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 Do you need me ? ♦ Mallaëlle

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MessageSujet: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Jeu 2 Nov - 0:57


Do you need me ?
• Mallaëlle •
I’ll never stop trying. I’ll never stop watching as you leave. I’ll never stop losing my breath Every time I see you looking back at me. I’ll never stop holding your hand. I’ll never stop opening your door. I’ll never stop choosing you babe. I’ll never get used to you. I will not look the other way.
T'as pas pu t'empêcher de t'inquiéter. C'est con hein, d'angoisser alors que tu sais que tu devrais juste ne pas y penser, mais t'y arrives pas. T'es pas capable de l'ignorer lui, alors qu'assise sur les gradins tu as vu le cognard s'écraser contre son épaule. Et c'était toi qu'il cherchait des yeux, tu l'sais. C'est peut-être pour ça que t'es là, devant la porte des appartements des préfets-en-chef. Tu culpabilises au point de braver l'interdit, parce qu'au fond t'as pas le droit d'être ici. Pas que respecter les règles soit dans tes habitudes, à vrai dire t'as plus peur de sa réaction que d'un quelconque professeur qui pourrait te surprendre. Même de Lily tu te moques, parce qu'au fond la demoiselle t'apprécie, notamment parce que tu es proche de Marlene, sa meilleure amie. T'es partagée entre la volonté de savoir comment il va et celle de l'écouter – de le laisser t'oublier. C'est ce que tu devrais faire, en vrai. Que tu disparaisses de sa vie, c'est ce qu'il voulait non ? Pour te protéger il paraît, même si t'y crois qu'à moitié. Mais tu devrais, ouais. Sauf que tu le fais pas.

Tu prononces plutôt le mot de passe qu'il faut, et la porte cède avec une stupide bonne résolution dont tu te fous dès lors. T'as besoin le voir, tu peux pas juste ignorer qu'il s'est pris un cognard parce qu'il te cherchait, et qu'il soit pas passé à l'infirmerie ensuite. C'est pas qu'ça t'étonne au fond, parce que Mallory il est trop fier pour reconnaître qu'il a mal. Alors t'es pas non plus surprise lorsqu'en faisant un pas tu l'remarques installé sur le canapé, une bouteille à la main. De whisky pur feu sans doute, pas que ça ait vraiment de l'importance, parce que t'as pas l'intention de lui faire de reproches. T'es pas venue pour ça, même s'il croira sûrement le contraire parce qu'entre vous c'est devenu comme une habitude. C'est ce que tu regrettes d'ailleurs, parce qu'avant vous parliez sans vous énerver, à rire de tout, l'un contre l'autre à vous raconter tant de choses, à connaître un semblant de paix. Ça te manque, ouais, y'a aucun doute là-dessus.

T'hésites pas une seconde à entrer, la lumière de feu éclairant ton visage alors qu't'esquisses un sourire, comme pour lui faire comprendre que tu ne viens pas pour grogner. Tu pourrais cela dit, parce qu'il a fini par gagner – à ce match t'as pas participé. « Je voulais savoir comment va ton épaule, » qu't'avoues en t'approchant un peu plus, mordillant un instant ta lèvre alors que t'es plus qu'à deux mètres du canapé sur lequel il s'est échoué alors que toi tu restes debout, les mains dans ton dos. « T'as bien joué, j'ai vu Potter à l'infirmerie. » Eileen qu'elle s'appelle, la Poufsouffle qu'il a, avec Corban, bien amochée. Pas qu'tu sois allée là-bas pour la trouver elle, cela dit, mais t'évites de le préciser. « Mais toi t'y étais pas, alors qu'elle a réussi à t'en balancer un, » qu'tu lâches alors, et si dans ta voix y'a qu'un soupir d'agacement, tes yeux luisent – contre ta volonté – d'inquiétude. « Je peux rester ou t'as peur que Lily râle encore ? » qu'tu demandes, même si t'es persuadée que la rouge et or ne viendra pas. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire de toute façon ?


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Like a small boat on the ocean sending big waves into motion, like how a single word can make a heart open, I might only have one match but I can make an explosion. And all those things I didn't say, wrecking balls inside my brain, I will scream them loud tonight. Can you hear my voice this time ? This is my fight song, take back my life song, prove I'm alright song. My power's turned on, starting right now I'll be strong. I'll play my fight song and I don't really care if nobody else believes 'cause I've still got a lot of fight left in me.

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Dernière édition par Mallory Rowle le Mer 29 Nov - 1:52, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Ven 3 Nov - 20:04


Do you need me ?
@Abigaëlle U. MacFusty
Après le match, il avait pas eu envie de traîner sa carcasse à l’infirmerie, il avait pas les nerfs à ce qu’on l’ennuie plus et encore moins à l’idée de se déshabiller au risque que le sortilège cachant sa marque ne se dissipe à un moment inopportun, il devrait améliorer le sort pour qu’il soit plus « permanent ». Alors, Mallory s’était dirigé vers sa salle commune pour retrouver un peu de calme, un peu de paix loin du brouhaha de celle des Serpentards, il avait pas envie de voir qui que ce soit et il se doutait que Lily serait absente ce soir alors il pourrait cuver sa souffrance dans son canapé devant un bon feu de cheminée. Peut-être qu’Ode viendrait le rejoindre pour lui remonter le moral voire lui masser les épaules, ce serait bien ça, il pourrait s’endormir paisiblement dans les bras de son meilleur ami. Le plan semblait pour ainsi dire parfait, restait plus qu’à ce que sa chouette ne traîne pas trop loin de son dortoir pour envoyer une missive au plus beau des lions.

Entrant enfin dans sa salle commune, il s’était laissé tomber comme une masse sur le canapé de cuir, balançant ses chaussures dans un coin et se débarrassant de son maillot, il devrait bien finir par aller prendre un bain et l’idée de l’eau brûlante sur son cœur aurait presque pu lui donner l’envie de se relever tout de suite mais avant ça il voulait s’anesthésier ne serait-ce qu’un peu. Débouchant sa bouteille d’pur-feu il porta le goulot à ses lèvres s’envoyant une lampée d’antidouleur liquide. Un bruit avait néanmoins attiré son attention alors il avait relevé la tête apercevant le tableau s’ouvrir pour laisser apparaître… Abigaëlle, bordel que ce qu’elle foutait là, s’foutant une gifle mentale de lui avoir donner un jour le mot de passe. Elle venait sans doute une fois de plus l’achever alors qu’il était déjà au sol. N’avait-il pas déjà donné tout ce qu’il pouvait lui donner lorsqu’il était passé la voir à l’infirmerie et cela c’était soldé par une dispute avec la meilleure amie de celle-ci. Si elle venait pour une nouvelle vague de reproches elle sera très mal accueillie. « Je voulais savoir comment va ton épaule. » Il avait fait la stupide erreur de perdre son attention l’espace de quelques maudites secondes durant le match, le regard fixé vers les tribunes à la recherche du visage de son ex meilleure amie et cela n’avait pas manqué il s’était mangé un cognard en plein dans l’épaule le déstabilisant et manquant de le faire chuter. « Elle a vu d’meilleurs jours… » grogna-t-il, elle venait en paix, ou du moins elle en donnait l’impression alors il n’allait pas se montrer aussi froid qu’à son habitude, après tout, ils avaient été amis à une époque qui lui paraissait lointaine. « T’as bien joué, j’ai vu Potter à l’infirmerie. » haussement d’épaule de la part de l’intéressé non sans une grimace de douleur lui rappelant qu’il avait peut-être besoin d’une nouvelle gorgée de courage. « Je sais pas ce que c’était son problème à cette morveuse à vouloir s’en prendre spécifiquement et elle aura payé sa stupidité on dira. » Avait-il répondu un sourire satisfait aux lèvres. « Tu étais dans le publique alors… » Il ne l’avait pas rêvée cette tornade de boucle brune, presque certain d’avoir croisé son regard. « Mais toi t’y était pas, alors qu’elle a réussi à t’en balancer un » avait-elle ajouté, elle l’avait cherché et une part de lui était touchée à cette idée. « Il m’en faut plus pour aller à l’infirmerie ma belle » avait-il répondu un sourire aux lèvres. Il avait plus envie de lutter contre elle, pas ce soir, il voulait juste prétendre être le même adolescent qu’il avait été, son meilleur pote.

Elle s’était un peu avancée dans la pièce « Je peux rester ou t’as peur que Lily râle encore ? » et tout lui revint à la gueule, ils avaient vraiment été des amis et elle le lui rappelait de par sa présence, prétextant Lily et non toutes les conneries qu’ils s’étaient envoyé dans le tronche ces dernières semaines. « Non, vas-y pose toi… » lui avait-il dit en se relevant pour se décaler et lui laisser une place sur le canapé. Il allait faire semblant ou en tout cas fait un effort, ne serait-ce que pour cette soirée parce qu’il en avait assez d’passer son temps à se déchirer avec elle, il voulait juste un moment de répit avant qu’ils se torturent à nouveau car il le savait, la guerre ne faisait que commencer entre eux, ce serait probablement l’un des derniers moments agréables qu’ils partageraient. Rappel douloureux lorsqu’il avait posé ses yeux sur la bouteille qu’il ne pourrait pas partagé avec elle, il avait envie de lui dire de laisser tomber toutes ces conneries de bébé et de simplement redevenir sa meilleure amie, de se blottir contre lui et de se retrouver enfin mais il ne pouvait pas car il connaissait sa réponse et parce qu’elle était trop têtue que pour entendre raison.


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Why is everything so heavy
I don’t like my mind right now, stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there’s comfort in the panic. And I drive myself crazy, thinking everything's about me. Yeah, I drive myself crazy. 'Cause I can’t escape the gravity


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MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Mar 28 Nov - 23:16


Do you need me ?
• Mallaëlle •
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T'as songé à venir le voir dès la fin de ta discussion avec Ode, comme une révélation, ou plutôt une gifle. C'est sûrement là que t'as cessé de te voiler la face, même si tu as longtemps préféré prétendre que ça n'avait jamais été le cas. Sauf que mentir ne te sert plus à rien à présent, même si tu ne sais pas comment aborder le sujet une fois face à lui. Parce que l'inquiétude a pendant un moment fait disparaître ce soucis plus pragmatique dont t'aurais voulu discuter avec lui – l'angoisse te bouffe de te dire qu'il va mal à cause de toi. Tu remercierais presque Merlin qu'il t'ait un jour donné le mot de passe de l'appartement des préfets-en-chef, jusqu'à ce que tu le voit affalé dans le canapé, une bouteille de pur-feu toujours non loin. Pas que ça t'étonne, mais à sa place t'aurais plutôt pris une douche pour te débarbouiller, au lieu de boire pour ne plus sentir la douleur d'une épaule blessée. « Elle a vu d’meilleurs jours… » T'dis rien, déjà satisfaite que son grognement ne soit pas aussi glacial qu'à l'accoutumée. T'as pas envie de relever des détails comme le ton de sa voix maintenant, parce que c'est pas d'une dispute dont t'as besoin ce soir, bien au contraire. Mais encore faut-il que vous entendiez tous deux raison.

Et pour l'instant vous parlez Quidditch et blessés, parce que c'est Potter que tu as croisée à l'infirmerie en le cherchant lui. Elle était à terre, votre adversaire, et c'est en partie grâce à Mallory. « Je sais pas ce que c’était son problème à cette morveuse à vouloir s’en prendre spécifiquement et elle aura payé sa stupidité on dira. » Son sourire presque fier t'en arraches un tandis que tu restes debout, si proche mais avec cette impression de ne pas pouvoir l'atteindre. « Il faut croire qu'elle s'en est pris au mauvais serpent, » que tu réponds alors avec un rictus, parce que ton meilleur ami il s'est toujours battu. Pour toi notamment, et tu regrettes qu'un jour ça puisse ne plus être le cas. « Tu étais dans le publique alors… » « Evidemment, où voulais-tu que je sois si je n'avais pas le droit de jouer ? » Ça t'agace de te dire qu'il a gagné sur ce point – qu'on t'ait mise sur la touche pour cause de blessure. « Tu pensais vraiment que je resterais à l'infirmerie ? » que tu demandes alors en arquant un sourcil, à te dire qu'Ode avait raison. T'aimes pas ça, que Mallory ne te voit plus comme avant, et plus que tout tu veux que ça change.

Sauf que tu ne peux pas t'empêcher de t'inquiéter à l'idée qu'il ne soit pas allé à l'infirmerie pour son épaule. Orgueilleux ou pas, le fait est qu'un cognard ça fait mal, pourtant le Serpentard reste une véritable tête de mule lorsque tu le lui rappelles, de ceux qui préfèrent boire pour oublier la douleur plutôt qu'être aidé. Et c'est bien ce qui t'agace, justement. Que tu l'aies cherché en vain parmi les blessés, à te faire un sang d'encre à la simple pensée qu'il se soit encore battu après le match et que ça ait aggravé ses blessures. A l'idée que ce soit ta faute alors que t'as même pas pu jouer, et que t'aurais juste voulu parler d'autre chose. « Il m’en faut plus pour aller à l’infirmerie ma belle » Au début tu te demandes si tu as bien entendu, parce qu'en vrai il ne t'a pas appelé comme ça depuis longtemps – trop, c'est certain. « C’pas lui qui a oublié qu’t’es Abi, c’toi qui a oublié qu’t’es son amie avant l’reste. » Son amie, ouais, tu voudrais juste être ça ce soir, et ne lui parler de ce qui te tracasse qu'une autre fois. Pour y croire, ne serait-ce qu'une petite fois – croire que vous deux ce n'est pas terminé, et que vous avez encore ce lien que tu pensais indestructible à une époque. « La prochaine fois je te prends par la main, si c'est ça, » qu'tu réponds alors avec ce même sourire, et c'te question qu te brûle. S'il veut bien que tu restes, parce que tu sais pertinemment que Lily ne sera pas là ce soir. Et ça t'arrange, en vrai – elle peut pas s'imaginer à quel point. « Non, vas-y pose toi… » Tu le remercies d'un regard avant de t'installer à ses côtés et de regarder son accoutrement encore sale à cause du match. « T'aurais au moins pu te laver, sérieux, » qu'tu grommelles dans un rire mal contenu. Et t'as plus vraiment envie de lui en parler, d'un seul coup. Tu veux pas le tracasser avec ça, parce que tu te sais assez forte pour trouver une solution. Trouver un moyen de protéger les deux êtres qui te sont le plus chers au monde, qu'ils soient nés ou pas encore.
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MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Mer 29 Nov - 2:13


Do you need me ?
@Abigaëlle U. MacFusty
C’était presque irréel de se trouver à nouveau aux côtés d’Abigaëlle Macfusty, tant de choses s’étaient passées en si peu de temps depuis l’annonce de sa grossesse. Il avait d’abord réagi probablement hâtivement et un peu comme un idiot mais la panique l’avait rongé et il s’était trouvé piégé une fois de plus, une fois de plus on lui volait un choix de sa vie et ça avait été celui de trop probablement. Celui qui l’avait fait littéralement imploser provoquant chez lui une réaction en chaîne le menant à la laisser en larmes sur le sol de la salle sur demande. Ils s’étaient trouvés par la suite ensemble dans la forêt interdite, leurs visages cachés derrière un masque sans réaliser qu’ils en portaient déjà un autre. Il voulait se montrer froid et distant et pourtant il finissait irrémédiablement par la protéger et ça le terrifiait de la faire passer avant lui, parce qu’il n’avait jamais fait ça pour personne si ce n’est peut-être Ode. Il s’était toujours targué d’être égoïste et que ce serait probablement ce qui le tiendrait en vie le jour venu et pourtant quand il s’agissait des grands yeux bleus d’Abigaëlle il se trouvait à faire les pires idioties du monde. Ils s’étaient à nouveau retrouvés durant une soirée pendant les dernières vacances et la situation avait rapidement dégénéré et pourtant lorsqu’elle avait plaqué ses lèvres sur les siennes il s’en était trouvé stupide à en perdre le nord. Evidemment, ils se croisaient durant les entraînements de Quidditch et durant les matchs il gardait toujours un œil sur elle volant à sa rescousse même et allant même jusqu’à la retrouver à l’infirmerie après qu’elle ait fini au tapis durant un match. Il n’avait pourtant pas été terriblement bien accueilli que ce soit par le MacFusty ou sa meilleure amie. Il ne savait pas ce qui continuait à le pousser à s’prendre plus de gifle et pourtant c’était presque plus fort que lui, il revenait toujours vers elle et peu lui importait les promesses qu’il pouvait faire que ce soit à lui-même ou autrui. Abigaëlle c’était sa drogue et elle finirait par avoir sa peau.

C’étaient des banalités qu’ils trouvaient à échanger et pourtant ça lui faisait du bien d’entendre le son de sa voix sans que celle-ci soit teintée de reproches ou de colère. Il entrevoyait la fille qu’il connaissait par cœur et avec qui il avait passé une majorité de son adolescence ; c’était si bon. « Il faut croire qu’elle s’en est pris au mauvais serpent, » ce à quoi il acquiesça un petit sourire trônant sur ses lèvres. Il était malgré étonné de la savoir dans le public parce qu’Abigaëlle elle était du genre rancunier et il était bien placé pour le savoir et il s’était imaginé que si elle ne pouvait pas jouer elle n’aurait aucune envie de se trouver dans les gradins pour voir les autres faire ce qu’elle ne pouvait pas. « Evidemment, où voulais-tu que je sois si je n’avais pas le droit de jouer ? » il sentait son agacement parce qu’il avait eu raison d’elle lorsqu’il lui avait ouvertement dit qu’il ne voulait plus la voir sur un balai. « Tu pensais vraiment que je resterais à l’infirmerie ? » avait-elle ajouté en arquant un sourcil. « Non, je me disais juste que tu ferais l’impasse sur le fait de nous voir jouer sans pouvoir participer, je t’avoue que j’aurais du mal personnellement à vous voir jouer si j’étais au sol du coup non, je me doutais bien que tu ne resterais guère longtemps à l’infirmerie. » qu’il avait dit en haussant à son tour les épaules, il choisissait ses mots de peur de provoquer une nouvelle dispute et ça l’emmerdait terriblement de marcher sur des œufs comme ça.

Il avait passé une main sur son épaule douloureuse non sans afficher une grimace avant de s’envoyer une rasade de pur-feu se disant que ça ferait l’affaire pour taire la douleur. La sensation de chaleur s’était rapidement insinuée en lui le libérant de sa souffrance pour quelques minutes volées. « La prochaine fois je te prends pas la main, si c’est ça. » il avait alors laissé échapper un petit rire tant l’image semblait l’amuser « Je n’aime pas l’infirmerie et je n’ai pas envie d’y aller si je ne suis pas mourant. » qu’il avait répondu se retenant d’hausser les épaules la première fois lui ayant semblé bien trop douloureuse. Il n’avait aucune envie d’aller à l’infirmerie parce qu’il ne savait jamais combien de temps duraient ses sorts de dissimulation de sa marque et qu’il ne se voyait pas justifier celle-ci. Abigaëlle lui avait demandé si elle pouvait se joindre à lui ce à quoi il avait opiné lui montrant la place sur le canapé à ses côtés et allant même jusqu’à lui faire de la place « Tu aurais au moins pu te laver, sérieux. » ce qui avait eu pour effet de lui arracher un nouveau fou rire « J’ai pas la force de retirer mes fringues pour ça mais c’est promis c’est sur ma liste de choses à faire ce soir. » avait-il dit amusé par sa remarque, c’était probablement vrai, en revenant du match il s’était contenté de s’abandonner comme une grosse loque sur le canapé sans prendre la peine de retirer ses fringues ou de prendre une douche « La salle de bain des préfets, elle me parait terriblement loin. » qu’il avait ajouté dans un soupire presque agacé. Il reporté son attention sur Abigaëlle assise à côté de lui et il se rappela douloureusement à quel point il avait envie de glisser ses bras autour de ses épaules et de l’attirer vers lui mais non seulement il ignorait comment elle réagirait sans parler de l’odeur dont elle se plaignait déjà.



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MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Sam 16 Déc - 15:16


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Tu te demanderais presque si t'as bien fait de venir le voir, seulement ta fierté refuse que tu aies tort une fois de plus. Pas que tu sois du genre à l'admettre, néanmoins tu refuses d'être faible à nouveau en doutant bêtement. T'as jamais été de ceux qui s'interrogent sur le bien fondé de leur action – toi tu fais, et puis c'est tout. Tu te moques bien que ça plaise ou non, parce que t'as déjà trop courbé l'échine ces derniers temps, à ne plus savoir ravaler tes larmes, à perdre tes moyens comme une enfant. Sauf que de cette faiblesse tu ne veux pas, toi, et c'est ta rage de dragonne que t'as fini par retrouver en te rappelant que t'es plus que juste une adolescente enceinte. Tu seras toujours plus que ça, et tu ne veux plus lire dans les yeux de Mallory qu'il ne te voit qu'ainsi. Alors c'est comme une amie que tu le rejoins dans les appartements des préfets-en-chef, à n'en avoir rien à faire du règlement qui, de toute façon, n'a jamais été ta préoccupation principale. Tu peux pas t'empêcher de t'inquiéter, mais c'est de l'agacement qui siffle dans ta voix à la place de cette rancœur sourde que tu craches sur le Serpentard depuis des semaines. T'agis comme sa meilleure amie, et plus comme la cause de tous ces maux, et pendant un instant tout semble comme avant. Tu ne sais pas si ça durera, pourtant tu n'espères rien de plus.

Cognard ou pas, le fait est qu'il préfère boire du whisky jusqu'à oublier la douleur plutôt qu'aller à l'infirmerie. Pas que ça t'étonne, mais t'es tout de même inquiète, d'autant plus parce que t'as l'impression que sa souffrance est en partie de ta faute. Faut dire que c'est toi qu'il cherchait dans le public lorsqu'il a été touché par la balle folle, même s'il ne t'y a pas trouvée, au point de douter de ta présence. Sauf que t'aurais voulu être nulle part ailleurs, en vrai, qu'à le regarder voler malgré la légère douleur de tes côtes. T'as beau ne pas aimer que Mallory ait eu raison quant à ta place sur le terrain – lui qui te voulait dans les gradins –, au moins tu pourras toujours rétorquer que sans toi les verts et argents ont perdu face aux Poufsouffles. « Non, je me disais juste que tu ferais l’impasse sur le fait de nous voir jouer sans pouvoir participer, je t’avoue que j’aurais du mal personnellement à vous voir jouer si j’étais au sol du coup non, je me doutais bien que tu ne resterais guère longtemps à l’infirmerie. » T'aimerais te dire qu'il te voit comme une battante – ou une insupportable tête de mule, va savoir –, mais son ton semble trop précautionneux pour que tu y croies vraiment. Tu t'es trop longtemps bercée d'illusions, faut croire. « Je jouerai au prochain de toute manière, comme ça peut-être qu'on gagnera, » qu'tu répliques alors, sans nulle moquerie dans ta voix hormis un sourire en coin. T'aurais peut-être dû être batteuse en vrai, parce que vous auriez formé un sacré duo tous les deux. Et t'aurais pu renvoyer la pareille au Black, en passant, ce sur quoi tu ne cracherais pas.

T'es debout, là, idiote, sans trop savoir quoi faire, ou même où te mettre. T'as peur de briser sa bulle en t'approchant trop, ou d'anéantir le mince espoir d'un semblant d'amitié ayant survécu aux dernières nouvelles. Mais t'aimes pas ça, de douter, de craindre l'erreur, de marcher sur des œufs. Tu voudrais que tout soit plus naturel, alors t'essaies de l'être, d'être sa belle, celle qui sourit et le menace de l'amener à l'infirmerie la prochaine fois qu'il se blesse, quitte à le prendre par la main. Il y a bien peu de chances que cela fonctionne, cela dit. « Je n’aime pas l’infirmerie et je n’ai pas envie d’y aller si je ne suis pas mourant. » Les yeux qui roulent et le soupir qui s'échappe des lèvres – il te désespère. « Si c'est que ça, je prendrai ta batte pour t'achever, » que tu rétorques, même si tu sais que le problème n'est pas là. Sa fierté joue sans doute, son orgueil de serpent qui ne veut pas apparaître comme faible, sans parler de la marque qui décore désormais son bras. Mangemort – t'as encore du mal à te faire à l'idée qui te fait froid dans le dos.

Pour le moment t'es plus occupée à lui demander si tu peux prendre place à ses côtés qu'à songer à son inquiétant tatouage, et lorsque tu le fais tu ne peux que remarquer une chose : il pue. Sans parler de son accoutrement puisqu'il ne s'est même pas changé après le match – une catastrophe. Alors la remarque t'échappe à voix haute dans un rire mal contenu, et Mallory ne se gêne pas pour rétorquer. « J’ai pas la force de retirer mes fringues pour ça mais c’est promis c’est sur ma liste de choses à faire ce soir. » « J'ai jamais entendu pire excuse pour que quelqu'un le fasse à ta place, » qu't'objectes en levant les yeux au ciel et en t'enfonçant un peu plus dans le canapé où il t'a laissée t'installer. « La salle de bain des préfets, elle me parait terriblement loin. » Son agacement te fait presque rire, faut dire que c'est sûrement pas la pièce qui s'est éloignée de lui mais bel et bien son corps qui refuse de bouger plus que le bras, et ce pour boire à la bouteille. « Je veux bien être serviable, mais je vais pas non plus te porter, hein, » qu'tu lâches d'un air amusé. Et tes yeux se lèvent vers lui une seconde, le temps de croiser son regard avec cette impression que c'est juste comme avant – et cette envie que l'instant dure éternellement.

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MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Mar 30 Jan - 1:20


Do you need me ?
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Il s’était de nombreuses fois demandé de quelle nature était ses sentiments envers Abigaëlle. Probablement parce qu’il s’était retrouvé en elle ; les mêmes plaies, fissures, besoin de reconnaissance et de respect. Il la connaissait aussi bien qu’il se connaissait et c’était si simple de s’attacher à elle ; son sourire, ses grands yeux pétillants et ses mèches de cheveux folles qu’elle roulait entre ses doigts avec ce regard de défi comme l’incitant à glisser à son tour ses mains dans sa chevelure pour emprisonner son visage entre ses mains. Elle était magnétique, sauvage et elle lui avait longtemps donné ce sentiment de liberté et de folie. Evidemment, libre il ne l’avait jamais été et elle non plus d’ailleurs. Ils étaient enchaînés à des années de traditions que jusqu’à aujourd’hui il avait suivi à la lettre avec ferveur et dévotion mais à présent, maintenant que tout son monde se fissurait autour de lui, il ne savait plus. Son père n’était pas ce patriarche parfait puis qu’à présent il se découvrait un frère, un aîné et même s’il ne se trouvait pas en compétition pour le titre des Rowle avec lui cela ne changeait au choc. Rien dans sa vie ne faisait de sens et il remettait en question l’intégralité de son parcours, ce même parcours l’ayant mené à ce nouveau moment décisif ; Abigaëlle à nouveau à ses côtés.

Sa famille n’avait finalement été qu’une suite d’intrigues douteuses, un frère qui tente de vous poignarder dans votre sommeil puis finalement se ravise, une sœur dégénérée, une cousine qui baigne dans des eaux troubles, rien de tout cela ne lui semblait fonctionner. Etait-ce ainsi que les Rowle allaient sombrer, rejoignant les Yaxley dans le déshonneur ? Toutes les familles avaient des secrets mais plus le temps passait plus le poids de ceux de la famille Rowle semblait lourd et dangereux. Alors, il regardait le visage d’Abi, ses grands yeux aux couleurs oscillants entre le vert et le bleu et il se noyait dedans se faisant le film de leur histoire, une autre histoire manquée et il n’aurait que lui à blâmer. Pourquoi ne pouvait-il s’empêcher de revenir à elle, était-il ensorcelé ? Cela en était presque ridicule et qu’importe les avertissements d’Ode il voulait sentir sa peau contre les siennes, emprisonner ses lèvres et s’imprégner de son parfum parce qu’elle était ce qui se rapprochait le plus de la normalité dans ce monde de fou. Elle le comprenait, elle était lui et même s’il s’empoisonnait à son contact il n’arrivait pas à détacher son regard. Il en venait presque à espérer que Lily débarque et les interrompe avant qu’il ne soit une fois de plus qu’un parfait idiot.

« Je jouerais au prochain de toute manière, comme ça peut-être qu’on gagnera. » et ces simples mots lui rappelèrent combien elle était capable de le foutre dans une colère sombre. Etait-ce l’insouciance de l’adolescence ou cette capacité à se convaincre que tout finirait bien ; il n’en savait foutrement rien mais il ne supportait pas l’idée qu’elle se trouvait à nouveau dans les airs et qu’on puisse ne serait-ce que l’égratigner elle et,… Qu’importe quoi qu’il puisse dire ou faire rien ne lui ferait changer d’avis parce que rien ne le ferait changer lui s’il s’était trouvé dans une situation similaire. Alors, il se contenta de hausser les épaules, pas de dispute, pas aujourd’hui. Cependant, il n’avait aucune envie de remettre les pieds à l’infirmerie et tout comme elle personne ne pourrait l’y traîner de force « Si c’est que ça, je prendrais ta batte pour t’achever. » il esquissa un petit rire et compléta « J’allais le dire, faudrait que je sois inconscient pour ça. Je préfère le confort du canapé que celui d’un lit à l’infirmerie et de tous les gens qui viennent y traîner après les matchs. » qu’il avait fini par dire. Il n’avait aucune envie de se trouver avec des élèves d’autres maisons ni même ceux de la sienne à vrai dire.

Il ne comprenait pas trop pourquoi il se laissait entraîner là-dedans mais il se sentait piégé par ses propres désirs et il accepta sans ciller qu’elle se joigne à lui sur le canapé et elle l’avait rejoint tout aussi vite. Se plaignant de l’odeur qu’il dégageait il lui avait alors expliqué qu’il n’avait ni la force ni le courage de retirer ses fringues et qu’il préférait abandonner ce combat déjà perdu avec lui-même et traîner dans le canapé mais Abigaëlle, elle n’avait pas dit son dernier mot « J’ai jamais entendu pire excuse pour que quelqu’un le fasse à ta place. » et elle avait levé les yeux au ciel et comme un flash back il se souvenait. Abigaëlle désinvolte levant les yeux au ciel et lui s’emparant de sa bouche pour faire taire le sarcasme qui traversait ses lèvres dans la foulée. Il l’embrassait avec fougue et passion et si au début elle prétendait vouloir le repousser elle finissait par enrouler ses bras autour de son cou pour lui rendre son baiser. Alors, il la regardait lever les yeux au ciel, torturé avant de continuer dans sa complainte. « Je veux bien être serviable, mais je vais pas non plus te porter, hein. » c’était comme avant et pourtant ça le rendait terriblement misérable. « Bon… Vu que je sens trop ‘mauvais’ pour vos fragiles narines. » qu’il avait commencé en se levant et puis se tournant vers elle « Tu peux m’attendre ici ou venir. » il n’avait aucune idée du pourquoi ou du comment il avait prononcé ces mots et il savait qu’elle méritait mieux que ça, c’était une certitude maintenant mais pourtant il se trouvait là à lui tendre la main et à la tenter, la traîner un peu plus dans ses ténèbres.




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MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Mer 31 Jan - 22:26


Do you need me ?
• Mallaëlle •
I’ll never stop trying. I’ll never stop watching as you leave. I’ll never stop losing my breath Every time I see you looking back at me. I’ll never stop holding your hand. I’ll never stop opening your door. I’ll never stop choosing you babe. I’ll never get used to you. I will not look the other way.
Même avec les yeux ouverts quant à l'avenir qui vous attend tous les deux, tu ne parviens pas à abandonner tes sentiments pour Mallory. Sans doute parce que t'as jamais ressenti quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un, ou alors simplement parce que tu ne te vois pas vivre sans lui – les deux vont de pair, en réalité. Même après tout ce qu'il s'est passé, les cris, les verres brisés, les âmes en miettes, tu ne peux t'imaginer une existence où il n'apparaît plus. Et si tu te voudrais assez raisonnable pour ne rien désirer de plus qu'une amitié, en réalité ton cœur et ton corps ne peuvent se faire à cette idée. C'est comme s'il faisait partie de toi, et ce depuis que vous vous êtes rencontrés. Deux électrons libres qui se sont trouvés, si proches malgré leurs apparentes différences, avec ce double-jeu de l'être blessé qui veut se montrer fort. Une image, un reflet de vous-même que vous montrez au monde parce que vous n'avez pas le droit d'être faible, et finalement un lien unique qui se crée. Une amitié que tu pensais sans faille, pourtant presque détruite par une nuit où rodait la jalousie. Un silence, puis un désir qui s'enflamme, et un péché fatal qui a conduit à la rupture : grossesse.

Tu ne t'étais jamais vue comme une mère auparavant, sûrement parce que le concept d'amour t'a toujours semblé lointain, stupide. Une idée inutile, futile, dénué de tout sens, et une vision qui s'explique par ton statut d'illégitime. Tu sais toujours pas si c'est de l'amour qui te lie à Mallory, sûrement parce que lui non plus n'en sait rien, encore plus paumé avec ses sentiments que tu ne l'es avec ce bébé en devenir. Et si personne ne semble capable d'aider le Serpentard à propos de ce qu'il ressent, toi t'as eu le droit à l'aide, bien qu'assez agressive et accusatrice, d'un Ode aussi nerveux qu'inquiet – pas pour toi, cela dit – qui t'a balancé tes quatre vérités plus vite qu'on ne l'avait jamais fait auparavant. Il a pas froid aux yeux, le lion, et ce depuis toujours, mais aujourd'hui tu ne peux que l'en remercier. C'était sans doute la claque dont tu avais besoin pour repartir, à présent certaine de ce qu'il va se passer. Confiante, tu tentes de l'être, malgré les angoisses qui parfois naissent et que tu t'évertues à tuer une à une. Tu sais ce que tu vas faire maintenant, et c'est pour cela que tu es venue voir Mallory en bravant un interdit déjà bafoué à de multiples reprises. Pour lui en parler, mais aussi pour prendre des nouvelles de son épaule, parce que tu sais par expérience qu'il n'aurait mis un pied à l'infirmerie pour rien au monde. Têtu à en crever, il n'est pas près de changer.

Le menaçant de l'achever avec une batte dès sa prochaine blessure pour qu'il accepte d'aller à l'infirmerie, avec ce roulement d'yeux qui veut tout dire sur ce que tu penses de son sale caractère de mule. Un point commun que vous avez, à dire vrai. « J’allais le dire, faudrait que je sois inconscient pour ça. Je préfère le confort du canapé que celui d’un lit à l’infirmerie et de tous les gens qui viennent y traîner après les matchs. » T'soupires avec une mélodie rieuse dans la gorge, de celles qui mêlent à l'agacement ce côté rassurant de l'habitude qui ne cesse. Comme avant, que tu voudrais dire, mais c'est trop vieux jeu. « Insupportable, » qu'tu lâches alors avec un rictus en coin, même si t'es pas étonnée par son refus de se faire soigner là-bas.

Tu t'installes à ses côtés lorsqu'il t'y invite, et l'envie de discuter avec lui de choses trop sérieuses s'évapore petit à petit. Plus tard, qu'tu t'dis, pour l'instant bien plus préoccupée par l'état vestimentaire et corporel du jeune homme. Il n'a pas eu la force de se changer, paraît-il, sauf que tu en profites pour le taquiner un peu, avec cette volonté d'oublier ce qu'il s'est passé avant. D'être à nouveau sa meilleure amie, et plus cette ennemie dont Ode te parlait il y a quelques jours à peine. Juste être là pour lui, comme avant. Être à nouveau son alliée, c'est tout ce que tu voudrais. Alors lorsqu'il se lève y'a une soudaine angoisse qui s'empare de toi, jusqu'à ce que sa phrase retire cet insupportable poids de ta cage thoracique. « Bon… Vu que je sens trop ‘mauvais’ pour vos fragiles narines. » Se tournant vers toi, ce sont tes yeux qu'il regarde pendant une seconde, avant de continuer. « Tu peux m’attendre ici ou venir. » Face à sa main tendue tu as l'impression – la certitude – que ton cœur s'emballe, pourtant il ne te faut pas longtemps pour te lever et la saisir. Pas un mot, juste un regard. Tu ne veux plus douter. Tu ne veux plus avoir peur. Tu ne veux plus être faible. T'y as plus le droit, tu dois juste être celle que tu étais avant. Celle qui aurait sauté sur l'occasion et n'aurait même pas envisagé de refuser l'alléchante proposition, parce qu'elle se foutait des conséquences. Tu refuses d'être à nouveau la Serpentarde affolée qui s'inquiète à en trembler et pleure une fois seule dans la salle sur demande. Tu veux juste être Abi, son Abi, sa belle à lui. Juste vous deux, même si le temps finira par vous manquer.


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MessageSujet: Re: Do you need me ? ♦ Mallaëlle   Lun 12 Mar - 0:23


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@Abigaëlle U. MacFusty
Y’avait pas grand-chose sur terre capable de foutre en l’air l’esprit de Mallory et pourtant ces derniers temps ces « pas grand-chose » semblaient terriblement s’accumuler. Ses vacances n’avaient pas été de tout repos et la compétition de Quidditich qui s’en était suivie n’avait rien ajouté d’positif à son état d’esprit. Il allait être père bien trop vite ou il allait d’voir quelqu’un d’autre élevé son fils ou sa fille, il avait appris l’existence d’un frère aîné preuve que son père n’était pas mieux que lui. Y’avait aussi cette marque sur son bras que seul la nuit et dans l’obscurité la plus totale il s’autorisait à regretter comme un choix d’plus qu’il n’avait pas eu. Il essayait de ne plus penser à l’idiot de moldu qui avait osé briser le cœur de sa cousine et au sang qui finirait indéniablement sur ses mains. Pourtant, quand il regardait les grands yeux d’Abigaëlle le temps semblait s’arrêter et il en devenait presque idiot. Il oubliait le reste du monde. Il aurait probablement dû se lever, lui tourner le dos et la congédier pourtant il restait avec elle à discuter de choses et d’autres comme si rien ne s’était passé entre eux. Plus l’temps passait et plus la conversation semblait se détendre comme s’ils retrouvaient leur route l’un vers l’autre. « Insupportable. » qu’elle avait lâché avec son petit rictus au coin des lèvres lorsqu’il avait balancé qu’il faudrait le conduire inconscient à l’infirmerie pour qu’il ne s’y rende.

Elle était finalement venue s’installer à ses côtés et l’atmosphère s’était encore un peu plus détendue ne laissant place qu’à leurs doux souvenirs et non à leur présent douloureux. Ils auraient bien assez de temps que pour se détruire et se blesser mais il n’avait plus que maintenant que pour avoir un semblant de relation ‘normale’. Il essayait d’garder sa dernière conversation avec Ode dans un coin de son esprit et sa proposition de le débarrasser du problème que la grossesse d’Abigaëlle avait engendré dans sa vie. Il ne voulait pas y penser maintenant. Il rangeait dans la même petite boîte son rendez-vous avec Light, parce qu’il ne faisait pas clair de toutes ces choses dans son esprit. D’un côté il y avait cette fille avec laquelle il n’avait pas le droit d’être et qui le connaissait par cœur et que lorsqu’il la serrait dans ses bras il avait l’doux sentiment d’être chez lui et de l’autre il y avait sa fiancée Light. Elle était passionnée et passionnante, elle vivait à deux cent à l’heure et elle le déroutait. Il ne savait jamais comment se comporter en sa présence, serrant les poings puis finissant par éclater de rire, rien n’avait de sens. Ce n’était pas comme s’il avait un quelconque choix en la matière, il devait épouser Light et quand bien même il devait tourner le dos à ce que certain qualifierait de premier amour. Il ne connaissait rien à l’amour si ce n’est qu’il en présentait probablement tous les symptômes mais bien trop aveugle que pour les voir ou les analyser.

Il s’était toujours étrangement senti en sécurité en présence d’Abigaëlle, dès l’instant où il avait croisé son regard elle avait fait sa place dans sa vie pour ne jamais le quitter. Ils avaient presque tout vécu ensemble, faisant les pires bêtises et les pires farces et finissant toujours au sol les mains sur l’ventre tordus de rire. Ils avaient été des enfants et ils avaient grandi ensemble, ils s’étaient pris la tête sur les mêmes devoirs, ils s’étaient envolés sur les mêmes balais, ils s’étaient écorchés les genoux sur les mêmes graviers. C’était étrange de devoir ne serait-ce qu’imaginer un monde dans lequel ils étaient séparés et pourtant il avait toujours su qu’un jour viendrait bien trop vite où ils prendraient des routes diamétralement opposées. Il s’était simplement imaginé que ce serait différent, il rentrerait au ministère et elle retournerait sur son île parmi les siens. Ils s’écriraient peut-être au début et elle apprendrait de loin ses fiançailles et puis son mariage, ils auraient probablement mal au cœur se remémorant l’adolescence et le temps qui passe bien trop vite. Mais non, elle se trouvait aux premières loges de sa vie, elle portait son enfant et elle devrait le regarder se marier avec une autre. Il n’y avait pas cette distance adoucissant la transition, ce ne serait qu’une suite de tortures menant à une souffrance qui ne les quitterait probablement jamais. Il se demanderait toujours ce que son fils ou sa fille deviendrait, qui serait celui qu’il ou elle appellerait papa. Pourquoi ils n’avaient pas su suivre le plan qu’il avait imaginé, celui qui incluait bien moins de souffrance et ne leur aurait laissé qu’un peu de nostalgie et de sentiment d’inachevé ? Si c’était ça l’amour il le détestait, il rejetait, il lui crachait à la figure et espérait qu’il n’ose plus jamais pointer l’bout de son nez dans sa vie.

Il aurait pu la regarder avec cette douleur dans la poitrine, il aurait probablement dû mettre fin à ce mensonge ridicule qu’ils se jouaient mais il n’en avait pas envie. Il préférait garder dans cette petite boîte scellée cette autre vie qui se jouait sans lui, qui l’attendait et qu’il finirait par rejoindre ne serait-ce que pour une soirée à se perdre dans les yeux d’Abigaëlle Una MacFusty. Alors, il lui avait tendu la main et elle l’avait prise non sans marquer une pause comme une légère hésitation à laquelle il n’avait rien dit d’peur de la faire reculer d’un pas de trop. Il voulait être Mallory Rowle et pas le gosse terrifié de la vie qu’il était devenu se baignant dans ses propres drames. Le mec plein d’assurance et qui bouffait la vie parce qu’elle était trop belle que pour passer à côté.

Inspirant une bouffée d’air il l’avait attirée vers lui l’entraînant dans sa suite dans la salle de bain des préfets. Il ne l’avait relâchée que pour ouvrir les multiples robinets qui déversaient joyeusement de l’eau colorée et une mousse épaisse. Il s’était alors tournée vers Abigaëlle avec un sourire immense comme si le mois dernier n’était qu’un terrible cauchemar « Je ne vais pas jouer le prude, c’est pas comme s’il y avait encore quelque chose que tu n’avais pas vu. » qu’il avait lâché un sourire aux lèvres avant d’attraper du bout des doigts son t-shirt aux couleurs des serpents et de le passer au-dessus de sa tête non sans une grimace de douleur « Je suis vraiment en miettes… » qu’il avait marmonné sa grimace toujours aux lèvres. Son torse était couvert des divers bleus souvenir des matchs de Quidditich auxquels il avait participé peut-être un poil trop activement. Certains avaient une couleur jaunâtre témoignant de leur cicatrisation alors que d’autres étaient violacés et striaient sa peau. « C’est pas l’plus beau des spectacles du monde. » qu’il avait dit un poil amusé par la vue qu’il offrait à sa meilleure amie. Il se débarrassa rapidement de son pantalon et de son boxer et se dirigea vers l’étendue d’eau qui ressemblait plus à une petite piscine qu’à une grande baignoire. « Si tu veux barboter, fais-toi plaisir, ou tu peux m’faire la conversation si l’envie de te mouiller ne se fait pas sentir. » qu’il avait dit bien qu’il espérait qu’elle se défasse à son tour de son uniforme et vienne le rejoindre. Il ne se sentait plus le droit d’être celui lui retirant sensuellement ses vêtements comme un stigmate de leur relation lui rappelant que le mois passé n’était pas un cauchemar mais bien leur réalité.



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