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 Dana ♦ L'éternité n'attend que toi

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Dernière édition par Dana Konda le Mer 28 Fév - 11:51, édité 3 fois
MessageSujet: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Dim 25 Fév - 21:30


Dana Konda
Girls just want to have fun




Pseudo
: EMC
Âge
: 17 ans :snif:
Comment as-tu connu le forum ?
J'y suis déjà :32: Et avant, je cherchais sur Google un forum HP et j'suis tombée sur vous :zad:
As-tu des remarques à faire ?  
Vous êtes parfaits mais moins que moi :coeur:
Fréquence de connexion :
4/7 jours, comme d'habitude ça dépend des cours, des devoirs, des évals :hm: Mais j'ferai en sorte d'être là aussi souvent que possible
un dernier mot ?  
Panda :amour:


Code:
[b]Ksenia Solo[/b] - Dana Konda

crédit gif/avatar
:  EMC (avatar)


Carte d'identité
Prénom
: Dana, simple, court, passe-partout – ça change des prénoms prises de tête qui ont une étymologie incompréhensible. Il en a sans doute une, ton nom, mais tu t'en moques.
Nom
: Konda, le nom de tes parents moldus, mais en réalité on dirait plutôt une blague pas drôle imaginée par Fergus.
Date de naissance
: Le 18 juin 1959, juste avant que l'été ne dévoile son soleil étincelant, tandis que les fleurs du printemps dansaient dans le vent écossais.
Nationalité
: Anglaise aux origines écossaises, tu es née au Pays de Galle mais tu as passé la majorité de ta vie au Royaume-Uni.
Statut de Sang
: Née-moldue qui ne comprend pas pourquoi cela ferait d'elle une personne différente, ou même inférieure. Et puis toi au moins tu connais James Bond, alors les sangs-purs peuvent bien aller se rhabiller. Cela dit tu t'en fous, toi, au fond, de toutes ces histoires de pureté. T'es humaine – enfin il paraît – c'est pas ça le plus important ?
Métier/Maison
: Ancienne Poufsouffle qui a le cœur sur la main, aujourd'hui tu es stagiaire enquêtrice au Ministère. Tu es aussi apprentie espionne à ton compte. Pas que l'autre métier ne te plaise pas, mais ton rêve à toi c'est d'être espionne, et tu feras tout pour y arriver.
Orientation sexuelle
: Pansexuelle, bisexuelle, on ne saurait comment te décrire. T'aimes tout le monde, trop, tout le temps, et parfois il te suffit d'un baiser pour tomber amoureuse – pas de prise de tête pour les « je t'aime » tant attendus, au moins.

Un brin de magie :
Votre Epouvantard
Un clown, depuis que tu as vu un film d'horreur moldu où l'une de ces saletés tuait tout le monde, tu ne peux plus les voir, même en peinture. Enfin si, mais tu cries, et tu cries fort en plus, alors qu'ils fassent gaffe à leurs oreilles.
Votre Patronus
Un panda tout mignon à qui elle ferait bien des câlins.
Votre baguette
29 centimètres de bois de cornouiller, avec en son cœur un crin de licorne, et une grande souplesse.
L'amortencia :
L'odeur des cheveux de Fergus – quand il a la bonne idée de les laver –, de ta peluche et de la pêche – le fruit, pas les poissons.
Particularité magique
Fourchelangue, tu adores parler aux serpents même si ton zeuzeutement te donne un étrange accent.


Caractéristiques
Caractère
:  Dépendante des autres, tu as besoin d'un repère, d'un soutien, d'une approbation pour avancer. Tu es rarement capable de prendre des décisions toi-même, ou en tout cas il faut qu'elles soient bénignes, parce que lorsque l'on te confie trop de responsabilités tu fais n'importe quoi. Tu n'as rien de l'anglaise indépendante moldue que les magazines diffusent, dans ton cas les autres sont nécessaires à ta survie. Tu as ce besoin permanent d'être aimée et écoutée qui te rend un peu trop étouffante, au point de très mal définir la limite entre ce que tu peux faire et ce que tu ne devrais pas faire. Faut dire qu'avec Fergus, cette limite elle n'existe pas, et c'est ce qui fait que ça fonctionne entre vous. Aux yeux du reste du monde t'es envahissante à en crever, intrusive et sans gêne, mais lui il se moque de tout ça : tu es juste Dana. Alors c'est à lui que tu es fidèle avant tout, en plus d'être fidèle à toi-même.

T'es sans doute trop immature pour vouloir changer et t'adapter à ce qui t'entoure, préférant reste une enfant aussi puérile que rêveuse. Des rêves, t'en as par milliers qui fourmillent en permanence dans ton esprit, mais le premier de tous c'est celui d'être espionne. C'est ce que tu veux être depuis que tu es gamine, depuis que tu as lu James Bond en réalité, et tu n'en démords pas : c'est ce que tu vas devenir. Faut dire que t'as beau être une enfant, t'as au moins la qualité d'être aussi déterminée que têtue – surtout têtue. C'est peut-être pour cela que tu es infiniment curieuse et que tu aimes bien tout savoir. Vraiment tout – et on en revient au fait que tu fourres ton nez partout. C'est pas toujours le cas en réalité, mais disons que tu le fais tant que cela ne t'oblige pas à te prendre la tête. Tu n'aimes pas ça, te casser la tête bêtement, toi qui part du principe qu'il faut s'amuser, et profiter.

T'as un autre rêve, peut-être encore plus idiot que le précédent, mais sacrément tenace : trouver le prince charmant. Faut dire que t'as une vision particulière de l'amour, incompréhensible pour beaucoup mais à tes yeux tout à fait naturelle. Romantique comme personne, tu es excessivement vieux jeu, rêvant d'être un jour courtisée comme une princesse l'est dans les films moldus – ou même des moldues pas princesses du tout, et c'est ce qui te pousse à y croire. Poèmes, fleurs, lettres d'amour – ton cœur peut chavirer très vite si l'on s'y prend bien. Il faut pas grand chose pour te séduire, en réalité, et il en faut pas non plus beaucoup pour te mettre dans son lit. Tu veux tant être aimée que tes yeux se remplissent d'étoiles au moindre compliment, et lorsque t'ouvres tes cuisses à quelqu'un c'est comme si tu lui offrais ton cœur. Sauf que ça arrive trop souvent, à chaque fois en réalité, parce qu'en plus d'avoir le cœur entre les cuisses, t'es frivole à n'en douter. Tu sais pas ce que c'est, l'amour, alors tu te fais avoir par n'importe qui, pensant tomber amoureuse du premier avec qui tu couches, et qu'importe si le précédent est encore assoupi dans la chambre d'à coté. Tu te prends pas la tête, comme d'habitude. Tu tombes simplement amoureuse, encore et encore – cœur d'artichaut.

Tu es loin d'être stupide comme jeune femme, bien au contraire, mais tu es incroyablement étourdie, capable d'oublier tout et n'importe quoi à une vitesse affolante. Ça peut aller d'un banal oubli de clef à la fréquentation d'un homme haï par une de tes amies qu'il a trompée – pas pour la blesser, mais simplement parce que tu oublies. La tête dans les nuages et les pieds rarement sur terre, tu planes dans tous les sens du terme. Faut dire que tu adores faire la fête, boire et danser toute la nuit, au point que cette dernière ne t'intéresse plus du tout. Tu ne veux pas dormir, c'est quelque chose que tu trouves inutile au possible, alors tu es prête à avaler n'importe quoi pour prolonger ta journée et ne pas fermer les yeux. Drogues, potions, tout y passe, tu es complètement accro. Outre cette addiction, tu passes de très nombreuses soirées à boire sans trop de modération, voire aucune, mais tant que ton foie tient le coup, tu ne te prends pas la tête. Tu t'en fous, en fait.

Malgré tes airs de demoiselle naïve, tu n'es pas la dernière des idiotes. Simplement, tu te consacres surtout à ce qui t'intéresse – le reste tu peux très vite n'en avoir plus rien à faire. Les sortilèges sont devenus une des tes passions, au point que tu en as créés certains lorsque tu étais encore à Poudlard. La lecture aussi est un de tes hobbys, et lorsque tu ne fais pas la fête ou bien lorsque tu ne travailles pas, en général tu lis. Ou alors tu joues à des jeux vidéos stupides sur console, souvent avec Fergus. Tu aimes bien danser aussi, surtout parce que cela te permet de bouger – et puis c'est comme ça que les filles plaisent dans les films, ou deviennent des princesses. T'excelles dans les runes, ayant traduit un texte resté illisible avant toi à l'époque où tu étudiais au château. Intelligente tu l'es à n'en douter, mais tu dépend des autres avant tout, alors souvent on ne le remarque pas assez.

Affectueuse, câline et tendre, t'as un cœur en guimauve – même si on a bien compris où est-ce qu'il se situe. Même s'il t'arrive d'être égoïste car un peu capricieuse sur les bords, au fond tu débordes de gentillesse et de tolérance. Tu ne juges pas les autres, capable de les écouter sans te moquer, même si tu peux aussi très vite oublier tout ce qu'ils te racontent si cela ne présente pas de vrai intérêt pour toi. T'es pas une mauvaise personne, et lorsque tu fais du mal aux autres ce n'est jamais intentionnelle : c'est toujours par maladresse. T'es un panda avec le cœur sur la main, en vrai, et certains en profitent trop souvent.
Allégeance
: Balek ! Non, elle a pas le droit de dire ça ? Ah, il faut faire expliquer ? Et si elle s'en fiche, c'est grave ?

Ton allégeance va vers toi-même et tes grands-parents en premier, ainsi que Gus, évidemment, parce que tu y tiens, à cet abruti. Puis, c'est à ton rêve que tu es vouée, parce que y tiens vraiment. Tu veux le réaliser plus que tout, être une espionne-mage semble être l'objectif de ta vie – ça et tomber amoureuse, mais là c'est différent – alors tu es prête à tout pour cela, ou en tout cas c'est ce qui pourrait faire pencher la balance pour ce qui est de ton allégeance. Au fond, tu t'en moques du monde qui t'entoure. La guerre te semble étonamment lointaine tant que ceux à qui tu tiens sont protégés, et pour l'instant c'est le cas. Née-moldu ou pas, tu ne vois pas l'intérêt de t'investir dans un conflit qui n'a aucun sens, parce que pour toi le but d'une vie c'est de profiter, de s'amuser, d'être heureux. La magie est un don qu'elle ne compte pas abandonner de si tôt, mais son but n'est pas d'entretenir un conflit stupide, alors elle s'en moque, vivant simplement à côté sans s'en préoccuper.

Pourquoi se battre ? Pour défendre un sang... pur, il paraît. Vous voulez savoir ce qu'elle en pense Dana ? Que c'est débile. 



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Dernière édition par Dana Konda le Mer 28 Fév - 11:45, édité 3 fois
MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Dim 25 Fév - 21:32


Il en faut peu pour être heureux
L'histoire d'une enfant dans un corps d'adulte




Une famille
1959-1965



T'es née dans le monde le plus normal qui soit, celui où des moldus déambulent à longueur de journée pour telle ou telle raison. Argent, travail, enfants – c'tout un monde qui tourne déjà pas rond lorsque toi t'arrives dans une famille qui l'est pas non plus. T'étais pas prévue, en vrai, comme gosse, mais ça tes parents ne te l'ont jamais dit – personne ne te l'a dit. Ils t'ont eu assez jeunes – trop sans doute –, aidés par leurs parents lorsque tu es venue au monde, petit ange aux yeux bleus. Jolie comme un cœur selon ta grand-mère, brailleuse comme personne selon ton grand-père. T'en faisais, du bruit, c'est certain. Et dès que tu as su aligner quelques mots, t'en as profité pour en faire encore plus : tes phrases n'en finissaient plus. Qu'importe si personne ne comprenait ce que tu baragouinais, toi tu parlais. Tu souriais aussi, beaucoup, parce que t'étais une fillette heureuse dès le berceau. Les comptines te faisaient rire au lieu de t'endormir, et finalement tu tombais de fatigue à force de trop t'agiter. T'as grandi, appris à marcher, à parler – une enfance normale. T'étais une enfant normale, une gosse joyeuse, et tout tournait rond dans ton monde à toi.

Tu devais avoir six ans lorsque tes parents sont partis en voyage en Europe, te laissant aux mains de tes grands-parents maternels qui te gardaient déjà souvent, à l'époque. Tu les as enlacés de toutes tes forces de petite fille avant de te réfugier dans les bras de ton grand-père pour leur faire de grands signes avec les mains. « A bientôt ! » T'avais pas peur, après tout ce n'était qu'un voyage. Tu souriais toujours, heureuse, naïve, adorable, agitant tes bras dans les airs pour qu'ils te voient. Lorsqu'ils ont disparu de ton champ de vision, t'es rentrée à l'intérieur et ta grand-mère t'a donné un bol de céréales, alors t'étais encore plus contente. Puis t'as essayé de faire des roulades sur le vieux canapé du salon, et même si c'était pas une réussite ça t'a suffi pour rire un moment. Tu vivais simplement le moment présent, parce que lorsqu'on est enfant il n'y a que ça qui compte : s'amuser.




Un rêve
1967


Le truc le plus exceptionnel de ta vie, en réalité, c'est sûrement le nom du village où tu es né. Les Anglais l'appellent Llanfairpwll – ce qui est déjà difficile à prononcer – mais son vrai nom est encore pire. Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch. Oui, ça existe, même si à chaque fois que tu le dis on ne te croit pas. D'ailleurs, le narrateur ne doit pas y croire non plus, ou alors il doit avoir envie de te répondre « A tes souhaits ». Mais toi tu sais qu'il existe, et même onze ans – presque douze – après l'avoir quitté tu trouves toujours amusant de voir la réaction de ceux qui te demandent où tu es née.

Ton septième anniversaire est le dernier que tu as fêté dans ton village natal, déménageant quelques semaines plus tard, en plein été. Direction l'Angleterre, et contrairement à beaucoup d'enfants, tu n'as pas râlé une seule fois en quittant ta maison. A dire vrai, tout ce que tu voulais c'était rester avec tes grands-parents. Il n'y avait qu'eux qui comptaient, ils étaient ta famille, les plus importants à tes yeux. Ils t'ont affirmé que tes parents savaient où vous étiez, alors il ne t'en fallait pas plus. Tu as toujours attendu leur retour d'Europe, restant leur petite fille même douze ans après leur départ. Ce n'est qu'un voyage après tout, ils finiront pas revenir, tu en es certaine. Comme d'habitude tu ne te prends pas la tête.

Élevée par tes grands-parents, tu n'as jamais été malheureuse, bien au contraire. Ils t'offraient tout l'amour dont tu avais besoin, véritable pot de colle qui ne jurait que par les câlins. Comme une drogue pour la gamine excessivement affectueuse que tu étais, d'ailleurs c'en est encore une pour toi aujourd'hui. Vous ne rouliez pas sur l'or, mais tu n'étais pas une gamine exigeante ou pénible, bien au contraire. Facile à vivre, tu te contentais facilement de ce que tu avais, et pour te faire plaisir il suffisait de t'offrir une peluche, ta préférée restant le panda que tu as reçu pour tes huit ans, à l'occasion de ton premier anniversaire en Angleterre. Peluche que tu as encore aujourd'hui, et à qui tu parles toujours autant.

Heureuse, tu l'étais à n'en douter même avant de te découvrir sorcière. Pour tes huit ans, en plus de la peluche, tes grands-parents t'avaient offert un livre. James Bond, qu'il s'appelait, et en le recevant tu ne te doutais pas qu'il t'influencerait à ce point. Gamine, tu adorais déjà lire, et dès le lendemain tu commenças à dévorer les pages de cet ouvrage qui te fascina bien vite. C'était ta lecture du matin, du goûter et du soir, et tes grands-parents se ravissaient de te voir aussi enthousiaste. La fin du livre était proche lorsque tu le déposas sur le canapé pour aller te chercher à voire. Le placard ouvert avec difficulté – grâce au gratte-dos de ton grand-père, en réalité –, tu te mettais sur la pointe des pieds pour réussir à atteindre un verre, en vain. Tu allais appeler ta grand-mère lorsque l'objet de tes désirs s'extirpa tout seul du placard pour atterrir dans ta main. « Mamy ! Mamy ! » que tu cries, entre le rire, la surprise et la joie. Il ne lui en faut pas plus pour accourir, à la fois inquiète et étonnée par ton ton. « Dana, que se passe-t-il ? » « Mamy, j'fais de la magie ! Le verre il est venu dans ma main tout seul ! » Face au regard stupéfait et complètement perdue de ta pauvre grand-mère, tu insistes, un sourire barrant ton visage tout entier. « J'suis magicienne ! J'vais pouvoir être comme James Bond Mamy ! » Posant ton verre sur la table, tu lui attrapes les mains, encore toute petite à côté d'elle. « T'es contente, dis ? » « Oui, oui, bien sûr ma chérie. » Là, elle a fermé le placard, t'a servie un verre d'eau et t'a embrassé sur le front, et toi tu as bu avant de retourner lire comme si de rien n'était. Pourtant, toutes les trente secondes tu contemplais tes mains avec cette fascination nouvelle pour cette magie qui venait de naître en toi. Tu es une magicienne ! Et dès lors ton rêve voit le jour : tu veux devenir une espionne-mage.

Ta grand-mère – tout comme ton grand-père lorsqu'elle lui expliqua tout –, quant à elle, n'y comprenait rien. Moldus, ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui t'arrivait, faisant tout d'abord comme si rien ne s'était passé, même si toi tu en parlais à chaque repas avec ces mêmes yeux pétillants que ce fameux jour « du verre d'eau ». Ils ne savaient pas ce qu'il se passait, mais ils ne te jugeaient pas, se contentant de t'aimer et de t'élever. Puis, lorsque tu eus onze ans, un homme vint frapper à votre porte. Évidemment, c'est toi qui lui ouvris, levant le regard jusqu'au ciel pour voir la tête de ce géant qui avait pourtant l'air si gentil. C'est lui qui expliqua à tes grands-parents tout ce qu'ils avaient besoin de savoir avant que tu ne rentres à Poudlard. Cela n'a pas du être facile pour eux, parce qu'à leur âge ils ont dû remettre en cause tout ce qu'ils connaissaient depuis des décennies. Qu'importe, ils étaient tellement heureux pour toi que toute cette incompréhension, toutes ces incertitudes disparurent bien vite. Tu étais une magicienne, une sorcière, un ange doué d'un don qui leur ouvrit les portes d'un nouveau monde, alors comme toi ils étaient heureux. Leur petite fille était exceptionnelle, et ils en étaient ravis, t'accompagnant chaque année à la gare pour t'enlacer de toutes leurs forces en te souhaitant tout le bonheur du monde, et attendant avec impatience ton retour à chaque vacance. Aujourd'hui encore, ils sont ta famille, la seule et l'unique, et pour rien au monde tu ne renierais ton sang moldu. Tu es fière d'être une née-moldu, d'être leur petite fille, et tu les aimes de tout ton cœur d'artichaut.




Des amis
septembre 1970 – juin 1977



T'as jamais une introvertie, plutôt de ces adolescentes qui vont vers les autres sans mal, trop peut-être. T'es pas un électron libre, toi tu as besoin d'être proche des autres. Alors c'est rare de te voir seule la journée, et même le soir il n'est pas rare de te voir accompagnée, qu'importe le couvre-feu. T'aimes tout le monde, c'est naturel chez toi. T'es ouverte aux autres, affectueuse comme personne, et tu donnes sans mal ton cœur à d'autres. Dès ta première année, tu traînes avec les plus populaires du château, tous ceux qui veulent bien t'accepter. C'est tout ce que tu souhaites, toi : être aimée. Alors tu restes avec les bonnes personnes, celles qui sont entourées pour à ton tour l'être. Tu veux que l'on te voit, ou plutôt que l'on te considère. T'aimes pas être seule lorsque d'autres ne le sont pas, c'est quelque chose que tu supportes très mal. Mais durant toute ta scolarité tu as su faire en sorte de ne pas être isolée, et tu as brillamment réussi. T'étais pas seule, et t'as même trouvé quelqu'un pour ne plus jamais l'être.

Fergus MacFusty, un Poufsouffle aux airs détachés avec qui cela a merveilleusement bien accroché. Rien de sentimental, simplement une amitié fulgurante qui n'a pas eu de mal à naître entre vous. C'était comme une évidence, le Baralien était cet ami que tu as toujours recherché. Celui qui serait toujours là, surtout pour faire des conneries avec toi. Vous aviez onze ans lorsque vous vous êtes connus, deux gamins qui pourtant ne se sont jamais quittés depuis. « T'es née où toi ? » « Sur l'île Barra, dans les îles Hébrides. Et toi ? » « A Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch. » Une tête interloquée plus tard, le voilà qui rigole. « Ok, t'as gagné. » Le rustre éleveur de dragon est rapidement devenu ton meilleur ami, ton inséparable, ton essentiel. Celui à qui tu pouvais tout dire sans jamais avoir à poser de barrière entre vous, parce que des limites vous n'en aviez déjà pas à Poudlard. Vous n'aviez pas besoin de plus pour vous entendre à merveille, qu'importe si votre lien paraissait bizarre de l'extérieur. Votre relation était tout ce qu'il y a de plus naturel : aucune contrainte.




Un refus
1974



Tenant fermement la montre à gousset que t'a offert ta grand-mère dans ta main gauche, tu tentes d'écrire convenablement sur le parchemin devant toi malgré tes légers tremblements. Ton écriture presque illisible t'agace, alors tu inverses tes mains avec un espoir minime – et un peu idiot. T'es née gauchère, ambidextre depuis tes neuf ans grâce à tes grands-parents, alors peut-être que reprendre avec ta main d'origine aidera. Ou pas, ça n'améliore vraiment pas grand chose, et tu souffles à nouveau de frustration. Allongée par terre dans ta chambre, tu entends la respiration lente de tes camarades de chambre comme preuve qu'elles dorment profondément. Jetant un coup d’œil à l'heure, tu soupires en constatant qu'il n'est qu'une heure du matin et que la fatigue met déjà à mal tes membres. Le texte en runes devant toi te semble de plus en plus difficile à traduire, et tu grognes de frustration lorsque tes yeux commencent à se fermer d'eux-mêmes. Il ne t'en faut pas plus pour te lever et sortir du dortoir, te faisant aussi discrète que possible.

Tu n'hésites pas plus de quelques secondes face à la porte qui se dresse devant toi désormais, l'entrouvrant finalement. « Gus ? » qu'elle l'appelle à voix basse en passant seulement sa tête dans l’entrebâillement. « Gus ? Gus, réponds-moi s'teu plaît, » qu'elle répète. A présent debout au milieu de cette chambre du dortoir des garçons, elle entend le lit de son meilleur ami grincer lorsqu'il se tourne vers elle. « Qu'est-ce qu'y a Dana ? » « J'veux pas dormir. » Elle ne veut pas perdre du temps, elle veut profiter de chaque seconde. Elle veut tout faire, ne jamais avoir à s'arrêter : dormir ça ne sert à rien. Tu dormiras demain – ou jamais. « J'veux pas dormir Gus, j'te jure. » Dans un nouveau grognement, Fergus s'extirpe de son lit pour récupérer quelque chose qui se trouve en-dessous. Puis il attrape ta main dans laquelle il glisse un sachet. « C'quoi ? » « D'la poudre de fée. » Tu sais pas ce que c'est, t'as jamais essayé. Tu te servais surtout de café moldu pour rester éveillée toute la nuit, avant cela. « Merci, » qu'tu lâches en l'entourant de tes bras dans une étreinte. Puis tu disparais, après lui avoir souhaité une bonne nuit. Tu ne dormiras que deux heures cette nuit-là, et ce ne sera pas la première à être aussi courte.




Une passion
1975



T'étais pas brillante, ou en tout cas personne ne t'a jamais considérée comme telle, et toi non plus. Mais t'avais un talent certain lorsque cela concernait les runes, et tu lisais beaucoup. Lorsque tu n'étais pas avec Fergus, tu lisais, et parfois même tu y passais tes nuits. Tu débordais de cette curiosité folle qui te poussait à toujours vouloir en savoir plus, indéfiniment. Tu dévorais tous les bouquins qui te tombaient sous la main, et surtout lorsqu'ils concernaient ton domaine de prédilection : les runes. Tu lisais, et tu traduisais aussi, à tel point qu'un jour tu voulus te confronter à quelque chose d'un niveau supérieur. Un vieux texte resté illisible pendant des siècles, c'est ce que tu voulais traduire. Cela te prit des mois, mais tu y es parvenue. Une réussite resplendissante qui en surprit plus d'un, pourtant tu ne t'y retentas pas. Autant rester sur une victoire, n'est-ce pas ? Et puis, tu souhaitais aussi t'intéresser à quelque chose qui te passionnait d'autant plus : les sortilèges.

« C'quoi ? » demande Gus par dessus ton épaule, et toi tu relèves la tête pour lui offrir un regard moqueur – c'est jamais méchant lorsque c'est lui que tu vises. « Du mandarin, abruti, » qu'tu répliques, même s'il se doute bien que ce n'est pas ça du tout. Des runes, encore – il le sait parce que c'est pas la première fois qu'il te voit aussi concentrée là-dessus. « Il fait beau dehors, lâche ton bouquin. » Tu n'veux pas sortir, pas avant d'avoir terminé. T'es tout près du but, t'en es persuadée. « Attends Gus, tu vas voir ça va être cool. » T'es peut-être pas l'élève la plus studieuse qui soit, mais les runes c'est bien la matière dans laquelle tu excelles, tu l'as déjà prouvé. Sauf que les sortilèges c'est plus encore, c'est devenu une passion, comme quelque chose qui attire toute ta curiosité, et dont tu ne pourrais pas te passer. La magie est un don que t'as eu la chance de recevoir, et tu comptes bien en découvrir toutes les facettes. « J'suis sûre que comme ça on peut créer un sort, regarde. » Il est pas assidu en cours, ton meilleur ami, mais tu parviens à lui expliquer la base de ton raisonnement, et lui il accepte de t'aider, ou en tout cas d'être l'expérimentateur de tes diverses créations. Ainsi, c'est à Poudlard que tu as inventé tes propres sortilèges, en sachant que Gus serait toujours là pour les tester. Ensemble vous faites une merveilleuse paire, un duo inséparable et indétrônable qui ne s'éloigne que rarement. Jamais, pour ainsi dire, et tu ne veux pas que ça change.




Un désir
1975



La salle sur demande, tu l'as découverte avec Fergus en cinquième année, lorsque vous vouliez tester certains des sortilèges de ton invention. Pourtant aujourd'hui ce n'est pas avec lui que tu y es, mais avec un autre élève qui a déjà enroulé ses bras autour de tes hanches, un sourire charmeur aux lèvres. A dire vrai, dès l'instant où il t'a offert cette rose rouge aussi belle que celles décrites dans les livres moldus que tu lis sans doute trop souvent, tu en as oublié jusqu'à son prénom. Sa maison, son âge, son nom – tout cela n'avait plus aucune importance. Tes lèvres contre les siennes, tu as l'impression de t'envoler dans un univers mille fois plus agréables que celui-ci – que tu adores, pourtant –, comme si tes pieds ne touchaient plus le sol. Rêveuse, tu l'as toujours été, et romantique à n'en douter. Alors il ne lui a pas fallu grand chose pour te conquérir, même si à tes yeux cela avait une réelle importance. Pour la première fois tu es tombée amoureuse, ou en tout cas tu en as eu l'impression lorsque ses mains ont commencé à glisser le long de ton dos nu, dans la salle sur demande qui vous a accueillis pour la nuit. Pourtant, dès la semaine suivante, tu tombais amoureuse d'un autre, parce que le premier ne s'occupait plus assez de toi.

Tu avais quinze lorsque tu as offert ton cœur à un garçon pour la première fois, et quelques mois plus tard tu l'offrais à une demoiselle tout aussi charmante. En réalité, tu n'accordes absolument aucune importance au sexe de la personne à tes côtés dans ces moments-là, simplement soucieuse d'une chose : l'amour. A chaque fois que tu te perds dans les bras de quelqu'un, tu tombes amoureuse, avec cet espoir d'être aimée lorsque l'on se soucie de toi. Encore aujourd'hui tu as ce désir fou, utopique, moldu peut-être : trouver le prince charmant.




Un meilleur ami
1976



Un cri strident. C'est ce qui retentit dans tout ton appartement, et c'est de ta bouche qu'il s'échappe. Un mélange de surprise et de peur que tu exprimes de toute ta voix, bien vite suivi d'un grognement de rage. « J'suis encore morte ! » qu'tu râles en faisant semblant de balancer ta manette de l'autre côté du salon. Et à côté de toi, un Fergus plié en deux parce qu'il rit trop se tortille depuis plusieurs minutes déjà. Tu te fiches bien de perdre, au fond, t'en as jamais eu rien à faire tant que t'es avec lui. Mais ça t'agace qu'il se moque autant de toi, alors tu relances une partie, frustrée. Tu as l'air d'une enfant, vraiment, à appuyer frénétiquement sur les boutons. La table basse est couverte d'un bazar inouï, des chips aux poudres moins légales qui embrument déjà l'esprit de ton meilleur ami, mais pour toi c'est presque habituel, ou en tout cas cela n'a rien d'anormal. Tu as les pieds dessus, le regard rivé devant toi, l'air concentré. Jusqu'à ce que tu meurs, encore, dans un immense éclat de rire de Gus. Alors tu lui envoies ton poing dans l'épaule, mais trop gentiment pour qu'il te prenne au sérieux. « T'es juste trop nulle ! » qu'il glousse pour te narguer. « Et bah si t'es si fort que ça, vas-y, joue, » qu'tu rétorques en lui tendant la manette, récupérant une bière de ton autre main. Il n'hésite pas une seconde pour la saisir, t'offrant un regard condescendant qui te fait sourire. « Tu vas voir à quel point j'suis fort ! » qu'il se vante avant d'appuyer sur le bouton Start qu'il t'a déjà vue pressé des centaines de fois.

Cela fait bien vingt minutes que tu le regardes jouer sans intervenir, et entre-temps tu as quand même bu quelques verres. Trop peut-être, parce que c'est à ton tour de glousser comme une idiote à chaque fois que son petit personnage se fait tuer. Faut dire qu'il ne comprend rien à ce qu'il fait, le Baralien. C'est un éleveur de dragon, pas un geek, alors il y comprend rien. Et toi tu ne cesses de rigoler, jusqu'à ce qu'il meurt une fois de trop et grogne de frustration. Y'a peut-être une ou deux injures qui lui échappent, mais il est toujours moins bruyant que toi lorsque tu cries. « Alors m'sieur, t'es l'plus fort ? » le nargues-tu, joueuse. « Évidemment. » Tu ricanes malgré toi, assurément gaie à cause de l'alcool. Puis tu te penches vers lui, ton menton sur son épaule afin de pouvoir murmurer dans son oreille tout ce que tu souhaites, même si au début il n'entend que ton rire. « J'crois qu'il faut sauter sur les champignons, Gus, pas les bouffer. » Puis tu te laisses tomber sur lui, basculant complètement sur son corps, ta tête sur son ventre. « C'pas logique, » qu'il râle. Faut dire qu'il les mange, lui, les champignons. Ou alors il en fait n'importe quoi, mais tu sais qu'il saute pas dessus, tout comme tu sais que ce qu'il en fait ça ne t'a jamais déplu. Tout te plaît lorsque cela peut te rendre joyeuse, en vrai. « C'toi qu'es pas logique, saute dessus j'te dis ! » Sauf qu'il n'y comprend rien, à ce que tu racontes. Il clique n'importe où, n'importe quand, et il meurt toutes les trente secondes, voire moins. « Donne-moi cette manette ! » Tu lui laisses pas le temps de répliquer, reprenant le contrôle du petit personnage en te redressant dans un soupir d'agacement mêlé à un rire. Pourtant ça ne dure que quelques secondes, parce que Gus ne l'entend pas de cette oreille, récupérant la manette sans plus de discours. Il t'en faut pas plus pour lui bondir dessus, en profitant pour lui abattre un coussin dans le visage. Ce n'est qu'un rire qui lui échappe, aucun cri. Et dès le lendemain tu commenceras à lui apprendre à jouer.




Un confident
1977



« BOUM ! » T'as peut-être poussé la porte un peu fort – celle-là même qui vient de heurter avec bien peu de discrétion l'un des murs de l'entrée de l'appartement – mais tu avais trop hâte de le voir. Plus qu'une envie, cela en devient presque un besoin. « Je dois te raconter ! » qu'tu cries en te dirigeant instinctivement vers la chambre, là où tu te doutes qu'il est. A faire quoi, tu n'en savais rien, mais lorsque tu entres dans son espace à lui – tu ne connais décidément pas la définition du mot privé – tu n'as pas de mal à comprendre ce qu'il se passe. Il n'est pas seul, à dire vrai, accompagné d'une charmante jeune femme qui est juste en-dessous de lui, leurs corps à peine cachés par les draps. « J'ai pas fini ! » proteste ton meilleur ami, et toi tu croises les bras, arquant même un sourcil avec un air interrogateur. Tu ne vois pas que est le problème, d'ailleurs à tes yeux il n'y en a aucun. « Bah finis mais j'te raconte. T'as pas b'soin de tes mains ou d'ton pénis pour m'écouter, abruti, » qu'elle rétorque comme si c'était l'évidence même. « C'pas faux, » admet-il en tournant son regard vers la belle créature qu'il a capturé. Il est où le problème ?

Finalement, tu la lui raconteras, ton histoire, mais lui ne pourra pas terminer son affaire. Il faut croire que la demoiselle qu'il avait séduite trouvait cette situation bien moins normale que vous deux, alors elle est partie, te laissant seule avec un Gus toujours aussi je-m'en-foutiste – et nu. Il ne t'en tiendra pas rigueur, de son départ, choisissant plutôt d'écouter ce que tu as à lui dire. Une anecdote stupide à propos de ton travail, même si tu as fini par lui raconter l'intégralité de la journée, et qu'il a fait de même par la suite. Vous vous dites tout, tout le temps – c'est comme ça que marche votre relation. C'est comme ça que vous fonctionnez, et si vous êtes crétins, alors c'est votre problème.




L'éternité
1978



A l'abri des regards, dans une allée sombre, tu tends la liasse de billets que tu cachais soigneusement dans ton soutien-gorge à ton interlocuteur qui hoche lentement la tête, un sourire naissant au coin de ses lèvres. « Avec ça, je peux avoir quoi ? » que tu demandes, l'air déterminée. C'est une partie de ton salaire que tu lui donnes, mais tu n'en as rien à faire. Tout ce que tu veux c'est prolonger ta soirée, et tu sais que grâce à lui ce sera possible. Alors, sans un mot, il te tend un sachet rempli d'une poudre blanche ainsi que deux fioles contenant des liquides colorés. Le remerciant d'un sourire, tu finis par te volatiliser. L'allée des Embrumes n'est pas un lieu sûr, mais ce n'est pas ce qui te préoccupe. Toi, tu veux simplement que la nuit se prolonge éternellement, et que tes yeux ne se ferment jamais. T'es devenue dépendante, complètement accro à toutes ces substances qui te permettent de rester éveillée le plus longtemps possible. Ce n'est plus quelque chose de ponctuel, c'est plus que cela aujourd'hui. Une véritable addiction dont tu souffres depuis que tu as quitté Poudlard, et ce dans le seul but de pouvoir t'amuser chaque nuit un peu plus. Tout ce que tu souhaites c'est profiter, et tu ne vois pas le mal à cela. Danser, boire, faire la fête – il n'y a que cela qui compte. S'amuser, c'est le plus important à tes yeux.

Tu as pour ainsi dire tout ce que tu souhaitais. Il ne t'a pas fallu beaucoup de temps pour trouver un stage en tant qu'enquêtrice au sein du Ministère, un poste t'assurant de quoi vivre et un temps libre suffisant pour que tu ne sois pas de ceux qui chouinent et maudissent le destin derrière leur bureau. Ton addiction ne t'a jamais empêchée de bien travailler, cela dit ce métier n'est pas celui dont tu rêves. Tu as bien l'intention de faire ce que tu souhaites, et ce que tu veux c'est devenir une espionne, même si pour l'instant tu n'es qu'une apprentie. Tu t'exerces, t'entraînes, te perfectionnes, travaillant à ton compte mais te révélant plutôt douée. Il faut dire que ton côté fouineuse ne t'a pas quitté, tout comme ta curiosité et ta sociabilité naturelle. T'aimes parler aux gens, beaucoup, trop sans doute. Gus le sait mieux que personne, mais puisqu'il n'est pas là tout le temps, tu t'es trouvé un autre compagnon : un serpent. Tu t'es découvert un don supplémentaire à Poudlard, celui de pouvoir leur parler. Alors tu en as adopté un dans l'espoir de pouvoir lui faire la conversation autant que tu le souhaites, et de ne jamais être seule. Sauf que tu le paumes sans arrêt, et pourquoi ? Parce que ça le saoule de t'entendre autant parler, ouais. Mais tu t'en moques, toi tu l'adores, c'te bestiole, et ça ne t'empêchera pas de discuter avec elle. Ou, en dernier recours, avec ta peluche encore planquée sous ton oreiller la journée, et dans tes bras les nuits que tu passes seule.




Et demain ?
mai 1978





Pour Papy & Mamy
envoyé par Dana en mai 78


Joyeux anniversaire Mamy !

J'écris jamais de lettre, tu sais, mais je me suis dit que tu serais contente d'en recevoir une avec mon nom dessus. Elle devrait être considérée comme une pièce collector celle-là, j't'assure. Bon en réalité c'est pas vraiment moi qui écrit, mais la plume à papote que Fergus m'a offert pour Noël. Mais c'est moi qui parle, donc ça compte pareil, hein, vu que ce sont mes mots à moi ? D'ailleurs elle fait un d'ces bruits... on dirait le chat qui faisait ses griffes dans les journaux de Papy, mais en un peu plus subtil. Et si j'essayais de lui dire de faire moins de bruit... Non n'écris pas ça ! Efface je te dis ! Mais non gribouille pas, efface ! Bon bah c'est trop tard, super. D'ailleurs, il tient chaud le plaid que je t'ai offert la dernière fois ? Et le coussin de Papy il est bien ? De toute façon je vais bientôt venir vous voir, ça fait trop longtemps que je vous ai pas vus. Un... deux... huit jours c'est long, ouais. Super long même, la vache ! Écris pas ça, strangulot de plume. Encore trop tard, va y avoir des ratures partout maintenant, c'est pas malin !

J'espère que vous allez bien en tout cas, et que vous vous inquiétez pas trop. Faut pas vous inquiéter, tout va bien ici, je vous le dis à chaque fois. Même mes collègues ils sont sympas, alors tu vois, ça peut être que génial ? Bon, Gus c'est toujours une andouille, mais sans lui ce serait tellement moins drôle. Il paraît que je suis plutôt douée comme enquêtrice, mais tu sais que c'est pas ce que je veux faire. Un jour je serai une espionne, comme James Bond, j'te l'promets. Roh j'espère que la plume n'a pas fait de faute à son nom, elle y connaît peut-être rien aux bouquins moldus... Ah non elle a pas fait de faute, c'est cool. Hé la plume, t'as rayé ? Super, t'es pas logique non plus toi, on dirait Fergus. J'ai commencé à faire ça d'ailleurs, mais bon je suis qu'apprentie, alors je gagne pas encore assez pour pouvoir quitter mon poste au Ministère. Mais ça va pas tarder, j'en suis certaine. Un jour je serai la meilleure espionne-mage d'Angleterre, tu verras. Faut réaliser ses rêves, pas vrai Mamy ?

J'vous aime fort fort fort, gros comme ça ! Ah ah, tu me verrais faire avec le geste avec mes bras, on dirait que je réclame un câlin à la plume.

J'vous embrasse fort !

Dana ♥️

La lettre sent le parfum, ton parfum, lorsqu'elle arrive chez tes grands-parents. Les trois premiers mots ainsi que ton prénom sont écrits à la main par toi-même, et le reste dans une écriture assez automatique, celle de la plume à papote de Gus. Et s'il l'avait trafiqué ? Ah bah tiens, t'y as pas réfléchi avant de l'envoyer, la lettre, c'est malin. Les ratures ne coulent pas, mais elles font un peu idiot, on va pas le nier. Qu'importe, parce que dans cette lettre il y a plein d'amour, c'est tout ce qui compte. Et demain ? Oh... tu verras demain.



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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Dim 25 Fév - 22:29

Ha ba re-bienvenue :v:

Hâte d'voir la suite justement :32:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Lun 26 Fév - 2:42

ANACONDAAAA :elec: :elec:
et t'as gardé la nana qui à un nom trop classe :32: - en plus d'etre fort jolie. :baave:
bienvenue avec c'nouveau personnage, j'doute pas qu'elle est parfaiiiite. :red: :red:
va falloir que je lise tout ça bientôt. :ah: mais la Dana de Gus sans tact et gêne va être magnifique. :love: :love:
des bisous petit serpent. :sex:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Lun 26 Fév - 11:38

FUCKING PERFEEEEEEEEEEEEEEECT :quoi::quoi:
j'sortirais Gus plus tard :troll: - MAIS EEN ATTENDANT ENFIN TU ES LAAAAAAAAAAAAAAAAA :red::red::red::red:
BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE - encore une fois hein :stache: alors c'personnage :quoi: tu vas t'marrer (en même temps Dana sait rien faire d'autre :ui:) à jouer c'personnage :red:

J'full hâte qu'on joue ensemble oui oui oui :red::red::red:
ENVOIE LA SUITE DE L'HISTOIRE ELLE EST EXTRA :stache: :love:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Lun 26 Fév - 12:50

:red::red::red::red:

@Dana Konda a écrit:
La suite arrive... J'vous jure c'est pas long... enfin j'crois :troll:

J'te crois pas du tout pour ça, bizarrement :troll:
Enfin on peut voir qui c'est Dana, reuuuuuh :baave: et bon courage pour la fiche, et tout :alice:
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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mar 27 Fév - 19:56

Remus > Ha ba re-merci
J'poste un bout dès à présent, j'espère que ça vous plaira :alice:

Liesl > C'est mooooooooooooooooooi :quoi:
Ouais, la bonne blague de Gus, et c't'idiot a réussi à m'convaincre :he: Merci merci
Elle s'ra parfaite, j'vais kiffer la jouer avec voooooooooous :red: Nous faudra plein de lieeeeeeeeeeens :fan2:
Des baisers mon p'tit voleur :32::sex:

Sirius > Like yooooooooou :red:
Hâte de le voir lui, j'ai plein d'trucs à lui raconter... Qu'importe c'qu'il fait :zad:
Merciiiiii :red: J'doute pas qu'j'vais m'amuser avec elle, ce s'ra mon personnage relaxation pour apaiser les migraines :red: J'suis trop heureuse de pouvoir la joueeeeeeeeer :fan:
J'tellement hâte ausssssssssssi :fan2:
J'arrive Hola

Cassiopée > Respecte-moi toi owh :/: Franchement ça va... j'ai pas compté mais ça va :ui::rire:
Et oui, tu peux, tu veux, t'as d'la chance :he::zad: Merci twa

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mar 27 Fév - 20:02

Ça dépend de si c'est court au final ou pas :zad: on verra :zad:

Tellemeeeeeeeeeent, j'en avais marre d'attendre : **:
:calin:
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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mar 27 Fév - 20:12

C'est pas la taille qui compte, il paraît :zad:
Impatiente, hum :calin::32:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mar 27 Fév - 21:20

Nope, du tout :zad:
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii :calin::32:
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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mer 28 Fév - 12:22

J'ADOOOOOOOOOOORE :rire::rire: ton histoire m'a tuée j'en peux plus. Anyways si mes collègues veulent te valider ils peuvent. Sinon J'fais ça tantot :fan:
Ta Dana est parfaite :mdr:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mer 28 Fév - 16:48

Mission accomplie :v: J'prends ça pour un compliment :fan2: J'suis trop contente que ça te plaise en tout cas, et j'ai trop hâte de la jouer :red:
Aussi parfaite que son Gus adoré :mdr::coeur:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Mer 28 Fév - 21:00


Félicitation, tu es validé(e) !

:mdr::mdr::mdr::mdr:
Ta Dana est parfaite :rire: tout simplement - j'crois pas pouvoir dire mieux que cela, comme y a rien de plus à dire :rire: cette fiche c'est de l'or, et j'ai full hâte d'rp avec toi. Tu l'as faite à la fois jemenfoutiste, et tu l'as rendu aussi poétique - c'beau, je kiffe. Eclate toi bien ave celle surtout c'le plus important :zad:

Bravo, tes efforts sont récompensés et tu rejoins désormais la belle communauté de Maraudeur's Era! L'équipe t'a rajouté au groupe ADULTE et est curieux de voir ce que tu vas faire désormais. Maintenant que tu es des nôtres, tu peux donc librement aller ouvrir ta fiche de liens afin de recenser toutes tes relations, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Bien entendu, nous savons que tu auras de nombreuses histoires parmi nous, penses donc aussi à ouvrir ton journal de bord, et à le tenir à jour, ce qui te sera très utile pour avoir un Double-Compte plus tard. Enfin, si tu es un sorcier - ou que tu as un lien avec le monde magique - tu peux tout à faire posséder une chouette/un hibou qui délivrera mots doux et autres colis à vos destinataires. Les étudiants de Poudlard peuvent aussi - et c'est même conseillé - rejoindre un club/association pour passer le temps et s'éclater.

Une fois encore, bravo pour ta validation, et nous te disons à très vite, au détour de tes aventures! Bien entendu, si tu as la moindre question, le STAFF attend tes MPs et y répondra au plus vite .



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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Jeu 1 Mar - 14:17

Même pas tu sors Gus pour m'valider :yso: Vas-y j'suis outrééééééée :fire:

En tout cas j'suis super contente que ma Dana te plaise autant J'ai kiffé l'écrire, j'vais kiffer la jouer, c'est que du bonheur :45:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Jeu 1 Mar - 14:30

Aller. pleure pas :hin:
:sex::sex::sex: - plaTONIQUE :ha:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   Jeu 1 Mar - 15:04

Pas trop tôt :calin:
:sex::sex: Absolument :ha:

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MessageSujet: Re: Dana ♦ L'éternité n'attend que toi   

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