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 underwater, where sirens sing (sylith)

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MessageSujet: underwater, where sirens sing (sylith)    Lun 20 Nov - 22:16



underwater, where siens sing
Syla MacFusty & Lilith Kensington
La brûlure dans sa gorge la fait gémir de plaisir - elle ferme les yeux sur l'abysse qui l'entoure, le gémissement de la mort de sa victime la faisant tressaillir. Le corps tombe, un bruit sourd frappant la terre meule de la forêt interdite. Et déjà, le cadavre vidé de son sang gît dans un silence étouffant. Elle reste un moment, à jouir de l'hémoglobine qui lui réchauffe les veines, un sourire de satisfaction naissant sur ses lèvres rouges carmin - et le regard qui se voile d'un bleu électrique. Elle retrouve l'apparence presque, humaine. Arborant des cheveux blancs immaculés, coupés en carré qui encadrent un visage doux d'adolescente encore innocente - l'Innocent assassiné sous les coups du démon. Nous devrions rentrer au château. Inspirant profondément, pour reprendre sa marche à travers les arbres, laissant Pré-au-Lard et ses casses-croutes à l'arrière, et retournant se percher en haut des tours.
Les mois défilaient, dans le château immobile. Les étudiants se ressemblaient tous, en vague terme et monotone - des touches de couleurs agitaient les sens de la vampire, qui refusait de se laisser fasciner. Elle refusait - de trouver dans ces corps agités de passions inutiles un quelconque intérêt. Elle ne ruminait que le nom de Cassian, se rattachant à l'idée que lui seul saurait la rendre vivante - qu'il avait emporté dans son sillage un morceau de son âme, perdu depuis et qu'elle entendait reprendre. Nous devons nous faire discrets avant que les Aurors ne reprennent leurs rondes. - les habitudes, s'encraient entre les faits et gestes des mortels, et elle restait à les observer. Stupides créatures, agissant par habitudes pour ne pas craindre de sombrer dans la folie, la déchéance, ou risquer la mort.

Comment cinq aurors pouvaient empêcher ces gamins de mourir ? Le soupire fendit l'âme de l'immortelle, alors qu'elle arrivait à la lisière de la sombre forêt. L'interdite, contenant en elle, sa propre mortalité perdue. Elle ne ressemblait plus à ce qu'elle était un millénaire auparavant - elle n'était plus son parc d'amour perdu, elle était devenu celle qui cachait les maudits. Retournons au château, sans nous arrêter. Nous ne devons pas nous laisser distraire. Elle se mit en route, luttant contre l'envie toujours contant, présent, de glisser son regard vers le Lac Noir. Le Lac noir - c'est le chant des sirènes qui la fit s'arrêter. Sceptique, immobile, luttant contre sa nécessité de retourner jouer son rôle d'ombre parmi les fantômes, et la curiosité qui la dévorait depuis des semaines.
Une vive couleur dans la foule monotone. Elle l'avait remarqué, un soir alors qu'il allait hors des murs, ignorant les règlements pour se glisser dans l'eau gelée en hiver - sans se soucier des conséquences, disparaissant de longues minutes sans que rien ne bouge. Un mirage - il était un mirage, apparaissant quelque fois dans le champs de vision de la créature fascinée. Alors qu'elle restait perchée sur la plus haute tour, elle le regardait durant des heures - les heures que lui perdaient sur les rives du Lac. Juste un instant.

Elle reste un moment sur les rives du Lac, le chant des sirènes en écho profond sous les vagues - elle restait un marin fascinée, à attendre le moment où il lui reviendrait. En attendant - un instant elle pensa qu'il était le fruit de son imagination. Le moment suivant il se trouvait à sortir de l'eau, lui faisant fasse. Un regard aussi profond que le sien, où les vagues se fracassaient dans un orage ténébreux.
Lilith - « Je t'ai entendu, chanter aux sirènes - ou danser pour elles peut être. Je t'ai vu, revu - aller et venir dans le Lac constamment. » Dit-elle en glissant les mots avec cette fascination, incapable de ne pas le regarder - sans se soucier de porter la tenue volée à une élève de Serdaigle pour se fondre dans la masse - être elle-même un rôle sur ce théâtre. « Tu as froid ? »  demanda-t-elle en avisant son corps dénudé et trempé, sortant de sa poche une baguette longue et élégante - celle qu'elle n'a jamais pu quitter en mille ans sur terre.


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L'éternité était devenu un poison, s'insinuant dans nos veines figées par l'ennui, pour n'être que l'attente d'une mort joueuse et pleine de malice. Et tu es arrivé, avec ta naïve existence mortelle, faite d'instants présents comme il n'existait rien d'autre pour toi. Tu es devenu ma présente éternité. Ma présence au monde.
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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Mar 28 Nov - 21:30

Lila
Underwater
C'est un rituel qu'il s'impose chaque soir car il sait qu'il ne pourra pas dormir sinon. Un rituel, celui d'attraper son sac contenant sa tenue de nuit et une serviette qu'il fait sécher chaque fois après ses bains. Ce soir encore il rejoint son dortoir et attrape le sac posé au pied de son lit avant de quitter les cuisines et la chaleur de ces dernières. Ca sent le pain chaud et la brioche, signe que demain matin ils auront des belles brioches bien chaudes pour le petit déjeuner. Il en salive d'avance mais pour le moment, le ventre plein et le besoin de se baigner prend le dessus alors qu'il se faufile hors du château pour rejoindre le lac. Il n'est pas loin, seulement trois ou quatre minutes à pied en s'activant comme il faut. De quoi digérer un peu mais surtout se fondre dans les ténèbres alors que les aurors rodent, mais qu'ils ne sont pas assez prudent pour empêcher le MacFusty d'aller piquer une tête, comme il fait tous les soirs depuis le moment où il a élu domicile dans ce château. Enfin il arrive au bord et il ne met que quelques secondes à se retrouver en caleçon. Il entre dans l'eau, elle est fraîche, glacée même mais cela n'a jamais été un problème pour lui.

Ce n'est pas long avant que les sirènes n'arrivent vers lui et ne lui parlent de leur langage si particulier. Il sourit Syla avant de leur répondre, nageant vers elles une jolie brasse fluide alors qu'elles virevoltent autour de lui. C'est qu'il est un habitué maintenant, ils les connaît toutes et même le roi des tritons lui a déjà fait l'honneur de le saluer. Fait rare pour un gamin, mais dés qu'il peut il aide les sirènes et se permet de leur faire la causette, alors pas de quoi se sentir agressé ni mis en danger. C'est pas Syla qui irait les menacer. Pendant un moment il nage avec des mouvements fluide, piquant une tête dés qu'il le peut. Il n'a pas peur dans cet immense lac, il sait que rien ne va lui arriver. Au pire le monstre l'attrape et l'envoi valser à l'autre bout, rien qui ne l'empêche de revenir de toute façon n'est-ce pas ? Il est bon nageur, il sait que l'eau ne sera jamais un problème pour lui. Après une petite demi heure de nage il sort doucement de l'eau, sans entendre les bruits de pas qui ne font que se rapprocher. Il sursaute lorsqu'il lève le visage pour tomber sur une jeune fille, au visage éclairé par la lune et à l'air menaçant tout autant que fascinant.

« Je t'ai entendu, chanter aux sirènes - ou danser pour elles peut être. Je t'ai vu, revu - aller et venir dans le Lac constamment. » Il admire un instant la tenue qu'elle porte avant de se rendre compte qu'elle affiche le blason des serdaigles. Et qu'il n'a jamais vu une telle fille au sein de l'école. « Elles chantent lorsque je vais nager avec elles. Elles savent que j'adore cela. » Dit-il pour justifier l'instant artistique avec les sirènes qui en effet, ont une voix tout à fait sublime. « Tu as froid ? » Il bouge la tête de gauche à droite. « Le plaisir d'avoir piqué une tête me fait oublier le froid. » Dit-il avant de se pencher vers son sac pour en sortir une serviette et pour s'enrouler dedans. Il sort aussi sa baguette, fixée à son avant bras avec une procédé en cuir et se lance un sort pour se sécher les cheveux et le reste du corps. « Qui es-tu ? C'est la première fois que je te vois ici. » Qu'il dit en relevant la tête pour la regarder avant de s'installer au milieu des galets. « Tu n'es pas au courant du couvre feu ?

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Aoniabh ri chéile
S'il y a une chose à laquelle tu tiens par-dessus tout, n'essaie pas de la retenir. Si elle te revient, elle sera à toi pour toujours. Si elle ne te revient pas, c'est que dès le départ elle n'étais pas à toi.
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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Ven 1 Déc - 21:14


underwater, where siens sing
Syla MacFusty & Lilith Kensington

Le clapotis de l'eau devient silence - le soleil est couché depuis longtemps, la lune dardant ses rayons argentés sur la surface plane. Comme gelé, au reflet du ciel constellé d'étoiles - comme s'il se trouvaient pas des centaines de créatures en dessous, nageant dans les abysses, et faisant de cette sombre réalité leur royaume. L'adonis aux cheveux dorés, au regard ombragé d'une clarté brillante, semble sortie d'un rêve. Mirage au physique androgyne, encore trop jeune, assez mature pour éveillé un bel intérêt, regarde l'antique démone grimée en étudiante. Et elle l'accueille, glissant son regard sur lui sans gêne aucune. Embrassant un torse dessiné par les heures passées dans le lac - sans doute - ou par une génétique pour le moins généreuse. Les épaules carrées, descendant sur des abdominaux marqués - et une taille plus fine que la moyenne, des jambes longues et un visage d'ange - elle peut pas en détacher son regard restant sans voix un moment avant d'excuser sa présence. Sans vraiment l'excuser, pas qu'elle ait de quoi s'en sentir coupable - elle l'a remarqué plus d'une fois sous la lune, et la curiosité a toujours été un mauvais défaut.
L'enfant qui chantait pour les sirènes - à présent cela n'était qu'un écho dans un souvenir proche. Un écho qui se dissipé dans le silence brisé que par leurs deux voix.
Syla - « Elles chantent lorsque je vais nager avec elles. Elles savent que j'adore cela. » Surprise - par la tendresse dans la voix chaude, et caressante et les mots pour le moins unique dans la bouche d'un sorcier. Les sirènes sont des créatures solitaires, détestant depuis longtemps les sorciers qui ont autrefois tentés de les détruire. La pêche aux sirènes, pour prendre leurs écailles qui se vendaient bien trop cher sur le marché - elle en a vu se faire décimer, cruellement arrachées à l'océan, ou vendues dans des cirques pour leurs voix si fantastique. Leur voix qui rend fou - surtout - alors comment est-il encore ici plutôt que noyé au fond du Lac noir ?
Lilith - « Nager à leurs côtés ou entendre leurs chants hypnotiques ? » La surprise se cache pas, dans la voix de l'immortelle, qui tend à se pencher vers le corps encore humide - pour en sentir la chaleur le quitter, et ne pas en voir les tremblements pour autant. Surprise en surprise, alors qu'il se sèche sommairement.
Syla - « Le plaisir d'avoir piqué une tête me fait oublier le froid. »
Lilith - « Tu prends plus de plaisir à t'oublier avec les sirènes qu'à t'assurer de ne pas attraper la mort alors ? » Il y a une goutte d'eau qui glisse de ses cheveux pour s'écraser sur son épaule, avant de descendre vers le nombril rond. Elle le suit du regard, sans aucune gêne alors qu'elle se tient à pas un mètre de lui - elle sent presque qu'il darde le même regard curieux sur elle.

Et elle le sent, quelque part dans son âme putréfiée, quelque chose qui s'agite. Comme cette sensation avant d'égorger une victime, de trouver un nouveau trésor, d'embrasser un nouvel amant - l'anticipation.
Syla - « Qui es-tu ? C'est la première fois que je te vois ici. » C'est un sourire qui lui répond, avant qu'un pouffement ne l'accompagne. Alors seulement elle quitte le corps du regard pour les étoiles, et inspire profondément.
Lilith - « Ca s'explique sans doute car c'est la première fois que je sors à cette heure-là, dans ce coin-là du parc. » L'évidence, qui glisse avec naturel de la bouche de l'immortelle, alors qu'elle regarde toujours le parc autour d'eux, avant de ne pouvoir s'empêcher de se tourner vers lui - et qu'importe qu'elle soit grimée, elle peut pas empêcher les prochains mots qui lui échappent de la bouche. « Je m'appelle Lilith. » C'est rare qu'elle offre le prénom, celui offert par Cassian pour s'allier à sa vie de pêchers, Innocent pour longtemps oubliée dans les abysses des années.
Syla - « Tu n'es pas au courant du couvre feu ? »
Lilith - « Et toi ? » Elle cherche pas à le contredire ou se justifier d'être là - après tout elle doute qu'il se trouve de démon plus dangereux qu'elle dans les bois. « Un étudiant qui ignore le couvre-feu pour aller entendre les sirènes chanter, et s'en retrouve à peine affecté - comment un couvre-feu pourrait m'empêcher de voir cela ? » La question est enflammée, de surprise et de désir de plus qu'elle ravale pas. Au lieu de cela elle vient s'approcher, sortant sa propre baguette pour souffler un sortilège pour sécher les cheveux encore humides.
Lilith - « Il faudrait pas que tu t'empêche d'en profiter demain parce que ton corps s'est enrhumé. J'crois pas avoir entendu ton prénom. »



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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Dim 3 Déc - 23:16

Lila
Underwater
Derrière eu c'est une bourrasque de vent frais qui souffle encore, le faisant assez frissonner pour qu'il se traite d'idiot alors qu'il prend tout son temps pour se rhabiller. Mais il est vrai que le froid lui semble bien minime face au plaisir d'avoir piqué une tête, bien reposante dans l'eau gelée du lac. Il nage depuis qu'il est en age de bouger les bras Syla, il n'a pas besoin de prendre des précautions lorsqu'il part piquer une tête. Le froid de l'eau, la peur des espaces aquatiques, tout cela ne l'a jamais atteint et même pire, sa peau est habituée aux eaux gelées de l’Écosse et de son île. Alors le lac noir n'est qu'une promenade de santé pour lui. C'est plus le vent une fois sorti de l'eau qui lui pose problème, car il est le plus difficile à dompter et donc celui qui lui arrache des réels frissons. Mais dans l'eau, aucun élément ne pourra mieux se vanter de donner à Syla l'impression d'être chez lui. Il est né pour devenir une sirène ou un triton, pour sûr il n'aurait pas du naître sorcier mais bien être aquatique. « Nager à leurs côtés ou entendre leurs chants hypnotiques ? » Il relève la tête avant de se tourner et de regarder l'autre coin du lac, là où les sirènes attendent assises sur un rocher qu'il leur fasse un dernier signe de la main. Geste qu'il fait avec un sourire, pour leur souhaiter une bonne nuit et une excellente soirée. « Leurs chants. C'est leur façon de me dire au revoir. Mais j'avoue que nager avec elles est un passe-temps dont je ne peux me lasser. » Dit-il avec un petit rictus avant de se tourner, de se pencher et d'attraper sa serviette jaune. Il commence à se sécher avec, sans vraiment faire attention car il ne ressent toujours pas la morsure du froid. « Tu prends plus de plaisir à t'oublier avec les sirènes qu'à t'assurer de ne pas attraper la mort alors ? »

« Je ne suis jamais tombé malade à cause de mes bains nocturnes. Le vent est mon seul ennemi pour le moment. » Dit-il avant de glisser sa serviette autour de son cou et d'attraper son jogging aux couleurs de sa maison. Il sèche son caleçon d'un sort avant d'enfiler son jogging et de cacher ses longues jambes. Il attrape un pull et le met lui aussi, pour lutter contre le vent qui se lève toujours un peu plus. Elle vient se présenter, avouant qu'elle ne sort que très peu et pas dans cette partie du parc habituellement. Il hoche la tête, notant dans son esprit le prénom qu'elle lui donne. « Lilith comme le démon ? » Demande Syla au bout d'une seconde avant de lui demander si elle n'est pas au courant qu'ils ne devraient pas être là, car le couvre-feu interdit à quiconque de sortir une fois l'heure passée. « Et toi ? » Il la regarde et hausse les épaules. Ce n'est pas comme si on pouvait l'empêcher de prendre son bain. « Un étudiant qui ignore le couvre-feu pour aller entendre les sirènes chanter, et s'en retrouve à peine affecté - comment un couvre-feu pourrait m'empêcher de voir cela ? » « Je ne peux dormir si je ne m'accorde pas quelques minutes de nage chaque jour. Couvre-feu ou pas, je me moque des mangemorts et du risque qu'ils m'attaquent si ils me voient. Je serais bien plus rapide à sauter dans l'eau et à m'enfuir à la nage. » Dit-il avec un sourire. Sans parler du fait que les sirènes se jetteraient sur les malheureux sans hésiter. Car ce sont ses amies, ses copines, une sorte de famille qu'il rejoint chaque jour pour prendre des nouvelles.

Elle s'approche et sort sa baguette pour sécher la chevelure d'or du jeune garçon, qui la remercie d'un geste de la tête. « Il faudrait pas que tu t'empêche d'en profiter demain parce que ton corps s'est enrhumé. J'crois pas avoir entendu ton prénom. » Il sourit doucement et baisse la tête, pour arranger son pull avant de s'installer sur les galets au bord du lac. Là il reprend sa baguette et en quelques mouvements de poignet, fait naître un feu bien chaud juste devant eux. Faut dire que le feu ça le connaît maintenant, il jurerait que les MacFusty naissent dans les flammes et meurent entre elles. « Mon nom, tu n'as pas besoin de le savoir pour l'instant si ? Allez à ton avis, j'ai une tête à m’appeler comment ? » Qu'il dit en avançant ses mains devant lui pour les réchauffer. Lâchant un soupir de bien être, de nostalgie car il a l'impression d'être sur son île là, devant l'eau, devant un feu, avec l'odeur de l'herbe fraîche et du bois brûlé.

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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Ven 8 Déc - 20:31


underwater, where siens sing
Syla MacFusty & Lilith Kensington

Le chant est un ronronnement dans le lointain, alors qu'il se trouvait surtout le battement d'un coeur maladroit. Le regard glacé du sorcier, posé sur la démone aux orbes carmins, encore délirant de son sanglant repas, ne se quittent plus. L'un face à l'autre, dans un silence observateur, passionné, perplexe - se trouvant de quoi parler, des questions de jeunes bêtes curieuses qui vont l'une vers l'autre pour une première fois. Elle peut pas s'empêcher de vouloir le faire parler, dans sa voix trouvant l'hypnotique attraction que d'autres entendant dans le chant des sirènes. Sur les eaux tourmentées des océans encore inexplorées, fut un temps les sirènes étaient des déesses, chassant les pirates pour en faire leurs esclaves - elles étaient à la surface alors, épousant les rochers pour en faire des trônes; épousant l'écumes pour en faire des cartes aux trésors. Et les pirates, amoureux des océans, devenaient les amants des femmes maudites - affamées de leurs propres passions. Elles les dévoraient, de leurs chants les rendaient fous avant de les emporter dans l'Atlantide - Royaume perdu au coeur des vagues immenses. L'immortelle les avait longuement questionnés, devenant concurrente pour faire des hommes ses propres esclaves sur un navire hanté - d'anciens souvenirs devenus légendaires à présent. Passé d'une autre vie - à présent le tumulte des vagues était lointain, et les sirènes des ombres au fond du lac noir de l'école de magie - trouvant la sécurité au lieu d'être chassée dans des eaux qui étaient aux mains des hommes.
Syla - « Leurs chants. C'est leur façon de me dire au revoir. Mais j'avoue que nager avec elles est un passe-temps dont je ne peux me lasser. » Perplexe, l'immortelle reste la bouche ouverte sans bruit - ne comprenant ni comment il pouvait ne pas être affectée ou encore comment il pouvait trouver tant de plaisir à se trouver en présence des créatures magiques. Rares étaient les sorciers y trouvant satisfaction sans égoïste, préférant découvrir les créatures sans les soumettre.
Lilith - « Tu parles leur langage. » C'est une évidence, plus qu'une question - ou sinon comment leur résister. Ou sinon comment expliquer cet intérêt, ce rapport, cette amitié - et pouvait-on le penser ainsi après des siècles de guerre interne, de répression et d'annihilation des libertés des hybrides ?

Le vent souffle à son oreille des questions étranges, lui assurant d'être éprise d'un désir mordant d'en apprendre plus sur le jeune homme - le mortel à moitié nu, dont le corps offert ne lui présenté que peu d'intérêt, tant elle était perdue dans un regard sincère. Sincère - non moins emprunt d'un ennui, d'une forme de recul sur le monde qui lui donnait envie d'effacer l'espace entre eux.
Syla - « Je ne suis jamais tombé malade à cause de mes bains nocturnes. Le vent est mon seul ennemi pour le moment. » Elle inspire, ressentant les bourrasques avec ce frétillement particulier - la sensation lui fait presque battre un coeur mort, mais c'est la magie qui circule dans les veines putréfiées - et rapidement le vent n'est plus autour d'eux, comme Lilith en est la reine dans ce royaume-ci. Déesse des vents, si ce n'est des morts.
Syla - « Lilith comme le démon ? »
Lilith - « Vivant sur le Royaume d'Edom, la déesse nocturne. »  Royaume d'une nuit éternelle où depuis un millénaire à présent elle a bâti son empire pour y siéger en maitre incontestée. Et elle sourit, fierté emprunt de beauté sombre - mais rapidement devant lui elle perd l'âge pour n'être qu'une adolescente grimée de dix-sept ans. Comme elle le fut - comme elle le sera toujours.

Règles, lois qui passent, changent, s'ignorent - comme lui l'ignore alors qu'elle n'y fait pas même attention. Le couvre-feu pour protéger des ennemis qui ne sont pas les siens. Ils disparaitront avant elle, comme les anciens qui se sont battus pour un idéal utopique - qu'importe, puisqu'il est impossible. Qu'importe, puisque l'homme revendique toujours pour ne pas savourer ce qu'il possède. Insatisfaction au coeur des exigences des mangemorts. Et après eux, en viendront d'autres.
Syla - « Je ne peux dormir si je ne m'accorde pas quelques minutes de nage chaque jour. Couvre-feu ou pas, je me moque des mangemorts et du risque qu'ils m'attaquent si ils me voient. Je serais bien plus rapide à sauter dans l'eau et à m'enfuir à la nage. »
Lilith - « Et avec les sirènes à tes côtés tu risques bien moins d'être leur victime. Rare sont les sorciers résistants à l'attraction de leur chant pour qu'elles puissent les noyer... »  Rajoute-t-elle d'une voix qui s'étend, avec un sourire sur les lèvres. « Les mangemorts ne sont-ils pas des sorciers comme les autres après tout ? Alors pourquoi les craindre plus que les autres ? » Rajoute-t-elle en levant les yeux au ciel avec exaspération. La crainte - c'était bien ce qu'ils tentaient de glisser dans les palpitants des vivants. Pas le sien - bien qu'elle se retrouve à leur merci pour protéger de ce monde moderne les créatures qu'elle avait en affection. Elle le devait - jouer le jeu des mortels à présent que le monde était devenu trop étroit pour elle.
Mais qu'importe comme c'est lui qu'elle voyait, se moquant du reste du monde, pour l'observer comme une bête curieuse - se rapprochant encore imperceptiblement -
Syla - « Mon nom, tu n'as pas besoin de le savoir pour l'instant si ? Allez à ton avis, j'ai une tête à m’appeler comment ? » Le sourcil arqué, elle ouvre la bouche avant de laisser échapper un ricanement amusé. Jeu puéril auquel elle n'avait pas souvenir d'avoir un jour joué.
Lilith - « Ca ne serait qu'équitable puisque tu connais le miens. N'est-ce pas ainsi que les gens cordiaux font connaissance ? En se désignant de nos noms. Mais si tu refuse de me donner le tiens je peux toujours t'en trouver un... » Qu'elle répond avec le regard qui se lève au ciel pour cacher son agacement - de jouer sans connaitre les règles. « T'as une figure d'adorable faquin, peut être devrais-je m'arrêter à te nommer ainsi. Qu'en dis-tu ? »




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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Jeu 21 Déc - 19:14

Lila
Underwater
« Tu parles leur langage. » Il tourne son visage vers elle et pendant un moment ne dit rien, ne parle pas. Puis d'un geste lent et précis il hoche la tête. Sans prétention, sans arrogance, un simple fait. « Pourquoi cela t'étonne ? » Qu'il demande d'une petite voix. Après tout ce n'est un secret pour personne que l'un des derniers de la fratrie MacFusty parle aux sirènes, au créatures et aux êtres qui peuplent le grand lac noir. Il essaye du moins de se faire comprendre au maximum et il a parfois l'impression qu'aucun langage ne sera assez parfait, assez maîtrisé pour se faire comprendre comme il le voudrait. Alors il préfère persévérer et se dire que bientôt il en apprendra d'autre. Il y a tellement à savoir dans ce monde, tellement de dialectes, il a parfois l'impression qu'une vie ne serait pas assez longue pour tout apprendre. Il lui faudrait passer son temps à étudier ou alors être immortel, pour trouver la solution à cette soif de savoir qui lui donne l'impression d’être constamment assoiffé. « Vivant sur le Royaume d'Edom, la déesse nocturne. » « Original. » Qu'il répond avec un petit sourire à la jeune fille au prénom sorti de nulle part, au prénom de démone qui semble lui convenir. Surtout lorsque Syla remarque que le regard de la fille brille d'une lueur sombre, presque rouge, comme une flamme qui danse au fin fond de ses yeux et qui l'attire comme un animal qui ne peut se soustraire à la lumière d'une lampe.

« Et avec les sirènes à tes côtés tu risques bien moins d'être leur victime. Rare sont les sorciers résistants à l'attraction de leur chant pour qu'elles puissent les noyer... » « Elles ont essayées mais ce sont ravisées lorsque j'ai commencé à parler leur langue. Puis j'ai réussi à leur échapper à la nage, elles ont du penser que je méritais de vivre alors. » Qu'il répond en repensant à ce moment où les sirènes ont tentées de lui tenir la tête sous l'eau pendant plusieurs minutes, avant de se rendre compte que Syla était déjà loin après quelques brasses et pire encore, qu'il pouvait leur parler aussi bien qu'à ses semblables. Depuis il a été accepté, il a fait preuve d'humilité auprès de ces êtres et ils ont acceptés de lui ouvrir les portes de leur royaume merveilleux, fait de coquillages, de rêves, d'eau et de poissons tout aussi fantastiques qu’incroyables. « Les mangemorts ne sont-ils pas des sorciers comme les autres après tout ? Alors pourquoi les craindre plus que les autres ? » « Ils sèment la mort partout où ils passent, la désolation et la peur. Et ils attaquent les créatures. N'as-tu pas entendue parler de l'attaque récente de mangemort dans la forêt interdite ? Ils ont presque tués un centaure avant d'attaquer le loup garou. Il a été retrouvé dans un état terrible, les centaures ont du le soigner. » Qu'il répond en laissant son regard dériver sur la forêt non loin, observant les arbres qui bougent légèrement sous la brise fraîche du vent qui souffle encore, qui ne cessera pas avant les premières lueurs de l'aube.

C'est chez lui ici et toutes ces créatures vont lui manquer le jour où il terminera ses études. Ce sera comme on dit, un crève cœur que de leur dire adieu. Les sirènes sont devenues ses amies, les centaures acceptent parfois de lui parler d'alchimie et d'astrologie et il lui est arrivé d'entendre au loin le bruit des pattes des acromentules. Il sait qu'il pourrait se faire dévorer, mais c'est bien peu comme peur comparé à l'idée de ne jamais retrouver ces êtres. « Ca ne serait qu'équitable puisque tu connais le miens. N'est-ce pas ainsi que les gens cordiaux font connaissance ? En se désignant de nos noms. Mais si tu refuse de me donner le tiens je peux toujours t'en trouver un... » « Qui te dit que je suis cordial ? » Qu'il répond avec un sourire en coin, avant de laisser sa main s'approcher du feu pour réchauffer sa peau claire. Le feu, qui alimente les dragons qui peuplent son île. Le feu que sa famille aime tant alors que lui même le déteste, qu'il préfère la douceur d'une vague que le mordant d'une flamme. Ce feu pourtant, dans lequel il pense être né parfois. Mais même l'eau et la glace brûlent, il en a déjà fait les frais.

« T'as une figure d'adorable faquin, peut être devrais-je m'arrêter à te nommer ainsi. Qu'en dis-tu ? » Il relève la tête et la regarde fièrement, avant de bomber le torse. « Adorable faquin, cela me convient ! » Qu'il répond avec un sourire flottant sur sa bouche rose. « Alors comme ça j'ai une figure adorable ? Es-tu venue ici pour me complimenter, chère Lilith, la démone au regard changeant ? » Qu'il demande en plongeant son regard dans celui de la belle, remarquant que ses yeux semblent être plus brillant maintenant, comme si ils avaient longtemps regardés quelque chose de brûlant jusqu'à ce que la brillance se transmette au fin fond de ce regard.

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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Sam 30 Déc - 22:20


underwater, where siens sing
Syla MacFusty & Lilith Kensington
Syla - « Pourquoi cela t'étonne ? » Il a un regard brillant, d'une couleur claire - presque translucide qui la traverse. Elle reste un moment, prise au piège de ces orbes irréelles. Et elle ne se souvient pas d'amour déjà vu un regard aux couleurs de la lune - d'un gris clair, aux reflets bleus.
Lilith - « Les sorciers sont souvent trop orgueilleux pour apprendre des créatures. » répondit-il d'un souffle - les souvenirs d'afflictions de ces siècles passés lui revenant. Les souvenirs des révoltes, des sorciers soumettant les créatures à leurs volontés - considérant qu'il s'agissait bien plus d'animaux que d'égaux. Et pourtant, voila un sorcier qui apprenait d'elles, découvrant leurs langages, et nageant à leurs côtés. Egal - comme elle en avait rêvait jadis. Comme elle aurait souhaité l'être à l'aube de sa vie d'immortelle, quand elle s'était vue retirée le diadème des Serdaigles, pour n'être qu'un monstre de conte de fée. Elle avait dû choisir, entre la magie et l'hémoglobine - haït des premiers, sauvant les seconds. Elle s'était battue, pour leur droit - avant de n'être plus qu'un démon aux dents acérées.
Syla - « Original. »
Lilith - « En effet. » Original - pas tant parce que le nom était peu courant, que parce qu'il lui semblait parfois être née depuis le début du monde. Elle l'était, à l'aube de cette génération-là, de ces citées de lumières artificielles. Elle était née depuis longtemps, foulant la terre sans être étreint par le temps qui passe.

Mais elle s'intéressait plutôt à lui - hypnotisée par la beauté du sorcier, par cette naïveté, simplicité au regard clair. Elle était intriguée, et c'était un fait assez rare ces dernières années pour qu'elle ne se refuse pas la moindre questions.
Syla - « Elles ont essayées mais ce sont ravisées lorsque j'ai commencé à parler leur langue. Puis j'ai réussi à leur échapper à la nage, elles ont du penser que je méritais de vivre alors. » Elle laissa échapper un rire - se surprenant alors de sa propre réaction. Mais à imaginer les regards atterrés des sirènes face à un excellent nageur, elle ne pouvait pas l'empêcher. Il devait être doué - et elle n'en doutait pas, en vérité, comme elle l'observait aller et venir dans le lac depuis des jours. Depuis qu'elle se trouvait à Poudlard, depuis qu'elle se cachait dans la tour d'Astronomie.
Et elle s'étonnait de l'entendre parler des Mangemorts, ne s'en souciant nullement pour sa part. Après tout, elle était plus dangereuse qu'eux, à bien des écarts, ne s'alliant à leurs côtés que pour protéger les siens de l'orgueil des sorciers, de leurs guerres stupides, et leurs avidités. Ils désiraient la gouvernance du monde, mais au final, il n'y restait que les éternels.
Syla - « Ils sèment la mort partout où ils passent, la désolation et la peur. Et ils attaquent les créatures. N'as-tu pas entendue parler de l'attaque récente de mangemort dans la forêt interdite ? Ils ont presque tués un centaure avant d'attaquer le loup garou. Il a été retrouvé dans un état terrible, les centaures ont du le soigner. » Surprise une fois encore, et quelque chose dans sa poitrine flamba - une chose qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps, la faisant prendre un pied de recul. L'intérêt, l'inquiétude, l'émotion dans la voix du sorcier l'étreignait au coeur, et elle ne s'y attendait pas.
Lilith - « J'en ai entendu parler. Son hurlement a traversé les murs du château. Il était à l'agonie… J'ignorais qu'il existait d'autres sorciers pour s'en inquiéter. On parle plus souvent de ces pauvres nés moldus , que du sort fait aux créatures. » Rajouta-t-elle, de plus en plus surprise, attirée, et - et elle ignorait en vérité. Elle sentait, elle ressentait, pour la première fois depuis longtemps.

Soudainement le ton se fit plus puéril, joueur, séducteur - et elle s'amusait comme une enfant, retrouvant des habitudes qu'elle avait oublié posséder.
Syla - « Qui te dit que je suis cordial ? »
Lilith - « On ne peut avoir la beauté et la politesse de toute évidence. » Rajouta-t-elle en levant les yeux au ciel avec un fatalisme feint, surjoué. Elle souriait, en réalité, tout comme lui avec son visage d'enfant malin. Elle aurait voulu s'en approcher plus encore, mais grinça plutôt des dents pour se mettre à râler devant l'évidence - il ne lui donnerait pas son nom, et elle, capricieuse, désirait l'avoir.
Syla - « Adorable faquin, cela me convient ! »
Lilith - « L'adjectif devrait peut être changer. » dit-il en penchant la tête de côté, le sondant d'un regard impudique - et le fait qu'il ne porte pas tous ses vêtements ne faisaient qu'en rajouter à l'appréciation de l'immortelle.
Syla - « Alors comme ça j'ai une figure adorable ? Es-tu venue ici pour me complimenter, chère Lilith, la démone au regard changeant ? »
Lilith - « Elle le serait bien plus si tout ce qui sortait de ta bouche n'était pas si agaçant. « Dit-il en grimaçant vers lui, mordant presque alors qu'il jouait avec ses nerfs. Ils pouvaient être deux à ce jeu-là, et elle n'avait rien contre jouer ses cartes également - il se perdait dans son regard, et sans doute n'était-elle pas capable de contrôler les réactions de ses pupilles.
Lilith - « Et pourquoi Diable, aurais-je eut envie de venir te complimenter ? Y aurait-il matière pour cela ? » Dit-elle avant de finalement faire un mouvement de cheveux, fluide et gracieux, tournant le regard vers la lune - celle qui se reflétait dans le lac. « J'aurais de meilleures raisons de venir profiter de cette vue-là. »




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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Jeu 4 Jan - 4:30

Lila
Underwater
« Les sorciers sont souvent trop orgueilleux pour apprendre des créatures. » « Chacun réagit différemment lorsqu'on se trouve devant quelque chose d'inconnu. » Lui il a la chance d'être de nature curieuse ainsi, lorsqu'il ne comprend pas un langage ou une façon de penser, il préfère en apprendre un peu plus plutôt que de fuir. C'est depuis ça qu'il a tant découvert sur les créatures et qu'il parle leur langue, car il ne pouvait se résoudre à croiser des êtres tous les jours sans savoir comment au moins, les saluer. Il en est fier, de se dire qu'il finira sans doute comme le traducteur du clan, comme celui qui fait le lien entre les MacFusty et les autres créatures de ce monde. Pourtant son travail ne vient que de commencer, il a beaucoup de langue à déchiffrer encore et à maîtriser, pour être totalement prêt pour les siens. « J'en ai entendu parler. Son hurlement a traversé les murs du château. Il était à l'agonie… J'ignorais qu'il existait d'autres sorciers pour s'en inquiéter. On parle plus souvent de ces pauvres nés moldus , que du sort fait aux créatures. » « Ce ne sont pas les nés moldus qui attaquent les créatures et qui les méprisent, mais bien les sang-purs qui se pensent supérieur au reste du monde. » Qu'il dit sans détour, se moquant bien de ce qu'elle peut penser ou des idées qu'elle peut avoir. Il est contre cette guerre, contre les mangemorts et contre les idées pro-sangs purs que peuvent avoir des camarades d'école. Une belle bande d'idiots, ils ne valent même pas que Syla gaspille un regard dans leur direction.

« On ne peut avoir la beauté et la politesse de toute évidence. » Il éclate de rire et hoche la tête, appréciant la petite pique gratuite. Il aime la façon qu'elle a de tourner les mots, cette facilité qui semble couler sur sa langue lorsqu'elle lui lance un peu de son venin. Elle n'aime pas qu'il lui tienne tête, elle n'aime pas qu'il n'ai pas encore donné son nom et cela le fait bien rire. Il va encore la faire mariner, après tout il décide de qui doit connaître son identité ou pas. « Elle le serait bien plus si tout ce qui sortait de ta bouche n'était pas si agaçant. » Il lâche un sifflement en tournant son visage vers elle. « Je t'agace chère Lilith ? C'est amusant. » Qu'il lâche en croisant ses mains devant lui et en s'approchant plus prés du feu qui crépite non loin, cherchant un peu de chaleur alors que la nuit fraîche tomber sur eux comme un brouillard épais.

« Et pourquoi Diable, aurais-je eut envie de venir te complimenter ? Y aurait-il matière pour cela ? » « Parce que j'ai la beauté, c'est toi qui l'a dit. » Lâche Syla avant de relever la tête et de la voir jeter ses cheveux dans un geste on ne peut plus sensuel et gracieux. Il l'observe un moment alors qu'elle ne lâche pas le reflet de la lune dans l'eau. De loin on voit les sirènes qui ne cessent de se nager après, lâchant quelques rires. Le lac est calme une fois le soir venu, les créatures peuvent sortir en paix. La journée, il y a toujours des étudiants dans le parc pour les observer et ils ne sont pas des bêtes de foire, ça n'a rien d'agréable de se faire observer pendant des heures. Comme les moldus le font, devant ce qu'ils appellent un zoo. « Je m'appelle Syla MacFusty. » Dit-il au bout d'un moment en laissant lui aussi son regard dévier sur le reflet de la lune, presque pleine en cette fin de mois qui défile, qui court lui aussi. « Du clan des Iles Barra, tu connais ? Peut-être pas après tout ou alors que de réputation. » Il lève la tête et observe les étoiles. « Ceux qui gardent les dragons. T'sais qu'on est tellement nombreux que le choixpeau s'étonne à chaque fois d'entendre l'appel d'un nouveau MacFusty. » Il se met à rire en pensant à ça, à ce clan vieux de plusieurs siècles. A ce nom ancré dans la pierre, là depuis tellement longtemps qu'on ne peut même plus compter ni dater exactement.

Il a l'impression qu'ils ont toujours été sur cette île, même si c'est faux c'est vrai car il y avait des dragonniers avant eux. Mais ça date de si longtemps la première fois qu'ils ont repris le flambeau que même la vieille du château ne peut plus le compter. Et l'vieux de l'île non plus, il se perd dans ses dates et à la fin de la soirée ça devient une histoire sans début ni fin, si bien que les plus jeunes s'endorment sur les aînés.

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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Ven 5 Jan - 19:50


underwater, where siens sing
Syla MacFusty & Lilith Kensington
Syla - « Chacun réagit différemment lorsqu'on se trouve devant quelque chose d'inconnu. »
Lilith - « Il est plus facile de réagir par la violence et la domination. » Sa voix est pleine d'une mélancolie qu'elle ne peut pas contenir. Des souvenirs qui lui reviennent, de créatures dans les buchers des sorciers. Des créatures, les colliers au cou pour les empêche de mordre - de tuer, comme elles sont réduites à leurs envies de sang, de meurtre, de tuerie. A croire qu'il n'y a plus rien qu'animalité dans les esprits des maudits. Des éternels, des lycan, des sirènes - à croire qu'elles n'ont que cette pulsion de mort; et les sorciers en gardiens du monde, en sauveurs des vies, se trouvent dans l'obligation de les mettre en cage. Elle les connait, les discours, pour les entendre depuis des siècles. L'histoire, écrite par les vainqueurs, se fichant de faire passer ses ennemis pour des êtres sans coeur. Et quant bien même le coeur de Lilith ne battrait plus, elle avait en elle assez de loyauté pour protéger des sorciers les créatures devenues parias. Elle avait au Drunk Broom plus de tristes histoires que de fierté acerbées. Au contraire - elles en souffraient, les créatures, d'être asservis au rang de monstre.
Syla - « Ce ne sont pas les nés moldus qui attaquent les créatures et qui les méprisent, mais bien les sang-purs qui se pensent supérieur au reste du monde. »
Lilith - « Les nés moldus sont-ils meilleurs à les décrire en monstre dans leur histoire ? A menacer les enfants de se faire dévorer s'ils ne sont pas sages ? Ou a les craindre au point de les dépeindre comme vils et fourbes ? »  Demanda-t-elle, ayant perdu depuis longtemps l'envie de défendre n'importe quel sorcier. Aucun - strictement - n'est assez bon pour voir dans les créatures autre chose que des monstres - monstre, monstre, le terme revenait sans cesse dans sa tête. Mais pas dans la bouche de Syla.
Et elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu'un mortel l'avait surprise de la sorte. La dernière fois qu'un mortel l'avait véritablement touché.

Pourtant il n'était pas si parfait - elle s'en rendait bien compte avec son air mutin et sa capacité à l'agacer. Lui refusant son nom comme un jeu - et il y avait bien longtemps que personne n'avait jouer aussi stupidement avec Lilith. Elle sentait une chose gronder dans sa poitrine, tout autant qu'elle s'agitait. Et elle refusait de comprendre ce que cela pouvait être. Elle refusait de savoir si c'était une bonne chose ou pas - c'était juste là. C'était vivant, et c'était suffisant pour qu'elle se mette à bouder comme une enfant, levant les yeux au ciel à rythme régulier.
Syla - « Je t'agace chère Lilith ? C'est amusant. »
Lilith - « Ca le sera moins si je deviens plus énervée qu'agacée. » dit-elle en grimaçant, la bouche tordue de côté, et la voix se faisant sifflement - comme pour refuser d'admettre l'amusement de ce jeu - ou ce flirt. Le dire "flirt" était étrange, mais à défaut d'autre terme elle usa de celui-ci en pensée.
Elle préférait renier l'intérêt qu'il pouvait avoir, et ne pas reconnaitre qu'elle l'avait remarqué depuis longtemps. Elle ne le voulait pas - étrangement l'idée qu'il sourit de sa defaite faisait naitre des choses dans sa poitrine qu'elle ne savait pas contrôler. Qu'elle ne savait pas comprendre. Elle était prise de court, et ignorait comment elle devait réagir - par contre elle avait la conviction qu'elle ne voulait pas partir et mettre un terme à ce moment.
Syla - « Parce que j'ai la beauté, c'est toi qui l'a dit. »
Lilith - « Si ce n'était que cela, je devrais passer mon temps à complimenter la moitié de l'école. » Dit-il en regardant le lac plutôt que celui. La beauté n'était pas une chose si rare, encore moins avec des familles de sang pur qui ne manquait pas de classe et de charisme; Mais il était plus rare de voir une âme si pure. Une âme qui refusait de voir les monstres comme des cauchemars.

Le silence se fit entre eux, et elle n'eut pas de désir de le briser - préférant la bouderie puérile, alors qu'elle sentait le regard du jeune homme sur elle. Elle le sentait, lui piquant la peau d'un véritable intérêt.
Syla - « Je m'appelle Syla MacFusty. » Elle sursauta, avant qu'un sourire vainqueur ne naissn sur ses lèvres, et qu'elle se tourne vers lui. MacFusty - un parent de Cai à n'en pas douter. Elle était étonnée - elle ne le cachait pas - de trouver un autre membre de cette famille de dragonnier. Avaient-ils pris autant d'ampleur en quelques générations ?
Syla - « Ceux qui gardent les dragons. T'sais qu'on est tellement nombreux que le choixpeau s'étonne à chaque fois d'entendre l'appel d'un nouveau MacFusty. »
Lilith - « En période de guerre, c'est pas rare de voir les sorciers s'accoupler comme des lapins pour faire plus d'enfants. » dit-il d'un con naturel - comme si c'était suffisant pour expliquer sa présence ici - du reste c'était pas si faux. « La peur de la mort. C'est instinctif. On fait plus d'enfant pour assurer la survis de... l'espèce. » On. Plutôt eux, parce qu'il n'y a pas un monde où Lilith se sente concerner par la survis des sorciers - elle passait plus de temps à vouloir les annihiler. Elle ignorait ce qu'elle pouvait dire aux sujets des Dragons - elle avait connu des dragonniers, des MacFusty, mais sans doute lancer d'un ton naturel qu'elle était âgée de plus d'un millénaire ne serait pas une bonne idée. D'autant qu'elle comptait bien se cacher encore un temps dans l'école.
Lilith - « Le nom MacFusty ne m'est pas étranger, en effet. Vous êtes combien en réalité ? »




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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Mar 16 Jan - 1:33

Lila
Underwater
« Il est plus facile de réagir par la violence et la domination. » Il sourit doucement et lève les yeux au ciel. Désabusé par ce monde et cette génération, pourtant cela a traversé les siècles que les humains sont ainsi. Il suffit d’étudier un peu le monde moldu et leur guerre de religion, pour comprendre et s'assurer que les hommes ne sont que cruauté. « Bien-sûr, surtout lorsqu'on a pas d'emprise sur la chose en question. » Qu'il dit en joignant ses mains devant lui et en admirant le lac lui aussi. Les hommes n'ont rien de beaux, de magnifiques ou de superbes, ils ne son que violence et domination, agressivité et mensonge. Pourtant dans le pire ils sont parfois capable du meilleur, ils peuvent rarement faire preuve d'une force et d'une volonté nouvelle. Mais avant cela ils doivent passer par les pires des instants, pour se rappeler que la solidarité a tout autant sa place que la haine et la guerre. C'est dommage et triste d'en arriver là, mais ce n'est pas nouveau et ça ne cessera jamais. Ils sont en 1978, il y a trente-trois ans exactement un petit moustachu voulait dominer le monde et l'Europe garde encore une crainte farouche de ce qu'ils appellent la guerre froide. Alors si les moldus agissent ainsi, il ne voit pas pourquoi les sorciers seraient différent. Ils ne le sont pas, se battant pour ce qu'ils considèrent un idéal de pureté et un droit inaliénable, d'être dominant par rapport aux autres sorciers de ce monde. Ils n'ont aucun droit, si ce n'est d'avoir épousé une autre personne partageant cette idée jusqu'à ce que leur sang soit qualifié de pur.

« Les nés moldus sont-ils meilleurs à les décrire en monstre dans leur histoire ? A menacer les enfants de se faire dévorer s'ils ne sont pas sages ? Ou a les craindre au point de les dépeindre comme vils et fourbes ? » « Et les sorciers sont-ils mieux à enfermer les loups-garous dans des cages en argent, pour les exhiber lors de leur soirées mondaines ? Et à renier les harpies de leur famille ? A battre le dragon de Gringott pour qu'il soit obéissant et docile ? Rien ne peut dompter un dragon, si ce n'est la patience et l'amour. Ce dragon n'est qu'une rumeur, mais je suis persuadé qu'elle est vraie. » Qu'il dit avant de briser le contact visuel et de chercher un petit paquet de cigarettes dans la poche de son jean. Il le trouve et s'en sort une, avant de le tendre à Lilith pour lui offrir un bâtonnet de tabac. « Si ce n'était que cela, je devrais passer mon temps à complimenter la moitié de l'école. » « Sauf que c'est bien moi que tu complimentes et non pas le reste de l'école. » Qu'il rajoute avant de prendre sa baguette et d'allumer sa cigarette, d'un sort informulé. Il tire une première bouffée de tabac et respire doucement, satisfait après son bain de profiter d'une cigarette à l'air libre, ayant le temps de rentrer jusqu'à son dortoir encore.

« En période de guerre, c'est pas rare de voir les sorciers s'accoupler comme des lapins pour faire plus d'enfants. » « Mon père serait-il un lièvre ? » Surpris, il tourne son visage vers elle. C'est bien rare qu'on ose balancer cela à un MacFusty, ils sont si nombreux que personne n'ose les avoir sur le dos de peur des représailles. « La peur de la mort. C'est instinctif. On fait plus d'enfant pour assurer la survis de... l'espèce. » « C'pas vraiment ça. C'est juste qu'il faut donner sa vie aux dragons et que les femmes n'ont pas toujours envie de déménager sur l'île à coté de ces grosses bêtes. Alors quand l'un de nous a la chance de trouver l'amour et de se marier, il fait beaucoup d'enfants pour palier au manque. » C'est un peu vulgarisé et ça fait un peu usine de le dire comme cela, mais c'est la vérité pourtant. « Le nom MacFusty ne m'est pas étranger, en effet. Vous êtes combien en réalité ? » Il tire une autre bouffée de fumée brûlante tout en réfléchissant et en comptant. « 7 frères et sœurs. Entre les cousins, les oncles, les tantes et tout l'reste... On est pas loin de 25 à porter l'nom MacFusty. Bon après il y a aussi les apprentis dresseurs de dragon mais eux j'les compte pas. » Qu'il dit en calant la cigarette entre ses lèvres et en regardant la jeune fille, avec un sourire amusé sur les lèvres. « Et toi d'où viens-tu chère Lilith ? Qui se cache derrière ce beau sourire et ce visage si boudeur ? »

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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Ven 2 Fév - 0:40


underwater, where siens sing
Syla MacFusty & Lilith Kensington
Elle a rêvé n'être qu'un songe, une légende passant d'homme en homme, terrifié par l'idée d'être un jour embrassé par elle - Lilith. Le démon au visage d'ange, la promesse d'une blessure sanguinaire, mensongère - elle souriait et séduisait comme une succube insatisfaite. A présent vide d'émotions, cherchant à vibrer d'une vie qui lui semblait ennuyeuse, elle cherchait, encore et encore, à redevenir sa légende. Elle cherchait à n'être pas uniquement un monstre, se battant contre les préjugés qui avaient constamment battus son chemin. Mille ans à gueuler contre les sorciers que les démons qui partageaient leurs cauchemars n'étaient pas uniquement faits pour les tuer.
Mais à force d'être traités en monstre, il était plus aisé d'en prendre le rôle. Alors elle se jetait sur les gorges offertes, chassait les sorciers sur des générations pour faire disparaitre les noms des grandes lignées. Gueulant à la justice, quand elle clamait la vengeance - espérant s'en satisfaire un jour, et ne trouvant pas le repos qu'elle escomptait. Il était aisé pour elle de détester les sorciers, d'autant qu'ils semblaient capable de la haïr pour ce qu'elle était. Mais pas lui -
Syla - « Et les sorciers sont-ils mieux à enfermer les loups-garous dans des cages en argent, pour les exhiber lors de leur soirées mondaines ? Et à renier les harpies de leur famille ? A battre le dragon de Gringott pour qu'il soit obéissant et docile ? Rien ne peut dompter un dragon, si ce n'est la patience et l'amour. Ce dragon n'est qu'une rumeur, mais je suis persuadé qu'elle est vraie. » Elle reste silencieuse, à observer la lèvre tremblante de colère de l'adolescent. Se le répétant - qu'il n'est qu'un adolescent, pourtant la maturité de ses propos la frappait violemment, son palpitant semblant soudainement retrouver une raison de s'agacer dans sa cage thoracique.
Lilith - « Assurément personne ne semble pouvoir prétendre être meilleurs qu'un autre. Les grands perdants restant toujours les mêmes. Cela dit… » Incapable de détourner le regard du corps fin et fort à ses côtés, caressant la courbe pour y trouver une force qu'elle aurait omise - s'il était fort, il était avant tout fascinant, et elle trouvait un désir ardent de le toucher sans se le permettre. Ou plus encore de le faire parler - de l'écouter ainsi prendre la défense des créatures avec fièvre et ardeur - pas qu'elle eut un jour vue un sorcier prêt à critiquer si ouvertement ses paires. « Sans doute la patience et l'amour ne sont-ils pas réservés aux monstres - ils n'auraient aucune âme pour ressentir, après tout, alors pourquoi les sorciers devraient-ils se formaliser leurs faire mal ? Pourquoi toi t'en formalise-tu ? » Parce que cette question lui brûlait les lèvres plus que le reste qu'elle avait admis il y a longtemps déjà.

Mais lui brillait avec quelque chose de nouveau qu'elle ne savait encore désigner. Et s'il était fascinant, il était autant agaçant - aidant l'immortel à se souvenir qu'en face c'était une jeunesse stupide et prétentieuse, qui se pensait encore héros du monde. L'adolescence n'était-elle pas brillante car la mort lui était encore inconnue et abstraite ?
Syla - « Sauf que c'est bien moi que tu complimentes et non pas le reste de l'école. »
Lilith - « Heureux hasard comme tu es le seul ici ce soir. » Dit-elle avec un haussement d'épaules, l'air de ne pas y toucher - le hasard, sans doute, était-il la première raison à sa présence ici. Non à Poudlard où elle espérait rattraper son passé, mais au bord du Lac où il lui était apparut la première fois.

MacFusty - le nom raisonnait avec les années et autant de visages qu'elle n'a su oublier. Les dresseurs de Dragons, les chevauchant sur les pleines d'Angleterre depuis des générations déjà. Dragonniers - issus de lignées de pureté magique depuis longtemps oubliées, salies, perdus. A présent il ne restait que la rancune des dragons, et la folie des sorciers.
Syla - « Mon père serait-il un lièvre ? »
Lilith - « A toi de me le dire. »  Rétorqua-t-elle avec un regard glacé, nullement impressionné par le ton employé. Si le père MacFusty ne savait contenir ses ardeurs et se trouvait à avoir une marmaille d'enfants ne pouvait-elle pas le traiter autrement que comme un lièvre après tout ? Pas qu'elle voit autrement qu'avec la guerre cette frénésie créatrice.
Syla - « C'pas vraiment ça. C'est juste qu'il faut donner sa vie aux dragons et que les femmes n'ont pas toujours envie de déménager sur l'île à coté de ces grosses bêtes. Alors quand l'un de nous a la chance de trouver l'amour et de se marier, il fait beaucoup d'enfants pour palier au manque. »
Lilith - « La peur de la mort, donc. La preuve aussi que les femmes ont un meilleur instinct de survis. Être brûlé par un Dragon doit être fortement déplaisant comme expérience. J'ignore si c'est de la loyauté ou de la folie qui décrit au mieux les MacFusty. » Dit-elle en tournant le regard vers la lune opaline. Laissant ses rayons glacés lui mordre la peau - y voyant aussi le décompte des heures et la promesse d'une nuit qui englobe le monde. Qui continue sa course jusqu'au lever d'un soleil flamboyant.
Syla - « 7 frères et sœurs. Entre les cousins, les oncles, les tantes et tout l'reste... On est pas loin de 25 à porter l'nom MacFusty. Bon après il y a aussi les apprentis dresseurs de dragon mais eux j'les compte pas. »
Lilith - « Vous tenez plus des lièvres que des dragons. » Souffle-t-elle finalement avec d'avoir un glorieux sourire sur les lèvres, lâchant un ricanement moqueur avant de se pencher vers l'eau pour qu'elle morde sa peau.
Syla - « Et toi d'où viens-tu chère Lilith ? Qui se cache derrière ce beau sourire et ce visage si boudeur ? »
Lilith - « Mon sourire et mon visage n'ont-ils rien de sincères ? Aurais-je des raisons de me cacher? » Demanda-t-elle, l'ingénue, avant de se redresser pour lui faire face à nouveau - et le portrait est fantastique, de ce gamin malicieux devant l'ombre immense du château. Il semblait inchangé, lui, à la manière d'Innocence Ravenclaw.
Lilith - « Je viens de Londres, d'une famille disparue dont je suis la seule rescapée. Pas grand chose d'intéressant à en dire, vraiment. »


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you are my mortal eternity

L'éternité était devenu un poison, s'insinuant dans nos veines figées par l'ennui, pour n'être que l'attente d'une mort joueuse et pleine de malice. Et tu es arrivé, avec ta naïve existence mortelle, faite d'instants présents comme il n'existait rien d'autre pour toi. Tu es devenu ma présente éternité. Ma présence au monde.
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MessageSujet: Re: underwater, where sirens sing (sylith)    Dim 4 Fév - 19:39

Lila
Underwater
« Assurément personne ne semble pouvoir prétendre être meilleurs qu'un autre. Les grands perdants restant toujours les mêmes. Cela dit… » Il attend la suite, pendu aux lèvres de la créature non loin de lui. Le souffle arrêté, en équilibre pour ne pas la presser de parler plus vite car il craint de perdre patience. Et ça vient, car la patience est toujours récompensée quoi qu'il arrive. « Sans doute la patience et l'amour ne sont-ils pas réservés aux monstres - ils n'auraient aucune âme pour ressentir, après tout, alors pourquoi les sorciers devraient-ils se formaliser leurs faire mal ? Pourquoi toi t'en formalise-tu ? » « Parce que nous avons bien plus à apprendre d'eux, que ce qu'ils doivent apprendre de nous. Il faut bien quelqu'un pour les protéger, lorsque les sorciers hurlent montre je ne vois que des êtres vivants. » Il s'arrête en joignant ses bras sur son torse recouvert d'un tissu empêchant le vent froid de piquer sa peau. « J'ai grandi avec des créatures. Dragons peuplaient mon île, les sirènes étaient là lorsque j'allais piquer une tête avec ma famille. Pourquoi avoir peur de tout ce que j'ai toujours connu ? » Demande Syla dans une question qui n'attend aucune réponse, car rien ne peut justifier cela. Il n'en a pas peur, il sait qu'il est né et qu'il vivra pour faire entendre sa voix au nom de ces créatures, de ces êtres qu'on bat sans raison, qu'on torture, qu'on mutile comme si ils ne ressentaient rien alors qu'ils ressentent bien plus qu'on ne peut le penser.

« La peur de la mort, donc. La preuve aussi que les femmes ont un meilleur instinct de survis. Être brûlé par un Dragon doit être fortement déplaisant comme expérience. J'ignore si c'est de la loyauté ou de la folie qui décrit au mieux les MacFusty. » « Loyauté assurément. Nous sommes d'une loyauté aveugle envers les dragons. » Qu'il dit avant d'arracher un brin d'herbe, qu'il porte à sa bouche pour le faire siffler entre ses doigts. Ca lui arrache un sourire de gamin, celui qu'il avait lorsqu'il n'était encore qu'un bambin en couche culotte et qu'il courrait après sa jumelle afin de lui montrer ses nouvelles trouvailles. « Vous tenez plus des lièvres que des dragons. » Ca lui arrache un petit éclat de rire alors qu'il lève les yeux au ciel, ne relevant pas la pique. Si il commence il n'aura pas terminé.

« Mon sourire et mon visage n'ont-ils rien de sincères ? Aurais-je des raisons de me cacher? » « Aucune pourtant tu l'fais. » Qu'il dit avant de se lever et de déplier son long corps, qu'il étire pour en faire craquer son dos. « Je viens de Londres, d'une famille disparue dont je suis la seule rescapée. Pas grand chose d'intéressant à en dire, vraiment. » « J'en apprendrais plus la prochaine fois. Je me dois de te laisser douce Lilith, l'heure tourne et j'ai largement dépassé le couvre feu pour ce soir. » Il se penche en avant dans un geste de salutation, avant d'attraper son sac dans lequel il a fourré ses affaires trempes qu'il fera séché d'un sort bien envoyé. Puis il se détourne et après un regard pour l'être à la peau blafarde, qui semble refléter la lune, il rentre au château.

FIN

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S'il y a une chose à laquelle tu tiens par-dessus tout, n'essaie pas de la retenir. Si elle te revient, elle sera à toi pour toujours. Si elle ne te revient pas, c'est que dès le départ elle n'étais pas à toi.
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