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 do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye

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MessageSujet: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Ven 13 Juil - 22:27


 
Anatole Thor Raye
 Happiness can be found even in the darkest times if one only remembers to turn on the light


 

 

 
Pseudo
: Bananah ou Bliss
Âge
: 28 maintenant :snif:
Comment as-tu connu le forum ?
 Va savoir.
As-tu des remarques à faire ?  
 Thor Raye pas des remarques à faire ? 
Fréquence de connexion :
 Inchangé
un dernier mot ?  
Thor Raye pas deux galions pour que je me paye un changement d'prénom ? :rire:

 
Code:
[b]Tyler Posey[/b] - A. Thor Raye

 
crédit gif/avatar
:  Moi kek

 

 
Carte d'identité
Prénom
: Anatole, c'était un prénom que sa mère affectionnait parce qu'il lui rappellerait toujours qu'il était un Raye, un Français avant tout peu importe où il se trouvait sur terre. Thor, ça ressemblait à une drôle de blague de son père passionné de mythologie nordique. Il risquait pas d'échapper à la grosse tête avec le prénom du dieu du tonnerre.
Nom
: Raye, la délicatesse et la noblesse à la Française.
Date de naissance
: Le 23 juin, il n'était pas capable d'attendre l'été.
Nationalité
: Au cas où on en douterait, il est Français, il vient d'arriver au Royaume-Unis
Statut de Sang
: Son sang est pur
Métier/Maison
: Il est médicomage et il effectue un internat à Sainte-Mangouste après avoir traversé le monde - probablement pour alléger un peu sa conscience et se tenir loin de ceux qu'il aime. Il est employé au service de pathologie des sortilèges.  
Orientation sexuelle
: Il n'y a jamais vraiment pensé, il préfère éviter de se lier à qui que ce soit sentimentalement.

  Un brin de magie :
Votre Epouvantard
Le souvenir de sa sœur inconsciente dans ses bras ou serait-ce lui et ce sourire mauvais en proie à une crise de folie.
Votre Patronus
 Un Zèbre  
Votre baguette
Bois de noyer, parfait pour un inventeur comme Anatole, de 24,5 cm elle se trouve être plutôt souple et en son cœur on trouvera un ventricule de dragon.  
L'amortencia :
L'encre renversée sur du parchemin, l'odeur d'un bon chocolat chaud lui rappelant son enfance.   
Particularité magique
 Je suis fou et vous ça va ?  


 
Caractéristiques
Caractère
:  C’était pas difficile de décrire Anatole comme un bon vivant, il maniait l’humour avec une aisance rafraichissante, passionné par l’ironie et le second degré qu’il pratiquait avec un petit sourire en coin. Il s’amusait des gens incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, jamais vraiment méchamment c’était juste un petit plaisir coupable de voir l’incompréhension se dessiner sur le visage d’un inconnu lorsque l’une de ces fameuses boutades semblait rester comme suspendue dans les airs. Anatole riait avec ce rire qu’on pourrait qualifier de chantant mais à la fois foutrement sincère parce que se dessinait alors sur sa joue une petite fossette.

Il était toujours en mouvement, une vraie pile électrique quand il se trouvait dans les airs parmi ses coéquipiers pour un match de Quidditch, il portait avec fierté son rôle de capitaine mais surtout de poursuiveur. C’était le mec probablement bien trop positif qui ne baissait jamais le bras tant que la fin du match n’était pas sifflée, il croyait en ceux qui volaient à ses côtés et il s’estimait chanceux de pouvoir faire partie d’une si belle équipe.

Malgré ses activités extrascolaires il ne manquait jamais à son devoir en tant qu’étudiant et il accordait énormément d’importance à ses résultats scolaires. Depuis l’enfance il rêvait de marcher dans les pas de son père et de devenir à son tour médicomage et ça passait évidemment par le fait d’avoir d’excellents résultats et d’mettre du cœur dans ses études. On le retrouvait alors très régulièrement dans la bibliothèque perdu entre deux rayonnages ou assis dans le parc à l’ombre d’un arbre une plume coincée entre ses dents alors que concentré il étudiait.

C’était avec énormément d’amour et de tendresse qu’il traitait les siens, il se montrait plein de miséricorde et de compassion. Il était l’un des premiers toujours prêt à tendre la main à son prochain que parfois ses amis le surnommaient le saint pour le faire enrager. A présent, il se souvient de cette époque avec une pointe d’amertume, peut-être parce qu’il est un peu aigri de par son parcours on simplement que son innocence s’est teintée d’autres sentiments.

Enfant, il aimait s’installer avec sa sœur dans sa chambre et discuter d’idées et de projets, monter avec elle les stratagèmes les plus fous pour vaincre leurs ennemis (à l’époque quelques gosses en couche-culotte). Anatole c’était une sorte de génie fou de par la brillance dont il était capable de faire preuve mais parfois cela se retournait évidemment contre lui, quelques explosions de potions ou de sortilèges qui tournent mal. Il aimait découvrir de nouvelles choses et ça annonçait de grande chose quant à son avenir dans la médicomagie.

Le problème c’est que son ambition étant sans limite il lui arrivait de se foutre en danger, de faire sauter un chaudron – il n’avait heureusement jamais blesser personne. Il était l’genre à s’enfermer toute une nuit pour réfléchir à de possibles mélanges jusqu’à n’en pas dormir et à enchaîner quelques nuits d’insomnie. Lorsqu’il se focalisait sur quelque chose valait probablement mieux se tenir loin de lui tant rien ne pourrait survivre entre lui et son objectif.
 
Allégeance
Si la question lui avait été posée à l’adolescence il aurait soupiré et levé les yeux au ciel avant de rappeler à tous ceux qui voulaient l’entendre mais surtout à ceux qui ne le voulaient pas que son meilleur ami fils de moldus était probablement bien plus intelligent que n’importe quel fils de sorcier dit de ‘pure-souche’ il se serait amusé de ce terme jusqu’à s’en tenir les côtes. Malgré ses origines de sang-pur, il n’avait jamais vu qui que ce soit dans un système de castes sociales et il prônait l’intelligence et l’ouverture d’esprit bien au-dessus de tous les vices d’une guerre. Il aurait foudroyé du regard ceux qu’ils entendaient murmurer le mot : Sang-de-bourbe avant de risquer de devenir physiquement agressif.

A présent il était perdu parce qu’il avait cette sensation d’avoir ce mal en lui, cette maladie ou plutôt cette folie qui venait s’emparer de lui. Il n’arrivait plus à retrouver son reflet dans le miroir sans s’en étonner et il craignait que les choses n’étaient que sur le point d’empirer sérieusement. Il rêvait quelque part de retrouver sa famille, son monde mais surtout sa paix d’esprit. Peut-être que ça faisait de lui un traître à ses idéaux mais à vrai dire il était prêt à vendre son âme à quiconque le délivrerait de son mal.
   


 


Dernière édition par A. Thor Raye le Dim 15 Juil - 22:43, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Ven 13 Juil - 22:28


Il était une fois
une citation rapide

« Pardon, pardon… Réveille-toi ! » qu’il criait en secouant le corps inanimé de sa sœur jumelle, son coeur venait cogner contre sa poitrine à un rythme effréné et il sentait comme une brûlure dans le creux de sa nuque le regard inquisiteur de son cadet. « Va chercher maman ! » s’était-il entendu hurler en direction de son frère qui sans attendre son reste était parti en courant. « Je suis désolé, qu’est-ce que j’ai fait… » qu’il murmurait plus pour lui que pour sa sœur. Incontrôlable, le flot de larmes ne s’arrêtait pas venant presque le noyer et l’empêchant de faire beaucoup de sens lorsqu’il parlait à sa mère qui venait d’arriver. « Qu’as-tu fait ? » cette phrase, il ne l’oublierait jamais et elle continuerait à le hanter très longtemps. Il regardait sa mère, incapable de former une phrase ou une justification parce qu’il n’en avait pas la moindre idée ; ses poings étaient rougis de son propre sang – pas de doute là-dessus mais il n’arrivait pas à comprendre comment il s’était retrouvé dans cet état. Tout ce dont il se rappelait c’était d’avoir trouvé le corps de sa sœur et la panique avait fait le reste, il l’avait suppliée de se réveiller et il avait appelé à l’aide. « Qu’as-tu fait ? » qu’elle répétait alors qu’elle serrait contre elle sa fille. Anatole, il avait le regard affolé et il passait d’un regard accusateur à l’autre ; muet par la peur, terrorisé par ce qu’il avait fait.



« Bordel… » qu’il murmurait la bouche pâteuse en cherchant des yeux le réveil qui ne se trouvait pas sur sa table de nuit – sans surprise. Il avait probablement dû l’envoyer carotter un bon nombre de fois sans même le réaliser et il finirait bien par retrouver son cadavre quelque part sous son lit, avec les autres. Anatole, il n’était pas ce qu’on pourrait appeler du matin pas qu’il apprécie les grasses matinées non, c’était uniquement parce que ses nuits étaient blanches, peuplées de ses souvenirs d’enfance. Il avait tourné la tête vers la fenêtre de son petit appartement, il devait être probablement huit heure du matin et il ne pouvait pas se permettre de traîner plus longtemps et qu’importe la migraine qui s’était éveillée avec lui. D’un geste lent et non sans grimacer, il avait repoussé les couvertures ressentant instantanément le froid glacial qui régnait chez lui. « strangulot » nouvelle insulte destinée probablement à l’univers entier alors qu’il se postait devant la fenêtre « strangulot de neige. » ah juste à l’hiver plutôt. Il le savait, il était déjà en retard et ça lui vaudrait quelques remontrances méritées alors il s’était jeté dans la salle de bain pour se doucher et enfiler des vêtements assez chauds que pour affronter le froid.

« Oh ! Hé ! » alors qu’il se dirigeait vers les escaliers de son palier « Monsieur le voisin ! » il savait que ça lui était adressé mais il n’avait aucune traître envie de répondre parce qu’une question en amènerait une autre et il n’avait pas le désir de se faire amis de sa voisine – aussi jolie soit-elle. « Andrew Tyler ! » qu’elle renchérissait le forçant à se retourner et à lui faire face ; il l’avait déjà aperçue lorsqu’il avait emménagé dans l’immeuble, elle n’était pas très grande et ses longs cheveux roux encadraient parfaitement son visage avec de jolies boucles. Il découvrait à présent qu’elle avait d’immenses yeux noisettes du genre qui vous font faire ce qu’ils veulent. « J’ai votre courrier ! » elle agitait d’une main une pile de lettres avec un air triomphant. Elle semblait tout comme lui au saut du lit, elle portait un t-shirt bien trop grand pour elle – probablement celui d’un petit ami – et un short qui disparaissait sous le pan du t-shirt. L’observant ainsi, il se demandait comment elle n’mourrait pas de froid et qu’importe les épaisses chaussettes à ses pieds, ça lui échappait complètement ; il était incapable de s’adapter à cette météo. « Oh… » qu’il avait laissé échapper en faisant demi-tour main tendue prêt à récupérer ce qui lui appartenait, évidemment il ne s’appelait pas Andrew Tyler mais ça c’était une autre histoire. « Merci. » mais elle gardait la pile d’enveloppes dans ses mains. « T’es nouveau dans l’immeuble non ? » il le savait. Il regretterait amèrement de s’être retourné, il regretterait sa curiosité – comme toujours. « Oui. » s’était-il entendu répondre alors qu’il mourrait d’envie de transplaner pour échapper à ce genre de banalités. « On fait une petite soirée ce week-end avec tous les locataires, au 12b, ne viens pas les mains vides, Andrew Tyler… » qu’elle avait dit un petit sourire mutin aux lèvres alors qu’elle libérait enfin le courrier d’Anatole. « Merci, je suis en retard… » pour seule réponse en fourrant les lettres dans une des poches de son épais manteau avant de tourner les talons sans un mot de plus.

« Monsieur Tyler, je suppose que vous réalisez à quel point vous êtes en retard, pour un premier jour c’est tout de même un très mauvais départ. » il avait le crâne dégarni et sa longue blouse blanche semblait presque trop grande pour lui, elle était usée sur le bout de ses manches. Son regard clair était perçant et Anatole avait l’impression qu’il pouvait lire le fond de son âme ce qui était une sensation terriblement désagréable. Qu’importe l’excuse qui traverserait ses lèvres, il savait que ça ne suffirait pas alors il préférait garder le silence hochant la tête avec sa mine la plus déconfite. « Vous êtes attendus, vos collègues ont déjà terminé la visite de l’hôpital donc il faudra vous débrouiller. » Anatole continuait d’secouer sa tête à l’affirmative, débrouillard il l’était, il trouverait rapidement ses marques. « Service de réanimation, troisième étage monsieur Tyler. » qu’il avait fini par dire en soupirant et en haussant les épaules d’agacement. Le jeune homme avait tourné les talons et s’était éloigné aux pas de course en direction des ascenseurs. Il avait rapidement trouvé les vestiaires des internes et avait troqué ses vêtements de ville pour une blouse turquoise et un pantalon de la même couleur.

Ça faisait quatre ans qu’il avait quitté Beauxbâtons et sa France natale et il avait pas mal voyagé empruntant diverses identités pour s’assurer de garder la sienne secrète. Il ne savait pas si sa famille le cherchait vraiment mais il s’offrait la tranquillité d’esprit qu’ils ne le trouveraient pas. Il avait commencé des études de médicomagie aux Etats-Unis puis après deux années, il avait décidé qu’il était temps de disparaître à nouveau. Il était réapparu en Espagne où il était rapidement retourné la médicomagie avant de tout quitter une fois de plus mais cette fois avec un petit groupe d’amis dont le but était d’partir à l’autre bout du monde pour aider dans des pays où leur aide était vitale. Finalement, il s’était retrouvé au Canada à louer un appartement dans un immeuble peuplé d’étudiants et de jeunes qui démarraient dans leur vie – comme lui en principe. Il avait rejoint un cursus médical moldu sans trop savoir pourquoi, par curiosité peut-être. Cette fois il était Andrew Tyler, un jeune homme sans histoire ou presque. Parfois, une chouette le retrouvait et il gardait les lettres closes les rangeant dans une petite boite qu’il cachait dans sa commande entre ses t-shirts et chaussettes. Il n’avait pas envie de savoir.

Couché dans son lit, un livre dans sa main droite il contemplait le plafond incapable de se concentrer sur sa lecture. Il avait l’impression que les fêtes se succédaient dans son immeuble, ils se mêlaient les uns aux autres alors que lui tout ce à quoi il aspirait c’était sa solitude. Quelqu’un toquait à présent contre sa porte et il aurait probablement pu prétendre être absent et rester en silence en attendant que la personne s’en aille. « Je sais que t’es là Andrew Tyler ! » il reconnaissait la voix, dans un soupir il s’était levé attrapant un t-shirt usé et un jean les enfilant maladroitement tout en se dirigeant vers la porte d’entrée. « Luna. » qu’elle avait dit en lui tendant une bière alors qu’il venait d’ouvrir la porte. « Andrew, je sais. » avait-elle ajouté alors qu’il ouvrait la bouche pour lui répondre. « Je t’avais dit qu’on faisait une soirée et pourtant… » elle s’était glissé sous son bras pour pénétrer dans son appartement « Toi, tu restes là, comme un malheureux. » elle avait le même petit sourire que lorsqu’elle avait joué avec ses nerfs à leur première rencontre. « Quel est ton plus sombre secret Andrew Tyler… » elle s’avançait dans la pièce en le laissant con dans l’entrée de son propre appartement. Elle furetait dans son appartement sans la moindre gêne soulevant ses livres de médecine avec curiosité avant d’attraper du bout des doigts son stéthoscope « On a un médecin dans l’immeuble, ça fera plaisir à Jud’ vu qu’il bouffe n’importe quoi alors qu’il est allergique à un peu près tout. » Anatole il la suivait du regard sans savoir quoi dire, elle était comme une enfant qui touche à tout. « Et ça c’est quoi ? » elle tenait dans sa main sa baguette magique, en deux pas il l’avait rejoint lui arrachant l’objet des mains. « Un héritage familial, une babiole… » avait-il éludé avant de se diriger vers la penderie et de la ranger sur l’étagère du haut – celle qu’elle n’atteindrait pas de sa petite taille. « Tu fouilles souvent chez les gens comme ça ? » qu’il avait marmonné une pointe d’agacement non dissimulée dans sa voix. Elle avait posé sa main sur sa poitrine prenant un air des plus outrés et à la fois choqués « Jamais. » avait-elle murmuré en s’avançant vers le jeune homme. « Bon, c’est juste une bière tu sais, rien de plus et je te laisserais en paix Docteur Tyler… » elle riait à présent attrapant la main du jeune homme pour l’entraîner hors de chez lui vers la musique qui résonnait à l’étage du dessus. Une part de lui savait que ce ne serait qu’une question de temps après cette soirée avant que tout ne lui explose à nouveau à la figure. Une part de lui savait que ce n’était pas juste une bière.

Luna, elle s’était insinuée dans sa vie et idiot, il l’avait laissé faire. C’était le genre de petit être toujours joyeux et elle bouffait la vie à pleines dents – elle avait rapidement sorti Anatole de sa routine pour le faire découvrir un peu le monde réel ; loin de ses blouses aseptisées et des murs de l’hôpital. Sans qu’il s’en soit rendu compte elle était devenue l’équivalent de sa meilleure amie dans cette nouvelle vie qu’il habitait sans savoir combien de temps. Elle l’entraînait dans toutes ses aventures les plus folles ; soirées, restaurants étranges, petit bar secret… Il la suivait parce qu’il savait qu’elle était incapable d’entendre le mot non venant de lui mais probablement aussi parce qu’il était heureux de retrouver un peu de son insouciance perdue. Elle était moldue et étudiante en littérature, elle rêvait de voyager et d’enseigner partout dans le monde lorsqu’elle aurait son diplôme et avec les yeux brillants elle lui racontait qu’il pourrait l’accompagner – après tout il pouvait être médecin partout. « Tu verras Andrew, le monde il n’attend que nous. » il s’était habitué à ce prénom finalement sans doute parce qu’il sonnait si bien avec l’accent canadien de Luna.

La vie aurait pu continuer longtemps comme ça, il aurait peut-être pu prétendre toute sa vie ne pas être un sorcier et s’mêler à l’insouciance des moldus. Il pouvait continuer d’empiler des lettres dans la petite boite cachée dans sa commode mais c’était probablement trop simple ou trop beau pour que ce soit sa réalité. « Andrew, ouvre-moi. » dans l’obscurité il avait tendu sa main vers sa table de nuit pour allumer la lumière mais il restait dans les ténèbres « J’arrive ! » qu’il avait dit assez fort pour qu’elle puisse l’entendre à travers la porte close alors qu’à tâtons il se dirigeait vers sa meilleure amie. Il avait rapidement ouvert la porte et sa meilleure amie s’était faufilée s’agrippant à lui « Y’a plus de courant dans tout l’immeuble… » il n’avait pas besoin de voir son visage pour se rendre contre que quelque chose la troublait. « On s’est encore disputé. » il connaissait cette phrase pour l’avoir entendue bien trop de fois : Luna avait un petit ami, un petit ami qui semblait tout juste tolérer l’existence d’Andrew ou plutôt d'Anatole et régulièrement sa meilleure amie dévalait les escaliers de l’étage au-dessus du leur parce que le fameux petit ami habitait dans le même immeuble. « Rentre. » avait-il murmuré sans trop de cérémonie et en refermant la porte derrière eux.

Elle s’était assise dans le lit à côté d’Anatole, silencieuse et lorsqu’il avait fait mine de vouloir dire quelque chose elle lui avait coupé la parole « Je sais ce que tu vas dire. » - et elle avait probablement raison « Je ne sais pas pourquoi je retombe à chaque fois dans le même schéma et pourquoi je crois à ses mensonges Drew… » c’était le petit prénom affectueux qu’elle lui avait trouvé quand elle ne l’appelait pas Doc. Anatole il secouait la tête dans le noir parce qu’il avait trop de fois répétées les mêmes choses « Toi, tu ne me traiterais jamais comme ça. » qu’elle lui avait dit comme un coup d’poignard des plus vicieux « Tu es mon amie, tu sais bien que je ne te ferais jamais de mal. » qu’il avait répondu avec le sentiment que ça sonnait aujourd’hui terriblement faux. Malgré la pénombre il avait senti le regard de Luna se poser sur lui, elle avait lentement attrapé sa main pour y glisser la sienne. « Je peux dormir ici ce soir ? » avait-elle réellement besoin de poser la question, c’était toujours la même histoire – ils se disputaient et elle venait se réfugier chez lui pour la nuit et le jour revenu elle lui revenait pour un nouveau round.

Ils s’étaient allongés dans les couvertures, il se sentait toujours observé alors il avait ouvert les yeux « Faut que tu dormes. » dans un murmure qui se voulait rassurant. « Toi, tu ne me ferais jamais de mal. » il commençait à se demander quel nouveau trouble agitait sa meilleure amie mais avant qu’il n’ait le temps de lui poser la question elle s’était glissée entre ses bras. Sa silhouette éclairée très légèrement par la lune se détachait de l’obscurité et lorsqu’elle s’était hissée jusqu’à son visage il avait eu l’impression que les ténèbres allaient le dévorer pourtant il avait senti les lèvres de Luna se déposer contre les siennes. Il aurait probablement pu ou dû se détacher de la jeune femme mais il avait répondu à son baiser – aussi stupidement qu’il avait accepté que ce ne serait qu’une bière. Il frissonnait de plaisir en faisant glisser ses doigts sur sa peau, en agrippant ses boucles rousses pour l’attirer à lui ; ses gestes lui paraissaient naturels comme si ce n’était qu’une suite logique et pourtant il avait l’impression que son cœur allait exploser. Il embrassait ses lèvres, il mordait la chair de son cou en faisant glisser lentement la bretelle de son débardeur, il sentait son souffle haletant contre sa peau brûlante, il devenait fou.

« Luna ! » tambourinement bruyant contre la porte de son appartement, il émergeait à peine, la bouche pâteuse et la gueule encore endormie. « Luna !! Je sais que tu es là ! » Anatole regardait autour de lui, sa vue encore floue puis, il avait posé ses yeux sur la forme encore profondément endormie à ses côtés. Quelques trop longues secondes avant de réaliser ce qu’il s’était passé la nuit précédente – bordel. Il avait attrapé l’épaule de la jeune femme pour la réveiller mais elle grognait en le repoussant du plat de la main. Anatole avait soupiré parce que le martèlement contre sa porte avait repris et dans son crâne aussi. Il s’était habillé rapidement avant d’ouvrir la porte et de se glisser à l’extérieur de son appartement claquant la porte derrière lui. « Elle dort encore. » avait-il dit en barrant le passage au petit ami ou ex petit ami il l’ignorait à vrai dire. « Je dois lui parler, dégage de mon chemin Tyler. » mais Anatole restait stoïque réalisant que s’il le laissait entrer il trouverait Luna nue endormie dans son lit et que ce serait une histoire bien trop compliquée à justifier. « Si tu ne me laisses pas passer, je te promets que je t’éclate ta gueule de con. » un petit sourire venait étirer les lèvres du jeune homme – sans doute parce que cette provocation l’amusait terriblement.

« Qu’est-ce que t’as foutu ? » il émergeait à nouveau, réalisant qu’il se trouvait à l’horizontale couché sur le pas de sa porte. « Andrew ! » c’était la voix de Luna qui résonnait dans sa tête qu’il secouait pour essayer de retrouver le sens de la gravité. « Il respire encore ! Il faut appeler une ambulance. » était-ce un cauchemar ? Tout lui semblait bien trop réel, comme un souvenir d’une vie à laquelle il avait tenté d’échapper. « Oui, c’est mon petit ami, il est tombé dans les escaliers, il est blessé. » puis elle avait donné l’adresse de l’immeuble avant de s’agenouiller à côté d’une forme qu’il commençait à reconnaître. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » avait-il murmuré en se tenant les côtes réalisant que le goût métallique dans sa bouche c’était celui du sang. « Comment veux-tu que je le sache ? » avait répondu la voix de Luna bouffée par l’angoisse « Retourne dans l’appartement, faut pas qu’on te voit. » il entendait déjà au loin le bruit d’une ambulance alors il s’était agrippé au mur pour se traîner jusque dans son appartement et replonger dans les ténèbres.

Lorsqu’il avait ouvert les yeux c’était à nouveau la nuit et il retrouvait la silhouette de sa meilleure amie. « T’as failli le tuer, il a failli mourir Andrew. » il s’était relevé en position assise son dos contre le mur, tout son corps lui faisait souffrir le martyr. Il ne savait pas ce qu’il pourrait dire parce qu’il n’avait à nouveau aucun souvenir et que jamais Luna ne le croirait – tout ce qu’il lui restait c’étaient quelques vagues mensonges auxquels il ne croirait pas lui-même. « Je ne sais pas pourquoi je suis revenue, les flics m’ont interrogé, j’aurais dû leur dire la vérité. » avait-elle continué en arpentant son appartement de long en large ce qui était rapide étant donné le peu de surface à parcourir. « Il finira par leur dire la vérité et ils découvriront que j’ai menti. » résonnait-elle à voix haute d’une voix plus aiguë – l’angoisse qu’elle éprouvait était palpable. « Faut que tu te tires. » elle s’était arrêtée de marcher pour le fixer avant de se diriger vers la penderie dans laquelle il rangeait toutes ses affaires. Elle avait attrapé des sacs qu’elle avait jeté sur le lit « Faut qu’on se tire. » elle avait marché vers la commode en tirant le tiroir dans lequel se trouvait ses t-shirts, ses chaussettes et la petite boite… En attrapant une pile de t-shirts elle avait fait tomber la boite qui s’était vidée de son contenu sur le sol, comme un arrêt sur image elle avait laissé les vêtements et elle s’était accroupie faisant glisser ses doigts sur les enveloppes sans adresse. « Qu’est-ce… » Luna avait relevé la tête vers Anatole qui était incapable de l’empêcher de faire ce qu’elle allait faire ; elle avait attrapé l’une des lettres et l’avait parcourue des yeux, puis une seconde et une autre… « Qui es-tu ? » avait-elle dit les yeux craintifs en ajoutant entre eux le plus de distance humainement possible dans ce petit appartement. « C’est pas ce que tu crois Lu… » avait-il dit, cette phrase ne valait rien, cette phrase ne faisait pas de sens et elle ne rassurait en rien la jeune femme.

Elle savait qu’il avait menti sur son identité mais outre ça, elle devait à présent le prendre pour un fou tout droit sorti d’un asile. Il ignorait le contenu des lettres mais il se doutait bien que ça devait parler de sorcellerie et de tout un monde dont elle ignorait l’existence. Il aurait pu tenter de lui mentir, lui raconter que tout ça ce n’était qu’une farce entre de vieux amis mais le fait qu’il ait consigné toutes ces lettres sans jamais les ouvrir traduisait d’une relation d’un tout autre genre et la jeune moldue n’était pas dupe. Anatole avait fait le choix à contre cœur de garder le silence, de la regarder tourner en rond comme une lionne en cage pendant encore quelques trop longues minutes avant de proférer un bon nombre d’insultes et de menaces puis, elle avait quitté le petit appartement en claquant la porte derrière elle. Il savait qu’elle ne tarderait pas à appeler la police et il n’avait aucune envie d’être là quand ils arriveraient alors il avait réuni le peu de force lui restant pour attraper tout en haut de la penderie le bout d’bois qu’il y avait caché. En quelques coups d’baguette il avait fait disparaître toutes traces de son existence réunissant toutes ses affaires dans un sac à dos – les sortilèges d’extension étaient parfaits pour ça. Il aurait aimé être du genre à laisser sous le paillasson de Luna une lettre d’explications mais il était parti sans un mot comme il était arrivé.


« Thor ! » on le secouait mais il n’avait aucune envie d’ouvrir les yeux, il sentait la lumière du jour percer les rideaux entrouverts de son dortoir. « Bouge ton cul, on doit être sur le terrain dans quinze minutes ! » tout ce que le jeune homme offrait en réponse était une série de grognements gutturaux pour souligner son absence totale d’envie de sortir des couvertures. « Si tu ne te lèves pas, j’appelle ta sœur. » douche froide sur la tronche il avait ouvert les yeux repoussant les couvertures et son ami par la même occasion. Anatole adorait sa sœur jumelle mais il savait que si elle était invitée ne serait-ce qu’une fois à pénétrer dans les dortoirs des garçons elle finirait par considérer cette invitation comme éternelle et il la retrouverait confortablement installée sur son lit avec l’air le plus détendu du monde. Le jeune homme s’était traîné jusqu’à sa commode pour en tirer son uniforme de Quidditch, il sentait encore et toujours le regard de son ami lui brûler la nuque « Tu vois bien que je me prépare Louis, tu peux respirer. » qu’il avait balancé accompagné d’une œillade agacée à son ami. « Je te connais Thor, si je te quitte des yeux tu es capable d’aller te recoucher. On ne me la fait pas à moi. » Anatole avait levé les mains en l’air comme pris sur le fait d’une bêtise avec un air d’gosse. Sous le regard inquisiteur de Louis il s’était débarrassé de son short de pyjama et avait enfilé sa tenue de Quidditch non sans balancer ses fringues sales en direction de son ami. « Ouais ouais, fais le malin, essaye d’pas viser aussi mal sur le terrain. » Louis s’était levé un sourire amusé étirant son beau visage « Et toi d’attraper l’vif. » ils avaient toujours été ainsi, à se chercher l’un l’autre et c’était de bonne guerre ; Louis et Anatole se connaissaient depuis leur première année à Beauxbâtons et avec Lucie ils formaient une petite bande de potes inséparables.  

Le sang battait fort dans ses tempes, son regard était posé sur Lucie ; il volait à toute vitesse pour tenter de reprendre le souaffle des mains de l’équipe adverse. Le poursuiveur de l’autre équipe volait dangereusement en direction de Lucie qui protégeait leur but et Anatole essayait de donner le plus de puissance possible pour l’empêcher de marquer. Cependant son adversaire venait de balancer le souaffle en direction de sa meilleure amie qui le renvoyait d’un coup d’poing énergique empêchant l’autre équipe de marquer – soupir de soulagement. « Bien jouer Luce ! » qu’il criait en direction de la blonde qui entamait une petite danse de la joie sur son balai arrachant à Anatole un petit rire amusé. Il regardait toujours du coin de l’œil Louis survoler le terrain en plissant les yeux à la recherche du vif d’or mais il était rapidement retourné au jeu s’échangeant le souaffle avec ses coéquipiers jusqu’à marquer. Ils avaient une avance indéniable et si Louis attrapait le vif d’or ça leur assurerait une victoire des plus totales – écrasante comme il les aimait.

Louis avait repéré le vif d’or attirant aussi l’attention de tous les autres joueurs qui bien que tentant de poursuivre la partie retenaient tous leur souffle. L’attrapeur de l’autre équipe venait de prendre son meilleur ami en chasse – Louis était incontestablement le meilleur attrapeur de Beauxbâtons, il aurait probablement une belle carrière dans l’Quidditch si tel était son rêve. Cris de joie dans les tribunes, il venait de refermer sa main sécurisant dans celle-ci sa prise aux ailes dorées. Anatole s’entendait hurler de bonheur les bras en l’air allant rejoindre Lucie pour l’étreindre. « Bordel ! On a gagné ! Sacré Louis ! » qu’ils se complétaient l’un l’autre. Dans l’effervescence de cette victoire, Anatole n’avait pas vu le cognard balancé à toute vitesse dans la direction de Louis, il n’avait pas entendu le bruit de son corps lorsqu’il était tombé sur le sable du terrain de Quidditch tout ce qu’il avait vu c’était le regard terrifié de Lucie, les cris de joie se transformer en terreur. Il avait foncé vers le sol avec Lucie dans sa suite abandonnant son balai pour courir les derniers mètres vers Louis. « Louis ! » qu’il avait gueulé alors qu’il ne l’avait pas encore atteint et que déjà autour de lui s’amassaient étudiants et professeurs.

Anatole s’était laissé bousculer par la foule tournant les talons et marchant en direction d’un groupe qui ne bougeait pas d’un iota. « C’est toi ! C’est toi n’est-ce pas ? » qu’il avait dit en ramassant sur le sol la batte d’un des joueurs de son équipe pour menacer le batteur de l’équipe adverse. « Un sale sang-de-bourbe comme lui n’a rien à faire sur un balai. » une douche froide, des paroles à lui glacer le sang parce qu’il n’avait jamais de sa vie pensé ne serait-ce qu’une seule seconde que le statut de sang de Louis puisse avoir quoi que ce soit avoir avec le Quidditch ou la magie. « Répète pour voir ! » la vision d’Anatole devenait floue, ses mains tremblaient et son corps était parcourus de frissons sensation d’chaud et de froid. « Répète. » qu’il avait articulé alors qu’il arrivait face aux groupes mais surtout du batteur adverse. « Un sale sang… » la batte d’Anatole venait d’partir comme un éclair dans la mâchoire de l’autre joueur et en réponse il avait senti s’abattre dans ses côtes et son épaule les mains des autres étudiants qui avaient formé quelques minutes plutôt un groupe protecteur autour du batteur.

Incapable de réfléchir, à un contre cinq il se faisait probablement massacrer mais il refusait de battre en retraite balançant ses poings et ses pieds à qui voulait s’en manger un. Il avait dans sa bouche ce petit goût métallique qu’il connaissait déjà trop bien. Sous la violence des coups il pouvait très distinctement entre des os craquer mais pas juste les siens. Il se sentait perdre le contrôle, quelque chose le reprenait pour lui et cette chose ne ressentait pas la douleur comme lui, cette chose voulait tout détruire. « Ana ! » c’était une voix qu’il ne connaissait que trop bien et qu’importe que son sang vienne frapper ses tempes et qu’importe les coups il relevait la tête croisant le regard de Lysie. Cette distraction lui avait probablement valu le coup de grâce sous la forme d’un poing dans son front. Tout était devenu noir et il s’était senti sombrer lentement, apaisé et insensible au restant du monde.

« Mmmh, strangulot… » qu’il marmonnait encore complètement sonné se souvenant vaguement des évènements ayant mené à son réveil. « Anatole ! Tu es réveillé ! » il reconnaissait la chevelure rousse malgré le flou artistique qui s’agitait devant ses yeux – probablement injectés de sang. « Sœurette… » s’était-il entendu dire à présent certain qu’il s’agissait d’Ingvild. « Ana… » cette voix-là, il l’avait entendue sur le terrain de Quidditch avant de sombrer « Oh Yzie, fallait pas vous embêter à faire le déplacement. » qu’il avait tenté avec une pointe d’humour avant de s’étouffer sous un coup venant de sa sœur jumelle. « Hé ! » il reconnaissait enfin l’endroit où il se trouvait bien qu’il ait pu s’en douter – l’infirmerie – il regardait autour de lui à la recherche de Louis « Il a déjà quitté l’infirmerie. » la voix d’Ingvild était froide comme pour lui signifier son agacement. « Tu as sérieusement foutu les boules à Yzie ! » qu’elle avait ajouté en plaquant ses mains sur l’oreille de la petite blonde qui se débattait pour écouter la conversation. « Il va bien alors… » avait-il dit en se grattant le menton incapable de s’excuser de quoi que ce soit. « Tu sais pourtant qu’on ne se comporte pas ainsi Anatole. » non seulement elle avait raison mais il savait qu’avec sa sœur jumelle ils se seraient vengés avec bien plus de grâce. Depuis leur enfance ils concevaient des jeux et des pièges pour se jouer de leurs ennemis à l’époque ça consistait juste à donner une leçon à celui qui osait leur voler un jouet.  « Je sais, j’ai perdu le contrôle. » qu’il s’était contenté de répondre comme si c’était une excuse suffisante pour justifier qu’il se soit jeté dans un groupe d’élèves avec une batte à la main. La petite Lysie s’était avancée grimpant sur le lit de son cousin pour venir se blottir affectueusement contre lui et malgré la douleur il avait passé une main affectueuse dans sa chevelure blonde.

Ils étaient plus d’un Raye à Beauxbâtons mais Lysie était la petite dernière arrivée – tout juste en première année, les plus grands gardaient un œil sur elle pour s’assurer que tout se passait bien pour elle ou en tout cas pour limiter les dégâts. Ingvild et Anatole étaient tous les deux en cinquième année et leur petit frère était quant à lui en troisième année. Lysie avait toujours été très proche de leur branche familiale, comme si elle avait été la dernière petite sœur et non une cousine. Il l’avait regardé grandir avec tendresse parce qu’elle était si différente du restant de sa fratrie. Il aimait quand elle n’était qu’une gosse lui raconter des histoires et lui enseigner le peu qu’il connaissait à l’époque. Elle était très réceptive et faisait déjà preuve d’une grande intelligence dans laquelle il se retrouvait. Il était conscient d’avoir avec la gamine une relation privilégiée et il s’était rapidement imposé comme un protecteur, comme le grand frère qu’elle n’avait pas.





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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Ven 13 Juil - 22:28


Il était une fois
une citation rapide

Anatole avait erré longtemps sans savoir où aller, il ne pouvait pas retourner en France – il ne se sentait pas capable d’affronter l’intégralité de sa famille et de se justifier d’être parti ainsi du jour au lendemain. Il s’était retrouvé en Europe sans trop savoir pourquoi, installé dans un train dont il ignorait tout de la destination il avait ouvert son sac à dos pour en sortir la petite boite en carton qui contenait toutes ces lettres qu’il s’était évertué à ne pas consulter pendant si longtemps. Il revoyait clairement le visage de Luna alors qu’elle les parcourait des yeux l’une après l’autre laissant tomber la précédente au sol. Il y avait des lettres de ses parents, ils se demandaient comment il allait, il n’y avait pas de reproche juste de l’inquiétude mais pour lui ça sonnait faux, il n’avait pas oublié le regard de sa mère alors qu’elle tenait serrée contre elle Ingvild inconsciente. Il y avait une lettre de son cadet qui espérait avoir plus de chance que ses parents et obtenir des informations sur l’endroit où il se trouvait – il ne faisait pas référence à l’accident. Il y avait aussi de nombreuses lettre d’Ingvild elle-même qui dans l’incompréhension la plus totale lui demandait de explications, il voyait à son écriture bâclée la rage qu’elle avait dû mettre dans ses missives. Elle avait toujours été une part de lui et qu’importe qu’ils ne soient pas de vrais jumeaux, il n’avait jamais eu besoin de regarder son visage pour connaître les pensées qui traversaient son esprit ; ils avaient toujours fonctionné comme une seule entité et tout comme elle, il vivait cette séparation comme un crève-cœur. C’étaient les lettres qu’il redoutait le plus parce que si au début elle lui faisait part de sa peine et de sa souffrance les suivantes se contentaient juste de relater ses journées comme s’il était devenu son journal intime – elle lui manquait. Une lettre encore close et une écriture qu’il ne reconnaissait pas avait attiré son attention alors il l’avait ouverte avec beaucoup de délicatesse ; c’était sa cousine Lysie. Sans le réaliser les larmes s’étaient arrêtées remplacer par un vague sourire : elle vivait à Londres et faisait ses études à Poudlard, elle se demandait ce qu’il devenait et s’il n’avait pas envie de venir lui rendre visite, s’il avait le temps avec son emploi du temps chargé de médicomage. Cette lettre datait de sa sortie de Beauxbâtons, était-ce quatre années qui s’étaient écoulées ou plus ? Il n’arrivait plus à faire le calcule tant l’émotion était grande. « J’arrive Yzie. » qu’il avait dit en repliant la lettre pour la glisser dans sa veste touchant un autre morceau d’papier qu’il avait tiré le remplaçant par la missive de sa cousine. Souriants, elle était hissée sur son dos et ses bras enroulés autour de son cou pour se maintenir confortablement, derrière eux s’étendait un immense lac ; il se souvenait de cette journée et il se souvenait d’avoir déposé l’appareil photo moldu en équilibre sur un tas d’bois – retardateur de quelques secondes – ils avaient couru et elle s’était jetée sur son dos en témoignaient ses boucles rousses qui semblaient comme suspendues dans les airs. C’était un sentiment de tristesse que de contempler son visage et de se dire que la photo resterait à jamais immobile, il ne verrait plus ses lèvres s’étirer pour former un sourire. Soupirant, il avait replié la photo et elle avait rejoint la lettre de Lysie.




Le printemps mourrait pour laisser place à l’été qui impatient inondait déjà le château de Beauxbâtons. Les étudiants tout juste sortis de leurs examens se pressaient dans les immenses parcs formant des petits groupes et jouant dans l’eau des magnifiques fontaines de pierres blanches. Anatole ne faisait pas exception à la règle, allongé dans l’herbe avec Lucie et Louis, ils bavardaient de leurs projets pour la fin de l’année : Louis rêvait toujours d’intégrer une équipe de Quidditch quant à Lucie elle aspirait à la découverte de nouveaux sortilèges. « Thor, toujours prêt à commencer ton internat en médicomagie à Paris ? » que lançait Lucie à l’intention d’un Anatole rêveur qui regardait les nuages « Evidemment. J’attends ça depuis… depuis toujours je crois. » il avait toujours voulu faire comme son père et devenir médicomage ; il l’avait plus d’une fois accompagné l’observant avec fierté, marcher dans ses pas était un rêve qu’il entretenait depuis bien trop longtemps que pour pouvoir le dater. « Vous avez intérêt à venir me voir jouer. » c’était la voix de Louis qui arborait une moue boudeuse mais satisfait de pouvoir ramener la conversation à lui « Jusqu’à ce que je sois trop célèbre que pour me souvenir de votre existence. » il se prenait un coup d’poing amical de Lucie dans son épaule et prétendait que c’était la douleur la plus terrible au monde. « Notre week-end dans la maison de tes parents tient toujours Luce ? » avait demandé Anatole pour s’assurer que les plans n’avaient pas changé. « Oui ça tient toujours, tu peux venir avec quelqu’un si tu veux. » lui avait-elle répondu arrachant à Anatole un regard curieux – il ne comprenait pas son désir de le voir en compagnie d’une quelconque fille et encore pire de l’imposer à la bande pendant un week-end entier. « Lâche-le avec ça Luce, tu sais bien qu’il est amoureux de quelqu’un dont il ne veut rien nous dire. » Anatole levait les mains au ciel comme demandant de l’aide à une puissance divine pour faire taire ses amis.

Il s’était imaginé que de poser une dernière fois son regard sur Beauxbâtons lui fendrait le cœur en deux mais finalement ça n’avait été qu’un agréable sentiment de nostalgie de toutes ces années qu’il y avait passé, ces rencontres fabuleuses, matchs de Quidditch... Le week-end planifié avec ses amis était rapidement arrivé et Anatole après avoir fait son sac s’était éclipsé en transplanant jusqu’à la maison en bordure de mer des parents de Lucie. Il était en avance ce qui était plutôt étrange pour lui mais ce n’était que preuve de l’excitation qu’il ressentait à l’idée de passer ces quelques jours en compagnie de ses amis, quelques jours avant que chacun ne commence une nouvelle vie et qu’ils soient pris dans le tourbillon de la vie. Le soleil était encore bien haut dans le ciel et il avait marché d’un pas enjoué jusqu’à la plage sur laquelle nichée entre les rochers se trouvait une magnifique maison. Il avait monté les escaliers menant au perron puis il s’était apprêté à toquer à la porte de la maison mais quelque chose d’autre avait attiré son attention. Un arrêt sur image dans son esprit ; il n’avait pas de mal à les reconnaître mais le choc était semblable à une gifle en pleine figure. Il avait croisé le regard de Louis alors qu’il se détachait des lèvres de Lucie, Anatole la main toujours en suspension prêt à toquer était incapable de regarder dans une autre direction.

Lentement, sa main était retombée puis, il avait tourné le talon balançant sur son épaule son sac à dos. Anatole avait dévalé les marches retrouvant le sable et ses grains qui s’infiltrent partout, ses pas lui paraissaient plus lourd comme s’il était ralenti par ce qu’il venait de voir. « Thor ! » c’était la voix de Louis, il l’avait pris en chasse et il galérait tout autant que lui dans le sable. « Attend ! » ses mains tremblaient, sa vision se brouillait alors sans trop savoir pourquoi il s’était retourné « Depuis combien de temps ? » avait-il d’une voix qui se voulait normale mais qui tremblait d’incompréhension « Quelques mois… » avait-il dit en haussant les épaules avant que Lucie ne le rejoigne et ne le corrige « Ça fait un an. » il regardait les visages de ses deux meilleurs amis comme s’il ne les connaissait pas, deux inconnus. « Pourquoi ? » avait-il réussi à articuler tout en faisant un pas et puis un autre en arrière « On pensait… » Lucie venait à nouveau de le couper « Louis pensait que tu en pinçais pour moi. » et ça, ça le laissait sans voix, il regardait le visage de son meilleur ami – toutes ces années à se confier leurs secrets à partager leurs incertitudes et il n’avait pas été capable de lui demander une seule fois s’il ressentait quelque chose envers Lucie. Il avait préféré lui mentir.

C’était trop pour Anatole, il avait transplané les laissant tous les deux sur la plage, il avait couru jusqu’à la maison avec cette sensation qu’il avait déjà ressentie par le passé. Tout son corps lui semblait incandescent, son crâne sur le point d’exploser et sa vision se brouillant « Anatole ? » c’était une voix qu’il connaissait mais il n’arrivait pas à revenir à la réalité. Il n’arrivait pas à comprendre comment les choses pouvaient être aussi imprévisibles, il avait toujours eu l’impression qu’il y avait quelque chose entre Louis et Lucie et il aurait été ravi pour eux – pas que ça n’aurait pas été étrange au début – il n’avait jamais ressenti pour sa meilleure qu’une affection de grand frère maladroit. Tant de mensonges, un an à mentir et à cacher la vérité et pourquoi ? Parce qu’ils étaient incapables de poser une simple strangulot de question ? « Qu’est-ce qui t’arrive ? » sonnait comme un brouhaha dans toutes les voix qui s’élevaient dans le crâne du jeune Raye. La colère prenait le dessus, la rage le dévorait, il poussait tout sur son passage, un vase et puis deux trois bibelots et cette voix qui venait le heurter tentant de lui agripper les mains. Un choc, il l’avait repoussé brutalement contre un mur – quel autre mensonge avait-il gobé ? Combien de fois lui avaient-ils menti pour garder cachée leur petite relation ? – il perdait l’équilibre se sentant glisser et tomber au sol, lui aussi.  

Son crâne, un début de migraine probablement, il ouvrait les yeux, sa vue était rapidement revenue à la normale. Il était allongé sur le tapis du salon et autour de lui ça ressemblait à un champ de bataille, à quelques mètres de lui c’était une masse de cheveux roux qu’il reconnaissait parce qu’ils appartenaient à sa moitié – sa sœur jumelle. « Ingvild ? » avait-il murmuré la voix brisée tout en rampant dans sa direction. Il avait glissé une main en dessous de sa nuque la prenant tout contre lui, sur le haut de son front il y avait une blessure et ses yeux restaient clos « Ing, réveille-toi. » d’abord tout doucement, la secouant légèrement et passant une main tendre contre sa joue et puis « Pardon, pardon… Réveille-toi ! » lorsqu’il réalisait qu’elle n’ouvrait pas les yeux. Son frère venait d’entrer dans la pièce et il observait silencieusement la scène comme choqué par la vision qui s’imposait à lui. La vie d’Anatole allait terriblement changer et il l’ignorait. Sa mère arriverait dans le salon appelé à l’aide par Gaspard puis ce serait son père et ils emmèneraient Ingvild à l’hôpital laissant le jeune homme prostré au milieu du salon familial qui gardait tant de souvenirs heureux de son enfance.

En l’absence de ses parents et de son frère, il était monté dans sa chambre et il avait fait pour la première fois un sac avec toutes ses affaires puis, sans cérémonie il avait quitté la maison familiale, se bannissant lui-même de sa propre famille, de sa propre vie. Il ne s’était pas retourné pour admirer une dernière fois l’immense bâtisse appartenant à sa famille depuis des générations, il n’avait plus de plan d’avenir et plus aucun projet. Tout ce qu’il savait c’est que quelque chose l’habitait et que le monde se porterait probablement mieux sans lui – pourtant incapable de mettre fin à son existence. Il se rappelait de toutes les fois où il s’était réveillé pendant la nuit, le souffle haletant et persuadé de que le rêve et le réel se confondaient l’un dans l’autre ; plus le temps passait et plus il réalisait à quel point il perdait pied, incapable de rester au commande lorsqu’il se sentait poussé à bout et avec cette sensation que quelqu’un reprenait les commandes. Il n’avait jamais osé le dire à voix haute ou en parler – il devenait fou et il avait tant craint qu’on le découvre. A présent la vérité venait d’éclater au grand jour et tout le monde finirait par ne voir que cette autre part de lui. Quelques heures de sa vie effaceraient tout le reste.




Arrivé dans la capitale Londonienne il s’était perdu dans ses rues, cherchant un endroit où il pourrait passer sa première nuit, il tenait serré contre lui son sac à dos contenant toutes ses possessions – il n’avait pas de plan défini, certes il comptait retrouver sa cousine Lysie mais il n’avait pas la moindre idée d’où elle pouvait se trouver. Une carte routière à la main il tentait de s’orienter dans la ville, il vérifiait toutes les signalisations pour s’assurer d’être dans le bon et surtout parce qu’il ne pouvait pas sortir sa baguette ou transplaner dans un endroit qu’il ne connaissait pas. Il avait entendu parler d’une allée de Londres réservée aux sorciers mais du reste il était dans le flou le plus total. Il avait fini par opter pour une auberge de jeunesse dans laquelle il avait un lit dans un dortoir commun, le sommeil l’aiderait probablement à établir un semblant de stratégie le lendemain.

Anatole avait dès l’aube alors que la ville dormait encore paisiblement repris sa route mais il restait complètement et indéniablement perdu. Baguette levée prêt à foutre le feu à son plan il fut renversé par un courant d’air des plus étranges « Magicobus, bus pour sorciers, vous allez où mon petit monsieur ? » le jeune homme fixait l’homme qui venait de descendre deux marches d’un bus vertigineux, celui-ci retirait sa casquette dans un geste qui se voulait probablement poli « Au chemin de Traverse. » qu’il avait répondu en tentant de reprendre un semblant de contenance après sa chute ridicule. « Montez, montez ! » lui disait-il en arrachant presque son sac à dos à Anatole. Il n’avait pas le cœur à reprendre son périple pédestre alors il s’était plié à cet étrange type en montant à sa suite dans le bus. Il comportait plusieurs étages et au sien se trouvait deux sorcières endormies profondément dans d’étranges lits.

La route s’était avérée tortueuse et pour le commun elle aurait pu provoquer quelques envies de s’alléger de son petit-déjeuner au commun des mortels. Anatole quant à lui avait l’habitude des sensations fortes alors il s’était contenter de se cramponner à la rampe de l’escalier et de prier silencieusement pour qu’ils ne se prennent pas un autre bus de plein fouet. Lorsque les portes s’étaient ouvertes et qu’ils avaient annoncé le Chaudron Baveur devant le Chemin de Traverse le jeune avait ressenti un immense soulagement descendant du bus non sans saluer le contrôleur étrange. A peine avait-il eu le temps de se pencher pour ramasser son sac que le bus avait disparu de la même façon dont il était apparu – sans laisser d’trace. Le jeune homme s’était passée une main dans la nuque en soupirant soulagé de s’être sorti de cette nouvelle épreuve la vie sauve puis, il s’était dirigé à l’intérieur du Chaudron Baveur pour y demander une chambre. A présent, il ne lui restait plus qu’à se décider sur la façon de retrouver sa cousine.

Installé dans la petite chambre dans laquelle il venait de s’installer il feuilletait le journal sorcier – la gazette – sans trop savoir ce qu’il y cherchait avant que ça ne lui saute aux yeux. Recrutement de nouveaux médicomages à Sainte-Mangouste urgent… Il n’avait pas besoin de lire le reste, c’était comme un signe du destin lui annonçant qu’il se trouvait probablement au bon endroit. Malgré son passé pas forcément glorieux Anatole gardait cette innocence de croire aux signes et d’espérer que peut-être un jour sa vie changerait – il avait gardé ce maigre espoir, il pourrait trouver un remède à sa folie parce que personne d’autre ne l’aiderait. Il n’avait pas attendu de savoir ce qu’il allait faire concernant sa cousine et après avoir demandé la route en direction de Sainte-Mangouste il était parti avec ce tout petit bout d’espoir dans un coin de sa tête.

Finalement, il avait repris un rythme de vie dans la capitale, partageant son temps entre Sainte-Mangouste et son petit appartement qu’il arrivait à peine à payer. Il avait rangé dans un coin de sa tête son projet de trouver sa cousine se persuadant qu’elle n’avait été que celle le guidant jusqu’à Londres sans doute parce qu’il craignait de devoir se justifier sur ses agissements. Parfois, il s’installait à une terrasse et regardait les gens se presser vers les bouches de métro, il s’imaginait leur vie et les gens qu’ils retrouvaient, ça le faisait rêver et il se laissait vivre à travers eux. Un jour, il avait eu l’impression de reconnaitre des boucles rousses et il avait fui comme s’il avait la mort aux trousses. Il en était venu à s’enfermer à nouveau dans son boulot parce qu’il craignait les conséquences de se lier à nouveau à qui que ce soit, il aimait sa solitude et la petite vie qu’il avait finalement retrouvée.






Dernière édition par A. Thor Raye le Sam 14 Juil - 23:05, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Ven 13 Juil - 23:50

Rebienvenue, je m'innonde dans ma bave et je reviens :he:

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Sam 14 Juil - 0:54

Trop de nouveau :mdr:

Mais cet avatar est parfait :32: Re-bienvenue :v:

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Sam 14 Juil - 23:20

Bon ça y'est, j'suis morte noyée dans ma bave, on arrête d'en parler :rire:
Re-bienvenue pour la j'sais pas combien d'fois chez toi, babe :coeur:
T'es tellement à tombeeeeeeeeeer :baave: J'lis ta fiche tantôt, bien qu'j'doute pas qu'elle soit parfaite, comme d'habitude :32:
J't'envoie de l'amour, et il nous faudra des liens
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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Dim 15 Juil - 9:59

Re Bienvenue :hey: Ca, c'est de la longue fiche !

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Dim 15 Juil - 12:56

PERSONNE TE PAYE POUR CHANGER DE PSEUDO :rage:
il est parfait comme ca :ha:
REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE AVEC CE PARFAIT PSEUDO (et perso :troll:)
Bonne chance pour ton roman :ui::sors:

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Dim 15 Juil - 22:23

J'attends l'aval des filles pour te valider :v:

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Lun 16 Juil - 1:00


Félicitation, tu es validé(e) !

Ca me va même si c'était loooong à lire :mdr: Je te valide vu que Cassio n'est pas là et que Lysie a déjà donnée son aval :v: Bienvenue !

Bravo, tes efforts sont récompensés et tu rejoins désormais la belle communauté de Maraudeur's Era! L'équipe t'a rajouté au groupe Adulte et est curieux de voir ce que tu vas faire désormais. Maintenant que tu es des nôtres, tu peux donc librement aller ouvrir ta fiche de liens afin de recenser toutes tes relations, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Bien entendu, nous savons que tu auras de nombreuses histoires parmi nous, penses donc aussi à ouvrir ton journal de bord, et à le tenir à jour, ce qui te sera très utile pour avoir un Double-Compte plus tard. Enfin, si tu es un sorcier - ou que tu as un lien avec le monde magique - tu peux tout à faire posséder une chouette/un hibou qui délivrera mots doux et autres colis à vos destinataires. Les étudiants de Poudlard peuvent aussi - et c'est même conseillé - rejoindre un club/association pour passer le temps et s'éclater.

Une fois encore, bravo pour ta validation, et nous te disons à très vite, au détour de tes aventures! Bien entendu, si tu as la moindre question, le STAFF attend tes MPs et y répondra au plus vite :hehe: .



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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Lun 16 Juil - 1:33

Merci pour c'nouvel accueil, j'vous aime :45:
Pis j'remercie encore plus tendrement toutes les personnes s'attardant à la lecture complète d'ma fiche en espérant qu'elle soit agréable à lire et qu'elle vous donne envie d'liens et de rp avec mon ptit Anatole :ui:
J'avais vraiment envie d'me lâcher sur la fiche et j'étais franchement inspirée piis surtout je me suis dit que j'en ferais pas d'nouvelles comme ça avant très longtemps alors autant vous dégommer un bon coup les yeux avant l'blackout #OUT

Bref love, bande de vous :ah:

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Mar 17 Juil - 22:47

Chuis un peu en retard par rapport à ce que j’avais dit, j’suis sorry :sorry: Pour excuse, c’est que je cours à droite et à gauche en ce moment parce que je prépare ma future vie d’étudiante :ha: Et que mon appareil dentaire fait nawak aussi :ui:

M’enfin chuis là pour te faire le petit pavé que je t’ai promis :zad:

Que dire que dire ? Finalement t’a pris un brun alors que je voulais un blond à la base mais comment résister à la bouille de Tyler posé (:sors:) ? En vrai, quand tu m’as dit lui, j’étais juste joie derrière mon écran parce que clairement, le mec est parfait j’trouve. Concernant sa petite identité, j’ai juste rien à dire comme c’est ce que je voyais à la base -même si ça reste toujours un peu flou dans ma tête. Juste, le patronus, un zèbre quoi… c’est tellement original comme choix mais tellement cool ! J’y aurais pas pensé, mais l’idée lui colle bien. Petite mention aussi pour la particularité qui m’a faite bien rire. J’avoue, c’est comme une petite musique qui rentre en tête une fois lu et ça se répète inlassablement jusqu’à ce que j’ai un petit sourire sur le visage ! "Je suis fou et vous ça va ?" OKLM :ha:
Pour le caractère, je peux dire que t’a vraiment bien respectée l’idée de base : le dynamisme du perso, son côté joyeux et drôle, son génie.  Mais aussi son sérieux et une certaine douceur. C’est pas facile d’allier un peu tous ces traits de caractère parce que dans la façon habituelle de voir les choses, c’est souvent contradictoire mais pour le coup, tout suit un fil logique dans ce que tu écris ce qui rend, à mon sens, Ana réaliste, naturel et surtout intéressant. Tu rappelles aussi l’amour qu’il porte aux autres et ça, c’est vraiment beau parce que c’est ce que je voulais vraiment faire passer comme message entre les Raye. Ils ont tous leur caractère mais c’est l’amour qui les unis. Puis surtout, ce qui fait Thor maintenant, c’est ses défauts. Énormes et pourtant humains. Son ambition sans limite. Sa folie. C’est un génie fou, comme marqué sur la maigre fiche du scénario, mais c’est tout beau comme tu l’as écris. Bref, pour moi, t’as bien cerné le perso mais t’a rajouté tout ce qu’il fallait pour -je pense- te l’approprier et le rendre réaliste.
L’allégeance m’a fait sourire honnêtement. L’opposition entre à l’époque ("à l’adolescence") et "à présent". Le contraste au moment où il était sûr et celui où il se sent perdu, en proie à ses propres démons mais du coup aussi à ceux des autres -voir aux démons eux-mêmes. Je me suis dit à la fin de la lecture "c’est parfait ! c’est exactement comme ça qu’on en a parlé !" et c’est cool que tu ne te sois pas gênée pour venir me voir et me dire "écoute, je peux le faire plus sombre que prévu ?" parce que l’idée est vraiment meilleure que celle de base et que je l’aime comme ça maintenant.

La partie histoire est juste… waooow. Oé, j’ai pas d’autres mots. Je ne sais pas combien il y a de mots mais j’ai pas eu l’impression que ça soit si long en la lisant. Sérieux, je m’arrêtais seulement quand ma mère m’appelait pour faire quelque chose d’autre mais sinon, pas un seul instant j’ai pensé "c’est long, je vais faire une pause". C’est sûrement parce que je trouve que t’as plus qu’un talent pour rédiger. C’est fluide, c’est claire, mais c’est aussi dense et tu nous apportes les informations qu’on attend sans te presser, donnant un peu de suspense et quelques indices à droite et à gauche. C’est riche aussi, t’as le voc, les tournures de phrases. C’est comme un bon roman. J’crois que je peux dire que j’ai dévoré l’histoire dès que j’avais le temps de m’y plonger.
Les vas-et-viens entre le présent et le passé, c’est un style que j’adore -aussi bien en lecture qu’au cinéma. Ça nous permet toujours de mieux comprendre pourquoi et comment le héros en est arriver là. Puis la première scène, celle où il passe sa colère sur ‘Vild, c’était touchant, j’ai trouvé. T’as vraiment su donné à toute l’histoire une atmosphère à la fois douce et dynamique. J’ai cru sentir tout au long le désespoir d’Ana mais aussi l’espoir que Luna -Octavia maintenant j’ai vu :zad:- lui a apporté. Tu justifies toujours bien ses colères, tu lui apportent de la matière et un passé, pas des plus original, mais du coup ça reste réaliste et c’est ce qui est agréable. Je dirais que tu fais redécouvrir l’idée du trio et du couple à l’intérieur en t’éloignant du cliché du triangle amoureux -puisqu’Ana n’était pas amoureux. Puis pour te rassurer, c’est vraiment crédible, qu’il soit autant en colère, qu’en on pense à ses valeurs. Honnête et loyal. Alors pour moi c’est tout à fait justifié que cette trahison l’ai rendu fou.
Je vais finir par parler des passages avec Lysie et le reste de la fraterie. Pour moi c’est un lien de fou. On sent toute la tendresse, toute la douceur et tout l’amour qu’il lui porte -qu’elle lui porte aussi en retour. Tout comme avec Ingvild. C’est beau et j’avoue avoir été un peu émue de voir comment tu as retranscrit les liens entre les différents perso. T’as bien cernée Lysie aussi, qui aurait effectivement écrit à son cousin, qui attendrait toujours patiemment une réponse de sa part et espère silencieusement le voir un jour débarquer chez elle. On se fait un rp quand tu veux avec eux -et faut que je pense à proposer le rp familiale aussi en passant. J’aurais peut-être juste voulu en voir un peu plus avec Gaspard, mais comme le lien en flou sur la fiche des Raye, il me semble, je ne peux pas t’en vouloir -puis sérieux, j’avoue l’avoir oublié tellement t’as bien écrit le reste. C’est même pas une ombre au tableau au final.

J’ai plus grand-chose à dire je crois, à part que pour moi, c’est l’une des meilleures fiches que j’ai eu le plaisir de lire :love: Hâte de rp avec toi sous cette nouvelle tête :love:

Des bisous d’amour !


PS : Et voilà comment faire un commentaire aussi long (voir plus) que mes rps :mdr:

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MessageSujet: Re: do you hear the voices too ? - Anatole Thor Raye   Mar 17 Juil - 23:32


WOW - je meurs, tant d'amour, je m'attendais à un message mais pas à un aussi beau message, je suis vraiment ultra touchée tout du long j'étais en mode : maiiis maiiis je vais pleurer là wow. :rire: je suis scandaleuse.
T'imagine pas à quel point ça me fait du bien de savoir que ça te plait et que je l'ai pas trop dénaturé malgré mes quelques écarts :ha: :ha: pis ces compliments ça me reboost et ça me remotive dans ma vie en dehors du RP sur d'autres projets.

Bref t'es un raye-on de soleil et on s'fait un rp quand tu veux tu sais que je te kiff :ha: tu m'as offert un Rowle fabuleux, jte devais un Raye du même niveau ! :love:

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