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 C'est de ma faute | Adriolphus

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Adolphus C. Dior
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MessageSujet: C'est de ma faute | Adriolphus    Jeu 29 Nov - 20:34


C'est de ma faute
@Adriaan Van Hooff & @Adolphus C. Dior
Formidable. Il pensait être formidable. Adriaan lui a démontré qu'il était fort minable. En fait, si au début Adolphus pensait devoir retracer le chemin de son père, Adriaan lui a démontré qu'il pouvait suivre un autre chemin. Cet autre chemin, Adolphus a pris le courage de le suivre, de travailler sur lui-même. Le respect envers les femmes est acquise, ils contrôlent d'avantage ses émotions. Il était fou amoureux de Salomée, sa relation avec elle s'attendrissait, il appréciait se changement, les efforts qu'elle faisait pour eux…. C'était étrange comme pensée, puisqu'un hibou surgit à sa porte. Le hibou de la famille de Salomée qui lui tend une lettre. Il fronce les sourcils, se lève et attrape la lettre, l'ouvrant, la lisant. Il lâche le morceau de papier, pâlit et s'effondre dans son fauteuil. Assis, il regarde dans le vide pendant de longue minute, avant que dans un silence de mort, il sorte de chez lui direction sainte-mangouste, il voulait la voir de ses propres yeux.

Arrivant à l'hôpital, dans la pièce où il y avait sa bien aimée étendue sans vie, ses parents autours, ses frères… Ses frères pleuraient, contrairement à ses parents. Le père de Salomée avait réclamé à ce que Adolphus sortent d'ici, mais ce dernier avait sorti sa baguette faisant taire cet abruti. Il s'approche de la main de celle qu'il aimait et la serre doucement malgré la froideur de peau. Il dépose un baiser sur sa main froide et contracte la mâchoire, sentant quelques choses en lui partir la rejoindre. Une infirmière vient leur réclamer de partir, dénonçant que cela faisait bien des heures que c'était arrivé et que maintenant, elle doit partir à la morgue.

Adolphus voit rouge. En sortant de la salle, il fout une droite au père de Salomée.

"Des heures ?! Vous êtes vraiment un imbécile ! Vous ne l'avez jamais mérité comme fille !"

"Vous ne la méritiez pas plus en fiancée, Dior."

Cette vérité était sans doute trop brutale. Il lance un Endoloris sur lui et transplane dans la foulé, rentrant chez lui. La où il passe des jours dans le noir, ignorant chaque hibou déposant du courrier, ignorant sa sœur, ignorant tout ce qu'il se passe. Il sombrait. Puis, un jour, il disparait de la demeure Dior pour se rendre chez Adriaan.

Il toque, ce sont bien sur des elfes de maison qui ouvre la porte. Adolphus entre et cris de toutes ses forces.  

"Van Hooff !!"

Baguette à la main. Besoin de se défouler, de rejeter la faute sur quelqu'un pendant un temps. Et cela devait tomber sur quelqu'un qui pouvait se défendre, sur quelqu'un qui lui avait plus appris que son père lui même. Sur Adriaan. Sans doute que la nouvelle de la mort de Salomée avait fait le tour du monde magique le temps qu'il jouait à l'ermite au point de même pas avoir été à son enterrement. Il était en colère, contre les parents de Salomée, ses frères, lui-même, mais aussi et surtout contre elle qui a décidé d'abandonner la vie, plutôt que de le laisser l'aider, lui qui voulait la protéger de tout et de tout le monde...

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Adriaan Van Hooff
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Dim 9 Déc - 21:05


C'est de ma faute
@Adolphus C. Dior & @Adriaan Van Hooff
J’étais au bout de ma vie. Il n’y avait pas d’autres mots, pas d’autres manières de le dire. Je perdais la tête et je commençais à avoir des oublis. Depuis que j’avais attaqué Sarah, que j’avais pris conscience que j’avais un sérieux problème, je m’étais rendu compte que j’avais souvent des absences lorsque j’avais des missions du groupuscule des sorciers. Depuis, je faisais la chose la plus débile qu’il soit : je me noyais dans l’alcool tous les soirs. Je me disais qu’ainsi, je ne risquais pas de faire du mal à qui que ce soit, que je ne risquais pas de faire la moindre connerie. J’enchaînais les verres de whisky pur-feu jusqu’à ce que je m’endorme comme une bouse d’hippogriffe. Je ne tenais pas spécialement l’alcool comme un Irlandais en plus, alors au bout de trois verres, je sentais déjà les effets de la boisson.

J’ouvris les yeux difficilement malgré l’absence de luminosité. Les rideaux étaient tirés, je ne savais pas quelle heure pouvait-il bien être même et j’en avais rien à faire, je savais que je ne travaillais pas aujourd’hui, c’était la seule chose importante. Mon corps était douloureux, comme si un troupeau de sombral m’avait piétiné, mais le fait que je sois à même le sol ne devait pas aider. Pas un seul elfe de maison n’avait eu la brillante idée de me déplacer jusque dans mon lit ? Avec énormément de difficulté, je me redressai, décollant mon torse du tapis à l’aide de mes mains, m’asseyant en indien. Ma tête me tournait déjà et je fermais les yeux pour éviter de me manger la table basse. M’éclater le crâne était bien la dernière chose que je voulais. J’avais ma chemise d’hier, ouverte entièrement, et mon pantalon sur les hanches. J’étais pieds nus, sans savoir où mes chaussettes ou mes chaussures se trouvaient. Doucement, je balayais mon salon du regard, ne voyant personne. Au moins, j’avais dû rester ici à la vue de la bouteille vide de whisky pur-feu allongée sur la table basse.
Soudain, un « plop » sonore résonna et un elfe de maison apparut devant moi.

« Monsieur, Monsieur Dior est dans l’entrée, articula l’elfe. »

J’entendis alors le jeune sorcier hurler mon nom de famille. S’il voulait se défouler, les meubles allaient subir avant même que je réussisse à me mettre sur mes deux jambes.
La maison n’était pas bien grande comparée au manoir des Malefoy par exemple, mais elle avait suffisamment de pièces pour recevoir. Deux salons, une grande salle à manger, une cuisine, six chambres avec leurs propres salles de bains, je ne pouvais pas recevoir le pays, mais un petit comité quand même. Pourtant, plus personne ne venait ici, même mes propres parents à qui, officiellement, la maison appartient.
Je demandais pourquoi je n’étais pas dans mon lit et l’elfe m’expliqua que j’avais hurlé que je voulais être seul et ne pas être dérangé. J’avais apparemment cassé des vases, mais ils avaient disparu… ou ils ont été réparés. Au choix. Je soupirai, mon cœur ayant décidé de pulser dans ma boîte crânienne. J’ordonnais à l’elfe de faire au mieux pour contenir Adolphus pendant que je me levais. Enfin, que j’essayais. Je m’accoudais au canapé derrière moi et levai mes fesses jusqu’à ce que je m'affale. Je soupirai, trouvant que j’avais déjà fait un strangulot d’effort comme si je venais d’enchaîner les trois épreuves du Tournoi des Trois Sorciers. J’inspirai et expirai deux ou trois fois avant de me lancer et de me mettre sur mes deux pieds. Jugeant que j’avais suffisamment de stabilité, je traversai le salon et ouvris la porte, voyant immédiatement Adolphus, visiblement très énervé, mon elfe de maison non loin.

« Bonjour à toi, lançai-je en plissant un poil les yeux face à autant de luminosité à l’extérieur de mon salon. C’est quoi le problème ? »

Le fait que je sois autant débraillé ne me gêna absolument pas. En réalité, ça ne m’avait pas du tout traversé l’esprit. Je n’arrivais pas à avoir une seule pensée cohérente dans ma tête, pas une seule phrase, pas un seul mot même. J’étais encore dans le brouillard, mais un brouillard conscient.


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Adolphus C. Dior
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Dim 3 Fév - 9:32


C'est de ma faute
@Adriaan Van Hooff & @Adolphus C. Dior
Rejeter la faute sur quelqu'un, c'était sans doute ce qui allait lui permettre de se défouler. Admettre que la perte de sa vie était de sa faute, lui était bien trop difficile. Salomé était tout pour lui à défaut de sa sœur. Une rage, il était enragé et rien ne pouvait l'arrêter à part peut-être, Adriaan. Il était venu chez lui, instinctivement pour se libérer psychologiquement de la douleur qui l'envahissait. Il était venu, il était là, il criait le nom de son mentor, lui qui l'avait aidé à se canaliser, à voir la vie autrement que par la succession. Baguette à la main, les doigts se resserrait quand le regard du jeune Dior se pose sur Adriaan. Il était étrange, pas comme d'habitude, cette pensée à traverser les esprits d'Adolphus durant 4 milliseconde, mais la mort de Salomé et les paroles de son abruti de père résonnait encore dans sa tête, encore et toujours, en boucle comme un disque usé.

Adolphus était dans une autre dimension, une dimension où il n'avait plus la capacité de réfléchir de manière cohérente. Il fixe longuement Adriaan qui lui demande ce qu'est le problème. Il n'est pas au courant. Il n'est pas au courant qu'Adolphus a perdu sa raison de vivre, sa raison de devenir meilleur. Le travail qu'avait fait Adriaan sur le jeune Dior était sur le point de partir en fumée. Le brun tatoué, jeune PDG pointe sa baguette et assez rapidement tente de lancer un Endoloris, un second, puis un troisième, puis… encore et encore, tout cela en disant ce qu'il ne va pas, les larmes montaient, mais Adriaan semblait arrêter chacun de ses sorts aussi aisément qu'il tuerait un moldu. Du moins, c'est ce que Adolphus supposait, puisqu'en réalité, il ne voyait rien de ce qu'il faisait, ses yeux s'étaient envahis de larme en moins de temps que nous pouvons dire Quidditch.

"Elle est morte ! Elle s'est suicidée ! C'est de votre faute !"

C'était les mots prononcés par le jeune homme qui ne supportait pas l'idée de devoir faire un deuil, du moins pas celui de sa fiancée, pas celui d'une personne bien comme elle. Ses parents, cela n'avait que simple, surtout que c'est lui-même qui les a tué, mais Salomé… Salomé c'était différent. Elle était différente. Elle était la femme parfaite à ses yeux, bien qu'elle a eu une vie misérable. Adolphus se persuade qu'en devenant bon avec elle, elle a eu plus de liberté, dont celle de s'ôter la vie. Il était encore en train de lancer ses sorts, certainement dans le vide, peut-être pas. Adriaan semblait lui répondre mais Adolphus était ailleurs, parti, il était là, physiquement, mais psychologiquement le jeune prodigue de la famille Dior venait de perdre une partie de son cœur et semblait avoir du mal à respirer. Il avait mal, il était détruit. Il savait au fond de lui que c'était de sa faute, et non de la faute de son mentor, et c'est d'ailleurs en repensant à ce que disait le père de Salomé qu'Adolphus s'effondre à genou, lâchant sa baguette et fond en larme.


"Je l'ai tué…"


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Il faut apprendre de ses erreurs. Se relever et avancer. Même si c'est sur le mauvais chemin.
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Adriaan Van Hooff
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Lun 4 Fév - 12:20


C'est de ma faute
@Adolphus C. Dior & @Adriaan Van Hooff
J’avais une gueule de bois sans précédent. C’était horrible. Mon cœur avait totalement migré à la place de mon cerveau et ce dernier s’était fait la malle je ne savais où. Mon cœur avait totalement migré à la place de mon cerveau et ce dernier s’était fait la malle je ne savais où. Parlons-en de mes pieds. Ils étaient bien sur le parquet, mais cela n’empêchait à aucun moment mes jambes de se sentir stables. Mes genoux ne savaient même pas quoi faire et les muscles de mes jambes étaient indécises quant au fait de se tendre ou de se détendre. Quelle cuite !

Alors quand le jeune Dior fut dans mon champ de vision, hurlant ses tripes, je ne pus que fermer les yeux un instant, l’une de mes mains venant contre ma tempe. J’avais tellement envie de lui dire de se la fermer, de parler moins fort, mais je ne pouvais que comprendre. Je le sentais son désespoir, il était palpable comme l’air que j’inspirai. Ce gosse venait d’être foudroyé par la vie et il devait prendre conscience qu’il y avait des choses qui n’étaient pas de notre ressort. Salomé n’était plus de ce monde et Adolphus criait son désespoir d’avoir perdu sa lumière.
J’ouvris de nouveau les yeux, comme si mon instinct sentant que la situation tournait au vinaigre. J’eus à peine le temps d’esquiver un sort physiquement. Je tâtais les poches de mon pantalon sans trouver la moindre trace de ma baguette. Je jurai intérieurement, tournant la tête vers la table basse derrière moi. Je la pris et retournais à mon poste, Adolphus déchaîné. Je contrais ses sorts avec aisance, même si j’en ressentais toute la rage, le désespoir, la tristesse et la douleur incommensurable qu’il pouvait ressentir. Ses sortilèges étaient remplis de toutes les émotions qu’il tentait d’extérioriser et je ne pouvais pas lui dire d’arrêter. Surtout que je n’avais aucune envie de me prendre un Endoloris.

Finalement, Adolphus s’effondra, à genoux sur le sol, lâchant sa baguette magique. Par mesure de sécurité, je lançais un Expelliarmus, envoyant la baguette magique dans un coin, sous un meuble. Je jetai la mienne sur un canapé, dans le salon où je me trouvais, avant de rejoindre le jeune PDG. Je titubai plus que je n’avançai, épuisé par autant de sport dès le matin - même si on était loin d’être le matin - mais l’adrénaline dans mes veines aidait énormément. Je mis un genou à terre en face d’Adolphus. L’une de mes mains alla dans ses cheveux, les ébouriffant comme on le ferait pour un enfant, son enfant ?, comme un proche, avant d’appuyer à l’arrière de sa tête pour que son front vienne cogner contre mon torse. Je ne devais pas sentir la rose, mais ce n’était pas quelque chose qui m’était venu à l’esprit. Je ne pensais qu’à trouver les mots, les gestes, pour apaiser ce jeune homme.

« Extériorise… Vas-y… Défoule-toi jusqu’à ce que ça t’épuise… Jusqu’à ce que chaque muscle de ton corps ne puisse plus faire le moindre mouvement… »

Je lui soufflai ses paroles, acceptant le fait qu’il me frappe, qu’il trouve le moyen de se défouler sur moi. Je l’acceptais, car lorsque j’en voulais au monde entier d’avoir laissé ma sœur sombrer dans la folie, je m’étais vengé sur tellement de moldus qu’ils n’étaient plus de ce monde pour témoigner. Je ne voulais pas que cela arrive à Adolphus. Il était peut-être un Mangemort, mais il aspirait à mieux que cela.


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Adolphus C. Dior
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Mar 5 Fév - 8:42


C'est de ma faute
@Adriaan Van Hooff & @Adolphus C. Dior
Le réconfort paternel que lui offrait Adriaan depuis quelques temps changeait la vision des choses d'Adolphus. Adriaan est sans aucun doute le père qu'il a toujours voulu avoir et que Sephora méritait également. Et non un gros porc ayant aucun respect pour sa femme et sa fille et voulant faire de son fils une machine à tuer sans sentiment. La preuve qu'il avait changé ? Son effondrement du jour. Il y a encore quelques mois, Adolphus n'aurait pas eu le réflexe de venir chez Adriaan pour extérioriser tout ça. Non, il se serait sans doute mis en danger, lui et Sephora en réalisent une tuerie impressionnante et le mettant au nom de Salomé.

S'il en veut à la Terre aujourd'hui, il s'en veut d'abord à lui-même se remettant fortement en question. Ce qu'il a fait subir à Salomé, ce qu'il a laissé passé entre elle et sa famille aussi. Il aurait surement pu changé les choses, et il n'a rien fait. La seule personne vers qui il se tournait, il venait d'appuyer son front contre son torse. Il lâchait toutes ses larmes. Adolphus n'avait encore jamais pleuré de sa vie, n'ayant connu que la colère, l'honneur, la force, le meurtre… Le voilà face à un nouveau sentiment qui le ronge au fond de son être. Adriaan le comprenait du moins c'est ce que les paroles qui venaient rejoindre les oreilles du jeune Dior lui inculquaient. Il avait d'ailleurs tapé violement sur le sol, si fort que sans doute l'une de ses phalange venait de se fracturer. Mais, même cette douleur n'était pas aussi grande que celle qu'il avait dans son cœur. C'était d'ailleurs sans doute la raison pour laquelle, il ne s'arrêtait pas, frappant une fois sur deux Adriaan, jusqu'à ce que ses muscles lâchent comme lui avait dit son mentor, qui sera surement recouvert de bleus pour les prochains à venir.

Une main vient se placer dans le dos d'Adriaan, crochetant son habit. Il répétait que c'était de sa faute, qu'il l'avait tué. Il en était convaincu de toute façon. Le père de sa belle avait raison. Il n'y était pas pour rien et ne la méritait pas plus. La douleur à sa main se faisait plus violente, bien que les larmes diminuaient sur le visage du brun. La douleur de la perte de Salomé était encore présente, et quelques part, il avait peur qu'elle disparaisse, c'était comme sa punition de ne pas avoir su être là pour elle. Il parvient à reprendre ses esprits du moins un minimum et finir par souffler des paroles à Adriaan.

"Veuillez m'excuser.."


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Adriaan Van Hooff
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Jeu 7 Fév - 13:25


C'est de ma faute
@Adolphus C. Dior & @Adriaan Van Hooff
J’étais quelqu’un de réfléchi, méthodique, stratégique ; je pouvais me le vanter. Cependant, je n’étais rien de tout cela en cet instant, pour mon plus grand déplaisir. J’agissais totalement à l’instinct, mon cerveau étant aussi brouillé que mes œufs le matin. Peut-être que la seule chose de logique que j’avais faite pour le moment était de l’éloigner de toute baguette magique. C’était aussi bien pour ma sécurité que la sienne, je ne voulais pas qu’il fasse un truc idiot qu’il regrette. Il avait l’air de se mettre suffisamment sur les épaules.

Je m’étais attaché à Adolphus, même si je me voilais la face en me répétant que c’était parce que j’étais son mentor chez les Mangemorts, que j’étais son canaliseur, mais en réalité, il aurait pu être mon fils. Je l’aurais eu super jeune et avant d’être avec Ravenna à Poudlard, donc non. Ravenna… Je chassais mes pensées, serrant tendrement ce gosse dans mes bras, le laissant me frapper, frapper le sol, le laissant extérioriser comme il le désirait. Lorsqu’il attrapa ma chemise, mon corps bougea de lui-même et je lui embrassais le haut du crâne, sans vraiment mettre de son, parce que je suspendis mon geste. Mais mes lèvres touchèrent ses cheveux et ma tête reprit sa place initiale. Ma main à la base de sa nuque massait sa peau et son cuir chevelu. Je tentais de l’apaiser aussi bien avec mes mots murmurés à l’oreille qu’avec mes gestes.

« Tu es pardonné, lui soufflai-je avant de l’écarter de mon torse. Tu n’as rien à te reprocher Adolphus. Je sais que c’est ridicule et totalement présomptueux de ma part, mais si elle a fait ce geste, c’est qu’elle le désirait, qu’elle n’attendait rien de la vie et… même si tu l’aimais de tout ton cœur, ton amour ne suffisait, malheureusement, pas à la faire vivre… Tu n’as pas mal aimé, Adolphus, ne le pense pas. Lorsqu’on aime le contrôle, autant que toi et moi, la chose que l’on ne peut pas gérer, ce sont les actes des personnes. »

À moins de lancer un sortilège impardonnable, pensai-je amèrement.

« Je perçois ta douleur et je ne vais pas te le cacher : elle va être vive encore quelque temps. Mais si tu te bats, si tu la combats, si tu avances, le temps pensera ta blessure. Je ne peux pas te dire dans combien de temps, c’est propre à chacun, mais avec le temps, la douleur diminuera. Peut-être qu’avec des rencontres, tu auras un pansement plus tôt que tu ne le penses, parce que sans t’en rendre compte, tu recommenceras à vivre le moment présent et non à survivre dans des souvenirs. Je ne te dis pas d’oublier Salomé, oh que non ! Garde-la en toi, garde en toi ses sourires, ses rires, vos moments, ne garde que le positif. »

J’avais son visage dans mes mains, lui séchant les larmes qui roulaient sur ses joues. J’avais parlé calmement, posément, et j’espérais sincèrement que cela aide mon jeune apprenti, ce gosse à qui je tenais plus que je ne le pensais.


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Adolphus C. Dior
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Lun 11 Fév - 16:46


C'est de ma faute
@Adriaan Van Hooff & @Adolphus C. Dior
Les paroles d'Adriaan entraient dans le cerveau d'Adolphus, il les écoutait. Il avait besoin qu'on lui dise que ce n'était pas de sa faute, que ce n'était pas lui qui l'avait poussé à abandonner la vie. La première partie du discours d'Adriaan apaisé le temps d'un instant les douleurs vives dans le cœur du jeune Dior. Un truc le déranger en reprenant ses esprits, il ne savait pas tant quoi, encore embrumé par la perte de Salomé, par la crise de colère qu'il venait de faire. Il écoutait les explications sur la suite du ressentis du jeune homme. Adriaan semblait connaître ce sentiment. Ce qui intercepte le brun, mais ne pose pas plus de question.

Il avait décidé de suivre les conseils de son mentor encore une fois. Il s'efforçait de revoir les sourires de Salomé qui lui était adressé avant qu'elle fasse ce geste. Il la revoyait écrire, elle écrivait merveilleusement bien, il la revoyait sourire lorsqu'Adolphus rentrait dans la pièce où elle était. Tout ses moments qui lui prouvait qu'il avait changé, qu'il la rendait heureuse, du moins ce qu'il en pensait. Il parvient à se détendre, à se calmer, à reprendre une fréquence respiratoire normale et à arrêter de pleurer. Sur le coup, il s'en veut d'avoir parut aussi faible. Plus calme, il se relève avec l'aide de son mentor, et découvre que ce qui le déranger précédemment était l'haleine d'Adriaan. La main passant sur son visage, il lance un regard à son mentor presque plein de jugement et affiche un sourire timidement taquin.

"Vous devriez aller prendre une douche, avant qu'on reprenne cette conversation… enfin, sauf si vous voulez que je m'en aille…"

Il lance un regard au dégât qu'il a fait chez son mentor et grimace avant de compléter ce qu'il venait de dire.

"Je comprendrai.."


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Adriaan Van Hooff
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Sam 16 Fév - 12:52


C'est de ma faute
@Adolphus C. Dior & @Adriaan Van Hooff
Sans en prendre conscience, je me mettais à nu. Devant mon apprenti, devant un adolescent, devant celui qui avait une presque place de fils chez moi. J’en avais entraîné des apprentis Mangemorts, je le faisais toujours, mais Adolphus avait quelque chose que les autres n’avaient pas : un point commun. Nous étions animés par une colère sombre, plus noire que l’encre de Chine, et je comprenais tellement ce sentiment que j’avais l’impression d’être plus proche de lui qu’un autre.

Alors qu’il se redressait, je l’observais, passant une main dans mes cheveux en désordre total, jurant. Il était vrai que je n’étais pas des plus présentables et que je devais avoir une haleine de troll.

« Je suis désolé… J’vais me prendre une douche, dis-je avant de me retourner vers mon elfe de maison, qui était toujours dans un coin, lui demandant une potion anti-gueule de bois. Ne dis pas de bêtises ! m’exclamai-je en regardant à nouveau Adolphus, d'un air bienveillant. Attends-moi dans le salon, mange un truc peut-être, j’arrive dans peu de temps, ok ? »

Je me redressai, tanguant un peu, avant de tendre une main pour aider mon apprenti à en faire de même. Je lui montrais d’un signe de main, le salon - qui était dans un état catastrophique, mais bon, ce n’était qu’un détail - et montais pittoresquement les escaliers.
Je devais avoir l’air d’un vieux à me tenir à cette merveilleuse rambarde et grimper avec la lenteur d’un paresseux. Je faisais pitié. Je me faisais pitié. J’étais vraiment misérable et pourtant, c’était tellement facile de tendre la main pour aider quelqu’un que pour s’aider soi-même.
J’arrivais enfin dans la salle de bains et me déshabillais sans tourner la tête vers le miroir, ne voulant pas plus m’accabler. Je me glissais dans la cabine et fermais les yeux au moment même où l’eau coula sur mon corps. Je lâchais un soupir de plaisir, mes muscles me remerciant pour cette douce chaleur et ce léger massage. Je me lavai rapidement et sortis de la douche, enroulant une serviette autour de mes hanches. Il y avait un peu de buée sur le grand miroir, mais j’arrivais à distinguer mon image qui devait être nettement plus présentable qu’il y a cinq minutes. Ma main attrapa la potion que mon elfe de maison m’avait déposée sur le meuble du lavabo et je la bus en quelques secondes. Elle dissipa le goût pâteux qu’avait ma langue, mais je savais que je devais attendre encore un peu avant que l’effet n’agisse et que je puisse me brosser les dents.
J’allais dans ma chambre, j'enfilai un caleçon, un pantalon en toile beige, un tee-shirt bleu moulant mes épaules et je retournais dans la pièce d’eau, m’occupant de mon hygiène buccale maintenant que les idées étaient de plus en plus claires. J’arrangeai un peu mes cheveux, les brossant et descendis, rejoignant Adolphus au salon après avoir chopé sa baguette sous un meuble.

« Encore désolé pour l’état dans lequel tu m’as vu, fis-je en chopant une tasse fumante de thé sur un plateau apporté par l’elfe de maison. »

Je gémis en sentant la boisson chaude coulée le long de ma gorge. J’adorais le thé noir mélangé avec de la bergamote. Ca me boostait, pas autant que le café, mais j’appréciais énormément.
Je m’assis sur le seul canapé qui n’était pas encore en désordre et observais Adolphus, essayant de trouver les mots pour ne pas qu’il se braque de nouveau.

« Est-ce que tu veux bien que l’on reprenne notre conversation ? demandai-je doucement, ma tasse de thé dans les mains. »


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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Dim 17 Fév - 12:30


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@Adriaan Van Hooff & @Adolphus C. Dior
Le jeune homme s'est dit, lorsqu'il demande une potion anti-gueule de bois qu'il n'avait sans doute pas choisi le bon jour pour péter un câble. Cependant, il laisse son mentor allait se refaire une fraicheur pendant qu'un elfe de maison lui apporte des petits gâteaux avec deux tasse de thé. Le brun se dirige dans le salon attrapant un gâteau et le fourrant dans sa bouche, sentant encore cette douleur vive dans la poitrine, il observait chaque tableau de cette pièce, il aimait faire cela. Lui aussi avait des tableaux de ses ancêtres sur les murs, enfin, sauf de son père qu'il a fait brûlé. Il se rassoit attendant sagement Adriaan repensant à ce qu'il venait de se passer, observant vraiment autour de lui chaque objets explosé sur le sol, pourtant les elfes de maison ne se font pas attendre et répare les pots cassés au sens propre comme au sens figuré. Adriaan finit par revenir tout frais, Adolphus l'observe et hausse les épaules.

"Je suis désolé de vous avoir dérangé un lendemain de soirée alcoolisé…"

Il était sincère, au fond, il voulait savoir pourquoi il a cédé à l'alcool, celui qu'il voit presque comme un père, un vrai père. Mais, Adriaan pose une bonne question. Il devait en parler, Adolphus le savait sans quoi resterait bloquer au fond de lui jusqu'à ce qu'il explose de nouveau. Il avait passé des jours dans le noir, n'ayant ni vu sa sœur, ni vu le moindre document de son entreprise, il avait mis sa vie comme pause suite à la mort de Salomé.

"Je... Je sais pas si j'en ai envie… Mais, je crois que c'est nécessaire…"

Il apprenait à se connaître depuis que le Maître des Ténèbres avait demandé à Adriaan de s'occuper d'Adolphus. Il apprenait à gérer ses colères, à respecter autrui, du moins les être purs. Il lève son regard vers Adriaan.

"Je ne veux pas vous embêter non plus. Et je suis même pas sur de pouvoir mettre des mots dessus…"




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Dior, J'adore.
Il faut apprendre de ses erreurs. Se relever et avancer. Même si c'est sur le mauvais chemin.
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Adriaan Van Hooff
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MessageSujet: Re: C'est de ma faute | Adriolphus    Lun 25 Fév - 14:35


C'est de ma faute
@Adolphus C. Dior & @Adriaan Van Hooff
« Je suis désolé de vous avoir dérangé un lendemain de soirée alcoolisé… »

Je secouai la tête, fermant quelques secondes les yeux.

« Ce n’est rien, répondis-je simplement. Je suis content que tu sois venu. »

Je n’allais certainement pas lui dire que je n’avais participé à aucune fête et qu’en réalité, je m’étais bourré la poire tout seul. J’aurais l’air d’un alcoolique et pour ce jeune homme qui avait besoin actuellement de soutien, ce n’était vraiment pas la bonne chose à dire. Je reposais la tasse de thé, quasiment vide et me penchais en avant, mes avant-bras prenant appui sur mes cuisses, mes mains jointes.
J’acquiesçai à sa remarque. C’était plus que nécessaire même, mais je comprenais totalement que mettre des mots sur des choses que l’on ressentait était difficile. J’étais plus que bien placé pour le savoir.

« Et avec une baguette en main, tu penses que ça pourrait t’aider ? lui demandai-je en observant son visage. »

Les débuts de notre relation étaient tout sauf sympathiques. J’avais appris à canaliser sa colère en le faisant pratiquer la magie, parfois sur des mannequins, parfois en duel contre moi. Heureusement, j’avais des réflexes assez vif - merci l’entraînement des tireurs d’élite à la baguette - pour contrer chacune de ses attaques. Ca avait beaucoup aidé Adolphus et grâce à cela, nous avons pu mettre de bonnes bases sur notre relation. Le jeune sorcier en avait peut-être besoin actuellement - j’en étais sûr en fait.

« Tu connais la maison. Il y a tout ce qu’il faut en bas… si ça te dit, bien sûr. »

Je ne comptais plus le nombre de fois où nous étions allés sous le manoir. Une grande salle était aménagée pour s’entraîner, quelques mannequins d’entraînement y étaient. Adolphus et moi avions passé des heures dans cette pièce.


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C'est de ma faute | Adriolphus
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