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 Go fork yourself ft. Corban Yaxley

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MessageSujet: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Mer 1 Nov - 18:03


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Tout le monde avait déjà quitté les vestiaires quand elle s’y était enfin rendue, elle était d’humeur massacrante et ce n’était pas uniquement la défaite qui était en cause. Corban était à l’origine de cette rage sourde qui l’animait, il l’avait cherchée et il l’avait trouvée et quand bien même son équipe avait finalement gagné un match peu importe car son cognard à elle avait touché sa cible. Il avait ouvert les hostilités et elle ne s’était pas gênée pour se défendre, à quoi jouait-il si ce n’est avec ses nerfs. Alors, après le match, elle était restée discuter avec des camarades de Serdaigle, installée dans les gradins et tentant de se changer les idées mais tout le monde avait fini par retourner au château et lorsqu’elle était entrée dans les vestiaires ils étaient déserts. Serviettes abandonnées sur le sol et tenus de Quidditch traînant un peu partout. Raven avait alors laissé tomber se batte dans le coin dans l’entrée des vestiaires ainsi que son balai et elle avait commencé par ramasser tous les maillots de ses équipiers pour les réunir en pile dans un coin. Son corps étaient endoloris et à présent seule elle se disait qu’elle pourrait bien se permettre de prendre une longue douche dans la tranquillité la plus totale.

Abandonnant sur un banc ses chaussures et son pantalon de Quidditch elle ne portait plus que son maillot et ses sous-vêtements, elle s’était dirigée vers les douches pour en tourner le robinet afin que l’eau commence à chauffer. Elle avait pour habitude de prendre ses douches en sous-vêtements avec ses co-équipiers mais elle se demandait si pour une fois elle ne pourrait pas juste se contenter de retirer l’intégralité de ses vêtements mais tandis qu’elle glissait ses mains le long des bords de son t-shirt bleu orné du blason des aigles un bruit attira son attention. Alors, elle relâcha les bordures du vêtement et en chercha l’origine. « Qu’est-ce que tu fais encore là » siffla-t-elle lorsqu’elle tomba nez à nez avec Corban. Son état était aussi sale que le sien et il tenait encore sa batte et son balai, elle était encore bouillonnante de rage à son encontre et ne considéra même pas sa tenue. « Si tu viens pour m’étaler votre victoire glorieuse, je t’en prie fais demi-tour et retourne d’où tu viens. »


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Mer 1 Nov - 21:49

Enfin, un strangulot de match de gagné. Si j’étais conscient que nous n’allions pas briller au classement, nous quittions au moins les phases de sélections sur une victoire. C’était déjà une grande source de joie et d’énergie en moi ; mais battre l’équipe dont faisait partie Raven, ça n’avait pas de prix. Même si j’avais eu droit à un énorme cognard en plein ventre, qui avait eu pour effet de me déstabiliser complètement, au point que c’était Mallory qui avait dû venir à ma rescousse. Je n’arrivais pas à savoir si j’étais agacé de son attitude, ou au contraire fier de l’avoir énervé au point qu’elle se défende ardemment.

Le grand et magnifique Matthew, infirmier en chef de Poudlard, m’avait tout de même ausculté à la fin du match, puisque je me remettais à peine de mon cognard reçu au match précédent – celui qui m’avait brisé deux côtes. Le temps qu’il s’assure – de toute son intelligence grandiose – que je n’avais rien à part des bleus qui commençaient à apparaitre, le stade s’était vidé entièrement, déplaçant les festivités des verts dans la salle commune. Mon balai dans une main, ma batte dans l’autre, j’entrepris un lourd déplacement jusqu’aux vestiaires. Peu de temps avant mon départ du stade, j’avais vu Raven qui était entrée elle aussi pour se changer. Quoi de mieux que d’aller la narguer de cette belle victoire, pour autant qu’elle n’ait pas fini de se changer ?

En faisant bien attention qu’il n’y ait aucune autre fille dans le vestiaire, je m’approchais doucement mais rapidement des bruits que j’entendis. Doucement, je me penchai pour déjà vérifier que ce soit bien mon ex-fiancée qui soit là, et pas une autre élève quelconque – pas que ca m’aurait dérangé en soi, mais bon. J’arrive devant un spectacle auquel je ne m’attendais pas vraiment, compte tenu de la beauté de Raven. Cette dernière ne portait plus que son maillot et ses sous-vêtements, réveillant un désir fort et soudain en moi. Sauf que, dans l’émotion de la voir se dévêtir, mon balai claque contre le mur, et l’attention de Raven est attirée sur moi.
Qu’est-ce que tu fais encore là ?
Ça se voit pas ? J’attends que tu te déshabille.

Avec mon habituel sourire en coin, j’avais juste envie de la voir péter un câble. Et cette rencontre après le cognard et sa défaite était l’occasion rêvée.
Si tu viens pour m’étaler votre victoire glorieuse, je t’en prie fais demi-tour et retourne d’où tu viens.
Pas d’bol parce que c’est pas toi qui décide. Mais, si jamais tu l’avais pas remarqué, on vous as écrasé.

Petit clin d’œil histoire de bien la pousser à bout. Ce cognard dans ma face était la preuve que j'avais bien commencé.

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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 0:14


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Le match avait été rude malgré sa durée plutôt courte, elle avait vu le regard de Corban et les flammes dans ses yeux, il allait la prendre pour cible et après avoir raté son premier cognard elle s’était défendue lui en envoyant un dans le bide. Elle avait observé avec un mélange de soulagement et de déception le co-équipier de Corban, Mallory Rowle, aider son ancien fiancé à ne pas chuter. Evidemment elle n’avait pas envie de lui faire du mal, ou en tout cas pas vraiment mais il l’avait cherchée, ça faisait partie du sport avec les places qu’ils occupaient les sentiments n’avaient pas lieu d’être – en tout cas pas sur le terrain. Pourtant, ils avaient perdu et c’en était fini de la compétition pour les aigles, elle était déçue, désappointée bien qu’elle ne cesse de croire au potentiel de son équipe. Il fallait qu’elle recrute des nouveaux joueurs, leur équipe manquait cruellement d’un second batteur ainsi que d’un poursuiveur, peut-être un garçon pour éviter que Winnie continue à être le seul gars sur le terrain.

Dans les vestiaires elle avait prévu de prendre une douche, de se détendre, délasser ses mucles endoloris et si elle n’avait pas pris de cognard elle était encore endolorie des précédents matchs et à force d’agripper son balai comme une forcenée pour ne jamais en tomber elle était contracturée. Alors qu’elle retirait ses vêtements ne se trouvant plus qu’avec son maillot aux couleurs de serdaigle un bruit avait attiré son attention, elle s’était avancée à la recherche de l’origine de celui-ci tombant pour ainsi dire nez à nez avec le batteur ennemi. Elle lui avait demandé ce qu’il faisait encore là ce à quoi il lui avait répondu « ça se voit pas ? J’attends que tu te déshabilles. » Il avait son habituel sourire en coin, il la cherchait déjà et elle n’était pas d’humeur à entrer dans son jeu ou peut-être qu’au contraire, elle avait envie que ce soit lui qui implose pour changer. « Peut-être que j’attends quelqu’un d’autre et que tu m’ennuies ? » lui avait-elle renvoyé dans les dents, un sourire mesquin vissé à ses lèvres, décidemment elle prenait ses aises et n’avait pas peur de se montrer hautaine elle aussi. Il était évident qu’elle n’attendait personne et Corban savait qu’elle n’était pas ce genre de fille mais elle espérait le faire réagir ne serait-ce qu’un peu le connaissant pour avoir le sang chaud.

Elle lui avait demandé s’il était là pour parader de la victoire de Serpentard, l’intimant de détaler si tel était le cas. « Pas d’bol parce que c’est pas toi qui décide. Mais, si jamais tu l’avais pas remarqué, on vous a écrasé. » Le tout appuyé d’un clin d’œil, alors elle avait fait demi-tour allant chercher sa batte laissée contre son casier. « Tu veux une piqûre de rappel ? » Avait-elle dit en s’avançant dangereusement vers lui. « T’as déjà oublié ce que ça faisait ? » Ajoutait-elle en appuyant son doigt sur le ventre de Corban puis elle recula sa batte toujours sur son épaule, l’air triomphant malgré sa tenue dénudée, elle était prête à en découdre.



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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 0:53

On avait vécu beaucoup de choses avec Raven, surtout intenses en émotions – principalement négatives. Ces derniers temps au contraire, nous avions chacun dévoilé indirectement une partie de nous que nous gardions bien cachée ; celle qui révèle les véritables sentiments derrière les saloperies envoyées au quotidien. Mais ce soir, retour aux sources avec une invitation claire à ce qu’elle se déshabille devant moi – bien que j’étais sûr qu’elle aller me rentrer dedans. Sauf que je l’avais bien entrainée, la Raven, et il devenait de plus en plus difficile pour moi de la battre au jeu du « qui envoie le plus de fientes de chouette sur l’autre ».
Peut-être que j’attends quelqu’un d’autre et que tu m’ennuies ?

Je relevai un sourcil face à cette déclaration inattendue, bien que je me doutai bien que personne n’allait la rejoindre. Ou je l’espérais très fort en tout cas. Cependant, je n’étais pas ravi qu’elle utilise ce genre de réplique contre moi, comme pour se faire désirer. Et dans mon habituelle incapacité à réfléchir avant de parler, je lançai :
Oh, tu attends peut-être Adriel ? Si ça s’trouve, t’aimes bien te faire frapper en fait. J’peux t’aider si tu veux.

Cette fois-ci, plus de sourire malgré le ton sarcastique emprunté. Puis Raven revint vers moi sa batte à la main. Peu importe si elle pensait m’intimider, je n’avais pas oublié la tenue qu’elle portait et tentait tout de même de garder un minimum de dignité face à une scène aussi tentante.
T’as déjà oublié ce que ça faisait ?

Sa main atteint mon ventre qui me fait encore atrocement mal. Une grimace de douleur incontrôlable apparait sur mon visage, suivi d’un sourire en la voyant ainsi avec sa batte.
Tu t’attends à quoi, Raven ? Qu’on se batte ? Tu sais très bien que je te maitrise avec un doigt. Allons, range cette batte, ce n’est pas un jouet pour une fille comme toi.

Pendant ma réponse, j'avais laissé mon balai contre le mur à côté de moi tout en m'approchant plus près de Raven, face à elle. Ma batte aussi à la main, pour jouer le jeu, je m'arrêtai simplement à quelques centimètres de son visage, où je pouvais - enfin - sentir son souffle sur ma peau.

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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 1:08


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C’était presque un art la manière dont il se jouait d’elle, la provoquant, la cherchant, trouvant toujours le moyen parfait de la faire sortir de ses gonds et une fois de plus il excellait, elle commençait à enrager, sentant son sang pulser de tout son corps comme un appel à lui écraser sa batte dans le front. Elle ne s’était alors pas gênée pour lui sous-entendre qu’elle attendait quelqu’un d’autre ce à quoi il lui avait répondu avec une audace sortie de nulle part. « Oh, t’attends peut-être Adriel ? Si ça s’trouve, t’aime bien te faire frapper en fait. J’peux t’aider si tu veux. » Même ton sarcastique le sourire en moins. Dans les yeux d’Raven une vraie haine venait de naître, comment osait-il lui envoyer ça à la figure, après tout ce qu’ils s’étaient dit après qu’il ait été celui ayant effacé les larmes qui roulaient sur ses joues. Serrant ses doigts enroulés autour de sa batte elle n’rêvait qu’à la lui envoyer dans la figure pour faire disparaitre son air hautain, il le méritait amplement mais elle s’était dans un premier temps contentée d’appuyer sur son ventre avec son doigt lui rappelant la douleur du cognard. « Tu t’attends à quoi, Raven ? Qu’on se batte ? Tu sais très bien que je te maitrise avec un doigt. Allons, range cette batte, ce n’est pas un jouet pour une fille comme toi. »

Elle s’était alors reculée laissant tomber la batte sur le sol et lui tournant le dos, soupire s’échappant de ses lèvres avant de se retourner et de lui balancer son poing dans le ventre avec toute la force qu’elle était bien capable de mettre dans sa batte pour envoyer un cognard. L’observant se plié sous l’effet de la douleur elle s’était alors avancée de lui murmurant dans son oreille avec tout le sadisme en elle après la remarque qu’il avait osée faire sur Adriel. « Tu vois quand on appuie où ça fait mal c’est pas agréable, Corban… » puis, elle s’était détachée de lui s’éloignant vers les douches, bouillonnante de colère et retirant son maillot de Quidditch avec dédain comme une provocation directement dirigée vers Corban.

Elle n’arrivait pas à croire qu’il ait osé invoquer le souvenir de sa rencontre avec Adriel, tout son corps était parcouru de frissons de colère et le seul coup de poing qu’elle s’était autorisée à envoyer elle le regrettait déjà. Elle n’était jamais violente mais sa remarque avait été comme une gifle des plus violentes et si les larmes ne roulaient pas sur ses joues c’était parce qu’elle serrait les dents. « Faut croire que t’aime ça de te faire cogner par une fille. » avait elle dit continuant sa route d’un pas lent vers douches non sans lui accorder un regard mi langoureux mi hargneux.




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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 1:34

Je savais que j’y étais allé un peu trop fort avec elle, mais si elle voulait jouer avec moi, il fallait qu’elle se rende compte qu’elle ne pouvait pas gagner. J’avais bien vu dans son regard que si elle avait eu la possibilité de me tuer, elle l’aurait fait. C’était probablement impardonnable de ma part d’avoir osé évoquer à nouveau ce souvenir si douloureux pour Raven – et pour moi. Mais qu’importe, à nous deux nous n’avions aucune limite.

Sauf que Raven n’avait rien dit. Au contraire même, elle s’était retournée en laissant tomber sa batte sur le sol. Intrigué par son manque de larmes ou d’attaques à mon égard, mon attention s’était focalisée sur l’objet en bois rencontrant bruyamment le sol. Grave erreur de ma part ; je n’eus même pas le temps de laisser mon regard rejoindre celui de Raven que je me pris un coup de poing violent sur le ventre. Si d’habitude j’aurais pu à peine sourciller, le fait que la serdaigle frappe au même endroit qu’un certain cognard envoyé plus tôt dans la journée m’avait plié en deux. Reprenant difficilement mon souffle, je sentais mon ancienne fiancée s’approcher de mon oreille.
Tu vois quand on appuie où ça fait mal c’est pas agréable, Corban…

Appuyer où ça faisait mal, c'était bien mon but. Peu importe la douleur que je pouvais ressentir, entendre sa voix si près de mon oreille avait déclenché une vague de frisson qui avait parcouru tout mon être. Était-ce normal de se sentir excité à un moment pareil, même face à une Raven aussi dénudée ? Sentiment qui ne dura que quelques millièmes de secondes avant que la raison de me rattrape ; elle m’avait frappé. Ex-fiancée ou pas, la fierté qui me caractérisait si bien ne demandait que justice.
Faut croire que t’aime ça de te faire cogner par une fille.

Apparemment, elle aimait bien s’entourer des garçons les moins patients du château. Je n’étais peut-être pas si différent d’Adriel – d’où ma profonde haine envers lui. La malice et le jeu avaient laissé place à la colère et à une envie de vengeance insoutenable. Peu importe qu’elle se déshabille ou pas – j’étais bien trop occupé à vouloir la blesser –, je l’avais rejointe juste avant qu’elle ne passe l’entrée des douches. Ma main avait lâché ma batte pour attraper le poignet de Raven, celui qui avait servi à donner l’impulsion de son coup de poing. Visage fermé, crispé par la colère, je serrai sans m’en rendre compte son bras dans ma paume.
Et toi, faut croire que t’aimes ça, te faire cogner par tes fiancés.

Ex-fiancé aurait été le terme correct pour me citer mais mon esprit ne s’était pas encore habitué à la chose. Malgré ma douleur à l’estomac, ce ne fut pas difficile de plaquer Raven contre le mur le plus proche et non sans une légère violence.
Si tu continues comme ça, Adriel va passer pour un enfant de cœur à côté de moi.

Respiration rapide, corps bouillonnant de chaleur, frissons, incapacité à se contrôler ; colère ou excitation ?
Ne m'oblige pas à dépasser la limite aussi.


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 1:53


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Elle aurait pu se sentir triomphante après lui avoir enfoncé son poing dans le ventre là où quelques temps plutôt elle avait envoyé un cognard, le jeu avait une fois de plus dépassé les limites, les règles établies avaient sauté, c’était un jeu violent bien plus que le Quidditch car la chair ne serait pas la seule à prendre un coup. Il s’était plié sous l’effet de la douleur, reprenant avec peine son souffle laissant le temps à l’aiglonne de lui murmurer quelques paroles sadiques à l’oreille lui rappelant que s’il savait la blesser avec des mots elle aussi était capable de violence. Il pouvait probablement se moquer d’elle sur presque tous les sujets mais pas concernant Adriel et peu importe les excuses de ce dernier et l’étrange moment qu’ils avaient partagé dans le train, elle n’arrivait pas à croire qu’il ait été capable de lui rappeler la violence dont son fiancé avait été capable à son égard.

Se détachant de lui non sans lui demander si finalement il n’aimait pas ça lui de se faire frapper par une fille, elle ne supportait pas qu’on ose lui sous-entendre que de par le fait qu’elle soit une fille elle n’a pas de raison de se trouver sur un balai, elle était incroyablement brutale une batte à la main et elle était après tout capitaine de son équipe. Que devait-elle faire de plus pour être validée par les autres élèves, que devait-elle faire pour l’être par sa famille, quoi qu’elle fasse ce ne serait jamais bon, ça ne leur suffirait pas. Alors, forte de son agression elle s’était débarrassée de son maillot le jetant au sol tout en lançant un regard à Corban qui en disait long car quand bien même elle était plus rage qu’excitation, les deux n’étant probablement pas très éloigné, elle ne voulait que rajouter un peu plus à sa provocation.

Cela ne manqua pas, il avait vite fait de la rattraper et de lui agripper le poignet avec une violence qui lui rappelait les doigts d’Adriel sur elle, relevant les yeux sur lui telle une biche apeurée et réalisant qu’elle est piégée. « Et toi, faut croire que t’aimes ça, te faire cogner par tes fiancés. » sur le point de répliquer elle n’en avait pas eu le temps car il la plaquait à présent contre le carrelage froid, son regard était sombre, terrifiant et elle sentait à quel point elle l’avait blessé dans un égo en lui enfonçant son poing dans le ventre. « ex-fiancé. » elle n’était pas prête à ployer sous ses menaces, il ne gagnerait pas aussi facilement et peu importe le frisson qui parcourait à présent tout son corps et qu’elle avait mis sur le contact du carrelage sur sa peau. « Si tu continues comme ça, Adriel va passer pour un enfant de chœur à côté de moi. » son corps plaqué au sien, elle se sentait frêle en sous-vêtement réalisant à quel point elle se sentait ridicule devant celui qu’elle aimait et pourtant elle ne pouvait s’arrêter. « Et qu’est-ce que tu vas m’faire Corban, tu veux me fracasser le crâne, là, juste là sur le carrelage ? » Avait-elle dit en tournant la tête sur le côté lui montrant l’endroit juste derrière sa tête. « Ne m’oblige pas à dépasser la limite aussi. » un sourire barrait à présent son visage, allait-il mettre sur le colère ses réactions démesurées. « Je ne t’oblige à rien du tout, jusqu’à preuve du contraire t’es maître de la situation. » lui balança-t-elle, après tout il la maintenait contre lui d’une main de fer et quand bien même son envie de retourner la situation ou la sensation de chaleur liée à la proximité de son corps contre le sien contradictoire avec les frissons parcourant son corps dénudé, elle restait là face à lui, le défiant du regard.





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Dernière édition par Corban A. Yaxley le Jeu 2 Nov - 10:04, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 9:02

Sa peau dans ma paume, ses yeux dans les miens, cette entrevue ne s’était décidément pas tout à fait déroulée comme je l’avais imaginée. J’étais souvent plus laxiste avec Raven qu’avec n’importe qui d’autre, mais il y avait des choses que même elle n’était pas autorisée à faire. Un cognard, passe encore, mais un coup de poing… Finalement, qu’est ce qui différenciait vraiment un combat de cognard sur un terrain de Quidditch de ce que nous vivions ? N’était-ce pas tous les deux des jeux ?

Plaquée contre le carrelage froid, la jeune serdaigle ne pouvait que me faire face, ses yeux plongés dans les miens et dans lesquels je pouvais déceler toute la rage dont elle était le pantin, ainsi qu’une once de frayeur face à mon attitude sûrement comparable à celle d’Adriel. Mais ce fut les mots prononcés par la suite qui me détruisirent.
Ex-fiancé.

Froid, sec, et assez dévastateur pour que je sente mon coeur se briser en deux. S’il était déjà difficile de l’entendre de la bouche de n’importe qui, c’était encore pire quand cela venait de la fille pour laquelle mes sentiments étaient si intenses. Si j’espérais que rien n’avait trahi cette sensation sur mon visage, ma gorge, elle, avait bien assimilé la chose et ne m’avait pas permis de rétorquer à sa déclaration. Mais mes poings, eux, étaient parfaitement opérationnels, à tel point que l’un deux vint se fracasser contre le carrelage, à proximité du visage de la jeune serdaigle. La douleur eut pour effet de me calmer un peu face à toute cette histoire, espérant que la peur de s’en prendre une l’ait calmée elle aussi.
Et qu’est-ce que tu vas m’faire Corban, tu veux me fracasser le crâne, là, juste sur le carrelage ?
Pas assez douloureux pour ce que tu mérites.

Entre la colère et un manque de capacité à canaliser les émotions négatives - probablement dû à un usage intensif de magie noire -, je me surpris à effectivement vouloir lui exploser le crâne contre le mur. “Tiens bon, Corban. Respire, calme-toi, elle comprendra autrement qu’elle est allée trop loin.” que je pensais.
[...] Jusqu’à présent, t’es maître de la situation.

Mes yeux se baissent pour constater qu’effectivement, c’était une jeune fille dévêtue et fragile que j’avais coincée contre le mur, tel un prédateur sur le point d’égorger sa proie.
T’as raison, je suis le maître. Et je fais ce que je veux, peu importe ton statut.

Pour illustrer mes propos, mes yeux toujours évadées dans les siens, c’était soudainement que je m’étais approchée d’elle pour l’embrasser. Ma main toujours sur le carrelage s’était réchauffée, quand bien même celui-ci était glacé. J'espérais sincèrement l'énerver en la traitant ainsi, comme un simble objet m'appartenant, même si une partie de moi appréciait grandement ma dernière action. Fiancée ou pas, elle m’appartenait toujours. J’avais son coeur et elle avait le mien.

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Dernière édition par Raven Fawley le Ven 3 Nov - 1:42, édité 2 fois
MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 9:41


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Son poignet prisonnier de sa main et le regard perdu dans le sien, elle ne savait pas si elle souhaitait se libérer de son emprise ou embrasser l’emprise qu’il avait sur elle. Partagée par la peur et l’envie de prolonger le moment aussi malsain soit-il. Elle était bien consciente que ce qu’ils vivaient était tout sauf sain ou normal, ils passaient leur temps à se torturer, à se faire souffrir mais elle ne pouvait pas se retenir et revenait sans arrêt vers lui comme si elle aimait ça. Évidemment ça lui faisait du mal et elle n’appréciait pas la violence dont ils étaient capable de faire preuve. Il l’avait cherchée, provoquée et une chose en entraînant une autre ils en étaient venus aux mains. Elle avait envoyé le premier coup sous forme d’un poing dans le ventre de son ex-fiancé et quand bien même cela ne l’enchantait guère il l’avait poussée à bout. Ça ne lui ressemblait pas de recourir à la la violence mais elle était probablement poussée par l’adrénaline du match ce qui l’avait poussée à agir de la sorte. A son tour il serait vengé et c’est ainsi qu’ils se trouvaient collés l’un à l’autre

Elle lui avait rappelé qu’apres tout il n’était que son ex fiancé et si pendant quelques secondes il était resté impassible la colère revint au galop, son poing s’écrasant dans le carrelage au dessus de la tête de l’aiglone. Le choc sembla le calmer alors que le cœur de Raven battait lui frénétiquement dans sa poitrine. Allait-elle être la prochaine cible de la rage qu’elle avait fait naître en lui ? Elle l’ignorait et se contente de le fixer attendant la suite. « Pas assez douloureux pour ce que tu mérites. » lui avait-il asséné alors qu’elle lui demandait si après avoir écrasé son poing dans le mur sa tête serait ou non la prochaine cible de son coup d’sang.

Méritait-elle réellement sa colère, probablement. Dans ses yeux elle lisait qu’il n’en était pas loin et qu’il se retenait de la frapper, de la tuer probablement. La magie noire avait fait son petit chemin en lui et elle le connaissait assez pour voir à quel point elle s’était insinuée en lui. Ça lui fendait le cœur de le savoir dans la tourmente face à ses émotions. Capable de perdre les pédales, d’avoir un geste envers elle qu’il ne pourrait jamais reprendre car il se retrouvait avec son corps inanimé dans ses bras. « Respire, t’as le contrôle... » lui avait elle dit espérant avoir un quelconque effet apaisant sur lui.

Un fin filet de sang glissait du poing serré de Corban le long de leur bras, sensation chaude, toujours collé l’un à l’autre persuadée de pouvoir entendre son cœur battre le sien. Puis, il serait légèrement écarté d’elle et avait baissé les yeux sur son corps dénudé avant de lui balancer « T’as raison, je suis le maître. Et je fais ce que je veux, peu importe ton statut. » nouvelle attaque alors qu’elle esperait qu’il arrive à reprendre pied, elle était sa prisonnière et il voulait lui faire comprendre sa condition d’infériorité. S’approchant d’elle tel un prédateur sur sa proie il avait alors emprisonné ses lèvres des siennes.

Ils étaient comme ça, à se faire du mal pour s’aimer plus fort alors elle avait répondu à son baiser avec toute la colère emprisonnée dans son cœur avant de le repousser avec rage, haletante. « Je ne t’appartiens pas. » avant de s’avancer à nouveau vers lui le poussant contre le mur en face l’emprisonnant de son corps à elle. Son regard plongé dans le sien, sous l’effet de surprise elle avait récupérer son poignet glissant cette main à présent libre dans la chevelure de Corban, agrippant ses cheveux pour lui tirer la tête en arrière tandis qu’elle approchait furtivement son visage du sien pour lui mordre la lèvre avant de l’embrasser à son tour à pleine bouche.


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Jeu 2 Nov - 17:34

Ex-fiancé. La voix de Raven prononçant ce mot résonnait dans ma tête, brouillant presque ma vue. La panique s'immisça en moi alors que je sentais une envie irrésistible d’extérioriser toutes ces émotions qui m’étouffaient depuis le début de notre confrontation. Et c’était de mon poing sur le mur que j’avais tenté de le faire - m’ouvrant la main au passage - frôlant à peine le visage de Raven, où ses yeux dégageaient la peur d’être la prochaine cible de mon accès de colère.

Un moteur intérieur s’était enclenché en moi, me hurlant de me venger définitivement de Raven, comme le ferait n’importe quel mangemort ou mage noir. Etait-ce vraiment ce que je voulais devenir ? Un homme incapable de retenir ses coups face à la femme qu’il … aimait ? Jamais je ne m’étais véritablement posé cette question, mais plus rien n’avait d’importance à ce moment-là que de ne pas céder, de ne pas agir comme Adriel avec elle. Parce que je voulais tout sauf la blesser, la détruire, même si je faisais totalement l’inverse au quotidien.
Respire, t’as le contrôle.

Et c’est sa voix qui me ramena. Je n’avais jamais fait attention à quel point sa voix était douce et agréable. L’entendre ainsi souffler ces mots avait eu l’effet d’un baume appliqué sur mon coeur, où je pris le temps de respirer une seconde les yeux fermés. Elle avait tort, je n’avais pas le contrôle ; c’était elle qui avait le contrôle sur moi, la capacité de jouer avec mes émotions comme elle le voulait, qui pouvait me calmer comme me rendre fou, me tuer comme me sauver.

Comme à notre dernière rencontre, nos lèvres s’étaient retrouvées avec passion et férocité, comme si tous nos sentiments des derniers instants transitaient par cette voie. Amour, colère, manque, dégoût… toujours serrée contre moi, ma main tâchée de rouge avait serré celle de Raven plus fort encore, avant de la sentir se libérer soudainement en me repoussant de ses mains.
Je ne t’appartiens pas.

Avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit, la jeune batteuse m’avait rejoint en me poussant à son tour contre le mur glacé derrière-moi. Il y avait un mélange de surprise et de désir dans mes yeux alors qu’ils s’étaient plongés dans le bleu des siens. Enfin, je remarquais avec attention cette fois-ci qu’elle n’était qu’en sous-vêtements, réveillant une sensation profonde au creux de mon estomac. Je m’attendais à tout venant de Raven : une gifle, encore un coup de poing, des cris… Mais ce n’était rien de tout ça qui s’était produit. Au contraire.

Une de ses mains passa derrière mon crâne, où elle agrippa mes cheveux tirant ma tête en arrière avant de mordre ma lèvre inférieure pour finir par m’embrasser en tour. Ce geste de sa part eu pour effet de réveiller en moi une énorme pulsion : j’avais terriblement envie d’elle. Envie de la serrer nue contre moi, de sentir son odeur au creux de son cou, de frissonner au son de ses gémissements. Malgré tout, nos baisers étaient furieux, comme si c’était une question de vie ou de mort. Mes mains glissèrent le long de son corps dénudé pour agripper ses hanches et la serrer avec puissance contre moi. Nos respirations se faisaient plus rapides, plus intenses aussi. Mais j’en voulais plus.

Alors je la repoussai, comme s’il s’agissait de notre jeu favori - suis moi je te fuis, fuis moi je te suis. Mon regard la dévora instantanément, ou je pris quelques secondes pour calmer mon coeur qui battait la chamade dans ma poitrine. Léger sourire en coin, entre la malice et la provocation, avant de retirer mon maillot de Quidditch et de faire un pas vers elle, le jetant par terre sans me soucier de son état.
Faudrait savoir. Tu m’aimes ou tu me hais ?

Peu importe sa réponse, mes mains saisirent ses hanches et la soulevèrent avec une certaine facilité pour la porter contre moi. Ma main glissa le long de sa cuisse, caressant sa peau avec douceur tout en l’incitant à entourer ses jambes autour de ma taille. Là, son nez vint se coller légèrement au mien alors que je profitai juste un instant du contact de son corps contre le mien avant de retrouver sauvagement ses lèvres, comme si une éternité s’était écoulée depuis notre dernier baiser. Peu importe les fiançailles arrangées, peu importe le lieu où nous nous trouvions, peu importe ce que j’avais pu ressentir auparavant ; la seule chose à laquelle je pensais était à Raven, rien qu’à elle, à profiter de chaque parcelle de sa peau avant de la regarder partir aux côtés de son bourreau de fiancé actuel.
Tu vas encore t’enfuir ?

Mes lèvres s’étaient soudainement détachées des siennes, un moment où je repensais à notre rencontre dans cette salle de classe déserte, où elle avait fini par quitter les lieux trop rapidement pour que je puisse réagir. Je lui en voulais encore pour cette attitude, et je n’étais pas prêt à le revivre une seconde fois. Mes yeux dans les siens, ma respiration plus calme, mon coeur en suspens...

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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Ven 3 Nov - 1:27


Go fork yourself
ft. Corban Yaxley

Elle avait l’impression qu’il avait toujours fait partie de sa vie ; ils se connaissaient depuis l’enfance et ils n’avaient eu de cesse de se torturer tout au long de leur vie. Cela avait commencé par une tresse tirée discrètement durant une soirée quand elle ne regardait pas et cela s’était poursuivi dans les couloirs de Poudlard. Compétition en cours, à celui qui étalerait le plus son savoir et moucherait l’autre, les notes et les résultats ; tout y passait. Quand ils s’étaient tous les deux intéressés au Quidditch la petite guerre avait repris de plus belle. Ils avaient ce même besoin de victoire, d’être les meilleurs dans tous les domaines dans lesquels ils s’impliquaient. Jusqu’à présent elle s’était toujours soumise à la volonté familiale mais aujourd’hui elle ne savait plus trop ce qu’elle voulait. Si ce n’est partir en flammes.

Son corps brûlait comme jamais auparavant, chaque centimètre carré appelant, murmurant, suppliant Corban de la délivrer. Ils s’étaient tant fait souffrir, tant  torturés et elle avait le sentiment que c’était loin d’être terminé. Rien ne pourrait jamais finir bien, elle n’aurait pas de happy end, il n’y aurait pas de fin heureuse ; parce qu’ils appartenaient à un monde où le bonheur, l’amour était secondaire, enfin il y avait l’amour du pouvoir évidemment et ça, ça primait sur tout le reste. Ses parents étaient ensemble pour les mêmes raisons que l’étaient ses grands parents avant eux : poursuivre la lignée, une lignée pure. Il était peut-être temps qu’elle se fasse à l’idée de sa situation et s’en accommode, après tout il s’était excusé et n’aimait-elle pas son lot de torture quotidienne ; de Corban oui, évidemment, mais d’Adriel elle l’ignorait.

Pour l’heure, il était encore son tortionnaire, celui dont l’absence laisserait un vide si grand que jamais elle ne s’imaginait pouvoir le combler. Elle l’avait frappé et à son tour il avait fait preuve d’une violence sourde qui avait eu pour effet de la sortir de sa propre colère. Elle s’était attendue à ce qu’il frappe à nouveau et qu’elle soit la cible idéale, que bouffer par la magie noire il perdait totalement le contrôle mettant fin à l’épopée de Corban et Raven les amoureux maudits. Puis, contre toute attente il l’avait embrassée témoignage de toute sa colère mêlée à un désir irrépressible de goûter à nouveau ses lèvres. Elle s’était d’abord laissée faire, répondant même à ce baiser brûlant avant de le repousser brutalement le plaquant à son tour contre le mur.

Raven avait senti les mains de Corban glisser le long de ses hanches approfondissant leur baiser comme si c’était le dernier, comme s’ils se disaient adieu et cette simple idée la terrifiait. Ils devraient se dire adieu à un moment ou un autre, elle ne croyait pas à la chance et quand bien même elle n’aspirait qu’à lui appartenir ce n’était pas le cas et elle commençait se faire à cette idée douloureuse. Alors, elle l’embrassait pour lui dire combien ça lui crevait le cœur de vivre sans lui, combien son absence similaire à un membre qu’on lui aurait arraché ; la blessure toujours à vif. Elle n’aurait de cesse de saigner de son absence, de son manque. Ses lèvres contre les siennes, son souffle se noyant en lui, elle se sentait comme sortant d’un périple à travers le désert et seul lui pourrait l’abreuver de tout son amour, de ses caressants ; mains glissantes sur sa peau dénudée. Gémissements s’échappant de ses lèvres pour mourir dans la bouche de son amant.

Sans prévenir, il s’était détaché d’elle la repoussant à son tour et comme si cela avait pu changer quoi que ce soit elle avait couvert son corps de ses mains, tout son être encore tremblant de l’étreinte qu’ils venaient de partager. La regardant plein de défi il s’était à son tour défait de son maillot de Quidditch « Faudrait savoir. Tu m’aimes ou tu me hais ? »  n’attendant pas sa réponse il l’avait ramenée contre lui et elle s’était laissée glisser dans ses bras, légère comme une plume cherchant l’aile qui l’avait perdue. La soulevant du sol il avait passé ses mains sous ses cuisses afin qu’elle puisse les enrouler autour de ses hanches ; ils n’avaient jamais partagé une telle proximité et elle en était terrifié et peu importe à quel point son cœur lui murmurait de ne jamais relâcher son étreinte son cerveau lui était dans un tout autre registre. « Je hais de t’aimer autant. » murmure se dissipant contre sa peau lorsqu’elle s’était laissée aller contre lui resserrant son étreinte en passant ses bras autour de son cou, son nez venant rencontrer le sien, instant silencieux de deux océans se rencontrant et se noyant l’un dans l’autre pour ne former qu’un tout comme leurs corps.

Son cœur, son corps, son esprit tout était chamboulé au contact de la peau de Corban sur la sienne. Elle en perdait la notion de l’espace et du temps, ellipse temporelle alors que l’eau de la douche continuait de couler. « Tu vas encore t’enfuir ? » elle savait combien sa précédente fugue l’avait affecté, il le lui avait bien fait comprendre lorsqu’il était venu la voir dans le manoir familiale. Elle ne voulait pas lui faire subir une souffrance similaire mais elle savait qu’elle devrait s’échapper de cette étreinte à un moment ou un autre avant qu’ils ne traversent ensemble un interdit dont elle ne pourrait pas revenir quand bien même elle en mourait d’envie. Alors, elle s’était détachée de lui sans le lâcher des yeux de peur qu’il ne prenne ça comme un nouvel abandon de sa part. « Ne bouge pas... » il était foutrement beau là comme ça, appuyé contre l’entrée de la douche, torse nu, les cheveux en bataille, torture que de s’éloigner de lui ne serait que pour quelques secondes.

Elle avait fait quelques pas vers son casier et l’avait ouvert pour en sortir une petite boîte noire dans laquelle était nichée la bague enroulée sur sa chaîne. « Tu me l’as rendue... alors... » elle l’avait ensuite sortie de son écrin la passant à son cou et referma le casier de fer pour retourner se blottir dans ses bras. Sentiment d’apaisement immédiat, vague de chaleur se rependant dans tout son corps. « A un moment ou un autre on devra quitter cet endroit mais... je ne veux pas que tu puisses t’imaginer une seule seconde que ce soit pour te fuir... » avait-elle dit le coeur gros à la simple idée d’un nouvel éloignement. Si elle ne pouvait pas lui donner exactement ce qu’il désirait elle pouvait au moins partageant ce moment avec lui. Glissant sa main dans la sienne et le menant vers la douche ne serait-ce que pour se débarbouiller et partager quelques moments de tendresse.


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Ven 3 Nov - 2:06

Tant de choses s’étaient passées en si peu de temps, des montagnes russes d’émotions nous avaient parcourus alors que nous terminions l’attraction sur une note sensuelle et agréable. Du moins, jusqu’à ce que Raven me laisse de nouveau en plan – c’est ce que j’imaginais de la suite en tout cas. Néanmoins, je pris le temps de profiter de chaque chose que m’apportait son corps collé au mien, avant de me détacher d’elle un instant pour mieux y revenir.

Derrière mon habituelle malice quand je lui avais demandé si c’était d’amour ou de haine qu’elle était attirée par moi se cachait en fait une véritable question subliminale. Je voulais savoir, je voulais l’entendre, je voulais comprendre. Comprendre comment nous pouvions constamment nous déchirer alors que plus rien ne nous rendrait plus heureux que de s’enfuir à deux loin des fiançailles forcées et des familles égoïstes. Et ma réponse arriva alors que son corps revint vers moi, comblant le même manque que je ressentais à chaque fois qu’elle n’était pas à mes côtés.
Je hais de t’aimer autant.

Mon cœur rata un battement alors que je la serrais un peu plus fort. Si nous avions passé toute notre vie à nous détester pour mieux nous aimer, rares avaient été les moments où nous échangions des paroles aussi sincères et surtout si … sentimentales. Ses paroles eurent un effet incroyable sur mon esprit et mon corps, me faisant découvrir quelque chose que je n’avais jamais ressenti auparavant ; cette envie subite de ne l’avoir rien que pour moi – non pas par fierté, mais par amour.

Je ne répondis rien, sûrement par lâcheté ou par peur ; la peur d’accepter mon amour pour elle et de finir encore plus meurtri de la voir partir avec un autre, de l’imaginer passer ses journées avec un bourreau écervelé. Et justement, c’était de son départ que nous avions commencé à discuter, entre deux baisers fougueux et passionnés. Encore une fois, j’avais peur, et je commençais à me demander si ce n’était pas cette peur qui me poussait à être aussi vil avec elle. J’étais terrifié à l’idée qu’elle me laisse encore seul face à mes pensées qui se noyaient petit à petit dans les plus sombres des ténèbres, pendant qu’elle s’occupait de garder sa famille dans la pureté – contrairement à la mienne. Mais comme nous ne pouvions pas rester éternellement dans cette pièce, Raven rompit le contact entre mon corps et le sien.

Ses yeux restaient toutefois plongés dans les miens. Si je savais pertinemment que nous n’allions pas finir par faire l’amour dans les vestiaires du château, je n’en restais pas moins terriblement frustré de la voir se diriger vers son casier ; un instant où je profitai pour poser mes yeux sur son corps si innocent mais si attirant, d’une pureté égale à son esprit.

Le froid du carrelage sur mon dos me faisait terriblement de bien, comme si c’était la seule chose qui m’empêchait de me perdre dans la folie de tout ce qui nous arrivait. Raven, quant à elle, était revenue vers moi avec une bague autour de son cou – ma bague, notre bague. Je tendis les bras avec un sourire pour la serrer dans mes bras, ces bras que je ne voulais plus jamais ouvrir pour ne plus jamais la laisser s’enfuir.
A un moment ou un autre on devra quitter cet endroit mais… je ne veux pas que tu puisses t’imaginer une seule seconde que ce soit pour te fuir…
Et qu’est-ce qu’on va devenir quand on se quittera encore une fois, Raven ?

J’étais ravi qu’elle soit dans mes bras pour ne pas voir mon visage probablement crispé de tristesse. Si j’étais auparavant dirigé par mes pulsions les plus primaires, c’était au tour de mon esprit de prendre le contrôle de mon corps. Je sentis la main de Raven rejoindre la mienne et m’attirer sous la douche, mais…
Attends.

Mon bras la retient avant qu’elle n’arrive sous l’eau, puis notre contact se rompit à nouveau. Le visage aussi lourd que mon cœur, je savais que je n’étais pas prêt à continuer comme si le monde entier n’existait pas autour de nous.
Je…

T’aime. C’est ce que je voulais lui dire. Mais c’était trop difficile, et surtout c’était complètement inutile. Pourquoi s’encombrer de telles révélations si j’allais juste devenir le figurant de sa vie ? N’était-ce pas mieux pour nous de finalement nous oublier ? Raven ferait une mère de famille parfaite, et pendant ce temps je me contenterais de me détruire en entrainant le monde autour de moi pour le seigneur des ténèbres.
… ne veux pas me doucher, du moins pas ici. Désolé.

Je fis un pas en arrière pour sortir de la buée créée par la douche, et surtout parce que mon corps me criait de plaquer Raven contre un mur, de continuer à la garder contre moi et de l’enlever loin de tout ce monde si attaché aux traditions et aux familles. Mon regard se posa sur ce bijou autour de son cou, celui qu’autrefois je lui avais forcé de porter, alors qu’aujourd’hui elle rêverait sûrement de repasser cette bague autour de son doigt. Quelques secondes de silence – qui semblèrent aussi longues que l’éternité, avant que mon coeur ne reprenne la parole.
A quoi bon ? Est-ce qu’on va agir ainsi jusqu’au jour où tu ne pourras plus tenir et tu me demanderas de ne plus jamais t’approcher ? Est-ce que je vais devoir vivre avec le fait que tu te donnes à un autre alors que je pourrais à peine t’approcher en public ?


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Ven 3 Nov - 3:27


Go fork yourself
ft. Corban Yaxley

Un bordel sans nom, voilà ce qui pouvait décrire l’état d’esprit de Raven ; elle ne savait plus où elle se situait entre ses responsabilités et ses désirs. On lui avait inculqué des valeurs et des devoirs auxquels elle s’était toujours pliée, s’évertuant à les suivre du mieux qu’elle le pouvait. A côté de ça il y avait le monde qu’elle s’était créé, son petit univers rien qu’à elle peuplé de ses livres, sa petite réalité parallèle dans laquelle elle vivait pour ne pas plier sous le poids de la réalité. S’endormant, l’encre imprimée sur sa joue d’avoir lu jusqu’aux lueurs de jour, s’imprégnant de toutes ces belles choses qu’elle savait hors d’atteintes. Perpétuelle contradiction, elle s’imaginait le grand amour tout en sachant qu’elle n’y aurait jamais droit parce que la vie ce n’était pas ce qu’elle lisait. Le couple qu’elle avait toujours idéalisé vivait dans la tourmente de se voir sépareé à tout jamais, vivant des vies parallèles sans pouvoir jamais réellement s’appartenir et elle ne voulait pas de ça, ça la terrifiait. Elle souffrait pour eux, vivant leurs débâcles, leurs difficultés comme si elles étaient les siennes et petit à petit elle s’était faite à l’idée que quand bien-même elle aurait un amour aussi grand que celui que partageait Oswin et Regulus jamais elle n’aurait le happy end auquel eux même n’avait pas droit. Ça faisait partie du deal lorsque l’on naissait le sang-pur, ne sachant plus trop tout ce que cela pouvait bien signifiait si cela menait à la tristesse de voir la personne que le cœur désirait avec quelqu’un d’autre. Elle ne voulait pas de double vie, elle ne voulait pas aimer en secret et vivre une vie de femme mariée. Elle rêvait d’pouvoir voir dans ses enfants les traits de celui que son cœur aurait choisi mais les rêves ne menaient nulle part et ça, ça elle le savait.

Pourtant, elle était tombée amoureuse de celui qui lui avait été désigné jusqu’à ce qu’il lui soit arraché alors elle n’avait jamais prononcé les mots, elle ne lui avait jamais dit qu’elle l’aimait car à quoi bon se faire plus de mal. Raven n’avait jamais autant souffert de toute sa maigre existence que lorsqu’elle l’avait perdu lui, celui qui la transformait en une tornade de boucles brunes, lui qui lui donnait envie de croire en la rédemption. Elle avait pleuré toutes les larmes que son corps lui avait permis de verser, jusqu’à ce que plus rien ne lui vienne, jusqu’à ce que ses amis la prennent par la main pour la guider à nouveau dans la lumière, ne serait-ce que pour qu’elle cesse d’être bouffée par les ténèbres qui l’habitaient. Bien qu’elle soit à présent retournée au monde de vivant, elle ressentait encore toute la souffrance de son absence comme si des éclats de verre s’étaient logés dans son cœur. Les mots étaient restés dans son esprit, sur le bord de ses lèvres à chaque fois qu’elle l’avait croisé. Tout d’abord dans cette salle de classée abandonnée lorsque du revers de sa main il avait effacé ses larmes et puis lorsque par surprise il avait débarqué chez elle un matin, la bague dans sa poche. Cette fameuse bague qu’elle n’avait eu de cesse de porter autour de son cou dès l’instant où elle avait glissé le long de son doigt comme libérée de sa magie noire.  

Il lui avait demandé si c’était de la haine ou de l’amour qu’elle ressentait pour lui et elle avait eu envie de lui dire la vérité, que les mots gueulent enfin et qu’il les entende. La haine était si proche de l’amour et ils avaient toujours flirté avec les deux mais elle n’avait aucun doute, l’amour gagnerait chacune des batailles. Alors, elle lui avait dit qu’elle haïssait de l’aimer autant, une part d’elle espérant qu’à son tour il soit capable de libérer ces mots coincés dans le fond de sa gorge. Elle savait qu’ils étaient là, elle pouvait presque les entendre à chaque souffle s’échappant de ses lèvres, quand sa bouche rencontrait la sienne mais, il n’avait rien dit du tout. De toute leur tumultueuse relation rien n’avait jamais été aussi tendre et intense que ce moment et ça décrivait parfaitement ce qu’ils étaient : un mélange de toutes ces choses-là, fou, imprudent, passionné, brûlant et pourtant tellement contrôlés par tout ce qu’on attendait d’eux. Tout avait toujours été trop, trop fort, trop difficile, trop douloureux et pour une fois c’était juste un moment de calme, ni trop ni pas assez. Elle comprenait qu’il ne puisse pas lui répondre et peu importe la douleur qui habitait son cœur elle ne pouvait forcer les mots à ses lèvres. Leur amour était perdu d’avance.

Elle s’était détachée de lui, nouveau crève-cœur, se refusant de le lâcher des yeux de peur qu’à son tour il s’enfuie, elle ne voulait pas que ce moment s’arrête, reprendre sa petite vie dans l’espoir d’un nouveau moment volé. Raven voulait voler celui-là et en faire une éternité, la leur, une réalité dans laquelle elle pourrait passer la bague de son cou à son doigt, voir dans les yeux de ses enfants cette même flamme puis cette petite fossette qu’elle aimait tant chez lui. Créer une rupture dans l’temps pour qu’ils s’y enfuient, peu importe s’ils n’soientt plus Fawley ou Yaxley, elle ne voulait pas les titres si ce n’est celui d’épouse de Corban, qu’importe le reste, elle l’enverrait au diable. « Et qu’est-ce qu’on va devenir quand on se quittera encore une fois, Raven ? » on ne se quittera plus, volons ensemble le temps et la vie qu’on souhaite. Aurait été une réponse rêveuse et quand bien même son cœur vibrait à cette seule idée elle s’était simplement contentée de l’entraîner en direction de la douche. « Attends. » Elle s’était alors arrêtée net, retenue par son bras jusqu’à ce qu’il la libère, nouvelle distance entre eux. Les bras ballants dans l’attente d’un nouvel éclat de verre. « Je… » t’aime aussi aurait été ce qu’elle lui aurait à nouveau dit mais le temps s’était suspendu sur cette phrase qui était morte entre ses lèvres. « Ne veux pas me doucher, du moins pas ici. Désolé. » frustration, la bulle avait éclaté à nouveau et la réalité revenait au galop.

Corban avait pris un peu de distance, un monde entre eux, elle ressentait son absence parce que ce n’était pas qu’une séparation physique, les prochains mots qui traverseraient ses lèvres la déchireraient à nouveau. Elle le savait, alors, elle attendait le couperet, elle assistait à sa propre exécution, il ne pouvait pas vivre avec elle dans ce monde ridicule parce que sa réalité à lui, il était encré dedans et ne se laissait pas entraîner dans les rêves d’une adolescente qui lisait bien trop pour son propre bien. « A quoi bon ? Est-ce qu’on va agir ainsi jusqu’au prochain jour où tu ne pourras plus tenir et tu me demanderas de ne plus jamais t’approcher ? Est-ce que je vais devoir vivre avec le fait que tu te donnes à un autre alors que je pourrais à peine t’approcher en public ? » ils étaient là ces foutus mots, nouveau maux. Raven ne pouvait plus supporter sa propre nudité, elle qui s’était toujours montrée extrêmement pudique se sentait bien ridicule, tout n’était que rejet. « Je… » Avait-elle commencer avant de couper l’eau de la douche et de s’en éloigner passant devant Corban, elle ne pouvait pas rester plus longtemps ainsi. Traînant son corps et son cœur douloureux vers son casier elle ramassa son maillot qu’elle repassa à la hâte et attrapa son pantalon qui trainait sur le banc. « Tu veux que je te dise quoi… Que je vis bien la situation ? Tu sais que c’est faux, je ne sais juste pas quoi faire et crois moi, j’y ai réfléchi. » Avait-elle dit en se laissant tomber sur le banc enfilant lentement son pantalon les yeux dans l’vague. « J’ai pas choisi tout ça, je ne pensais même pas me trouver un jour à ressentir ce que je ressens et pourtant c’est là… » Avait dit l’aiglonne en plaquant sa main sur sa poitrine. « J’aimerais bien avoir le luxe de pouvoir aller contre ma famille mais ça reviendrait à la jeter en pâture. » Ce qu’elle ne pouvait décemment pas faire, quand bien même ils n’avaient que trop peu de considération pour la personne qu’elle était devenue. « J’ai juste envie de ça, là maintenant, ça je le sais... » avait-t-elle ajouté, son pantalon enfilé et ayant fait quelques pas dans sa direction, apposant sa main sur son torse à lui. « Dis-moi ce que je dois faire, tu veux que je sois mordue à mon tour ? Que je m’enfuie ? Que… » ses yeux étaient brillants, perlés des larmes qu’elle tentait à grand mal de contenir. « J’ai envie de pouvoir te prendre la main devant le monde entier… » avait-elle dit sa voix se brisant, un pas en arrière, puis une second laissant sa main glisser le long du torse de Corban rompant ce dernier contact.

Elle n’avait toujours voulu que lui dans sa vie et à présent elle ne savait plus ce qu’elle avait le droit de vouloir, de désirer, tout était si compliqué, ce bordel, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvait faire pour qu’il le comprenne. Elle lui avait dit qu’elle l’aimait n’était-ce pas suffisant de savoir qu’il possédait déjà son cœur depuis leur tout premier baiser. Quelque chose était brisé et elle ne savait pas comment le réparer, elle avait beau tenter d’assembler les morceaux rien n’y faisait, cela finissait toujours pas disparaître en poussière d’étoiles entre ses doigts.

Ils en reviendraient toujours aux coups, aux mots qui blessent bien plus que les gestes, à se faire du mal à défaut de se dire je t'aime parce qu'ils ne pouvaient pas et qu'elle avait déjà plus qu'assez dépassé la limite. Peu importe qu'elle voulait se donner à lui corps et âme, de stupides règles en avaient décidés autrement pour eux, ils resteraient damnées à tout jamais. Ils étaient si bons à se fait souffrir, à sa saigner et à panser les plaies à coup de baisers passionnées, quelques moments volés alors qu'elle, elle voulait commettre un braquage, elle voulait faire de lui son partner in crime, voler le temps et se l'approprier ensemble comme bon leur semblerait.
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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Ven 3 Nov - 17:23

Fatigué était l’adjectif qui me correspondait le plus ces derniers jours. Fatigué de devoir me lever tous les jours et de subir la présence de tous ces élèves et enseignants autour de moi. Seules quelques têtes parvenaient à soutirer un sourire de ma part, comme Euphemia ou Mallory, des personnes qui savaient comment se comporter dans les meilleurs moments comme dans les plus difficiles à vivre, comme ce cauchemar quotidien dans lequel je baignais de tout mon être.

La magie noire ; une magie sombre et dangereuse qui permettrait à son utilisateur d’imposer un tel respect que le monde entier finirait à genoux devant lui. Ambitieux, je l’avais toujours été, et j’avais vu dans cette magie un énorme potentiel que je pourrais exploiter. S’il y a peu de temps je pensais qu’elle pouvait uniquement me servir à accéder à une carrière me permettant un rang haut placé, aujourd’hui il en était tout autre ; Cette magie vicieuse et meurtrière, je voulais désormais l’utiliser pour redresser ma vie du gouffre de désespoir sans fin dans laquelle elle s’était noyée. Un cousin à l’origine de la déchéance des Yaxley ; l’origine de ma chute dans les méandres les plus sombres qui soient. Mon nom salit par quelqu’un qui ne partageait probablement pas vraiment le même sang que moi. Pourquoi était-ce sur moi que les foudres de la vengeance s’abattaient ? Pourquoi était-ce à moi de redresser le flambeau d’une famille aussi prestigieuse – du moins, jadis – que celle-là ?

Ce qu’on ne nous dit pas aux premiers abords sur la magie noire, c’est qu’elle a besoin d’une énergie particulière pour fonctionner. Cette énergie n’est pas pure ; pour la développer, cela demande à son utilisateur de céder un morceau de son âme, une partie de son énergie vitale, et un peu de miettes de ce qu’il reste de son cœur. Des effets indésirables s’en suivent, et il ne tarda pas avant que je ne remarque que j’étais la cible de leur destruction ; avant que mes fiançailles avec Raven ne soient rompues.

Depuis cet instant, ce jour où j’ai lu cette lettre maudite annonçant ma relation avec Raven désormais comme étant du passé, mes émotions ne semblaient plus agir de la même manière qu’avant. Excès de colère, sentiments bien trop exagérés, grande cruauté naissante… je me sentais devenir de plus en plus dangereux pour mon entourage et ma propre personne. Sauf que les pensées non plus ne sont plus les mêmes, et on s’imagine alors qu’on pourra toujours s’en sortir seul, que notre fierté sera la seule chose qui pourra nous sauver des ténèbres dans lesquels nous sombrions, emprisonnés dans des sables mouvants. J’ai alors compris que cela faisait un moment que mes émotions commençaient à s’autodétruire, mais que j’avais toujours bénéficié d’un antidote constant à mes côtés, une drogue plus puissante que n’importe quel autre stupéfiant du monde entier ; l’amour.

Mon esprit fracassé est en plusieurs fragments et mon cœur séparé en deux depuis que mes quotidiens ne sont plus arrosés d’engueulades plus puériles les unes que les autres. Raven Fawley, un phare au milieu d’une mer tiraillée par les tempêtes, une lumière parmi toute cette noirceur dans mon regard. Sa présence m’avait rendu accro, et son absence schizo. Mes quotidiens arrosés de noir se transformaient parfois en lueur d’espoir à chaque fois que mon regard tombait dans celui de Raven. Mais plus ce soir.

Ce soir, dans les vestiaires du château de Poudlard, se trouvait la définition même de le l’amour impossible, d’une tragédie classique où un personnage noble lutte contre son destin et fait face à la fatalité, constamment confronté à des choix contradictoires.

Ce soir, ce personnage c’était moi.

________________________________________

Je suis fou de toi. Vas-y Corban, dis-lui. C’est pas difficile. Dis-lui que tu es prêt à tout quitter pour elle. Dis-lui que tu veux continuer à te disputer pour mieux te réconcilier ? Dis-lui que tu es prêt à mourir pour elle, à tuer pour elle. Juste des mots à mettre ensemble, des mots à faire sortir à travers ta gorge. Peu importe la douleur que tu ressentiras, tu ne seras vivant que si Raven Fawley est à tes côtés.

Mais non. Parce que la peur de la perdre est plus puissante que mon amour pour elle. Parce que la souffrance que me causerait son absence finirait par avoir raison de moi. Parce que peu importe à quel point je pouvais l’aimer, je n’étais pas assez fort pour la garder près de moi. A tel point qu’elle ne supportait plus de rester aussi nue et désarmée en face de moi. La douche désormais éteinte, la soirée s’était encore transformée en tout autre chose. Raven s’approcha de moi avant de me quitter pour le banc, la métaphore parfaite de ma vie. Son corps me revenait, ses lèvres me retrouvaient, sa présence me réchauffait ; jusqu’à ce qu’elle me laisse à nouveau dans le froid de ma vie morne, et bientôt morte.

Raven commence à s’habiller, alors qu’elle se met véritablement à nu en répondant à ma déclaration précédente. Et je la laisse parler, je la laisse se dévoiler à moi autrement que par des insultes ou des coups. Parce que ça lui fait du bien et que ça m’en fait aussi de tout se dire ainsi, de ne plus se cacher derrière un masque de haine et de violence. Je ne lui réponds pas, je ne l’interromps pas ; je la laisse me dire ce qu’elle ressent alors que son corps se rapproche enfin à nouveau du mien, jusqu’à ce que sa main se pose sur mon torse nu. Mon regard se plongea dans le sien, fixant ses yeux qui se noyaient dans ses propres larmes. Comme ces gouttes qui glissaient le long de son œil, cherchant à tomber dans le vide, mon cœur blessé de la voir ainsi semblait se vider de son sang, battant à tout rompre pour combler l’absence de l’afflux dans mes veines. Je voulais essuyer ses larmes, comme dans cette salle de classe déserte, mais sa main sur ma poitrine s’en alla telle une prophétie prévoyant déjà le départ de celle que j’estimais être la femme de ma vie.

Pourtant, elle n’était qu’à deux pas de moi. Je n’avais qu’à la récupérer dans la chaleur de mes bras, qu’à retrouver la douceur de ses lèvres pour la faire taire, l’empêcher de dire quelque chose qui pourrait me détruire pour de bon. Mais elle se tait, elle a fini de dire à voix haute ce que nous pensions tous les deux tout bas, de tenter de se battre contre le monde entier qui refusait de nous voir liés à jamais. Alors c’est mon tour ; plus de secrets, plus de silence.

Je sais très bien que tu ne vis pas bien cette situation. Mais tu es la seule à avoir le pouvoir de faire quelque chose, c’est toi qui est fiancée. Pourquoi rester docile alors qu’ils n’ont aucune considération pour toi, que tu n’es qu’un moyen pour eux d’arriver à leurs fins ?


Brisé, le ton était monté. Je fis une pause en repensant à sa question, celle qui me demandait si je voulais qu’elle soit mordue à son tour. Une morsure, c’est tout ce qui avait enclenché l’engrenage vers notre descente aux enfers. Cette simple idée réveilla à nouveau ce monstre de colère tapis dans mon estomac, celui qui s’était déjà nourri de ma façon de penser envers les Fawley. Je voulais trouver un moyen de l’arracher à ceux qui se faisaient passer pour sa famille, mais tacher son sang de la plus barbare des espèces était hors de question. Je ne pouvais pas prendre le risque de voir sa pureté s’envoler pour l’avoir à mes côtés.

Alors partons le voir, ce monde. Pars avec moi, on ira loin de tous ceux qu’on connait, de tous ceux qui pourraient nous séparer. S’il te plait.


Lui trouver une solution, pourquoi pas. Mais décrire ce que je ressens réellement, c’est trop dur. Mais elle sait, elle comprend, elle vit la même. Juste un pas en avant pour la rejoindre, sans toutefois l’atteindre. Ma main était tendue vers elle, celle qui attendait de toucher sa peau pour ne plus jamais la lâcher, pour éliminer quiconque souhaitait se dresser contre eux, contre leur amour. Et cette pensée fit immerger les ténèbres de mon cœur, ceux qui transformaient mes yeux en un trou noir d’émotions dangereuses.

Sinon je tuerais tous ceux qui nous empêcheront d’arriver à nos fins, en commençant par Adriel.


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Ven 3 Nov - 21:52


Go fork yourself
ft. Corban Yaxley

Elle ne voulait pas glisser à nouveau dans les ténèbres, elle avait aperçu dans le reflet du miroir la personne qu’elle deviendrait si elle se laissait aller à embrasser la noirceur en elle. Elle détruirait tout sur son passage, elle se noierait dans cette double personnalité et plus personne ne pourrait jamais l’en sortir, pas même Oswin. Ses amis, ils l’avaient toujours perçue comme une petite chose fragile, pure et douce, du genre que l’on protège parce qu’elle paraissait inoffensive avec ses grands yeux bleus et pourtant, elle était loin de l’être. Raven avait toujours été une sorcière brillante, intelligente ne manquant jamais de ressource mais elle préférait la douceur et la parole à la violence et sa baguette cependant, l’avenir qu’elle entre-apercevait ne la rassurait guère. Elle avait pris les devants, se noyant dans ses lectures et expérimentant la magie favorite de sa famille ; la magie rouge, du sang, elle était tout à fait terrifiée lorsqu’elle l’avait utilisée pour la première fois tant elle était proche de la magie noire. Elle avait alors rangé ses livres sous son lit se promettant de ne plus y toucher, elle s’était sentie bien trop attirée par cette nouvelle puissance que pour se dire qu’il n’y aurait pas de prix à son utilisation, comme les runes ornant la peau de son meilleur ami, la magie appelait toujours quelque chose en retour.

Ce n’était plus une gamine face à Corban, quand bien même ils avaient grandi non loin l’un de l’autre, leurs routes s’étaient séparées pour se retrouver et finalement se défaire à nouveau, il ne pouvait plus la regarder comme une gosse et elle voyait à quel point il était à présent un homme.
Le désir était là, brûlant leurs corps, ils avaient tous les deux cette envie de détruire la barrière et d’enfin s’appartenir physiquement, elle voulait tout lui donner, elle voulait que ce soit lui, mais ça, c’était quelque chose qui à présent lui semblait à présent impensable. Il était là, le torse nu devant elle, rien que pour elle et elle ne désirait que son corps à lui, glisser ses doigts sur son torse embrasser chaque parcelle de sa peau, s’enivrer de son parfum jusqu’à ce que sa tête lui tourne mais elle n’pouvait pas, il y avait à nouveau cette distance entre eux et elle ne pouvait décemment pas retraverser ces quelques pas et passer ses bras autour de son cou. Il ne la laisserait pas faire pas maintenant que toutes ces choses avaient été dites.

Raven le savait, plus elle restait en retrait, plus elle s’éloignerait de lui et plus il sombrerait dans la magie noire, elle le détruirait, morceau par morceau jusqu’à ce que de son cœur il ne reste plus qu’une déchirure, cicatrice sombre et éternelle. Elle connaissait la puissance de cette magie, elle savait qu’elle lui avait déjà volé : un peu de son amour et, qu’elle était maintenant peut-être l’une des dernières attaches de Corban à leur monde. Au fond d’elle, elle en était certaine, s’il le fallait elle lui donnerait un morceau de son âme pour soigner la sienne, elle le porterait, elle refusait de le laisser sombrer. Elle ne savait juste pas encore comment elle s’y prendrait pour le sauver tant la situation était à présent compliquée.

Elle s’voyait à genoux, à ramasser les morceaux de son amour, à lutter avec lui dans la bataille qui animait son esprit parce qu’elle refusait la simple idée qu’il ne soit plus le garçon dont elle était tombée amoureuse, le sale môme qui lui avait tiré les cheveux, à cette époque où son âme était encore pure. Cependant, elle était terrifiée, de ne pas savoir si elle pourrait l’accompagner jusqu’au bout de son combat, combien de temps avant qu’elle ne soit liée à Adriel jusqu’à ce que la mort les sépare, jusqu’à ce que son cœur cesse de battre, jusqu’à ce que son dernier souffle ne traverse ses lèvres et que la dernière pensée dirigée vers son premier amour ne disparaisse de son esprit lorsqu’il plongerait dans les ténèbres de sa propre mort. Combien de jour, d’heures, minutes, secondes avant qu’elle ne ferme à tout jamais ses yeux lourds de larmes.

Pourquoi n’pouvait-il pas lui dire qu’il l’aimait, qu’il la voulait elle et personne d’autre ? Ca la rendait folle qu’il ne puisse pas dire les mots, elle comprenait pourquoi mais peu importe au diable les règles, elle voulait l’entendre prononcer ces trois stupides mots qui réunis ne seraient qu’une libération pour son cœur endolori. Elle avait besoin qu’il le dise, comme si c’était l’oxygène et qu’elle était sur le point de s’étouffer. Raven le fixait, elle attendait, elle espérait, quand allait-il être l’homme dont elle le savait capable de devenir ? Dis-moi que tu m’aimes, idiot, empêche-moi de disparaître dans les bras d’un autre. La Serdaigle sentait les larmes rouler sur ses joues, elle savait qu’il ne supportait pas les larmes, il le lui avait déjà fait comprendre mais elle n’pouvait pas empêcher ces petites gouttes salées glisser et s’égarer sur son menton. Il l’avait écoutée parler, il s’était tu tout du long sans jamais la couper pour lui dire les mots dans attendus, tant espérer. « Je sais très bien que tu ne vis pas bien cette situation. Mais tu es la seule à avoir le pouvoir de faire quelque chose, c’est toi qui est fiancée. Pourquoi rester docile alors qu’ils n’ont aucune considération pour, que tu n’es qu’un moyen pour eux d’arriver à leurs fins ? » sa voix était dure, il avait presque crié ses mots et puis il s’était arrêté, un peu brisé. Elle le trouvait si injuste, si sa famille n’était pas dans la tourmente, il n’aurait jamais pu penser une seule seconde leur tourner le dos et il attendait d’elle de faire quelque chose qu’il n’aurait jamais fait lui-même. « Je ne peux pas condamner ma famille pour mon propre bonheur. Les Mulciber, ils nous décimeraient si je leur faisais un tel affront, tu le sais… » Elle les craignait, elle avait eu un avant-goût du fils, elle ne voulait pas imaginer le père qu’elle savait tout aussi violent.

Elle lui avait demandé une solution, s’il en connaissait une meilleure, elle était prête à l’entendre, elle avait considéré tant d’options comme le fait de devenir elle-même une honte, parce qu’au moins les Mulciber se contenteraient probablement de briser l’alliance sans trop leur faire de mal, ils seraient eux aussi traîné dans la boue mais ils seraient en vie, elle ne savait pas si ce serait suffisant. « Alors partons le voir, ce monde. Pars avec moi, on ira loin de tous ceux qu’on connait, de tous ceux qui pourraient nous séparer. S’il te plait. » La demande était là, il l’avait exprimée à voix haute et son cœur avait raté un battement tant elle était surprise par ses mots. Pouvait-elle réellement partir avec lui, tourner le dos à tout le monde et condamnant sa famille, non, probablement pas. Parce qu’il n’y avait pas que ses parents, Oswin, Regulus, Pandora, Kimmy, Ysolte, ils étaient sa famille et elle ne savait pas si elle pourrait les abandonner sans se retourner, sans même leur dire au revoir et pourtant elle était terriblement tentée. « Et je condamne ma famille, ils doivent tous me penser morte pour que je sois libérée de ce mariage. » C’était stupide, elle le savait, mais si elle mourrait en apparence plus personne ne souffrirait de son incapacité à obéir aux règles. « Mais… » Avait-elle dit en reprenant son souffle. « Sinon je tuerais tous ceux qui nous empêcheront d’arriver à nos fins, en commençant par Adriel. » la noirceur était remontée à la surface et elle la regardait droit dans les yeux son corps parcouru de frissons. « Trois mots Corban, sans eux, je ne peux pas, j’y arriverais pas et… tu ne peux pas me mettre dans une telle situation, tu ne peux pas me menacer comme ça. » Peu importe le mal que lui avait fait Adriel, elle ne pouvait pas s’imaginer qu’il meurt par sa faute, il y avait du bon en lui aussi.

Raven fronçait les sourcils, comment pouvait-il la mettre face à une telle décision, porter l’avenir de son âme entre ses mains et la vie d’Adriel. Elle refusait de condamner qui que ce soit. Ce n’était pas dans sa nature de faire du mal à d’autres pour le sien.« Non, c’est pas toi de me dire ça, c’est pas toi, tu peux pas me dire ça, pas quand je te dis que je t’aime et que mon cœur t’appartiens déjà, tu peux pas bafouer tout ça avec une phrase me promettant la mort de ceux qui se mettront en travers de notre route. » Elle reprenait difficilement sa respiration, tout allait trop vite, trop fort, elle ne pouvait pas. « Tu peux pas juste vivre maintenant avec moi, prendre un jour à la fois ? » encore ces larmes, brouillant sa vie, son cœur se tordant sur lui-même, douleur dans sa poitrine. Elle voulait juste disparaître comme l’une de ses larmes, s’évaporer en touchant le sol, c’était pas ça sa vie, elle qui rêvait de tant de chose, devenir médicomage, découvrir le monde, lire jusqu’à ce que ses yeux la supplient de se reposer, l’aimer jusqu’à la fin de temps, se bercer encore d’illusions, juste encore cinq minute, comme un enfant qui refuse de se lever le matin entre le sommeil et le réveil. « Je t’ai donné mon cœur… à toi, t’es si handicapé des sentiments que t’es pas capable de me dire que tu m’aimes ? » Elle sentait la colère monter en elle à nouveau, elle avait envie de le gifler, de le secouer, de lui faire voir sa réalité à elle. Elle avait pensé à toutes les possibilités, cherché une solution dans les méandres des ténèbres et lui, il lui refusait la seule chose qu’elle attendait de lui, des stupides mots qu’elle savait déjà gravé en lui. Je t’aime bordel.

Bien sûr qu’elle voulait toutes ces choses, se réveiller dans un monde différent, une ville différente chaque jour, découvrir de nouvelles cultures sorcières, être une touriste du monde avec Corban à ses côtés, oublier cette foutue guerre dans laquelle elle voyait ses amis se perdre. Elle avait pas choisi cette vie-là et même si elle se sentait ingrate parce qu’après tout elle avait eu la vie simple, une famille aimante bien que froide, une enfance heureuse et une éducation fantastique. Elle avait eu une vie que bien d’autres lui envieraient mais c’était la sienne et elle lui trouvait des défauts et évidemment le choix qu’elle voyait comme l’un des plus importants lui était retiré ; celui d’aimer la personne que son cœur désignerait. Frustration qui la hantait, rêvant à cette vie où elle pourrait s’éveiller dans ses bras, bercée par le parfum de sa peau nue contre la sienne. A présent, elle était prête à lui donner tout ce qu’elle pourrait pour le retenir, elle lui avait déjà donné son cœur et elle n’était pas loin de lui offrir son corps ne serait-ce qu’il ait le sentiment d’avoir gagné quelque chose qu’Adriel n’aurait pas.

Son esprit tournait en boucle, comme un disque rayé, elle en avait le tournis, cherchant un mur auquel se raccrocher, elle s’était alors appuyée contre un mur le visage entre les mains, terrifiée par l’horreur de la décision qu’il lui imposait, était-ce réellement une décision si le choix lui était au préalable enlevé, elle ne pouvait pas dire non et si elle disait oui elle ne serait alors que l’ingrate à qui on avait tout donné et qui était incapable d’apprécier le cadeau de la vie.


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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Sam 4 Nov - 3:44

Des discussions, toujours des discussions sans jamais trouver de solution, sans jamais repartir avec le cœur plus léger. Il faut croire que c’était la seule chose que la vie nous réservait ; quelques baisers volés tout en ayant la certitude que notre quotidien ne sera jamais fait de la présence de l’autre. Une fois encore, notre rencontre avait traversée tous les états possibles ; colère, passion, tristesse… Mais une chose les reliait toujours : l’amour.

Mais cet amour ne pouvait que se manifester par les gestes, du moins de mon côté. Parce que Raven, elle, l’avait dit un peu plus tôt dans la soirée. « Je hais de t’aimer autant ». Ces mots, plus jamais je ne pourrais les oublier. L’aiglonne paraissait peut-être faible aux yeux de tous, mais elle avait été la plus courageuse d’entre nous sur ce coup. Moi, j’étais un type qui faisait passer plus de messages par les gestes que par la parole ; cogner les gens, me défouler sur les objets alentours, embrasser et enlacer la fille que j’aimais… Le lui dire ? J’en rêvais. Mais c’était pas moi, d’agir ainsi. Je n’avais aucune idée de comment dire les choses, encore moins comment dévoiler mes sentiments alors que je passe ma vie à tenter de les refouler. Mais ce sentiment-là est plus fort que les autres, plus fort que tout, et je ne pouvais pas l’ignorer.

Je détestais voir les gens pleurer, et ce sentiment était amplifié quand il s’agissait de Raven. D’abord agacé par ses larmes au début de notre relation, il s’avérait aujourd’hui que c’était une scène bien trop douloureuse pour moi. Cette fille, je voulais la protéger, pas la faire pleurer. Je voulais l’aider, pas l’enfoncer. Je voulais l’aimer, pas la repousser.

Mes paroles n’étaient pas arrivées dans l’oreille d’une sourde. Je savais bien que Raven ne pourrait jamais tourner le dos à sa famille, en particulier si ça pouvait les mettre en danger. Au fond, j’étais conscient qu’elle ne pouvait rien faire pour changer la situation dans laquelle elle se trouvait. Même si Adriel serait ravi de cette rupture, il n’allait pas en être de même pour son entourage ou pour la famille Fawley. Raven était trop pure pour ce monde, elle qui préférait oublier son bonheur personnel pour le bien des autres. Je n’étais même pas sûr que je la méritais.

Mais ce n’était pas le point le plus important de notre discussion. Celui qui me tenait vraiment à cœur n’attendait qu’elle pour nous assurer un futur radieux à deux. Sauf que Raven n’attrapa pas ma main ; immobile devant moi, ses larmes continuaient d’affluer vers le bas de son visage tandis qu’elle tentait de se justifier. Elle ne voulait pas quitter son monde, elle ne voulait pas s’enfuir avec moi, comme s’il n’était pas possible de feinter la mort, comme s’il n’était pas possible de vivre heureux.

Son refus brisa un peu plus mon cœur déjà meurtri de toute cette histoire. Bientôt, mon corps et mon esprit ne pourront plus supporter tout ça. Je savais déjà qu’un jour, j’allais finir par détruire ce qui nous reliait, ce qui nous passionnait ; finir par nous détruire depuis le fond du trou noir dans lequel je me serais égaré. Et aujourd’hui, je vois à peine la lumière depuis l’intérieur de ce gouffre. Une lueur faible mais encore visible : Raven. Mais dans le noir qui m’entourait, je voyais aussi la tyrannie, la colère, le désespoir… la mort. Ecraser tous ceux qui ne se pliaient pas à mes volontés ; c’était devenu mon nouveau crédo. Il était dans l’intérêt des Mulciber d’annuler ces fiançailles avant qu’ils ne doivent également organiser des funérailles. En revanche, combien de temps avant que je ne m’attaque à la famille même de Raven ?

Trois mots Corban, sans eux, je ne peux pas, j’y arriverais pas et… tu ne peux pas me mettre dans une telle situation, tu ne peux pas me menacer comme ça.


Alors c’était ça qu’elle souhaitait vraiment ; m’entendre dire à voix haute que je l’aimais. Parce que mes gestes ne suffisaient visiblement pas, parce que mes baisers ne lui communiquaient pas assez à quel point mon cœur se tordait d’amour pour elle. Mes yeux se fermèrent, parce que je n’étais pas suffisamment fort pour le faire, parce que je ne voulais pas être forcé de le faire. Pourquoi sentais-je encore de la colère monter en moi ? Visiblement, c’était en entité de rage que se transformaient les utilisateurs de la magie noire. Pas étonnant que les mangemorts laissent une trainée de cadavres derrière eux. Elle n’avait pas le droit de me demander de lui dire ça, comme je n’avais pas le droit de lui demander de choisir entre l’ultimatum que je lui avais imposé ; sauf que ça, je n’en étais pas conscient. Impossible de voir clair avec la seule petite lueur qui m’éclairait de loin. Mais ce n’était pas tout. Elle était indirectement incapable de choisir entre Adriel et moi. Si ce n’était pas lui qui rendait son dernier souffle de ma baguette, c’est moi qu’elle allait perdre dans les rangs du seigneur des ténèbres. Mes yeux se rouvrent alors que mon poing se ferme. Je ne comprenais pas qu’elle soit incapable d’être la cause de la mort de quelqu’un, surtout s’il s’agissait d’un homme qui l’empêchait d’atteindre le bonheur, d’un homme qui serait capable de la torturer juste pour le plaisir de la voir hurler. Elle était trop innocente Raven, bien plus innocente que je ne l’aie jamais été ; je ne connaissais pas, je ne comprenais pas. Et elle, elle venait de se rendre compte que je n’étais plus aussi pur que lors de nos premières rencontres il y a bien longtemps.

Non, c’est pas toi de me dire ça, c’est pas toi, tu peux pas me dire ça, pas quand je te dis que je t’aime et que mon cœur t’appartiens déjà, tu peux pas bafouer tout ça avec une phrase me promettant la mort de ceux qui se mettront en travers de notre route.
Je suis désolé de te décevoir, mais c’est bien moi.


Je prends bien soin de toujours éviter de lui répondre que je l’aime aussi. Parce que je ne suis pas comme ça, parce que je ne suis pas prêt. La panique s’empare d’elle alors qu’elle ne me reconnait plus. La jeune serdaigle niait en bloc, son esprit refusant d’assimiler le fait que je ne puisse pas penser comme elle. Nous repartions petit à petit dans une dispute, je le sentais arriver. Nous n’étions habitués qu’à ça, sans aucune idée de comment s’y prendre autrement ; c’était inconscient chez nous. Pensait-elle vraiment que je crachais sur tout ce qu’elle m’offrait, à commencer par son cœur – comme s’il n’était pas déjà la chose la plus précieuse que je possédais, et la seule. Ses larmes coulent, sa voix de brise, son esprit craque. Une partie de moi rêve de se jeter sur elle, de la rassurer, d’effacer ses larmes et de l’embrasser… mais ce serait trop facile. Nous ne pouvions plus continuer à ignorer le fait que nous devions trouver une solution avant que nous ne nous perdions.

Tu peux pas juste vivre maintenant avec moi, prendre un jour à la fois ?
Si j’peux pas vivre un jour à la fois ? Non Raven, je peux plus. Je peux plus sentir cette douleur qui irradie dans ma poitrine à chaque fois que tu me quittes ou que je te vois de loin. Je peux plus t’embrasser la gorge nouée parce que je ne sais pas si ce sera notre dernier baiser ou pas.


Fatigue, désespoir, tristesse… entre les larmes de Raven et les choses que je ressentais, je n’arrivais plus à y voir clair autour de moi. J’avais juste l’impression que le monde s’écroulait autour de moi, comme si je pouvais sentir le sol se dérober sous mes pieds. Pas de panique ; je trouverais le moyen de le reconstruire avec la magie noire, même si je dois y laisser ma vie.

Je t’ai donné mon cœur… et toi, t’es si handicapé des sentiments que t’es pas capable de me dire que tu m’aimes ?


Handicapé des sentiments ; ça y est, ma colère explose.

Je t’aime, bordel. C’est ça qu’tu veux entendre, Raven ?


Incapable de retenir mes cris, je fis une pause pour regarder son air effaré alors qu’elle ne s’attendait ni à ce que j’hausse le ton aussi soudainement, ni à ce que je lui dise enfin ce qu’elle voulait entendre. J’étais en colère, mais mon cœur ne pouvait plus retenir ses mots non plus. Je me sentais si soulagé, et si meurtri à la fois.

Ouais, j’suis fou de toi. Ça va, t’es contente bon sang ?


Mes yeux désormais noirs la fixait sans la lâcher. Peu importe si je lui avais dit ce qu’elle voulait entendre, je savais pertinemment que ce n’était pas ça qui allait arranger notre situation. Plus le temps avançait, plus je pensais sincèrement à partir sans plus jamais me retourner, à m’enfoncer au plus profond de ce tunnel noir pour ne plus jamais voir la lumière, quitte à me crever les yeux.

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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Sam 4 Nov - 12:54


Go fork yourself
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C’était probablement ridicule, son besoin de l’entendre dire qu’il l’aimait, elle le savait et pourtant elle n’en démordait pas et continuait d’insister pour qu’il les prononce ces foutus mots et même si ce n’était qu’un murmure entre deux baisers, elle se contenterait de ce qu’elle pourrait lui voler. Elle ne voulait plus vivre dans l’angoisse de ne pas savoir même si une part d’elle n’avait pas vraiment de doute sur ce qu’il y avait dans le cœur de Corban. Après tout, c’était lui qui avait débarqué chez elle demandant d’entendre ces mêmes mots qu’elle lui avait refusé à ce moment-là pour les lui offrir aujourd’hui. Elle lui avait balancé au visage combien elle haïssait de l’aimer autant, parce qu’il aurait été bien plus simple de le détester, parce qu’au moins elle ne sentirait pas son cœur se tordre à chaque fois que son regard croisait le sien tout en sachant qu’elle n’avait plus le droit de venir se blottir contre lui. Bien plus facile de le déteste pour ne pas sentir le manque qu’il laissait dans son cœur lorsqu’il était hors d’atteinte. Pourtant, elle ne pouvait pas le haïr ou le détester et peu importe la proximité de ces étranges sentiments, c’était l’amour qui triomphait à chaque fois. L’envie de se jeter dans ses bras à celle de lui tourner l’dos et de s’enfuir. C’était un idiot de ne pas lui dire ce qu’il pensait réellement mais c’était son idiot à elle.

Malgré tout l’amour qu’elle portait à Corban elle ne se pensait pas capable d’abandonner toutes ces personnes qu’elle aimait aussi, elle avait peur qu’Oswin se perde dans son amour pour Regulus, que Regulus ne sombre lui aussi, de ne pas être là pour aider Pandora dans sa grossesse et lorsque le bébé pointerait le bout de son nez. Elle ne pouvait pas leur faire ça à eux, sa famille lui paraissait secondaire par rapport à celle qu’elle avait choisie. La seule solution acceptable aurait été de faire croire à sa mort pour que personne ne vienne jamais la chercher et elle l’avait pour ainsi dire proposer à Corban. Il fallait aussi prendre en compte le fait que ses études n’étaient pas terminées et si elle acceptait de tout quitter avec lui ce ne serait qu’à la fin de sa dernière année, juste avant son mariage et elle doutait que Corban soit capable de donner le change jusque-là. Peut-être se trompait-elle…

La main appuyée contre le carrelage froid des vestiaires, le monde entier semblait tanguer autour d’elle. Son corps était parcouru de frissons et elle se sentait en même temps terriblement nauséeuse, elle voyait tout son monde s’écrouler, c’était tellement plus simple d’ignorer la réalité et de voler quelques moments de tendresse par-ci par-là avec son ex fiancé plutôt que de faire face et de réaliser qu’elle allait définitivement le perdre. Que ce ne serait pas juste lui qu’elle perdrait mais qu’il se perdrait lui aussi dans sa rage, sa colère et sa jalousie. Elle ne voulait pas de ça pour lui, elle voulait qu’il brille dans le soleil, l’attirer dans la lumière pour qu’il y baigne avec elle et non le regarder lentement glisser dans les ténèbres.

Ce n’était pas une question de choix simple entre Adriel et Corban, parce qu’on ne lui avait jamais demandé de choisir, pas une seule fois son avis n’avait été pris en compte. On se moquait bien qu’elle soit heureuse, on voulait qu’elle soit une héritière digne, personne ne prenait jamais en compte ce qu’elle pouvait ressentir tant elle n’était finalement qu’une monnaie d’échange pour la liberté et la survie de sa famille. Grandissant, elle s’était faite à cette idée ancienne qu’elle ne faisait que face à un destin semblable à d’autres avant elle et que si elle ne l’embrassait pas aussi fièrement qu’elle le pourrait, elle se verrait elle aussi fondre dans l’obscurité ; rongée par le chagrin et l’absence d’amour. Cet amour elle l’avait trouvé dans les yeux de Corban, ces mêmes yeux qui a présent ne portaient plus que la haine.

Elle avait à nouveau croisé son regard, tremblante, lui disant que ce n’était pas lui, qu’elle ne le reconnaissait plus dans ses mots et qu’elle refusait de croire qu’il soit capable de telles pensées ce à quoi il lui avait répondu avec une froideur terrible tout en évitant de lui répondre à ses premières questions « Je suis désolé de te décevoir, mais c’est bien moi. » ce à quoi elle avait secoué furieusement ses boucles brunes. Raven sentait l’orage déchirer le ciel, elle savait qu’ils allaient à nouveau se disputer et que ce serait peut-être leur dernière dispute et pourtant elle ne pouvait pas se résigner à se taire et à simplement encaisser. Alors, elle tentait de calmer le jeu lui demandant s’il ne lui semblait pas envisageable de prendre les choses au jour à jour et de profiter un peu du temps qu’il leur restait à deux, de s’aimer simplement jusqu’à s’en consumer. « Si j’peux vivre un jour à la fois ? Non Raven, je peux plus. Je peux plus sentir cette douleur qui irradie dans ma poitrine à chaque fois que tu me quittes ou que je te vois de loin. Je peux plus t’embrasser la gorge nouée parce que je ne sais pas si ce sera notre dernier baiser ou pas. » du revers de la main elle avait effacé les perles salées roulant encore sur ses joues, reprenant son souffle en se redressant contre les parois carrelées.

La rage s’emparait d’elle aussi, il lui refusait tout, ne serait-ce qu’un peu de bonheur en sa présence, il voulait juste tout brûler autour d’eux jusqu’à ce qu’il en meurt à son tour. Alors, elle lui avait balancé au visage qu’il ne pouvait qu’être handicapé des sentiments pour être aussi incapable de lui dire les mots qu’il ressentait réellement au fond de lui, ça la rendait malade de devoir quémander, de devoir le forcer à les dire parce qu’ils ne seraient jamais aussi vrais que s’il les lui avait murmurés au creux de l’oreille. La rage de Corban avait alors animé ses yeux, elle le savait, elle avait dépassé une sorte de limite, pas de doute, il allait exploser, à nouveau. « Je t’aime, bordel. C’est ça qu’tu veux entendre, Raven ? » avait-il crié à la gueule de l’aiglonne, faisant un pas en arrière comme si elle craignait le pire, il lui disait qu’il l’aimait et elle, elle était terrifiée. « Ouais, je suis fou de toi. Ça va, t’es contente bon sang ? » elle entendait enfin les mots pour lesquels elle s’était tant languie et à présent elle les regrettait car cela resterait à tout jamais la première fois qu’ils traversaient ses lèvres.

Les yeux noirs de Corban étaient posés sur elle ; ils réalisaient tous les deux que ça n’arrangerait rien entre eux, peut-être que rien ni personne ne le pourrait. Pourtant, elle avait envie d’essayer, elle ne pouvait renoncer quand bien même c’était la colère qui l’avait poussé à lui gueuler qu’il l’aimait et peu importe qu’ils soient perdus d’avance ; au diable sa foutue vie bien rangée, ce n’était pas ce qu’elle voulait réellement. C’était lui et rien d’autre, il le maintenait en vie et elle savait qu’elle avait le même effet sur lui, sans l’autre ils seraient comme des flammes vacillantes qui finiraient par s’éteindre.

Impulsion de sa main contre le mur sur lequel elle se tenait pour ne pas s’écrouler, preuve supplémentaire de sa faiblesse, elle s’était redressée, les jambes tremblantes elle avait fait les trois pas qui les avait séparés. Face à lui à nouveau, elle pouvait presque sentir la chaleur, rage bouillonnante qui s’échappait du corps de Corban. De sa main elle avait attrapé la sienne et l’avait posé sur sa poitrine à l’endroit de son cœur « C’est toi… » c’est toi qui le fait battre, sans toi, je suis rien qu’elle aurait aimé ajouter mais les mots étaient mort-nés. Un pas de plus pour presser son corps encore tremblotant contre le sien et relevant sa tête, son menton contre sur torse, se perdant dans la noirceur de son regard « Quand Poudlard sera terminé, quand on aura fini notre dernière année, avant le mariage, je partirais avec toi. C’est tout ce que je peux te donner, Corban. » elle espérait du fond d’son cœur qu’il accepterait ce compromis, elle ne pouvait pas partir pas maintenant, c’était trop précipité et elle tenait trop à cœur le fait d’être là pour Pandora et son enfant que pour s’enfuir ainsi comme une voleuse. « Il faudra que tout le monde me pense… » sa voix était comme un murmure « morte. » elle n’avait pas la moindre idée d’comment ils arriveraient à faire croire à sa mort et elle espérait malgré tout qu’entre-temps ils trouveraient une alternative mais si ce n’était pas le cas elle accepterait de se plier à cette solution.

Le poids de son corps sur le sien et ses bras qui se glissaient autour de ses hanches pour resserrer son étreinte, elle craignait qu’il ne la repousse, qu’il se défasse d’elle refusant tout et l’abandonnant pour la dernière fois. Elle le regardait avec ses grands yeux plein d’espoir et d’amour et se hissant sur la pointe des pieds elle apposa ses lèvres sur son menton espérant lui voler l’ombre d’un sourire, l’ombre d’un peu de paix dans esprit. « C’est toi » qu’elle répéta comme un mantra avant de venir embrasser ses lèvres, aurait-il toujours la gorge nouée en sachant qu’elle refusait que ce soit leur dernier baiser ? « Toi. » pressant sa bouche contre la sienne tout en répétant ce mot. Ce qui faisait toute la force de son amour pour lui c’était probablement le fait qu’elle l’aimait plus qu’elle ne s’aimait elle-même, il était devenu son moteur, il l’entraînait dans la vie et elle n’voulait pas d’un monde dans lequel il ne se trouverait plus. Un monde sans Corban ne valait pas la vie elle-même. Qu’importe qu’elle doive se perdre tant qu’il la retrouve, toujours.



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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Dim 5 Nov - 2:21

Raven, contrairement à moi, avait énormément de points d’ancrage ici. Je savais qu’il y avait des personnes à qui elle tenait beaucoup trop pour s’enfuir du jour au lendemain. C’était finalement ça qui faisait de l’aiglonne une fille très appréciée ; elle ferait n’importe quoi pour les gens qu’elle aime. A l’opposé, il y avait moi. Certes, j’étais tout de même entouré de certaines personnes qui comptaient sincèrement pour moi, mais j’avais plutôt tendance à l’égoïsme, à refuser de vivre pour les autres avant de vivre pour moi, et c’est peut-être pour ça que j’avais du mal à comprendre son point de vue sur la question, que j’étais déçu qu’elle ne puisse pas agir de la même façon que moi.

Mais peu lui importait mes déceptions apparemment. Elle, tout ce qu’elle voulait, c’était garder son petit monde autour d’elle, entendre des mots difficiles à prononcer de ma part ; avoir le beurre et l’argent du beurre. C’était ça aussi, les effets de la magie noire ; voir le mal partout, persuadé que le monde entier cherche à nous nuire, même les personnes les plus proches et les plus importantes à nos yeux. Parce que dans ce monde, plus aucun sorcier n’a de cœur afin de pouvoir aimer.

Qu’est-ce que j’étais devenu ? D’habitude si fier et borné, je me pliais à toutes les volontés de Raven, et je ne pouvais pas admettre que cela me rendait indifférent. Je n’étais pas ravi de ce que je devenais, sûrement parce que j’étais incapable de voir les bons côtés d’un homme amoureux. Je me sentais juste devenir un homme soumis.

Parce que c’était ce que j’avais fait, je m’étais soumis à Raven en lui disant enfin ce qu’elle voulait entendre. Et j’étais blessé de l’avoir fait, parce que c’était pas naturel, c’était pas ce que je planifiais. Je voulais laisser à mon cœur une chanson de parler spontanément, quand il estimerait que le moment serait assez magique pour que cette image parfaite reste à jamais gravée dans ma mémoire.  

Même si elle essuyait ses larmes, mon cœur, lui, ne cessait de pleurer. J’avais bien vu la frayeur dans ses yeux alors qu’après une telle déclaration, elle aurait dû transpirer le bonheur. Une fois encore, c’était ça de rejoindre les mangemorts ; voir la terreur dans les yeux de ceux qu’on aime. Et malgré tout, elle avançait vers moi, toute tremblotante, preuve de son amour véritable et sincère envers moi. Si j’aurais dû être touché et rassuré, il en était véritablement tout le contraire. En réalité, je n’avais aucune idée de ce que je ressentais ; impossible pour moi de lire dans ce brouillon d’émotions que mon cœur tentait de traduire. Or, je reçu soudainement une décharge électrique dans mon corps ; la main de Raven s’était emparée de la mienne pour la poser sur sa poitrine, à proximité de son cœur.

C’est toi…


… et c’est tout. Rien pour venir terminer ces quelques mots soufflés à travers ses lèvres. Et impossible pour moi de savoir ce qu’elle voulait dire, ce qu’elle imaginait dans son esprit si amoureux mais blessé. Son corps continue de s’approcher de moi alors que le mien ne demande que ça, comme deux aimants défiant les lois de la physique pour se retrouver. Sa tête contre ma peau, ses yeux rejoignent les miens, où je peux apercevoir une détermination dans son regard que je n’avais jamais vue avant.

Quand Poudlard sera terminé, quand on aura fini notre dernière année, avant le mariage, je partirais avec toi. C’est tout ce que je peux te donner, Corban.


Je pouvais changer pour elle, je pouvais aimer pour elle, je pouvais même tuer pour elle. En retour, tout ce que je gagnais, c’était des mois à l’attendre gentiment sans jamais me plaindre puisque c’était tout ce qu’elle pouvait m’offrir. Je n’étais même pas capable de dire quelque chose tant je ne m’étais pas préparé à une telle déclaration. Evidemment qu’au fond j’étais heureux de l’entendre dire ça, mais ce n’était pas suffisant à mes yeux. Malheureusement pour elle, malheureusement pour nous.

Il faudra que tout le monde me pense… morte.
Pourquoi ? Parce que tu ne peux pas assumer le fait de t’enfuir avec moi ?


Ces mots s’étaient échappés de mes lèvres alors que mon esprit n’avait rien demandé. C’était mon cœur blessé et meurtri qui parlait, celui qui était persuadé que l’amour et les efforts de Raven seront toujours inférieurs aux miens. Ses mains passent autour de ma taille, elle me serre, elle espère. Ses lèvres rejoignent d’abord mon menton, avant d’arriver sur mes lèvres. Mais je n’y arrive pas, quand bien même elle me répète que c’est moi, celui avec qui elle est prête à finir ses jours.

Non…


Ce mot à peine murmuré, chuchoté, évadé de ma gorge en passant par mes lèvres. Je ne pouvais pas, je ne voulais pas ; elle ne comprenait pas.

Tu comprends rien…


Mes bras glissent le long de ses bras pour les attraper et les retirer de mon dos, sûrement avec plus de poigne et de force que ce que je voulais réellement faire. Je la pousse légèrement, mais brusquement, et je recule encore malgré moi. J’avais envie de lui dire amen, d’accepter son compromis, de la serrer dans mes bras, l’embrasser… mais tout ce que je ressentais c’était de la colère, comme si c’était la seule émotion qu’il me restait.

Tu crois que je vais rester gentiment dans un coin à t’attendre patiemment ?


Des cris, encore des cris. Poings serrés, je lorgnais du regard le mur qui comptait déjà une trace de mon sang, le témoin de la souffrance ressentie entre ces quatre murs. Mon cœur souffrait, mes poumons peinaient à respirer, mon esprit rêvait de s’éteindre pour ne plus jamais ressentir cette pression dans la poitrine.

Et quoi ? Je vais simplement regarder Adriel te frapper dessus sans jamais pouvoir agir ? Je vais juste t’ignorer dans les couloirs pour éviter de t’embrasser ? C’est ça qu’on va devenir, Raven ? Deux parfaits inconnus le temps que tu sois prête à partir ?


Je lui crache tout ce que j’ai, tout ce que je retiens depuis un moment, tout ce qu’elle mérite de savoir. Je peux plus jouer, je veux plus jouer. Et s’il le faut, j’utiliserais la magie noire sur moi, sur Adriel, sur elle…

Imagine que les noces soient organisées avant ta petite deadline. IMAGINE que tu doives te… donner à lui. Je suis sensé faire quoi moi ? T’attendre gentiment un bouquet de fleurs à la main ? Te FELICITER ?


Mes mains font de grands gestes pour illustrer mes propos. J’ai envie de me défouler, de tout péter, tout retourner. Tout détruire et ne garder que Raven dans cet océan d’immondice qu’était le monde autour de nous. Enfin, je n’étais même pas sûr de réussir à la garder auprès de moi.

M*rde, t’es qu’une princesse pourrie-gâtée. Tu m’dégoutes. Tu penses qu’à ta g*eule, peu importe ce que je peux vivre.


Et je sais pertinemment que c’était pas ça qu’elle avait besoin d’entendre, que c’était pas ça que je devrais dire pour arranger les choses. Mais j’en ai trop besoin pour me retenir. Si seulement elle savait à quel point j’étais perdu, à quel point j’avais besoin d’elle alors qu’elle me demandait juste quelques instants volés. Des efforts, j’en avais fait pour elle. Elle m’avait véritablement changé. J’étais bien plus doux avec elle qu’auparavant, bien plus attentionné. Je lui rentrais toujours dedans, mais c’était différent. Et ça changeait aussi avec les autres, à commencer par Oswin qui avait toujours toutes ses dents malgré notre échange chez Raven, ou encore Adriel qui respirait encore. Jusqu’à quand ?

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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Dim 5 Nov - 4:18


Go fork yourself
ft. Corban Yaxley

Raven elle était prête à beaucoup de chose pour Corban, abandonner sa vie, ses amis sa famille et tout ce qu’elle lui demandait en retour c’était un peu de patience, le temps de dire aurevoir, de finir ses études leur assurant un avenir quelconque. Elle ne voulait que ça, une année, afin d’mettre ses affaires en ordre comme si elle allait réellement mourir parce que finalement ça revenait un peu à ça. Elle lui donnait littéralement sa vie, parce qu’il était devenu sa vie et qu’un monde dans lequel il n’existerait pas serait inconcevable, elle se laisserait dépérir lentement, attendant l’inéluctable. Il n’y aurait pas de rideau, les lumières ne s’éteindraient pas sur son corps sans vie, elle ne serait pas allongée paupières closes sur une scène parce que tout ça c’était la réalité et pas une charade qu’elle se jouait dans sa tête. Pas de public pour applaudir sa performance, elle serait seule parce que petit à petit bouffée par ses démons elle les aurait tous éloignés, toutes ces personnes pour qui elle aurait tout sacrifié, préférant ne donner sa vie qu’à une seule et unique personne. C’était sa tragédie à elle, on aurait pu l’écrire tant cela lui paraissait iréel. Etait-ce réellement ça, sa vie, un enchaînement de mots, petites écorchures, sa peau à vif sous les coups de colère de celui qui de trois mots pouvait illuminer son ciel de milles étoiles.

Rien n’aurait pu lui prédire un avenir si incertain, tout avait toujours été décidé pour elle de sa naissance, à ses goûts, ses intérêts ou tout du moins jusqu’à son entrée à Poudlard ou elle avait découvert le peu d’indépendance qu’elle avait su grapiller au fil du temps, flirtant avec les interdits, les choses dont elle avait la certitude qu’elles provoqueraient la désaprobhation de sa famille ; comme lorsqu’elle avait décidé de monter sur un balai, quand elle avait accepté de devenir la cap’taine des aigles. Elle ne pouvait que gagner de maigres batailles mais jusqu’à présent cela lui avait suffit, jusqu’à lui, jusqu’à ce que le lui retire, sa raison d’remplire ses poumons d’air. La gamine en elle voulait retenir sa respiration, capricieuse, chantage affectif pour imposer un peu de sa volonté sur une situation qui lui glissait entre les doigts.

Elle avait tenté de s’affirmer un peu, choisissant avec soins ses amis, ou prétendant le faire parce que finalement les plus belles amitiés sont celles qui s’imposent à vous tant elles semblent naturelles, une prolonguation d’elle-même. C’était ainsi qu’elle s’était entichée d’Oswin puis de Pandora et de tous les autres chers à son cœur. Elle avait par la suite choisi ses matières non sans sentir le regard autoritaire de ses parents lui brûler l’creux de la nuque parce que la vie qu’ils lui imaginaient n’était pas celle d’une femme indépendante. On attendait d’elle d’être sage, d’avoir une opinion mais pas trop, de sourire mais pas trop, de hocher la tête consciliante, douce et aimante, parfaite mère d’une progéniture attendue. Personne ne s’était penché à son oreille pour lui demander qu’elles étaient ses rêves, ce qu’elle attendait de l’avenir, parce que dans le fond ça n’intéressait pas grand monde dans sa famille, c’était seconde à son vrai devoir.

Finalement, elle s’était plus conformée que ce qu’elle ne l’avait pensé, s’imagineant libre, hors de leur atteinte entre les murs de Poudlard mais chacune de ses décisions étaient influencées par des années de lavage de cerveau. Elle était cette fille douce, jamais trop, parce que trop c’était ce qu’elle devait éviter d’être à tout prix. Elle ne faisait pas de vague si ce n’était durant les matchs de Quiddich ; courte ellipse temporelle durant laquelle tout lui était permis. Elle était téméraire sur son balai, gueulant ses indications à ses co-équipiers, elle n’était pas faible avec sa batte sur l’épaule, elle était la femme forte qu’elle n’avait pas le droit d’être dans sa vie. C’était cette fille là qu’elle aimait réellement, le reste, elle le tolérait parce qu’elle n’avait pas le choix de se réveiller le matin et de voir le même visage fatigué et las d’un esclavage invisible, de chaînes à ses poignets faites de bracelets d’or. Elle n’avait détourné les yeux que quelques secondes et il était déjà trop tard, la cage dorée, la porte s’était refermée derrière elle, enfermée dans la prison de son esprit.

Pourtant, à ses côtés elle retrouvait cette fille, les cheveux volant dans la brise, fearless. Elle ne craignait rien quand il la regardait parce que dans le reflet de ses iris comme deux océans elle voyait celle qu’il aimait lui et pas cette ombre dans son miroir. Alors, elle s’était avancée vers lui, parce que même si elle avait forcé ces trois maudits mots de se lèvres, elle s’en était tant langui. Posant ses mains sur son torse et les laissant glisser à ses hanches pour renforcer son étreinte de peur qu’il ne la repousse elle lui avait dit qu’elle acceptait de partir avec lui, parce que sans lui rien de tout ça ne valait la peine. La seule condition était posée, il fallait qu’on la pense morte. « Pourquoi ? Parce que tu ne peux pas assumer le fait de t’enfuir avec moi ? » Premier coup d’poignard qu’il lui plantait dans le ventre, elle essayait d’attraper le vent entre ses doigts, clignant des yeux comme si ces mots ne venaient pas de quitter ses lèvres et que ses yeux ne s’étaient pas à nouveau assombris. « Mais… » elle n’avait pas le temps d’en dire plus qu’il la coupait avec la même froideur. « Non… » chuchotement s’échappant de ses lèvres, cette fois c’était dans ses cotes que venait s’enfoncer la lame, un simple mot, une nouvelle écorchure, de plus en plus profondes. « Tu comprends rien… » de ses mains ils avaient écartés ses bras noués autour de son corps et sembable à un coup d’massue ; elle restait vidée les bras balants à le regarde comme attendant le nouveau coup, celui qui l’acheverait peut-être. Un pas, puis un autre, il s’éloignait à nouveau d’elle et elle restait figée, sans vie, le laissant peu à peu installer plus de distance. « Tu crois que je vais rester gentillement dans un coin à t’attendre patiemment ? »

Elle voulait hurler, tomber à genoux, regarder les étoiles dans le ciel, encore une fois pour ne pas disparaître dans le néant de la noirceur qui s’emparait de son corps et de son cœur. La lame venait de glisser à coté de son cœur, peut-être qu’il n’était déjà plus là… « Et quoi ? Je vais simplement regarder Adriel te frapper dessus sans jamais pouvoir agir ? Je vais juste t’ignorer dans les couloirs pour éviter de t’embrasser ? C’est ça qu’on va devenir, Raven ? Deux parfaits inconnus le temps que tu sois prête à partir ? »  Il lui crachait ses mots à la gueule, des mots bien plus violents que toutes les souffrances de sa vie cumulées. Cette fois le cœur était touché et c’était l’hémorragie, elle ne tiendrait plus bien longtemps, elle allait imploser, poussière d’étoile, perdue dans le temps et dans l’espace. « Imagine que les noces soient organisées avant ta petite deadline. IMAGINE que tu doives te… donner à lui. Je suis sensé faire quoi moi ? T’attendre gentillement un bouquet de fleurs à la main ? Te FELICITER ? » Les yeux de Raven étaient vides et les mots de Corban glissaient sur elle pour mourir aussi vite qu’il ne les lui avait crachés à la figure. Dead inside.

Penchant la tête sur le côté, elle regardait ses mains s’agiter comme des marionnettes pour enfants, ridicule, tout ça lui semblait soudainement si ridicule, elle avait envie de sourire pour ne plus pleurer, de rire pour ne plus souffrir et puis finalement de luis faire du mal pour ne plus ressentir le trou qui avait pris la place de son cœur. Tout son corps lui semblait soudainement si froid, tous les mots qu’il lui crachait au visage se frayaient un chemin dans son esprit tourmenté. « bouse d'hippogriffe, t’es qu’une pourrie-gâtée. Tu m’dégoutes. Tu penses qu’à ta gueule, peu importe ce que je peux vivre. » le coup de grâce, cela ne suffisait pas qu’elle agonise à ses pieds, cela ne lui suffisait plus qu’elle lui donne sa vie parce que rien ne lui paraîtrait jamais assez.

Un pas, deux pas, elle s’éloignait à son tour de lui, ses yeux n’étaient que noirceur, elle ne voyait plus le reflet de cette fille brave dans ses yeux et elle n’était plus que la réflection de ses propres ténèbres à lui, il la créait, il la forgeait une fois de plus. « C’est ça que tu veux, Corban ? » qu’elle avait susurrer lentement entre ses lèvres tout en glissant ses mains le long de son corps. « Parce qu’on en revient toujours à ça n’est-ce pas ? » elle était mauvaise, aussi mauvaise que lui. Ne vois-tu pas le monstre que tu créés Corban ? Que resterait-il d’elle après que tu lui aies ravagé le cœur de ta haine mal placée ? – Elle s’était à nouveau avancée vers lui « Prends-la alors… » Elle jetait ton maillot sur le sol, retirait les baskets qu’elle avait enfilée auparvant à la hâte comme si elle s’était préparée à s’enfuir. « C’est ce que tu veux après tout, t’assurer que t’as un truc qu’il aura pas, parce que je suis que ça pour toi, un prix supplémentaire alors prends-là je m’en fous. » qu’elle lui crachait à la figure à son tour tout en faisant glisser ses mains de ses hanches à ses genoux retirant son pantalon. « Ou bien t’es trop faible que pour assumer tes propres désirs les plus sombres ? »

Elle s’était avancée vers lui, prédatrice, la gamine rêveuse avait totalement disparu, il ne restait que ce qu’il faisait d’elle et peu importe à quel point elle l’aimait et à quel point elle avait souhaité que ce moment vienne, ils ne l’auraient jamais, pas comme ils l’entendaient alors tant pis, ils n’auraient qu’à braquer le temps, braquer l’avenir qui ne leur appartenait pas. Passant sa main d ans son dos, elle dégrafait son soutient-gorge « Tout ça n’a aucune strangulot d’importance à présent non ? » presque nue devant lui, personne ne l’avait jamais vu ainsi, personne n’avait jamais pu poser ses yeux sur ce corps qu’elle gardait caché comme s’il était plus précieux qu’un autre alors qu’à présent cela ne lui semblait ne plus avoir aucune quelconque sorte d’importance. « Tu voulais la preuve ultime de ma dévotion, avoir quelque chose de plus, m’avoir comme si j’étais une propriété qu’on s’échange, voilà… » Qu’elle lui avait-dit se présentant devant lui comme l’objet qu’on lui avait toujours sous-entendu qu’elle était. « Tu sais quoi Corban, que tu me veuilles maintenant ou plus jamais, tant pis, je vais me doucher, t’es libre de me rejoindre ou d’aller te faire foutre. » lui tournant le dos tout en laissant glisser de ses longues jambes son dernier vêtement.

Qu’il la retrouve ou non, qu’il lui tourne le dos ou non, n’appartenait qu’à lui, elle n’avait eu de cesse de lui offrir toutes les portes menant à son cœur, il se refusait à les emprunter se cherchant toutes les excuses pour la repousser. Préférant ses larmes à son sourire, se jouant de son amour pour lui, il l’avait faite et il serait le seul capable de la défaire.




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MessageSujet: Re: Go fork yourself ft. Corban Yaxley   Dim 5 Nov - 18:13

Je suis un être humain, de chair, d’âme et d’émotions. J’ai parfois le sentiment d’être élastique. Je tends vers la lumière, je me charge en tension, je me projette et je rencontre un mur. Et je lutte constamment pour ne pas me charger. Souvent égoïste, parfois un peu puéril, je ne suis pas si différent des autres adolescents de mon âge. Jusqu’à ce que survienne une situation de stress où tout s’enchaine : crises de colère, comportements dangereux, tendances à la manipulation, instabilité émotionnelle… en bref, je suis toujours sur le point d’exploser. Depuis mes débuts du côté sombre de la magie, ces instants de réactions excessives se font de plus en plus nombreux, et son encore plus importants en présence de Raven. Trouver sa place dans mon entourage, c’est surtout une épreuve de vie.

Un sentiment chronique de vide ; voilà comment je pourrais qualifier ma relation avec Raven. J’ai beau la croiser, la regarder, l’aimer… j’ai besoin d’elle à mes côtés. J’ai besoin de la toucher, j’ai besoin de l’avoir dans la peau. Cette fille, c’est plus que mon ex-fiancée, c’est plus que la femme dont je suis tombé amoureux alors que c’était la dernière chose que j’attendais de ma relation avec elle. Elle est devenue ma moitié, elle est devenue une part de moi qui me manque au quotidien quand j’ouvre les yeux dans mon lit. Mais elle n’est pas là. Elle n’est pas là parce qu’elle m’a été vulgairement arrachée des mains par une société qui ne pense qu’aux apparences, sans se soucier une seconde de la plaie béante qu’elle pourrait laisser dans le cœur d’un individu. Je me sens creux, je me sens morne, et je cherche constamment quelque chose pour combler ce manque constant à l’intérieur de mon enveloppe corporelle, à l’intérieur de mon âme – si elle est toujours là. Alors je vis dans les excès ; rebelle, j’aime dépasser les limites que mon milieu m’impose – une façon de pondérer les angoisses existentielles en s’emparant de sensations fortes. Mais les limites imposées par la vision si traditionnelle et fermée des sang-purs ne sont pas si facile à briser.

De toutes les expériences difficiles, ce sont les expériences d’abandon, de séparation, de rejet et de mépris qui m’apparaissent comme étant les plus menaçantes. Cette menace est telle que je deviens hypersensible au moindre indice pouvant confirmer mes craintes et je suis prompte à conclure que ce que je craignais est advenu. J’agis souvent excessivement avec Euphemia, qui n’est « que » ma meilleure amie. Mais alors quand il s’agit de Raven… je ne me reconnais plus. Et c’est ce qui est en train de se produire ; à cause de mes doutes – d’abord envers moi-même - je la sens s’éloigner alors que je tends le bras pour essayer de la retenir. Mais c’est pas moi, c’est pas elle, c’est le monde autour de nous tente constamment de nous arracher l’un à l’autre. Et il est en train d’y parvenir.

Je n’arrive plus à déterminer qui je suis pour me former une identité, je me sens en constante déconnexion de la réalité. Je n’arrive plus à maintenir une stabilité dans ma relation avec Raven, dans ce lien fort porté par des sentiments extrêmes évoluant entre amour et haine. Corban et Raven… des moments de calme apparents mais qui dérivent souvent en conflits. Adepte de la loi « tout ou rien », la concession de l’aiglonne ne pouvait décemment pas me convenir. Malgré notre relation fusionnelle, mes peurs étaient plus fortes que sa capacité à me rassurer. La discussion avait – encore – dégénéré.

Des torrents de larmes auraient pu couler sur mes joues tant ma souffrance était grande. Pleurer, c’était un moyen pour évacuer ce mal-être intérieur, cette tristesse infinie qu’on ressent sur le moment. Mais c’était pas pour moi, c’était trop facile. Moi, j’avais besoin de me venger sur les autres de ma vie et de mon impuissance surtout, mon impuissance à m’exprimer, à me défendre, à me battre contre ce monde qui tentait juste de m’étouffer jusqu’à me soutirer un dernier râle de vie. Souvent, je décroche, je suis perdu dans mon monde ou dans une période noire, j’éprouve un sentiment vague de malaise, d’angoisse, comme après avoir enfin dit à Raven que je l’aimais. Et dans ce cas, si quelqu’un me parle ou me pose une question, ça me met en colère ; celui ou celle qui voit que je suis ailleurs et qui essaye de me ramener à la réalité me met vraiment très en colère, même s’il pense faire pour le mieux. Et Raven, c’était celle qui tentait le plus de me sauver, de me comprendre, de m’aimer et de m’aider ; c’était aussi celle qui subissait le plus mes réactions brutales et incompréhensibles. C’était elle qui souffrait le plus de mon incapacité à savoir agir correctement, à savoir l’aimer correctement.

Je me déteste d’être ainsi, d’être obligé de rediriger ma colère vers les autres pour apaiser ma rage intérieure, pour calmer mes souffrances. Je me déteste d’être celui qui fait pleurer Raven. Mais peu importe à quel point je suis désolé, il est trop tard. Elle est là, face à moi, en train de tituber pour tenter de garder ne serait-ce qu’un peu de contrôle dans sa vie, dans notre vie. Ses yeux ne me parlaient plus ; ils étaient vides.

J’étais un handicapé des sentiments, elle avait raison. Incapable de voir plus loin que le bout de mon nez, j’étais loin d’imaginer que Raven changeait, et que j’en étais la cause. Une épreuve de vie ; oui, c’est ça être avec moi. Et la vie ne lui réservait décemment pas les épreuves les plus faciles à surpasser. Elle se perdait avec moi. Mais je m’en fichais, parce que c’était avec moi qu’elle tomberait, c’est avec moi qu’elle parcourra les facettes les plus sombres du monde. Peu importe ce qui peut nous arriver tant qu’on est ensemble. On s’aimera ensemble, on s’autodétruira ensemble.

Elle recule, elle me quitte, me laisse avec ce vide dans ma poitrine, pour mieux m’achever de ses paroles bien aiguisées. Dans son regard, c’était le reflet noir de mon cœur que je pouvais distinguer, l’echo de mon âme brisée qui cherchait à tout détruire sur son passage, tout comme Raven s’apprêtait à le faire. Et dans ce passage, il n’y avait qu’une seule âme en peine ; la mienne.

La fusillade commence ; chaque mot prononcé de sa voix tranche mon cœur, bouffe mon âme. Si les mots sont pioches, c’est ma tombe qu’ils creusent. Je vois ses mains glisser sur son corps, ôtant les vêtements qu’elle avait revêtu auparavant. Mon cœur s’accélère et manque de me faire flancher. Je ne comprends pas, je ne comprends plus. Je suis perdu entre la frayeur de la voir se transformer en monstre semblable à moi-même et l’excitation subite et montante de sa peau qui réapparait devant mes yeux. Mais certains de ses mots m’achèvent plus que d’autres. « Parce que je suis que ça pour toi, un prix supplémentaire ». Même recevoir un cognard en plein visage était moins douloureux que de l’entendre me dire ça. Non Raven, t’es pas un prix supplémentaire, t’as quelque chose que personne n’a. Mais je peux pas le lui dire, je suis trop lâche, trop idiot. Alors je préfère la laisser continuer, la laisser m’achever un peu plus à chaque mot qui traverse ses lèvres.

Ou bien t’es trop faible pour assumer tes propres désirs les plus sombres ?


Elle me cherche, comme je savais si bien le faire avec elle. Et ça marche. J’hésite, en la voyant retirer sensuellement son pantalon. Mais ce n’est pas elle, ce n’est plus la Raven que j’aime, celle avec qui je peux vraiment fusionner. Qu’est-ce que je fais ? Je réponds à sa provocation directe, celle qui me hurle de lui sauter dessus pour lui montrer à quel point j’assume mes désirs les plus sombres ? Ou je laisse mon amour pour elle parler, celui qui me tire hors des ténèbres, celui qui me montre que je suis en train de la détruire.

Evidemment, de toutes ces options, j’étais incapable d’en choisir une. Raven me coupait l’souffle ; chaque pas dans ma direction faisait accélérer le rythme cardiaque de mon cœur. Elle ôte un vêtement, un vêtement qu’elle n’a jamais osé enlever, un vêtement dévoilant sa poitrine nue face à mes yeux écarquillés. Plus de doute, ce n’était plus à mon ex-fiancée que je faisais face. Nous n’étions plus que des échos de nous-même, nous étions tous les deux devenus des inconnus aux yeux de l’autre. Ce n’était plus Corban, ce n’était plus Raven, c’était juste ce qu’il restait de leurs âmes meurtries. L’un, par la magie noire, l’autre par l’amour.

« C’est faux, tout ça a encore une importance à mes yeux ». Dis-le lui, Corban, dis-lui que c’est pas ça que tu veux, pas comme ça. Ne laisse pas le désir te diriger, l’envie de lui faire l’amour prendre les commandes. Faire l’amour ? Vraiment ? Est-ce que c’est ce sera vraiment de l’amour si j’accepte son sacrifice ultime ? Ou ne serions-nous pas uniquement des pantins de la haine, cherchant à blesser l’autre au plus profond de ses rêves ?

Ma respiration s’intensifie. Je cherche à évacuer la colère et le désir hors de mon corps. La solution est pourtant toute trouvée ; Raven s’offre à moi, qu’elle autre occasion serait aussi parfaite pour me débarrasser de ses deux sentiments qui me consument de l’intérieur ? Moi qu’il pensait qu’il ne me restait plus que des cendres à la place du cœur, l’aiglonne me montra bien qu’il y avait encore tant de choses à brûler en moi, tant de choses qui me feront encore souffrir. « M’avoir comme une propriété qu’on s’échange. » Toujours pas, Raven, tu ne comprends toujours pas. T’es pas une propriété, t’es un bijou qui brille plus que je n’ai jamais brillé. T’es une lueur qui me guide dans toute cette m*rde qui m’entoure. Je veux pas t’échanger, je le supporterais pas. C’est pour ça que j’agis ainsi, c’est parce que tu n’es plus ma promise.

Tu sais quoi Corban, que tu me veuilles maintenant ou plus jamais, tant pis, je vais me doucher, t’es libre de me rejoindre ou d’aller te faire foutre.


Coup de grâce. Elle est nue ; physiquement et mentalement. Et moi, ça me retourne complètement l’esprit. Je suis partagé, brisé entre l’envie irrésistible de lui faire payer tout mon mal-être et la tentation d’aller réparer son cœur. Je la regarde, mais ne la reconnait pas. Elle rentre dans les douches, sort de mon champ de vision, et je n’ai toujours pas bougé, je n’ai toujours pas dit un mot. Je reste quelques secondes à me perdre dans le vide, à entendre de très loin la douche qui s’allume, comme si cette scène était déjà un souvenir lointain et douloureux.

Je baisse les yeux, ma propre honte m’écrasant de tout son poids. Je tourne les talons, attrape mon balais et ma batte sans même faire attention au fait que je laissais mon maillot trainer sur le sol de ces vestiaires qui en avaient tant vus, qui étaient le témoin de la déchirure de notre histoire. Je soupire, garde à peine la tête haute et franchi le seuil du vestiaire des filles pour me perdre dans le noir qui avait englouti le ciel alors que je regagnais le stade et les extérieurs ; j’étouffe, je veux juste crever. Et c'est ce que je vais faire.

So you think you can love me and leave me to die ?

_________________

until the love runs out
'Cause I miss you body and soul so strong that it takes my breath away, And I breathe you into my heart and pray for the strength to stand today, 'Cause I love you ; whether it's wrong or right, And though I can't be with you tonight, You know my heart is by your side.
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Go fork yourself ft. Corban Yaxley
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