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 swimming time (abiode)

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MessageSujet: swimming time (abiode)   Ven 20 Juil - 1:42

@Abigaëlle U. MacFusty & @G. Ode Shacklebolt
swimming time

Il faisait chaud - beaucoup trop chaud. Le soleil tapait à son zénith, laissant les corps en sueur et l'impression qu'aucun verre d'eau ne pourrait arrêter la soif qui entaillait la gorge. Je restais là, pourtant, sur le perron de la maison d'Eden - c'est sans doute le lieu que je préfère chez elle, parce que c'est là qu'on voit tout. Elle est partie travailler tôt dans la matinée, me laissant seul après s'être assuré que je ferai rien de stupide. J'vois pas quoi, vraiment. J'ai l'esprit fatigué, ne sachant pas quoi faire, ou où me rendre. J'ignore ce dont j'ai envie - comme soudainement j'ai ma vie entre les mains et je sais pas quoi en faire. Tout raconter sur Moses, ou juste l'ignorer - espérait qu'il en fasse de même pour moi ? J'peux pas laisser l'angoisse prendre de la place, me lève finalement dans un boxer blanc serré, ignorant les voisins qui apprécient le spectacle, pour poser la guitare à côté et trouver le hibou d'Eden. J'sais pas où est ma chouette, partie au matin pour chasser - sans doute.
C'est sur un coup de tête que je lui envoie une lettre à elle. Parce que je sait que Silent est dans sa famille, pour des fêtes d'anniversaire. Que Light elle se trouve à l'autre bout du pays pour je ne sais quelle raison. Que Mallory il est pris dans son stage, pour convaincre son père de le laisser vivre un bout de son rêve. Et Eden au ministère - je supporte plus le silence, me dit que sans doute si une personne pouvait comprendre c'était elle : Abigaëlle Macfusty.

J'adorais passer du temps avec la demoiselle - fut un temps, comme avec Mallory on passait le plus clair de nos journées à fumer et oublier le reste du monde, elle se trouvait là aussi. Des soirées à parler, des moments à rire stupidement de tout on en a eut. Avant que tout ne s'effondre dans un foutu tourbillon. C'est une de celle qui sait pour mon statut de bâtard - peut être pour plus, sans doute même. Puis même si elle le sait pas exactement elle finira sans doute par le savoir un moment. Pas aujourd'hui - aujourd'hui j'sens que j'ai trop chaud, et je pense qu'elle doit être de même. Alors j'écris une lettre :
Abi,
Je sais pas si tu souffres autant que moi de la chaleur mais si c'est le cas, je ne peux que te proposer de se retrouver à Yellow Crick - un foutu village de sorcier au milieu de nul part. J'sais pas si tu connais, ma soeur a une maison pas si loin. Je sais pas si t'as pu profiter de la plage dans ton état, mais prends ton maillot : je connais un lieu où on sera tranquille.
J'promets de te jouer de la guitare et d'être cool.
Ode.

J'envoyais la chouette, attendant deux minutes avant de faire mon chemin vers la salle de bain, de prendre une douche, avant de trouver un maillot que je mis, avec un débardeur blanc et de prendre le chemin de la sortie. Transplaner n'était pas encore autorisé, mais j'avais la chance d'pas vivre si loin de Yellow Crick. Je choisis plutôt un balai trainant dans un coin de la maison, montant dessus pour faire mon chemin jusqu'au centre du petit village sorcier - attendant sous le soleil encore, qu'la jeune Macfusty fasse son entrée.

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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   Dim 22 Juil - 20:01

Swimming time
• Abiode •
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Tu t'attendais pas à recevoir une lettre de lui. Pas que cela ne te fasse pas plaisir, bien au contraire : t'es heureuse face à la perspective d'un moment avec lui sans paroles assassines. L'idée de pouvoir te baigner ne peut que te plaire, toi qui souffres horriblement de cette chaleur étouffante maintenant que le mois de juillet est bien entamé. Nul doute que tu n'es pas la seule, mais tu te sens d'autant plus énorme maintenant que le soleil semble vouloir te faire fondre, et c'est de plus en plus difficile à supporter. Alors tu n'as pas la moindre hésitation à la lecture de sa lettre, te demandant surtout comment tu vas pouvoir y aller. Transplaner est trop risqué, et tu ne feras pas l'erreur de remonter sur un balai avant la fin de ta grossesse. Finalement, Rory accepte de t'amener en voiture car c'est ce qui est sans nul doute le moins risqué, dans ta situation.

Alors tu vas dans la chambre que Rory a aménagé pour toi, récupérant ton maillot de bain en espérant que tu rentres encore dedans. Par chance, c'est surtout ton ventre qui gonfle pour l'instant, alors ton deux pièces te va encore. Tu enfiles par-dessus une jolie robe légèrement cintrée sous la poitrine, mais suffisamment évasée au niveau du ventre pour ne pas te gêner. Puis tu prépares ton sac, y mettant tout c'qu'il faut pour une journée au soleil avec le Shacklebolt. Une fois en voiture, tu remercies Rory de t'amener et regarde le paysage qui défile en te rappelant les soirées que tu passais avec Ode et Mallory avant ta grossesse. Ça te manque, tu peux difficilement le nier. Alors que vous vous approchez de Yellow Crick – village effectivement perdu au milieu de nul part –, tu regardes tout autour de toi si tu ne vois pas ton ami, avant de demander à Rory de s'arrêter lorsque vous semblez vous approchez du centre-ville. Déposant un baiser sur sa joue, tu attrapes ton sac et ton chapeau, glissant tes lunettes sur ton nez dès que tu sors de la voiture. Faisant un signe de la main à ton cousin alors que sa voiture s'éloigne, tu commences à marcher vers le ventre du village, bien contente d'avoir ton chapeau sur la tête tant le soleil semble agressif aujourd'hui.

Jusqu'à ce que tu l'aperçoives au loin, et qu'un grand sourire éclaire ton visage malgré les cernes qui commencent à naître sous tes yeux. T'approchant de lui, tu lui fais un signe de la main en l'appelant, puis tu l'enlaces en te demandant au bout de combien de mois ce ne sera plus possible. « J't'ai pas trop fait attendre ? » demandes-tu avec un sourire en coin, avant de sortir de ton sac une boîte de patacitrouilles. « Si jamais t'as faim. J'passe mon temps à manger perso, c'est n'importe quoi, » souffles-tu en levant les yeux au ciel. T'as jamais mangé autant de ta vie qu'en ce moment, tout comme t'as jamais autant dormi – et aussi mal, parfois. « Comment ça va toi ? » demandes-tu avec un sourire, remettant la boîte dans ton sac en attendant qu'vous soyez installés pour les manger. Peut-être dans l'eau, tant qu'à faire. « Sur ce, j'meurs d'envie d'me baigner, alors j'te suis. » Puis tu remarques le balai à côté de lui, et tu l'fixes un instant avant de reporter ton regard sur le Gryffondor. « Dis-moi que t'as pas comme idée d'me faire monter sur un balai. Une fois m'a suffi, j't'assure. »
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   Jeu 9 Aoû - 20:12

@Abigaëlle U. MacFusty & @G. Ode Shacklebolt
swimming time

J'sens le soleil m'réchauffer la peau, m'faire taire les idées qui me traversent et m'rendent la gorge sèche. J'sais plus quoi penser - alors j'tente par tous les moyens d'éviter de devoir user de ma matière grise. J'pense pas, c'pour ca que j'agis avec mes tripes. C'elles qui me font contacter Abigaëlle. C'pas arrivé depuis longtemps, et je sais pas à quoi m'attendre - peut être à ce qu'elle ne vienne pas. Ca n'aurait rien d'étonnant. Ces derniers mois j'pas été des plus tendres avec la jeune femme - pas que j'le sois avec quiconque en réalité. J'sais pas l'être, faire semblant - j'fais semblant sur tout l'reste de mon existence, alors autant avoir un brin d'honnêteté de temps en temps. Faire entendre c'que je pense vraiment sans m'censurer pour faire plaisir. Juste pour faire plaisir - et à me retrouver dans cette histoire qui foutait mon frère d'coeur plus bas qu'terre, j'pouvais que prendre le partie qui était le sien. Qu'importe qui devait en souffrir - lui souffrait, et j'voulais que ca cesse. Jouer les chiens d'garde fou et sarcastique m'dérangeait pas tant - qu'importe qu'Abi ait eut à en verser des larmes.
Elle s'en est remise, sans doute. Elle a assez d'force pour cela - la MacFusty dégueule des flammes, elle a d'la ressource. J'en doute pas. J'douterais jamais d'sa capacité à être forte et indépendante. Y a qu'elle pour n'pas se voir ainsi.

Quand elle a approche j'reste un moment perplexe - j'peux cependant pas m'tromper de silhouette, vue comme elle est unique. C'qui m'étonne plus c'est qu'elle me prenne contre elle - j'reste figé, n'sachant pas quoi en faire de ce câlin soudain. Déjà avant c'tait pas notre genre, encore moins après des mois à s'bouffer la gueule. Ou alors c'une preuve de paix - tout est derrière nous à présent ? J'vais pas m'en plaindre, vraiment. « J't'ai pas trop fait attendre ? » J'hausse les épaules pour réponse. « C'les vacances, j'ai aucun impératif. » Plus maintenant. Plus en ayant passé la porte de la maison de Moses - dans son dos, ou plutôt en espérant qu'il mette du temps à s'en rendre compte, et qu'il veuille pas remédier tout de suite à la situation. J'veux pas penser à ca - « Si jamais t'as faim. J'passe mon temps à manger perso, c'est n'importe quoi, » Mon regard s'baisse vers la boite d'Patacitrouille. J'pas tant mangé ces derniers jours - l'stress, l'angoisse, ou l'choc, ou encore l'fait d'avoir été dans l'presque coma à cause des substances. Et manger m'dit pas grand chose. « J'te les laisse volontier alors, parait qu'il faut pas mettre en rage une femme enceinte. » Qu'je réponds avec un clin d'oeil - c'facile de lui parler. Plus que je m'attendais, et j'manque pas de retrouver un sourire et une envie de la taquiner sans méchanceté aucune. « Comment ça va toi ? » J'opine - une fois encore - trouvant pas d'mot. Ca va ?
J'sais pas si ca va. J'ai quitté ma maison, j'ai baisé un type dans l'dos d'ma petite amie, j'ai raconté tout c'que Silent ignorait à cette dernière, j'vis chez une soeur que j'ai passé des années à haïr, j'sais toujours pas qui je suis. J'suis perdu. Est-ce que ca va ? Ca va - ca va aller - ca ira - ca n'a pas de sens.

« Sur ce, j'meurs d'envie d'me baigner, alors j'te suis. » J'opine une fois encore - foutue éloquence avant qu'elle se tourne vers mon balai. « Dis-moi que t'as pas comme idée d'me faire monter sur un balai. Une fois m'a suffi, j't'assure. » J'lâche un rire - « C'tait mon moyen de transport pour venir ici. Dans ton état t'pourrais le briser. T'es plus si fine Abi. » J'lâche avec un sourire en coin - moqueur sans être méchant, taquin sans être mesquin. Comme avant. J'prends plutôt sa main et la tire vers un coin d'village plus calme. « Suis-moi, on est pas loin. » J'dis en la faisant prendre un chemin de terre qui rapidement s'perd entre les arbres. Pas plus d'cinq minutes, dans un silence plus relaxant et aisé que j'pensais, avant que soudainement on s'trouve dans une crique - l'lieu est entouré d'arbres, une cascade se jette dans un bassin assez profond pour y nager naturellement. Des rochers pour bronzer au soleil et d'quoi être au calme. « J'aurais dû prendre ma guitare, j'ai été con. » J'balance en levant les yeux au ciel m'tournant vers elle. « C'assez tranquille pour toi ? T'en penses quoi ? »



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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   Ven 31 Aoû - 22:33


Swimming time
Abiode
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Y'avait pas d'heure sur sa lettre, alors tu l'rejoins dès qu'tu peux, heureuse que Rory ait accepté de t'amener. Surtout qu'tu connais pas du tout Yellow Crick – vu qu'c'est vraiment, mais alors vraiment perdu –, et qu'ton cousin connaissait p't'être tout juste le nom. T'arrives quand même saine et sauve, un grand sourire aux lèvres alors qu'tu reconnais au loin l'visage d'Ode. Qu'tu peux pas t'empêcher de l'prendre dans tes bras, comme pour signifier qu'c'est fini. Une preuve de paix, ouais, ça doit être ça. Et nul doute qu'vous en avez tous les deux besoin. Et puis, un d'ces quatre tu s'ras trop grosse pour faire des câlins, alors tu f'rais mieux d'en profiter tant qu'tu l'peux encore. « C'les vacances, j'ai aucun impératif. » Vrai, c'est ça l'bonheur des vacances. T'attendras p't'être septembre pour trouver un travail si l'vice se fait trop tentant, faudrait que t'en parles avec Rory. Enceinte ou pas, t'veux pas être un boulet chez lui, même si tu t'arranges pour pas t'faire trop encombrante – au sens figuré, voire propre d'ici quelques mois –, et t'montrer utile dès qu'tu l'peux. C'toi qui garde Iona quand il a b'soin, ces temps-ci, parce qu'il paraît qu'ça peut qu'forger ton expérience. Et ta p'tite cousine étant un amour, tu n'vas pas t'en plaindre. « J'te les laisse volontiers alors, parait qu'il faut pas mettre en rage une femme enceinte. » « Et les rumeurs disent vrai, » qu't'acquiesces en hochant la tête. En fait tu sais pas vraiment, parce que l'peu d'fois où t'as eu à t'mettre en colère depuis qu't'es enceinte – à savoir contre Mallory, puis Ode, puis les deux en même temps –, tu t'es pas sentie si différente d'avant. Faut dire qu't'es née MacFusty, alors ton feu a toujours été destructeur, et t'as pas eu besoin d'une grossesse pour qu'il crame tout c'qui passe.

Lui d'mandant comment il va, tu l'vois qui opine sans dire un mot, et t'insistes pas – s'il veut parler, il le f'ra, t'as pas envie d'le forcer. Tu l'trouves surtout fatigué, et t'as du mal à t'dire que c'est qu'la chaleur, mais tu l'forceras pas à parler. T'ranges plutôt la boîte de patacitrouilles – après en avoir discrètement glissé une dans ta bouche, évidemment –, crevant toujours autant d'chaud. Ouais, t'as bien envie d'te baigner, vu qu'comme il s'en doute t'as pas profité d'la plage c't'année. Jusqu'à c'qu'tu remarques son balai, t'demandant un instant si c'est une mauvaise blague. « C'tait mon moyen de transport pour venir ici. Dans ton état t'pourrais le briser. T'es plus si fine Abi. » « J'te déteste, » grommelles-tu en lui frappant l'épaule d'un air bougon pour répondre à son air moqueur. T'sais qu'c'est pas méchant, et surtout qu'ta taille est effectivement en train de passer de guêpe à baleine – merveilleuse transformation. « Ta sœur habite loin pour qu'tu prennes un balai, ou t'avais la flemme de marcher ? » demandes-tu avec un sourire, avant qu'il ne prenne ta main et te tire à sa suite. « Suis-moi, on est pas loin. » Sauf qu'il te faut pas plus de trente secondes de marche pour lancer tout haut avec un sourire en coin : « T'as pas l'air motivé à m'porter, j'suis déçue. » Comment ça il tient à son dos ?

C'quelques minutes après qu'vous arrivez dans un lieu aussi désert qu'magnifique, avec une cascade et un bassin qui t'donnent envie d't'y jeter encore habillée tant t'as chaud. « J'aurais dû prendre ma guitare, j'ai été con. » « C'pas grave, t'auras qu'à chanter, » qu'tu suggères avec un sourire. Blague ou pas, à d'lui voir, tu lui en tiendras pas rigueur s'il t'fait pas écouter sa belle voix. « C'assez tranquille pour toi ? T'en penses quoi ? » « J'adorerais critiquer pour t'faire les pieds, mais c'est trop parfait pour. J'râlerai sur autre chose, » assures-tu en hochant plusieurs fois la tête. « C'est vraiment magnifique, en vrai. T'as d'la chance d'habiter tout près, c'est pas à Londres que j'vais trouver un coin aussi tranquille. » qu'tu dis avant d'marcher vers le bassin, t'asseyant au bord pour y tremper d'abord tes pieds, un sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   Sam 8 Sep - 16:55

@Abigaëlle U. MacFusty & @G. Ode Shacklebolt
swimming time

J'veux pas penser à c'qu'il est advenu cette année. J'veux pas y penser, ignorant c'qui me fait battre le palpitant trop vite, ou m'fait fuir le sommeil. J'veux pas penser à Moses, à Light, à la nuit pourpre, à Mallory, aux inferis, à Abigaëlle et sa grossesse. J'veux pas y penser - m'contentant de faire du présent l'seul moment à vivre, et à trouver de la compagnie dans celle qui croise ma route. Abi c'est une amie - c'est la seule évidence que j'veux savoir à son sujet et oublier tout l'reste. Oublier les derniers mots durs qu'on a eut l'un envers l'autre, oublié les sarcasmes et les blessures, la méfiance et la colère. La rancoeur s'installant comme un poison pour nous faire oublier les rires, les soirées, les moments à parler d'tout avec une bouteille de purfeu. S'faire oublier du monde pour être que des adolescents révoltés. « Et les rumeurs disent vrai, » C'plus aisé de lui parler ainsi. D'me réjouir de la voir, de l'avoir dans mes bras, d'lui sourire comme si c'était naturel pour nous d'nous enlacer. Ca l'est pas - mais l'semblant m'fait du bien malgré tout, et j'me laisse emporter. J'peux facilement me mentir pour m'faire tenir un sourire plus longtemps sur les lèvres. C'pas tant facile de sourire ces derniers temps - mais si on est là c'pas pour y penser.

On est là pour profiter de l'été, d'la chaleur et du lac qui s'trouve pas loin. Elle qui craint de s'y rendre en balai - mais que j'aurai pensé à ca avec son bide énorme. « Ta sœur habite loin pour qu'tu prennes un balai, ou t'avais la flemme de marcher ? » « La flemme majoritairement, même si elle est pas toute à côté. » Qu'je dis avec un sourire en coin. C'que marchait me demande trop d'énergie parfois, et j'ai trop l'besoin de n'plus bouger. D'simplement attendre que le temps passe - avoir une excuse pour quitter le lit est assez difficile pour n'pas m'ajouter plus d'obstacle encore. Voler en balai c'est malgré tout agréable, alors c'était l'occasion même si l'trajet fut rapide. « T'as pas l'air motivé à m'porter, j'suis déçue. » J'lâche un rire, sans répondre avant d'faire le chemin pour qu'elle m'suive jusqu'à notre lieu d'vacance pour la journée.
Un coin d'paradis dans l'tumulte qu'est la vie réelle. Un lieu d'paradis avec pas grand chose pour passer l'temps d'autre que de l'eau turquoise et des poissons curieux. Un d'ces lieux où jouer d'la guitare aurait été une bonne idée. SAuf que j'passe plus de temps à oublier qu'à penser, et ma guitare s'trouve encore à la maison. « C'pas grave, t'auras qu'à chanter, » « Tu risques d'vite comprendre pourquoi dans l'groupe j'fais de la guitare et c'est Light qui pousse la chansonnette. » J'dis avec un brin d'amusement dans la voix. J'aime celle de Light, et j'passerais des heures à m'faire bercer par les notes mélodieuses d'ma soeur. Mais la mienne ? Ma voix est une horreur, et j'pas certain que faire subir ca à Abi soit une parfaite idée.
« J'adorerais critiquer pour t'faire les pieds, mais c'est trop parfait pour. J'râlerai sur autre chose, » « J'doute pas que tu trouveras une raison d'râler très vite. » J'lâche avant d'faire de même avec ma fatigue, d'me laisser choir sur un rocher où j'ôte mes chaussures et mon t-shirt. « C'est vraiment magnifique, en vrai. T'as d'la chance d'habiter tout près, c'est pas à Londres que j'vais trouver un coin aussi tranquille. » J'reste un temps silencieux, à observer c'qui se trouve autour de nous. « J'viens d'arriver ici. J'ai quitté la maison pour emménager chez Eden. » J'avoue honnêtement - j'sais qu'être honnête avec Abi c'est une chose que je faisais avant - et surtout pas sur les sujets importants. J'le dis d'une voix blanche avant d'me tourner vers elle avec quelque chose d'émotif dans la voix. « J'me suis dis que dans ton état t'préfèrerais t'baigner loin des regards. Alors t'gêne pas pour moi - si tu veux t'foutre en maillot et faire la brasse tu peux autant qu'tu veux. J'veille sur toi, puis personne vient jamais ici. »



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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   Sam 10 Nov - 22:10



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C'moment il doit être hors du temps, rien qu'à vous dès l'instant où tu croises le regard d'Ode. Pour profiter de l'été, bien qu'tu trouves la chaleur particulièrement étouffante ces derniers jours. Mais il t'a promis un endroit où tu pourrais profiter d'plus de tranquillité qu'à Londres. Il t'a dit d'prendre ton maillot de bain, alors t'as espoir d'pouvoir savourer plus de fraîcheur qu'tu le pouvais chez Rory. Pas qu'tu sois pas reconnaissante, mais difficile de nier qu'tu crèves de chaud dans la capitale anglaise, et qu'tu souffrais moins d'la canicule sur l'île Barra. D'autant plus que tu n'es pas allée à la plage, n'ayant pas envie qu'on te regarde de travers, bien qu'tu sois tout à fait capable d'répliquer avec un majeur en l'air, comme Marlene le ferait si bien à ta place.

T'sais pas où est-ce qu'vous allez pouvoir vous baigner par ici, mais nul doute qu'il va pas t'y amener en balai – tu l'briserais. Il est juste venu avec, bien qu'tu saches pas si c'parce que sa sœur habite loin, ou simplement parce qu'il n'voulait pas marcher. « La flemme majoritairement, même si elle est pas toute à côté. » Son sourire en coin t'fait souffler du nez, alors qu'tu renchéris avec un rictus taquin. « La flemme surtout, j'aurais dû parier. » C'pas méchant, comme tu veux plus qu'ça l'soit entre vous, mais la moquerie y est tout de même, légère et amicale, tandis qu'vous commencez à marcher. Il t'porte même pas, c'que tu manques pas d'lui rappeler avec un sourire en coin, c'qui lui arrache un rire alors qu'vous continuez à avancer.

C'pas long pour qu'vous arriviez à c'petit coin d'bonheur qu'il voulait qu'tu vois, et qui vaut en effet le coup d’œil. En quelques secondes ton regard se perd, parce que c'qui t'entoure est sublime, et si paisible qu'tu voudrais p't'être y passer l'reste de ta vie, loin du monde, hors du temps. Jusqu'à c'qu'Ode te ramène sur terre, ayant oublié sa guitare. T'lui proposes de chanter, parce qu'ça peut être drôle – p't'être. « Tu risques d'vite comprendre pourquoi dans l'groupe j'fais de la guitare et c'est Light qui pousse la chansonnette. » « J'demande à voir, même si c'dur de nier qu'Light a une belle voix. » Light – t'sais pas comment la voir, aujourd'hui. T'sais qu'tu lui feras pas d'mal, parce qu'elle est importante pour Ode et pour Mallory, mais t'sais pas si tu peux être capable de l'aimer. T'en sais rien, p't'être – c'qu'à présent la situation est si compliquée qu't'y réfléchis pas.

L'coin est paradisiaque, alors c'dûr de trouver une raison de râler quant au lieu qu'il a choisi. Tu trouv'ras autre chose, s'il faut. « J'doute pas que tu trouveras une raison d'râler très vite. » « J'trouve toujours, » qu'tu dis avec un sourire en coin avant d't'approcher d'l'eau pour t'asseoir, les pieds d'dans. C'beau ici, il a d'la chance d'vivre si près. « J'viens d'arriver ici. J'ai quitté la maison pour emménager chez Eden. » « S'tu veux en parler, » qu'tu dis, un peu évasive. Tu l'forceras pas, mais au moins il sait qu'il peut t'en parler s'il en r'ssent l'besoin. Mais sa voix est si neutre qu't'es pas sûre qu'il en ait vraiment envie, pas maintenant en tout cas. « J'me suis dis que dans ton état t'préférerais t'baigner loin des regards. Alors t'gêne pas pour moi - si tu veux t'foutre en maillot et faire la brasse tu peux autant qu'tu veux. J'veille sur toi, puis personne vient jamais ici. » « C'cool, merci, » qu'tu dis avec un grand sourire sincère. Alors tu t'lèves, retirant ta robe pour te révéler en maillot de bain, et l'ventre bien plus arrondi qu'la dernière fois qu'vous vous êtes vus. « Tu trouves pas qu'j'ai grossi ? » qu'tu demandes dans un éclat de rire, comme ces filles qui passent leur temps à poser cette question à leur compagnon. Puis tu t'glisses dans l'eau jusqu'à c'que t'en ai jusqu'au milieu du ventre, avant d'te tourner vers Ode. « J'suis contente qu'tu veilles sur moi, » lui confies-tu, sincère, ton regard dans l'sien, avant de t'immerger un peu plus, jusqu'aux épaules, le bas de ta chevelure dans l'eau. « T'as pas chaud ? » qu'tu demandes avec un nouveau sourire taquin, avant d'l'éclabousser un peu – pour l'rafraîchir un peu, évidemment.
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