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 les cercles infernaux - lilith

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MessageSujet: les cercles infernaux - lilith    Dim 19 Nov - 23:01


 
I. Lilith Kensington
 Souviens toi de cette nuit, c’est la promesse de l’infini.


 
 
Pseudo
: ART'N'STICK
Âge
: 24 ans :caa:
Comment as-tu connu le forum ?
 :hin:
As-tu des remarques à faire ?  
 OUI :ui:
Fréquence de connexion :
 42/7 jours
un dernier mot ?  
Pinguin :ha:

 
Code:
[b]Cara Delevingne [/b] - I. Lilith Kensington

 
crédit gif/avatar
:  tumblr. :ha:

 

 
Carte d'identité
Prénom
: T'es passée par des centaines de noms à mesure de l'existence, trouvant pas de raison de te fixer sur un seul à mesure que tu multiplier le nombre de tes vies. T'as été des légions d'âme perdue dans l'histoire, passant d'femmes françaises à anglaises, américaines délurées ou pirate sauvage. T'as été Innocent au début de ta vie, l'pseudonyme que tu gardes bien souvent pour te présenter au reste du monde. Quand tu veux laisser ta marques - puis sur les mers t'as été Lilith la sombre et diabolique démone dont tu préserve les traits et l'envie d'sang. Alors c'lui que tu porte depuis, bien que souvent tu change selon tes envies.
Nom
: T'es née Ravenclaw aux débuts de Poudlard. T'as été d'cette famille fondatrice quand il se trouvait encore que des sangs purs dans l'monde magique. Alors t'as été comme eux, une fière descendante d'une lignée royale. T'as été ca - puis t'as été damnée et déchue, t'as perdu ton nom pour celui de la nuit. T'en a eut des tonnes une fois qu't'as du te cacher hors du monde. Maintenant t'es Kensington parce que t'as l'teint blanc d'la royauté, mais c'toi qui fait couler l'sang à la fin de l'histoire.  
Date de naissance
: Tu t'en souviens pas; surtout depuis que t'as plus de raison d'fêter les printemps qui passent et que tu t'figes hors du temps. T'as oublié, tu veux pas y penser à cette date anniversaire qui te rappelle que t'as perdu tout ceux que tu connaissais, qu'il reste que les immortels pour marquer ton existence. Tu veux plus devoir être victime du temps qui passe, alors tu t'laisse pas emporter par les dates des calendriers que tu boude depuis longtemps.  
Nationalité
: T'es Anglaise née ici y a bien longtemps. Assez longtemps pour qu'la ville qui t'a vue naitre existe pluce vraiment, remplacée par des hautes maisons, et des centres villes bruyant. Le monde a plus grand chose à voir avec ce que tu connaissais, et t'pas sûr d'aimer vraiment cela en vrai. Alors elle se complait à ignorer quand on lui pose la question, à s'dire qu'elle est de tout lieux, parce que le monde elle l'a parcouru de tout son long.
Statut de Sang
: A l'époque il se trouvait pas de métissage, ou alors assez rarement. Trop rarement pour être un problème ou apporter une possible guerre à l'horizon. A l'époque, tu étais de Sang pur comme tous les autres, naissance royale qu't'as perdu quand ton sang a été damné. Alors à présent, t'es dite hybride si c'pas démon, et t'es fière d'porter ce nom-là sans rougir d'honte d'être une meurtrière.  
Métier/Maison
: Tu t'souviens à l'époque d'pas t'être posée trop la question. Ton nom parlait pour toi, alors c'est naturellement que tu faisais déjà partie des érudits Serdaigles qui ne faisait qu'assouvir ta soif de connaissance. T'aimer apprendre et t'as jamais perdu cette soif, cette envie qui s'assouvit jamais de savoir. L'savoir te faire marcher au coup de sang et si t'es créative c'surtout pour boire celui des autres. T'pas juste une meurtrière, t'aime te penser artiste, même si ca fait d'toi un monstre avant tout.   
Orientation sexuelle
: A l'époque du début d'ton existence il se trouvait pas ce genre de question-là non plus. T'sais pas pourquoi ca prend autant d'importance, et t'pas sûre de vouloir vraiment t'arrêter sur ces considérations. T'avais deux possibles pour toi et t'embrasse les deux avec passion. L'mariage c'plus une chose qui t'inquiète, alors quand t'aime un garçon c'pas pour voir son nom accolé au tiens. D'même que les filles que t'aime à voir s'tordre sous tes doigts agiles - sauf qu'avec l'temps la chasse à l'amour c'est devenu moins pressant. Qu'voir ton coeur t'être arraché à chaque perte ca t'a rendu de glace, et maintenant t'presque frigide à force de te retirer du monde et d'pas laisser les autres t'approcher.  

  Un brin de magie :
Votre Epouvantard
C'peut être à force d'te glisser dans l'ombre que t'es devenue une phobique d'la lumière du jour. Ca fait longtemps que t'as pas été face à face avec l'soleil, et t'peux le voir que lorsqu'un épouvantard croise ta route. T'as presque la sensation d'chaleur, ou pire encore - d'feu qui t'lèche la peau et t'consume. C'la mort, en vrai, la tienne qui t'fait peur plus qu'tout.
Votre Patronus
Ca fait bien longtemps que t'as pas été capable d'en former un, tant et si bien qu'tu doute qu'un jour tu sois capable à nouveau. Mais lorsque t'étais encore sorcière, assez naïve pour gouter l'bonheur tu t'souviens qu'il prenait la forme d'un Dragon - celui d'glace qui foudroie d'sa beauté ses ennemis.
Votre baguette
A l'époque où t'as demandé la tienne c'tait fait sur mesure. Et depuis la tienne a évoluée d'sorte de trouver une écaille de dragon d'eau dans l'coeur; de trente-deux centimètres le bois inflexible fibre constamment de mécontentement dans ta main. L'bois d'If qui t'fait gouter la mort autant qu'la vie depuis le début s'trouve aussi immortel que toi. 
L'amortencia :
T'y a pas gouté depuis longtemps mais la dernière fois c'tait le parfum iodé de l'océan, qu't'as jamais quitté par la pensé. L'parfum musqué de la virilité, qu'tu veux pas voir t'quitter et qui t'réconforte autant qu'tu peux. Et peut être que bientôt il se trouvera le souffre - le souffle du dragon qui suit la tempête, qui laisse penser qui s'trouve que la mort ou des esprits plus forts qu'ca encore.  
Particularité magique
T'as l'don de l'immortalité, d'ceux qui parcourant les temps sans en être la victime. T'es aussi plus rapides, et flamboyante qu'd'autre. T'es une vampire - un monstre légendaire qui s'trouve être une âme maudite. Tu t'nourris de sang, t'maitrise la magie de l'air et t'crée des brouillard épais. Et il arrive que tu t'change en animal, parce qu'as ton époque c'tait une chose normale d'apprendre à être animagus - alors t'en est un déclaré d'puis plus de mille ans : une chauve-souris; comme l'aime à s'rire le destin parfois.   


 
Caractéristiques
Caractère
:  T'es qu'une enfant qui a crevée trop vite sous l'coup d'une malédiction - t'as jamais pu grandir et t'en a jamais eut l'souhait. Alors t'as tout gardé des caprices de cette princesse qui s'désiraient reine. Tu supporte pas qu'on t'refuse ce que tu désire d'plus chère, et t'as pas d'pitié à faire entendre c'que tu veux. T'as les mains tâchées d'sang pourtant t'souffre pas d'être un jour passée sous jugement des mortels - tu vis dans c'monde pour toujours, alors quel jugement dois-tu craindre au juste ? Il s'trouvera personne pour t'briser, ou t'dire ce que tu dois être ou pensée. Tu vis qu'pour toi - égoïste - tu vis qu'pour toi. T'es passionée, au point d'pas vouloir t'arrêter d'bouger. Tu as peur de l'éternité, pourtant tu la savoure avec tout c'qu'elle t'offre de cadeaux. T'es curieuse, sans doute pour cela que tu dévore autant d'âmes - tu veux les connaitre par coeur, être tout à chacun en plus d'toi. T'es curieuse, alors t'as beaucoup voyagé, t'as appris des langues mortes, d'autres devenus argots. T'as rencontré autant d'hybrides qu'de sorciers, des mortels et des légendes. T'as vécu autant d'trahison que t'es restée blessée - et depuis tu t'venge comme t'es susceptible à mourir. Au point d'tuer pour les erreurs du père, des fils nés trois siècles plus tard. T'oublier par les noms, c'sans doute pour cela qu'tu t'raccroche toujours à ton passé - t'as beau n'vouloir pas vieillir, tu peux pas t'empêcher d'toujours compter les années.

T'vis entre un monde d'représentations superficielles quand t'embrasse l'temps modernes; et un moment d'éternité, quand t'vois la marche du temps. T'sais que tout changera, sauf toi - alors tu t'es décidée à rester toi pour toujours. T'veux pas vieillir, comme ton corps prend pas une ride. T'veux toujours te laisser émerveillée, quitte à tourner folle d'obsession. L'obsession d'vivre alors que t'es morte - en dedans autant qu'en dehors. T'as oublié comment ressentir à mesure du temps - t'as oublié comment aimer, quoi que sans doute t'as jamais su. Alors tu t'lis à personne, sauf si t'veux détruire - car tu n'sais aimer qu'ainsi. En détruisant - t'vois de la lumière et t'veux l'enfoncer dans l'abysse.

T'arbore par l'nom d'un démon pour rien - c'est qu'à mesure des années tu t'es perdue dans l'enfer, aveuglée d'tes passions, et d'ton désir de sang. A présent t'es plus qu'ça - une assassin aux dents sanglantes.  
Allégeance
: t'as vu un bon nombre d'guerres depuis l'temps que t'es sur terre. T'as vu bon nombres d'guerres et t'as été dans la plupart - t'as été dans la première révolte contre la royauté magique, alors qu'elle brisait des accords passés pour protéger les tiens. T'as perdu confiance envers les magiciens - t'pensais pas un jour te retrouver à devoir combattre de nouveaux pour eux. C'est que t'as pas voulu t'faire emporter dans l'vague de meurtres qui ont fait sombrer l'Angleterre. C'un douloureux hasard qui t'a rendu où t'en ai a présent - mais t'sais pas si tu vas l'regretter. T'es pas sûre d'vraiment t'investir avec ton âme - comme t'en a plus t'en ai persuadée - dans cette guerre d'idéologie. Tu t'trompe pas quand tu penses que les sorciers sont pas capables de s'améliorer. Ils tueront des deux côtés - toi t'as juste l'choix de vivre plus longtemps qu'les autres. Mais comme le ministère a prit la décision d'encore s'en prendre aux hybrides alors tu t'glisse dans les rangs ennemis comme c'est le meilleur choix pour pas t'faire tuer. Tu t'tatoue pas d'têtes de serpents, cela dit, et t'pense pas un jour t'laisser soumettre aux idées d'quiconque - c'un marché passé avec un sorcier au nom d'la mort. Mais la mort, la vrai, c'toi qui l'assène depuis des siècles.     


 

_________________

you are my mortal eternity
L'éternité était devenu un poison, s'insinuant dans nos veines figées par l'ennui, pour n'être que l'attente d'une mort joueuse et pleine de malice. Et tu es arrivé, avec ta naïve existence mortelle, faite d'instants présents comme il n'existait rien d'autre pour toi. Tu es devenu ma présente éternité. Ma présence au monde.  

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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Dim 19 Nov - 23:02


Comme je devins alors glacé, sans force,
ne le demande pas, lecteur, et je ne l'écris pas,
car toute parole serait trop peu. L'ENFER DE DANTE



Les limbes
Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura,
ché la diritta via era smarrita.

Le bleu royal, au diadème flamboyant, les liserés argentés dessinant les belles silhouettes des érudites en mal de connaissance. De gourmandes conversations qui agitent la table des Serdaigles, où se froissent les tissus, en même temps que se délient les langues. Elles sont peu nombreuses, toutes ensembles assises à un coin de la table, murmurant entre elles, en lançant parfois quelque regards intrigués vers les beaux jeunes hommes qui se pavanent alentours, espérant trouver le moyen d'en avoir une en privée pour l'inviter au bal de la Noël. L'évènement retourne les coeurs, les faisant battre follement, oubliant tout le reste depuis plusieurs semaines déjà. Mais elle ne s'en soucie pas vraiment, du reste, la princesse royale. Elle qui porte le nom du fondateur, bien que l'école est pas si vieille que cela, a déjà sa réputation bien pour elle. Déjà il se trouve un choixpeau pour désigner chaque année aux étudiants qui arrivent dans quel maison ils seront placés. Une maison qui signifie famille, qui devient aussi importante que celle qui attend à Londres ou ailleurs - bien souvent ailleurs, dans les fiefs et les Seigneuries, où les sangs pur sont maitres de leurs terres. Riches, à n'en pas douter, surtout de possessions qu'ils préservent jalousement. Et par nombres de mariages arrangés, ils s'assurent de ne rien perdre de leur héritage ou de leur réputation. C'est pour cela que le bal est si important - il lie les alliances, et les futurs mariés qui s'y retrouvent en s'offrant quelques chastes danses avant de se promettre un billet doux, ou de belles déclarations dans les coins plus sombres des couloirs. Jeunes femmes rougissantes, à la vertu encore préservée. Inviolable, la bouche des dévotes, et elles sont nombreuses à Poudlard, à garder pour elle l'hymen sacrée, offerte au mari dévoué s'il se trouve méritant. C'est qu'il y a de belles traditions à respecter pour avoir le droit de devenir le mari d'une dame, et la dame en échange s'assure de rester pure pour le seul amant de son existence.  

Elle, c'est lui qu'elle veut depuis toujours, sauf qu'à l'usure du temps c'est son nom qu'elle a su oublier. Elle se souvient d'un ténébreux regard, de ceux qu'on ne peut pas s'empêcher d'admirer. S'y fondre comme dans les eaux profondes, et en perdre son latin - la langue alors parlée à Poudlard et dans la Royauté - pour juste rester accrochée au silence de belles contemplations. C'était ainsi que l'on se faisait la cours, en s'invitant sur les carrioles pour traverser le parc, les jardins, ou la flamboyante forêt qui entourent le château. Ils sont pas si nombreux les sorciers, pour la majorité venant des grandes familles : Gryffyndor, Ravenclaw, Slytherin, Hupplepuff, Gaunt, Black, Selwyn... Il se trouve pas plus de cent élèves dans tout Poudlard, qui apprennent à devenir des mages d'exception. Quand il arrive, c'est pour découvrir la magie qui traverse leur corps - du sang, du feu, de l'air, de l'eau. C'est une épreuve à onze ans, de devoir faire ses preuves pour être dit Sorcier. Sinon mis au rend de non-mage pour être caché honteusement au fond des châteaux au fond des pays. Et une fois dans l'enceinte du château, ils usent de leur baguette pour apprendre sortilèges et serments. L'alchimie et la potion. La magie particulière, avec des professeurs particuliers. L'histoire, qui s'écrit en même temps qu'eux. Et les bonnes manières, de cette société royaliste - où n'existe qu'un roi sorcier, une famille qui porte la couronne, en suprématie. Elle porte pas la couronne, la belle Innocent, bien qu'on ne peut nier qu'elle porte son nom mieux que tout autre.

Elle rêve de lui pour Noël, alors quitte la table quand il approche pour lui tendre sa main et baise celle - gantée - qu'elle lui tend.
William - Allons faire quelque pas, veux-tu ?
Innocent - Je le veux, avec plaisir, Sir William. Ou serait-ce un autre nom qui a glissé sur ses lèvres. Le souvenir est flou, alors qu'elle tenait d'une main le pan de sa robe trop longue, de l'autre, qu'elle repassait sa cape pour s'assurer de ne pas avoir trop froid une fois rendue dans la neige. Ils y marchèrent un temps alors qu'il lui contait mille poèmes enflammés écrits en son nom, et qu'elle tâchait de garder pour elle son glorieux rougissement. Souriant, alors qu'il se tournait vers elle constamment pour croiser son regard pétillant. De deux coeurs qui battaient à la chamade - la jeunesse de leur dix-sept ans les rendant fervents et passionnés. D'un amour qui ne tarissait pas, ne faisait que grandir à mesure qu'ils se perdaient dans ces moments intimes. Ils s'enfonçaient dans la forêt, ignorant le temps qui filaient, alors que les vacances les gardaient de s'inquiéter d'avoir un cours, ou un couvre-feu à respecter. Après tout ils étaient la royauté du pays, jouissant de leur beauté autant que de leur pouvoir. Mais plus ils s'enfonçaient et plus la nuit tombait rapidement, jusqu'à ce qu'il ne reste que la pénombre, aucune lumière ne perçant entre les arbres.
Innocent - Sommes nous perdus ? Sauf qu'il n'y a aucune voix qui résonne à ses côtés - à la place c'est un craquement sourd, et un bruit qui s'écrase au sol, la faisant perdre sa voix. Puis quelque chose qui explose à son visage, la mouille comme une pluie soudaine. D'une main gantée de blanc, elle la porte à sa joue maculée - pour en voir l'hémoglobine de son compagnon.
Nosferatu - Je dirais plutôt que vous êtes exactement à votre place, Princesse. La voix qui susurre à son oreille lui ôte toute capacité à raisonnée. Le choc passe pour laisser la léthargie lui saisir les veines. Le coeur qui bat soudainement trop fort, tapant à ses oreilles pour lui faire tourner la tête. Mais elle tombe contre le torse dur, et geint sans savoir si c'est de douleur ou d'autre chose. Elle frémit des paupières, croise un regard rouge qui hantera le reste de ses nuits. Un regard qui se ternie de noir quand il tombe sur la veine de son cou, avant qu'un baiser lui ravisse sa peau délicate, et innocent.

Innocence maculée de rouge carmin; le sang qui s'échappe de ses veines en même temps que ses soupires. Les sirènes cruelles de la lune, lui affligeant la cruelle morsure de la mort - la non-mort. Les immortels maudits, enfants de la nuit. Elle reste à terre, git dans le sang de son presque fiancé mort pour les envies de ces créatures nocturnes. Et elle, elle souffle à peine, ne respire plus, n'entend plus le coeur qui bat dans sa poitrine. Et quand elle ouvre les yeux c'est pour embrasser la nuit de son regard, et les milliers d'étoiles l'aveugler de cette lumière si vive. Cette douleur lancinante qui lui torture la gorge, lui donne à la tête qu'une idée quand elle sent l'odeur alléchante l'entourée.
L'appel du sang.

Deux enfants, amants éperdus sous la lune étoilées, courant d'innocence en naïveté, les mains serrés à se perdre entre les arbres. La forêt n'avait pas de nom, puisqu'elle était immaculée, par cette jeunesse sans histoire qui ne souffrait de rien. Et de leur naïveté jaillit un démon malsain, au regard rouge de sang, et à la soif tortueuse. Il tua le premier enfant, pour séduire la seconde, l'amener dans l'enfer en espérant l'y attacher. Hadès, ravissant à la terre la belle déesse aux cheveux d'or; ignorant que si tôt fait il réveillait en elle un feu brûlant. Et dans le brouillard épais elle lui échappa à jamais, retournant au château en laissant derrière elle la sombre forêt qui habitait à présent la mort.
Le lendemain, le corps froid fut retrouver - dans l'ensemble du royaume on murmurait à l'atrocité d'un cauchemar soudainement réel. Et la forêt obtint alors son nom d'Interdite.





Luxure
Amour, qui enflamme si vite un noble coeur
s'empara de celui-ci pour le beau corps qu'on m'a ravi,
d'une manière que je reste encore blessée

Froid mordant aux doigts allongés de nuits éternels - elle se glisse sous la lune, l'ombre mouvante et cruelle, qui se met à haïr les enfants de la lumière. Ceux qui marchent sous les rayons ardents en clamant fort une vie qui les quittent dés la naissance. Un flot constant de morts qui s'étend jusqu'à la fin véritable. Elle le flot de l'existence a cessé sa course, pour la forger dans le marbre. Le corps charmeur, charmant, le regard qui se teinte de rouge dés que la nuit étend ses ailes. La chasseuse qui a les crocs - elle a été attrapée, au départ. Elle a été attrapée, sachant pas où courir pour fuir l'existence qu'elle aurait jamais pensé un jour abandonner. Se retrouver à vivre pour l'éternité sans raison de vivre - voir s'enfuir les possibles pour l'impossible devenu probable. Que rêver quand tout pour devenir réalité ?    Elle rêvait en grand - de trop grands rêves à présent qui lui donne le vertige, et l'éternité pour les réaliser.
Seule, à courir après l'impossible ou avant. Incapable de devenir adulte, à jamais perdue dans le coeur d'une enfant. Une presque-adulte, au début de l'existence où les émotions sont encore instables, la colère et la frustrations des alliés fidèles mais malhonnêtes. De ceux qui rendent fous rapidement pour hurler à l'injustice par le meurtre - la suite de son existence s'est dés lors teintée de sang.

Royauté magique, aux ministères corrompus. Fut un temps se trouvait un roi au sommet du monde - un roi d'sang pur, dont personne ne douter la naissance, la lignée ou le droit à gouverner. Entouré de Ministres aux désirs plus sombres et avides de pouvoir, il avait confié au Magenmagot - assemblés de sages - les droits de la justice. Et se trouvait être l'exemple de tous, faisant du monde magique ce qu'il entendait. C'est lui qui lança la chasse aux vampires - ayant perdu sa femme aux griffes de l'un d'eux. Cruels destins parfois si prompt à l'ironie - l'ironie c'est lorsqu'elle fut placée sous son regard, emportée par les gardes armées pour être placées en cellule en attendant l'embrasement du soleil. Le dernier lever - la dernière mort.
Elle ne viendra pas à ce moment-là; ce n'est pas comme cela qu'elle meurt.
King - Votre beauté n'a nul pareille. Restez à mes côtés, Innocent, et faites de moi un homme meilleur.
Innocent - Aurais-je la prétention de pouvoir vous enseignez à être meilleur lorsque vous vous évertuez à me dire Monstre? C'est un souffle, sous une roseraie fleurie, au milieu du palais de Kensington. Caché aux yeux du monde Moldu - au milieu de nul part à l'époque où la terre était trop vaste pour les humains aveugles. Une terre où légendes et monstres faisaient trembler de peurs les téméraires enfants. L'inconnu aux dents pointues - l'inconnu étrangeté au coeur de la peur des êtres. Au coeur de cette guerre sous-terrains qui opposaient les créatures aux sorciers depuis trop longtemps déjà. L'inconnu crevant dans les yeux d'un roi soudainement charmé.
King - Devenez ma conseillère. Apprenez moi, dites moi ce que cela fait d'être... comme vous. Il emportait sa souffrance, sa solitude et ses craintes; lui offrant d'un sourire un royaume de possibles dont elle ne pensait plus possédait la clé : l'avenir. Et il ne lui restait qu'à l'embrasser comme elle embrassa son roi.

Ministère des légendes et créatures magiques.
Représentante de dix-sept ans, transformée depuis trois ans. Jeune - trop jeune sans doute - mais l'enthousiasme d'une vie encore à construire, et cette ferveur qu'on les gens s'évertuant à faire de bonnes choses. A faire le bien - elle resta à sa place au Ministère, écrivant ce qu'elle apprenait de sa propre nature, et parcourant le pays à la recherche des autres. Loup-garous, sirènes, tritons, harpies, géant - de l'inconnu jaillissait la multitude, et un message d'espoir qui faisait lumière sur l'ombre. Apprenait ce qu'était un monstre. Les démons devenaient des alliés, se rapprochant des villages sorciers et du royaume bienveillants pour être traités en égaux.  
Représentante de dix-sept ans, transformée depuis vingt ans. Le visage inchangé qui cause de sombres jalousie. Protégée d'un roi devenu âgé mais non moins charmé. D'un amant éperdu qui aime à entendre plus d'histoires qu'il passe son temps pour le reste; son fils héritier siégeant déjà à sa place sur le trône pour la majorité du temps. Jalousie qui enserre le coeur des hommes, pour la guerrière des droits qui s'évertue à se dire encore femme. Vampire - craché en insulte sur son passage. Et déjà les premiers pas vers une guerre qui ne cessera jamais.
Représentante de dix-sept ans, transformée depuis trente-deux ans. Au roi mort, perdu par le temps. Premier choc d'un mortel aimé, et perdu. La malédiction qui circule dans les veines où le sang ne se régénère plus. La mort sur son passage, qui restait des bandits de passages, des ombres mouvantes, des inconnus - des hommes. Morts. Morts. Morts. Vive le roi.

L'orage qui explose, alors que depuis des années elle faisait des listes de créatures. Des alliés, des amis, qu'elle trouvait à travers le monde, lors de voyage fait en portoloins - allant au-delà des frontières pour découvrir des êtres extraordinaires. Des listes, des listes, des listes - noms devenus victimes. Noms devenus des cibles, et soudainement le nouveau roi se tenait devant elle au regard ténébreux, riant de sa naïveté.
Prince - Nous les tuerons tous. Promesse qui se fait pas sans qu'elle se mette à hurler. Elle n'a pas cent ans. Elle en a dix-sept, elle en aura à jamais dix-sept, et se met à se tordre de douleur devant l'ineffable trahison. Elle devenait son propre bourreau, à désirer faire le bien. Croire à la paix. Croire aux rêves. Croire à l'impossible; et apprendre qu'il se trouvait l'impossible dans les esprits chimériques - que l'ennemi de l'homme n'était pas le temps mais lui-même. Chassés- devenus non plus des alliés mais de potentiels armes. De potentiels ennemis.
La jalousie - pour un pouvoir qu'aucun sorcier ne pouvait posséder. D'un charme irrésistible, d'un corps immortel, d'une éternelle existence. Qu'importe la malédiction, elle devait la raison d'une chasse qui guidait les créatures contre les sorciers. Naquit la première guerre contre les Gobelins.
Sombra la Royauté.

Sous les dents acérés, l'enfant devint chasseuse, s'abattant sur les gorges déployées en hurlements de terreurs. N'ayant de désir de tuer que pour le plaisir de les voir s'effondrer à leur tour - proie des chasseurs de la nuit. Elle les vit tomber, les ministres jaloux, les femmes hypocrites, la royauté pourrit de l'intérieur. Et le Roi, prince aux désirs insatiables. Rien ne vaut un sang royal, où l'enfant devint chasseuse. Non plus humaine, mais vampire - enfant de la nuit, elle embrassa la lune pour en faire sa divine maitresse.
Sombra la Royauté.
Des élections furent organisées.
Naquit le Ministère de la magie, dans le sang de ces révoltées créatures.





Gourmandise
La pluie y tombe à flots, froide, lourde, maudite,
Tombant toujours la même et pour l'éternité.

La pendule du temps commence sa course, l'aiguille du jugement dernier au zénith de l'existence des hommes, alors qu'ils courent après les instants perdus, éperdu, suspendu souhaitant qu'il reste toujours - toujours c'est le terme juste et qui les étreint à la gorge pour leur faire oublier que toujours c'est maintenant. Ils geignent de ne pas pouvoir vivre, alors qu'ils s'interdisent de vivre pour les mêmes raisons, jusqu'à ce que la mort les frappe et qu'ils en soient surpris - surprise, quand elle a les dents acérés, et le regards brillants d'une soif insatisfaite. Dans sa course, l'ange déchu à oublier le temps, devenu son allié contre l'oublie - l'oublie qui la fait se perdre dans le monde, ombre mouvante répondant au déjà vu . Elle quitta l'Angleterre, après la révolte, pour se rendre sur les rives de continent qui n'en finissent pas.  
Paris. Genève. Prague. Le monde infini qui s'étend aux pieds des immortels - ne pensant plus à l'impossible, se trouvant à présent une idée confuse et abstraite s'oubliant sur les rives de la mortalité altérée. Mais seule, quand elle met les pieds dans la capitale du monde, découvrant pour la première fois les châteaux immenses des rives de la Loire, elle reste interdite, à exiger d'apprendre à être l'une de ces immortelles puisque le monde sorcier l'avait bafouée. Colérique déesse à la gorge asséchées, qui souhaitait voir le monde se répandre dans le sang des coupables - coupable de crimes pour lesquels elle les jugera sur des générations, ignorant que le fils ne pouvait être puni pour les fautes du pères. Tous les sorciers étaient coupables des pêchers d'orgueil, et l'orgueil ne manquait pas à l'âme de la pécheresse. L'innocence à présent tachée par le sang.

Il était beau, se souvient-elle, avec une chevelure noir de geai, le regard océan, et ce sourire narquois quand il la trouva dans une ruelle sombre à mordre la chair tendre d'une sorcière aux teints basanées. Laide, à mourir, le sang encore chaud mais écoeurant - manquant des subtiles saveurs qu'elle avait trouvé à la jugulaire de son roi. Lui riait de la voir si défaite, alors que le corps tombé à ses pieds, et qu'elle usait de son pouce pour reprendre le sang qui lui coulait sur le menton. Il la jugeait d'un regard moqueur - en aurait-elle rougit si son corps figé l'aurait admis. Elle l'ignorait, haïssait déjà ce regard alors qu'elle en aimait l'homme - vampire. Vampire sans pouvoir, simple immortel foulant la terre sans se soucier des mondes qu'il parcourait.  Moldu ou magicien - toujours ce sang qui restait son seul butin. Le pirate chassant la mortalité comme trésor précieux.
Henry - « Tu es faite pour les rois, Innocent. » C'est ainsi qu'il la conduisait dans le palais d'un de ces maitres - quelques pas dans une Province pluvieuse, aux terres rouges d'argiles. L'océan battant contre les falaises, les vagues surpassant la terre quelque fois dans un grondement cruelle. Et une bâtisse aussi haute qu'un château - tout aussi sombre, où régnait une chaleureuse loueurs de bougies. Des milliers de bougies qui éclairaient la pièce, où une fille jouait au piano tandis que les hommes préféraient les cartes. Rires joyeux, et la haute bourgeoisie se trouvant là pour se congratuler d'être si fantastique.  
Elle retrouvait les effluves familières, l'impression d'être chez elle alors qu'elle ignorait où elle se trouvait. Henry à ses côtés, la courtisan et présentant à ses amis le regard voguant dans les décolletés des femmes aguicheuses, ou faire les pommes d'Adam mouvantes des hommes éloquents.
Henry - « Je savais que l'endroit te plairait. Nous sommes ici chez Cyprius Black, et si tu es charmée par sa puissance tu le seras d'autant plus par sa personne. » Et il ne mentait pas, lorsque le sorcier arriva dans la pièce sous un tonnerre de silence élogieux. Parfait - le visage émacié, le port de tête des princes, et le sourire des conquérant sur les lèvres. Approchant des vampires sans se soucier de son erreur - baisant la main de l'innocente qui enserra ses doigts pour préserver sa chaleur. Elle se perdit dans le regard du faible sorcier - le sang pur aguichant ses papilles alors qu'elle devinait les effluves du sang royal.

Cyprius - « Vous venez d'Angleterre, n'est-ce pas ? »
Innocent - « Est-ce donc si évident ? »
Cyprius - « Vous parlez le Français à la perfection pourtant. »
Innocent - « Même dans mon pays, le français est la langue des rois. »
Cyprius - « Êtes-vous donc une reine, je vous pensais un doux rêve. »
Innocent - « Êtes-vous donc si pur je vous pensais flamboyant. »
Cyprius - « Toujours pur; très chère. Mais pour vous, je pourrais flamboyer de mille feux. »
Innocent - « Alors je mourrais de la flamme de votre passion. »

Il flamboya, le sorcier de sang pur - les Black imposant à la France leur vision d'un monde purifié, d'une perfection redoutable. Nom des étoiles, ornant les coeurs des héritiers génération après génération. Ils avaient sur la France une main-mise évidente, faisant de ce pays le leur - allant jusqu'à la cours des rois moldus pour éblouir les regards des naïfs. A Versailles ils flamboyèrent jusqu'à être traités de sorcier, chassés hors du pays - glissant sur la mère pour trouver refuge en Angleterre, et se griser de la noire magie qui s'y retrouve. Ou noir magie vient-elle du nom qu'ils portent - Noir. Peut être était-ce cela au début, Noir, avant d'immigrer par nom et choix, de l'autre côté de la Manche, devenir Black, en restant Toujours pur.
Elle était sa muse, la vampire, et s'il comprit ce qu'elle était il n'en dit rien. Elle apprit à le haïr, à le détester autant qu'elle aimait qu'il l'adule. Elle restait dans son palais, Henry toujours à ses côtés en fervent conseiller. Il était la voix à son oreille, lui apprenant à glisser dans l'esprit des hommes. Elle fit de Cyprius son amant, amoureux transi et frustré de ne pouvoir la posséder. Il était à sa merci, le mortel, aux pouvoirs radieux. Elle le regardait, qui faisait de la foudre et elle riait de le voir gueuler sa haine contre elle dans des moments où la passion le rendait fou. Fou - elle glissa le souffle de l'aliénation dans l'esprit et le sang du Black. Sang qu'elle glissait sur sa langue régulièrement - sans le tuer, sans le faire sien. Le mortel qui flirtait avec la mort.

Toujour pur - le coeur battant des mortels qui assument vouloir être vertueux. Le sang, le sang qui coule dans leurs veines, aux saveurs exquises. Elle humait le sang avec délice, devenant folle de ne pouvoir le posséder - le goutant jusqu'à ce qu'il soit infecté de sa gourmandise. Elle combattait la soif par la tentation; la haine pas la passion; la colère par l'obsession. Elle en devenait ivre, de courir après le temps, de courir après l'instant éternel et suspendu. Elle suspendait la vie, aux gorges de ses victimes, sans jamais leurs offrir la mort, ou la liberté - elle les laissait vivre avec le sentiment d'être incomplet, de ne pas pouvoir vivre, qu'après s'effacer, et avant n'existait plus. Le présent se dissipant sur la langue de l'innocente chasseuse - et la folie se glissant dans l'âme maudite des Black.





Avarice
Et c'est pour expier ce péché d'ignorance
Que nous sommes perdus, et pour toute souffrance
Nous vivons sans espoir, altérés de bonheur.

La vengeance brûle la raison, en flamme denses et flamboyantes. Souffrant pas d'logique, de raison qui s'fige dans le marbre, elle luit de cette beauté aveuglante qui aspire tout sur son passage. L'trou noir d'émotions, brillant d'égoïsme en n'voulant rien d'autre autour. Jalouse, la vengeance aux délicieux visages, qui fixent le monde avec un sourire enfantin. Elle est froide, la vengeance, se repaisse des corps figés qu'elle laisse sur son passage. Elle a les noms d'ses victimes, qui s'marque dans le marbre glacé d'un esprit qui ne flétrie jamais. Le fils souffrira des erreurs du père - refusant d'être cohérent, ou juste. La justice a pas de place dans la vengeance; elle se satisfait d'sa seule existence. Elle se satisfait d'être juste elle - l'amante possessive, le coeur de sa victime se réduisant à n'avoir aucune autre émotion. La compassion, la pitié, la repentance crèvent d'être étouffé par cette flammes qui embaume de cendre l'organe émotif. Il crève - il crève d'en dedans pour devenir noire. Elle est noire, d'son regard assoiffé. Noir de ses jours de chasse. Noir, la vengeance, sous les traits parfait de l'immortelle.  
quatre siècles - c'un battement d'aile dans l'temps qui s'en finit par. C'est rien, n'compte pas dans une vie qui s'est figé dans la beauté adolescente. Elle fixe le vide où la nuit tombe pour laisser place aux étoles. Elle s'fige, avec le coeur qui n'bat plus, mort d'en dedans. Mort - mort - mort. La vengeance qui a soif de sang. Elle sourit, en voyant les allers et venus des chasseurs - chasseurs de rêves, fourbes sorciers aux prétentions qui touchent les étoiles. Dieu aux baguettes étincelantes - Dieu supposés, par Morgane, se pensant au-dessus du reste du monde. Vertige d'égo, qu'elle veut affliger. Vertige d'orgueil, hybris de majesté près à tomber dans le vide. C'est elle, l'abysse, qui n'a jamais oublié. Celle qui attend - qui attend sans se soucier d'être impatient. Elle en a pas - pas pour tout - mais le temps qui a passé n'a rien enlever à sa colère. Sa rage qui se meut en meurtre injuste - injuste de faire payer au seul nom, la faute d'un ainé devenu poussière.  

Rowle. Rosier. Avery. Aquilla. Croupton.

Le nom des anciens, de pureté préservé comme l'orgueil d'un nom. Nom de meurtrier, se battant pour l'orgueil d'une race. Race de sorciers, devenu traitre, en brûlant leurs alliés. Elle entend encore les cris des hybrides - goule, géant, et lycan. Elle les entend qui s'acharne, à vouloir protéger leur vie de l'injuste main de la mort - celle qui s'abat après avoir ignorer les promesses d'un avenir pacifiques. Paix rêvé, exigé, offert comme utopie; la traitrise usant de ses propres victimes comme armes. Innocent qui porter aux sorciers des listes; les noms donnés aux bourreaux. A elle, à présent, de porter à ses crocs les veines battantes des meurtriers.
Meurtre pour meutre - faire la justice pour soi-même. Puisque plus personne ne se bat pour les siens.
Les siens sont dans l'ombres, portant des capes noires sur les visages déformés par les démons. Et devant - Aquilla; la maison qui disparait sous les flocons silencieux de cette nuit d'hiver. C'toujours en hiver qu'elle revient. Son anniversaire, elle le fête le jour de sa mort - puisque c'est une renaissance, puisqu'elle a oublié, depuis longtemps, quand elle était humaine encore.
Elle a oublié le coeur battant dans sa poitrine.
Elle a oublié ses parents, ses amis, son amant.
Elle a oublié - moldue, sorcière, princesse.
Vampire.

Innocent - « Joyeux Noël. »  Le chant est lugubre à travers le blizzard, et elle glisse sur l'ombre pour atteindre la porte. Elle glisse, les habits d'hiver volant autour de son corps frêle. Ils sont derrière elle, les ombres mouvantes. Ils sont là, les crocs brillants sous la lune opaline. Elle frappe - et le silence. Ce moment de silence, avant la mort - ce moment de rupture, où le monde s'effondre. Ce moment, d'équilibre, avant l'abysse. Où la porte s'ouvre sur une lumière chaude - l'odeur des épices, des rires, de la joie. Du feu de cheminé qui crépite, une buche brûlant - la bûche de Noël. Elle inspire; la chasseuse. Elle inspire, avant de crier. Silence - le silence qui dure une éternité.
Sang. Sang. Sang.
La neige se tache de rouge, et la nuit se brise d'hurlements maudits. Festin, et le ventre plein, les yeux rougis de plaisir ils rient, les immortels. Ils rient en blasphémant le corps des mortels. Ils les dévorent, les laissent choir sur le sol d'une fête de famille - où il ne reste rien d'un nom disparut. Disparut - les Aquila - disparut.

Puis un bruit.
Une respiration étouffée.
Une respiration, et un sanglot - le silence contraint d'un corps recroqueviller. Ils l'entendent, les monstres affamés - vampires sans âme, assassin monstrueux marchant au coup d'sang. Manger - dévorer, assassiner, ils fixent l'origine du bruit avec cette respiration qui souffre d'vouloir plus. Assoiffé, constamment, les démons qui s'satisfont jamais de rien. Mais elle grogne, l'Innocent, alors qu'elle grimpe jusqu'à la pièce où s'cache le bruit étouffé. D'un gamin, l'jeune adulte esseulé, qu'elle découvre dans l'ombre, un couteau dans la main - rupture - l'moment de silence. Où elle sait qu'tout va changer. Où il sait qu'tout est détruit. Où il est prêt à s'jeter dans l'vide. Il veut s'jeter dans l'vide, dans l'abysse où règne les âmes d'ses ancêtres défunts. Il la fixe - d'son regard émeraude. Il la fixe, sourit - apaisé - avant d'se jeter, le couteau fondant l'air comme sa voix s'brise dans l'effort.

Sang.  
Y a la vie qui s'élance dans sa gorge offert; les crocs mordant la veine palpitante. Elle l'tient contre lui, à l'étroit, s'nourrit de la chaleur d'sa vie qui le quitte. Elle gémit, d'la douceur de son sang - d'cette pureté qui la rend folle. Elle sent presque l'coeur du garçon qui bat contre le sien - ou alors c'le sien qui reprend vie. Elle l'garde contre elle, la gorge qui s'sert d'émotions fortes - d'émotions perdues. Y a le sang qui s'écrase dans l'ombre, sur l'sol de marbre froid.  
Mais le corps sombre pas.
Mais le garçon ne s'effondre pas.
Il touche pas l'abysse, le stinx où les siens se perdent pour l'éternité.  
Elle l'tient contre elle, les muscles bandaient d'une force nouvelle. Elle l'tient, le porte hors de son monde, l'arrache aux siens. Comme elle fut arracher un soir d'hiver - dans une forêt terrifiante. Elle sort dans la neige, alors le corps inerte, mais vivant - elle entend l'coeur qui bat encore, s'satisfait de chaque battement avec un désir hypnotique. Elle veut plus - elle veut ca, constamment. Elle l'veut, l'désir, avec une obsédante évidence; La vengeance prise dans son jeu; sang pour le sang. Alors elle déchire sa veine, ouvre la bouche offerte, et y glisse l'hémoglobine maudite. Sang pour le sang; l'éternité devenant le cadeau empoisonné offert au chasseur.

Innocent - « Tu te réveilles enfin. J'ai cru un moment t'avoir perdu dans les limbes, et que ton âme n'retrouverait pas son chemin. »
Cassian - « Le chemin - j'suis pas sûre d'avoir trouvé un quelconque chemin ignorant où je peux bien me trouver. Et qui vous êtes. »
Innocent - « Je suis tout ce que tu as besoin de connaitre à présent. Quel est ton nom ? » 
Cassian - « Cassian Aquila. »
Innocent - « Tu es le prince dans mon monde, Cassian Aquila, et ensemble nous règneront sur une armée d'ombres. » 

La vengeance tombe, éclair intense. L'orage qui tonne, tous les siècles, depuis mille ans. Elle vient, gueulant les noms des assassins - elle se fait le bras d'une justice passé. La justice qui punit un nom, plutôt qu'un être. L'injustice au vue des mortels - sang pour sang pour l'éternel. Mais elle marche au coup de sang, la créature quémandant un calisse. Elle l'veut contre elle, son infant. Elle l'veut, prendre la vie ou la donner. Cassian - c'tait sa vengeance se retournant contre elle-même; par la justice appelle la justice. Elle ignorait alors, qu'en prenant la vie des mortels; elle se ferait arracher ce qui lui restait de la sienne - et son âme sera morcelée par le coup du seul être qu'elle aimera jusqu'à la destruction.




Colère
Qui est celui-ci, qui,
sans être mort,
va dans le royaume des morts ?

Les nouveaux mondes, s'offrant aux regards des mortels comme la preuve d'une infinie beauté, dans l'inconnu. L'inconnu, offrant à l'imagination des monstres et des légendes dont ils se demandent la part de réalité. Il se trouve plus de place sur les anciennes terres de l'ancien continent, le monde s'ouvrant aux Amériques enchantées, exotiques et mystérieuses. Il s'y trouve des magiciens, des sorciers, de la magie primitive qui rappellent les morts à la vie - ils s'créent des légendes sans logiques, faites juste pour faire peur aux mortels. La peur qui appelle la cruauté, l'appel du sang des innocents aux masques terrifiants. Et elle le veut, l'Innocent aux dents longues - elle veut planter ses crocs dans une chaire de monstre pour en savourer l'ingénuité. Elle veut en savourer les aventures, les histoires, elle veut être une ombre aussi dans les journaux de bords de simples marchands vénales.
Innocent - « Nous partons sur les mers. » Qu'elle décida un jour qu'ils se trouvaient à Rotterdam, fixant l'océan démonté par les orages violents de début d'automne. A ses côtés, le fils prodigue, amant maudit aux regards enflammés, les mains pleine d'un livre qu'il dévorait concernant le nouveau monde et ses promesses de nouveautés.

L'ennui devenait son ennemi, à l'immortelle qui déjà avait passé cinq siècles à découvrir ce monde-ci, ignorant la présence d'un autre si proche, et si loin tout à la fois. Inexistant, pourtant bien réel - l'imaginaire au porte d'un monde à dévorer à pleine dents.
Cassian - « Devons-nous nous cacher dans une cale pour éviter le soleil sur l'océan ? Nous pourrions nous nourrir des matelots et survivre aux voyages jusqu'aux Amériques. » L'esprit calme et apaisant de l'infant réfléchit la laissait parfois perplexe, mais elle posa sur la joue de Cassian une main tendre avant de se pencher à ses lèvres pour en mordre la chaire jusqu'à l'hémoglobine glacée.
Innocent - « Ou nous pourrions devenir des pirates et faire de l'océan notre nouveau royaume. Sans frontière, sans loi - et les légendes comme costumes pour cette nouvelle tragédie. » Décida-t-elle en voyant au loi le drapeau noir de promesses d'aventures, de sang, de sueur - d'une peur qui glace le sang des marchands, pointant du doigt la voile comme preuve de mauvais présage. Elle voulait être libre à nouveau, ne plus se sentir éprise par l'ennuie et un passé qui la maintenait clouée au sol.  
Cassian - « Alors nous devrions nous assurer d'avoir assez de Rhum-Ardent. »

Flying Dutchman ; voguait dans les eaux du Sud des Caraïbes, se cachant dans les contrés de triangle étrange. Ils se voulaient sur les terres des Indiens d'Amérique, goutant à la magnificence de contrés immenses. Mais déjà les mortels s'affligeaient de richesses et de guerres internes, construisaient des villes où s'affrontaient de sauvages souvenirs, à des idéaux démocratiques. C'est rapidement qu'ils se sont réfugiés sur les mers, embrassant la pleine liberté de ces lieux sans lois. Pirates; pirates et légendes, flirtant avec des sirènes voraces, de beaux tritons, ou des calamars géants appelés Kraken. Ils découvraient un monde où la magie n'avait pas été bridée, où elles vibrer dans l'air, et les enivraient constamment.  
Il se trouvait dans leur navire une bibliothèque, pour le plaisir du second qui s'y perdait des heures durant - le lit conjugal au centre de la pièce, où - alanguie - la maitresse l'observait avec fascination et ennuie.
Innocent - « Tu devrais te faire auteur plutôt que rester l'esclave de l'imagination des autres. » Murmura-t-il un jour avant de se lever de la couche - parfaite nudité qui enflamma le regard de l'autre immortel. « Nous jouissons d'une éternité de vie, alors que dirais-tu de devenir une légende ? » Elle caressa sa joue, et alors que le livre tombait dans un bruit sourd, elle l'attira contre elle pour le ravir une fois encore des bras de ses maitresses de papier - il l'appartenait, il était son personnage, et elle allait en faire ce que bon lui semblait.

Davy Jones. Le capitaine maudit, qui apparaissait au moment de la mort des marins, la nuit étant son royaume. Comme Charon, le passeur du Styx, il était là pour ouvrir la porte de l'autre monde. C'est un brouillard épais qui ouvrait le spectacle - la magie de l'air qui circulait dans le corps de la magicienne maudite lui donnait le don de créer ce décorum fantastique. Ils détruisaient alors les bateaux qu'ils rencontraient, abordant les mortels comme des monstres sanglants - le sang coulaient dans une mers de hurlements. Et elle savourait le sang des terrifiés; presque si chaud que celui des sorciers. La chasse devenait un jeu qu'elle avait appris à apprécier. Et quand le bateau brisé devenait silence, alors c'est Cassian qui entrait en jeu, portant l'habit d'aristocrate meurtrier.
Cassian - « As-tu peur de la mort ? » La voix lugubre devenait une litanie, un appel à la mort, un chant funèbre. Alors le marin brisait en larmes silencieuses acquiesçait et se voyait remercier en se vidant de sa vie jusqu'à la dernière goutte. Et pour ceux qui prétendait ne pas être effrayé, ils se voyaient graciés du don d'immortalité - ainsi se constituait un équipage maudit, ni mort ni parfaitement en vie.

Ce même Davy Jones, selon les marins, est le monstre qui précède tous les démons des profondeurs, et il est vu sous différentes formes perché parmi les gréements à la veille des tempêtes, et autres désastres dont la vie en mer est exposée, prévenant les miséreux de la souffrance à venir. Les murmures devinrent des légendes, portées par les quelques survivants des attaques des vampires. Durant des siècles ils restèrent pirates et mécréants, dégueulant des légendes et des promesses de vie éternelle. Sans être une vie, sans être vraiment mort - l'équipage assoiffé de plus de désir de richesses, de découverte, de magie. Ils parcouraient le globe, jusqu'aux glaciers immenses, découvraient les aurores boréales, les créatures des profondeurs, des sorciers d'autres continuents - ils allèrent jusqu'au pays du Soleil levant, tant qu'ils pouvaient jouir de la liberté de la mer.

Mais elle leur fut arracher, finalement. Alors que les commodores et scientifiques se mirent à s'emparer des cartes et des frontières, pour cadriller le monde qui devint la propriété des hommes. Les légendes n'eurent plus de sens, car les hommes n'étaient plus terrifier. Alors ils remirent pied à terre, se retrouvèrent en Amériques, avant de retourner sur leurs anciens continents, touchés de mélancolie, et d'ennuie.
Cassian retourna vivre mille et une vie sans les romans aux pages jaunis.   





L'hérésie
Qui peut réunir tant de tourments et
de châtiments inouïs que j'en ai vus ?
Et pourquoi nos fautes nous déchirent-elles ainsi ?

Passion dévorante, qui s'acculaient à leurs âmes maudites. Coups de tonnerre quand le monde s'accélère, touché par des guerres insensées. Ils voyaient les mortels se réunir en armées cruelles, les artistes gueulaient pour être libres, et la révolte des pensés se faire dans l'espoir d'être reconnu pour individuels. Les humains devenaient égoïstes, et eux s'enfermaient dans des lieux où ils étaient encore des ombres. Les magiciens devenaient méfiants à l'égard des mortels, et se séquestrer dans leurs mondes en espérant préserver une pureté vénérée. Sang pur, toujours pur, reprenant des idées qu'elle pensait avoir vu abandonner, la démone, mais elle en retrouvait les échos quand elle passait en Angleterre pour fête son presque sept centième anniversaire. Les années s'écoulaient sans l'ébrouer. Elle crachait toujours sa vengeance, et repartie avec les mains engluées d'hémoglobine. Tue-là, savoure la peur au coin de tes lèvres. Elle susurrait des paroles mielleuse à l'oreille de son infant, devenu l'arme dans sa quête illusoire de justice. Goute au sang si pur - et ils devenaient des assassins, bientôt recherché par les mêmes qu'elle avait vu assassiner les siens des siècles auparavant. Croupton, Shafik, Black - ils changeaient, mais c'était le même sang dans leur veine, la même rage dans leurs pensés.
Aquila. Les chasseurs de légendes, devenus des ombres parmi les sorciers, tenant à apprendre à combattre ce qui n'était pas possible. Nous te retrouverons Cassian - alors commença la chasse, pour l'immortelle Innocent qui trouvait là un beau moyen de tuer l'ennui, d'assurer à la passion dévorante de lui forger un destin glorieux. Celui de Cassian devenait une pièce dont elle formatait chaque instant. Ses doigts graciles caressant la peau nu de son amant devenu dévoreur d'âme. Elle lui apprenait le gout du sang, il en devenait chasseur - il traquait ses proies sur des années, les rendant fou d'une paranoïa qui tuer la raison au profit des supplices. Il devenait artiste, avec cette beauté froide qui aurait pu faire battre le coeur de l'Eternel. Mais elle se pensait de plus en plus froide, l'âme devenue froide d'avoir épouser la mort.

Innocent - « Tu veux embrasser la magie de nouveau. »
Cassian - « Tu m'as appris à être un vampire. Apprends-moi à être un Immortel. »
Elle se glissa dans son regard pour y trouver une soif qu'elle n'avait pas vu chez ses autres compagnons. Avait-elle oublié, à force de toucher du doigt le désir d'apposer sa marque mortifère dans chacune de leurs aventures, qu'il était pur comme elle. Qu'il ressentait cela s'agitait en lui constamment - cette magie toujours présente, qui faisait voler un brouillard épais ou des tornades spectaculaires aux doigts de magicienne d'Innocent. Elle avait oublié - qu'il était un sorcier éternel. Comme elle. Elle avait oublié - alors elle guida dans les forêts, dans un coin de verdure abandonnée des combats ennuyeux des mortels. Un Château en Roumanie, devenu le théâtre de leur nouvelle comédie.

Animagus.
Quand elle était étudiante à Poudlard, c'était un apprentissage encore habituel. Aucun sorcier de pur sang n'aurait ignoré comment prendre la forme d'un animal, et ceux qui échoués étaient alors regardé en biais, et moqué par leurs paire. Animagus, elle l'était depuis longtemps - elle apprit à Cassian cette magie. Elle lui apprit, se faisait professeur en plus d'amante. Se faisant guide et conseillère. Elle ignorait qu'elle rôle elle refuserait de tenir avec lui - et plus elle lui apprenait plus ils devenaient proches, elle oubliant ce qu'elle avait pu être avant lui. Ce qu'elle pourrait être sans lui. Passion - elle s'oubliait de plus en plus dans les échanges charnelles, n'existant plus en dehors de Cassian. Elle se nourrissait à ses lèvres, jouissant de ses meurtres, et de son gout pour le sang. Elle voulait plus - toujorus plus. Elle voulait le voir perdre la raison pour le devenir - elle voulait qu'il n'écoute que sa voix dans les limbes constantes de son existence. Il devint un sauvage presque-loup, coyote au regard clair.
Ils devinrent des ombres, au fond de la campagne Roumaine, les murmures entourant les étranges habitants de ce château hanté devenant à nouveau des idées mythiques desquels des livres se feraient vendre.

Il était dit qu'en approchant la forêt, les carrioles se faisaient perdre dans le brouillard, et poursuivre par les coyotes. Que les animaux ne cessaient jamais leurs champs lugubres. Les hurlements poussaient à rejoindre le château, qui s'ouvraient sur un étrange personnage aux anciennes habitudes. Il offrait le repas, sans chercher à faire acte de cruauté - il était plutôt avenant, et d'une beauté sans pareil. Il l'était; jusqu'à ce que la nuit, il glisse vers les chambres de ses invités pour se repaître de leurs sangs. Alors que la journée, il dormait sous les poutres du haut plafond, sous la forme d'une chauve-souris noire.
Innocent - « L'écririez-vous, cette histoire très cher ? » demanda-t-elle en glissant un doigt caressant sur la joue de leur invité. Il la fixait avec cette air fasciné, souriant stupidement avant que n'entre le jaloux amant devant le tableau des deux êtres dénudés.
Cassian - « Qui est-ce ? » Elle ne bougeait pas, ne tâchait pas de cacher sa faute, ou la trahison qui naissant dans le regard de son infant - ne savait-il pas, le fourbe, combien elle craignait de n'être qu'à lui. Que ca soit elle qui se perde dans son regard enflammé. Elle voulait lui faire mal - lui faire mal d'être trop à lui.
Innocent - « Briam Fawley - un Anglais venu ... Venu pourquoi Briam ? »
Briam - « Je suis venu pour faire un reportage sur les étranges évènements qui ont lieu ici. Un... un nouveau journal été créé, par mon frère et moi : La gazette du Sorcier . Nous cherchons quelque chose d'exceptionnel pour notre premier numéro. »
Cassian - « Ce qui n'explique pas ce que vous faites ici. »  Cracha-t-il avec cette colère sourde, et elle glissa vers lui, Innocent, avant de se mettre à caresser son torse pour le voir se fixer dans son regard.
Innocent - « Il la racontera, notre histoire, Mon amour . Et nous deviendrons Cauchemars dans l'esprits des notres. » Et il oubliait - comme elle s'oubliait - dans cette passion qui les enflammait à chaque fois.

Le sorcier devint leur captif, témoin de la voracité de la maitresse, de la passion de l'infant. Ils attiraient à eux tous ceux qui devenaient curieux de cette maison et sa légende - celui de Dracula - l'origine du nom s'oublia à profit du nom lui-même. Il devint un être de chair et de sang - qui se nourrissait de l'hémoglobine mais également des coeurs des vierges qui en tombaient amoureuses et abandonner leurs âmes. Dracula, signifiait « non-mort », l'innommable assassin qui ne vivait, ni ne pouvait mourir. On l'imaginait sans âme, mais la sienne était pervertie par la passion. La passion - sans laquelle il ne pouvait que mourir. Sauf qu'impossible à crever par le temps, les vampires restaient simplement figés. Elle s'y refusait, Innocent, le poussant constamment dans plus de terreur, dans plus de scènes, de meurtre et de violence, l'embrassant alors qu'il portait encore le sang de ses victimes, et riant de le voir se débattre de ses émotions. Il souffrait - et elle se réjouissait de sa souffrance, parce qu'elle était sienne. Il était sien, lui revenant à chaque fois pour la supplier de plus - ou de moins. Ignorant ce qu'il voulait, se sachant uniquement à elle.  

Innocent - « Fais le. » Elle le fixait avec sa rage - après qu'il l'eut tué, l'enfant qu'ils avaient gardé avec eux durant des mois. Elle pensa un temps qu'il en était tombé amoureux; sans doute partageaient-ils le même amour pour la belle littérature. Mais elle la fit mourir, en soufflant les mots dans l'oreille de Cassian. Et dans le lit, nus ce soir-là, il gueula sa rage avec plus de violence. Ne se débattant plus avec lui, il s'acharnait contre elle.
Cassian - « Je te tuerais. » La voix froide, empli de promesse marqua le début des hostilités - et dans une débacle de coups, de dents, de cris vindicatifs, il lui arracha un croc qu'elle vit dans sa main triomphale. Avant qu'elle ne l'accule, ne le cloue au sol par les quatre membres, avec un sourire divin, et vint lui mordre la lèvre jusqu'au sang glacé - il avait un gout de mort.

Innocent - « Tu n'es rien sans moi, Cassian... Tu disparaitrais, t'oubliant pour n'être qu'un songe. J'ai fait de toi un monstre fantastique. »
Cassian - « Tu as fais de moi un démon dans ton infernale existence. Tu te pose en reine, mais assurément tu serais Lilith siégeant au Royaume d'Edom. »

Le sorcier de sang pur raconta leurs histoires, en fit un roman qui devient celui des moldus. Ils disparurent sous le nom de Dracula. Ils disparurent du château, qui resta hanté de leurs présences - de leurs hurlements de rage, de cette passion dévorante, des flammes qui les brisaient de l'intérieur pour en faire des démons - des démons à l'âme déchirée, et s'ils disaient de haïr, assurément, ils se haïssaient de ne pouvoir cesser de s'aimer.




Violence
Des péchés que poursuit la colère céleste
L'injustice est le terme, et, ce terme funeste,
On l'atteint par la fourbe ou bien violemment.

Ils commencèrent à se haïr avec passion, se possédant pour se briser, s'assassinant pour mieux crever dans les bras envieux de la mort qui était devenue une ombre dans leur existence. Une ombre qu'ils oubliaient au profit de l'Histoire - et la marche de cette dernière les rendaient fous, incapable de maitriser les eaux troubles de ce qui deviendrait la modernité. La Modernité c'est une Renaissance des moeurs et des mortels - c'est le combat des mortels sur la disparition, le désir soudain de marquer le monde d'une trace indélébile. Les hommes prenaient possession des légendes pour en faire des terres à vendre, ou à acheter - de l'argent qui volaient de toute part, et dissiper la poésie sauvage de ces terres encore vierges. Les pirates ne furent bientôt que des parias, abandonnés par les contes et les inquiétudes des hommes qui reprirent la mer pour eux. Alors après avoir abandonnés l'océan, et s'être créés un nom devenu romanesque, il ne leur restait plus rien qu'eux-mêmes. Et eux-mêmes c'était trop peu - étroit dans un château devenu abyssale. Ils s'ennuyaient, se battaient la majorité du temps comme des bêtes enragés - ils devenaient enragés, s'en voulaient de ne pouvoir se détester, se détester de trop se désirer.  
Les blessures devenaient la cartographie d'une passion qui se mourraient - elle refusait de le voir disparaitre, quittant bientôt la Roumanie pour revenir aux racines.
Lilith - « L'Angleterre a bien changé en trois siècles. » Déclara-t-elle avec cette étincelle de désir de vivre qu'elle tâchait de ne pas voir mourir sous les crocs acérés et cruels de Cassian - Cassian devenu aussi sombre de la nuit, éclairée de pourpre quand ses victimes éviscérés ses pensés. Il devenait sombre et mélancolique - vieillissait avant de pouvoir être éternel. Elle lui avait crevé l'âme à coup de meurtre et de rôles à jouer, de meurtrier sans nom, de noms sans âme. S'il oubliait qui il était alors sans doute Londres devrait-il le faire renaitre.

Les cendres du passé glorieux des sorciers tapissaient les rues pavés d'une citée d'où jaillissait de nouveaux espoirs. Ils découvrirent les voitures, les trains, les citées électriques qui brillaient même la nuit. Tout cela devenait éclairant, la magie de non-mage qu'ils avaient jusqu'alors chassés comme proie inférieure.
Cassian - « Ils brillent avec éclats, les moldus, dans leurs cités de lumières artificielles et aveuglantes. » Des citées - d'où jaillissaient des musiques extravagantes. Ils y découvrire les cabarets et les théâtres de rues où on proclamait Shakespeare encore et encore - solennelles passions qui se retrouvaient. Lilith se pris de passion pour la mort de ces êtres extraordinaires - Cassian se prit de passion pour sa déesse enchanteresse, Ophélie devenue une princesse aux promesses d'amour chaste et éternels. Amour - le terme devenait étranger à mesure qu'ils l'avaient baigné de sang chaud. A présent Cassian se perdait dans les yeux d'Ophélie, de Juliette, de Roméo quelque fois - et Lilith le perdait lui. Elle devenait la déesse infernale, désireuse de le posséder quand abruptement elle savait qu'elle le perdait. Alors jailli l'idée encore - et constante - de crever mortellement la lueur de vie qui n'était pas pour elle dans les yeux de son amant.

La nuit devenait un monde nouveau, éclairé de lumières blafardes où les ombres effrayantes écorchés les vivants - finalement c'était pire encore de voir les humains les ignorer, ou alors s'ils tâchaient de le faire, le battement de leurs coeurs apeuraient rassurer les monstres sur la survivance de cette terreur. Ils se savaient toujours des proies, ils se savaient toujours cruellement faibles. Faibles - et leurs beautés éphémères devenaient des poèmes dans les yeux de Cassian; tâchant d'y trouver de la lumière après des siècles passaient dans l'enfer de la déesse démoniaques. Elle le savait, vibrante de jalousie pour celles qui lui volaient l'attention de son infant - elle lui tenait le visage pour le glisser jusqu'aux coups des filles de joie - et si de joie elles étaient, elles mourraient de larmes et de supplication.
Cassian - « Au coup d'sang - »
Lilith - « Elles veulent briller dans notre monde, et tu fais d'elles des écorchées des ombres; regarde leurs sourires figés et leurs yeux vides. Comment peux-tu prétendre les préférer à moi ? »
Cassian - « Leurs yeux sont vides d'une vie arrachée - les tiens sont vides de l'absence de toute humanité. » Elle grognait, se détournant des morts - disparus d'une terre devenue trop rapide, trop morne, trop artificielle. Elle se perdait, dans ces abysses de promesses d'éternité pour les mortels. Hilarant, sans doute - les moquant pour leur amour des vanités, pour leur haine de la mort, pour leurs mortels désirs de vivre longtemps.

L'éternité devenait une promesse - elle l'ôtait à la vue des désespérés, en brisant leur nuque sans même se délecter de leurs vies. Elle ne tuait que pour faire souffrir - que parce qu'elle souffrait de n'avoir plus l'intérêt ou autre chose que les regards mélancolique de Cassian.
Lilith - « Je ne crève pas encore ! »
Cassian - « Tu es déjà morte. » Elle se battait, désespérée de pouvoir vivre à nouveau, de ressentir cette chose qui secouait son coeur et lui donnait le sentiment que vivre était suffisant. Il devenait intarissable - insouciant, cruel, curieux. Il brillant sous la lumière artificielle, s'amusant de voir Mary-Jane jouer Ophélie. Née moldue, la magie qui lui sortait des doigts la rendait belle à ses yeux d'immortelle. Elle portait cette grâce, cette envie de vivre, de dévorer l'existence alors qu'elle n'y possédait rien. Rien - à part l'attention tendre de Cassian, cette part humaine d'âme que Lilith désirer anihiler. Alors il serait à elle pour l'éternité.

Morte.
Le sang colorait les murs d'un rouge passionnel. Assassinée - la dernière victime du ripper devenait anonyme. Jack - il portait les morsures des deux amants maudits, cruels, délirants. Folle et muet - il disparut dans la nuit sans mot dire. Soudain, il n'existait plus. Mary-Jane crevée par les crocs de Lilith, qui avait coloré la chambre de la joyeuse enfant du sang de son propre coeur - désireuse de rappeler à Cassian qu'elle était morte aussi, son papillon de nuit. Et il s'envola, il s'envola comme s'il n'avait jamais existé. Elle resta silencieuse, l'ombre cruelle. Elle resta silencieuse jusqu'au hurlement d'horreur - brisant sa raison en même temps que son âme. Elle perdit sa dernière part d'humanité dans le regard vibrant de Cassian Aquila.
  


_________________

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L'éternité était devenu un poison, s'insinuant dans nos veines figées par l'ennui, pour n'être que l'attente d'une mort joueuse et pleine de malice. Et tu es arrivé, avec ta naïve existence mortelle, faite d'instants présents comme il n'existait rien d'autre pour toi. Tu es devenu ma présente éternité. Ma présence au monde.  

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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Dim 19 Nov - 23:02


Ruse et tromperie
Qui a trahi meurt éternellement.
Lorsque ta vue veut pénétrer trop loin dans les ténèbres,
il advient qu’en imaginant tu t’égares.

C'est une brûlure, une flamme glacée qui a finit de faire geindre la dernière parcelle d'humanité. C'est un démon, vivant d'éternité dans un monde qui change trop vite autour de lui - mais constamment ce sont les mêmes émotions, les mêmes histoires, les mêmes trahisons. Entre les hommes, au coeur de pierre qui écrase ceux des autres pour se dire puissant. Elle les hait, les déteste les infidèles, et elle en devient la vengeresse aveugle. Aveuglée par sa propre colère de ne pas retrouver son coeur - son coeur elle l'a désarmée, l'a rendu faible dans les mains de Cassian Aquila, pour le perdre. Se perdre à mesure qu'il marchait loin d'elle. Et impossible de le retrouver, l'infant infidèle, l'amant indésirable, la cruelle créature. Elle gueulait sa rage à des victimes de plus en plus nombreuses - et à mesure des années elle vit les lois du Ministère devenir des injonctions contre les siens, contre elle, contre les crocs acérés des meurtriers. Elle en devenait rebelle de nouveau, croquant les sorciers avec d'autant plus de plaisir qu'ils étaient ses ennemis depuis toujours.
Elle sentait sa magie s'envoler en tornade violentes, perdant de son contrôle sur un pouvoir qu'elle avait depuis toujours. Elle grognait - devenue animal pour oublier qu'elle pouvait même parler pour s'exprimer. Elle disparaissait dans ses émotions devenus ouragan. Incontrôlable, l'ombre devenait cruelle, empoisonnée de cette colère qui la faisait assassin. Coup de sang, coup de rage, coup du sort - le sort qui s'acharne sur les belles figures qu'elle croisait. Le manque, devenu obsession alors qu'elle le cherchait parfois. Perdu, elle l'avait perdu et l'idée l'enrageait. Vide, vide, vide. Elle sentait plus de coeur battant, elle sentait plus de passion dévorante, et son sourire était grimace défaitiste. Il était à elle, le désir de le posséder pour seule raison d'être - seule raison d'être elle encore.

Incohérente, elle marchait sur le monde pour le faire sien. Mais elle n'était plus même elle-même - et elle se trouvait seule, l'ombre mélancolique. Elle appelait un compagnon qui ne lui revenait pas, le cherchant sans pouvoir le trouver, le désirant sans pouvoir l'atteindre. Jamais. Il était devenu un souvenir, disparaissant par le temps qui s'écoulait toujours, devenant non plus un compagnon mais un ennemi qu'elle détestait. Seule - elle avait toujours détesté la solitude, de se retrouver seule avec ses pensés, et elle en voulait un nouveau, de compagnon. Puisque Cassian était crevé à présent - dans ses pensés il devait devenir poussière à nouveau si comptait qu'il ne puisse lui rendre ce qu'il avait emporté avec lui. Si elle n'était plus elle, c'était de sa faute - payant la fourbe trahison de ce pêcher d'égoïsme. Parti - l'enflure - il était parti pour être lui, et la laissant ne plus être elle.
C'était un visage de poupée - la première chose dont elle se souvient quand on parle de la jeune marionnette. Elle était d'une blondeur et d'une beauté irréel - artificielle comme l'image d'une peinture parfaite sans fond. Elle était belle, Vilde, et son sourire donna à la démone le désir de l'engendrer.
Lilith - « As-tu peur du noir, jolie poupée ? » Elle chantonnait, les yeux rivés sur le corps frêle qui se trouvait non loin, sous les lumières artificielles de Pré-au-Lard. Toujours, revenant au source de son propre pouvoir, comme un cercle vicieux dont elle ne pourrait sortir. Jamais. Elle emportait plutôt les âmes dans son enfer, les enfermant avec elle dans un monde d'où ils ne savaient plus sortir - ils étaient entre vie et mort, incapable de mourir, incapable de ne pas vivre chaque moment comme le dernier. Brèche enflammée, d'où elle se jetait comme pour embrasser le vide sans jamais atteindre le fond.

Sang - elle sentait l'ardente flamme de la vie s'écoulait sur sa gorge pour la faire ronronner de plaisir. Elle la tenait, le corps féminin, aux courbes généreuses. Le désir la rendait joyeuse, la faisant rire contre la peau morcelée. Elle s'évanouit, avant que Lilith ne puisse arracher sa propre peau pour écouler la malédiction dans la bouche de la sorcière - le sang pur toujours plus brûlant que les autres, qui la rendait frénétique. Elle gémissant de plaisir, laissant le corps s'allonger au sol. Elle se tenait à ses côtés quand elle ouvrit un nouveau regard sur le monde - un regard assoiffé.
Lilith - « Vas te nourrir. » L'ordre est un murmure, avant un silence de mort. L'orage qui gronde, et Lilith qui sourit en sentant les portes d'Edom s'ouvrir dans le royaume des Hommes. Les hurlements frénétiques brisant l'air, et le ciel saignant de couleurs orangés. La lune rousse embrasant le ciel d'automne, alors que Vilde devenait monstre à son tour. L'odeur du sang devenait un arôme partout dans le village, et il ne restait rien - plus d'âme qui vive, alors que Lilith entrait dans le carnage meurtrier. La poupée désarticulée, abandonnant déjà son humanité aux mains de la soif dévorante.
Lilith - « Bienvenue à Edom, Vilde. Tu m'as manqué horriblement. »  Susurra-t-elle en prenant la lèvre aux doux parfums musqué entre ses lèvres, arrachant de la bouche de sa créature l'hémoglobine entre chaude de ses sentiments humains.

Il ne restait rien, les années s'écoulant lentement - soudainement le temps ne semblait plus si pressé, et Lilith voyait la flemme de la poupée devenir terne de mélancolie. Elle le reconnaissait - les pensés divaguant vers une humanité perdue.
Vilde - « Et ma famille ? »
Lilith - « C'est moi à présent, Darling. La seule famille qu'il te faut, comme la tienne mourra bientôt. Tu le sais, tu es mienne à présent, et ils te verraient comme un monstre. Ils ne comprendraient pas... »
Vilde - « Ils... Ils me tueraient ? »
Lilith - « Sans hésitation. Crois-moi, Vilde, je les ai vu faire déjà. Les mortels sont jaloux et cruels, ils te tueraient sans plus voir en toi qui est - il n'y a que moi qui te comprennent. Alors oublie-les. Fais les t'oublier. Pour toi. Pour te protéger. » Murmurait-elle en prenant le corps de l'infante entre ses bras, glissant sur la peau dure et froide pour la faire frémir - grisée de cette jeunesse retrouvée, de cette beauté désarmante. Elle l'était - belle - mais son coeur ne battait déjà plus, et elle était pliable aux envies de la démone qui se lassait. Lassée - toujours avec ce cruel ennui qui lui étreignait les membres comme elle ne trouvait plus de raison de vouloir vivre à nouveau. Enfermée en Angleterre, dans la cage dorée qu'elle connaissait si bien. Elle y restait, fuyant à peine le ministère et ses lois de plus en plus martiale.

Mais elle finit par être rattrapée à son tour, sans même se rendre compte qu'elle devait fuir. Elle se retrouvait devant le sang pur, le visage fermé, masquant le désappointement de devoir subir la présence d'un Rosier à ses côtés.
B. Rosier - « Vous n'êtes pas comme les autres vampires, je me trompe ? Il y a quelque chose en vous de plus malicieux... de plus... ancien. »
Lilith - « Vous allez finir par me vexer à force. Mais vous avez raison : je ne suis pas comme mes semblables, et personne ne survit aussi longtemps que moi sans connaitre parfaitement les règles du jeu. Alors dites-moi : que vous voulez ? »
B. Rosier - « Passons un accord, Lilith, je suis sûre que l'on peut s'entendre à merveille tous les deux... » Et c'est en souriant qu'elle voit une nouvelle ère se dessiner.

La poupée devint le jouer d'un autre marionnettiste, Lilith vendant sa création à ceux qui se firent les plus offrants : ceux qui étaient prêts à mettre le monde à feu, et à sang.
  





Trahison
Certains attendent que le temps change,
d'autres le saisissent avec force et agissent.

Y a tout qui s'accélère. Tout qui devient incontrôlable, lumineux et artificielle. Les voitures, le train, l'avion. La télévision, la radio, le cinéma. Y a des mortels qui s'imposent pour toujours. Des mortels qui n'ont plus de coeur, qui ne sont plus que des images. Ils disparaissent, s'imposent pour l'éternité. Ce sont des icones, plus que des images et rien de plus. Andy, Marylin, Elvis. Elle les voit, elle les découvre, elle les embrasse - elle est le démon de l'artificiel, qui devient ivre de cette vie qui va trop vite. Cette vie qui passe trop vite - la vitesse la rend dingue quand elle s'offre une voiture pour la première fois. Elle l'embrasse, ce monde-là. Elle l'embrasse comme elle veut disparaitre à son tour. Elle veut ne plus être elle, ne plus rien être. Elle ne veut plus exister - la guerre, la mort, l'abondance. Ce sont des marques, des couleurs, des promesses. Le coca-cola, les cigarettes malboro, les western. Elle voit tout cela devenir des promesses - de combattre l'ennuie, de ne jamais être figé, de ne jamais mourir. Mais elle reste là - elle tâche de se battre contre ses propres démons. Elle est devenue son propre démon.
Tout allait trop vite, en flash aveuglant. En flash aveuglant, des années de perdition dans lesquelles elle finit par s'effacer pour ne plus exister.

Flash. Il pleut, sur la silhouette encapuchonnée - cachée au regard des mortels devenus des proies. Tous les ans, depuis un millénaire, elle foule la terre glacée de l'hiver. L'Angleterre, lieu de sa vie qui a prit fin. Carnage ensanglantée sous les coups de rage de la démone esseulée - elle tue. Elle tue pour le plaisir de voir la vie prendre fin, les visages se défaire. Le visage des ennemis qu'elle combat toujours - la vengeance qui en finit par, comme seul but, repère d'une existence qui se dissolve. Elle devient lasse du reste du temps, mais quand la neige recouvre à nouveau la plaine anglaise, elle se souvient - elle se souvient qu'elle est chasseuse, qu'elle est la porteuse d'une justice pour les créatures oubliées. Qu'elle porte la révolte passée des siens, de la trahison des sorciers, de cette guerre silencieuse dont elle est la seule guerrière. Soldat fantôme au milieu d'un no man's land. Elle se glisse à nouveau sur les terres des Aquila - cette fois elle a cette seule pensée en tête de le retrouver. Nous ne cesserons jamais de chercher Cassian. Ils le murmurent avec révérence - et elle dans son silence elle l'espère avec cette hargne. Ils sont là, les chasseurs, à se tenir chaud devant un feu de joie. Le gamin qui court, l'espoir sous la lame des tueurs de monstres.
Le monstre qui s'agite, frappant le montant de la porte pour que le silence se fasse. La stupeur -
Caen - « Jamais tu ne réussiras à nous anéantir, Vampire. »
Lilith - « Je ne cherche pas l'anéantissement, qui viendrais-je chasser après ? « Dit-elle en ouvrant sa gueule moqueuse, dévoilant les crocs quand la porte claque à l'arrière. Dupée - c'est l'espoir de ce nom devenu un murmure dans l'ombre qui s'échappe dans la nuit. Elle hésite plus à frapper, la vile chasseuse. Elle hésite plus à fondre sur la masse de chaire, pour en déchirer le cou - ils se battent, pour lui mettre un pieu presque au coeur. La mère protectrice - salvatrice. Celle qui se sacrifie, sachant la mort proche. Celle qui veut la blesser, qui rate la cible, mais sourit quand les crocs se referme sur sa jugulaire. Parce qu'elle voulait pas tuer, la douce Cécile. Elle voulait pas tuer - elle voulait sauver son fils.

Quand Lilith regarde la neige, le silence de mort l'entourant, le dernier carnage glissant encore en traits rouges sur son menton, elle regarde les traces dans la neige. Elle les suit, avant de trouver en face la maison des sangs purs - et le corps frêle de l'enfant orphelin. Presque orphelin - du chasseur, de l'ennemi; de Clyde Aquila.

Flash. Elle la regarde dans les yeux, cherchant la lueur qui lui fera regretter sa décision - trouvant qu'une mélancolie qui lui arrache un grognement frustré. Elle inspire, inutilement, avant de se redresser du lit, dans une parfaite nudité. Elle voudrait que les choses ne soient pas si obscure au-dehors - ou plutôt qu'elle ne soit pas à nouveau sur l'échiquier des mortels à devoir se battre pour sa liberté. Mais elle est douée, pour savoir quand rendre les armes. Bleue et argentée, le blason des aigles toujours encrée en elle - et il lui reste un dernier pion à déplacer pour se protéger de l'échec au roi.
Lilith - « Lève toi, nous partons. Fais toi belle, pour moi, ma douce poupée. » Glisse-t-elle avant de faire de même, de se rendre dans son armoire pour prendre une tenue qu'elle a trouvé dans l'Camden Londonnier. L'immortelle amoureuse du temps qui passe - devenant soudainement accroc à l'obsession; devenant soudainement prisonnière des sombres philosophies mortels. Carpe Diem. Carpe Diem.
Et l'instant qui compte c'est celui-ci, celui qui se vit sans se soucier de demain. Dès demain elle y a toujours pensé - sans vouloir s'y arrêter. Vivant au jour le jour, au coup du sort, au coup de sang - au coup. Tic tac, Tic Tac. Et déjà elle voit les heures devenir des secondes, le temps qui s'accélère comme un dernier sprint avant l'arrivée finale. Si elle ignore où se trouve l'arrivée, elle entend bien tenir la course jusqu'au bout. Alors les mots de Rosier font écho dans son esprit. Les créatures sont devenus des cibles pour le ministère, réduits à l'état d'animaux, d'esclaves, de pions - elle refuse d'être un pion, préférant jouer la reine. Alors elle a passé un pacte; vendant son oeuvre pour sa liberté.
Lilith - « N'oublie jamais, que cela je le fais pour notre liberté, pour ta sécurité. Pour toi - parce qu'il n'y a que moi qui te comprenne, Vilde. Et tu me reviendras quand tout sera terminé. » Elle le glisse comme un dernier baiser sur la peau de marbre, avant de voir sa poupée se faire emmener au Ministère. Le sourire de Rosier qui opine pour lui promettre qu'elle, elle sera encore libre. Le collier pour les immortels - et Vilde qui ne sera pas traquer. Prisonnière, plutôt. Prisonnière des lois. Du ministère. De la soif. De Lilith.

Et quand elle voit Vilde lui être enlevée, elle sourit. Elle sourit comme elle sait qu'elle joue le jeu du Ministère, doublant les lois qu'elle préfère ignorer. Elle sourit comme elle sait qu'elle joue son propre jeu, plaçant son pion avec brio. Et c'est dans la poche de l'immortelle qu'elle a glissé une dernière lettre. Jamais nous ne cesserons de chercher Cassian.

Flash. Noir. Le bleu royal, au diadème flamboyant, les liserés argentés dessinant les belles silhouettes des érudites en mal de connaissance. Elle porte à nouveau le blason des aigles, la silhouette qui se glisse dans les couloirs de l'école. Elle sourit - elle sourit comme elle est de nouveau là. Libre, libre et prisonnière. Jeu de rôle amusant, affligeant, attirant - elle peut pas s'empêcher de se rire des mortels, jouant à être eux. Elève de dix-sept ans, chez les aigles érudits. Princesse au nom de Kensington - comme elle était royale mille ans avant, elle est toujours royale à présent. Ce soir c'est le sang qui coule dans les couloirs - elle entend les hurlements aussi bien que les coups de sorts. Sortilèges entre étudiants, les masqués démasqués - elle en suit les ombres quand il s'échappe dans la forêt. Interdite - lieu de son crime, d'elle assassinée. De son corps abandonné.
Lilith - « Qui êtes vous ? » Le regard sur le serpent au visage prétentieux, elle l'observe, le découvre, s'enrage de le voir si charismatique. Mais elle baisse pas le regard - elle l'a jamais fait pour un homme. Le ferait pas pour lui - se présenta-t-il comme dieu ou non - il en restait mortel.
Tom - « L'on m'appelle Lord Voldemort. Et je viens vous faire une offre que vous ne pourrez pas refuser, Lilith. » Lilith - le nom qui glisse avec respect - alors elle opine, écoute le discours qui glisse comme une sucrerie à laquelle elle peut pas résister. Des mots doux, velours aux oreilles des opprimés. Ainsi donc c'est la guerre de nouveau - et comme avant elle choisit le camp des révoltés. Celui qui lui permet d'être libre, de ne pas porter les colliers du Ministère, de se nourrir des sorciers qui pensent encore que le combat peut être gagné - qu'ils peuvent se lier à tous. Qu'ils peuvent voir les créatures comme des monstres.
Alors monstre elle sera.

Le pacte se fait dans le sang des innocents. Le soir de la nuit Pourpre, elle ne tuera pas pourtant. Lilith, la démone sur le trône fait d'espoirs déchus, d'amours passionnés, d'âmes dépravées - de mortels rendus ivres par le fantasmes de la liberté, de la vie sans cesse, d'une existence sans peur. La peur de la mort annihilé, portée comme un baiser par la démone. Elle devenait rageuse, de devoir ainsi protéger sa vie, dans un monde où se cachait devenait impossible. Elle revenait dans le jeu, non plus pour être Maitre, mais pour être pion - et elle tentait de se convaincre qu'elle pouvait jouer la Reine. Reine déchue. Reine démon.  

Elle est une vampire, manipulant le vent, créant le brouillard. Se changeant en chauve-souris pour se cacher dans le noir. Mordant aux cou où pulse le sang; elle se cache depuis la nuit Pourpre, dans l'ombre des enfants...

  


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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Lun 20 Nov - 10:42

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII :red::red::red::red::red:
T'ES PARFAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE :red::red::red::red:
CARA EST PARFAIT :red::red::red:
JE T'AIME :red::red::red::red:


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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Lun 20 Nov - 12:48

:ha::ha::ha:
Toi, j'vais te faire la misère :ui::ui:
Anyways, @Cassian Aquila - :hin: - j'attends ton message pour m'dire si je me mets d'belles couleurs ou pas :zad::zad:

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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Lun 20 Nov - 15:48

alors alors. :ui:
j'sais que j'ai fangirler tout le long qu'tu m'envoyais des parties de Lilith, mais bon après délibération avec moi-même...
j'dois dire que j'suis pas convaincue. :ui: j'sais pas, j'comme pas l'impression que t'as fait un chef-d'œuvre avec Lilith, j'm'attendais à plus. :ui:



cessons ces plaisanteries de mauvais goûts immédiatement, j'me crois pas moi-même en écrivant ça. :fail:
tout, mais absolument tout, est parfait. :quoi: :elec: je te l'aie déjà dit et j'le pense toujours autant que j'aurais pas pu trouver meilleure Lilith que toi. :sos2: :sex3: :bisou: :sex2: :love:
ta fiche est un véritable délice, Lilith est absolument splendide - et t'as vraiment réussi à m'faire décrocher de Gaga pour le rôle avec Cara, c'qui est pas rien comme je l'avais de tatoué sur le cœur. sauf que Cara comme ça, elle est juste parfaite. :sexe: :fan2:
veux-tu bien arrêter d'attendre après moi et t'mettre ta couleur, qu'on commence notre avalance de rps de fifous. :red: :red: j'ai hâte d'voir les rps avec Syla et Vilde et tout le drama et l'sang et l'fun qu'on va s'faire. :elec:
:omg: :fan: :sex: :strip: :douche: :lit: :seex: :hihi: :kiss: :13: :mange: :nyan: :mouton: :calin: :baave: :pom: :fear: :leche: :hug: :cute: :kimmy: :caalin: :triss: :rp: :gnu: :high5: :mechoui: :maracas: :me: :banane: :jily:

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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Lun 20 Nov - 16:02


Félicitation, tu es validé(e) !

J'vais tellement aimer te haïr et détester t'aimer What a Face Ta fiche est parfaite, j'ai eu le temps de tout relire ce matin, j'en suis heureuse On pouvait pas rêver mieux, t'es parfaite, on va foutre le feu What a Face Encore une fois bienvenue, j'ai arrête de compter Hola

Bravo, tes efforts sont récompensés et tu rejoins désormais la belle communauté de Maraudeur's Era! L'équipe t'a rajouté au groupe ADULTE (vieille croute) et est curieux de voir ce que tu vas faire désormais. Maintenant que tu es des nôtres, tu peux donc librement aller ouvrir ta fiche de liens afin de recenser toutes tes relations, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Bien entendu, nous savons que tu auras de nombreuses histoires parmi nous, penses donc aussi à ouvrir ton journal de bord, et à le tenir à jour, ce qui te sera très utile pour avoir un Double-Compte plus tard. Enfin, si tu es un sorcier - ou que tu as un lien avec le monde magique - tu peux tout à faire posséder une chouette/un hibou qui délivrera mots doux et autres colis à vos destinataires. Les étudiants de Poudlard peuvent aussi - et c'est même conseillé - rejoindre un club/association pour passer le temps et s'éclater.

Une fois encore, bravo pour ta validation, et nous te disons à très vite, au détour de tes aventures! Bien entendu, si tu as la moindre question, le STAFF attend tes MPs et y répondra au plus vite .


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MessageSujet: Re: les cercles infernaux - lilith    Lun 20 Nov - 16:24

:red::red::red:
@Cassian Aquila t'es qu'un fourbe manipulateur qui m'a bien fait peur :nop: AZY :fire::fire: j'ai mis toute mon âme dans ce personnage - en même temps tu l'sais je bavais dessus depuis fucking longtemps :ha: j'crois que la longueur d'la fiche le prouve :lool: et c'pas fini, j'fourmille d'idées pour d'possibles liens avec plein d'gens et tout :red: CA VA ROXER :red::red:
So merci d'm'avoir réservé l'perso pendant plus d'un an :supplice: - même si c'tait pas voulu :ha: Arrow BREF.
J'suis ravie qu'tout te plaise, et t'sais - Cara c'aussi un défis pour moi :ha: dans ma tête c'est l'actrice qui appartient à @Vilde A. Sørensen puis qu'a été d'autres personnages qui m'ont appris à plus l'aimer - alors si j'la joue c'est grave à Valerian :baave: puis au beau Syla :ha::ha: - que j'ai bien hâte de dévergonder :lool: :dead:
BREF. Alors relevons le défis, et DEMARRONS NOS RPS D'MALAAAAAAAAAAAAAAAADES :red::red::red::fan::fan::fan::fan::sos2::sos2::sos2: J'VEUX PAS RESISTER PLUS LONGTEMPPPPPPPPPPPPPS :quoi::quoi:

@Vilde A. Sørensen :ha::ha: tu sauras jamais m'résister, très chère :hin: j'ai bien hâte de venir te voir détester m'aimer, et aimer m'détester :ha: FAIRE DES RPS ENCORE AVEC TOI CA VA ETRE PARFAIT :quoi::quoi:
J'suis trop en kiffe sur nos trois vampires :sos2:
On est très beaux :hin:

:love::sex::sex2::sex3: j'vous adore :ha:

_________________

you are my mortal eternity
L'éternité était devenu un poison, s'insinuant dans nos veines figées par l'ennui, pour n'être que l'attente d'une mort joueuse et pleine de malice. Et tu es arrivé, avec ta naïve existence mortelle, faite d'instants présents comme il n'existait rien d'autre pour toi. Tu es devenu ma présente éternité. Ma présence au monde.  

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