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 Rise of hunger

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Fenrir Greyback
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MessageSujet: Rise of hunger   Rise of hunger EmptyDim 18 Nov - 16:16

Loin de la Grande-Bretagne

ft. Charles
1046 mots

La nuit aurait pu être belle. Étoilée, dépourvue de toute pollution urbaine, les arbres pointant vers les cieux comme pour tenter de les atteindre par la seule force de leurs racines et de leurs branches. Oh que oui, elle aurait pu être belle. Nature sauvage entourée, étouffée par un brouillard quelque peu opaque. Des bruits d'animaux nocturnes troublent de temps en temps ce calme. Et puis, il y a les bruits de pas. Les pas d'un homme courant de son pas lourd, mais rapide, foulant le sol, effrayant rongeurs, insectes, écrasant les brins d'herbe. La fraîcheur du vent, de l'air ne le dérange pas le moins du monde. Habitué. Exalté de ce retrouve  en un lieu qu'il affectionne tout particulièrement. La nuit et la nature sont ses amies et lui offrent ce soir, une proie de choix bien qu'il ne soit pas présent dans ce coin reculé de l'Europe pour cette raison. Il avait un autre travail.

En tant qu'Alpha.
En tant que membre des Mangemorts.

La guerre est là, intestine et chacun des deux camps cherchent à affaiblir l'autre, à gagner en puissance, en membre, en fidèles, en soutien. C'est pour cette dernière raison que le Sorcier Noir t'a envoyé dans ce pays pour convaincre tes congénères de vous rejoindre dans vos rangs, pour être présent lorsque la bataille finale débutera. Ils ont douté, se sont méfié, ont cherché leur intérêt dans cette rixe qui n'est pas la leur. Tu as alors argué vos conditions déplorables dans laquelle vous devez survivre. Forcés de vivre reclus dans des camps, interdits d'avoir un emploi. Jugés. Insultés. Lynchés. Ce venin coulant dans vos veines effraie ces êtres inférieurs que sont les sorciers. Pourquoi donc accepter cette réclusion, c'est vie où tous les coups sont permis à votre égard ? Vous valez mieux, tellement mieux, que cela. Ce sont eux, et non vous, qui devriez vivre librement à eux de vivre reclus, enfermés dans une zone qu'ils ne peuvent dépasser sous peine de lourdes sanctions. Beaucoup ont été emballé par tes propos, d'autres sont hésitant, craignant une lourde punitions des humains sur eux et leurs enfants. Tu ne t'es pas laissé démonté et au bout de longues heures de débat, la réponse finale de l'autre Alpha a été prononcé et plus aucun des siens n'a ouvert leur bouche, se pliant naturellement à la décision de le chef.

— Nous vous rejoindrons.

C'est donc pleinement satisfait que tu es parti de leur camp, décidant que tu peux pleinement profiter de cette belle nuit et de tout ce qu'elle peut t'offrir de bon. Comme une agréable odeur titillant tes sens. Ce n'est pas celui d'un animal. Oh que non. C'est celui d'un sorcier. Un adulte et visiblement inquiet de ce retrouver seul dans ce genre d'endroit. Il n'est pas loin. Pas très loin, tu peux le retrouver, le bloquer dans un endroit où il ne pourra t'échapper. Un sourire sadique et carnassier s'affiche sur tes lèvres. Minuit. L'heure du repas a sonné. Et tu as faim.

Faim de chair fraîche.
Faim de sexe.

Tu mêleras les deux avec grand plaisir.

Tu ne perds donc pas un seul instant et foule le sol, évite aisément les brindilles susceptible de trahir ta présence. Il n'est qu'à un ou deux kilomètres. Son odeur trahit la peur, mais pas celle qui donne envie de fuir, de transplaner dans un lieu sûr. Tant mieux. Ce serait dommage que ta nouvelle victime prenne l'envie de fuir alors que tu ne l'as pas encore atteint. Alors que tu ne l'as pas encore touché, blessé. Torturé. Les quadrupèdes fuient à ton passage, comme conscient de ta dangerosité, mais tu n'en fais pas grand cas. Ton estomac sera bientôt rempli, mais de chair humaine. Tu slalomes entre les arbres, ignorant les œillades surpris des hiboux. Tu as presque atteint la limite de la forêt, barrière naturelle entre les loup-garous et un village de sorcier. Enfin, ce qui fut un village de sorcier.

Tu connais son histoire sur le bout des doigts et même encore maintenant, elle te fait frissonner de plaisir. Mais entre connaître le récit et le voir de tes propres yeux, il y a toute une différence. Et c'est si beau. C'était il y a plusieurs années de cela, quand les lycans de ce pays n'avaient pas encore été obligé de se remplier dans un camp, à l'abri de la vermine. Ils vivaient librement, sans qu'aucun ne sache leur véritable nature, paisiblement. Et puis, un jour tout à dégénéré. Un mioche a eu la mauvaise idée de suivre son oncle dans la forêt une nuit de pleine lune. Le lendemain son corps sans vie a été retrouvé. Des morceaux épars. Des vêtements déchirés, ensanglantés, un doigt, une touffe de cheveux, un œil, des tripes, un pénis. C'est à ce moment-là que tout s'est embrasé, que tout est partie en vrille. Les sorciers ont réclamés justice, ils l'ont eu. Mais ce n'était pas suffisant, alors ils ont exigés plus et le gouvernement a obtempéré. Les gens de ta race ont été chassé, persécuté, torturé. On leur prenait tout, leur refusait tout et, au bout d'un moment, ils en eurent assez. Assez de se faire lynché. Assez de se faire insulter de monstre. Alors, les loup-garous se rebellèrent et il y eu des combats, des pertes des deux côtés. Les tiens ont du aller se réfugier dans la forêt, dans un camp, privé de tous leurs droits. Mais ce village dans laquelle tu viens de poser les pieds est le plus bel exemple de votre force et de votre puissance.

Rien n'est détruit, les bâtiments sont encore debout et on peut même encore deviner quelques lettres sur les devantures des magasins. Plus aucun habitant. La nature a repris ses droits. C'est un village fantôme, mais on peut encore très bien sentir les horreurs que les sorciers ont subi, la colère des tiens qui planent encore sur ce lieux. Tu avancent, ne la craignant pas, cette colère. Au contraire, tu la partages. Le vent souffle et l'odeur se fait bien plus présente qu'il y a quelques minutes. Il est là. Tout proche. Tu sais où il se trouve. La lune n'est pas pleine ce soir.

Ce n'est pas grave.
Cela ne va pas t'empêcher de t'amuser, bien au contraire.

La chasse est ouverte.


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Charles Zonko-Travers
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MessageSujet: Re: Rise of hunger   Rise of hunger EmptyDim 18 Nov - 18:02

Rise of hunger

@Fenrir Greyback & @Charles Zonko-Travers

 
La première fois qu'il était allé à une réunion de l'Ordre, il s'était présenté comme un inventeur, refusant de s'imaginer sur le terrain à combattre leurs ennemis. Il était doué pour inventer des choses, que ce soit des armes ou des sortilèges. Il avait crée des malédictions, des sortilèges de défenses et d'attaque. Il avait une collection d'objets faits pour blesser, violemment, mais il s'était refusé de les commercialiser. Il avait grandit auprès d'un inventeur de géni à présent devenu fou, et terminant ses jours à Sainte-Mangouste. Mais il n'avait jamais pu oublier les heures passés à observer son père dans son atelier, cherchant par tous les moyens à créer la joie. Faire rire les autres, parce qu'il se trouvait de moins en moins de raison de rire - et pourtant que rien n'était plus important.
Il était aisé de détruire, il ne pouvait pas le nier. Il était aisé de faire du mal aux autres, de les voir se disloquer en terreurs et en morceaux déchiquetés pour n'être que de parfaits souvenirs. Il le savait, et les articles de la Gazette qui rendaient compte des attaques et des disparitions de plus en plus nombreuses le prouvaient. Les sorciers étaient doués pour faire du mal aux autres. Il s'était juré de n'être jamais l'un d'entre eux. Il avait créé Zonko's pour offrir un endroit pour rire - où le rire était la seule chose qui importait.

Cela ne signifiait pas qu'il était naïf ou ignorant, il préférait simplement tenir ce rôle parce qu'il était plus facile d'être idiot que d'être victime. Il refusait de vivre encore cette horrible épreuve de la perte - la perte de ses parents et de sa soeur aux dents d'un loup-garou quand il eut atteint l'âge de dix-sept, quelques mois avant la fin de ses études. Ces mois qu'il avait passé à faire le deuil d'une vie qu'il ne connaitra jamais plus. Son premier duel contre la guerre qu'il avait perdu. Il ne pouvait cependant pas perdre à chaque fois, et si durant sept années il s'était enfermé dans son idéalisme idiot et simpliste, il ne pouvait plus le faire à présent. Il devait se battre - parce qu'il avait épousé un Travers, parce qu'il avait adopté une des victimes des mangemorts, parce que sa soeur avait été maudite, et non tuée. Parce qu'il était un inventeur de génis, et qu'il savait comment faire mal à ses ennemis.

Alors il avait accepté de créer des sortilèges et de nouvelles armes pour l'Ordre. C'était cependant plus compliqué qu'il ne pouvait le laisser croire, car il se trouvait de ces ingrédients qui n'étaient pas si aisé à trouver. Parmi ceux-ci, une fleure de lune, qui ne poussaient que dans de rares lieux abandonnés, témoins de quelques horreurs, dans l'est de l'Europe. Il avait demandé l'autorisation de s'y rendre - évitant les pleines lunes et les jours maudits par le calendriers de divination. Il choisit sa soirée avec beaucoup de précaution - parce qu'il était terrifié et savait qu'il ne pourrait pas demander l'assistance de qui que ce soit dans cette tâche. Fort heureusement il connaissait assez l'endroit pour demander un portoloin. Alors, quittant son mari et sa fille, il promit de rentrer rapidement, une fois que son stock serait fait. Il lui fallait cependant faire preuve de patience, car la fleur ne s'éveillait qu'à une heure précise de la nuit, et pouvait être cueillie qu'à ce moment-là.

Le Portoloin le mena tout droit dans le village fantôme, dont l'histoire lui revenait comme un cauchemars. Et il se trouvait une chose qui le terrifiait bien qu'il tentait de combattre ce sentiment qui étreignait sa poitrine, c'était les loup-garous. Il ne pouvait pas ôter de son esprit, le souvenir de sa famille se faisait attaquer, et rendus fous par cette attaque. Ses parents étaient encore victimes de crises de panique, hurlant à la lune quand elle se trouvait pleine. Il savait que ces créatures n'étaient pas si monstrueuses, qu'ils étaient humains vingt-huit jour dans le mois, mais le reste - le reste le tétanisait et il ne pouvait pas se permettre d'y penser. Après tout ce n'était pas la pleine lune, et il n'avait pas beaucoup de risque ce soir. Alors il tenait sa terreur sous contrôle, et chercha plutôt la fleur sous les décombres de cette ville fantôme. Il ne devait pas en avoir pour longtemps - il trouva un bosquet, et s'accroupit pour voir si elles se trouvaient sur le point de s'ouvrir.
Lorsqu'il crut entendre un bruit derrière lui. Il sortit sa baguette, le coeur battant fortement dans sa poitrine. Il était sur les nerfs - c'était un fait - mais il ne pouvait pas avoir inventé un bruit au milieu de nul part. Il vit alors passé un nifleur - l'animal traversa la rue à vitesse folle sans même lui accorder un regard. Pas que cela était vraiment étonnant, ces petites créatures n'aimaient pas être attrapées, ou mise en cage.

Ce ne fut pas le seul bruit. Et soudainement un frisson lui parcourut l'échine, et il regarda partout autour de lui, l'esprit alerte et le coeur battant. Il tentait de trouver la moindre preuve de la présence de quelqu'un, mais la nuit avait posé son manteau obscure et il ne voyait pas grand chose. « Il y a quelqu'un ? » Demanda-t-il, la voix sèche et la gorge douloureuse. « Je... Je m'appelle Charles, et je viens juste cueillir quelques fleures. Je repars rapidement. » Se justifia-t-il en se tournant vers le bosquet où les fleurs blanches commençaient tout juste à s'ouvrir.



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MessageSujet: Re: Rise of hunger   Rise of hunger EmptyDim 16 Déc - 20:34

Hunger Games

ft. Charles
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Il y a quelqu'un ?

Tu souris. Un sourire carnassier. Mauvais. Cruel. Joueur. Tu souris à la lune, fidèle spectatrice de tes actes. Tu souris au niffleur qui s'est enfui a ta venue, trahissant ainsi ta présence. Ce n'est pas bien grave. Cela ne fera que pimenter le jeu. Car c'est ce que tu as envie. Jouer. Tu as tout le temps qu'il faut pour cela. Tu as toute la nuit. Tu ne bouges pas. Silhouette immobile parmi les arbres, les buissons et les bâtiments. Tu parais sans doute menaçant. Bien, très bien. Tu sens la peur couler dans les veines de l'humain. C'est parfait. Tu aimes cette odeur. Tu aimes ce goût. Il ravive les sens et te fait sentir puissant, te rappelle que tu es puissant. L'homme ne te voit pas, tu es encore tapis dans l'ombre, à regarder cette pauvre petite chose trembler de peur dans ce sombre endroit. Qu'il voit. Qu'il contemple ce que ces misérables insectes sorciers ont fait à votre peuple, ce que vous avez du faire pour vous faire entendre. L'aveuglement de ces vermines, leur hypocrisie. Sourd à un peuple qui n'aspire qu'à vivre en paix, souffrant des insultes, des lois injustes. Le sorcier est persuadé qu'il est tout puissant, qu'il est celui qui se doit de fixer des décrets, des lois, des ordonnances. Mais ces choses s'appliquent à ceux qui ne se transforment pas, à ceux qui ne sont pas uniques. Ces choses ne doivent pas s'appliquer à vous. Ils ne s'appliquent pas à toi.

Je... Je m'appelle Charles, et je viens juste cueillir quelques fleurs. Je repars rapidement.

Si apeuré. Si crédule. Si naïf. Innocent. Pathétique. Mérite-t-il de vivre sous la loi lunaire, de mourir ? Tu as envie des dents. De lacérer sa peau, de percer sa chair avec tes crocs, de le déchirer avec ta queue. Advienne que pourra par la suite. Tu es d'humeur joueuse ce soir. Alors, tu vas jouer. Tu t'approches de lui, dans son dos. Ces sorciers incapables n'ont donc aucun instinct de survie. C'est tellement trop facile. Tu ne l'attaques pas. Pas tout de suite. Il faut que sa peur atteigne son paroxysme, son apogée lorsque tu pourras enfin le faire tien d'une quelconque manière. C'est donc sans bruit que tu te penches, humant silencieusement son odeur. Tes yeux pétillent. Il sent bon. Il aura bon goût. Dommage que ce ne soit pas un enfant. Tu souffles sur sa nuque avant de disparaître silencieusement dans les ombres. Tu connais très bien l'histoire de village fantôme. Personne ne peut transplaner à l'intérieur de cette zone. Pour s'en échapper, il faut s'en éloigner. C'est un terrain de jeu parfait pour toi.

Tu réapparais sous la lune, hors de son champ de vision, les mains dans les poches, la posture nonchalante. Fais durer le jeu. Vous avez toute la nuit pour cela. Il faut que la lune s'amuse également. Il faut que tu lui offres un beau spectacle.

Il n'est pas bon de se promener seul ici, glisses-tu en ne cherchant plus à cacher ta présence.

Immobile. Tes yeux brillent dans la nuit.

Le reflet est rouge.


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MessageSujet: Re: Rise of hunger   Rise of hunger EmptyDim 30 Déc - 23:01

Rise of hunger

@Fenrir Greyback & @Charles Zonko-Travers

 
Ce devait être simple, ne le faisant quitter l'auberge que pour une heure avant de retourner auprès de son mari et de sa fille comme si cette escapade n'avait pas eut lieux. Il l'avait promit, de n'être pas long, de simplement trouver quelques fleurs pour offrir à l'Ordre les armements qu'il désirait pour la guerre. Mais il était trop prompt à l'oublier - la guerre - à se cacher derrière ses farces et ses plaisanteries pour penser que le monde pouvait continuer de sourire comme si de rien n'était. Rien - il voulait croire que le quotidien était toujours le même, qu'il ne se trouvait pas plus de danger au dehors avant que maintenant. Que finalement le malheur advenait toujours aux autres, ou s'il le touchait - comme il avait déjà perdu la raison de sa famille - il pouvait toujours sourire et s'en remettre. Guérir ses plaies par le bonheur qui illuminait le visage des autres. Il vivait dans une utopie depuis bien trop longtemps, cela l'avait sans doute rendu imprudent.
Rien n'aurait pu le préparer à ce qu'il allait vivre ce soir-là. Pour lui c'était un instant - aller, trouver les fleurs, repartir. Il se trouvait cependant dans un lieu maudit, fantomatique et inquiétant. Ne brillant d'aucun courage, il n'eut pas été long à se sentir suivi et observer, se mettant à parler comme si les souvenirs des lieux allaient lui répondre. Il n'aurait pas été étonné de croiser quelques fantômes, bien qu'aucun n'apparut pour répondre à sa question.

Contre toute logique, il ralentit l'allure, marchant à pas d'escargot sur les pavés glacés. Il crut sentir un souffle, son épiderme se glaçant et son souffle se coupant dans sa poitrine. Au sommet de son courage, il se tourna - pour ne trouver rien de mieux que le silence et la solitude. Il déglutit, s'obligea à respirer normalement, et passa une main nerveuse dans ses cheveux défaits. « Ne craque pas Charles, ce n'est que ton imagination qui te joue des tours. Vas chercher les fleurs et rentre à la maison. » S'intima-t-il en tentant de retrouver ses esprits - et son chemin - et de le reprendre naturellement. Mais il s'arrêta une fois encore.
Ses sens étaient en alerte, et il voulut chercher sa baguette à sa taille, bien qu'il se savait assez mauvais combattant. Il ne risquait bien - se répétait-il - souhaitant se rassurer sur sa propension à garder ses esprits. Il ne devait pas devenir fou - ce n'était que le jeu du vent sur les vieilles bâtisses, ou quelques animaux qui s'amusaient dans les forêts environnantes. Il ne lui restait que peu de temps pour récupérer les fleurs, il était hors de question qu'il se laisse distraire.

Puis une ombre qui bougea, il coupa sa respiration, et leva le regard pour découvrir une silhouette - mouvante. Un homme plus grand que lui, portant une tenue pour le moins étonnante, et une posture nonchalante. Nullement inquiet de se trouver au milieu de nul part, un soir de croissant de lune. Au moins il ne devrait pas risquer les lycanthropes ce soir. « Il n'est pas bon de se promener seul ici » La voix résonna de quelques menaces - sans doute la paranoïa qui s'insinuait dans les veines de Charles pour le faire douter de son idée de venir ici seul. Il déglutit encore - se forçant à retrouver contenance et à offrir un sourire crispé au nouveau venu. « Je suis de passage seulement. Je viens... Je viens cueillir quelques fleurs. »  Dit-il une fois encore, en essayant de contrôler le chevrotement de sa voix. « Je ne vous dérangerais pas plus. Excusez-moi. » Dit-il en se tournant, marchant cette fois d'un pas plus vif en tentant de garder une posture assuré - comme si rien de tout cela n'était parfaitement inquiétant.


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MessageSujet: Re: Rise of hunger   Rise of hunger EmptyMar 12 Mar - 13:25

le désir des ténèbres

ft. Charles
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Tu sens l'adrénaline courir doucement dans tes veines, comme prenant son temps. Elle, non plus, n'est pas pressée, ne sera pas frustrée si tu ne parviens pas à le mordre. Tant que tu peux t'amuser. C'est ce qui compte sous ce ciel étoilé. Dans le souffle du vent, tu peux distinguer les âmes torturées. Elles crient, elles soupirent. Est-ce ton imagination ? Tu ne sais guère et cela t'importe peu. Pour la soif de sang de feu tes congénères d'ici, tu exauceras leur vœu. Que ce bout d'homme tremble, la nuit est propice. La nuit est tienne. "Ne craque pas Charles, ce n'est que ton imagination qui te joue des tours. Va chercher les fleurs et rentre à la maison". Lorsque tu as entendu ceci, tu n'as pu t'empêcher de rire. Sombre. Mauvais. Il se noie dans la pénombre. Qu'il prenne donc ces fleurs, cela n'a que peu d'importance pour toi. Cela ne compte pas pour toi. Et lorsqu'il te remarque enfin, tu te délectes de l'inquiétude qui se peint sur son visage. Il a peur. Mais ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas bien grave. Cette nuit est la tienne.

Je suis de passage seulement. Je viens... Je viens cueillir quelques fleurs. Je ne vous dérangerais pas plus. Excusez-moi.
Quelle délicate attention..., souffles-tu à son attention.

Avant de disparaître dans la nuit.
C'est le jeu du chat et de la souris.

Il t'a tourné le dos et tu ricanes de le voir aussi naïf, aussi imprudent. Aussi médiocre. C'est dommage que tu ne puisses le faire l'un des tiens. Voir son expression horrifiée de comprendre que sa vie humaine lui a été arrachée, devoir se retirer des siens pour ne pas les blesser, les tuer, les transformer à leur tour. Les dévorer. Devoir fuir, être rejeté de tous. Réaliser avec horreur sa nouvelle condition. C'est le meilleur cadeau que tu puisses faire à ces vermines. Tu es un monstre ? Alors qu'on regarde ce village et qu'on te dise qui sont les véritables responsables, ceux qui ont tendu le premier bâton pour se faire battre. Tu as faim. Il sent plutôt bon.

Et pourquoi donc ces fleurs en particulier ? Vous qui semblez être loin de chez vous. Terrifié...

Tu es réapparu à son côté, le sourire malsain n'a pas disparut de ton visage. Les ombres vous entourent, on ne peut distinguer qu'une partie de ton corps, qu'une partie du sien. Dans ton dos, tu as la baguette bien en main. Tu n'aimes guère l'utiliser durant ta petite partie de chasse, mais tu préfères tout de même prendre tes précautions. Juste le désarmer. Juste le temps de lui faire saisir que te combattre est vain. Tu auras bientôt un peu de son sang sur tes mains. Ne vous en faites pas, chères âmes tourmentées. Vous allez bientôt l'entendre supplier, l'entendre pleurer.

Et puis enfin...
Hurler.


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