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 How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78

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Dernière édition par Abigaëlle U. MacFusty le Mar 17 Avr - 17:49, édité 1 fois
MessageSujet: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Mar 20 Mar - 23:59


How to be
a parent ?
Abry
This is my fight song, Take back my life song, Prove I'm alright song. My power's turned on, Starting right now I'll be strong. I'll play my fight song And I don't really care if nobody else believes, 'Cause I've still got a lot of fight left in me.
T'as fait le mur ce soir, parce que tu voulais le voir lui. Deux ans qu'il ne t'a donné aucune nouvelle, qu'il n'en a donné à aucun MacFusty. Il n'a même pas répondu à ta lettre envoyée le mois suivant son départ, sûrement parce qu'il vous pense responsables, sauf que vous ne l'êtes pas. Ce n'est pas ton clan qui a tué sa femme, cela dit ce n'est pas de cela dont tu veux lui parler aujourd'hui. Tu as besoin de lui, même si ça te tue de demander de l'aide. T'aimes pas ça, c'est certain, sauf que maintenant que tu as décidé d'assumer cet enfant seul, nul doute qu'il n'y a pas mieux placé que lui. Qu'importe le temps qui s'est écoulé, t'espères qu'il t'ouvrira sa porte, parce que tu restes sa cousine, même s'il a décidé de tourner le dos au clan après son départ.

Deux ans que tu n'as pas vu Iona, aussi. Elle a dû grandir, la puce, parce que la dernière fois que tu l'as vu elle n'avait qu'un an. Une année d'vie seulement, c'était une petite chose si fragile qu'vous aviez peur d'la faire tomber à chaque instant. T'as dû mal à te dire que t'en auras un à ton tour, de bébé, que tu garderas dans tes bras comme il le faisait, et que t'aimeras plus encore. Quoi que tu doutes pas qu'il l'aime, sa princesse, et que t'en viens à te demander si c'est pour cela qu'il n'a pas déménagé. Ou alors c'est peut-être seulement qu'il ne veut pas se dire qu'elle est partie, elle. Zooey – morte, mais il ne peut peut-être pas s'y résoudre. Au moins tu connais son adresse actuel, et c'est comme ça que tu te retrouves devant sa porte, en plein Londres. T'as fait l'mur, paraît qu'c'est pas bien – mais toi tu t'en fous. Alors t'toques, t'toques assez fort pour qu'il t'entende tout en annonçant. « Rory, c'est Aby, ouvre-moi ! » Faut qu'il t'ouvre, il te laissera pas dehors, c'sûr. « J'dois te parler, j'te jure que c'est important. » Et ça l'est, il pourra pas le nier une fois qu'il saura.
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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Mer 21 Mar - 18:55


How to be a parent ?
Abigaëlle U. MacFusty
La nuit n’allait pas tarder à tomber et il sentait qu’un orage serait de la partie, le temps s’était réchauffé dans sa petite banlieue Londonienne et toutes les fenêtres de son appartement étaient ouvertes. Il avait déjà donné son repas à Iona et elle était à présent installée sur son parterre avec tous ses jouets alternent de l’un à l’autre, complètement dans son monde et affichant un sourire satisfait. Il posait sur elle un regard attendri ne pouvant penser à rien d’autre que son bien-être et elle semblait si innocente et encore incapable de réaliser tout ce qui avait pu s’passer autour d’elle. Il se demandait si parfois sa mère lui manquait où s’il ne projetait pas sur elle son propre manque de Zooey. Depuis qu’il avait quitté Azkaban il avait repris son rythme de petits boulots par-ci par-là ne s’attachant à rien. Il n’avait pas recroisé Clyde et il pensait parfois à son ancien camarade et s’il avait retrouvé un semblant de vie ou s’il était comme lui coincé à tout jamais dans ses souvenirs.

Iona se levait de temps en temps d’une démarche presque affirmée et confiante pour déposer dans ses mains un jouet de son choix qu’il prétendait regarder avec intérêt et étonnement avant de lui rendre sous peine de subir ce regard qu’il connaissait si bien et lui rappelant Zooey – elles avaient définitivement les mêmes yeux et ça n’aidait en rien Rory que de retrouver sa défunte épouse dans le regard de sa fille. Un bruit avait cependant attiré son attention, on toquait à sa porte, il n’attendait personne et c’était inquiet qu’il avait sorti sa baguette en jetant un œil par la fenêtre – une adolescente à la longue chevelure brune se trouvait devant sa porte « Rory, c’est Aby, ouvre-moi ! » qu’est-ce qu’elle venait foutre là, n’était-elle pas en dernière année à Poudlard ? « J’dois te parler, j’te jure que c’est important. » il reconnaissait sa voix à présent et le ton qu’elle employait indiquait une réelle urgence. Il n’avait revu personne de sa famille depuis qu’il s’était tiré de l’île de Barra après la mort de Zoeey et il n’était pas enchanté de se trouver imposé de la présence de l’un d’entre-deux quand bien même il n’avait pas spécialement d’rancune ou de colère envers Abigaëlle. « On dirait que ta grande cousine est dans la mouise… » qu’il avait murmuré à Iona plantée devant lui avec un morceau de sa locomotive dans les mains « Tu crois qu’on devrait lui ouvrir ? » et la gamine était arrivé à l’âge ou son mot préféré était non, elle comprenait à présent tout ce qu’il racontait mais préférait s’amuser à répondre non à littéralement tout « Nah. » haussement d’épaules « Il va pleuvoir, on va peut-être la laisser rentrer et voir ce qu’elle nous veut. » qu’il avait dit plus pour lui que pour la gamine qu’il soulevait à présent du sol comme pour le protéger et se dirigea vers la porte « Entre… » qu’il avait dit à Abigaëlle « Il va pas tarder à pleuvoir des cordes. » et à peine qu’elle se trouvait à l’intérieur le ciel s’fendait en deux d’éclairs.

D’un geste de main, il l’invitait à rentrer et il ne savait pas pourquoi il sentait que c’était important, Abigaëlle ne se serait pas pointée sur le pas de sa porte pour une bêtise, elle savait comme tous les MacFusty qu’il ne voulait plus les voir alors il lui avait indiqué le canapé et il avait reposé Iona sur son tapis de jeu. « Qu’est-ce que tu fais ici, Una ? »

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Dernière édition par Abigaëlle U. MacFusty le Mar 17 Avr - 17:49, édité 1 fois
MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Jeu 22 Mar - 23:04


How to be
a parent ?
Abry
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Debout devant la porte, t'as pas d'mal à te convaincre qu'il va t'ouvrir. Il te laissera pas dehors, t'en es persuadée. Qu'importe qu'il soit parti de l'île il y a deux ans sans donner de nouvelles depuis, il reste ton cousin, un MacFusty. On abandonne pas un membre du clan, chez vous, alors il te laissera pas croupir dehors maintenant. Et il faut pas longtemps avant qu'il confirme ta pensée, la porte s'ouvrant d'vant ta silhouette, toi retenant un grognement. T'râlerais presque, mais t'dis rien, tu t'contentes d'lever les yeux vers les yeux, souriant comme s'tu l'saluais. « Entre… Il va pas tarder à pleuvoir des cordes, » qu'il t'dit, et toi tu t'fais pas prier pour entrer. Il fait froid dehors, en plus de l'orage qui s'annonce – et qui éclate dès lors que t'as passé la porte.

Ça gronde dehors, même si c'est pas quelque chose qui t'effraie particulièrement. Vivre avec des dragons ça t'a appris à relativiser, et tu sais que les flammes des Noirs des Hébrides sont bien plus à craindre qu'quelques éclairs balancés par un ciel furieux. Les MacFusty savent en cracher d'plus féroces encore, des éclairs, alors c'pas un orage qui va te faire peur. A dire vrai, tu serais bien d'ceux qui se présentent comme sans peur, même si ce s'rait se voiler la face. C'juste que t'es pas effrayée par grand chose, et qu'même quand c'est le cas tu refoules tout à l'intérieur de toi. Sauf qu'y a bien une chose que tu ne peux pas ignorer ces temps-ci, c'est l'bébé qui grandit dans ton bide. Et c'pour ça qu't'es là – t'espères qu'Rory il pourra t'aider, parce qu'il sait ce que c'est d'être père jeune, même si lui il n'était pas seul. Alors lorsqu'il t'fait rentrer, tu l'suis sans dire un mot, ton regard plutôt rivée sur la princesse qu'il tient dans les bras. « Elle a bien grandi. Elle se souvient d'nous ? » qu'tu demandes en arquant un sourcil. Y'a peu d'chances cela dit, parce que Rory il s'est barré y'a deux ans déjà, et qu'la gosse elle n'avait qu'un an. C'tait une toute petite chose, et c'en est encore une, en vrai.

Petite princesse qu'il dépose sur un tapis de jeu après t'avoir indiqué le canapé, et toi qui hésites à t'asseoir. Tu l'fais pas, finalement – t'es mieux debout. « Qu’est-ce que tu fais ici, Una ? » C'pas inhabituel qui t'appelle comme ça, déjà sur l'île c'était le cas. On t'appelait au gré des envies par tes deux prénoms. Aby, Una, c'du pareil au même – tu restes toi. T'veux juste pas qu'ce soit Ysolte qui l'prononce, c'prénom d'l'unicité. « J'ai besoin d'un coup de main, » qu't'avoues, avant d'faire quelques pas puis d'te tourner à nouveau vers lui. Tu veux pas fuir, t'as plus à fuir. « Faut qu'tu m'aides, j'te jure que c'est important. Par contre j't'interdis de m'engueuler, c'est pas pour ça que j'suis venue. » Qu'il le fasse, t'façon tu l'enverras boulet – t'as assez pris dans les dents comme ça. « J'suis enceinte, et j'ai besoin de conseils pour pas merder une fois qu'il sera là. Voire avant. » T'as plus l'intention de tourner autour du pot, même si tu lui diras pas de qui il est. Personne doit savoir, c'est ce dont t'as convenu avec Ode. Pour vous protéger, tu tiendras ta langue – y'a rien d'plus important qu'vous, en vrai, et t'doutes pas qu'le clan il a pas besoin du nom du père pour accepter l'enfant. Ce sera ton fils, un MacFusty, et c'est tout ce qui compte.
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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Jeu 5 Avr - 5:48


How to be a parent ?
Abigaëlle U. MacFusty
Lui qui s’attendait à une soirée calme et sans histoire à regarder Iona jouer jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement – petit corps endormi qu’il déposerait dans son lit en déposant un tendre baiser sur son front – il se retrouvait à avoir sa cousine devant sa porte fuyant la tempête et sans doute bien d’autres soucis. Il avait presque hésité à l’idée de lui ouvrir mais il sentait que l’air été chargé d’électricité et que la voix d’Abigaëlle ne laissait rien présager d’bon et qu’importe qu’il ait tourné le dos à sa famille, il n’était pas capable de la laisser ainsi dans la tourmente, pas lorsqu’elle était devant sa porte, petite demandeuse d’asile. Alors, il lui avait ouvert la porte sa gamine blottie contre lui et elle regardait Abigaëlle avait de grands yeux curieux, peu de chance qu’elle se souvienne d’aucun d’eux – bien trop jeune pour ça mais une chose était certaine elle trouvait Abigaëlle à son goût parce qu’elle ne la quittait pas du regard. Assise sur son tapis d’jeu tandis que la jeune femme pénétrait l’appartement, elle l’observait avec une curiosité non-voilée, ce n’était pas tous les jours qu’une femme autre qu’Allegra venait leur rendre visite. Allegra, elle s’était totalement imposée dans leur vie et Iona s’en était entichée rapidement, la suivant partout comme un petit caneton maladroit, elle aimait ses longs cheveux dans lesquels elle passait ses petites mains ; elle était une magnifique poupée à taille humaine et elle ne venait jamais les mains vides – la plupart des jouets de Iona étaient dû à la générosité et l’affection de la Greengrass.

Il aimait bien l’orage Rory, ça le fascinait, il se perdait parfois à regarder les éclairs fendre le ciel ; ça l’apaisait presque. « Elle a bien grandi. Elle se souvient d’nous ? » de nous qu’elle lui avait dit, il doutait qu’elle se souvienne des MacFusty et c’était probablement mieux ainsi, elle n’aurait personne à regretter « J’en doute, elle était vraiment trop jeune. » qu’il avait répondu rapidement ne préférant pas s’attarder trop longtemps sur les souvenirs que cela ravivait. Puis, il lui avait montré le canapé et il s’était installé face à elle dans le fauteuil dont les bras étaient défoncés par des années de loyaux services. Il avait préféré éviter que le silence ne s’installe trop longtemps, alors, il lui avait demandé ce qu’elle faisait là. Elle le savait, il ne voulait plus les voir alors si elle était là installée dans son canapé tandis que la pluie battait les carreaux cela ne devait pas être sans une bonne raison. « J’ai besoin d’un coup de main. » qu’elle avait commencé par dire alors qu’il l’observait, suspicieux. « Faut qu’tu m’aides, j’te jure que c’est important. Par contre, j’t’interdis de m’engueule, c’est pas pour ça que je suis venue. » il s’penchait en avant posant ses coudes sur ses genoux et déposant son menton dans sa main. Elle avait vraiment beaucoup changé, même physiquement, elle avait perdu les traits de l’enfance, c’était à présent une jeune adulte qui se tenait devant lui et il se trouvait presque étonné, l’aurait-il reconnue s’il l’avait croisée au détour d’une allée londonienne ? « J’suis enceinte, et j’ai besoin de conseil pour pas merder une fois qu’il sera là. Voire avant. » venait-il d’avaler de travers, son sang venait d’quitter son visage, quand il avait quitté Barra, Abigaëlle n’avait que tout juste quinze ans et la savoir à présent enceinte le perturbait terriblement.

Rory n’avait jamais vraiment été un donneur de leçon, plutôt un cousin protecteur et chaleureux, jusqu’à ce qu’il craque tout du moins. « Dans moins d’un mois tu vas quitter Poudlard, je suppose que ça t’évitera déjà quelques désagréments. » qu’il avait commencé par dire alors qu’il jetait un regard en direction de Iona qui avait toujours les yeux fixés sur sa grande cousine. « Tu en as parlé à ta mère ? » qu’il lui avait dit, parce qu’après tout, elle serait la mieux placer pour guider Abigaëlle pas qu’elle ait été exemplaire dans son désir d’avoir un enfant au point d’en faire une bâtarde du clan. « Tu vas devoir te montrer plus responsable que dans sa conception. Je suppose que le papa n’a pas l’intention de faire partie du paysage… » qu’il avait continué en marmonnant à moitié sentant un brin d’colère monter en lui – elle ne viendrait pas lui demander de l’aide si elle filait le parfait amour avec le père de son môme, il l’avait manifestement laissée sur le carreau. « Je ne suis pas un exemple de paternité Una. » qu’il avait murmuré plus pour lui qu’autre chose. Il aimait Iona plus que la vie elle-même et elle était la seule raison qui l’faisait encore tenir debout mais il savait au fond de lui qu’il ne serait jamais suffisant. « Ta plusieurs solutions Abigaëlle. » qu’il avait dit en relevant la tête et croisant le regard de sa cousine. « Tu peux retourner à Barra, tu ne manqueras pas d’aide là-bas mais ça s’accompagnera des jugements, une bâtarde – excuse-moi le terme, je ne l’aime pas moi-même – qui se trouve à en élever un elle-même. Ou, tu te trouves un travail pour le temps qu’il reste de ta grossesse à Londres et tu commences à construire ta vie de ton côté. Quoi que tu décides ce sera difficile, je pense que tu le sais sinon tu ne serais pas ici. » il s’était levé arpentant la pièce de long en large ce qui avait l’air d’amuser Iona. « Vaut mieux pas que tu me dises qui est l’père. » qu’il avait à nouveau marmonner avant de reprendre sur un ton normal « Tu peux loger ici un temps. » avait-il en soupirant « Tu verras ce que c’est que d’avoir un enfant dans les pattes et tu pourras mettre de l’argent de côté mais Abigaëlle, personne ne peut savoir que tu es chez moi, je veux voir personne d’autre débarquer chez moi sous aucun prétexte, je ne veux pas les voir. » qu’il avait terminé fermement en regardant la jeune femme. « T’es pas censée être à Poudlard d’ailleurs ! » qu’il avait fini par ajouter en levant les bras en l’air.


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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Mar 17 Avr - 17:35


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Déjà deux ans que tu n'as pas vu Rory qui est pourtant ton cousin. Un MacFusty qui plus est, mais à la mort de sa femme il a quitté l'île, prenant avec lui sa fille Iona qu'ils n'ont qu'à peine connu. Elle n'avait qu'un an, si petite chose qui passait le plus clair de son temps dans les bras de son père, alors peut-être qu'elle ne sait même plus qui vous êtes. « J’en doute, elle était vraiment trop jeune. » Peu de chance qu'elle se souvienne de sa famille, et tu trouves ça triste. T'as pas envie que ton enfant grandisse comme ça, même si tu sais pertinemment qu'il n'aura pas de père. Sauf que ça c'est pour vous protéger, alors que Rory il est parti sans que tu ne comprennes pourquoi. Ce n'est pas de votre faute si Zooey n'est plus, mais il semble vous en tenir responsable, alors il a tourné le dos à votre île toute entière. Tu serais bien en colère si seulement tu n'avais pas besoin de lui, aujourd'hui.

Tu vois pas l'utilité de tourner autour du pot, après tout c'est toi qui est venu ici, donc ce n'est pas pour faire des pirouettes. C'la dit t'as pas envie qu'il te fasse de leçons, alors tu le préviens – un problème de moins. Et tu l'regardes droit dans les yeux après avoir fait quelques pas dans la pièce, le regardant qui se penche en avant, la tête dans les mains, s'appuyant sur ses genoux. Tu n'dis plus rien, attendant de voir si t'as b'soin d'en ajouter pour qu'il réagisse. « Dans moins d’un mois tu vas quitter Poudlard, je suppose que ça t’évitera déjà quelques désagréments. » C'est là qu'il regarde Iona, et tu te dis qu'au moins tu seras sortie de l'école lorsque l'enfant viendra au monde. T'espères juste que tout se passera bien, parce que t'as que dix-huit. « Tu en as parlé à ta mère ? » « Non, t'es le seul au courant. » Mensonge, mais tu t'en fous, et lui aussi il devrait pas s'en soucier. Les seuls au courant ne devraient pas l'être, car ça ne devrait pas les concerner – il a pas de père, ce gosse. « Tu vas devoir te montrer plus responsable que dans sa conception. Je suppose que le papa n’a pas l’intention de faire partie du paysage… » « Non, il n'en fera pas partie, » qu't'acquiesces simplement. Tu répondras pas à d'autres questions à ce sujet, et sans doute qu'il l'a compris. « Je ne suis pas un exemple de paternité Una. » « Iona a pas l'air malheureuse, » qu't'objectes simplement avec un haussement d'épaules.

Levant les yeux vers toi, il ne te lâche plus des yeux, tout comme Iona. « T'as plusieurs solutions Abigaëlle. » Lesquelles ? qu't'aimerais grogner, mais déjà il reprend en se levant. Et il marche, encore et encore, à tel point que le regard de sa fille se détourne de toi pour l'observer lui. « Tu peux retourner à Barra, tu ne manqueras pas d’aide là-bas mais ça s’accompagnera des jugements, une bâtarde – excuse-moi le terme, je ne l’aime pas moi-même – qui se trouve à en élever un elle-même. Ou, tu te trouves un travail pour le temps qu’il reste de ta grossesse à Londres et tu commences à construire ta vie de ton côté. Quoi que tu décides ce sera difficile, je pense que tu le sais sinon tu ne serais pas ici. » « J'ai pas envie de quitter l'île, il y a mes parents là-bas, et toute ma famille. Il manque qu'Iona et toi, ça fait deux ans qu'on attend votre retour. » C'pas vraiment un reproche, même si au fond t'es un peu amère qu'il soit parti alors que vous teniez à eux deux. Il te traitait pas de bâtarde, lui, d'ailleurs il t'a jamais reproché d'en être une. Sauf qu'il s'est barré, ta petite cousine avec, et toi t'as pas envie de faire pareil. T'es paumée, certes, mais tu veux pas abandonner ta famille. « Vaut mieux pas que tu me dises qui est l’père. » Tu lui diras pas, si c'est vraiment ça qui l'inquiète. « Pars du principe qu'il n'y a pas d'père, alors. » « Tu peux loger ici un temps. » Les yeux ronds, tu restes fixe, à l'observer. « Tu verras ce que c’est que d’avoir un enfant dans les pattes et tu pourras mettre de l’argent de côté mais Abigaëlle, personne ne peut savoir que tu es chez moi, je veux voir personne d’autre débarquer chez moi sous aucun prétexte, je ne veux pas les voir. » « T'es sûr ? » Iona vous fixe encore, ne faisant pas le moindre bruit malgré son âge. « Tu me laisserais vivre ici ? »

« T’es pas censée être à Poudlard d’ailleurs ! » qu'il râle en agitant les bras, et toi tu lèves les yeux d'un air innocent. « Peut-être bien ouais, » qu'tu réponds juste, comme si t'en avais absolument rien à faire. Et c'est le cas : tu t'en fous bien, d'avoir fait le mur.
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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Mar 1 Mai - 20:12


How to be a parent ?
Abigaëlle U. MacFusty
Il se retrouverait avec une adolescente sur le point de devenir une adulte et sa cousine par-dessus l’marché. Elle semblait perdue, anxieuse et choisissait ses mots avec précautions, il n’avait pas été préparer à voir un membre de sa famille débarquer chez lui – bien sur ce n’était pas un secret de savoir où il vivait mais il se trouvait surpris que l’un d’eux ait osé débarquer chez lui après ce qu’il leur avait gueulé au visage. Parfois il sortait une plume et du parchemin et écrivait un début de lettre à ses parents puis se ravisait et remettant cela à plus tard pour finir par ne plus le faire. Ses parents lui avaient laissé la distance dont il avait besoin et évidemment qu’ils lui manquaient mais ils lui rappelaient un peu trop Donàl et le souvenir de la perte était lié intimement à Zooey. Combien d’temps avant que la peine se calme, combien de temps avant que la rage ne s’éteigne dans son cœur de dragon ?

C’était une question normale que de demander à Abigaëlle si sa mère était au courant de sa grossesse, dans sa situation elle serait probablement la plus à même de comprendre la situation d’Abi. « Non, t’es le seul au courant. » il avait un peu d’mal à croire qu’il se trouvait le seul au courant de sa grossesse mais ce ne serait pas la première fois qu’on lui mentait et il n’en avait cure tant que cela n’avait aucune incidence. Cependant il ne pouvait s’empêcher de se demander qui était le père, sans doute un petit merdeux, du genre à qui il balancerait son poing dans la gueule. Il n’pouvait pas s’empêcher d’émettre avec une certaine certitude qu’il se doutait que le père ne ferait pas partie du tableau. « Non, il n’en fera pas partie. » elle avait acquiescé alors qu’il annonçait à sa cousine ne pas être un exemple de paternité. « Iona a pas l’air malheureuse. » ouais mais est-ce qu’elle est réellement heureuse pour autant sans sa maman… C’était une question et son regard s’était posé sur la bouteille de bourbon qui se trouvait sur le haut de l’étagère – pas maintenant.

Soupirant il avait alors énoncé les différentes solutions qu’avait Abigaëlle « J’ai pas envie de quitter l’île, il y a mes parents là-bas et, toute ma famille. Il manque qu’Iona et toi, ça fait deux ans qu’on attend votre retour. » l’envie d’boire à nouveau, il ne voulait pas parler d’Barra, il ne voulait pas parler des MacFusty et pourtant c’était là devant lui et il ne pouvait pas l’ignorer. « Pas maintenant Una, c’est trop tôt. » qu’il avait murmuré dans sa barbe naissante et même s’il ne pouvait pas ignorer le manque de ses racines et le fait qu’il retrouvait en Iona le petit dragon qu’il avait été, c’était encore trop tôt pour lui.

Il avait marmonné qu’il valait en effet mieux qu’il ne connaisse pas l’nom du père avant de lui proposer d’emménager avec lui. « T’es sûr ? » Iona continuait de les fixer avec curiosité. « Tu me laisserais vivre ici ? » il avait hoché la tête « Oui, mais pas de dragons ici. » qu’il avait rappelé en soupirant, il s’occuperait du bien-être d’Abigaëlle mais sous la condition de la tranquillité conservée pour sa fille et lui. Réalisant un peu l’jour, la date il avait relevé la tête en fronçant les sourcils lui demandant si elle ne devait pas être dans l’enceinte du château « Peut-être bien ouais. » un nouveau soupire s’était échappé des lèvres de Rory alors qu’il se dirigeait vers la chambre d’amis entraînant sa cousine dans sa suite. « C’est pas très personnalisé mais t’as tout ce qu’il te faut et je remonterais l’ancien berceau de Iona ça t’évitera des dépenses, j’ai encore tous ses vêtements dans la commode. Tu peux dormir ici cette nuit mais demain tu retournes à Poudlard et je serais là le jour de ton retour à Londres, tout sera prêt pour vous deux. » qu’il avait dit d’un signe de tête en direction du ventre déjà arrondi de sa cousine. « Tu es à combien d’mois d’grossesse ? » qu’il lui avait demandé alors qu’ils retournaient dans le salon. « Je vais t’faire un truc à manger, va pas m’faire croire que t’as déjà mangé. »



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I want the light without the darkness

Same bed but it feels just a little bit bigger now
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When our friends talk about you, all it does is just tear me down
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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Sam 5 Mai - 15:14


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Abry
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Deux ans que Rory est parti de chez vous, et jamais il n'est revenu vous voir. En vingt-quatre mois, pas une visite, pas un hibou, pas une lettre. Aucune nouvelle. Vous vouliez lui laisser le temps de s'en remettre, ses parents souhaitant que l'on respecte cette distance qu'il avait instauré. Et du temps vous lui en avez laissé, mais selon toi aujourd'hui il en a eu trop. Deux ans c'est long quand on tient à quelqu'un, et toi tu tiens à tous les MacFusty – peut-être même à ta défectueuse de demi-sœur. Alors tu n'aimes pas l'idée de tourner le dos à ta famille comme il l'a fait, de l'abandonner ainsi. Au mieux ce sera provisoire, parce que t'es pas capable de t'imaginer une vie où ton enfant grandira loin des tiens. Barra c'est ton île, et les MacFusty ton clan – on abandonne pas son clan. « Pas maintenant Una, c’est trop tôt. » Sa voix devient un murmure, mais toi ça t'agace étrangement. Deux ans, et c'est trop tôt ? Non, sûrement pas, Rory il est plus courageux que ça. « Tu diras pareil dans dix ans, quand ta fille aura grandi sans une partie de sa famille ? Tu veux vraiment qu'elle ne voit jamais d'où vient son père, qu'elle ne voit jamais notre île ? » T'es pas venue pour lui faire des reproches, au départ. Mais ceux-ci sont sortis trop naturellement pour que t'aies le temps de les retenir, n'ayant pas ta langue dans ta poche lorsqu'il s'agit des MacFusty. Pour survivre parmi les dragons il faut savoir cracher des flammes, alors t'as appris ainsi. A ne pas te laisser faire, et à grogner – trop peut-être.

Vivre ici, c'est ce qu'il te propose. Avec lui, et Iona pour voir ce que ça fait d'avoir un enfant dans les pattes dès que l'on passe la porte. Habiter ici un temps, à la seule condition qu'aucun MacFusty ne vienne frapper à la porte. Tu leur donneras l'adresse du voisin. « Oui, mais pas de dragons ici. » T'es presque déçue de voir à quel point il a renié ce qu'il est. Et lui, n'est-ce pas un dragon ? Et sa fille ? Si, Iona en est une, tu ne peux pas en douter. « Tous les MacFusty sont des dragons, » rétorques-tu en haussant les épaules. Enfin, Ysolte c'est une grenouille quoi, mais ta demi-sœur a toujours été un cas chez les cracheurs de feu. « Toi aussi t'en es un, même si tu sembles l'oublier. » Semi-reproche avant qu'il ne t'en fasse un à son tour parce que t'es censée être à Poudlard. T'es aussi censée étudier pour tes ASPIC cela dit, mais ça attendra. Sauf qu'il s'en fout, Rory, que tu te sois barrée de l'école – ça s'entend dans son soupir. Il préfère te guider vers une autre pièce de la maison alors que tu le suis sans rechigner. « C’est pas très personnalisé mais t’as tout ce qu’il te faut et je remonterais l’ancien berceau de Iona ça t’évitera des dépenses, j’ai encore tous ses vêtements dans la commode. » La chambre d'amis est chouette, en vrai, mais le château des MacFusty va te manquer, tu le sais. Tu te rassures en te disant que ce n'est pas définitif, surtout. « Tu peux dormir ici cette nuit mais demain tu retournes à Poudlard et je serais là le jour de ton retour à Londres, tout sera prêt pour vous deux. » « Merci Rory. » T'es pas une gamine ingrate, au fond. Pas avec lui en tout cas, pas cette fois. Tu sais qu't'as déjà de la chance qu'il te propose ça alors que ça fait deux ans qu'il ne parle plus à aucun MacFusty. Deux ans mais il est quand même là pour toi, alors t'es partagée entre rancune et gratitude. « Tu es à combien d’mois d’grossesse ? » « Trois, presque quatre. » T'oses espérer que ça ne se voit pas trop, car bientôt il y aura le bal, et t'as pas envie de le manquer malgré tout. « Je vais t’faire un truc à manger, va pas m’faire croire que t’as déjà mangé. » « J't'ai rien fait croire, » rétorques-tu, parce qu'en effet t'as pas avalé grand chose avant de disparaître de Poudlard. Alors tu le suis vers le salon, jetant un regard à Iona avant de t'en approcher. « Je peux ? » que tu demandes à son père, sauf que t'attends pas vraiment de réponse pour soulever la petite princesse et la caler dans tes bras. « Hey ma belle, comment ça va toi ? » qu'tu dis avant de déposer un baiser sur son front. Elle est belle comme un ange, ta petite cousine. Elle ne tarde pas à jouer avec tes cheveux, d'ailleurs, et toi tu te tournes vers Rory. « Pourquoi t'as jamais répondu à mes lettres ? »
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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Jeu 19 Juil - 2:03


How to be a parent ?
Abigaëlle U. MacFusty
Elle avait débarqué et aussi étonnant que ça puisse paraître il avait répondu à son appel désespéré l’accueillant chez lui et allant même jusqu’à lui proposer de venir vivre avec lui et sa fille après ses études – il ne soulignerait jamais assez l’importance des études à ses yeux. C’était sa cousine et quand bien même son désir de se garder loin du restant du clan il ne pouvait pas refuser de lui venir en aide ; il avait bien vu sur son visage qu’elle en avait bavé et il connaissait ce sentiment d’voir la vie filer entre ses doigts sans ne pouvoir rien retenir – témoin d’un accident sans arriver à détourner le regard. Depuis la mort de Zooey, c’était un peu comme ça que sa vie s’était déroulée, il regardait tout partir à volo et finalement la seule raison de sa survie se trouvait dans le salon, occupée à jouer avec un dragon en peluche. « Tu diras pareil dans dix ans, quand ta fille aura grandi sans une partie de sa famille ? Tu veux vraiment qu’elle ne voit jamais d’où vient son père, qu’elle ne voit jamais notre île ? » il avait les mains en l’air en signe de reddition « C’est plus compliqué que ça et je n’apprécie pas que tu viennes mettre Iona là-dedans. » avait-il dit acceptant de répondre à sa cousine bien qu’il préférait continue d’éviter le sujet. « Bien sûr que je veux qu’elle sache d’où elle vient mais je veux la protéger aussi. Je voudrais te rappeler que mon frère est mort sur notre précieuse île alors tu m’excuseras si je joue aux pères protecteurs mais elle a déjà perdu sa mère. » il savait qu’il jouait les vieux cons mais sa fille, le soleil de son existence et il ne sentait pas prêt à la propulser parmi tout le clan MacFusty. « Je ne suis pas prêt pour tout ça. J’aimerais que tu l’acceptes sinon on y arrivera pas Abi. » avait-il dit. Barra ça lui manquait, les étendues verdoyantes, les feux d’camp entre cousins, les soirées au coin du feu avec les anciens et toutes ces histoires qui avaient bercé son enfance – pourtant il pouvait pas effacer toute la souffrance, il n’était juste pas encore prêt.

Abigaëlle, il l’avait pour ainsi dire vu naître, il éprouvait évidemment énormément d’affection pour elle surtout quand il savait ce que tout le monde murmurait sur ses origines – il l’aimait et qu’importe qui était son père, c’était toujours la même gamine qui avait conquis son cœur d’enfant. Il lui avait tout naturellement proposer de venir vivre avec lui et Iona, ainsi elle pourrait découvrir les joies des enfants – Iona était ceci dit une gosse des plus faciles, elle avait ses petits moments mais qui n’en avait pas. Rory avait cependant besoin d’établir des règles de base pour se protéger d’un trop plein d’émotions, il ne voulait pas débarquer chez lui et voir un autre de ses cousins ou cousines installé sur son canapé ou pire : ses parents. « Tous les MacFusty sont des dragons. » avait-elle dit en haussant les épaules arrachant à son cousin un roulement d’yeux – elle savait jouer avec les mots. « Toi aussi t’en es un, même si tu sembles l’oublier. » elle pourrait probablement le pousser à bout et c’était sans doute pour ça qu’il évitait le sujet des cours bien que ça lui brûlait les lèvres – il la guidait plutôt à travers l’appartement et la chambre qu’elle pourrait habiter. « Merci Rory. » Rory s’disait que vu le discours qu’elle lui tenait ça avait dû lui arracher la bouche que de le remercier mais il comprenait son besoin de lui balancer tous les reproches du monde parce que plus jeune il avait été comme elle – la grossesse en moins.

Il lui avait demandé à combien de mois de grossesse elle était « Trois, presque quatre. » il avait hoché la tête avant de se diriger vers le buffet « Tu as besoin d’argent pour aller voir quelqu’un qui suivra ta grossesse à Sainte-Mangouste. » c’était pas une question, il était revenu avec de l’argent qu’il avait glissé dans la poche de sa cousine – il ne lui demandait pas son avis, il voulait s’assurer que sa grossesse se passe bien et ça passait par le fait de se faire suivre. « Je me souviens que Zooey avait vu une médicomage à Sainte-Mangouste, elle était fabuleuse je n’arrive pas à revenir sur son nom ceci dit. » puis il s’était dirigé vers la petite cuisine annonçant à sa cousine qu’il allait lui faire un petit quelque chose à manger « J’t’ai rien fait croire. » décidément c’était une tête de mule et elle aurait vite fait de rendre le jeune homme chèvre. Il avait haussé les épaules à nouveau face à l’attitude désinvolte et sur la défensive de sa cousine. Elle avait jeté un regard en direction d’Iona « Je peux ? » il avait hoché la tête dans l’affirmative mais il voyait bien que sa réponse lui importait peu parce qu’elle soulevait déjà sa fille pour la caler dans ses bras. « Hey ma belle, comment ça va toi ? » il avait disparu dans la cuisine les laissant quelques minutes le temps de préparer une assiette à sa cousine.

Une assiette à la main il était réapparu « Des pâtes, je me suis dit que tout le monde aime ça… » qu’il avait dit en tendant l’assiette à Abigaëlle. « Pourquoi t’as jamais répondu à mes lettres ? » nouveau coup bien placé dans l’ventre qui lui aurait presque arraché un cri de douleur. « Mange, je vais mettre Iona au lit. » il avait échangé l’assiette pour sa fille et avait laissé Abigaëlle seule à nouveau le temps de mettre sa fille au lit, petit rituel habituel d’une histoire et de quelques câlins. Sa fille endormie, il était revenu dans le salon retrouvant sa cousine. « Je n’ai répond à personne Abigaëlle, c’était pas personnel mais j’étais pas capable d’écrire une lettre et encore moins d’expliquer mon geste. » il s’était à nouveau installé dans le canapé à côté de sa cousine.




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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Ven 31 Aoû - 22:38


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T'as beau savoir que le plus simple serait de vivre à Londres jusqu'à la naissance du bébé plutôt que retourner sur l'île Barra, t'es pas sûre d'être prête à abandonner les tiens, même si ce n'est que provisoire. Il n'y a qu'eux deux qui n'y sont pas, et c'est quelque chose que t'as du mal à avaler, même deux ans après. Aucune visite, aucune lettre, pas même une réponse aux tiennes – difficile de nier que tu l'as encore en travers de la gorge. « C’est plus compliqué que ça et je n’apprécie pas que tu viennes mettre Iona là-dedans. » « Comment tu veux que je ne parle pas d'Iona, c'est ta fille, c'est une MacFusty et c'est à peine si on l'a vue depuis qu'elle est née. » Tu peux pas concevoir qu'il songe à élever Iona loin de vous et même sans vous, alors qu'elle aussi est une MacFusty. Un tout petit dragon pour l'instant, cela dit. « Bien sûr que je veux qu’elle sache d’où elle vient mais je veux la protéger aussi. Je voudrais te rappeler que mon frère est mort sur notre précieuse île alors tu m’excuseras si je joue aux pères protecteurs mais elle a déjà perdu sa mère. » Tu passes sur le fait que la mère d'Iona soit morte, après tout ce n'est pas de votre faute, c'était un accident. Un accident qui vous a privé de Rory et Iona, et ce depuis deux ans. « Mourir c'est un risque dont on est conscients quand on travaille avec des dragons, et aux dernières nouvelles Iona a pas encore l'âge d'travailler. » T'es pas tendre avec Rory, et peut-être que tu devrais l'être plus par reconnaissance, mais t'en es pas capable lorsque vous parlez de sa fuite. Parce qu'à tes yeux c'est ce qu'il s'est passé : il a fui l'île, le clan, votre famille. « Je ne suis pas prêt pour tout ça. J’aimerais que tu l’acceptes sinon on y arrivera pas Abi. » « Et quand est-ce que tu seras prêt ? » qu'tu grommelles, agacé. C'trop simple de dire ça, de repousser l'échéance encore et encore. Il pourrait jouer à cela durant des années, et finalement ne jamais revenir.

Jonglant entre rancune et gratitude dès l'instant où il te propose de t'héberger pour les mois à venir, tu peux pas t'empêcher de lui balancer quelques pics tout comme t'es incapable de ne pas lui être reconnaissante. Puis tu lui apprends avoir terminé le premier trimestre, bien qu't'aies pas consulté le moindre spécialiste depuis le début de ta grossesse. « Tu as besoin d’argent pour aller voir quelqu’un qui suivra ta grossesse à Sainte-Mangouste. » « J'peux me débrou- » Trop tard, il a déjà glissé de l'argent dans ta poche, et à son regard t'as pas d'mal à comprendre qu'il te laissera pas lui rendre. Comme quoi il a gardé quelques traits de caractère très MacFusty. « Merci, » qu'tu dis, reconnaissant à contre-cœur ta défaite. « Je me souviens que Zooey avait vu une médicomage à Sainte-Mangouste, elle était fabuleuse je n’arrive pas à revenir sur son nom ceci dit. » T'connais pas d'nom d'médicomage spécialiste de la grossesse, alors c'pas toi qui va l'aider à r'trouver c'lui-là.

N'ayant mangé qu'un bout d'pain et un biscuit avant d'quitter Poudlard, tu protestes pas lorsqu'il propose de te préparer un truc, bien que par principe t'aurais pu prétendre en être capable. T'en profites plutôt pour prendre ta p'tite cousine dans tes bras – te fichant pas mal de la réponse du papa –, embrassant le front de cette bouille d'ange que t'as l'impression de ne pas avoir vu depuis une éternité. Deux ans c'est long à cet âge-là, et elle a tellement grandi. Rory a disparu dans la cuisine, et toi tu marches dans le salon, la jolie princesse dans tes bras alors qu'elle semble passionnée par tes cheveux. T'es déjà contente qu'elle tente pas de les mettre dans sa bouche, parce qu'il paraît que c'est ce que certains bébés font au début. « Des pâtes, je me suis dit que tout le monde aime ça… » Détournant les yeux d'Iona, tu vois que ton cousin est de retour, une assiette pour toi dans les mains. « Merci, c'parfait des pâtes. » Mais à l'voir si attentionné malgré ces deux ans, la question part toute seule : et tes lettres alors ? « Mange, je vais mettre Iona au lit. » T'vois bien que tu l'as probablement blessé, mais par fierté t'es pas capable de regretter. P't'être un peu quand même si, surtout au vu de tout ce qu'il a fait pour toi en moins d'une soirée, mais tu trouves ta question légitime. S'il tient encore assez à toi pour faire tout ça, alors pourquoi il ne t'a jamais répondu en deux ans ?

Pourtant tu rechignes pas face à sa fuite, lui tendant avant de récupérer l'assiette de pâtes. Puis tu retournes t'installer dans le canapé, le laissant aller coucher sa fille alors que tu te relèves pour aller dans la cuisine, histoire de trouver une fourchette. MacFusty ou pas, tu manges pas les pâtes avec les doigts. Puis tu t'rassoies, ton assiette sur les genoux et l'regard pensif. T'sais pas combien de temps s'écoule ensuite, voyant seulement la quantité de pâtes dans ton assiette réduire à vue d’œil. Tu t'demandes même s'il va finir par revenir, ou s'il est allé s'coucher pour pas t'répondre. C'pas comme si t'étais têtue d'puis toujours. Sauf qu'il finit par revenir, et qu'il t'offre enfin un semblant de réponse tout en s'asseyant non loin d'toi sur l'canapé. « Je n’ai répondu à personne Abigaëlle, c’était pas personnel mais j’étais pas capable d’écrire une lettre et encore moins d’expliquer mon geste. » Finissant d'avaler les dernières pâtes qu'il te restait – il en avait peut-être fait beaucoup, mais dans ton état actuel t'y as pas fait gaffe –, tu te tournes vers lui, ton regard dans le sien. « J'te demandais pas d'expliquer ton geste. Y'en a certaines où j'te demandais de tes nouvelles. Deux ans sans rien c'est inquiétant quand on est un clan. » Puis tu t'lèves, disparaissant avec ton assiette et ta fourchette pour les poser dans la cuisine, avant de revenir t'asseoir à côté de Rory. Tu f'ras la vaisselle plus tard. « Tu les as ouvertes ? Toutes ? » qu'tu demandes, car s'il était pas capable d'en écrire une, alors il était p't'être même pas capable d'en ouvrir. Ou alors il n'a ouvert que la première, pour foutre toutes les autres au feu. N'pas avoir à les lire, fuir. C'pas c'que t'as envie d'faire de ta vie, toi, en vrai.
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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Dim 16 Sep - 2:39


How to be a parent ?
Abigaëlle U. MacFusty
Ouvrir la porte à sa cousine ça revenait à ouvrir la porte à un paquet de souvenirs ; de ceux qu’elle lui balançait à la figure comme des attaques personnelles mais aussi ceux qui venaient s’imposer à lui avec une certaine nostalgie. Les plaines à perte de vue, le vert de l’herbe qui s’mélangerait presque au bleu du ciel, l’parfum enivrant de la forêt après une pluie torrentielle mais aussi les feux d’camp avec tous les enfants MacFusty à écouter les histoires des anciens. Il se rappelait du crépitement des flammes, des regards brillants des plus jeunes qui luttaient contre le sommeil pour faire comme leurs aînés… C’était tout un monde qu’il avait laissé derrière lui et non sans regret. Bien sûr qu’il avait regretté, il avait arraché à ses parents leur dernier fils mais surtout leur petite fille et il savait combien ils aimaient Iona. Les MacFusty étaient bruyants, oppressants parfois mais lorsque le bruit avait cessé et qu’il avait senti sur ses épaules le poids de la solitude, sa fille blottie contre lui, il avait presque été tenté de faire demi-tour. S’il n’avait pas aussi têtu, il serait probablement retourné parmi les siens mais il n’était pas un dragon pour rien. Il s’était enfermé dans sa solitude, le silence était pesant et qu’importe qu’il l’ait choisi. Il n’avait gardé de contact avec personne, il avait fermé cette porte à double tour, ignorant même les amis qu’il s’était fait durant sa scolarité à Poudlard.

Dans son exil volontaire, il s’était lié d’amitié avec les arômes alcoolisés de divers breuvages. Jamais en présence de Iona évidemment, il ne se risquerait jamais à la mettre en danger. Il s’endormait, son corps lourd à travers la couverture, un début de nausée venant lui dévorer les lèvres, il fermait les yeux et plongeait dans un sommeil sans rêve ; c’était ses nuits préférées. Celles durant lesquelles il ne se retrouverait pas à vivre encore et encore sa dernière conversation avec sa femme. Il la suppliait de rester, il irait à sa place s’il fallait mais inévitablement elle partait après lui avoir fait promettre de ne pas laisser Iona s’approcher des dragons. Il connaissait la fin de l’histoire, elle disparaitrait en poussières d’étoile, elle était son astre, le centre de son existence… Un instant elle était là et celui d’après elle cessait d’exister. Cette injustice, il ne la comprenait pas, elle le hantait et elle s’insinuait en lui, seule la démone alcoolisée venait le délivrer pour quelques heures. Tout était bon pour anesthésier son cœur, tout était bon pour lui permettre d’oublier.

Peut-être que c’était Clyde qui l’avait sauvé, il lui avait fait voir l’étendue du désastre qui était sa vie et c’était moche, c’était sale. Toujours est-il qu’il avait retrouvé un peu de sens à son existence réalisant qu’Iona méritait mieux dans sa vie que ce qu’il était. Alors, quand Abigaëlle utilisait Iona comme un argument ça lui coupait l’souffle et ça le foutait en rage mais il ne laissait rien paraître « Comment tu veux que je ne parle pas d’Iona, c’est ta fille, c’est une MacFusty et c’est à peine si on l’a vue depuis qu’elle est née. » il restait stoïque ne laissant rien présager de la tempête de flammes qui s’agitait en lui. Il s’était contenté de rappeler à Abigaëlle ce qui était arrivé à son frère et de lui expliquer son désir de vouloir protéger sa fille appuyant sur le fait qu’elle avait après tout déjà perdu sa mère et qu’il voulait lui éviter plus de souffrance – mais aussi à lui sans doute. « Mourir c’est un risque dont on est conscient quand on travaille avec des dragons, et aux dernières nouvelles Iona a pas encore l’âge d’travailler. » par Merlin ce qu’elle était têtue, au moins autant que lui. Il s’était contenté de hausser les épaules parce qu’il voyait bien que ça ne menait à rien, il ne savait pas ce qu’il voulait pour Iona parce qu’il se retrouvait à devoir prendre toutes ces décisions tout seul. A l’origine, Zooey et lui étaient censés retourner vivre à Barra mais ils n’avaient jamais parlé de l’éventualité… de cette éventualité-là On ne parle pas de la mort quand on pense avoir la vie devant soi, on ne parle pas du déchirement de l’absence de l’autre quand on file le grand amour ; on se sent invincible. Rory avait expliqué qu’il n’était pas prêt espérant mettre un point final à leur conversation tortueuse « Et quand est-ce que tu seras prêt ? » c’était encore une adolescente farouche qui refusait d’entendre le mot non… « Je serais prêt quand j’serais prêt. » qu’il avait conclu en levant les mains au ciel avec agacement. Comment pouvait-il savoir après tout ? Il n’était déjà pas capable de faire son deuil alors retrouver les siens ?

Abigaëlle avait ce petit côté ingrat parfois, il lui tendait la main pour l’aider et elle n’pouvait s’empêcher de le mordre, incapable de s’arrêter de lui offrir ne serait-ce qu’un peu de répit. Il lui ouvrait la porte et lui proposait un endroit où vivre et elle ne lui faisait que des reproches depuis l’instant où elle avait traversé le pas de sa porte. Pourtant, Rory, il continuait de vouloir l’aider et de s’assurer qu’elle serait en sécurité mais surtout qu’elle a arriverait à s’en sortir après la naissance de son enfant – allant jusqu’à lui fournir de quoi payer une consultation à Sainte-Mangouste. « Merci. » qu’elle lui avait dit, à contrecœur probablement. Rory essayait tant bien que d’mal de se souvenir du prénom de la médicomage que Zooey avait vu à Sainte-Mangouste mais évidemment ça lui échappait.

Comme il se doutait qu’elle n’avait probablement rien mangé, il lui avait tout naturellement proposé de lui préparer quelque chose ce qu’elle avait accepté. Rory était donc revenu avec une assiette de pâtes l’échangeant contre sa fille qui se trouvait dans les bras de sa cousine. « Merci, c’parfait des pâtes. » qu’elle lui avait avant qu’il ne s’éclipse pour mettre sa fille au lit.

Il avait poussé la porte de la salle de bain et il avait déposé sa fille sur le petit escalier d’une marche qu’il avait installé pour qu’elle soit à hauteur de l’évier puis, Rory avait attrapé la brosse à dent de sa fille et y avait déposé du dentifrice « Tu fais tes dents, toute seule ? » ce à quoi elle avait hoché la tête avec un grand sourire exhibant ses jolies quenottes alors qu’elle attrapait de la main de son père la brosse. Il observait sa fille avec énormément de tendresse essayant d’oublier que sur le canapé de son salon se trouvait encore sa cousine et qu’elle aurait probablement encore mille reproches à lui faire. « On rince les bouches et on lave les mains ! » qu’il avait dit à l’intention de sa fille qui glissait déjà ses doigts en direction du robinet. Iona était redescendue non sans tenir dans sa main celle de son père, puis, elle l’avait guidé jusqu’à sa chambre avant d’grimper dans son lit. Il s’était allongé à côté d’elle attrapant un livre sur la pile qui se trouvait sur la petite étagère derrière son lit. Iona adorait les histoires et même si elle ne savait pas encore lire elle le connaissait par cœur et en chœur elle répétait inlassablement avec son père jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Rory restait quelques longues minutes allongée près de sa fille à lui caresser les cheveux avec tendresse déposant parfois sur son front un baiser puis, il se relevait le plus délicatement possible quittant la chambre de sa fille éteignant la lumière.

Rory avait ensuite rejoint sa cousine dans le salon se laissant tomber à côté d’elle. Il lui avait alors expliqué que s’il n’avait pas répondu aux lettres c’était tout simplement parce qu’il en avait été incapable. « J’te demandais pas d’expliquer ton geste. Y’en a certaines où j’te demandais de tes nouvelles. Deux ans sans rien c’est inquiétant quand on est un clan. » qu’elle lui avait dit avant de se lever pour rapporter son assiette dans la cuisine puis, elle était revenue. « Tu les as ouvertes ? Toutes ? » qu’elle lui avait alors demandé. « Non. Je n’ai rien ouvert. Je les ai gardées parce que je n’aurais jamais pu les jeter mais je ne les ai pas ouvertes. » sinon il y aurait répondu, il le savait. C’était une chose que de déposer une lettre dans une boîte sans l’avoie lue mais une toute autre que de la lire et de l’ignorer. « Ma vie n’était pas aussi stable que ce qu’elle semble l’être maintenant. » qu’il avait commencé par dire « J’étais bien loin de la personne que je suis maintenant et diamétralement opposé à celui que tu as connu. Je commence seulement à retrouver un semblant d’équilibre. » - il n’avait tout simplement pas pu, il était bien trop dévoré par ses ténèbres et finalement c’était un service qu’il l’aurait rendu, d’une façon tordue évidemment. « Quoi que je te dise Abi, ce ne sera pas suffisant et ça n’expliquera jamais le pourquoi du comment parce que je suis bien incapable de comprendre moi-même. Désolé si ce n’est pas assez mais c’est tout ce que j’ai, tout ce qui me reste. »




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MessageSujet: Re: How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78    Sam 10 Nov - 21:11


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This is my fight song, Take back my life song, Prove I'm alright song. My power's turned on, Starting right now I'll be strong. I'll play my fight song And I don't really care if nobody else believes, 'Cause I've still got a lot of fight left in me.
« Je serais prêt quand j’serais prêt. » C'est nul comme réponse. Et en plus ça ne veut rien dire. Ce qui t'agace, évidemment, et t'as pas besoin d'ajouter des mots tant ton regard le montre lui même. Faut croire que c'est donnant-donnant, puisque toi aussi tu dois sûrement l'insupporter avec toutes tes questions et tes reproches. Mais t'es pas capable de t'en empêcher, pas après deux ans sans aucune nouvelle de sa part. Pas une visite, pas une lettre, pas un mot – le silence, comme si ton cousin et sa fille étaient devenus des fantômes. Ils auraient pu mourir que vous n'auriez peut-être même pas été au courant, et tu trouves ça aberrant. Alarmant, presque, parce que c'est comme si cela n'avait plus d'importance à ses yeux, d'être un MacFusty. Chose que t'es incapable de comprendre tant ce nom fait partie de ton ADN.

MacFusty pour toi c'est plus qu'une suite de lettre formant ton nom, c'est ta famille, ton clan, ton identité. C'est ce que t'es : une MacFusty. Et c'est sans doute c'que t'as de plus précieux dans ce monde, alors pour rien au monde tu ne serais capable de t'en détourner complètement. Alors tu peux pas comprendre le geste de Rory, pour toi ça n'a simplement aucun sens. Si tu quittes l'île, toi, c'est simplement temporaire. Parce que c'est plus pratique de vivre à Londres pendant ta grossesse, et qui plus est le Ministère s'y trouve – t'as pas renoncé à ton idée de stage. Mais Rory, lui, il a disparu pendant deux ans. T'es incapable de comprendre comment il a pu faire ça, n'aimant déjà pas l'idée de quitter ton clan, ton île et tes dragons pendant cinq mois, espérant que tu puisses revenir dès que ton enfant aura vu le jour. Tu reviendras en juillet, évidemment, puis c'est dans la capitale anglaise que tu devras rester jusqu'à la fin de ta grossesse. Tu sais que c'est ce qu'il y a de mieux à faire, tout comme ton cousin qui a accepté de t'héberger pour cette raison. Nul doute qu'il sera plus facile de réagir ici en cas de problème, plutôt que sur une île où le danger – bien que grisant – soit omniprésent. C'est plus sûr pour toi d'être ici, bien qu'ça te coûte d'abandonner les tiens, même si ce n'est assurément pas définitif. T'espères que pour Rory non plus, ça ne sera pas définitif. Que son départ bien que long ne soit que temporaire, et qu'il finira par revenir. T'es convaincue qu'on ne peut pas renier le fait d'être un MacFusty, bien qu'il t'ait prouvé que pendant deux ans il y est presque parvenu.

En deux ans, tu n'as eu aucune nouvelle de ton cousin et de sa fille, comme tous les autres MacFusty. Aucun hibou n'est venu se poser aux fenêtres du château du clan pour vous apporter quelque missive de sa part, et ce malgré toutes les lettres que tu lui as envoyées. Certaines bien écrites, et d'autres à peine rédigées, ou tu lui demandais seulement comment il allait. T'aurais aimé savoir, mais après deux ans c'est aujourd'hui seulement vos retrouvailles, dans des circonstances que vous n'auriez jamais imaginé lorsque vous vous êtes vus pour la dernière fois. Et t'en viens à te demander s'il les a lues, tes lettres, à défaut d'y avoir répondu. Peut-être même qu'il les a jetées au feu, qui sait ? « Non. Je n’ai rien ouvert. Je les ai gardées parce que je n’aurais jamais pu les jeter mais je ne les ai pas ouvertes. » « Pourquoi ? » T'arrêtes pas avec tes questions, mais celle-ci te semble aussi naturelle qu'elle n'a peut-être aucun sens pour lui. « Ma vie n’était pas aussi stable que ce qu’elle semble l’être maintenant. » Une vie stable, c'est pas vraiment ce qui te définit non plus actuellement. « J’étais bien loin de la personne que je suis maintenant et diamétralement opposé à celui que tu as connu. Je commence seulement à retrouver un semblant d’équilibre. » T'es persuadée que les MacFusty auraient pu l'aider à retrouver un équilibre basé sur la famille, mais pour une fois tu te tais. Sans doute parce que tu sais qu'il aurait répondu le contraire, et que ça n'aurait mené à rien de bien constructif – pour une fois que tu sais ne pas riposter. « Quoi que je te dise Abi, ce ne sera pas suffisant et ça n’expliquera jamais le pourquoi du comment parce que je suis bien incapable de comprendre moi-même. Désolé si ce n’est pas assez mais c’est tout ce que j’ai, tout ce qui me reste. » Ton regard dans le sien, tu restes debout, songeuse un instant, avant de répondre, étrangement calme cette fois. « Il te reste une famille sur l'île. Et elle attend ton retour, parce que tu lui manques beaucoup, à ta famille. » Pour une fois il n'y a pas la moindre once d'agressivité dans ta voix, seulement cette honnêteté qui te fait hausser les épaules comme si ce que tu disais était anodin. Sauf que ça l'est pas, en vrai – Rory vous l'attendez depuis deux ans déjà, là-bas. Mais t'es pas ce que l'on appellerait une grande sentimentale, alors tu te détournes vite, le laissant plutôt y réfléchir. La discussion ne mène plus à rien de toute façon, et vous le savez aussi bien l'un que l'autre. Peut-être qu'il est simplement temps de dormir, après tout. « Je vais faire la vaisselle puis j'irai me coucher. Demain je partirai tôt pour pas m'faire attraper à Poudlard, t'auras qu'à embrasser Iona de ma part. » Puis tu t'approches de lui et déposes un baiser sur sa joue. « Merci Rory, bonne nuit. » Avant de te diriger vers la cuisine pour laver l'assiette et la fourchette que tu as salies tout à l'heure. Puis tu iras te coucher, et demain sera un autre jour. La vie reprendra son cours, pareille à elle-même. Ou presque.
code by lizzou — gifs by Google — 1087 MOTS.



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I'm free, and nobody is able to catch me. Never.I said I didn't feel nothing, baby but I lied. I almost cut a piece of myself for your life.


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How to be a parent ? – Abry – Londres – mi-juin 78
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