qu'on continue à s'envoyer en l'air alors qu'il va se marier à ta sœur tout en m'ayant mise enceinte ? Lui aussi il sait d'où je viens, pourtant ça l'a pas empêché de s'en servir contre moi lorsque ça l'arrangeait ? J'devrais être son amie avant tout le reste, et lui il devrait être quoi, dans c'cas ? » T'as déjà du mal à suivre le fil de tes propres mots tant t'as du mal à n'pas hurler, ou pleurer – de rage, surtout. T'sais surtout que t'en souffres, ouais, et c'est bien assez. « Tu serais étonnée d’savoir tout c’que je peux cacher avec talent, Abi. » Tu serais étonnée de plein de trucs à son propos, en vrai, mais t'es bien loin d't'en douter. « Si tu l'dis, » qu'tu lâches sans plus creuser la question, parce qu'à voir son regard t'sais que quelque chose de louche se cache derrière ses mots qui pourraient paraître arrogant. Sinon il loucherait pas à ce point sur une patacitrouille pour éviter tes yeux.

C'est pas facile de reprendre contenance alors que t'es si proche de fondre en larmes sans qu'tu saches si c'est de colère, de peur ou d'angoisse. L'sang perle sur tes lèvres qu't'as trop mordues, et l'goût métallique t'donne vite envie d'vomir, même si t'essaies de le voir comme une manière de te raccrocher à la réalité. Ça, l'bonbon toujours entre tes doigts, et les mots d'Ode qui – pourtant – n'te font toujours pas plaisir. « Pourquoi à c’point ? [...] A la vue d’tous. » « C'est facile à dire pour toi, bientôt vous serez inséparables. Il va épouser ta sœur et devenir ton beau-frère, alors que moi j'suis juste condamnée à ce qu'il m'oublie. J'étais peut-être sa meilleure amie, mais enceinte ou pas un jour je serai juste rien à ses yeux. Ça te ferait plaisir, toi, d'être rien aux yeux d'une personne à qui tu tiens plus que de raison ? T'en souffrirais pas, de disparaître alors que toi t'es pas capable de juste oublier ? » Tu réalises pas à quel point tes mots pourraient parler de celle qui a envoûté son cœur à coup d'regards violets, en vrai. « Cette grossesse ça lui a simplement servi de prétexte pour que je sois responsable de cette fin, mais en vrai même sans il aurait décidé de m'effacer. Une fois qu'on sera sortis de Poudlard, lui et moi ce sera terminé, alors lui c'est tout ce qu'il me reste, aussi con que ça puisse paraître. J'sais que je l'aurai pas pour moi, parce qu'il me veut déjà plus, et même sans grossesse ça aurait été le cas. » Tu te répètes, à t'embrouiller dans des émotions que t'aurais préféré ignorer, et à parler – trop sans doute. Sauf que quelque part ça te fait du bien, parce que t'as cette stupide impression que lui il essaie de comprendre, et tes larmes tu les ravales en même temps que les mots t'échappent. « N’sais-tu pas c’que c'est [...] alors agis comme telle déjà… » « Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? C'est pas agir en tant que mère que de tuer son enfant, et je peux pas changer le fait que Mallory soit le père. J'compte pas le crier sur tous les toits, si ça peut te rassurer, mais me mentir à moi-même ça servirait à rien. » Tu fais que ça pourtant, strangulot. « Tu sais pourquoi je suis née hors mariage Ode ? » qu'tu lâches alors, à n'pas utiliser l'mot bâtarde alors qu'c'est c'que t'es. « Ma mère est allée voir ailleurs parce qu'elle pouvait pas avoir d'enfant avec son mari. Elle a fait ça juste parce qu'elle voulait être mère, qu'elle se voyait pas autrement qu'en portant la vie. Moi j'porte l'enfant de celui que j'aurais voulu avoir à mes côtés, et même si je devrais l'abandonner sous peine d'être égoïste aux yeux d'tous, j'ai surtout l'impression que c'est ma mère que je trahirais si j'le faisais. Et sans elle j'serais pas là, tout comme toi t'existerais pas sans la tienne. » T'sais pas pourquoi tu dis ça, à t'croire dans un cabinet d'psy comme dernière preuve que tu deviens folle. Pour qu'il comprenne peut-être, parce que t'as pas pour but de faire pitié aux autres. Tu voudrais juste qu'Alix soit pas la seule à te comprendre dans c't'histoire. « J'peux pas changer l'fait que ce soit lui le père, Ode, tout comme lui il peut pas changer le fait que c'est ta sœur qu'il va épouser, visiblement. » Y'a pas d'amertume dans ta voix, étonnamment. Juste un constat – c'lui de trop de désillusions qui te reviennent brusquement au visage. Tu n'peux pas changer l'passé, et l'futur il est déjà tout tracé pour Mallory. Faut juste que tu trouves le moyen de ne pas t'en mêler, mais ton esprit il est trop confus pour s'dire qu'un mensonge suffirait à tout arranger, si seulement il était bien tourné.



HRP : C'est super long, j'suis désolééééééééée :snif: J'ai essayé de réduire mais tu m'as trop inspirée, promis je ferai mieux au prochain :sorry:
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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Ven 1 Déc - 20:53


nobody dies in neverland
abigaelle macfusty & ode shacklebolt
J'suis pas du genre à me faire des amis facilement - pas que j'sois asociale, bien au contraire, et j'pense pas être le type le plus discret de l'école. Pas avec Light comme soeur. Pas avec une réputation comme la mienne. Alors j'suis entouré - c'un fait - mais des amis j'en compte pas tant que cela. Alors j'y tiens, comme une seconde famille. Une famille qui s'est décidée par amour véritable, et non par lien de sang. Alors j'ferai tout pour eux, pour ceux que j'ai décidé d'aimer avec tout ce que j'avais. Pour Mallory j'donnerai ma vie, et l'fait de sauver la sienne n'a fait qu'confirmer ce lien entre nous. Pour Abigaëlle aussi j'aurai été capable d'pas mal de choses. Mais quand y a une rupture entre deux membres d'une famille, c'est l'ensemble qui s'retrouve coupé en deux. J'ai décidé d'faire de la préférence, parce que Mallo c'une seconde partie d'moi - pas que j'ai décidé d'foutre toute la bouse d'hippogriffe dans la gueule d'Abigaëlle pour autant. J'joue juste pour les intérêts du Rowle, mais j'suis comme tous les gamins d'couple séparés : j'espère juste revoir mes parents heureux et ensembles.
Abi - « T'as pensé aux risques ? » J'arque un sourcil, avant qu'on regard il tombe sur le ventre encore plat. L'idée de l'empoisonnée elle est venue naturellement - parce que c'est le plus simple en vrai. Mais je m'étonne de la voir qui doute sur ma capacité à lui enfoncer d'la bile noire dans la gueule.
Ode - « J'connais les risques. Y a personne qui connait mieux les poisons qu'moi Abi. Après tout tu l'sais, j'suis totalement accroc. » Qu'je dis avec un sourire en biais - pour pas montrer qu'la remarque a été comme une baffe dans la gueule. Pas que j'assume pas d'être drogué et accroc mais j'pas de ceux qui aime empoisonner l'reste du monde. Sauf que j'suis assez borné pour prendre le rôle qu'on crée pour moi.
Abi - « T'hésiterais à le faire, en vrai ? »
Ode - « Non. »  Qu'je dis en toute franchise, pas l'moins du monde touché par une quelconque culpabilité. « Si c'le truc à faire, alors j'le ferai. » J'rajoute en la fixant dans les yeux comme pour lui assurer que j'mens pas. que c'est une assurance pour moi d'pouvoir l'empoisonner pour la libérer d'ce poids.

Parce que j'peux pas voir juste que Mallory s'enfonce dans l'abysse, sans remarquer les cernes et le regard éteint d'Abigaëlle. Elle qui crachait d'belles flammes d'orgueil elle s'retrouve à griffer les gens comme un chat blessé. Et j'peux pas penser autrement qu'elle est la seule responsable de cette histoire - pas pour être tombée enceinte, mais pour avoir joué ses carets avec autant d'maladresse.
Abi - « Pour l'plus intelligent des Gryffondors, t'as l'air d'oublier comment ça fonctionne. Faut être deux pour que ça arrive, et j'ai jamais demandé à Mallory de me voir comme si j'étais le diable en personne »
Ode - « Je t'accuse pas d'être tombée enceinte toute seule - j'suis parfaitement au courant qu'Mallory a eut un gros rôle à jouer là-dedans. » Qu'je commence avant d'lever les yeux au ciel, soupirant lourdement comme je sens qu'il s'en vient une lourde conversation entre nous, et j'refuse de juste laisser l'hystérie d'Abigaëlle m'toucher en plein coeur. « J'dis que t'as pas été la plus diplomate pour l'après réalisation. » Qu'je rajoute en essayant d'peser mes mots, sentant qu'ils ont une foutue importance pour elle, et que n'importe quel mot de travers deviendra une lance acérée à balancer dans la gueule des autres. De ceux qu'elle voit comme ennemie - pas juste les siens, surtout ceux d'son bébé. Et j'vois qu'elle change de couleur à mesure qu'je lui rappelle qu'elle était pas juste une mère-porteuse mais qu'elle s'trouvait être une meilleure amie. Avant. Avant parce que c'pas la meilleure amie d'Mallory que j'ai retrouvé lors d'notre dispute durant les vacances, ou dans son comportement pour l'moins délirant.
Abi - « Et qu'est-ce que je suis censée faire au juste ? (…) Et je l'ai jamais empêché de me dire ce qu'il a sur le cœur, d'ailleurs il s'est pas gêné pour le faire le jour où il a su la vérité, si jamais il te l'a pas raconté. » J'secoue la tête, toujours avec d'grands mots elle s'joue en comédie dramatique. Sauf qu'le monde est pas une pièce de théâtre, et qu'elle est pas une cantatrice dramatique. Y a la mort au bout du chemin que si elle continue d'jouer ainsi sa vie sur la lame du rasoir.
Ode - « Peut être qu'tu devrais penser à pas parler en terme d'abandon, d'solitude, ou d'trahison, comme si c'tait la chose la plus dramatique au monde. Peut être qu'à force d'grands mots t'as juste finit par créer l'drame et qu'à présent tu vois la fin arriver et tu la pense inéluctable. T'es pas dans une héroïne maudite et dramatique Abi. Il s'agit d'agir avec raison pour rendre toute l'affaire moins catastrophique. » Qu'je dis - comme pour rappeler que les mots ont leur importance, qu'à force d'être dans l'extrême, on perd le contrôle. A force de se croire condamné, on finit par s'condamner. A force d'se penser mourant, on finir par s'tuer - peut être que ca aussi c'est exagéré. Peut être que le monde d'Abi c'est uniquement cela à présent. Du drame, du drame, du drame.
Abi - « C'est pas parce que sa réaction ne m'étonne pas qu'elle ne fait pas mal, tu sais ? Mais t'aurais voulu que je fasse quoi ? Que je lui dise rien, et qu'on continue à s'envoyer en l'air alors qu'il va se marier à ta sœur tout en m'ayant mise enceinte ? Lui aussi il sait d'où je viens, pourtant ça l'a pas empêché de s'en servir contre moi lorsque ça l'arrangeait ? J'devrais être son amie avant tout le reste, et lui il devrait être quoi, dans c'cas ? »
Ode - « J'pense que tu aurais du le dire avec moins de théâtralité. Juste en discuter normalement, sans rentrer dans les extrêmes. Et je pense que tu devrais arrêter de voir toute cette affaire comme la fin de ton existence. Alors peut être qu'on pourra discuter avec toi comme on l'faisait avant. Entre amis, entre alliés - non pas contre ennemis mortels et meurtriers potentiels. » Qu'je dis de nouveau, avec une grimace moqueuse pour les derniers termes - comme pour lui assurer que ces rôles qu'elle a créé ne sied à personne. Qu'ils ne sont faits pour plaire à personne après tout.

Abi - « C'est facile à dire pour toi, bientôt vous serez inséparables. (…) Ça te ferait plaisir, toi, d'être rien aux yeux d'une personne à qui tu tiens plus que de raison ? T'en souffrirais pas, de disparaître alors que toi t'es pas capable de juste oublier ? » J'lève les yeux au ciel, comme j'suis sans doute le mieux placer pour savoir qu'Mallory il tourne pas le dos à quelqu'un parce qu'il est pas exactement ce qu'il devrait. J'le sais parce que j'suis pas ce que j'prétends, et Mallory a pas arrêté d'être lui pour autant. J'le sais parce que ce mariage avec Light j'étais pas pour au départ - comme personne n'est assez bien pour ma soeur. Mais à les voir ensemble j'peux pas douter qu'ils s'rendent plus lumineux. Plus heureux. Alors si c'est ce qu'il faut pour qu'ils soient biens, j'vais pas le leur refuser. Et cette histoire d'fiançailles qui débarque en même temps que le possible bâtard, c'peut être juste un mauvais hasards pas une belle excuse.
Ode - « Alors l'souci c'pas que tu sois plus sa meilleure amie, mais qu'il soit pas l'type que tu peux aimer aux yeux d'tous. » J'dis avec une voix éteinte - parce que j'peux pas oublier l'regard violet d'Silent. J'veux pas y penser, parce que j'suis pas à la hauteur - sauf que Silent c'pas une amie. C'est plus depuis l'premier regard. Depuis cette soirée - et j'veux pas en être séparé. J'peux pas non plus la mettre dans une situation où elle aurait autant à perdre, voir plus, que moi.
Abi - « Cette grossesse ça lui a simplement servi de prétexte (…) parce qu'il me veut déjà plus, et même sans grossesse ça aurait été le cas. »
Ode - « J't'en pries Abi… T'as donc si peu d'considération pour Mallory pour en arriver à penser qu'il s'détourne des gens qui lui sont chers aussi facilement ? Qu'il est assez fourbe pour penser à t'tourner le dos du jour au lendemain ? T'as si peu d'considération pour vos années d'amitié ? Si c'est le cas peut être que t'as mérité cette situation. » J'dis sans plus de douceur - peut être que je m'agace de la voir qui dénigre ainsi la manière de faire de Mallory. Parce qu'il est l'type le plus parfait que je connaisse, et j'me verrais pas aimé un autre comme le frère qu'il est. Et c'est si douloureux, d'voir la fille qu'il a l'plus aimé, parler ainsi d'lui comme un être si mauvais et sombre.

Tout cela pour ce qu'elle porte - et c'est vers ca que mon regard s'tourne. Qu'elle veuille être maman m'étonne déjà assez, qu'elle veuille s'y raccrocher autant aussi. Surtout qu'elle est loin d'être stupide ou aveugle au monde qui l'entoure. Alors elle devrait savoir c'que c'est d'être un bâtard - et d'sang pur d'autant plus.
Abi - « Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? C'est pas agir en tant que mère que de tuer son enfant, et je peux pas changer le fait que Mallory soit le père. J'compte pas le crier sur tous les toits, si ça peut te rassurer, mais me mentir à moi-même ça servirait à rien. » j'secoue la tête - comme j'peux pas entendre ce genre de choses sans m'mettre à la haïr pour cela. Elle, mais elle c'elle que j'connais pas, et que je connaitrais jamais. Celle qui a ravi l'intérêt d'Moses une seule soirée, assez pour qu'neuf mois plus tard je me retrouve là. Dans la vie des Shacklebolt - et qu'elle disparaisse. Morte, abandonnée, ou même assassinée. Aucune foutue idée - la seule chose qui compte c'est la vie qu'elle a laissé derrière - la mienne. La mienne qui s'massacre entre les doigts d'un père qui m'voit comme son jouet.
Ode - « J'te dis pas de te mentir sur l'fait d'être enceinte. Mais d'penser à ce qu'il sera après… » J'plaide avec une voix entrecoupée d'souffle irréguliers. J'peux pas penser avec raison dans cette histoire. J'vois ce gamin, et j'veux le sauver - en l'empêchant d'avoir à souffrir une vie comme l'moins que rien des Rowle ou des fourreurs d'éclair.
Abi - « Tu sais pourquoi je suis née hors mariage Ode ? » J'secoue la tête d'gauche à droite, avant d'prendre une autre patracitrouille pour la mordre avec délice. Essayant de prendre le sucre pour m'sortir mes idées d'la tête.
Abi - « Ma mère est allée voir ailleurs parce qu'elle pouvait pas avoir d'enfant avec son mari. Elle a fait ça juste parce qu'elle voulait être mère, qu'elle se voyait pas autrement qu'en portant la vie. Moi j'porte l'enfant de celui que j'aurais voulu avoir à mes côtés, et même si je devrais l'abandonner sous peine d'être égoïste aux yeux d'tous, j'ai surtout l'impression que c'est ma mère que je trahirais si j'le faisais. Et sans elle j'serais pas là, tout comme toi t'existerais pas sans la tienne. » J'fige, arrêtant tout mouvement et sentant une vague d'rage m'tenir les tripes. Sans ma mère j'serais pas là - et c'que j'aurais aimé qu'elle fasse ce choix.
Ode - « T'es juste aussi égoïste qu'ta mère qui a préféré l'infidélité à une vie sans enfant. Qui a plus pensé à son besoin qu'au fait qu'elle soit mariée. » L'infidélité c'une chose que j'ai en horreur. D'voir ailleurs alors qu'il s'trouve un autre être à aimer. Un être - pour aimer sans raison, sans arrêt, sans limite. J'regarde le regard de Silent, et sans savoir c'que l'avenir réserve, j'me dis que si je l'avais à mon bras, j'pourrais pas penser à ailleurs.

Abi - « J'peux pas changer l'fait que ce soit lui le père, Ode, tout comme lui il peut pas changer le fait que c'est ta sœur qu'il va épouser, visiblement. »
Ode - « Et Light l'rend plus serein et lumineux qu'tout le reste en ce moment, alors j'me verrais pas espérer que les choses s'passent autrement entre eux. C'la dit que tu sois enceinte ou pas ca devait arriver. » J'dis sans aucune compassion une fois encore, avant d'tourner un regard orageux vers elle. « Moi j'aurais préféré qu'ma mère m'mette pas au monde. » J'dis sans pouvoir l'arrêter, sentant qu'ma colère elle fait vibrer mon corps des nerfs. J'peux pas m'contenir, riant soudainement comme un hystérique - j'sais que j'peux pas l'contenir plus. J'peux pas non plus la fermer.
Ode - « C'une belle histoire la tienne Abi, et si ca t'arrange pour justifier tes actions alors tant mieux. Mais va pas m'dire que t'en a jamais voulu à ta mère pour cette vie-là ? T'la vois ? t'la connais ? T'sais si elle a jamais regretté ses choix ? Tu peux m'assurer qu'elle trouve que c'tait la meilleure chose à faire ? » Qu'je dis avec cette lueur de défis enragé dans l'regard. « Parce que j'peux t'assurer qu'c'est pas tout l'monde qui peut passer l'amour, ou l'égoïsme envie de donner la vie comme force suprême sans penser à l'après. » Qu'je dis en secouant la tête d'gauche à droite, serrant les mains en poings comme pour n'pas me mettre à exploser. Baissant l'regard pour fixer ces mouvement erratiques.
Ode - « M'parle pas de ma mère. Sans elle j'serais pas là, exactement. J'aurais préféré qu'elle soit moins égoïste, qu'elle réfléchisse aux conséquences d'ses actes : et qu'elle m'donne pas la vie plutôt qu'me laisser avec cette vie-là. »



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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Ven 29 Déc - 23:07


Nobody dies
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I'm jealous, I'm overzealous. When I'm down, I get real down, When I'm high, I don't come down. I get angry, baby, believe me. 'Cause I got issues, But you got 'em too. So give 'em all to me, And I'll give mine to you. Bask in the glory Of all our problems.
Dans le fond, tu le sais. C'est comme une évidence que tu as pourtant décidé de nier : Ode aurait pu te tuer. Tu doutes pas qu'il en est capable, en vrai, ne serait-ce que de glisser une pilule trop colorée pour être saine dans ton repas. Quelques secondes et c'était terminé – tout ce qu'il souhaite, t'en es persuadée. C'est le bébé qu'il veut faire disparaître, mais lorsqu'il en parle tu ne peux pas t'empêcher de craindre pour ta propre vie. « J'connais les risques. Y a personne qui connait mieux les poisons qu'moi Abi. Après tout tu l'sais, j'suis totalement accroc. » T'as beau savoir qu'il dit vrai – plus personne n'ignore à quel point il est accroc, et son sourire ne fait qu'appuyer les faits –, tu gardes tout de même cette angoisse : est-ce qu'il l'aurait fait ? Alors tu réponds pas à sa remarque, préférant te d'mander – bêtement – s''il aurait hésité avant de tuer celui que tu considères – à tort – comme ton seul espoir, alors qu'il n'est même pas né ? « Non. » Coup de massue – ou pas. Pour Mallory, tu sais qu'il serait prêt à tout. Comme toi avant que tout ne dégénère si vite. « Si c'le truc à faire, alors j'le ferai.  » C'est tes yeux qu'il fixe sans ciller, et toi t'essaies de pas détourner le regard face à cette franchise presque terrifiante. Pleine d'une vérité glaçante – celle d'un meurtre presque commis. « Le truc à faire... » qu'tu répètes, l'air ailleurs sans vraiment l'être. T'assimiles juste qu'il y a pensé, qu'il allait l'faire – et peut-être que ce sont encore ses intentions.

T'as sans doute pas bien joué tes pions depuis le début de cette mésaventure, pourtant dans ton esprit ce n'est clairement pas ta faute. Vous êtes deux à avoir merdé, pour toi c'est une évidence. C'est pas toi qui as demandé à ce que Mallory ne te voit plus comme avant, à ce qu'en toi il perçoive le démon et non sa meilleure amie depuis vos débuts à Poudlard. C'est pas toi qui as voulu de cette grossesse en étant à peine majeure, d'un sang-pur fiancé à une autre – t'as simplement subi toute cette histoire. Mais Ode n'est pas de cet avis, et comme d'habitude il ne se gêne pas pour te le dire. Tu lui en serais reconnaissante – sans doute – si t'étais pas à ce point bornée. Sauf que toi tout ce que tu vois c'est qu'il te dit responsable du regard changé de votre ami, ce que tu nies en bloc. Vous étiez deux à faire ce gosse, combien de fois tu vas devoir le leur rappeler ? « Je t'accuse pas d'être tombée enceinte toute seule - j'suis parfaitement au courant qu'Mallory a eut un gros rôle à jouer là-dedans. » Tu devrais sûrement répliquer, pour l'honneur, mais à quoi bon ? Il te reconnaît au moins ça, alors tu vas pas cracher dessus. « J'dis que t'as pas été la plus diplomate pour l'après réalisation. » Ce sont tes yeux que tu lèves au ciel avec un agacement qu'tu ne caches pas, parce que t'en as assez d'être accusée en permanence comme seule origine du problème. « Je lui ai simplement dit la vérité, qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre ? Tu aurais préféré que je la lui cache ? Ça aurait été plus diplomate, peut-être ? Ou alors ça aurait simplement arrangé vos petites affaires ? » Mariages arrangés ou tu ne sais trop quoi – en réalité tu sais. Tu sais ce que les sangs-purs font pour préserver leur pureté, mais tu n'en vois pas l'intérêt. A dire vrai, toi tu n'es même pas une sang-mêlée : t'es une MacFusty, et c'est tout ce qui devrait compter.

Si tu détestes avoir tort, aujourd'hui c'est surtout ton aspect à faire la dramatique qui ressort. Sauf que ça ne date pas d'hier, mais du jour où t'as tout dit à Mallory. Entre les verres brisés et les hurlements de rancœur, c'est un être bien étrange que tu es devenue, pourtant tu ne t'en rends pas vraiment compte. Qu'est devenu le dragon qui se battait avec toute sa rage contre le monde entier ? T'en sais rien, parce qu'aujourd'hui t'es surtout devenue une victime de ce monde que tu bouffais il y a peu, et c'est ça qui est pathétique. « Peut être qu'tu devrais penser à pas parler en terme d'abandon, d'solitude, ou d'trahison, comme si c'tait la chose la plus dramatique au monde. Peut être qu'à force d'grands mots t'as juste finit par créer l'drame et qu'à présent tu vois la fin arriver et tu la penses inéluctable. T'es pas dans une héroïne maudite et dramatique Abi. Il s'agit d'agir avec raison pour rendre toute l'affaire moins catastrophique. » Ses mots tu les reçois en pleine tronche sans pouvoir rien y faire, parce qu'Ode il est pas du genre à les mâcher. Comme toi t'es pas du genre à te laisser faire, à te taire sans répliquer de plus belle pour avoir le dernier mot – qu'importe que ce soit stupide. « T'appellerais ça comment toi ? Imagine si du jour au lendemain il te tournait le dos, comment tu le vivrais ? J'étais pas seule à le créer, ce drame, et t'es bien le seul à me dresser au rang d'héroïne dans cette histoire. Pour Mallory j'suis devenue le diable alors que j'étais sa meilleure amie, et y'a de la raison derrière tout ça ? » qu'tu grognes, pleine d'amertume. T'as pas voulu ça, et malgré cela il a raison : t'as réussi à créer plus de drames qu'il n'y en avait au départ, simplement en étouffant un dragon qui serait pourtant le bienvenu aujourd'hui. « J'pense que tu aurais du le dire avec moins de théâtralité. Juste en discuter normalement, sans rentrer dans les extrêmes. Et je pense que tu devrais arrêter de voir toute cette affaire comme la fin de ton existence. Alors peut être qu'on pourra discuter avec toi comme on l'faisait avant. Entre amis, entre alliés - non pas contre ennemis mortels et meurtriers potentiels. » Assassin – à force d'y penser, t'as de moins en moins envie de croire que tu lui as dit cela. « La théâtralité elle vient seulement de Mallory qui a décidé de briser des verres et de se servir des cocktails après avoir appris la vérité. C'est lui qui est parti dans des extrêmes en hurlant, et en me demandant de ne plus jamais croiser sa route. A moins que ce terme ne s'applique qu'à moi, puisque je suis une grande dramatique, » qu'tu feules encore, à rejeter la faute sur les autres pour te défendre. Sur lui, parce qu'il t'a laissée seule, et que tu ne peux pas le voir autrement que comme un abandon. « Et puis tu crois vraiment que Mallory me voit comme son alliée après m'avoir clairement fait comprendre que je venais de gâcher sa vie ? Que j'étais bonne qu'à ça, de toute manière ? Je sais pas où tu vois des alliés dans cette histoire, mais moi j'en vois aucun de votre côté. »

Jalouse, tu l'es peut-être de voir la chance qu'a Ode avec Mallory. Meilleurs amis si proches du statut de beaux-frères, et toi à côté t'es juste celle que le vert et argent a choisi d'oublier. Grossesse ou pas, t'es persuadée qu'il aurait fini par le faire pour se tourner vers les Shacklebolt – t'es jalouse à en crever, en vrai. Sauf qu'le lion il ne peut pas comprendre à quel point tu souffres d'avoir perdu ton meilleur ami et l'être que tu aimes malgré toi, parce que lui il ne le perdra jamais. Ils seront toujours ensemble – et toi derrière, effacée. T'es juste destinée à n'être plus rien dans les yeux du Rowle, mais c'est pas un état de fait que tu as décidé de laisser en paix. « Alors l'souci c'pas que tu sois plus sa meilleure amie, mais qu'il soit pas l'type que tu peux aimer aux yeux d'tous. » C'comme une baffe que tu reçois, trop pleine de vérité pour que tu puisses la nier. Alors tu te retrouves à juste contester pour contester, dos au mur parce qu'il a raison – c'est pas seulement ton meilleur ami que tu veux retrouver. « Même mon meilleur ami je ne peux plus l'être, » qu't'affirmes, sauf que c'est faux, en réalité. Que t'as juste mal tourné les choses, et que lui il s'est défendu. A deux vous avez érigé des barrières stupides qui n'ont pas lieu d'être, et qui ne font que vous séparer un peu plus chaque jour. Y'a que ces côtes cassées qui ont pu vous rapprocher, mais qui c'est combien de temps cela va durer avant qu'il ne t'écarte à nouveau. « J't'en prie Abi… T'as donc si peu d'considération pour Mallory pour en arriver à penser qu'il s'détourne des gens qui lui sont chers aussi facilement ? Qu'il est assez fourbe pour penser à t'tourner le dos du jour au lendemain ? T'as si peu d'considération pour vos années d'amitié ? Si c'est le cas peut être que t'as mérité cette situation. » Connement, y'a ta bouche qui s'entrouvre face à ses mots. C'pas le manque de douceur qui t'interpelle – ça ne t'étonne pas, en fait – mais bien ce qu'il dit : que tu l'as peut-être mérité. Et d'un autre côté c'est une nouvelle baffe que tu reçois, qui te fait réaliser à quel point tu noircis Mallory maintenant qu'il n'est plus de ton côté. « Il s'est détournée de moi, quoi que tu puisses dire à ce sujet. Être sa meilleure amie ça ne mérite pas le statut d'être cher, ou comment ça fonctionne chez vous ? Nos années d'amitié c'est lui qui les a ignoré en faisant une croix dessus pour me laisser tomber, et sûrement pas l'inverse. » Le dragon qui se bat à ses côtés contre le monde entier est devenue une fillette qui l'accuse pour ne pas faire face – ridicule.

Tu t'connais des points communs avec le Shacklebolt, mais pas celui lié à votre naissance. Tu le pensais de sang-pur, comme tout ceux de sa famille, comme toute cette secte qui ne songe qu'à cette pureté imaginaire. Pas que t'en aies quelque chose à foutre, toi, d'être pure ou pas – pour les MacFusty cette pureté-là n'existe pas. Y'a que celle du clan, même si la fidélité c'est pas vraiment le fort d'Aodhan. Un trait que vous partagez malgré tes dires, parce que toi tu ne veux rien avoir à voir avec lui. Comme ton gosse n'aura peut-être rien avoir avec son père, si tu continues dans cette voie. « J'te dis pas de te mentir sur l'fait d'être enceinte. Mais d'penser à ce qu'il sera après… » T'arrives pas à comprendre pourquoi il parle ainsi, avec cet air perdu et inquiet que tu ne lui connaissais pas. « Et alors quoi ? Il devrait avoir honte d'être comme sa mère ? » qu'tu grognes, presque vexée. C'est ton orgueil qu'il parle, celui déjà trop blessée de te prendre régulièrement dans les dents que tu n'es qu'une bâtarde, notamment de la bouche de la défectueuse. Tu devrais pas avoir honte, en vrai, parce qu'un mariage ça n'a jamais rien représenté pour ton géniteur, alors à quoi bon y croire ? Tu sais pertinemment que t'es pas la première qu'il a eu hors mariage, et sans doute pas la dernière – la fidélité ça ne veut rien dire pour lui. Son geste à lui ne te surprend pas, et ta mère t'a expliqué le sien il y a des années, ce que tu racontes à Ode tandis qu'il se sert une patacitrouille, l'air toujours aussi perdu. Jusqu'à ce qu'il s'fige, son regard braqué sur toi comme si t'étais le diable – encore. « T'es juste aussi égoïste qu'ta mère qui a préféré l'infidélité à une vie sans enfant. Qui a plus pensé à son besoin qu'au fait qu'elle soit mariée. » « Et c'est pas égoïste de tourner le dos à sa meilleure amie enceinte pour ne pas assumer les conséquences avec elle, juste pour couvrir ses arrières ? » qu'tu rétorques sans tarder. T'aurais sans doute pas dû lui parler de ça, en vrai, mais maintenant c'est trop tard pour y songer.

Mallory va se marier, et c'est pas avec toi – qu'est-ce que tu peux contre ça ? Pourquoi toi tu n'aurais pas le droit d'être heureuse aussi, ne serait-ce qu'avec un enfant ? Tu ne peux pas changer le fait qu'il soit père, et lui sa fiancée – c'est comme ça, que tu constates. « Et Light l'rend plus serein et lumineux qu'tout le reste en ce moment, alors j'me verrais pas espérer que les choses s'passent autrement entre eux. C'la dit que tu sois enceinte ou pas ça devait arriver. » Y'a aucune compassion dans sa voix lorsqu'il rabat son regard vers toi, avec cet air de tempête qui va dégénérer – qu'est-ce qu'il s'est passé ? « Moi j'aurais préféré qu'ma mère m'mette pas au monde. » « Mais qu'est-ce que tu racontes ? » qu'tu peux pas t'empêcher de lâcher, à ne pas comprendre ce qu'il raconte. Tu le vois juste qui tremble comme rarement, avant de rire comme s'il était fou. Ou plutôt comme s'il était en proie à une de ces conneries qu'il ingurgite en permanence, et qui lui font perdre la tête. Ou qui délient sa langue, va savoir encore tout ce qu'il va te révéler à présent. « C'une belle histoire la tienne Abi, et si ça t'arrange pour justifier tes actions alors tant mieux. Mais va pas m'dire que t'en a jamais voulu à ta mère pour cette vie-là ? T'la vois ? t'la connais ? T'sais si elle a jamais regretté ses choix ? Tu peux m'assurer qu'elle trouve que c'tait la meilleure chose à faire ? Parce que j'peux t'assurer qu'c'est pas tout l'monde qui peut passer l'amour, ou l'égoïsme envie de donner la vie comme force suprême sans penser à l'après. » Y'a cette lueur de défi dans ses yeux que tu ne comprends pas – qu'est-ce qui lui prend ? Jusqu'à ce que tu réalises ce que tout cela signifie, et pourquoi il semble si concerné par cette histoire de bâtard. Parce qu'il est comme toi en réalité, sauf que cela prend des dimensions que toi tu ne connais pas. Y'a sa tête qui s'agite, ses mains qui deviennent des poings frénétiquement, et ses yeux qui te fuient soudainement. « M'parle pas de ma mère. Sans elle j'serais pas là, exactement. J'aurais préféré qu'elle soit moins égoïste, qu'elle réfléchisse aux conséquences d'ses actes : et qu'elle m'donne pas la vie plutôt qu'me laisser avec cette vie-là. » Tu sais pas quelle émotion te serre le plus la poitrine : la peine, l'envie de l'aider ou celle d'hurler contre le monde entier. Les trois sans doute, pourtant tu ne te tais qu'un instant, peut-être deux, à essayer de calmer les incontrôlables gestes d'Ode en tendant les mains vers lui, même si c'est pas le plus simple depuis ton lit. « Ode, j'sais pas quelles erreurs ta mère a bien pu faire pour qu'tu lui en veuilles à ce point mais c'est pas pour autant qu'il faut qu'tu les vois toutes comme des monstres. La mienne elle m'a élevée qu'importe mon statut, et j'aurais pas pu compter sur mon père pour le faire. C'est peut-être pas le cas de la tienne mais moi je lui dois tout, et même si j'aurais voulu ne pas être une bâtarde, si elle avait pas fait ces choix-là je serais simplement pas ici. J'sais pas si c'était la meilleure chose à faire, peut-être qu'elle aurait dû vivre sans enfant, mais elle aurait été malheureuse. Et j'lui souhaiterais jamais de l'être, même si je suis une bâtarde à cause d'elle. » T'sais pas comment ça s'appelle, ce moment-là dans une pièce de théâtre où l'héroïne ouvre les yeux pour se rendre compte de ce qu'elle a manqué. Peut-être que cet enfant c'est pas une fin mais un commencement, et que c'est ce dont toi t'as besoin pour être heureuse, même si t'as que dix-huit ans. Juste de lui, et pas d'un père, parce que toi t'en as pas eu besoin. C'est ton enfant après tout, celui de personne d'autre. Alors t'as pas besoin d'un homme à côté, juste de toi pour l'élever, comme toi t'as été élevée sans ton géniteur.  « Et si moi j'ai envie de garder ce bébé, c'est mon choix, pas celui de Mallory, ni le tien. J'ai pas besoin de ton accord, ni du sien, même si ça ne te plaît pas. C'est ma décision Ode, et qu'importe ce que tu penses de ça, même s'il naît en dehors d'une union j'ferai en sorte qu'il soit pas malheureux. Mais j'veux pas l'être non plus, et t'as pas le droit de me forcer à l'être simplement parce que ça vous arrange vous, qu'importe que ça me fasse du tort. » C'est peut-être le dragon qui s'est réveillée, ou alors juste Abigaëlle qui a réalisé qu'elle était plus qu'une faible gamine bonne qu'à pleurer, t'en sais rien. T'as ouvert les yeux, et c'est pas trop tôt, dira-t-on.



HRP : Bon bah c'est pire, q'est-ce que tu veux que je te dise :troll:
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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Dim 21 Jan - 1:30


nobody dies in neverland
abigaelle macfusty & ode shacklebolt
Abi - « Le truc à faire... » J'sais pas quoi entendre dans sa voix - du défaitisme, du choc, de l'abnégation. L'truc à faire, comme un devoir, et sans aucune forme de pitié. J'peux pas penser en terme de "bébé", de "môme", de "gamin" - pas que j'ai ressenti l'évident amour pour ces petites bestioles-là, j'ai plus souvent eut du dégout à voir ces fesses roses se trémousser; j'vois tout le reste. Les obligations, les risques, l'nom "bâtard" qui s'associe comme une carte blanche à l'considérer autrement qu'comme un homme. Comme un égal - l'batard s'sans doute pire que le moldu, dans la tête des sangs purs. Pas que j'en doute - j'suis sans doute l'mieux placer pour savoir combien, souvent, ca peut être vrai.

Alors j'acquiesce pas plus qu'je dénie. J'peux pas nier, j'parle sans concession, sans retenue. Et sans mensonge - elle mérite mieux qu'des mensonges pour lui faire avaler la pilule, pour rendre les choses moins dures. Elles sont comme elles sont, autant n'pas la considérer comme faible. Abigaëlle peut l'avaler - la vérité - elle l'doit plutôt.
Abi - « Je lui ai simplement dit la vérité, qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre ? Tu aurais préféré que je la lui cache ? Ça aurait été plus diplomate, peut-être ? Ou alors ça aurait simplement arrangé vos petites affaires ? » J'lève les yeux au ciel - à n'pas vouloir écouter elle préfère déformer mes propos. Y a rien qui vaut la vérité - clairement - mais rien qui n'soit pire qu'une vérité dramatique. Celle qui semble tracer une voie qui est pas voulue, comme si elle s'trouvait être la seule. Celle qui ôte la liberté pour le châtiment, celui d'un destin qui s'trouve forgé dans le marbre. Emprisonné, et plutôt qu'se décider un chemin à deux, contraindre l'un et l'autre à voyager seul dans l'noir. Voila à quoi ils se sont condamnés - Mallory ayant préféré la laisser seule sur c'chemin ténébreux.
Ode - « Nos petites affaires souffrent pas vraiment de cette histoire à dire vrai. » J'lâche sans pour autant prononcer l'nom de Light - j'vois pas d'quoi il en retournerait d'autre. C'est bien la seule affaire qui nous lie, Mallory et moi. L'fait de le nommer "beau frère" dans quelques mois. Mais c'pas tant ca le sujet - l'sujet c'est ce drame constant qui devient tragédie.
Abi - « T'appellerais ça comment toi ? Imagine si du jour au lendemain il te tournait le dos, comment tu le vivrais ? J'étais pas seule à le créer, ce drame, et t'es bien le seul à me dresser au rang d'héroïne dans cette histoire. Pour Mallory j'suis devenue le diable alors que j'étais sa meilleure amie, et y'a de la raison derrière tout ça ? »
Ode - « Tu t'place en héroïne maudite - seule face au monde qui veut qu'ta mort. Cette situation ca aurait pu être… un malheureux hasard, une erreur, ou une conséquence malheureuse. Ca aurait pu être simplement discuté, ca aurait pu être une série de solution, plutôt qu'un problème insurmontable. » T'préfère répondre, sans t'empêcher de lever les yeux au ciel à l'assomption qu'Mallory pourrait t'abandonner. Tu lui as dit c'que t'avais d'pire face à un sang pur à cacher. Tu lui as dit qu'ton sang était impur, qu't'as passé six ans à lui mentir - il a juste sourit. Sourit pour t'signifier qu'finalement c'était pas tant important. Pas de trahison. Pas d'abandon. T'es un bâtard, un sang mêlé, il t'a pas rejeté. S'il a rejeté son propre gamin c'qu'il a un passé aussi - un passé qu'Abi pouvait pas ignorer.
Abi - « La théâtralité elle vient seulement de Mallory qui a décidé de briser des verres et de se servir des cocktails après avoir appris la vérité. C'est lui qui est parti dans des extrêmes en hurlant, et en me demandant de ne plus jamais croiser sa route. A moins que ce terme ne s'applique qu'à moi, puisque je suis une grande dramatique, »
Ode - « T'as sans doute pas chercher à calmer l'jeu. Ou alors c'tait exactement la réaction que t'attendait d'recevoir ? C'sans doute à la hauteur d'la passion entre vous qui vous empêcher d'garder vos mains pour vous. » J'lâche avec un sourire moqueur - l'sarcasme étranglant ma gorge comme j'peux qu'imaginer que Mallory est - effectivement - autant acteur qu'Abi. C'souvent que je me retrouve à lui foutre des coups derrière la tête pour lui remettre les pieds sur terre. L'arrêter dans ses grands monologues d'sang pur, d'héritier, d'premier né - lui rappeler qu'il est aussi qu'un gamin comme les autres avec un phallus dans l'urane.
Abi - « Et puis tu crois vraiment que Mallory me voit comme son alliée après m'avoir clairement fait comprendre que je venais de gâcher sa vie ? Que j'étais bonne qu'à ça, de toute manière ? Je sais pas où tu vois des alliés dans cette histoire, mais moi j'en vois aucun de votre côté. » Gâché sa vie - d'bien grands mots qui sortent sans doute d'la bouche d'un Mallory en proie à la panique. Y a pas grand chose qui décompose cette gueule d'ange, mais quand il tombe le masque y a tout qui s'met à grogner pour pas s'briser.
Abi - « Même mon meilleur ami je ne peux plus l'être, »
Ode - « Mallory est pas parfait - j'vais pas prétendre le contraire. C'une reine du drame qui s'ignore. Mais tu l'connais aussi bien non ? Il t'verra comme une ennemie si tu le laisse t'voir ainsi. Sois une allié, il t'verra comme une allié. » J'rappelle - parce que la meilleure amie c'une place toujours vacante. Et s'il compte autant qu'elle l'prétend elle se battra - non ? J'peux pas m'imaginer laisser Mallory se défaire de moi un jour. C'pas une amitié avec une date de fin - c'pas une amitié qui souffrirait des erreurs et des crises. C'une amitié no matter what.
Abi - « Il s'est détournée de moi, quoi que tu puisses dire à ce sujet. Être sa meilleure amie ça ne mérite pas le statut d'être cher, ou comment ça fonctionne chez vous ? Nos années d'amitié c'est lui qui les a ignoré en faisant une croix dessus pour me laisser tomber, et sûrement pas l'inverse. »
Ode - « Quand t'as ton meilleur ami qui panique d'voir sa vie s'effondrer, tu lui rappelle juste qu'elle s'effondrera jamais tant qu'vous serez deux. Tu l'laisse pas t'foutre dans l'vide en courbant l'échine avant d'grogner comme un animal blessé. L'amitié s'contruit à deux, et s'détruit à deux aussi. »
C'une philosophie débile.
Peut être - pas tant qu'ca à vrai dire. Tant qu'il s'trouvera quelqu'un pour s'dire ami de Mallory, alors il aura un ami. D'même pour Abi - sauf qu'je suis pas sûre qu'elle accepte d'admettre qu'elle en possède encore.

Et finalement l'sujet revient sur l'problème principal - pas tant l'fait qu'elle soit enceinte, mais qu'elle semble pas prendre conscience de la situation. De cette foutue situation - et plus j'y pense, plus l'idée d'un bâtard proche de Mallory - d'fait, proche des Shacklebolt, et de Moses - m'retourne le cerveau et l'bide. Alors il s'trouve plus de retenue - être sincère c'la clé de l'amitié.
Même si certaines vérités sont plus dures à clamer que d'autres.
Abi - « Et alors quoi ? Il devrait avoir honte d'être comme sa mère ? »
Ode - « T'as jamais eut honte d'être c'que t'es ? » Qu'je demande avec un air d'défis dans l'regard - et peu d'propension à la croire si elle prétend qu'elle s'sent fière. Fière d'pas être comme les autres, d'pas avoir de statu, d'existence, d'légitimité. D'devoir tout l'temps se battre pour tenir un nom qui veut pas d'elle. J'veux pas l'croire - comme c'est impossible d'mon point de vue. Mais là encore - j'parlais pas tant de cela. Après tout, être la bâtarde des MacFusty ca doit pas si terrible.
Abi - « Et c'est pas égoïste de tourner le dos à sa meilleure amie enceinte pour ne pas assumer les conséquences avec elle, juste pour couvrir ses arrières ? »
Ode - « Alors t'es juste pas mieux en vrai. Deux égoïstes, pas un pour être mieux qu'l'autre - c'est ca Abi ? Ou alors c'juste que tu arrive pas à prendre l'recul nécessaire pour comprendre pourquoi Mallory a besoin de protéger ses arrières - et les vôtres. » J'grogne en montrant son ensemble - pour pas juste m'trouver nez à nez avec l'ventre qui va s'arrondir un jour. S'arrondir - et Mallory qui regrettera d'pas avoir été mieux qu'son taré de père. Pas avoir été mieux - et n'pas être capable d'se penser un mec bien. Jamais - sauf qu'il aura sans doute sauvé Abi et l'gamin en leur tournant le dos.

Et y a c'truc qui gronde - qui gronde et brûle, ravage toute la raison qui m'reste alors qu'j'ai le sentiment qu'elle veut pas entendre. Qu'elle veut pas écouter, et juste reproduire l'amour égoïste d'une mère qui lui a donné une vie atroce - alors ca sort, qu'pour ma part j'en aurai pas voulu d'cette vie.
Abi - « Mais qu'est-ce que tu racontes ? » Ca prend qu'une seconde, pendant que j'reprend mon souffle - pour qu'elle comprenne. Et cette lueur brillante dans l'regard que j'sais pas pouvoir combattre. Alors autant tout balancer - assumer qu'le nom de "bâtard" est pas si facile à porter. Pas pour tout l'monde.
Abi - « Ode, j'sais pas quelles erreurs ta mère a bien pu faire pour qu'tu lui en veuilles à ce point mais c'est pas pour autant qu'il faut qu'tu les vois toutes comme des monstres. La mienne elle m'a élevée qu'importe mon statut, et j'aurais pas pu compter sur mon père pour le faire. C'est peut-être pas le cas de la tienne mais moi je lui dois tout, et même si j'aurais voulu ne pas être une bâtarde, si elle avait pas fait ces choix-là je serais simplement pas ici. J'sais pas si c'était la meilleure chose à faire, peut-être qu'elle aurait dû vivre sans enfant, mais elle aurait été malheureuse. Et j'lui souhaiterais jamais de l'être, même si je suis une bâtarde à cause d'elle. » J'lève les yeux au ciel, devant une histoire qui ferait pleurer d'envie d'autres. D'autres qui trouveraient que la vie mérite toujours d'être sauvée - balivernes pour s'déculpabiliser d'pas avoir pu avoir la force de ses convictions. La force d'faire le choix qu'il fallait.
Ode - « C'bien beaux ces jolis discours - comme t'as eut la chance d'pouvoir la regarder dans les yeux pour lui demander pourquoi. La mienne peut être crevée ou dans un autre pays à s'rendre heureuse autrement que j'en saurais jamais rien. Parce que non contente d'me filer l'nom d'un infidèle, j'me retrouve affublé d'un rôle d'batard de sang pur. » J'dis avec un sourire qui s'fend de cruauté. J'ai jamais eut d'réponses, jamais su son nom ou même à quoi elle ressemblait. Un nom banni, une existence bannie - l'infidèle, la maitresse, l'aventure. Pas même moldue ou sang mêlée. Née moldue ou sang pur - juste l'ignorance pour réponse, et ce rôle tenu contre le reste du monde. Un masque, un foutu masque d'jumeau de Light. D'Shacklebolt. D'enfant terrible.
Abi -  « Et si moi j'ai envie de garder ce bébé, c'est mon choix, pas celui de Mallory, ni le tien. J'ai pas besoin de ton accord, ni du sien, même si ça ne te plaît pas. C'est ma décision Ode, et qu'importe ce que tu penses de ça, même s'il naît en dehors d'une union j'ferai en sorte qu'il soit pas malheureux. Mais j'veux pas l'être non plus, et t'as pas le droit de me forcer à l'être simplement parce que ça vous arrange vous, qu'importe que ça me fasse du tort. »
Ode - « J'te force pas à t'en défaire - j'ai jamais prétendu voulu t'empêcher d'faire ta vie. J'te dis juste d'arrêter d'vouloir impliquer Mallory. » J'dis de nouveau en frappant d'exaspération contre les draps - toujours cette conversation qui tourne en rond, et l'assurance douloureuse d'savoir ce qui attendrait un autre bâtard. Qu'elle le fasse - mais seule strangulot. Qu'elle le fasse juste seule - et elle aura tout l'bonheur du monde. « Est-ce que tu peux juste faire attention à c'qu'on te demande depuis le début, Abi ? On t'dit pas d'le faire crever - on t'dit que si tu t'obstine à l'vouloir avec Mallory ca sera une chose inévitable. Parce qu'il s'trouve des choses dans la vie des batards d'sang pur qui sont bien pires qu'tuer un bébé dans l'ventre de sa mère. Des choses dont t'as pas idée. Des choses qui t'donnerait envie de crever toi aussi, parce que tu serais pas capable d'te regarder dans un reflet sans t'prendre d'envie d'te détruire au plus vite. » J'dis en la fixant durement dans les yeux, avec une honnêteté cruelle et douloureuse. La voix sourde, basse, emplie d'non-dits tortueux.
Ode - « Crois le ou non, on veut l'sauver. Te sauver. Te sauver d'prendre la mauvaise décision en t'obstinant dans une voie qui vous détruira tous les deux. Tu veux c'bébé ? Garde le. Mais n'en fais pas un bâtard des Rowle. Tu veux l'garder, tu veux l'appuie de Mallory, l'miens même ? Alors fais le seul, fais porter l'chapeau à un crétin du château. Mais n'fais pas de Mallory le bourreau d'son enfant. Crois-moi Abi, t'sais pas ce que ca signifierait. Moi si. J'le sais que trop bien - et je t'empêcherai de faire subir cela à un autre gamin. »


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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Ven 26 Jan - 18:58


Nobody dies
in neverland
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Ça t'agace de voir qu'ils font tout pour arranger leurs affaires sans se soucier de toi, comme si tu n'existais, ou que tes sentiments ne valaient pas la peine d'être pris en considération. Comme si t'étais rien, comme souvent ces temps-ci, et c'est quelque chose que tu peux de moins en moins supporter. Ou alors tu t'es juste persuadée qu'ils veulent te mettre à l'écart, t'ignorer, qu'ils font en sorte que tu disparaisses de leur vie. Dans ta tête tout est d'une logique contestable, c'est certain, pourtant tu restes certaine que ça arrange bien Ode que Mallory t'ait rejetée avec le bébé. Faut dire qu'un bâtard de Rowle qui verrait le jour alors qu'il s'apprête à épouser une Shacklebolt, ça ferait tâche dans toutes leurs histoires de sangs-purs. Pas que tu trouves habituellement à la pureté sanguine un quelconque sens, cela dit. « Nos petites affaires souffrent pas vraiment de cette histoire à dire vrai. » « Simplement parce que certains ne sont pas au courant. » Light, les Shacklebolt, les Rowle – il suffirait d'une personne de trop pour que tout dégénère. Vite, bien trop vite, et tu doutes d'être capable de contrôler la situation si jamais cela arrive. C'est sûrement pour ça que tu tais ta douleur au monde extérieur, parce que t'es pas prête à te mettre en danger aussi facilement, même par vengeance.

Abandon, solitude, trahison – c'sont que des termes qui te rappellent ta situation. Seule face au monde, c'est ainsi que tu sembles être depuis que tu sais pour l'bébé, et ceux qui te soutiennent dans cette affaire se comptent sur les doigts d'une main. Sauf qu'Ode il te place en grande dramatique, de celles qui se pensent maudites et font d'un rien la plus atroce des catastrophes. C'est peut-être ce qu'il se passe, au fond, mais toi t'es persuadée d'être dans le vrai, à encore tenter de te justifier. « Tu t'places en héroïne maudite - seule face au monde qui veut qu'ta mort. Cette situation ça aurait pu être… un malheureux hasard, une erreur, ou une conséquence malheureuse. Ça aurait pu être simplement discuté, ça aurait pu être une série de solution, plutôt qu'un problème insurmontable. » C'est à ton tour d'lever les yeux au ciel d'agacement, parce que t'es constamment désignée comme la responsable de tous vos malheurs dans cette affaire, et ça te donne envie d'hurler à en perdre la voix. « Si t'as une série de solutions sous le coude, hésite pas, on en aurait bien besoin. Parce qu'à part des pilules d'couleur, tu proposes pas grand chose en réalité, » qu'tu lâches, sauf que c'en est presque méchant. Pas qu't'aies honte ou même que tu t'en rendes compte, mais en vrai tu devrais pouvoir la trouver seule, la solution. T'es plus un bébé, et t'es sûrement pas une faible qui s'accroche aux autres par peur de se noyer, mais plutôt de celles qui gueulent pour s'faire entendre, et s'battent sans jamais s'arrêter. Comme si ça pouvait changer quelque chose au regard que te portent ceux qui savent – en vrai y'en a qu'un que tu voudrais revoir comme avant. Sauf qu'Mallory il t'voit comme le démon, et qu'au lieu d'une simple erreur, ta grossesse est devenu le drame qui vous a brisés. La fin de votre histoire, de votre amitié, et d'un avenir auquel tu n'aurais de toute façon jamais eu accès. Elle aura au moins eu le mérité de t'empêcher de te berner d'illusions trop longtemps, même si maintenant tu te retrouves seule avec un statut de mère qui ne te sied pas – et le monde contre toi. L'monde contre toi qui s'anime de reflets théâtraux parce qu'à force de vouloir brûler la vie par les deux bouts, vous vous êtes bouffés d'trop d'angoisses brusquement plus réelles. Il n'en a pas fallu plus pour qu'les cris fusent, et les verres avec – sans parler du miroir réduit en miettes par vos soins. « T'as sans doute pas chercher à calmer l'jeu. Ou alors c'tait exactement la réaction que t'attendait d'recevoir ? C'sans doute à la hauteur d'la passion entre vous qui vous empêcher d'garder vos mains pour vous. » « Tes mains se sont trop baladées dans ta vie pour que tu puisses me faire des leçons, » qu'tu grognes, sur la défensive parce que tu sais qu'il a raison. Mallory s'est enflammé, mais t'as nullement tenté de calmer le jeu, parce que la peur qu'il s'en aille t'as soudainement frappé, sans parler de celle d'être mère si tôt. T'as juste hurlé à ton tour, envoyant valser tout ce que tu pouvais pour le faire réagir. Puis il a pris la porte en t'demandant de n'plus croiser son chemin – the end. « Mallory est pas parfait - j'vais pas prétendre le contraire. C'une reine du drame qui s'ignore. Mais tu l'connais aussi bien non ? Il t'verra comme une ennemie si tu le laisse t'voir ainsi. Sois une allié, il t'verra comme une allié. » T'réponds, simplement parce que tu sais pas quoi dire, et qu'ça t'agace d'avoir l'impression qu'il a raison. C'juste que tu refuses d'avoir tort, et d'reconnaître tes erreurs – t'as trop d'fierté pour courber l'échine. Enfin il paraît, parce que depuis un mois t'es plus qu'l'ombre de toi-même, et qu't'es devenue cette faible victime qu'tu ne peux plus supporter. « Quand t'as ton meilleur ami qui panique d'voir sa vie s'effondrer, tu lui rappelles juste qu'elle s'effondrera jamais tant qu'vous serez deux. Tu l'laisses pas t'foutre dans l'vide en courbant l'échine avant d'grogner comme un animal blessé. L'amitié s'contruit à deux, et s'détruit à deux aussi. » Tu serais presque sarcastique sur l'fait qu'une telle philosophie vienne d'un type comme Ode, mais en vrai t'es surtout frappée par la véracité d'ses mots, même si tu l'vis encore comme une injustice. « Dans ce cas il aurait pu me dire la même chose, parce que ma vie à moi aussi elle s'est effondrée c'jour-là. » Vous êtes tous les deux en tort, et c'est le cas depuis le début. Ensemble vous auriez surmonté ça, mais encore aurait-il fallu qu'vous en parliez. Meilleurs amis – c'titre il vous aura pas épargné, faut croire.

L'problème c'est pas tant le bébé qu'tu portes, semble-t-il, mais plutôt son statut. Un bâtard, comme sa mère – mais tu veux pas qu'il en ait honte. « T'as jamais eu honte d'être c'que t'es ? » T'aimes pas c'regard de défi qu'il te lance, c'lui qui signifie qu'il sait qu'il a raison et qu'toi tu t'contentes de nier comme une enfant. « La ferme, » qu'tu grognes alors, comme si tu t'renfermais soudainement. T'as beau n'pas l'montrer, en vrai c'est quelque chose qui t'atteint. T'es l'fruit d'un adultère, et c'est quelque chose que tu n'pourras jamais oublier. C'sûrement pour ça qu'tu crois pas en la fidélité – à quoi bon ? Toi tout ce que tu vois c'est que l'homme que tu pensais aimer s'est fait la malle pour ne pas assumer ses responsabilités envers toi, envers le bébé. Tout c'que tu réalises c'est qu'il t'a abandonnée pour se protéger, et c'est quelque chose que tu vis encore plus difficilement. « Alors t'es juste pas mieux en vrai. Deux égoïstes, pas un pour être mieux qu'l'autre - c'est ça Abi ? Ou alors c'juste que tu arrives pas à prendre l'recul nécessaire pour comprendre pourquoi Mallory a besoin de protéger ses arrières - et les vôtres. » Deux égoïstes, voilà c'que vous êtes en réalité, à vous centrer uniquement sur vos problèmes. Lui désorienté par ses craintes dues à son passé, toi effrayée à l'idée d'être seule – depuis quand êtres-vous si faibles ? Faibles au point de vous entre-tuer alors qu'il aurait suffi d'un dialogue pour tout régler, une simple conversation. Simplement pour trouver les bonnes solutions, au lieu de vous acharner sur l'autre comme s'il était la source de tous vos malheurs. « C'est pas me protéger que de me laisser seule alors que j'suis enceinte, j'peux t'l'assurer. » Prendre du recul – t'en es bien incapable, Ode a raison. Aveuglée par la rancœur et l'amertume laissées par cette trahison, t'es loin d'imaginer à quel point faire de lui un père pourrait te coûter cher.

La vérité éclate pendant l'orage, t'faisant réaliser l'état indescriptible d'Ode, et la raison de sa colère. C'parce qu'il est comme toi qu'il se sent concerné par le statut de ton bébé – bâtard, c'est l'mot. T'parviens pas à calmer ses gestes convulsifs, mais en vrai tu t'en occupes plus une fois qu't'as commencé à parler, même si ton long discours va lui paraître bien nié. Sauf que c'est vrai, et que tu ne veux pas que ta mère soit malheureuse. C'pas qu'tu n'lui en as jamais voulu d'être née hors-mariage, c'juste que tu l'aimes plus que tout au monde, et qu'c'est la seule chose qui compte. Ça n't'empêche pas d'être une vraie MacFusty, t'en es persuadée, même si la défectueuse du clan s'amuse à te faire penser le contraire. C'est pas elle que tu vas écouter, c'est certain. Si t'es ici c'est parce que ta mère est allée voir ailleurs, mais ça ne devrait nullement te priver de ta légitimité vis-à-vis du clan. T'voudrais juste que ton enfant puisse vivre sans avoir à penser à cette étiquette qu'on t'a trop souvent affublée, parce que même s'il est encore loin d'être né, c'est ce qu'il sera le jour venu. « C'bien beaux ces jolis discours - comme t'as eu la chance d'pouvoir la regarder dans les yeux pour lui demander pourquoi. La mienne peut être crevée ou dans un autre pays à s'rendre heureuse autrement que j'en saurais jamais rien. Parce que non contente d'me filer l'nom d'un infidèle, j'me retrouve affublé d'un rôle d'bâtard de sang pur. » T'voudrais surenchérir mais t'vois pas en quoi ça serait utile, même si dans ton cas on parle d'une femme qui a eu un enfant avec son beau-frère. T'as au moins eu la chance de connaître tes deux parents, même si tu te serais volontiers passer d'un père comme le tien qui n'a même pas sa place à la tête de votre clan. T'as pu compter sur ta mère, contrairement à Ode dont l'sourire t'inquiète à n'en douter. Pourtant ça t'fait réaliser beaucoup d'choses, comme des rouages qui s'entraînent les uns les autres dans ce capharnaüm que sont vos arbres généalogiques.

Ça n't'empêche pas de vouloir l'garder, l'bébé, et au contraire de comprendre que tu peux t'en occuper seule. Qu't'as pas besoin d'un homme pour l'élever, comme t'as pas eu besoin d'homme pour t'élever, parce qu'vous valez mieux qu'eux. C'est vous qui donnez la vie après tout, et c'est ta mère qui a fait de toi une femme – ton père il servait juste de figurant dans c't'histoire. Aucune utilité dans ta vie, alors tu doutes pas que ton enfant pourra grand dire sans père – l'tout c'est qu'il t'ait toi, n'est-ce pas ? « J'te force pas à t'en défaire - j'ai jamais prétendu voulu t'empêcher d'faire ta vie. J'te dis juste d'arrêter d'vouloir impliquer Mallory. » C'est son coup de poing dans tes draps qui t'surprend plus que l'exaspération sur son visage, parce que depuis le début de votre conversation tu vois nettement son regard osciller entre colère et agacement. Faut dire qu'il a décidé de raisonner une égoïste perdue dans son monde depuis des semaines, alors il ne pouvait en être autrement. « Est-ce que tu peux juste faire attention à c'qu'on te demande depuis le début, Abi ? On t'dit pas d'le faire crever - on t'dit que si tu t'obstines à l'vouloir avec Mallory ça sera une chose inévitable. » Tu veux pas le perdre, ton bébé. Sûrement pas pour un homme, même pour celui que tu aimes, parce qu'au fond tu viens de comprendre que tu ne pourras jamais l'avoir. C't'une autre vie qu'il a choisi, et si votre relation perdure ce sera simplement en tant qu'amitié, parce que tu n'auras sans doute pas le droit à plus de sa part. Fiancé, marié – toi tu seras mère sans lui, mais tu sauras vivre avec. T'en es capable, t'as pas le droit de douter. Tu peux pas penser que tu n'y arriveras pas sans un homme, c'est inconcevable, simplement. « Parce qu'il s'trouve des choses dans la vie des bâtards d'sang pur qui sont bien pires qu'tuer un bébé dans l'ventre de sa mère. Des choses dont t'as pas idée. Des choses qui t'donnerait envie de crever toi aussi, parce que tu serais pas capable d'te regarder dans un reflet sans t'prendre d'envie d'te détruire au plus vite. » Tu devrais pas répondre à ça, parce que c'trop de sous-entendus que tu ne comprends qu'à moitié et qui t'intriguent. Sauf que t'es curieuse, et agacée d'le voir tourner autour du pot, alors t'peux pas t'retenir.« Tourne pas autour du pot, s'tu veux en parler c'est l'moment, on est pas à ça près, » qu'tu lâches sèchement, à essayer d'te reconstruire une image d'femme fière alors qu't'as d'la peine pour lui, presque de l'inquiétude. Celle de voir un adolescent autrefois impassible et arrogant, fougueux et téméraire, s'emplir d'une sincérité brûlante de souffrance. T'voudrais savoir, en vrai, même si t'es loin de te douter de l'horreur de ces choses qu'il vit trop souvent. « Crois le ou non, on veut l'sauver. Te sauver. Te sauver d'prendre la mauvaise décision en t'obstinant dans une voie qui vous détruira tous les deux. Tu veux c'bébé ? Garde-le. Mais n'en fais pas un bâtard des Rowle. Tu veux l'garder, tu veux l'appuie de Mallory, l'mien même ? Alors fais-le seul, fais porter l'chapeau à un crétin du château. Mais n'fais pas de Mallory le bourreau d'son enfant. Crois-moi Abi, t'sais pas ce que ça signifierait. Moi si. J'le sais que trop bien - et je t'empêcherai de faire subir cela à un autre gamin. » « Dans c'cas faites en sorte que ça n'se sache pas. J'ferai ce qu'il faut, mais si quelqu'un d'autre l'apprend alors ce sera fini pour nous tous. Tenez votre langue et j'tiendrai la mienne, mais ce bébé c'est le mien, celui de personne d'autre. » Ou plutôt c'l'enfant d'un idéal qu'tu n'peux pas atteindre, sauf que tu devras t'contenter d'c'que t'as pour ne pas y penser.
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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Lun 5 Fév - 17:43


nobody dies in neverland
abigaelle macfusty & ode shacklebolt
Abigaëlle - « Simplement parce que certains ne sont pas au courant. » Et elle sait combien c'est important qu'certains ne soient jamais au courant - justement - de toute cette foutue histoire. J'veux pas penser à Light, qui s'en doute s'ficherait bien de savoir que Mallory a eut d'autres filles avant elle. Pas qu'elle n'en a pas eut - ou d'garçons, qu'importe. L'fait qu'il puisse avoir un bâtard dans un coin, j'suis pas sûre que ce soit l'genre de choses qui rebuterait ma soeur. Pas sûre non plus que ca l'aide à accepter d'apprécier un minimum le Rowle - sauf que je doute pas que ce soit l'cas à les avoir vu ensemble à plusieurs reprises. Ils pourraient bien s'entendre, plus peut être, mais ca les concerne eux. Pas moi. Et cette histoire d'batard, surtout, ca doit jamais remonter jusqu'à Moses, ou l'papa d'Mallory. Ca doit jamais être sû des adultes qui eux ont décidé des règles du jeu. Sauf que ca c'est une règle qui est pas acceptée, de fauter. De fauter avec une fille qui est pas pure. Peut être que ca serait mieux passée si elle l'avait été. Elle l'est pas - c'tout ce qui sera retenue. Impur, et bâtard.
Y a qu'une chose qui résulte de ce genre d'addition - ils devront crever. A croire que les sangs purs savent pas régler leurs problèmes autrement qu'en les faisant simplement disparaitre. Et j'doute pas que si Moses avait eut l'choix, j'aurais disparu aussi d'puis un moment. Sauf qu'il a trouvé l'moyen de me rendre rentable, l'troll cramoisi.

C'dur de rester concentrer, surtout quand Abigaëlle mord, et souffle à chaque parole, qu'elle agite sa fierté devant moi comme si c'tait le meilleur des boucliers. Sauf que j'la connais assez pour l'voir. Sauf que ca m'fera pas taire. Elle a sa fierté, j'ai mon courage pour moi - une forme d'courage, ou d'loyauté, j'sais pas trop. Mais j'peu pas la fermer - j'peux pas alors j'parle trop peut être. Peut être, quand j'vois que son regard devient humide à des moments avant d'enrager par la suite. Mais j'la ferme pas - j'brille pas par mon altruisme ou ma compassion et on l'sait tous les deux.
Abigaëlle - « Si t'as une série de solutions sous le coude, hésite pas, on en aurait bien besoin. Parce qu'à part des pilules d'couleur, tu proposes pas grand chose en réalité, »
Ode - « J'suis comme tous les autres, j'prends le partie de la facilité t'sais. Puis c'est toi la stratège non ? T'devrais être assez intelligente pour trouver une solution. » Mauvaise foi - peut être - mais j'pas envie de faire plus d'effort ou d'me battre contre du vent. Des solutions il s'en trouve - d'faire passer pour un bébé avec un autre type, ou juste d'la fermer et faire sa vie. A choisir seule si elle veut l'garder ou non. Juste - juste - d'pas impliquer Mallory comme un père dans cette histoire. N'pas l'impliquer du tout, arrêter d'jouer l'égoïste. Ou j'sais pas - j'pense plus rond, et j'ai envie d'gueuler d'colère à la voir si bornée vraiment.
Abigaëlle - « Tes mains se sont trop baladées dans ta vie pour que tu puisses me faire des leçons, »
Ode - « Ouais j'jouis d'une belle réputation. » Sauf qu'elles se sont plus souvent baladées contre ton gré qu'pour ton plaisir. T'as pas souvent jouis de moment de vrai volupté, à aimer faire l'amour comme d'autres y sont accrocs. T'aime pas l'contact - ca a rien d'étonnant quand on sait combien tu t'sens pourri de partout à force d'être un jouet pour les délires de pouvoir de ton paternel. T'as pas aimé être touchée, accumuler les conquêtes comme Mallory ou Abigaëlle. Plus souvent tu t'perds dans un nuage d'drogues, à regarder Mallo s'amuser quand vous sortez à deux. Toi tu touche pas - t'aime pas toucher quand tu peux l'éviter. Mais tu joue à avoir cette réputation comme apparemment t'arrivera jamais à faire entendre une autre version d'la vérité.
Abigaëlle - « Dans ce cas il aurait pu me dire la même chose, parce que ma vie à moi aussi elle s'est effondrée c'jour-là. »
Ode - « T'semble encore être capable de tenir debout pourtant. » T'ajoute devant tant de dramatisme - elle s'est pas effondrée, comme elle vit encore. LA vie elle crève quand on est justement crevé. Avant cela c'est un combat, peut être, mais jamais perdu. Jamais perdu tant qu'le coeur bat.

Et l'hypocrite s'met à dire qu'elle aime sa mère pour l'avoir voulu vivante, après avoir annoncé qu'sa vie était finie. A croire qu'elle sait plus être logique - comment dire merci à sa maternelle, et autant regrettée d'être dans la même situation aujourd'hui ? Si ce n'est qu'elle sait combien c'pas facile d'être bâtard.
Abigaëlle - « La ferme, » J'hausse les épaules, sachant qu'on l'pense tous les deux - la honte d'être bâtard nous brûle les veines, nous empêche d'pouvoir parfaitement nous dire famille et d'nous lever pour notre nom. On s'sent plus seul qu'les autres. Plus seule - mais dans c'cas c'est seule ou morte.
Abigaëlle - « C'est pas me protéger que de me laisser seule alors que j'suis enceinte, j'peux t'l'assurer. »
Ode - « T'es pas si seule, et tu t'trompe lourdement si tu penses qu'il pense pas à toi en premier. » J'lance encore avec le même air agacé - elle veut juste qu'il soit l'méchant dans la situation. Elle veut juste lui en vouloir en pensant qu'il se ravie de la laisser tomber. Alors que dans le regard de Mallory brûle sa culpabilité. Il s'en veut de ca. Il s'en veut d'pas avoir le choix. Il s'sent tout aussi piégé et seul - seul tous les deux. Alors qu'en vrai ils l'sont pas, mais ils s'veulent tant l'un et l'autre que le reste du monde compte pas.
J'ai beau être là pour mon meilleur ami, il est seul parce qu'il veut Abi. Ca fait mal - c'est cruel - mais j'peux pas dire que j'suis pas habitué à avoir mal.

J'ai mal - tant - que j'finis par craquer. Par balancer à Abi combien elle peut s'tromper à force d'vouloir voir les autres comme les méchants de l'histoire. Alors qu'il existe pas plus de méchants que de véritables risques. Qui lui seront peut être évité. Et si elle veut s'faire plaindre comme bâtarde c'pas avec moi que ca arrivera - j'crois qu'elle le comprend, parce qu'elle semble choquée un temps. Avant de se recomposer un visage presque sans émotion.
Abigaëlle - « Tourne pas autour du pot, s'tu veux en parler c'est l'moment, on est pas à ça près, »
Ode - « J'veux pas en parler, et c'pas une histoire pour les enfants. » comme elle veut juste qu'on s'plie à ses caprices j'doute qu'elle ait envie d'entendre ca. J'doute de vouloir lui en parler - surtout - comme après l'avoir fait avec Light ca m'foudroie encore en pleine poitrine. J'me sens moins seul, mais pas moins sale. J'me sens à nouveau proche de Light, mais j'sais que c'est un combat que j'pourrais pas gagner. C'un combat où j'suis un outil, pas un joueur. « Mais si tu veux une idée - imagine la pire chose qu'tu puisse faire à ton gamin hors le tuer. Et sans doute qu'tu seras encore loin du compte. » La voix est sombre, roque, ailleurs - elle s'trouve dans les souvenirs d'un gamin d'douze ans offert pour protéger sa soeur pure. Offert au juge comme trophée pour qu'elle soit pas condamnée pour ses fautes. Pour la première fois - pas la dernier.

Alors je veux le sauver c'gamin là - je veux qu'il vive sans la crainte d'ce qu'il pourrait être ou n'pas être. Sans avoir une vie avec une durée limitée - il m'semble que la mienne elle prendra fin quand je voudrais échapper des griffes de Moses. Je l'sais, alors je la flambe par les deux bouts comme elle tient qu'à un fil.
Abigaëlle - « Dans c'cas faites en sorte que ça n'se sache pas. J'ferai ce qu'il faut, mais si quelqu'un d'autre l'apprend alors ce sera fini pour nous tous. Tenez votre langue et j'tiendrai la mienne, mais ce bébé c'est le mien, celui de personne d'autre. » Enfin. J'soupire comme un poids énorme me quitte la poitrine. Comme une première victoire de l'entendre qui reprend ses esprits. Et si j'souris pas c'est parce que j'suis juste exténué. Tournant un regard bleu vers elle.
Ode - « C'est un secret que j'garderai dans la tombe, Abi. J'veux qu'il soit qu'à toi - vraiment. Crois moi je… La dernière chose que je souhaite c'est qu'il soit mis entre les mains des Rowle ou des Shacklebolt. J'crèverai avant que ca n'arrive. »  Dis-je avec plus de conviction dans la voix que j'ai pu en faire preuve jusqu'à présent. « C'trop tard pour moi, mais j'vais pas souhaiter qu'il arrive la même chose à un autre. Si j'peux sauver une autre âme, alors c'est sans hésitation. Tiens ta langue, MacFusty, et t'pourras compter sur moi pour c'que tu voudras. »



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MessageSujet: Re: nobody dies in neverland (abiode)    Dim 18 Fév - 13:22


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• Abiode •
I'm jealous, I'm overzealous. When I'm down, I get real down, When I'm high, I don't come down. I get angry, baby, believe me. 'Cause I got issues, But you got 'em too. So give 'em all to me, And I'll give mine to you. Bask in the glory Of all our problems.
Des solutions t'en as pas trouvées lorsque le problème s'est présenté à toi, mais à dire vrai t'en as pas vraiment cherché non plus. T'as simplement eu peur, et t'as pas réfléchi. Si t'es pas la seule en tort dans cette histoire, tu ne peux pas non plus échapper à tous les reproches, et c'est pas Ode qui va se gêner pour prendre la place du bourreau. C'est peut-être pas son but – de te blesser – en vrai lui tout ce qu'il veut c'est protéger son ami. Et ton enfant, même si ça tu ne le sais pas, parce que t'es loin de te douter de ce qu'il vit. Faut dire que vous aviez beau être amis, les confidences c'était pas votre truc, et c'est peut-être mieux ainsi maintenant que vous vous envoyez à la tronche tout ce que vous pouvez pour vous défendre. Lui comme un lion enragé, et toi comme un serpent blessé dont l'venin s'use à force d'être utilisé. Des solutions tu n'en as pas, ou plutôt la seule que tu avais elle s'est envolée. Mallory, lui il t'a laissée seule avec ce fardeau, et la ferme intention de ne plus te revoir. Échec, mais pour l'instant tu t'en moques bien, en vrai, de ce qu'il voulait lui. Y'a que toi qui comptes dans ces moments-là, et même si tu n'es animée que de caprices égoïstes tu les écoutes, parce que t'as l'impression de te retrouver seule et dos au mur, sans autre échappatoire que les flammes que tu craches. Abandonnée – t'es devenue une reine du dramatique, faut croire. « J'suis comme tous les autres, j'prends le partie de la facilité t'sais. Puis c'est toi la stratège non ? T'devrais être assez intelligente pour trouver une solution. » « Tu devrais être assez courageux pour pas être contraint de prendre le parti de la facilité, non ? » qu'tu rétorques en faisant référence à sa maison comme si ça pouvait vous servir d'excuse. Mauvaise foi, autant l'un que l'autre, et en vrai c'est plus pitoyable qu'autre chose. Cela dit, jeter des verres dans toute la salle sur demande ne l'était pas moins, donc t'es pas à ça près. « Ouais j'jouis d'une belle réputation. » T'réponds pas, t'as pas besoin. Il sait pertinemment tout ce que l'on dit de lui, même si toi t'es loin de te douter de l'horreur de tes propos par rapport à ce qu'il vit. T'as pour seule défense face à la cruauté de certains ton aberrante ignorance. A côté de l'existence misérable d'Ode, y'a la tienne qui s'est effondrée lorsque le vert et argent a claqué la porte, et c'est ce dont tu te plains encore : il t'a laissée tomber. « T'sembles encore être capable de tenir debout pourtant. » « Pas grâce à vous, » qu'tu grognes avec toute l'accusation qu'tu peux dans ta voix. T'es debout grâce à Alix et grâce à toi-même, parce que le reste du monde il ne t'a pas aidée. Au mieux il s'en fout, au pire il t'a tourné le dos comme l'a fait Mallory. Tu t'dis abandonnée, mais en vrai t'aurais juste dû en parler. Au moins aux tiens, aux MacFusty, même si en réalité t'as simplement trop de fierté pour reconnaître que t'es dans une sale situation. Tu veux pas prendre le risque qu'Ysolte puisse s'en servir contre toi.

Tu perds sûrement toute logique à mesure que vous parlez, parce qu'en vrai ce qui compte c'est de ne pas céder, de ne pas courber l'échine. Tu veux pas avoir tort, tout comme lui même s'il est déjà moins dans le déni que toi. Paraît que ça s'appelle la fierté, mais ça te rend incohérente au possible, même si tu penses ce que tu dis autant que faire se peut. T'en as déjà voulu à ta mère d'être une enfant illégitime, mais c'est elle qui t'a élevée quand ton père n'en avait rien à faire de toi. C'est presque s'il ignorait ton existence, alors t'as décidé de te construire seulement auprès de ta mère, et de le haïr lui. De détester tout ce qu'il s'en rapproche, de maudire l'héritier du trône qu'il ne mérite pas, d'en vouloir à Ysolte aussi. C'est parti d'une étincelle, et aujourd'hui c'est un brasier qui enflamme tout ton être, et qui enrage dans ton cœur. C'est cette flamme qui t'anime, pourtant l'abandon l'a presque éteinte, alors que maintenant tu ne brûles que de cette rancoeur d'avoir été laissée derrière. Seule, mais protégée – sauf que tu ne t'en rends pas compte. « T'es pas si seule, et tu t'trompe lourdement si tu penses qu'il pense pas à toi en premier. » T'aurais pas été seule si t'en avais parlé, c'est certain, mais t'es trop bornée pour le reconnaître. Déni, encore et toujours. Surtout que c'est pas dans le regard de Mallory que tu as lu de la culpabilité ces temps-ci, même si hier il avait l'air plus... comme avant. Tu voudrais que ça revienne, en vrai, mais tu n'as pas la moindre idée de comment faire.

A force de rétorquer, y'a des vérités qui éclatent, dont une que tu n'aurais jamais imaginé. Ode est comme toi, illégitime, à l'écart – mais au fond tu veux pas voir où est le mal. Tu finis simplement par voir qu'il souffre de ce statut d'une manière bien plus terrible que toi, mais il refuse toujours de la dire. Mais toi tu ne veux plus d'enfantillages et de niaiseries – qu'il parle au lieu de sous-entendre. Qu'il soit franc avec toi parce que vous êtes pas à ça près, même si t'es encore loin d'imaginer ce qui se cache derrière ses paroles douloureuses. Y'a trop de souffrance pour que tu puisses l'ignorer, mais y'a surtout une torture qui dure depuis quatre années et qui n'en finit plus, l'ayant plongé dans trop d'cercles vicieux et infernaux pour qu'il puisse s'en extirper maintenant – à moins que. Y'en aurait peut-être, des solutions, parce que selon lui y'en a toujours une série lorsqu'on tourne bien le problème, mais sans connaître ce dernier tu ne peux rien faire d'autres qu'imaginer. Mais même tes pensées ne peuvent être aussi atroces, en vrai. « J'veux pas en parler, et c'pas une histoire pour les enfants. » C'ton regard qui le foudroie alors, presque vexée par la remarque. Tu l'es, en réalité, de voir qu'il te pense incapable de supporter ce qu'il sous-entend. Le manque de confiance tu t'en moques pas mal, parce qu'en vrai tu viens d'apprendre seulement maintenant qu'il n'est pas plus légitime que toi, mais tu ne veux pas qu'il te pense trop faible pour entendre la vérité. Tu l'es pas, faible, mais à ce sujet peut-être que si – c'est d'une menace qui concerne ton enfant qu'il parle, alors ça t'concerne plus que l'reste. Et tu serais peut-être pas capable de le supporter, si tu savais. « Mais si tu veux une idée - imagine la pire chose qu'tu puisse faire à ton gamin hors le tuer. Et sans doute qu'tu seras encore loin du compte. » Sa voix t'ferait presque peur si t'étais pas en train d'essayer de décrypter ce qu'il essaie de te dire. Y'a rien qui te vient, sans doute parce que t'as pas l'esprit aussi horrible. Y'a rien – juste l'impression qu'il te mène en bateau. Mais t'as même pas besoin de le regarder pour savoir que ce n'est pas le cas, parce que son ton fait tout, qu'il exprime tous ces non-dits qui l'meurtrissent.

Si tu savais, t'aurais jamais voulu que Mallory reconnaisse ton enfant comme le sien. Trop de risques dont tu prends conscience en quelques minutes, pourtant sans connaître l'élément le plus horrible. Même sans pouvoir nommer ce dernier, l'fait est que c'est la mort qui vous pend au nez, et qu'une baguette sera pointée droit vers ton cœur dès l'instant où t'oseras prétendre ton fils Rowle. Tu peux pas – tu peux pas prendre ce risque. Tu veux pas, toi tout ce que tu veux c'est qu'il vive, et qu'il soit à toi. C'est ton enfant avant d'être celui de Mallory, et soudainement tu réalises qu'il ne sera que le tien. Si t'as réussi à vivre sans ton véritable géniteur, tu doutes pas qu'ton enfant en sera capable si c'est toi la personne là pour l'élever. Tu veux pas douter que tu sauras être la mère qu'il faut, pas maintenant que tu comprends que tu vas devoir tout faire seule, ou au pire avec un pigeon qui ne servira qu'à faire semblant. Un pantin, c'est tout ce dont tu as besoin. Ça, et la certitude que ton secret sera bien gardé pour que vos vies ne soient plus en danger. « C'est un secret que j'garderai dans la tombe, Abi. J'veux qu'il soit qu'à toi - vraiment. Crois moi je… La dernière chose que je souhaite c'est qu'il soit mis entre les mains des Rowle ou des Shacklebolt. J'crèverai avant que ça n'arrive. » Tu hoches la tête face à tant de conviction, et ce soulagement d'être enfin soutenue. Comme si t'étais plus toute seule, alors que c'est ton bourreau des minutes plus tôt qui veut t'aider désormais. « C'trop tard pour moi, mais j'vais pas souhaiter qu'il arrive la même chose à un autre. Si j'peux sauver une autre âme, alors c'est sans hésitation. Tiens ta langue, MacFusty, et t'pourras compter sur moi pour c'que tu voudras. » Tu voudrais lui dire que c'est pas trop tard pour lui, mais en vrai t'en sais rien. Tu n'sais pas, alors tu t'tais – et Merlin ça arrive pas souvent. Pour l'instant tu veux sauver ton enfant, et ce malgré la fatigue qui t'étreint. « Alors j'emporterai aussi ce secret dans ma tombe, » qu't'assures avec cette flamme qui semble renaître à nouveau, même voilée par l'épuisement d'une discussion trop enflammée. « Dis rien à Mallory... je trouverai un moyen de lui en parler, » que t'ajoutes alors, avec cet espoir stupide qu'il ait raison. Qu'tu puisses à nouveau être sa meilleure amie si tu deviens son alliée, et c'est ce que t'es censée être à présent. « Tu devrais y aller, tu risquerais de faire fuir tous mes autres visiteurs, » qu'tu suggères alors avec une plaisanterie idiote dans la voix. « Encore merci pour les patacitrouilles, » qu't'ajoutes avec un sourire plus sincère. T'voudrais le remercier pour bien plus de choses, mais t'es sûrement trop fière pour cela, et lui c'est pas un sentimental. Il doit d'jà être sacrément satisfait de t'avoir ramenée à la raison, en vrai.

the end
code by lizzou — gifs by Google — 1990 MOTS.


_________________
Never was a girl with a wicked mind, but everything was better when sun goes down. I had everything, opportunities for eternity, and I could belong to the night. You make me wanna die, I'll never be good enough. You make me wanna die, and everything you love will burn up in the light. Taste me, drink my soul, show me all the things that I shouldn't know when theres a new moon on the rise. Everytime I look inside your eyes, you make me wanna die.


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