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 swimming time (abiode)

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G. Ode Shacklebolt
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MessageSujet: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyVen 20 Juil - 1:42

@Abigaëlle U. MacFusty & @G. Ode Shacklebolt
swimming time

Il faisait chaud - beaucoup trop chaud. Le soleil tapait à son zénith, laissant les corps en sueur et l'impression qu'aucun verre d'eau ne pourrait arrêter la soif qui entaillait la gorge. Je restais là, pourtant, sur le perron de la maison d'Eden - c'est sans doute le lieu que je préfère chez elle, parce que c'est là qu'on voit tout. Elle est partie travailler tôt dans la matinée, me laissant seul après s'être assuré que je ferai rien de stupide. J'vois pas quoi, vraiment. J'ai l'esprit fatigué, ne sachant pas quoi faire, ou où me rendre. J'ignore ce dont j'ai envie - comme soudainement j'ai ma vie entre les mains et je sais pas quoi en faire. Tout raconter sur Moses, ou juste l'ignorer - espérait qu'il en fasse de même pour moi ? J'peux pas laisser l'angoisse prendre de la place, me lève finalement dans un boxer blanc serré, ignorant les voisins qui apprécient le spectacle, pour poser la guitare à côté et trouver le hibou d'Eden. J'sais pas où est ma chouette, partie au matin pour chasser - sans doute.
C'est sur un coup de tête que je lui envoie une lettre à elle. Parce que je sait que Silent est dans sa famille, pour des fêtes d'anniversaire. Que Light elle se trouve à l'autre bout du pays pour je ne sais quelle raison. Que Mallory il est pris dans son stage, pour convaincre son père de le laisser vivre un bout de son rêve. Et Eden au ministère - je supporte plus le silence, me dit que sans doute si une personne pouvait comprendre c'était elle : Abigaëlle Macfusty.

J'adorais passer du temps avec la demoiselle - fut un temps, comme avec Mallory on passait le plus clair de nos journées à fumer et oublier le reste du monde, elle se trouvait là aussi. Des soirées à parler, des moments à rire stupidement de tout on en a eut. Avant que tout ne s'effondre dans un foutu tourbillon. C'est une de celle qui sait pour mon statut de bâtard - peut être pour plus, sans doute même. Puis même si elle le sait pas exactement elle finira sans doute par le savoir un moment. Pas aujourd'hui - aujourd'hui j'sens que j'ai trop chaud, et je pense qu'elle doit être de même. Alors j'écris une lettre :
Abi,
Je sais pas si tu souffres autant que moi de la chaleur mais si c'est le cas, je ne peux que te proposer de se retrouver à Yellow Crick - un foutu village de sorcier au milieu de nul part. J'sais pas si tu connais, ma soeur a une maison pas si loin. Je sais pas si t'as pu profiter de la plage dans ton état, mais prends ton maillot : je connais un lieu où on sera tranquille.
J'promets de te jouer de la guitare et d'être cool.
Ode.

J'envoyais la chouette, attendant deux minutes avant de faire mon chemin vers la salle de bain, de prendre une douche, avant de trouver un maillot que je mis, avec un débardeur blanc et de prendre le chemin de la sortie. Transplaner n'était pas encore autorisé, mais j'avais la chance d'pas vivre si loin de Yellow Crick. Je choisis plutôt un balai trainant dans un coin de la maison, montant dessus pour faire mon chemin jusqu'au centre du petit village sorcier - attendant sous le soleil encore, qu'la jeune Macfusty fasse son entrée.

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The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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Abigaëlle U. MacFusty
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyDim 22 Juil - 20:01

Swimming time
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Tu t'attendais pas à recevoir une lettre de lui. Pas que cela ne te fasse pas plaisir, bien au contraire : t'es heureuse face à la perspective d'un moment avec lui sans paroles assassines. L'idée de pouvoir te baigner ne peut que te plaire, toi qui souffres horriblement de cette chaleur étouffante maintenant que le mois de juillet est bien entamé. Nul doute que tu n'es pas la seule, mais tu te sens d'autant plus énorme maintenant que le soleil semble vouloir te faire fondre, et c'est de plus en plus difficile à supporter. Alors tu n'as pas la moindre hésitation à la lecture de sa lettre, te demandant surtout comment tu vas pouvoir y aller. Transplaner est trop risqué, et tu ne feras pas l'erreur de remonter sur un balai avant la fin de ta grossesse. Finalement, Rory accepte de t'amener en voiture car c'est ce qui est sans nul doute le moins risqué, dans ta situation.

Alors tu vas dans la chambre que Rory a aménagé pour toi, récupérant ton maillot de bain en espérant que tu rentres encore dedans. Par chance, c'est surtout ton ventre qui gonfle pour l'instant, alors ton deux pièces te va encore. Tu enfiles par-dessus une jolie robe légèrement cintrée sous la poitrine, mais suffisamment évasée au niveau du ventre pour ne pas te gêner. Puis tu prépares ton sac, y mettant tout c'qu'il faut pour une journée au soleil avec le Shacklebolt. Une fois en voiture, tu remercies Rory de t'amener et regarde le paysage qui défile en te rappelant les soirées que tu passais avec Ode et Mallory avant ta grossesse. Ça te manque, tu peux difficilement le nier. Alors que vous vous approchez de Yellow Crick – village effectivement perdu au milieu de nul part –, tu regardes tout autour de toi si tu ne vois pas ton ami, avant de demander à Rory de s'arrêter lorsque vous semblez vous approchez du centre-ville. Déposant un baiser sur sa joue, tu attrapes ton sac et ton chapeau, glissant tes lunettes sur ton nez dès que tu sors de la voiture. Faisant un signe de la main à ton cousin alors que sa voiture s'éloigne, tu commences à marcher vers le ventre du village, bien contente d'avoir ton chapeau sur la tête tant le soleil semble agressif aujourd'hui.

Jusqu'à ce que tu l'aperçoives au loin, et qu'un grand sourire éclaire ton visage malgré les cernes qui commencent à naître sous tes yeux. T'approchant de lui, tu lui fais un signe de la main en l'appelant, puis tu l'enlaces en te demandant au bout de combien de mois ce ne sera plus possible. « J't'ai pas trop fait attendre ? » demandes-tu avec un sourire en coin, avant de sortir de ton sac une boîte de patacitrouilles. « Si jamais t'as faim. J'passe mon temps à manger perso, c'est n'importe quoi, » souffles-tu en levant les yeux au ciel. T'as jamais mangé autant de ta vie qu'en ce moment, tout comme t'as jamais autant dormi – et aussi mal, parfois. « Comment ça va toi ? » demandes-tu avec un sourire, remettant la boîte dans ton sac en attendant qu'vous soyez installés pour les manger. Peut-être dans l'eau, tant qu'à faire. « Sur ce, j'meurs d'envie d'me baigner, alors j'te suis. » Puis tu remarques le balai à côté de lui, et tu l'fixes un instant avant de reporter ton regard sur le Gryffondor. « Dis-moi que t'as pas comme idée d'me faire monter sur un balai. Une fois m'a suffi, j't'assure. »
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyJeu 9 Aoû - 20:12

@Abigaëlle U. MacFusty & @G. Ode Shacklebolt
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J'sens le soleil m'réchauffer la peau, m'faire taire les idées qui me traversent et m'rendent la gorge sèche. J'sais plus quoi penser - alors j'tente par tous les moyens d'éviter de devoir user de ma matière grise. J'pense pas, c'pour ca que j'agis avec mes tripes. C'elles qui me font contacter Abigaëlle. C'pas arrivé depuis longtemps, et je sais pas à quoi m'attendre - peut être à ce qu'elle ne vienne pas. Ca n'aurait rien d'étonnant. Ces derniers mois j'pas été des plus tendres avec la jeune femme - pas que j'le sois avec quiconque en réalité. J'sais pas l'être, faire semblant - j'fais semblant sur tout l'reste de mon existence, alors autant avoir un brin d'honnêteté de temps en temps. Faire entendre c'que je pense vraiment sans m'censurer pour faire plaisir. Juste pour faire plaisir - et à me retrouver dans cette histoire qui foutait mon frère d'coeur plus bas qu'terre, j'pouvais que prendre le partie qui était le sien. Qu'importe qui devait en souffrir - lui souffrait, et j'voulais que ca cesse. Jouer les chiens d'garde fou et sarcastique m'dérangeait pas tant - qu'importe qu'Abi ait eut à en verser des larmes.
Elle s'en est remise, sans doute. Elle a assez d'force pour cela - la MacFusty dégueule des flammes, elle a d'la ressource. J'en doute pas. J'douterais jamais d'sa capacité à être forte et indépendante. Y a qu'elle pour n'pas se voir ainsi.

Quand elle a approche j'reste un moment perplexe - j'peux cependant pas m'tromper de silhouette, vue comme elle est unique. C'qui m'étonne plus c'est qu'elle me prenne contre elle - j'reste figé, n'sachant pas quoi en faire de ce câlin soudain. Déjà avant c'tait pas notre genre, encore moins après des mois à s'bouffer la gueule. Ou alors c'une preuve de paix - tout est derrière nous à présent ? J'vais pas m'en plaindre, vraiment. « J't'ai pas trop fait attendre ? » J'hausse les épaules pour réponse. « C'les vacances, j'ai aucun impératif. » Plus maintenant. Plus en ayant passé la porte de la maison de Moses - dans son dos, ou plutôt en espérant qu'il mette du temps à s'en rendre compte, et qu'il veuille pas remédier tout de suite à la situation. J'veux pas penser à ca - « Si jamais t'as faim. J'passe mon temps à manger perso, c'est n'importe quoi, » Mon regard s'baisse vers la boite d'Patacitrouille. J'pas tant mangé ces derniers jours - l'stress, l'angoisse, ou l'choc, ou encore l'fait d'avoir été dans l'presque coma à cause des substances. Et manger m'dit pas grand chose. « J'te les laisse volontier alors, parait qu'il faut pas mettre en rage une femme enceinte. » Qu'je réponds avec un clin d'oeil - c'facile de lui parler. Plus que je m'attendais, et j'manque pas de retrouver un sourire et une envie de la taquiner sans méchanceté aucune. « Comment ça va toi ? » J'opine - une fois encore - trouvant pas d'mot. Ca va ?
J'sais pas si ca va. J'ai quitté ma maison, j'ai baisé un type dans l'dos d'ma petite amie, j'ai raconté tout c'que Silent ignorait à cette dernière, j'vis chez une soeur que j'ai passé des années à haïr, j'sais toujours pas qui je suis. J'suis perdu. Est-ce que ca va ? Ca va - ca va aller - ca ira - ca n'a pas de sens.

« Sur ce, j'meurs d'envie d'me baigner, alors j'te suis. » J'opine une fois encore - foutue éloquence avant qu'elle se tourne vers mon balai. « Dis-moi que t'as pas comme idée d'me faire monter sur un balai. Une fois m'a suffi, j't'assure. » J'lâche un rire - « C'tait mon moyen de transport pour venir ici. Dans ton état t'pourrais le briser. T'es plus si fine Abi. » J'lâche avec un sourire en coin - moqueur sans être méchant, taquin sans être mesquin. Comme avant. J'prends plutôt sa main et la tire vers un coin d'village plus calme. « Suis-moi, on est pas loin. » J'dis en la faisant prendre un chemin de terre qui rapidement s'perd entre les arbres. Pas plus d'cinq minutes, dans un silence plus relaxant et aisé que j'pensais, avant que soudainement on s'trouve dans une crique - l'lieu est entouré d'arbres, une cascade se jette dans un bassin assez profond pour y nager naturellement. Des rochers pour bronzer au soleil et d'quoi être au calme. « J'aurais dû prendre ma guitare, j'ai été con. » J'balance en levant les yeux au ciel m'tournant vers elle. « C'assez tranquille pour toi ? T'en penses quoi ? »



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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyVen 31 Aoû - 22:33


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Y'avait pas d'heure sur sa lettre, alors tu l'rejoins dès qu'tu peux, heureuse que Rory ait accepté de t'amener. Surtout qu'tu connais pas du tout Yellow Crick – vu qu'c'est vraiment, mais alors vraiment perdu –, et qu'ton cousin connaissait p't'être tout juste le nom. T'arrives quand même saine et sauve, un grand sourire aux lèvres alors qu'tu reconnais au loin l'visage d'Ode. Qu'tu peux pas t'empêcher de l'prendre dans tes bras, comme pour signifier qu'c'est fini. Une preuve de paix, ouais, ça doit être ça. Et nul doute qu'vous en avez tous les deux besoin. Et puis, un d'ces quatre tu s'ras trop grosse pour faire des câlins, alors tu f'rais mieux d'en profiter tant qu'tu l'peux encore. « C'les vacances, j'ai aucun impératif. » Vrai, c'est ça l'bonheur des vacances. T'attendras p't'être septembre pour trouver un travail si l'vice se fait trop tentant, faudrait que t'en parles avec Rory. Enceinte ou pas, t'veux pas être un boulet chez lui, même si tu t'arranges pour pas t'faire trop encombrante – au sens figuré, voire propre d'ici quelques mois –, et t'montrer utile dès qu'tu l'peux. C'toi qui garde Iona quand il a b'soin, ces temps-ci, parce qu'il paraît qu'ça peut qu'forger ton expérience. Et ta p'tite cousine étant un amour, tu n'vas pas t'en plaindre. « J'te les laisse volontiers alors, parait qu'il faut pas mettre en rage une femme enceinte. » « Et les rumeurs disent vrai, » qu't'acquiesces en hochant la tête. En fait tu sais pas vraiment, parce que l'peu d'fois où t'as eu à t'mettre en colère depuis qu't'es enceinte – à savoir contre Mallory, puis Ode, puis les deux en même temps –, tu t'es pas sentie si différente d'avant. Faut dire qu't'es née MacFusty, alors ton feu a toujours été destructeur, et t'as pas eu besoin d'une grossesse pour qu'il crame tout c'qui passe.

Lui d'mandant comment il va, tu l'vois qui opine sans dire un mot, et t'insistes pas – s'il veut parler, il le f'ra, t'as pas envie d'le forcer. Tu l'trouves surtout fatigué, et t'as du mal à t'dire que c'est qu'la chaleur, mais tu l'forceras pas à parler. T'ranges plutôt la boîte de patacitrouilles – après en avoir discrètement glissé une dans ta bouche, évidemment –, crevant toujours autant d'chaud. Ouais, t'as bien envie d'te baigner, vu qu'comme il s'en doute t'as pas profité d'la plage c't'année. Jusqu'à c'qu'tu remarques son balai, t'demandant un instant si c'est une mauvaise blague. « C'tait mon moyen de transport pour venir ici. Dans ton état t'pourrais le briser. T'es plus si fine Abi. » « J'te déteste, » grommelles-tu en lui frappant l'épaule d'un air bougon pour répondre à son air moqueur. T'sais qu'c'est pas méchant, et surtout qu'ta taille est effectivement en train de passer de guêpe à baleine – merveilleuse transformation. « Ta sœur habite loin pour qu'tu prennes un balai, ou t'avais la flemme de marcher ? » demandes-tu avec un sourire, avant qu'il ne prenne ta main et te tire à sa suite. « Suis-moi, on est pas loin. » Sauf qu'il te faut pas plus de trente secondes de marche pour lancer tout haut avec un sourire en coin : « T'as pas l'air motivé à m'porter, j'suis déçue. » Comment ça il tient à son dos ?

C'quelques minutes après qu'vous arrivez dans un lieu aussi désert qu'magnifique, avec une cascade et un bassin qui t'donnent envie d't'y jeter encore habillée tant t'as chaud. « J'aurais dû prendre ma guitare, j'ai été con. » « C'pas grave, t'auras qu'à chanter, » qu'tu suggères avec un sourire. Blague ou pas, à d'lui voir, tu lui en tiendras pas rigueur s'il t'fait pas écouter sa belle voix. « C'assez tranquille pour toi ? T'en penses quoi ? » « J'adorerais critiquer pour t'faire les pieds, mais c'est trop parfait pour. J'râlerai sur autre chose, » assures-tu en hochant plusieurs fois la tête. « C'est vraiment magnifique, en vrai. T'as d'la chance d'habiter tout près, c'est pas à Londres que j'vais trouver un coin aussi tranquille. » qu'tu dis avant d'marcher vers le bassin, t'asseyant au bord pour y tremper d'abord tes pieds, un sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptySam 8 Sep - 16:55

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J'veux pas penser à c'qu'il est advenu cette année. J'veux pas y penser, ignorant c'qui me fait battre le palpitant trop vite, ou m'fait fuir le sommeil. J'veux pas penser à Moses, à Light, à la nuit pourpre, à Mallory, aux inferis, à Abigaëlle et sa grossesse. J'veux pas y penser - m'contentant de faire du présent l'seul moment à vivre, et à trouver de la compagnie dans celle qui croise ma route. Abi c'est une amie - c'est la seule évidence que j'veux savoir à son sujet et oublier tout l'reste. Oublier les derniers mots durs qu'on a eut l'un envers l'autre, oublié les sarcasmes et les blessures, la méfiance et la colère. La rancoeur s'installant comme un poison pour nous faire oublier les rires, les soirées, les moments à parler d'tout avec une bouteille de purfeu. S'faire oublier du monde pour être que des adolescents révoltés. « Et les rumeurs disent vrai, » C'plus aisé de lui parler ainsi. D'me réjouir de la voir, de l'avoir dans mes bras, d'lui sourire comme si c'était naturel pour nous d'nous enlacer. Ca l'est pas - mais l'semblant m'fait du bien malgré tout, et j'me laisse emporter. J'peux facilement me mentir pour m'faire tenir un sourire plus longtemps sur les lèvres. C'pas tant facile de sourire ces derniers temps - mais si on est là c'pas pour y penser.

On est là pour profiter de l'été, d'la chaleur et du lac qui s'trouve pas loin. Elle qui craint de s'y rendre en balai - mais que j'aurai pensé à ca avec son bide énorme. « Ta sœur habite loin pour qu'tu prennes un balai, ou t'avais la flemme de marcher ? » « La flemme majoritairement, même si elle est pas toute à côté. » Qu'je dis avec un sourire en coin. C'que marchait me demande trop d'énergie parfois, et j'ai trop l'besoin de n'plus bouger. D'simplement attendre que le temps passe - avoir une excuse pour quitter le lit est assez difficile pour n'pas m'ajouter plus d'obstacle encore. Voler en balai c'est malgré tout agréable, alors c'était l'occasion même si l'trajet fut rapide. « T'as pas l'air motivé à m'porter, j'suis déçue. » J'lâche un rire, sans répondre avant d'faire le chemin pour qu'elle m'suive jusqu'à notre lieu d'vacance pour la journée.
Un coin d'paradis dans l'tumulte qu'est la vie réelle. Un lieu d'paradis avec pas grand chose pour passer l'temps d'autre que de l'eau turquoise et des poissons curieux. Un d'ces lieux où jouer d'la guitare aurait été une bonne idée. SAuf que j'passe plus de temps à oublier qu'à penser, et ma guitare s'trouve encore à la maison. « C'pas grave, t'auras qu'à chanter, » « Tu risques d'vite comprendre pourquoi dans l'groupe j'fais de la guitare et c'est Light qui pousse la chansonnette. » J'dis avec un brin d'amusement dans la voix. J'aime celle de Light, et j'passerais des heures à m'faire bercer par les notes mélodieuses d'ma soeur. Mais la mienne ? Ma voix est une horreur, et j'pas certain que faire subir ca à Abi soit une parfaite idée.
« J'adorerais critiquer pour t'faire les pieds, mais c'est trop parfait pour. J'râlerai sur autre chose, » « J'doute pas que tu trouveras une raison d'râler très vite. » J'lâche avant d'faire de même avec ma fatigue, d'me laisser choir sur un rocher où j'ôte mes chaussures et mon t-shirt. « C'est vraiment magnifique, en vrai. T'as d'la chance d'habiter tout près, c'est pas à Londres que j'vais trouver un coin aussi tranquille. » J'reste un temps silencieux, à observer c'qui se trouve autour de nous. « J'viens d'arriver ici. J'ai quitté la maison pour emménager chez Eden. » J'avoue honnêtement - j'sais qu'être honnête avec Abi c'est une chose que je faisais avant - et surtout pas sur les sujets importants. J'le dis d'une voix blanche avant d'me tourner vers elle avec quelque chose d'émotif dans la voix. « J'me suis dis que dans ton état t'préfèrerais t'baigner loin des regards. Alors t'gêne pas pour moi - si tu veux t'foutre en maillot et faire la brasse tu peux autant qu'tu veux. J'veille sur toi, puis personne vient jamais ici. »



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Abigaëlle U. MacFusty
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptySam 10 Nov - 22:10



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C'moment il doit être hors du temps, rien qu'à vous dès l'instant où tu croises le regard d'Ode. Pour profiter de l'été, bien qu'tu trouves la chaleur particulièrement étouffante ces derniers jours. Mais il t'a promis un endroit où tu pourrais profiter d'plus de tranquillité qu'à Londres. Il t'a dit d'prendre ton maillot de bain, alors t'as espoir d'pouvoir savourer plus de fraîcheur qu'tu le pouvais chez Rory. Pas qu'tu sois pas reconnaissante, mais difficile de nier qu'tu crèves de chaud dans la capitale anglaise, et qu'tu souffrais moins d'la canicule sur l'île Barra. D'autant plus que tu n'es pas allée à la plage, n'ayant pas envie qu'on te regarde de travers, bien qu'tu sois tout à fait capable d'répliquer avec un majeur en l'air, comme Marlene le ferait si bien à ta place.

T'sais pas où est-ce qu'vous allez pouvoir vous baigner par ici, mais nul doute qu'il va pas t'y amener en balai – tu l'briserais. Il est juste venu avec, bien qu'tu saches pas si c'parce que sa sœur habite loin, ou simplement parce qu'il n'voulait pas marcher. « La flemme majoritairement, même si elle est pas toute à côté. » Son sourire en coin t'fait souffler du nez, alors qu'tu renchéris avec un rictus taquin. « La flemme surtout, j'aurais dû parier. » C'pas méchant, comme tu veux plus qu'ça l'soit entre vous, mais la moquerie y est tout de même, légère et amicale, tandis qu'vous commencez à marcher. Il t'porte même pas, c'que tu manques pas d'lui rappeler avec un sourire en coin, c'qui lui arrache un rire alors qu'vous continuez à avancer.

C'pas long pour qu'vous arriviez à c'petit coin d'bonheur qu'il voulait qu'tu vois, et qui vaut en effet le coup d’œil. En quelques secondes ton regard se perd, parce que c'qui t'entoure est sublime, et si paisible qu'tu voudrais p't'être y passer l'reste de ta vie, loin du monde, hors du temps. Jusqu'à c'qu'Ode te ramène sur terre, ayant oublié sa guitare. T'lui proposes de chanter, parce qu'ça peut être drôle – p't'être. « Tu risques d'vite comprendre pourquoi dans l'groupe j'fais de la guitare et c'est Light qui pousse la chansonnette. » « J'demande à voir, même si c'dur de nier qu'Light a une belle voix. » Light – t'sais pas comment la voir, aujourd'hui. T'sais qu'tu lui feras pas d'mal, parce qu'elle est importante pour Ode et pour Mallory, mais t'sais pas si tu peux être capable de l'aimer. T'en sais rien, p't'être – c'qu'à présent la situation est si compliquée qu't'y réfléchis pas.

L'coin est paradisiaque, alors c'dûr de trouver une raison de râler quant au lieu qu'il a choisi. Tu trouv'ras autre chose, s'il faut. « J'doute pas que tu trouveras une raison d'râler très vite. » « J'trouve toujours, » qu'tu dis avec un sourire en coin avant d't'approcher d'l'eau pour t'asseoir, les pieds d'dans. C'beau ici, il a d'la chance d'vivre si près. « J'viens d'arriver ici. J'ai quitté la maison pour emménager chez Eden. » « S'tu veux en parler, » qu'tu dis, un peu évasive. Tu l'forceras pas, mais au moins il sait qu'il peut t'en parler s'il en r'ssent l'besoin. Mais sa voix est si neutre qu't'es pas sûre qu'il en ait vraiment envie, pas maintenant en tout cas. « J'me suis dis que dans ton état t'préférerais t'baigner loin des regards. Alors t'gêne pas pour moi - si tu veux t'foutre en maillot et faire la brasse tu peux autant qu'tu veux. J'veille sur toi, puis personne vient jamais ici. » « C'cool, merci, » qu'tu dis avec un grand sourire sincère. Alors tu t'lèves, retirant ta robe pour te révéler en maillot de bain, et l'ventre bien plus arrondi qu'la dernière fois qu'vous vous êtes vus. « Tu trouves pas qu'j'ai grossi ? » qu'tu demandes dans un éclat de rire, comme ces filles qui passent leur temps à poser cette question à leur compagnon. Puis tu t'glisses dans l'eau jusqu'à c'que t'en ai jusqu'au milieu du ventre, avant d'te tourner vers Ode. « J'suis contente qu'tu veilles sur moi, » lui confies-tu, sincère, ton regard dans l'sien, avant de t'immerger un peu plus, jusqu'aux épaules, le bas de ta chevelure dans l'eau. « T'as pas chaud ? » qu'tu demandes avec un nouveau sourire taquin, avant d'l'éclabousser un peu – pour l'rafraîchir un peu, évidemment.
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyLun 19 Nov - 23:44

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L'soleil brûle au-dessus d'nos gueules, alors c'est sans trop réfléchir qu'on s'met à marcher sous l'couvert des arbres - sous l'couvert des regards aussi, et j'doute pas qu'Abi soit comme moi dans c'domaine en ce moment à préférer n'croiser personne qu'à subir la curiosité des gens. J'veux pas avoir à parler d'tout ce qui me tourne dans la tête depuis le début des vacances, ou d'la raison pour laquelle soudainement j'vis chez Eden à laquelle j'avais pas adressé un mot depuis quatre ans. Quatre années qui volent en éclat comme le restant d'ma vie ou d'Light qui s'met à gueuler contre notre père devant ces affligeantes vérités. Une dernière soirée, un dernier abus qui a pu m'faire tomber pour l'restant de ma vie - j'me relève balafrer, à plus tant savoir ce que sera ma vie. J'veux pas y penser, j'veux pas penser juste profiter et m'donner l'impression d'vivre de vraies vacances.
Sur l'principe c'est rien à faire, zéro obligation outre que ne rien faire - ce qui est parfait. Et en bonne compagnie c'toujours mieux. Pas qu'celle d'Abigaëlle je la recherche ces derniers temps, ,mais j'veux hisser le drapeau blanc, mettre d'côté les rancunes et les emmerdements. Mallory a quitté Poudlard, s'bat pour vivre d'sa passion, et Abi a c'bébé dans l'ventre sans vouloir s'en débarrasser. C'est leurs problèmes- en vrai - tant qu'Light souffre pas dans l'équation j'pas grand chose à dire.
Et la compagnie d'Abi s'fait pas si atroce, bien qu'ca s'fait en râlage et déception, alors que j'ai laissé ma guitare à la maison pour cette fois. J'pourrais m'rendre la chercher, mais ca voudrait dire un moment perdu en balai. Peut être - plus tard - si ca m'démange de trop. « J'demande à voir, même si c'dur de nier qu'Light a une belle voix. » « Un compliment d'ta part pour elle ? Il t'pousse un coeur MacFusty, tu devrais faire attention. » J'lâche sur l'ton de la plaisanterie - sachant qu'Abi s'trouve pas être la plus grande fan d'Light, sans doute à cause d'tout ce bordel avec Mallory. Mais j'me ferai toujours le défenseur d'ma soeur, parce qu'il s'trouve personne d'mieux qu'elle à mes yeux. Vraiment personne - pas comme si elle avait choisit cette situation elle non plus, la subissant en s'voyant priver d'son droit d'se choisir un amoureux.

J'veux pas y penser - refusant ces emmerdements qui seront au placard aujourd'hui et profitant juste d'la chaleur et d'la lumière qui filtre à travers les arbres. « J'trouve toujours, » d'raison de râler. J'remets pas ca en doute, pose un regard sur elle alors qu'elle s'jette à l'eau. Pas qu'elle s'jette vraiment, y allant à petit pas, avant d'laisser la flotte la rafraichir. Elle s'étonne alors d'me voir ici - chez Eden - sans doute parce qu'elle se souvient que j'suis pas son plus grand fan. PArce que j'admets être parti d'la maison finalement. « S'tu veux en parler, » « Peut être plus tard si tu veux vraiment savoir. » SAvoir pourquoi j'voulais pas d'un autre batard près d'Moses - assez près pour qu'il le découvre, finisse finalement par l'prendre en affection et en faire son nouveau jouet. J'veux pas y penser, la gorge se serrant d'mots qui n'doivent pas être dit.
peut être plus tard - c'qui peut vouloir dire jamais si c'moment vient pas de devoir discuter d'tout cela entre nous. Pour l'moment j'veux que ce soit les vacances, et qu'elle s'mette à l'eau pour profiter sous ma supervision. « C'cool, merci, » Cool ouais. « Tu trouves pas qu'j'ai grossi ? » « Pourquoi j'te veux pas sur mon balai à ton avis ? » J'réponds en sarcasme moqueur - parce que c'est évident qu'elle a grossi. Maigre comme elle s'trouvait, c'pas difficile d'voir le renflement de son ventre. J'veux pas y penser - m'dire que Mallory sera bientôt père s'trop perturbant pour mon esprit. J'serais là pour lui, ou pour l'bébé s'il le désire, bien que j'me sente encore trop gamin moi-même pour m'tenir une telle responsabilité. Mais tant qu'Abi se sent - elle - s'tout ce qui compte après tout.

J'as là pour juger, j'ai plus assez d'force pour ca. « J'suis contente qu'tu veilles sur moi, » J'me tourne vers elle, la voit qui m'lance un regard vraiment touché, et réponds en haussant des épaules. « On est potes, c'normal. » Puis rien d'plus - revenir à d'belles simplicités c'tout ce que je demande à c'moment précis. « T'as pas chaud ? » Et pour réponse j'me mange de l'eau dans la gueule - c'qui me fait grogner avant qu'je me débarasse de mon t-shirt pour m'poser près de la rivière, les pieds dans l'eau. « Elle est gelée, j'viendrais pas. » Que j'annonce. « Sinon, j'pensais pas vraiment qu'tu serais libre pour venir. Tu t'trouvais pas sur Barra cet été ? »


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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyDim 27 Jan - 13:48


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« Un compliment d'ta part pour elle ? Il t'pousse un coeur MacFusty, tu devrais faire attention. » « T'as raison, j'devrais insulter ta sœur adorée d'vant toi, j'suis sûre que t'adorerais ça, » rétorques-tu, purement ironique. T'peux simplement pas nier qu'la Shacklebolt chante bien, qu'importe ta mauvaise foi habituelle. « J'la déteste pas, ta sœur, en vrai. J'crois qu'tu tiens trop à elle pour que j'puisse la haïr. » « T'as raison, j'deviens trop sentimental, faut qu'j'arrête. » Et t'portes le dos de ta main à ton front, feignant l'malaise vagal soudain, comme si tu allais t'évanouir. C'est vrai qu'tu t'es jamais montrée des plus sentimentales avant tout ça, mais à présent tu peux prétexter qu'c'est à cause des hormones. La belle excuse. Bien qu'tu doutes qu'Ode y croit, parce que c'est ton ami après tout, et qu'il doit bien s'douter qu'sous ton sale caractère t'gardes un cœur bien enfoui. Un palpitant qu'tu dois protéger, surtout maintenant qu't'as un secret à enterrer et d'nouvelles responsabilités.

Mais d'puis l'infirmerie t'as compris qu'Ode s'rait là pour toi si ça d'vient compliqué, même si c'pas l'plus expressif pour l'montrer. Et tu l'es pas non plus, lui faisant simplement savoir qu'si un jour il a besoin d'parler t'peux être une oreille attentive, ou une épaule si jamais il lui vient l'étrangeté de verser une larme. « Peut être plus tard si tu veux vraiment savoir. » Tu hausses les épaules pour tout réponse. C'est pas que tu t'en fiches, loin de là, mais la vérité c'est que t'as pas envie de le brusquer. Le forcer à parler s'rait totalement stupide, alors t'préfères simplement être sûre qu'tu seras là – et si l'envie vient pas, c'pas grave, t'veux pas qu'il s'sente contraint.

Tu t'trouves d'plus en plus énorme à mesure des mois, pourtant t'es loin d'avoir atteint le pire. C'comme si tu gonflais, et qu'du coup tu peux plus enfiler toutes tes fringues comme tu l'faisais avant – Merlin c'que t'aimes pas ça. Alors t'râles, comme d'habitude, bien qu't'y mettes plus d'humour que d'agacement. « Pourquoi j'te veux pas sur mon balai à ton avis ? » « Va t'faire voir, » maugrées-tu en feignant une mine boudeuse. Puis t'affiches un sourire malin. « Il supporte bien ton cul, ton balai d'mauviette, » t'moques-tu alors. Immature et vulgaire, parfait. Pourtant l'climat reste serein alors qu'tu patauges tranquillement dans l'eau, lui assis au bord sans s'éloigner, à veiller sur toi. « On est potes, c'normal. » Oui, sans doute. Mais t'avais perdu l'habitude, faut croire, alors le revoir comme ça, d'ton côté alors qu'pendant un moment t'as cru qu'il serait ton ennemi. Mais il l'est pas, il t'l'a fait réalisé, et t'es contente que ce soit l'cas. Mais t'restes une demoiselle en manque d'adrénaline qui adore embêter son monde, alors il t'faut pas longtemps avant d'céder à la tentation d'lui projeter de l'eau au visage. Il enlève son tee-shirt, mais t'rejoint toujours pas. Alllez. « Elle est gelée, j'viendrais pas. » T'grimaces de frustration, déçue qu'ça n'ait pas fonctionné. « Toi qui t'plaignais d'mourir de chaud dans ta lettre, j'suis déçue. »

« Sinon, j'pensais pas vraiment qu'tu serais libre pour venir. Tu t'trouvais pas sur Barra cet été ? » « J'y suis allée en juillet pour voir mes parents et l'annoncer officiellement. J'pouvais pas leur cacher plus longtemps de toute façon, » qu'tu dis en haussant les épaules. A présent ça se voit aussi à ton ventre, alors faire comme si tout était normal aurait été stupide et vain. Il fallait bien que tu l'annonces à un moment ou un autre, après tout. « Maintenant j'vis à Londres, en attendant sa naissance. » « Et après... Après j'sais pas, » qu't'avoues, essayant d'dissiper toute angoisse de ta voix. Une fois qu'vous serez deux et qu'plus personne encombrera ton ventre, ça ira mieux. Il faut seulement que tout se passe bien jusque là. « Et toi, tu comptes rester longtemps chez ta sœur ? » qu'tu demandes alors en retour, glissant tes mains au niveau de ta nuque puis dans tes cheveux avec un plaisir certain sur le visage.
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyJeu 14 Fév - 22:16

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« T'as raison, j'devrais insulter ta sœur adorée d'vant toi, j'suis sûre que t'adorerais ça, » « Ca t’rendrait juste moins bizarre. » T’entends la moquerie dans ta voix sans même t’sentir vexé par son ironie. T’sais qu’elle tient pas Light dans son palpitant – c’peut être la seule à Poudlard, mais c’est que la situation est pas idéal. T’sais que ca n’a rien à voir avec ta sœur ou son caractère qui sont flamboyants. Parfaitement flamboyant, rendant l’monde plus brillant et vibrant d’joie et d’plaisirs. Y a personne que t’ai plus besoin dans ta vie que Light – outre Silent peut être sans laquel tu t’imagines plus aujourd’hui – parce que sans elle t’es juste plongé dans d’obscrures pensées. « J'la déteste pas, ta sœur, en vrai. J'crois qu'tu tiens trop à elle pour que j'puisse la haïr. T'as raison, j'deviens trop sentimental, faut qu'j'arrête. » « Ouais, on pourrait presque croire que tu deviens humaine. Terrifiant. » Dis-je une fois encore, l’rire dans ma voix s’faisant plus franc cette fois.
C’est agréable d’retrouver Abi comme j’avais toujours eut l’habitude d’la voir, d’la connaître. Comme j’avais toujours voulu l’avoir à mes côtés. Elle est facile à aimer, Abigaëlle, sans doute parce qu’on s’ressemble assez quelque part. Le sarcasme comme arme, et cette incapacité à s’montrer expansifs dans nos émotions. Au moins j’me sens pas l’obligation d’ravaler mes mots, ou de m’en vouloir de n’pas la prendre dans mes bras toutes les deux secondes. Une chose que j’supporte pas – le contact humain. « Va t'faire voir, » C’était bien plus agréable d’parler ainsi – de la voir aussi qui s’retient pas. D’savoir que la vexation ou la susceptibilité sont pas d’mises entre nous. C’juste notre manière de nous comprendre, d’nous parler – sans qu’il se trouve aucun problème avec a. « Il supporte bien ton cul, ton balai d'mauviette, » « C’la jalousie qui parle, je le sais. » J’lance, avec un air presque vexé – alors qu’elle passe d’une idée à l’autre, s’mettant en tête d’me faire trouver le chemin de l’eau.

Y a aucune chance – rien que l’eau qu’elle me lance dans la gueule m’suffit à sentir comme elle s’trouve gelée. Et j’avais pas d’envie d’me geler à ce point – m’retrouvant juste à ôter mon t-shirt pour profiter du soleil. Ou d’la fraicheur du sous-bois. « Toi qui t'plaignais d'mourir de chaud dans ta lettre, j'suis déçue. » « Tu m’vois à moitié nu, satisfaits-toi d’ca MacFusty » La voix s’fait rieuse une fois encore, levant les yeux au ciel avant d’me remettre sur ma pierre, avant d’fouiller dans la poche d’mon pantalon – pour trouver l’peu d’herbes qu’il me reste.
Plus rien de dure – jamais. Plus rien pour m’faire planer à oublier mon nom. C’était une chose que j’avais promise à Silent. Plus de drogue dure – mais plus d’drogue du tout m’semble un trop haut challenge – alors un peu d’herbe pour s’sentir plus détendue parfois. Quand – quand l’envie m’prend, c’qui vient souvent. Trop sans doute. Mais on travaille sur ca. Puis la tension s’fait naturellement quand on touche à des sujets qui peuvent vite devenir plus dure. « J'y suis allée en juillet pour voir mes parents et l'annoncer officiellement. J'pouvais pas leur cacher plus longtemps de toute façon, » « Et comment ils ont pris ca ? » J’demande naturellement, sans montrer un brin d’jugement dans ma voix. C’était pour avant – la rancœur, et la colère ont laissé leur place à présent. Y a pas d’utilité à en vouloir à Abi pour l’restant de l’éternité. Elle va avoir besoin d’soutien et d’ami fidèle à présent. Autant resté à jouer c’rôle là. « Maintenant j'vis à Londres, en attendant sa naissance. Et après... Après j'sais pas, » « T’pourras toujours vivre à Londres non ? Il s’trouve une solution – il s’en trouve toujours. » J’voudrais m’montrer plus rassurant, lançant un sourire en coin pour n’pas me montrer inquiet.

Evidemment qu’il est aisé de s’inquiéter pour elle. D’savoir aussi que malgré tout avec Poudlard qui va reprendre j’serais pas tant là pour lui tendre la main. A moins d’la mettre dans les pattes d’Eden – peut être qu’Eden serait d’accord pour un temps. Mais un temps seulement. « Et toi, tu comptes rester longtemps chez ta sœur ? » J’reste silencieux un moment, termine ma rouler, et m’la fout entre les lèvres avant de l’allumer du bout d’ma baguette. « J’ai emménagé chez elle. » Qu’je dis – assurant par là qu’rentrer chez mon père n’est plus une chose à envisagée. « T’sais… ces moments où je t’assurais qu’le pire serait que mon père découvre qu’il tient un… possible enfant illégitime d’sang pur sous la main ? Bah clairement – pour ce qui m’concerne j’ai plus supporté d’vivre sous l’même toit que lui. Il a touché l’point de non retour – j’ai touché l’point de non-retour. J’ai failli y passer, m’mettant plus de drogues dans l’corps que mon cœur pouvait en supporter. » Ma voix s’fait presque trop calme pour ce que je raconte – j’men rends compte, mais la drogue qui s’fait un chemin dans mon corps aide pour ca. « Si Light avait pas été là, tu m’aurais mis en terre déjà. Elle m’a convaincue d’faire mes affaires, et d’me tirer de là. Alors j’vis chez Eden maintenant. »






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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyJeu 7 Mar - 10:09


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« Ça t’rendrait juste moins bizarre. » T'hausses simplement les épaules, comme si ça n'avait pas d'importance. Ça en a pas trop, en vrai, qu'on t'trouve bizarre parce que tu peux pas être amie avec Light. Comment pourrais-tu alors qu'elle est fiancée au père de ton bébé ? Même cette phrase semble insensée tant t'aurais jamais imaginé la penser un jour. T'aurais jamais imaginé qu'tout ceci t'arrive, en réalité. « Ouais, on pourrait presque croire que tu deviens humaine. Terrifiant. » « J'suis d'accord, j'arrête, » qu'tu dis en levant les yeux mains au ciel, mimant l'innocente qui se rend. Humaine, c'un mot bien abstrait au fond, comme vous êtes tous censés l'être mais qu'si peu le sont vraiment. Mais t'as pas envie de t'épancher dans d'longs débats philosophiques avec Ode aujourd'hui, bien qu'vous pourriez tant l'paysage se prête à la méditation. Méditation coupée par les moqueries d'Ode, comme tu peux pas monter sur son balai sans risquer d'le briser – ou d'tomber avec si jamais il parvient à s'élever. « C’la jalousie qui parle, je le sais. » T'réponds pas, levant les yeux au ciel face à son air faussement vexé. Puis tu lui balances de l'eau, comme si ça pouvait être une réponse.

Faut dire que tu pensais qu'il viendrait se baigner avec toi, comme dans sa lettre il se plaignait de la chaleur affreuse de cet été. Mais il fait plus frais dans le sous-bois, alors c'est déjà plus compréhensible qu'il plonge pas tout de suite dans l'eau, s'contentant d'enlever son tee-shirt qu'de toute façon t'a trempé. « Tu m’vois à moitié nu, satisfais-toi d’ça MacFusty. » Tu vas pas t'amuser à l'tirer dans l'eau de toute façon, t'aurais trop peur qu'il t'tombe dessus. « J'ai vu mieux, » qu'tu dis pour le narguer, bien qu't'aurais dû mal à dire sans mentir qu'il est si laid que ça. Et tu l'vois qui sort un truc d'plus à fumer, sans qu'tu fasses de commentaire. Tu l'as vu faire pire, là ça semble même être l'plus doux qu'il consomme, et en vrai t'aurais sans doute demandé une taffe une fois l'tout roulé s'il s'trouvait pas un p'tit être dans ton ventre. Ça n'aurait pas détendu que lui, au moins, parce que parler de Barra ça te rappelle que tu ne pourras pas rentrer avant la fin de ta grossesse. Et ça te semble long jusque là, tellement long. « Et comment ils ont pris ça ? » « Pas trop mal, je suppose. » T'as pas vraiment de comparatif, à vrai dire, comme t'as jamais eu à annoncer que t'étais enceinte de 3 mois à peine sortie de Poudlard. Mais ça s'est pas trop mal passé, tu trouves, comme personne a crié au scandale – à peu près. « Sauf mon père, mais lui c'est un scrout à pétard donc je m'en fous. Ma mère a pas l'air mécontente de devenir grand-mère. Même si elle s'y attendait pas. Ce qu'elle m'a répété vingt fois, d'ailleurs. » P't'être même plus, en vrai. Mais t'as arrêté de compter après vingt, ça doit être ça. « J'ai pas su quoi leur dire pour le père. En fait j'vois pas quoi leur dire à part que j'sais pas qui c'est, » qu't'avoues avec une moue incertaine. « Une bâtarde qui donne naissance à un bâtard... » qu'tu soupires plus pour toi-même qu'autre chose, avant de plonger ta tête dans l'eau glacée pour rabattre tes cheveux trempés en arrière. « T’pourras toujours vivre à Londres non ? Il s’trouve une solution – il s’en trouve toujours. » « Oui j'pense, faudrait en vrai, comme j'veux bosser au Ministère. Mais faut que je trouve où. Surtout que j'crois qu'mon cousin va bientôt devoir partir, alors en vrai j'suis même pas sûre d'savoir où j'vais vivre avant sa naissance. » T'es pas totalement rassurée, en vrai, bien qu't'admires les tentatives d'Ode pour qu'tu sois plus sereine, avec c'sourire auquel tu réponds malgré les doutes qui résident.

Puis tu t'informes quant à lui, te demandant s'il va rester longtemps chez sa sœur. « J’ai emménagé chez elle. » T'comprends qu'il ne va pas rentrer chez lui, c'qui t'semble pas être un mal comme le peu qu'tu saches de son père te fasse le haïr. Et tu comprends aussi qu'en parler est pas sa tasse de thé, comme il prend sa première taffe après un coup de baguette. « T’sais… ces moments où je t’assurais qu’le pire serait que mon père découvre qu’il tient un… possible enfant illégitime d’sang pur sous la main ? Bah clairement – pour ce qui m’concerne j’ai plus supporté d’vivre sous l’même toit que lui. Il a touché l’point de non retour – j’ai touché l’point de non-retour. J’ai failli y passer, m’mettant plus de drogues dans l’corps que mon cœur pouvait en supporter. » T'réponds pas, juste inquiète à l'idée qu'il aurait pu y passer à cause d'un paternel qui s'trouve bien plus horrible encore que l'tien. « Si Light avait pas été là, tu m’aurais mis en terre déjà. Elle m’a convaincue d’faire mes affaires, et d’me tirer de là. Alors j’vis chez Eden maintenant. » « C'mieux comme ça, j'suis contente que tu sois partie d'là-bas. » T'as pas d'doutes qu'Eden prend mieux soin d'lui et n'peut que plus l'aider à se remettre debout. Surtout qu'elle est médicomage, si tu t'souviens bien. « J'aurais pas voulu t'enterrer si tôt quand même, » qu'tu dis, f'sant comme si avec un ton léger alors qu'ça t'aurait vraiment fait mal d'le perdre. T'sais qu'y a peu de personnes sur qui tu peux compter aujourd'hui, et lui il en fait partie – t'veux pas qu'disparaissent les personnes qui en valent la peine. « Et Light, elle est v'nue avec toi ? » qu'tu demandes, à te demander si elle aurait supporté d'rester là-bas sans Ode alors qu'tu les sais complémentaires.
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MessageSujet: Re: swimming time (abiode)   swimming time (abiode) EmptyMer 3 Avr - 23:54

J’peux pas tant imaginer, ce que ca fait d’avoir un enfant illégitime. Ou un enfant simplement, de soudainement plus devoir penser en égoïste, mais avoir à penser à l’autre en premier. Et d’aimer cela – de ne pas pouvoir s’en empêcher, parce que la vie se trouve entre nos mains, et y a pas moyen de faire autrement. Parce que la vie est trop précieuse, même si elle a pas été voulue. Parce que la vie c’est tout ce qui compte à la fin – elle se trouve là, précieuse et fragile, et il n’y a rien pour nous faire croire qu’on peut l’ignorer, ou la briser. Elle se tient dans l’eau, avec le ventre proéminent, et le regard qui se fait vide parfois. Sans doute parce que ca fait trop d’émotions pour une seule tête. Sans doute parce qu’elle est trop jeune pour ne plus être égoïste. J’me sentirais presque mal d’pas avoir été tendre avec elle. Mais j’suis égoïste encore – j’ai que seize ans, j’tiens encore à penser que pour mon propre bien ou ceux d’mes amis. D’tous, Mallory est le meilleur de tous, celui qui a la meilleure place. Mais Abigaëlle, j’peux plus lui nier sa place plus longtemps. Alors autant m’trouver tendre avec elle, laissait une place à l’inquiétude, et savoir ce qu’il va advenir d’elle maintenant. « Sauf mon père, mais lui c'est un scrout à pétard donc je m'en fous. Ma mère a pas l'air mécontente de devenir grand-mère. Même si elle s'y attendait pas. Ce qu'elle m'a répété vingt fois, d'ailleurs. » J’imagine qu’il se trouve pas un parent qui s’attend à devenir la troisième génération quand l’gamin est si tôt. Pas que j’me permets de le dire – parce que j’doute pas que l’idée elle l’a dans la tête en constance. Et j’suis pas tant à croire qu’avoir l’avis de ses parents ca soit si important. Ca l’est pas pour moi – comme mon père j’men cogne, et ma mère j’sais pas qui c’est. Ce qui importe sans doute c’est qu’elle, elle soit en accord avec ce qu’elle va devenir. « J'ai pas su quoi leur dire pour le père. En fait j'vois pas quoi leur dire à part que j'sais pas qui c'est, » « Dis leur bien ce que tu veux – en vrai – t’as de compte à rendre à personne quand on y pense. » Qu’je dis avec un sourire de coin – puis si elle a besoin il s’trouve toujours moi pour savoir qui est l’papa. Pas que j’prendrais partie – j’dois apprendre à plus le faire sans doute – mais j’pourrais être une épaule pour qu’elle s’épanche en colère ou en pleures. Ou en ce qu’elle veut, ca m’convient parfaitement. « Une bâtarde qui donne naissance à un bâtard... » « Une maman qui met au monde un bébé. » J’répètes avec plus de tendresse. ET j’me sentirais presque idiot d’avoir senti ma colère, ma détresse et ma rage s’en prendre à elle et le bébé qu’elle porte. C’était plus simple, sans doute que d’être juste en colère contre le monde pour tout ce qui s’trouvait dans ma tête. Mais j’vais aller mieux maintenant.

Alors j’peux être là pour les autres. J’peux l’être, et me montrer inquiet pour Abigaëlle – pas que j’ai de réponses pour elle, ou de solution. J’retournerai bien assez tôt à Poudlard, et j’serais plus là pour m’assurer qu’elle se porte bien avec son bébé. « Oui j'pense, faudrait en vrai, comme j'veux bosser au Ministère. Mais faut que je trouve où. Surtout que j'crois qu'mon cousin va bientôt devoir partir, alors en vrai j'suis même pas sûre d'savoir où j'vais vivre avant sa naissance. » J’penche la tête d’côté, me mordant la lèvre – j’peux pas lui proposer ici, bien que j’doute pas qu’Eden dirait pas non. J’pense pas, ma sœur s’trouve pas être le genre de médicomage à pouvoir refuser d’aider une gamine en besoin d’aide. Mais elle a son taff à Poudlard, puis à Sainte Mangouste. « J’peux en parler à ma sœur, si t’as nul part où t’rendre, je doute pas qu’Eden te prendrait ici en attendant. J’crois qu’elle bosse avec ton frère – Fergus c’est ca ? » Frère – ou pas frère, j’nie pas être perdu dans les relations avec les MacFusty. Je les imagine tous frères – quelque part ils se ressemblent tous à être aussi barrés les uns que les autres. Pas que ce soit gênant – pas vraiment.

Puis c’mon tour pour m’épancher, apprendre que j’ai quitté l’cotage familiale pour préférer à jamais la maison d’Eden. « C'mieux comme ça, j'suis contente que tu sois partie d'là-bas. » « Ouais… ouais moi aussi. » Content sans doute l’étais-je, du moins libéré d’un poings qui m’fait souvent penser que j’peux être vide d’en dedans. J’ressens pas grand chose parfois, pas même l’envie de pleurer. Juste celui d’me faire oublier du reste du monde. « J'aurais pas voulu t'enterrer si tôt quand même, » « Ca m’rassure de l’apprendre j’imagine. » J’ris presque à gorgée déployée, avant de m’allonger d’moitié sur une pierre pour profiter du soleil qui s’fait une place entre les arbres pour m’faire dorer la peau un peu plus. « Et Light, elle est v'nue avec toi ? » J’suis étonné qu’elle pose la question sur ma sœur mais n’fait pas de commentaire sur ca – sans doute l’soleil qui me fait fondre le sarcasme doucement. « Elle est en vacance avec sa mère. Pour l’moment – j’sais pas ce qu’elle fera après. J’voudrais qu’elle soit là, j’me sentirais rassuré même si Moses lui ferait rien. » J’en suis sûre – Light risque pas grand chose mais l’avoir à mes côtés, c’est une constante que j’préfère dans ma vie. « T’sais quoi, tu devrais t’sécher, et je t’embarque chez Eden pour manger une tarte à la mélasse, et promis j’te jouerai d’la musique » Proposais-je finalement, m’sentant le cœur plus léger en ces beaux jours d’été.

the end.

_________________

purple rain


The moon is a loyal companion. It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself. Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human. Uncertain. Alone. Cratered by imperfections.
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