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 I don't like my mind right now - Corven

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MessageSujet: I don't like my mind right now - Corven   Lun 6 Nov - 0:50


I don't like my mind right now
@Corban A. Yaxley
Tout lui faisait mal, son bras était brisé en deux endroits, sa rotule était dans un état lamentable et son dos lui faisait terriblement mal aussi – probablement la chûte. Elle oscillait entre des phases d’éveil et d’endormissement et elle avait dans sa bouche ce caractéristique goût métalisé que laissait le sang, elle s’était sans doute mordu la langue ou était-ce la raison pour laquelle sa lèvre lui faisait si mal. Rien que l’infirmière ne pourrait probablement arranger, en tout cas, elle ne faisait pas de souci pour ses os, la potion qu’on lui avait donnée reglerait ce problème après une longue et douloureuse nuit. Raven avait demandé à l’infirmière de lui donner un morceau de parchemin et une plume et malgré la douleur et son envie de fermer à nouveau ses paupières elle avait pris le restant du courage qu’elle possédait pour écrire. Son écriture était tordue et elle laissait des tâches d’encre s’écouler sur le parchemin et finissait par les frotter avec le côté de sa main mais pourtant, elle continuait d’écrire. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle lui écrivait une lettre, elle n’avait pas spécialement envie de le voir débarquer à son chevet à l’infirmerie mais elle avait gardé tant de rage en elle ces derniers jours qu’il lui semblait tant de l’étaler sur du parchemin pour s’en libérer ne serait-ce qu’un peu.

Elle se rendait bien compte que sa missive était décousue, elle se sentait s’endormir parfois en terminant une phrase ne sachant pas trop comment reprendre sans tout raturer. Raven avait besoin qu’il sache la tornade qui agitait à présent son esprit. Qu’il comprenne pourquoi elle avait agi de la sorte lors de leur dernière confrontation, les mots qui avaient traversés ses lèvres n’étaient pas les siens et cette fille se déshabillant presque lascivement devant lui non plus. Evidemment, elle le désirait, elle l’aimait c’était la seule évidence à laquelle elle pouvait décemment se raccrocher. Elle avait été presque soulagée qu’il se détourne d’elle et ne vienne pas la rejoindre sous la douche parce que ça aurait probablement gâché leur première fois à deux, sa première fois tout court. Quand on attend on finit par idéaliser un peu trop les choses sans doute, pourtant, elle restait persuadée qu’ils méritaient mieux que de se lier par la colère et la haine, y’avait trop d’amour pour qu’ils ne partagent que leur rancœur. Elle avait continué d’écrire, de lui dire qu’elle ne méritait peut-être pas tant que ça cette place dans son cœur, il l’avait posée sur un piedestal et elle était toujours si terrifée de le deçevoir, de ne pas être à la hauteur mais surtout de ne pas arriver à le sauver de lui-même.

La lettre terminée, elle l’avait glissée dans les mains d’un élève de sa maison venue la voir à l’infirmerie, elle ne l’avait pas signée, il saurait que ça venait d’elle. Sa seule inquiétude était qu’elle ne finisse pas sa course aurpès de Corban et qu’Adriel apprenne que malgré leur trève elle continuait de poursuivre de Corban. Dans le fond, elle n’avait plus grand-chose à perdre, elle avait le sentiment que tout lui avait échappé s’envolant en poussière alors qu’elle restait sans pouvoir bouger comme lorsque son corps était entré en contact avec l’herbe sur le terrain de Quidditch. Elle ne savait même pas si les aigles avaient gagné le match et elle n’était pas vraiment capable de s’en inquiéter ni même d’en vouloir à Corban ou Mallory, c’était le jeu après tout.

Raven avait fini par fermer les yeux, la douleur, elle se moquait de ça, ça finirait par partir contrairement à celle qui étreignait son cœur alors elle avait clos ses paupières s’effondrant dans un sommeil sans rêve pour une durée indéterminée.


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Dernière édition par Corban A. Yaxley le Lun 13 Nov - 16:58, édité 2 fois
MessageSujet: Re: I don't like my mind right now - Corven   Lun 6 Nov - 2:16

C’est pendant le petit-déjeuner qu’un hibou vint se poser devant moi, une lettre au bec. Bizarre, je n’attendais pourtant aucune missive. Sans oublier de lui laisser une petite friandise, j’attrapai l’enveloppe alors qu’il ouvrait son bec pour saisir sa récompense. Rapidement ouverte, je la lis d’une traite, oubliant complètement les personnes et les sons autour de moi.

Dès les premières lignes, je devine rapidement qui est l’auteur de cette lettre : Raven, depuis son lit d’infirmerie. Ca se voit, son écriture n’est pas aussi droite que d’habitude – j’aimais bien fouiller dans ses devoirs pour la critiquer – et des tâches d’encre viennent agrémenter ses phrases. Nous n’avions pas eu l’occasion de nous revoir depuis nos péripéties dans les vestiaires – même si j’étais aussi la cause de son séjour à l’infirmerie. Je n’avais pas cherché à la revoir, je n’en avais pas la force. Je n’aurais même pas été assis devant cette table si ce n’était pas pour Euphemia, qui m’avait ramassé à la petite cuillère au milieu du stade de Quidditch ce soir-là.

Ses mots manquent de me faire valser de mon banc. Elle est sincère, touchante, amoureuse… A ce moment-là, aucune colère ne vient s’emparer de mon esprit ; juste la tristesse, la honte et surtout l’amour. Elle avait raison quand elle décrivait la nature de notre relation, et je savais très bien que j’avais eu tort d’agir comme je l’avais fait avec elle. Mais ma vie était déjà constamment remplies de regrets, alors un de plus ou un de moins…

Pas un mot ne trouva son chemin à travers mes lèvres alors que les élèves autour de moi tentaient de me faire sortir de ma transe. J’avais tellement de choses à répondre à ces propos dans cette lettre, mais pas par écrit. J’avais besoin de la voir, de lui dire tout ce que j’avais à lui dire en face. Mais une vraie discussion, pas de dispute, pas de baisers. Juste Raven, nos sentiments et moi. Alors sans attendre plus longtemps, je me levai sans même m’excuser auprès de mes amis et marchai rapidement en direction de l’infirmerie.

Rapidement, j’atteins la porte que je m’empresse d’ouvrir. L’infirmière me voit de loin, me lançant un regard noir face à mon entrée peu silencieuse. Je hausse mes épaules, comme pour m’excuser, et je jette un coup d’œil aux lits de l’infirmerie. En période de tournoi de quidditch, l’infirmerie était toujours remplie de blessés. Mais mes yeux trouvèrent rapidement celle qui brillait au loin ; Raven était paisiblement endormie au fond de la pièce.

Je m’approche silencieusement d’elle car elle dort. Elle était si belle avec son visage aussi paisible. Elle avait le bras immobilisé suite à sa participation au dernier march de quidditch. Le honte m’emporta soudainement dans la douleur la plus aigüe qui soit. C’était aussi à cause de moi si elle était couchée dans ce lit, à se remettre d’une blessure douloureuse à l’épaule.
Je suis désolé, Raven…

Ma main glisse pour rejoindre la sienne, celle qui n’est pas dans un bandage. Au même moment, je m’assieds sur le tabouret posté à côté de son lit, et ma seconde main rejoint la sienne pour l’envelopper de mes paumes. Je caresse sa peau si douce, profitant de l’observer un peu dans son sommeil, comme si je voulais apprendre tous ses traits par cœur pour la redessiner plus tard. Mais ma présence la réveille, et alors qu’elle ouvre doucement les yeux, je serrai sa main. Doucement, pour ne pas la brusquer, je pris la parole d’une voix douce et rassurante – dont je n’avais vraiment pas l’habitude – tout en affichant un sourire. Mais elle me rendait comme ça, Raven, elle me changeait.
Bienvenue parmi nous, très chère.

Ce n'était plus la colère qui m'animait, mais seuls la tendresse et l'amour. Et quand bien même ma colère tenterait de resurgir pendant notre discussion, je me promis de ne pas la laisser exploser. Parce qu'elle en valait la peine, et que je voulais aussi marcher dans la lumière avec elle.

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MessageSujet: Re: I don't like my mind right now - Corven   Lun 6 Nov - 3:26


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@Corban A. Yaxley
Etaient-ce des minutes, des heures ou plus, elle n’en savait rien, elle était passé d’un sommeil sans rêve à un monde tout à fait étrange, peut-être un drôle d’effet secondaire de la potion qu’elle avait ingurgitée, celle qui allait réparer ses os brisés. Dans son rêve elle se trouvait assise à l’orée d’une forêt aux arbres touffus, elle pouvait sentir l’odeur parfumée des pins s’insinuer dans ses narines et elle s’en imprégnait tant elle lui paraissait agréable et rassurante. La jeune femme tournait sur elle-même, derrière elle une praire verdoyante bordée de fleurs colorées qu’elle n’avait jamais vu de sa vie. Le ciel était d’un bleu radieux sans nuage et le soleil haut dans le ciel lui caressait la peau de sa chaleur si douce. Raven se demandait ce qu’elle faisait là, en ce lieu si parfait alors qu’elle se souvenait avoir chuté du haut de son balai, elle se demandait si c’était un rêve ou si elle avait finalement fermé ses yeux à l’infirmerie pour la dernière fois. Cela lui paraissait étrange, non, elle n’était définitivement pas morte, elle avait écrit cette lettre à Corban et avait juste clos ses paupières quelques secondes – elle se gratta la tête, interrogative tout en tournoyant encore sur elle-même cherchant une indication quelconque concernant l’endroit où elle se trouvait. Une fois de plus, elle était face à un choix, trois plutôt, elle pouvait décider de rester où elle se trouvait et d’attendre sagement que l’on vienne la chercher – le choix facile et plutôt évident. Elle pouvait s’avancer dans la forêt et la traverser ou tourner les talons et traverser la prairie. Elle se gratta la tête, elle avait plus de chance d’être trouvée si elle restait où elle se trouvait et pourtant l’exploration de la forêt au parfum délicieux l’intriguait puis, il restait la prairie et ses fleurs qu’elle rêvait de regarder de plus prêt. Il n’y avait aucuns bons ou mauvais choix, tout était sujet à interprétation. Ne rien faire, les ténèbres de l’inconnu ou la lumière, elle trépignait avant de finir par faire un pas, puis un autre et de pénétrer dans la forêt à travers les grands arbres la bordant.

L’air lui semblait plus lourd – probablement dû à toute la végétation – et le soleil ne lui réchauffait plus la peau. Ses pas étaient étouffés par les herbes et branchages sur lesquels elle posait ses pieds, elle marchait d’un pas lent en lançant des regards autour d’elle avec curiosité. Les arbres lui paraissaient immenses, plus grands que tous ceux qu’elle avait pu voir dans sa vie. C’était beau, c’était grandiose, elle se sentait si petite dans cette obscurité végétale grandissante au fur et à mesure qu’elle s’engouffrait dans la forêt. Son esprit, lui aussi vagabondait à travers les cimes, elle pensait à sa vie, à tout ce qu’elle avait accompli jusqu’à présent – pas grand-chose en somme – Raven, elle venait d’une famille d’érudit, ils voyageaient tous énormément, découvraient de nouvelles cultures, de nouvelles formes de magie et retranscrivaient leurs aventures. Ils avaient ouvert des librairies et des bibliothèques parce que tout bon Fawley se passionnait pour le papier et finalement, ils s’étaient intéressés à l’éducation et aux différents programmes scolaires. Ses parents avaient naturellement envisagé de l’envoyer dans une école Française afin qu’elle reçoive une autre éducation – pas que Poudlard ne soit pas à la hauteur – mais c’était simplement par désir qu’à son tour elle se cultive. Cependant, après le décès du frère de Raven, ils avaient changé d’avis, préférant garder leurs enfants à proximité et elle était partie étudier comme une britannique normale à Poudlard. Elle ne regrettait pas leur décision parce qu’elle avait rencontré durant sa scolarité des amis lui étant très chers mais aussi et surtout Corban.

Cela faisait maintenant plus d’une heure qu’elle errait à travers les arbres et elle commençait à apercevoir une ouverture lumineuse devant elle. Elle se sentait exploratrice la Raven, alors, elle continuait sa route tout en pensant toujours à Corban. Elle se souvenait de la lettre qu’elle lui avait écrit, ça lui avait donné un sentiment de libération de pouvoir coucher sur du parchemin son ressenti car, à chaque fois qu’ils se voyaient le beau temps finissait irrémédiablement par tourner à l’orage. Ils s’envoyaient des horreurs au visage, ils refusaient d’entendre ce que l’autre avait à dire et tout devenait sujet à interprétation, pas cette fois, cette fois elle avait graver avec une plume tous les mots qu’elle avait été incapable de dire. Elle se revoyait, bouffée par la rage et la haine retirer un à un ses vêtements tandis que provocatrice elle le regardait comme pour le défier de lui prendre ce qu’elle avait toujours refusé à quiconque. Cette pureté qu’on lui prêtait et que pourtant, elle ne ressentait plus, il n’y avait rien de pur en elle si ce n’est le sang que sa famille se targuait d’avoir prétextant être mieux que les autres, supérieurs. Elle savait pertinemment que c’était faux, elle pouvait prendre pour exemple Oswin, il était brillant et perspicace et un excellent sorcier pour ne rien gâcher et pourtant son sang n’était pas pur comme le sien. Oh Oswin, elle pensait à lui à présent alors qu’elle sortait enfin d’entre les arbres se trouvant face à un petit lac à l’eau aux nuances de bleu, elle se trouvait toujours au milieu de la forêt et elle pouvait voir une biche s’abreuver au bord de l’eau.

Elle avançait d’un pas léger pour ne pas l’effrayer et s’installa sur la berge. Oswin, elle était si inquiète pour lui, il y avait ces runes sur ses bras, serment stupide d’un autre temps le liant tel un vulgaire esclave à une tradition qui ne devrait probablement plus exister. Elle avait lu des livres, elle s’était noyée dans ses lectures à la recherche de quelque chose pouvant le délivrer alors qu’au fond de son cœur, elle le savait, il ne voudrait pas l’être si ce n’est de sa douleur creusée par l’absence de Regulus. Cette pensée lui faisait secouer la tête de désapprobation tandis qu’elle détachait les lacets de ses chaussures de Quidditch, tiens, étrange, elle portait les couleurs de Serdaigle. Elle glissa ses pieds dans l’eau tiédie par les rayons du soleil se délassant du soulagement qu’elle prodiguait sur ces jambes fatiguées d’avoir tant marché – la biche la regardait à présent mais elle ne bougeait pas, peu effrayée par la présence de l’aiglonne, tant mieux se dit-elle alors qu’à présent elle retirait ses vêtements. Cet endroit était si étrange, comme hors du temps, alors, rien ne servait de paniquer, elle allait même se baigner.

Se glissant dans l’eau lentement, elle se sentait terriblement détendue, flottant à la surface et regardant le ciel dans lequel quelques nuages commençaient à oser s’aventurer. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à Corban, parce qu’elle voulait partager ce moment avec lui, il était son astre et sa présence à ses côtés avait le même effet que le soleil sur un tournesol, elle se tournait vers lui pour l’admirer. Tous ses soucis semblaient glisser hors d’elle et se mélanger à l’eau turquoise, elle étendait ses bras, étirait ses muscles endoloris fermant les yeux pour profiter un peu plus du moment. Pourtant, quelque chose lui parut étrange, une sensation douce sur sa main gauche comme si quelque chose s’était glissé dans la sienne, s’entremêlant à ses doigts. Une douce caresse sur sa peau, elle n’avait pas peur, c’était une sensation qu’elle ne connaissait que trop bien, la mémoire sensorielle faisait des miracles parce qu’elle le savait, elle le sentait… C’était sa main à lui, alors, elle avait lentement ouvert ses paupières mais le décor avait changé, elle n’était plus occupée à flotter, elle se trouvait dans un lit et la douleur irradiait tout son corps lui coupant le souffle pendant quelques trop longues secondes. La lumière elle, était agressive la forçant à cligner des yeux à de multiples reprises pour tenter de s’y habituer. « Que… » marmonna-t-elle la mâchoire en compote. « Bienvenue parmi nous très chère. » la simple vision du visage de son ancien fiancé, l’homme qu’elle aimait valait toutes les douleurs du monde alors dans un effort ridiculement douloureux elle lui avait souri, parce qu’il était là, à son chevet, englobant sa main gauche des siennes. Elle le savait, il la retrouverait toujours, même perdue au beau milieu d’une forêt en terre inconnue. « Tu m'as retrouvée… » qu’elle lui avait dit les yeux brillants, son doux sourire toujours aux lèvres. « Tu m’as tant manqué. » lui avait-elle dit dans un murmure. Ils s’étaient pourtant vu la veille durant le match de Quidditch où il l’avait envoyé manger le gazon mais dans son esprit à elle, embué par la douleur et la potion de sommeil réparateur ; cela faisait une éternité qu’elle ne s’était plus perdue dans son regard. « Quel jour sommes-nous ? » avait-elle fini par dire tandis qu’elle tentait de serrer ses petits doigts aux siens pour s’assurer qu’il ne s’en irait pas cette fois. Elle posa ses yeux sur le tabouret et jeta un œil sur le lit dans lequel elle se trouvait se décalant un peu sur le côté afin qu’il puisse s’asseoir à côté d’elle. Après tout, le rideau autour de son lit était tiré, personne n’oserait venir les déranger...



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Dernière édition par Corban A. Yaxley le Lun 13 Nov - 16:58, édité 1 fois
MessageSujet: Re: I don't like my mind right now - Corven   Mar 7 Nov - 17:18

Je n’avais jamais véritablement aimé quelqu’un, du moins avec autant d’intensité et de passion que ce que je ressentais aujourd’hui. Des relations, j’en ai eu plusieurs avant de me fiancer avec Raven, mais sans jamais être prêt à me battre pour que ça marche. De ce fait, j’étais terriblement perdu dans ma relation avec l’aiglonne, ou peu importe comment on pouvait appeler ce qui nous reliait. Que dire ? Que faire ? J’avais beau étudier la magie noire, j’étais certain que rien ne pourrait m’expliquer comment faire en sorte d’être heureux avec elle et surtout comment faire pour qu’elle soit heureuse avec moi.

Pas de baguette, pas de livre magique, pas de mentor, j’étais le seul à pouvoir trouver le moyen de la rendre heureuse. Parce que pour la première fois de ma vie, je ne voulais pas faire quelque chose pour moi, mais pour quelqu’un d’autre. Raven me changeait en quelqu’un de meilleur que celui que je n’avais jamais été, alors que moi je l’enfonçais de plus en plus dans les ténèbres. Si j’ai déjà pensé à ne plus jamais l’approcher pour la protéger ? Beaucoup trop de fois. Mais à chaque fois, j’en étais incapable. Ce sentiment de manque que son absence me faisait subir était trop pesant, trop douloureux.

J’en avais même oublié que n’importe qui pouvait nous voir ainsi, main dans la main, alors que j’étais venu lui rendre visite à l’infirmerie. Mais la douceur de sa peau et la beauté de son visage me calmait, me faisant complètement oublié le monde extérieur. C’est comme si nous étions seuls dans le château, seuls au monde.

Je savais qu’elle ne pouvait pas m’entendre ; du moins, c’était ce qu’il me plaisait de penser. M’excuser, c’était très difficile, trop peut-être. Et même face à l’amour de ma vie, j’avais du mal à prononcer ces mots si sincères qui semblaient me faire souffrir plus qu’un sortilège impardonnable ne le ferait. Alors je l’avais fait, je m’étais excusé. Parce que ce n’était pas ce que je voulais pour elle et que j’étais trop idiot pour m’en rendre compte avant.

Ses yeux s’ouvrèrent péniblement alors que je la regarder dormir avec douceur. Sa main dans la mienne, elle me sourit en se rendant compte que j’étais à son chevet.
Tu m’as retrouvée…
Je ne t’ai jamais perdue de vue.

Que je lui réponds, quand bien même je n’avais pas véritablement compris la réelle signification de sa phrase. Sûrement un délire dû au choc qui l’a amenée sur ce lit, et dont j’étais la raison. Raven utilise ensuite le peu de force qu’elle avait pour me murmurer que je lui avais manqué. Je souffle un peu du nez en souriant, portant sa main jusqu’à mes lèvres pour y déposer un baiser long et rassurant.
Toi aussi… plus que tu ne peux l’imaginer.

Je m’étonnais de lui dire de tels mots doux et sincère, habitué à lui asséner des coups de matraque avec mes phrases. Et alors que je sentais ses petits doigts tenter de serrer mes mains, elle reprit la parole.
Quel jour sommes-nous ?
Lundi. C’est hier que nous avons joué l’un contre l’autre. D’ailleurs, pour le cognard…

« Je suis désolé ». C’est pas dur à dire, Corban, tu l’as fait il y a quelques instants. Mais j’y arrivais plus, parce que ses grands yeux bleus me perturbaient trop. Je savais qu’elle me connaissait, et espérait qu’elle ne m’en tiendrait pas rigueur, et qu’elle ne me forcerait plus jamais à dire quelque chose que je ne suis pas prêt de dire. Sauf que là, j’étais prêt.

Je comprends dans son regard et son déplacement qu’elle m’attend à ses côtés. Et je ne me fais pas prier, puisque je me lève sans faire de bruit de mon tabouret pour m’asseoir près d’elle sur le lit. Mes jambes dépassent légèrement, mais je peux m’appuyer le dos sur le lit qui est légèrement remonté. Mon bras droit se lève, lui proposant sans parler de venir se blottir contre mon torse. Elle s’exécute, et je l’enveloppe alors de mon corps, comme si je voulais la protéger de tout ce qui pourrait la blesser – à part moi. Je dépose un baiser sur ses cheveux, et mes lèvres descendent vers son oreille. Un murmure s’y échappe alors.
Je t'aime.


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MessageSujet: Re: I don't like my mind right now - Corven   Mer 8 Nov - 1:56


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@Corban A. Yaxley
Sortir d’un rêve pour entrer dans un autre – brisé cette fois – elle le regardait avec ses grands yeux d’gamine rêveuse. Elle se perdait dans son regard comme elle s’était perdue dans l’eau de son rêve réalisant petit à petit que la couleur d’ses yeux ; ces nuances de bleus relevées d’une pointe de vert c’était exactement la couleur de lac quand lequel elle s’était baignée. Cette lueur d’espoir perdue dans les ténèbres, c’était lui, son cœur qu’il cachait si ardemment derrière ses barrières de pierres, elle n’avait eu d’cesse des les abattre les unes après les autres pour s’enfouir et se cacher au creux de lui, dans son cœur, se faisant sa petite place. Elle le savait, ce n’était pas le vide qu’il se targuait d’avoir, ce n’était pas ce néant qui bouffait tout, destructeur aveuglé par la haine, non ; son cœur battait encore et il l’appelait.

La sensation de sa main contre la sienne, délicate caresse sur son âme la rassurait, elle jetait des regards vers celle-ci pour s’assurer qu’il ne lâchait pas son emprise, qu’il était là pour rester. Elle craignait tant de le perdre mais encore plus qu’il se perde. Elle se sentait encore endormie de son rêve, cette étrange phase où l’on oscille entre réalité et monde des rêves et sa présence complétait ce tableau idyllique et peu importe la douleur qui se rependait dans tout son corps – preuve que la potion n’avait pas encore fait totalement son effet – elle le voulait près d’elle, il serait son tueur de douleur, comme un chevalier chassant le dragon. Elle se ferait toute petite pour se cacher entre ses bras, il la protégerait ce serait suffisant.

Elle ne voulait plus penser à toutes ces absurdités de sang et d’honneur parce qu’à ce moment précis rien n’avait d’importance que son parfum s’insinuant en elle. Elle pensait à tous ces cœurs battant à l’unisson et dont l’interdit d’être réunis ne faisait que souffrir, réduisant en cendres les espoirs de tous ces amants éperdus vivant dans l’absence de la moitié pouvant compléter la partie manquante de leur cœur. Elle se refusait à vivre avec la moitié de son cœur arraché et pendant ces quelques minutes à le regarder, elle en était persuadée, ils auraient cet happy end et s’il le fallait elle irait leur arracher, elle les défierait tous portant son cœur comme témoin de son amour parce qu’il ne battait que pour Corban, ils verraient bien son prénom gravé en celui-ci. Elle se sentait à nouveau la gamine amoureuse, celle qui s’fait tirer les cheveux et qui pour la première fois ne lève pas les yeux au ciel mais sourit parce qu’elle sait qu’un jour il sera son tout, sa raison de vivre et d’être.

Dans son demi sommeil elle lui avait murmuré un sourire un peu béat aux lèvres qu’il l’avait retrouvée. Il avait traversé les ténèbres oppressantes de la forêt, se lançant avec elle dans cette épopée, cette aventure qu’était leur amour et il l’avait retrouvée. « Je ne t’ai jamais perdue de vue. » qu’il lui avait dit, il avait beau ne pas savoir ce dont elle parlait parce qu’il ne pouvait décemment se douter de son rêve et pourtant il n’avait jamais été aussi juste. Alors, cherchant le peu de force qu’elle avait encore elle, elle lui avait dit combien il lui avait manqué et elle se moquait bien du temps passé parce que dès l’instant où il s’éloignait d’elle, elle ressentait son absence comme un vide immense. « Toi aussi… Plus que tu ne peux l’imaginer. » le sourire de Raven s’était agrandi sur ses lèvres.

Inquiète, elle avait tourné la tête autour d’elle comme à la recherche de quelque chose, elle n’avait plus aucune notion du temps, depuis combien de temps dormait-elle ? Elle lui avait tout naturellement demandé « Lundi. C’est hier que nous avons joué l’un contre l’autre. D’ailleurs, pour le cognard… » Elle avait resserré sa main sur la sienne replongeant ses yeux dans les siens « Oui, pour le cognard, tu as un sacré revers, je m’y attendais pas du tout. » qu’elle lui avait dit, elle voulait dissiper une quelconque tentative d’excuses parce qu’elle n’en avait pas besoin. Cela faisait partie du jeu et elle le savait et quand bien même elle se trouvait clouée sur un lit ; cela n’avait aucune importance parce qu’il était-là. « On s’est bien battu tous les deux je pense… » qu’elle avait ajouté, elle ne parlait évidemment pas que du match mais aussi de leur dispute précédente dans les vestiaires mettant le point final aux deux d’une seule phrase.

Elle s’était alors décalée dans le lit pour lui faire une place non sans grimacer de douleur se rendant bien compte que son bras droit était toujours aussi douloureux, au moins il était toujours là – drôle d’consolation. Il s’était relevé du tabouret venant s’allonger à coté d’elle et lui proposant naturellement de venir se blottir contre-lui ce qu’elle fit sans se faire prier une seconde de plus ; posant sa tête sur son torse, enveloppée dans ses bras comme si le monde avait finalement cessé sa ronde infernale leur accordant quelques moments de répit. L’infirmerie était silencieuse ce qui ne gâchait rien au moment et le rideau tiré leur donnait un semblant d’intimité. Corban s’était penché vers elle déposant un baiser dans ses cheveux donnant aux joues de l’aiglonne une petite teinte rosée. « Je t’aime. » qu’il lui avait murmuré dans l’oreille et à ce moment précis elle s’était moquée de la douleur, elle n’existait plus, il n’y avait que lui, plus jamais que lui. Se relevant dans le lit, tremblante par l’effort elle avait atteint ses lèvres des siennes dans un baiser tendre et l’avait regardé à son tour « J’aime cet amour, je t’aime… » petite référence à son propos maladroit lorsqu’elle lui avait dit combien elle détestait de l’aimer. Ses yeux brillaient d’amour, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, elle n’avait qu’une seule envie prolonger cette période de paix entre eux. « Tu crois que tu peux m’kiddnapper d’ici discrètement ? » évidemment, elle avait une idée derrière la tête parce que c’était Raven après tout, elle s’était détachée de lui et qu’importe son corps fatigué et endolori, elle ne voulait plus qu’on leur enlève quoi que ce soit, non, pas cette fois le destin resterait à sa place et elle prendrait les commandes.

Avisant la table de nuit, elle n’y avait trouvé que son vieux pull de Quidditch qu’elle n’aurait qu’a enfiler par-dessus sa ridicule blouse d’infirmerie. « Bon, va falloir m’aider à marcher je pense mais je refuse de passer une minute de plus clouée à ce lit. » l’infirmier serait probablement hors de lui vu son état mais rien n’avait de l’importance, il n’aurait qu’à la cacher dans la salle sur demande ou n’importe où tant qu’on ne les trouve pas et qu’ils puissent enfin être ensemble. Evidemment, ils devraient faire attention de ne tomber sur personne. Elle ne voulait plus que ça, lui, juste lui et elle que le restant du monde aille se faire f…




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MessageSujet: Re: I don't like my mind right now - Corven   Lun 13 Nov - 23:17

Son sourire… Rien ne pouvait plus illuminer mes journées que de voir Raven sourire. Ces plis sur ses joues apaisaient mon cœur, et ses pommettes légèrement rosés m’empêchaient de respirer tant mes sentiments s’attaquaient à mon estomac. Même si son visage était quelque peu déformé par la douleur, elle n’en restait pas moins terriblement magnifique à mes yeux. Je ne savais pas ce que je ressentais, j’étais incapable de réellement mettre des mots dessus – à part de l’amour. Mais sa présence, sa proximité, tout ça me rendait heureux ; comme si elle effaçait tous les malheurs du monde, comme si plus rien de négatif ne pouvait m’arriver.

Sa main toujours dans les miennes, elle émergeait gentiment et notre conversation avait naturellement viré sur le quidditch puisque c’était à cause de notre rencontre sur le terrain qu’elle était couchée dans ce lit. Il m’était facile d’agir méchamment quand j’étais en colère, et surtout de ne pas le regretter. Sauf que là, j’étais tout sauf énervé. Il m’était alors impossible de ne pas m’en vouloir de lui avoir gentiment envoyé un cognard s’écraser sur elle. Contre toute attente, elle ne semblait pas m’en vouloir, elle, et plaisanta même sur mon revers qui l’avait tant surprise. Je la connaissais bien, et elle me connaissait tout autant ; je savais pertinemment qu’elle me savait désolé et elle n’avait pas besoin que je le dise à voix haute pour l’entendre.

C’était ça qui me plaisait chez elle, chez nous ; cette relation fusionnelle où les mots se faisaient de plus en plus rares à mesure que nous apprenions à nous connaitre, que nous nous rapprochions comme un couple plutôt que comme deux électrons opposés – ce que nous avions toujours étés jusque-là. Je ne savais pas pour elle, mais moi j’avais de la peine à savoir comment me comporter avec elle alors que pour une fois notre rencontre était juste douce et agréable. Pas de bagarre, pas de dispute, pas de larmes, pas de coups… C’était ça qui nous attendait alors ? Le bonheur simple et pur que seule la distance pouvait effacer ?

Cette distance, il ne nous était pas encore possible de la supprimer. Raven était prête à partir avec moi à la fin de ses études, et même si je n’avais pas accepté cette proposition de sa part, je savais que je l’attendrais toujours ; des mois, des années, des décennies… toute la vie s’il le fallait. Mais ça, c’était l’amour qui parlait. Ma raison, elle, me criait que je n’allais jamais pouvoir tenir de devoir vivre loin d’elle, de la regarder se pavaner au loin avec son fiancé en tentant désespérément de m’effacer de leur champ de vision ; d’où ma réaction à la fin de notre premier match, d’où notre horrible dispute qui m’avait laissée tant de cicatrices dans mon esprit.

Et comme pour prouver à quel point nous étions en symbiose, Raven déclara que nous nous étions bien battus tous les deux. Elle aussi pensait probablement à notre rencontre dans ces vestiaires – du moins c’était ce qu’il me plaisait de penser -, cette fois où une nouvelle part d’elle avait émergée et dont j’étais le créateur malgré-moi. Face à toutes ces images qui remontaient à la surface, mes yeux se baissèrent de honte, fixant les draps de son lit.
Ouais… peut-être un peu trop même.

Nous n’avions pas encore reparlé de ce soir-là, de ce que nous avions pu dire ou faire. Nous agissions comme s’il ne s’était rien passé, et je n’étais pas sûr que ce soit la meilleure solution à adopter. Nous devions trouver un compromis, une conclusion qui nous conviendrait à tous les deux. Mais alors que je la rejoignais sur le lit, je me dis que pour une fois, nous pouvions bien profiter d’un moment paisible et chaleureux dans les bras l’un de l’autre. Sa tête contre mon torse, j’avais posé la mienne sur ses cheveux, déposant doucement quelques baisers sur son crâne.

Dans le silence de l’infirmerie, je pris un instant pour réfléchir à mes sentiments, à cette sensation d’affection et d’attachement profond que je ressentais envers l’aiglonne et qui me poussait à rechercher constamment une proximité physique avec elle, à adopter un comportement particulier quand elle était là. Je repensais alors à un proverbe que j’avais pu entendre maintes fois, sans toutefois vraiment me rappeler d’où il venait. « Si vous aimez quelqu’un pour sa beauté, ce n’est pas de l’amour, c’est du désir. Si vous aimez quelqu’un pour son intelligence, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’admiration. Si vous aimez quelqu’un pour son argent, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’intérêt. Mais si vous aimez quelqu’un et que vous ne savez pas pourquoi, c’est le véritable amour ». Et c’était exactement ce que je ressentais pour Raven. Je ne savais pas comment, je ne savais pas pourquoi, mais je pouvais soulever des montagnes pour elle. Impossible de dater exactement le moment où j’étais tombé amoureux d’elle, mais c’était là, c’était vrai et c’était fort. C’est pour cela que je lui avais dit que je l’aimais, parce que je le pensais vraiment.

Je la pensais dorénavant essentielle à ma vie alors que j’avais vécu sans elle jusque-là. J’en avais terminé de chercher à comprendre mes sentiments pour elle, je voulais juste les vivre. Alors les mots avaient enfin franchis mes lèvres d’une sincérité qu’il m’était rare d’utiliser. Evidemment, ils n’avaient pas le même impact que lorsque je les avais prononcés dans les vestiaires, et je savais que Raven allait être touchée de les entendre. Son regard se leva vers moi, et ses lèvres vinrent rejoindre les miennes, où je fermai les yeux pour profiter de la douceur de sa peau.
J’aime cet amour, je t’aime…

Mon cœur se serre de l’entendre me dire cela et rate un battement. J’étais rassuré qu’elle me dise ça, parce que j’avais terriblement peur qu’elle ne supporte pas l’idée de m’aimer, qu’elle déteste son amour pour moi, comme elle me l’avait si bien envoyé au visage l’autre soir. Je serrai alors mon étreinte sur elle, comme si je refusais un jour de la laisser partir à nouveau. Mais elle se détacha tout de même de mes bras, me demandant de la kidnapper de l’infirmerie en toute discrétion.
Euh…

Mes yeux regardèrent autour de nous, où de toute façon ils ne voyaient pas grand-chose puisque les rideaux étaient tirés. Comment est-ce que j’allais pouvoir la kidnapper sans que personne ne nous remarque ? Raven était encore faible, et son bras devait sûrement encore la faire souffrir de toute façon.
Je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Tu devrais te reposer ma belle.

Mais quand l’aiglonne avait une idée en tête, personne ne pouvait faire quoi que ce soit pour la résonner. Elle refusait clairement de passer une minute de plus dans ce lit, et me demandait de l’aider à marcher. Qu’est-ce que j’étais sensé faire ? Où allais-je bien pouvoir l’amener ? Surtout que je m’inquiétais véritablement de son bien-être, et je ne voulais pas prendre le risque de lui faire plus de mal que de bien.
Je comprends pas Raven… Pourquoi tu ne veux pas rester ici ?


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MessageSujet: Re: I don't like my mind right now - Corven   Mar 14 Nov - 0:00


I don't like my mind right now
@Corban A. Yaxley
« Aide-moi à trouver mes chaussures, s’il-te-plait. » qu’elle lui avait dit un immense sourire lui barrant le visage malgré la douleur. Raven elle était têtue comme un hippogriffe – sans doute l’aigle en elle se languissant d’étendre ses ailes – et il était difficile de lui faire changer d’avis lorsqu’elle avait une idée en tête et elle n’avait aucune envie de rester plus longtemps dans ce lit, dans cette infirmerie, ce lieu impersonnel dans lequel n’importe qui pourrait débarquer à tout moment rompant le charme du moment qu’ils partageaient. Ils avaient tant luté l’un avec l’autre, ils avaient passé autant de temps à se battre qu’à s’aimer et maintenant que les mots étaient là elle voulait y joindre les actes. « Euh… » qu’il avait dit incrédule ne comprenant pas bien où elle voulait en venir mais elle avait déjà repoussé les couvertures dévoilant ses jambes recouvertes de divers hématomes. « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Tu devrais te reposer ma belle. » mais elle secouait la tête ne démordant pas, elle voulait partir et elle voulait partir maintenant. Elle avait senti la chaleur l’envahir lorsqu’il lui avait dit qu’il l’aimait parce que la première fois lui avait semblé gâché, par elle parce qu’elle avait insisté pour qu’il dise les mots et elle l’avait regretté mais pas cette fois. « Tu rigoles, je suis en pleine forme ! » posant ses pieds sur la pierre froide elle avait ressenti un léger tournis mais pas question de donner plus d’arguments à Corban. « Tu vois ! Je suis debout. » Elle s’était tournée vers sa table de nuit attrapant le restant de la potion et l’avala d’une traite « En plus, je suis une bonne patiente qui prend ses médicaments ! » avait-elle dit en lui envoyant un clin d’œil amusé avant de marcher vers lui d’un pas mal assuré et de glisser ses mains dans les siennes alors qu’il se trouvait encore assis sur le lit incrédule. « Je comprends pas Raven… Pourquoi tu ne veux pas rester ici ? » elle avait libérée l’une de ses mains pour la glisser le long de la joue de Corban son sourire tendre toujours aux lèvres « Parce que je veux que cette journée n’appartienne qu’à nous. » se penchant maladroite pour poser ses lèvres sur celles de son ancien fiancé.

Elle le regardait avec tendresse voyant en lui tout ce qu’elle aimait à présent plus que tout au monde et qui par le passé lui avait fait lever les yeux au ciel un air désabusé au visage. Il l’avait toujours terriblement agacée avec son sourire narquois alors qu’à présent elle n’aspirait qu’à le voir sourire à nouveau, ses yeux dans lesquels elle se plaisait à se noyer ; n’étaient-ils pas ceux qui lui avaient envoyé tant de regard hautain et amusé lorsqu’elle fautait en sa présence. Il s’était délecté de ses faux pas, de ses erreurs en classe cherchant à la surpasser en tout et à présent cela n’avait guère plus d’importance. Raven, elle voulait embrasser chacun de ses sourires pour se fondre en lui, elle rêvait de caresser sa peau du bout de ses doigts pour ne jamais en oublier le toucher mais surtout elle voulait n’être qu’à lui. Il avait cette capacité fantastique, il lui faisait perdre pied de la réalité et elle voulait qu’il l’emmène loin de ce monde pourri dans lequel on ne choisit pas qui on aime. « Allez, lève-toi Corb’ » qu’elle lui avait dit avec tendresse lui tirant la main pour le lever.

Retournant vers sa table de nuit elle avait attrapé son pull le passant par-dessus sa blouse d’infirmerie puis elle s’était blessée clignant des yeux de douleur lorsqu’elle enfilait ses chaussures. « Tu me fais confiance n’est-ce pas ? » qu’elle lui avait dit un sourire énigmatique au visage. Elle voulait que cette journée ne soit qu’à eux pas qu’elle s’imagine qu’Adriel puisse débarquer, peu importe leur conversation dans le train, il ne serait pas du genre à venir la voir à l’infirmerie. Non, elle voulait juste changer de décor pour qu’ils aient une journée à se partager, un beau souvenir de plus à ajouter et s’ils n’avaient pas le droit de s’en créer elle s’en moquait aujourd’hui. Elle avait attrapé sa main glissant ses doigts entre les siens et s’appuyant à moitié contre lui elle avait murmuré dans son oreille « En route mon amour… »

Ils avaient marché ensemble traversant les couloirs ensemble, elle glissait parfois son pouce sur le dos de sa main comme une caresse pour se rassurer de sa présence tant elle craignait de se trouver dans un autre rêve, imagination fertile et fantasque, c’était presque trop beau pour être vrai. Dans les escaliers elle le laissait passer devant posant ses mains sur ses épaules pour qu’il l’aide à les gravir ou à les descendre. « Je commence à avoir moins mal, la potion fait son effet, c’est parfait tu vois ! » qu’elle lui avait dit glissant un discret baiser sur sa joue. Leurs pas résonnaient comme une petite mélodie, la mélodie de son bonheur et l’aigle en elle se refusait à laisser quoi que ce soit gâcher la journée qu’ils avaient devant eux. « La salle sur demande, ma cousine m’en a parlé, je n’en connaissais pas l’existence, je veux dire… J’en avais entendu parlé mais je n’y avais jamais été. » elle s’était détachée de lui non sans lui lancer un regard énamouré se mettant à sautiller devant le mur de pierres pour faire apparaître la porte ne sachant pas trop si ça marcherait ou si sa cousine s’était jouée d’elle. « Ça devait marcher pourtant… » fronçant les sourcils, têtue et s’apprêtant à trouver un nouveau plan alors que la porte se dessinait dans le mur. « Oh ! »

Lui lançant un regard amusé et victorieux elle posa sa main sur la poignée de la porte et la poussa entraînant Corban dans sa suite, refermant soigneusement la porte derrière eux. Ils se trouvaient dans une pièce qui lui paraissait familière « On dirait, on dirait presque ma chambre au manoir Fawley ! » qu’elle lui avait dit tout sourire aux lèvres. « C’est mon lit, ma garde-robe et puis, le piano aussi et… La cheminée. » qu’elle avait ajouté étonnée, surprise voyant le feu chatoyée dans l’âtre. Elle se laissa tomber sur l’ottoman se trouvant au bout de son lit ; satisfaite mais épuisée du périple ne lâchant pas son cher et tendre des yeux. L’endroit familier lui faisait du bien, bien plus de bien que les murs froids de l’infirmerie, elle avait mis beaucoup de soin à décorer sa chambre et elle se trouvait ébahie de se trouver dans une réplique presque parfaite de celle-ci. « Si je ne m’abuse tu devrais pouvoir trouver d’autres vêtements dans la garde-robe, je me sens ridicule, ça ne t’ennuie pas de me prendre quelque chose si tu veux bien… » penchant la tête sur la côté les yeux brillants d’amour et de l’émotion de se trouver en cet endroit si intime avec celui qui faisait battre son cœur, qu’est-ce qu’elle pouvait l’aimer le Yaxley. Elle craignait tant qu’il ne la laisse partir, qu’il la laisse disparaitre, l’oubliant petit à petit jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un songe étranger auquel il ne trouverait plus aucune émotion et encore moins de l’amour. Elle voulait lui appartenir, qu’il l’embrasse, qu’il efface la douleur de ses caresses, qu’il lui vole sa peine avec ses baisers.


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