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 The darkest night - Os

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MessageSujet: The darkest night - Os    Lun 24 Sep - 19:55

the darkest night
Oh don't you wonder when the light begins to fade?
And the clock just makes the colors turn to grey

solstice turner & oswin l. feuerbach;
La rentrée. Cette année, pour une fois, tu ne l’avais pas appréhendé. Il faut dire que pendant l’été, les choses ont changées. Pour le meilleur comme pour le pire. Surtout le pire. Mais pour le moment, il n’y a que le meilleur que tu vois. En même temps, comment pourrait-il ne pas en être autrement ? Regulus te regarde enfin, toi, Sol Turner. Pas pour les bonnes raison, mais qu’importe. Tu l’as enfin un peu pour toi. C’est déjà tellement énorme. T’es heureux. Tu sais que ça ne durera pas - t’es es sûr. C’est pas fait pour. Personne ne doit rien savoir. Mais qu’importe. Toi, tu le sais, ça te suffit. Finalement, tes choix étaient peut-être les bons, pas vrai ? P’t’être que c’était une bonne idée de ne pas réussir à l’oublier. De t’inscrire au même club que lui.

L’astronomie.
La tête dans les étoiles.

Il n’est pas la seule raison qui t’a poussé à rejoindre ce club, tu le reconnais sans problème. T’aimes les étoiles. Tu les as toujours aimé. Elles éclairent les soirs trop sombres. Elles sont la seule chose à laquelle tu peux t’accrocher à la nuit tombée. Ce qui te permet de réussir à trouver le sommeil malgré l’obscurité qui t’effraie. Elles sont un peu ta lumière. Ton moyen de vaincre tes peurs. Au moins d’avancer.

La chose qui te permet de sortir la nuit.
D’oser essayer.

Du coup, ce soir, t’es dehors. A regarder les étoiles. Il n’est pas encore très tard. Juste le début de la soirée. T’es bien là, à regarder ces petites lumières. T’y croises même une étoile filante et tu fais un voeu. Pourquoi pas après tout ? T’espères que Regulus sera heureux. T’es même pas foutu de faire un voeu pour ta pomme. C’est un peu triste non ? Ah non, c’est vrai. Son bonheur suffit au tien, pas vrai ?

Dommage. Il commence à pleuvoir.
Faut croire que même le ciel s’y met.

Tu devrais peut-être y voir un signe, non ? Le ciel se couvre. Ce n’était pas prévu. Pas ce soir. Ton coeur s’emballe. Pourquoi ? Pourquoi ce soir ? Peut-être que le destin t’envoie un signe, tu ne crois pas ? Le signe que rien n’ira bien. Mais là, t’es pas en état d’y penser. T’es plus en état de rien. Tu paniques. Complètement. Ta main se fourre dans ta poche, à la recherche de ton petit grigri. Tes doigts finissent par tomber sur ce petit caillou froid. Aussitôt tu l’attrappes et tu le sors du tissu. Tu le mets contre ta poitrine et tu sers tes mains autour. Comme s’il avait un charme. La possibilité de t’aider. De te sortir de ce mauvais pas. C’est juste un petit caillou trouvé dans une forêt. Mais quand même, t’as ce tic. Ce réflexe. Tu te raccroches à ça, parce que tu n’as plus que ça. Tu entends ton coeur tambouriner dans ta poitrine. Ton souffle se faire court. T’hyperventiles. T’es à deux doigts de pleurer.

Il fait noir.
Trop noir pour toi.
Tu as peur.

A l’aide.
Quelqu’un.
N’importe qui.


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MessageSujet: Re: The darkest night - Os    Lun 24 Sep - 21:23



The darkest night
@Solstice Turner & @"Oswin L. Feuerbach
C'était étrange. C'constant sentiment d'étrangeté. D'voir le monde à travers un regard étranger, d'pas le reconnaitre ou si peu. Pourtant, t'sais que c'est la septième fois qu'tu prends ce train, qu'tu retourne au château, qu'tu retrouve tes marques. Poudlard - qu'tu redécouvre en l'connaissant si bien. Tu t'rends au wagon des préfets pour une réunion qui dure des heures - prend l'planning qu'Raven t'a préparé, et tu reconnais son regard inquiet. Tu t'trompe pas, connaissant ta meilleure amie mieux que quiconque - mais elle t'dit rien, t'serrant dans ses bras avec une vague d'mélancolie qui t'tord la gorge. Tu fais mine d'pas le voir - d'pas ressentir c'profond malaise qui t'quitte rarement depuis l'accident. Depuis que tu t'es réveillé avec une migraine si violente que t'as hurlé. Tu tentes d'la combattre depuis - mais l'sentiment d'te perdre te quitte rarement.
Comme si t'étais plus certain d'être toi, qu'tu passais à côté de l'essentiel sans pouvoir le voir. T'es pas capable d'te souvenir quoi - c'que t'oublie est absent d'ton esprit, peut être même que ca n'existe pas vraiment. T'es pas certain d'pouvoir le dire - alors tu vis, faisant fi d'cette impression pour juste suivre tes envies. Pourtant t'sais que t'es pas de ce genre - tu écoute pas tes instincts animals, prétextant être un type d'savoirs et d'éruditions - pourtant plus souvent qu'tu le voudrais tes yeux traversent les corps à la recherche de quelque chose de primale. T'as joué c'jeu durant l'dernier mois d'été, t'trouvant bien des hommes à séduire. Un jeu qui t'ennuie et t'rend gourmand à la fois.

Tu t'reconnais pas.
Tu vis comme un étranger.

La journée passe dans un claquement de doigt, pourtant tu la sens qui t'fait mal. T'as l'coeur serré, la tête qui cogne. Quand tu rentres dans ton dortoir tu as l'sentiment que ce lit s'trouve pas être le tiens - bien qu'tu sache y dormir depuis des années maintenant. Tu sens l'regard d'Regulus Black sur toi - comme souvent. T'sais pas si c'est à cause d'votre nuit durant l'été - ou autre chose. Comme s'il suspendait ses mots autour d'vous dans un silence assourdissant. Ca t'fout à l'envers alors t'es pas long à quitter la chambre pour faire ta ronde. Tu veux pas penser - ca t'met l'esprit à l'envers, et t'as mal. T'sais même pas où. T'as juste mal.
Tu veux effacer cette sensation - t'concentrer sur quelque chose de familier. La distraction est bienvenue, alors tu marche dans les couloirs sachant qu'tu devrais trouver déjà quelques étudiants qui s'révoltent contre le système. Tu souris en en surprenant deux derrières un rideau, d'autre jouant avec les cadres des portraits qu'ils veulent voir danser - c'toi qui les fait danser jusqu'à leur dortoir. Puis - puis t'entends une première année qui t'demande si elle peut voir les étoiles - « Pas cette nuit, les cours d'Astrologie commence la semaine prochaine. » Qu'tu réponds avant qu'elle t'demande son chemin - elle s'trouve pas loin d'la tour, d'ailleurs.

T'sais pas pourquoi l'idée d'voir les étoiles t'rassure.
Ca t'fait naitre une chaleur dans la poitrine que t'as pas connu depuis ton réveil.

Alors tu monte les marches, entendant cependant qu'le tonnerre gronde - ca fait vibrer les murs du château. Tu verras peut être pas grand chose mais tu monte quand même. C'était ta chance - quand t'atteins la trappe, qu'tu retrouve l'lieu si familier, tu vois que t'es pas seul. Il s'trouve un gamin - un garçon qui s'tient frénétique sur ses pieds, et tu réfléchis pas avant d'te rendre devant lui et d'le prendre par les épaules pour qu'il t'regarde dans les yeux. « Regarde moi et respire - inspire - expire - » Qu'tu ordonnes d'une voix autoritaire, l'regardant dans les yeux pour l'encrer dans l'monde réel. « Fais comme moi - inspire - expire - inspire - ca va aller. »  Tu t'fais doux - c'pas la première fois qu'tu vois une crise d'angoisse, ta soeur a eut tendance à en faire après l'attaque d'sa petite amie cet été. T'as rapidement appris à les gérer, et t'lâche pas l'beau garçon avant qu'il retrouve son calme. Alors seulement tu prends ta baguette pour faire naitre d'la lumière autour d'vous - un sort pour créer des petites lucioles comme pour éclairer l'obscurité autour d'vous. « Tu t'sens mieux ? »


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MessageSujet: Re: The darkest night - Os    Mar 2 Oct - 19:48

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solstice turner & oswin l. feuerbach;
T’as cette peur qui te tétanise. T’as que ça en tête. Le reste n’existe plus. Tu ne vois rien à part cette obscurité inquiétante. Cette obscurité qui n’a de cesse de hanter les rares cauchemars dont tes quelques heures de sommeil sont peuplés.Tu sens juste tes vêtements coller à ta peau. Malgré ta cape, ta chemise humide, lourde, tombe sur ton dos. Ton pantalon se met à peser des tonnes. Plus tu attends, plus leur poids augmente. Pourtant, tu restes incapables de faire le moindre pas. Tu sais que c’est ce que la logique voudrait que tu fasses. Mais en cet instant, rien n’est logique. Tout est peur et angoisse. A tel point que tu n’entends même pas l’autre arriver.

Tu ne remarques même pas sa présence.
Tu n’es pas en état.

Jusqu’au moment où il te touche. Là, tu sors enfin de ton monde. Tu te rends compte que tu n’es plus seul. Ton regard remonte jusqu’au sien. Tu vois ses lèvres bouger sans vraiment être sûr de ce qu’il dit. Mais t’es pas con. Tu sais ce dont il est question. Respirer. Inspirer. Essayer de te calmer. Logique. Mais la logique n’a plus sa place pour le moment. Tu sais que ça n’arrivera pas. Pas tant qu’il fait aussi sombre. C’est une peur panique le problème. Ta peur panique. Pas une vulgaire crise d’angoisse. Mais t’essayes quand même. Pour lui faire plaisir. Mais rien n’y fait. Tu restes dans ta peur.

Tu ne peux rien n’y faire.
Impuissant.

Jusqu’à l’apparition des lumières. Instantanément, tu respires. Tu te détends. Ton regard quitte celui de l’autre élève - dont tu n’as toujours pas relevé l’identité - pour fixer ces petites lucioles virevoltant autour de vous. Tout de suite, ça va mieux. Tu n’es plus confronté à ta peur. Plus de la même façon. Tu souffles. Et tu finis par à nouveau regarder celui qui vient de t’aider. Maintenant, tu le reconnais. Oswin. Forcément. Préfet-en-chef. Membre du club d’astronomie. Logique qu’il te trouve. Heureusement, dans un sens. Tu esquisses un petit sourire un peu maladroit et tu hoches la tête. ‘Oui… Oui, ça va mieux. Merci Oswin…’ Merci, vraiment. Sans lui, tu ignores le temps que tu aurais pu passer là. Sans doute à attraper la mort avec ce temps. Mais, si ça va mieux, tu n’es pas encore complètement rassuré. Il fait encore sombre.

Trop sombre.
Peut-être est-il temps de rentrer ?

Tu glisses à nouveau ton petit caillou dans ta poche. Tu peux te détendre. Mais malgré tout, ta main gauche reste cachée, à serrer la petite pierre. ‘Je. mh… Et… Et si on rentrait ? Je… n’aime pas trop l’obscurité.’ Non, vraiment ? On ne s’en serait pas douté Sol. Pas le moins du monde. T’es pitoyable par moment. Juste par moment. Lorsque tu es faible par exemple. ‘Et puis… Il pleut. Ce… serait dommage… de tomber malade ?’ Tu mets un peu de temps à trouver tes mots, toujours mal à l’aise. Et puis qui sait combien de temps le sortilège fera effet ? Aussi, sors-tu ta baguette à ton tour.

Lumos.
Un peu plus de lumière ne vous fera pas de mal, pas vrai ?



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MessageSujet: Re: The darkest night - Os    Sam 6 Oct - 17:54


The darkest night
@Solstice Turner & @"Oswin L. Feuerbach
Tu veux garder pied à la réalité, t'encrer les pieds sur terre pour être certain d'pas perdre la tête. Tu te tiens à lui, les yeux dans les siens et la voix qui s'perd dans l'orage qui vous entoure pour lui ordonner d'respirer. Inspire, expire, inspire, expire. Son visage t'est familier, mais t'oublie l'nom - comme beaucoup d'autres visages à Poudlard, il t'semble étranger mais tu sais les connaitre depuis longtemps. T'es un étranger dans l'corps d'un dernier année, comme si tu découvrais l'château pour la première fois et ses habitants. Pourtant tu t'sens concerné, comme déjà impliqué dans cette vie, dans cette existence qui est la tienne. T'sais pas l'expliquer, te trouver rapidement sans voix quand tu tentes d'trouver une raison aux sentiments qui t'coupent le souffle. ALors tu t'forces à y penser - inspire, expire, inspire, expire. Tu t'perds dans son regard vide - tu sais qu'il est dans l'noir, centré sur l'palpitant qui déraille, ta voix qui s'fait exigeante et autoritaire. Pour l'ramener à cette réalité qui a pas d'sens - à cette réalité où tu es en perdition toi.
Mais tu sais qu'tu dois pas le laisser tomber dans l'vide. Alors tu l'ramène, jusqu'à ce qu'il te regarde vraiment. Tu vois la différence, d'un regard vide à celui qui reprend conscience. Il cligne des paupières, et tu tentes un sourire, t'laissant le regarder vraiment. « Oui… Oui, ça va mieux. Merci Oswin… » Tu souris, effaçant ton trouble d'le voir user de ton prénom comme si c'était une évidence. Tu devras t'y faire - sans doute. T'sais pas pourquoi tu t'sens si éloigné du reste du monde. Tu sais pas pourquoi t'es pas capable d'penser à pourquoi sans que ta tête se déchire d'milliers de fissures qui t'font mal. Ca t'fait mal - ce qui t'entoure. D'pas savoir. Juste de pas savoir. « Tant mieux. J'suis désolé par contre je... j'crois pas savoir ton nom. »  Dis-tu avec une gêne que t'es pas habitué à exprimer.

Tu doutes pas. De ta mémoire, de ce que tu sais encore moins que du reste. Mais ces derniers temps, destabilisé, hésitant et fragile, tu t'sens sur le fil tendu, près à tomber dans l'vide. Et tu sais pas ce qui te retient de perdre l'équilibre. Tu tente de garder la tête sur les épaules, de ne pas t'faire emporter par tes doutes et les émotions qui t'font tourner la tête. Tu tentes de rester encré au présent. A maintenant. Et maintenant l'ciel se déchire d'un coup de foudre qui éclaire l'visage figé de l'autre étudiant qui t'tend. « Je. mh… Et… Et si on rentrait ? Je… n’aime pas trop l’obscurité. » T'arques un sourcil une fois encore - c'un euphémisme tu le reconnais bien. T'es pas dupe : l'gamin que t'as retrouvé était terrorisé, pas un peu perturbé. L'obscurité est pas une peur passagère, mais une terreur qui lui fait perdre pied. Alors t'es pas si cruel pour l'garder au sommet de la tour - et les lucioles que t'as appelé par magie continuent d'vous tourner autour, rapidement accompagnées par un Lumos qui illumine l'bout de sa baguette. « Et puis… Il pleut. Ce… serait dommage… de tomber malade ? » « T'as sans doute raison. Allons-y. »  Dis-tu avec l'plus d'amabilité que tu peux, et passant un bras autour d'son épaule tu l'attire avec toi vers les escaliers - les lumières faisant l'chemin dans l'noir du château. Coup d'foudre - t'as l'palpitant qui s'énerve et tu tourne pour regarder la tour vide. Ce sentiment étrange d'oublier quelque chose revenant. D'toucher du doigt une chose qui t'échappe constamment.
Tu deviens fou sans doute - ou la fatigue t'joue sur l'esprit, alors tu secoue la tête et rejoins l'couloir ainsi que l'autre étudiant. « T'es d'Poufsouffle ? Je te raccompagne. » Dis-tu en marchant doucement dans les couloirs. Tu connais c'chemin par coeur - tu veux pas y penser cela dit. Tu fais tout pour n'pas avoir à penser. « Excuse ma question mais... Pourquoi t'rendre dans la tour d'Astronomie la nuit si t'as peur du noir ? » 



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MessageSujet: Re: The darkest night - Os    Lun 10 Déc - 23:36

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solstice turner & oswin l. feuerbach;



Tu t’accroches à Oswin. A son regard. A sa présence. Tu fais tout pour te calmer. Tu ne veux plus céder à la panique. Mais t’as jamais su faire. Tu t’accroches à ce que tu vois. A ce que tu entends. Tu ne peux pas t’empêcher d’être un peu déçu quand le serpentard dit ne pas connaître ton nom. Quand même. Vous êtes dans le même club. Bon, d’accord, tu ne connais pas non plus tous les noms de tous les élèves de Poudlard. Mais tu as fait l’effort de retenir ceux de tes clubs. Bon. D’accord. Surtout ceux des amis de Regulus. Détail. Et puis même, tu n’es peut-être pas l’élève le plus populaire de Poudlard, mais quand même, on te connait un peu. Non ? Te ferais-tu des films ? Tu n’es pas seulement déçu, tu es perturbé. Oswin te remet en question sans le savoir. On ne peut pas dire que tu le caches vraiment - de toute façon, tout se lit sur ton visage. T’es un livre ouvert à tous. Tout comme Oswin l’est pour toi, au final. Tu lis la surprise - ou plutôt le scepticisme - sur son visage. Comme si personne ne pouvait deviner ta peur du noir - une peur d’enfant. Une peur dont tu as honte. Tu n’en parles pas. Jamais. C’est ton petit secret. Ridicule. Tu aimes les étoiles et tu as peur du noir. Tu n’es vraiment qu’un enfant… Mais tu apprécies qu’Oswin ne fasse aucune remarque. Qu’il se contente de passer son bras autour de ton épaule - et tu ne peux pas t’empêcher d’aller chercher le contact. Parce que t’es comme ça. Parce que ça te rassure. Il y a un côté protecteur dans ce geste que tu apprécies.

Alors tu lui souris. Comme un merci.

Une fois dans le couloir, tu souffles un peu. T’es à l’intérieur, mais t’as moins l’impression d’étouffer. Ironie. Tu connais ces lieux. Il y a un côté rassurant. Tu acquiesces quand il te demande si tu es de Poufsouffle - il n’a vraiment aucune idée de qui tu es et d’un côté, ça te vexe un peu. Mais ça, tu ne le montres pas. Parce que tu le comprends. Et puis il y a sa question.  Excuse ma question mais... Pourquoi t'rendre dans la tour d'Astronomie la nuit si t'as peur du noir ? Là, tu es blessé. Ton visage aurait au moins dû lui dire quelque chose. Il aurait au moins pu savoir que t’es dans le même club que lui. T’es piqué et tu ne peux pas empêcher de sentir des larmes monter à tes yeux - c’est ridicule. Surtout que tu ignores tout de sa condition. ‘Tu ne sais vraiment pas qui je suis ?’ Ca veut aussi dire que Regulus n’a jamais parlé de toi à son ami. Ca t’attriste. Réellement. ‘Je m’appelle Solstice. Je suis dans le club d’astronomie…’ Tu dis ça comme s’il s’agissait d’une évidence - ce que c’est pour toi. Mais en même temps, c’est la réponse à sa question. T’es un paradoxe Sol. Et tu le sais. ‘J’ai peut-être peur du noir, mais j’aime les étoiles. Et il n’était pas prévu qu’il pleuve ce soir… Si le ciel avait été dégagé comme prévu, il n’y aurait eu aucun problème.’ Sauf que ça n’a pas été le cas. Forcément.

T’as juste pas eu de bol.
Dommage.


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MessageSujet: Re: The darkest night - Os    Dim 16 Déc - 20:06


The darkest night
@Solstice Turner & @Oswin L. Feuerbach
Tu rates la blessure d'son regard quand t'admets n'pas te souvenir de son prénom. Tu retiens pas c'genre de choses sauf quand il s'agit d'étudiant qu'tu surprends souvent dans les couloirs, clamant le règlement pour les faire fuir, ou leur ôtant points et fierté par d'beaux sarcasmes moqueurs. Tu les retiens - les prénoms d'tes victimes, qui apprennent depuis l'temps à te détester, ou tentent de t'échapper, pas qu'tu joue au chat et à la souris, préférant laisser le hasard être leur ennemi. Tu vis pas pour faire mal aux autres, contrairement à beaucoup d'ta maison, et majoritairement tu t'fiche de ce que les autres font d'leurs existence, tant qu'tu peux jouir d'la tienne. Alors tu apprends pas d'prénom, gardant ton esprit libre pour d'autres pensés qui ont plus d'importance. Tu n'pensais pas le vexer d'si peu, alors tu n'fais pas cas de ses réactions, t'contentant de descendre les marches de la tour en vous illuminant d'ta baguette, bientôt rejointe d'la sienne. Tu marches doucement, t'assurant qu'il perde pas l'équilibre après ses trop forts émotions de l'instant. Tu t'en voudrais qu'il s'blesse d'un rien. « Tu ne sais vraiment pas qui je suis ? » Tu t'tourne alors vers lui, constate qu'il semble moins ouvert et souriant - soudainement - mais n'trouve rien d'intelligent à répondre, comme la question est stupide à ton sens. Tu n'dirais pas le contraire pour soudainement fanfaronner qu'tu sais - évidemment - qui il est. « Je m’appelle Solstice. Je suis dans le club d’astronomie… » « Oh... Solstice. J'suis désolé - j'pas de mémoire des prénoms. » Puis t'gardes peu de souvenirs tout court. Tu t'souviens faire partie du club d'Astronomie, qu'ton intérêt pour les étoiles est réel, autant qu'tes connaissances sur les sujets. Mais c'est intangible, glissant dans ton esprit comme l'reste de ta vie - comme si tu l'possédais pas vraiment, comme si c'genre de chose était à un autre, qu'tu te trouvais étranger dans ton propre corps.

Tu veux chasser la sensation qui t'remonte dans la gorge et t'ferait hurler. Tu voudrais t'mettre à courir jusqu'à disparaitre, n'plus exister si c'est pour être si perdu. C'le chaos dans ton esprit, alors tu veux t'raccrocher à un truc - tu tiens l'bras d'Solstice pour être certain d'pas perdre pied. « J’ai peut-être peur du noir, mais j’aime les étoiles. Et il n’était pas prévu qu’il pleuve ce soir… Si le ciel avait été dégagé comme prévu, il n’y aurait eu aucun problème.’ » « C'une chose qui arrive - peut être qu'tu devrais t'faire accompagner dans c'genre de cas. » Qu'tu réponds avant d'tourner vers lui un regard qui s'fait plus chaleureux. « Sache qu'moi j'serais pas dérangé d'regarder les étoiles en ta compagnie. » T'dis avec un ton cajoleur, caressant la peau d'son bras avant d'le lâcher quand vous atteignez les couloirs de l'école, qu'à présent tu as plus vraiment de raison de t'assurer qu'il tombe pas des marches.

Tu le laisse pas faire son chemin seul, cependant, comme t'as prévu de le raccompagner jusqu'à sa maison. « M'tiens pas rigueur d'mon oublie de ton nom - j'te promets que ca va pas s'reproduire. Un beau garçon comme toi, avec un nom si charmant... J'sais pas même comment j'ai pu t'passer à côté. J'ai du être distrait - sans doute. » Les mots t'sortent de la bouche sans qu'tu les retiennes, accompagnés d'quelques mouvements fluides, comiques d'ton rôle de diva pour n'pas montrer comme ca t'fait peur d'voir le monde comme s'il était nouveau. « J'peux t'proposer qu'on... s'retrouve un soir pour boire un verre pour m'faire pardonner ? »




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