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 « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.

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Eden Montesino
ordre du phénix & créature

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MessageSujet: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyVen 1 Mar - 17:24

&

« Show your fangs, I'll show my wand.»


Ft. @Stefan M. Moratowski
Ça y est, t'es sur les nerfs. Il t'as pas fallu grand chose, juste un petit mot sur un dossier d'admission alors que deux minutes avant, t'étais de bonne humeur et prêt à accueillir les gens en souriant. Tu te mets à arpenter la salle de repos avec les mains dans les poches et un regard assassin à tous ceux qui te demandent ce qu'il t'arrive. Avant, t'avais un petit accord avec ton collègue Médicomage, le vieux Smith : il s'occupait de tous les patients ayant un rapport de près ou de loin avec la lycanthropie, comme ça, tu te confrontais pas à ces sales bêtes et tu mettais pas l’hôpital à feu et à sang pour rien. Maintenant, Smith est parti à la retraite, t'es tout seul en attendant un nouveau Médicomage et à toi tous les patients loups-garous. Tu vas devoir t'occuper de l'un d'eux là tout de suite, un garçon qui a été mordu dans l'été et dont les blessures nécessitent encore des soins. Ça t'emmerde de devoir faire ça, les loups-garous, ils sont mieux morts que vivants, ils auraient pas pu le tuer au lieu de le transformer ? Ça aurait arrangé tout le monde, ça aurait fait un monstre de moins. Mais c'était pas ta décision, le type est bien vivant et c'est ton patient maintenant, ton seul objectif c'est de ne pas le tuer. Ce serait pas correct que tu lui donnes un médicament en trop grande quantité et qu'il meurt d'overdose mais t'y penses quand même. Tu te dis soudain que t'es horrible d'imaginer des moyens de tuer un gamin de dix-sept ans, t'as vraiment un soucis, mais c'est que les loups-garous, c'est un peu une obsession pour toi, t'arrives pas à oublier ce qui est arrivé à tes parents, d'ailleurs t'as une jolie cicatrice pour te le rappeler. En plus, tu voues une haine à ces créatures depuis si longtemps que t'es même pas sûr de pouvoir y faire quoique ce soit. Peut-être que tu pourrais voir un Médicomage pour te soigner mais t'as pas trop envie, t'es pas fou, juste un peu obsessionnel.
Une collègue te foudroie du regard parce que soit disant que tu lui donnes le tournis à force de tourner en rond. Tu la regarde de travers et tu sors de la salle. C'est le moment d'accueillir ton patient, t'en as pas envie mais t'as pas le choix, c'est ton travail. T'as les mains qui tremblent alors tu sers bien fort le calepin que tu tiens. Les loups-garous, non seulement tu les détestes mais en plus, ils te font une peur bleue, c'est pas pour rien que ton Épouvantard c'est un lycan transformé. Une fois dans la salle d'attente, tu baisses le nez sur ta feuille pour lire le nom.
- Monsieur Moratowski, t'appelles d'une voix froide comme la Sibérie en hiver.
Respire Eden, tu te dis, juste un patient parmi d'autres, tu vas l'aider et il va partir comme il est venu. C'est pourtant pas compliqué, tu t'es déjà occupé de blessures bien plus graves que ça et pourtant t'es tétanisé à l'idée de t'occuper d'un foutu lycan. Quand le patient s'approche, tu tends la main vers lui parce que c'est comme ça qu'on fait, on sert la main du patient, pas d'exception.
- Je suis le docteur Montesino, je remplace le docteur Smith.
T'as l'impression de parler comme un robot, comme si récitais des phrases préconçues mais au moins, ta voix tremble pas et ta main non plus. Tu sais pas comment t'as fait mais t'as réussi à te calmer un peu. T'as toujours envie de lui sauter à la gorge pour absolument aucune autre raison que sa lycanthropie mais au moins, t'auras été poli.
- Suivez-moi.
Tu entres dans ton cabinet et ferme la porte à contre-cœur, imagine si c'est lui qui t'attaques ? Il faudrait quand même que quelqu'un sache que t'es mort et qui t'as tué. Mais bon, tu te dis d'arrêter tes conneries et tu te diriges vers ton bureau. T'ouvres le tiroir où le vieux Smith rangeait tous ses dossiers dans l'espoir de trouver celui de ton nouveau patient mais c'est un tel capharnaüm là-dedans que t'abandonnes.
Quand tu te tournes vers le garçon, tu fais bien attention à ne pas le foudroyer du regard parce que du coup, t'as pas envie de mourir et que tu les connais ces loups-garous, un regard de travers et ils montent dans les tours. Le soucis, c'est que t'es presque sûr que le patient a conscience de ton aversion pour lui, tous les gens que tu connais sont formels, tout ce que tu penses, ça transparaît sur ton visage. C'est vraiment lourd de pas pouvoir garder ses émotions en sourdine.
- Rappelez-moi pourquoi vous venez ?
Morsure de loup-garou, ça tu le sais déjà mais tu veux plus d'informations, du style où est la fameuse morsure et comment elle a évolué. T'espère que le patient va comprendre tout seul ce que tu veux dire parce que moins tu lui parleras, mieux tu te sentiras. Tu désignes en même temps la table d'examen.
- Vous pouvez vous installer.
Tu fais de ton mieux pour avoir l'air calme, serein comme tout Médicomage normal. Tu veux pas avoir l'air d'un psychopathe dont la seule envie en présence d'un lycan c'est de lui jeter un Avada Kedavra. Le pire, c'est que tu trouves ça con ta manière de réagir, le gamin n'a rien à voir avec les détraqués de la meute d'on ne sait où qui ont tué tes parents, mais t'y peux rien, c'est instinctif, dès que t'es dans la même pièce qu'un loup-garou, tu te crispe, t'as peur et t'as des envies de meurtre.
Tu prends une grande inspiration et t'arrête de réfléchir un peu parce que ça commence à être lourd toutes les analyses que tu fais de toi-même, t'es quand même pas Psychomage. Tu dois ensuite faire un effort pour avancer vers le patient parce que t'as assez perdu de temps à tergiverser et que c'est le moment de s'occuper de lui et de sa maudite blessure.
@ pyphi(lia)

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Stefan M. Moratowski
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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyLun 4 Mar - 5:27


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

J’en avais déjà marre alors que ça ne faisait que cinq minutes que je patientais dans la salle d’attente. Ma grand-mère à côté de moi essayait par tous les moyens de me calmer, de m’apaiser, je le sentais, aussi bien dans ses gestes que par mon odorat surdéveloppé. Pourtant, ma jambe continuait de battre en rythme sur le sol, trahissant ma peur et mon envie de fuir cet endroit.

Heureusement, je ne me souvenais pas de beaucoup de choses ici. Mon cerveau a eu l’extrême amabilité d’enregistrer que le côté traumatique de cet été. Des flashes s’imposèrent devant mes yeux, alors je les fermais, les rejetant loin, me concentrant sur ma grand-mère, ma tutrice, l’unique membre de ma famille qui possédait le même sang que moi. À un détail près, bien entendu. J’étais maudit. Elle ne l’était pas, bien qu’elle avait perdu autant que moi en réalité.

La pleine lune arrivait dans quelques jours, j’étais nerveux. Je n’arrivais pas à dormir correctement depuis trois jours, mes nuits étant ponctuées de cauchemars incessants. Si je n’avais pas beaucoup fermé l’œil, je savais que ma grand-mère également, car je hurlais régulièrement et elle venait, à chaque fois, me réconforter, m’apaiser, me calmer, presque exactement comme maintenant.

« Ca va aller, kochanie*. Ce n’est qu’une visite de routine.
- Je sais, grand-mère
, répondis-je calmement. »

Je n’avais pas envie de faire d’histoire, surtout entouré de patients, hommes, femmes, enfants, qui n’avaient strictement rien demandé. Mon regard était rouge, complètement éclaté par les nuits où le sommeil me quittait et par les larmes que je versais. Je soufflais par la bouche, inspirant par le nez. Mes avants-bras sur mes cuisses, on pourrait croire que je tremblotai comme un chiot devant un chien adulte alors que c’était seulement ma jambe qui bougeait. La main de ma grand-mère était sur ma nuque, puis mes cheveux, me caressant tendrement. Elle avait tenu à m’accompagner, mais nous avions convenu ensemble que je verrais le médecin seul. La secrétaire nous avait prévenus que ce ne serait pas le docteur Smith, mais nous n’avions pas changé notre stratégie pour autant. Je devais apprendre à me débrouiller moi-même, à combattre moi-même mes démons et à accepter ce que j’étais. Ma grand-mère m’avait accompagné uniquement pour que j’aie un soutien et également pour qu’elle se rassure - ça allait dans les deux sens.

Un médecin arriva et m'appela. Je jetai un coup d’œil à ma grand-mère, qui me fit un signe de tête ainsi qu’un sourire en coin, avant de nous lever en parfaite synchronisation. Je m’approchais du médecin, qui me tendit sa main, mais avant que je n’ai pu faire quoi que ce soit, ma grand-mère attrapa sa main et la serra.

« Enchantée docteur. Je suis la grand-mère de Stefan. J’espère pouvoir compter sur vous pour prendre soin de lui, dit-elle en souriant avant de se tourner vers moi, ne laissant même pas le choix de répliquer au médecin, puisqu’elle s’adressa à moi. Je t’attends dehors, comme convenu. »

Je ne pus que hocher la tête avant qu’elle m’embrasse affectueusement la joue et souhaite une bonne journée au docteur. Si on ne savait pas que ma grand-mère avait un sacré caractère, on venait d’en avoir la preuve. Cette femme savait vraiment ce qu’elle faisait et elle ne laissait pas aux autres le temps de répliquer si elle l’avait décidé ainsi.
Mes yeux se tournèrent vers l’homme en blouse blanche, acquiesçant lorsqu’il me demanda de le suivre.

« Très bien, dis-je simplement, voulant vraiment en finir rapidement. »

Nous n’avons pas besoin de faire beaucoup de mètres pour entrer dans son cabinet. Il ferma la porte et je restais au milieu de la pièce, ne sachant pas trop quoi faire. J’observais les lieux, notant qu’il y avait quelques livres, que la pièce ne sentait pas comme le reste de l’hôpital et que, visiblement, le bureau n’était pas aussi rangé qu’il devrait l’être. Le docteur Montesino referma presque rageusement le tiroir du bureau et ce fût à ce moment-là, avec l’air du geste, que je sentis une odeur totalement dérangeante. Mon loup grogna et mes poils se hérissèrent sans que je puisse y faire quoi que ce soit. La raison ? Je sentais la haine chez cet homme et je savais que ce n’était pas à cause de la poussière, mais bien à mon encontre qu’elle était dirigée.
Lorsqu’il leva les yeux vers moi, ce n’était que pour me confirmer ce que je venais de sentir. Ses yeux lançaient des éclairs et je serais probablement mort s’ils étaient équipés de baguette. Malheureusement, ça ne fit qu’augmenter la colère que j’avais en moi et encore plus lorsqu’il me posa cette question. Ma mâchoire se serra à tel point que j’avais la sensation que mes dents allaient céder, mais je réussis à me décrisper suffisamment pour lui répondre, ignorant totalement le fait que je puisse m’installer - je n’en avais pas du tout envie.

« Oh ! je ne sais pas, quel sujet voulez-vous traiter, docteur ? Le fait que j’ai découvert mon père mort, décapité ? Le fait que ma mère s’est suicidée devant mes yeux alors que je venais de me faire mordre ? Ou le fait que cette fucking morsure me brûle comme de la lave en fusion aux alentours de la pleine lune ? »

Je crachais mes paroles comme du venin. Il se foutait de moi ou quoi ? Comment pouvait-il manquer à tel point de tact ? Est-ce que j’avais voulu ça ? Est-ce que j’avais voulu devenir le monstre que j’étais ? Non ! Jamais de la vie. J’aurais préféré mourir plutôt que de vivre avec cette malédiction !

« Ou alors, on pourrait aussi parler de vous, docteur, et de votre haine profonde pour les gens comme moi. Les gens qui n’ont rien demandé et qui se retrouvent à être des fucking monstre une fois par mois. »

Je fis un pas et mes mains se retrouvèrent sur le dossier d’une chaise. Sans m’en rendre compte, je la renversais sur le côté, ne laissant plus qu’un bureau entre Montesino et moi. En voyant son expression sur son visage, je réussis à reprendre un peu contenance et à observer mon environnement. Mes mains étaient sur son bureau, ma respiration était hachée comme si j’avais couru et une chaise était renversée.
Je m’éloignais du meuble, comme si je venais de me brûler, la panique se frayant un chemin dans mon corps. Mon dos buta contre un mur et je me laissais tomber, genoux contre torse, inspirant par le nez, expirant par la bouche.


codage par LaxBilly.



* kochanie : chéri, bébé, en polonais.

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Eden Montesino
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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyLun 4 Mar - 18:09

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Show your fangs, I'll take my wand.


T'as rencontré la grand-mère du garçon quand tu es venu l'appeler pour son rendez-vous, elle t'a fait bonne impression la petite dame et t'as pas l'impression que ce soit un loup, elle, le soucis c'est que son petit-fils c'en est un et que si t'avais été à sa place, tu sais pas comment t'aurais réagi. Tu réfléchis vraiment comme un scroutt à pétard sans cœur t'en as conscience mais c'est que t'as pas encore d'enfants, t'arrives pas à imaginer à quel point on peut s'attacher à la chair de sa chair et tu sais pas non plus qu'on l'abandonnerait pour rien au monde, loup-garou ou pas.
Dans le cabinet, t'as brusquement l'impression que ta tentative de pas trop faire voir ton animosité pour le patient est un échec lamentable quand le tiroir claque un peu trop et que tu lui jettes un regard noir. Oups, t'as la sensation que t'as fait une connerie. En plus, tu t’aperçois sur le calendrier scotché au mur que la pleine lune est dans quelques jours. Bravo Eden, tu te dis, t'aurais pas pu choisir un meilleur jour pour mettre en rogne un loup.
- Oh ! je ne sais pas, quel sujet voulez-vous traiter, docteur ? Le fait que j’ai découvert mon père mort, décapité ? Le fait que ma mère s’est suicidée devant mes yeux alors que je venais de me faire mordre ? Ou le fait que cette fucking morsure me brûle comme de la lave en fusion aux alentours de la pleine lune ?
Et t'avais raison, les loups ça monte dans les tours à la moindre occasion, disons qu'en plus, tu lui en as laissé une bonne d'occasion de s'énerver. Il est quand même susceptible le gamin parce que si tu t'avais pas été tenu à une certaine politesse par ton travail, t'aurais été bien moins sympathique. Si t'avais eu le choix, t'aurais même refourgué le cas à un collègue, mais bon, le choix tu l'as pas alors tu fais comme tu peux.
- Ou alors, on pourrait aussi parler de vous, docteur, et de votre haine profonde pour les gens comme moi. Les gens qui n’ont rien demandé et qui se retrouvent à être des fucking monstre une fois par mois.
Le ton monte, il renverse une chaise et réduit l'espace entre toi et lui tellement vite que t'as même pas le temps de réagir. Quand l'information te monte au cerveau, il a les mains sur ton bureau -le bureau qui constitue d'ailleurs l'unique rempart entre l'espèce de furie et toi-. T'arrives pas à réfléchir parce que deux émotions se confrontent dans ta tête : d'abord t'as peur, vraiment peur, t'as juste l'impression que le type va te sauter à la gorge et ça te rappelle fortement une certaine scène qui s'est déroulée quelques vingt années plus tôt. Ensuite, t'es en colère, ou plutôt t'as la haine qu'on te crie dessus dans ton propre bureau et qu'on te dise à quel point t'es un salaud d'en vouloir à l'espèce lupine entière pour le crime de trois individus, parce que te dire à toi-même que t'es con c'est une chose, mais qu'on te le rappelle en est une autre et tu le supportes assez mal.
Tu te rends compte que t'es tétanisé et que tu dois avoir l'air d'une flipette à avoir peur comme ça alors que le type n'a que dix sept ans et toi trente. T'as aussi la main dans la poche de ta blouse, les doigts refermés sur ta baguette depuis que t'as eu le réflexe d'aller chercher un truc pour te défendre dès que le loup-garou a commencé à s'énerver.
- Un monstre, j'aurais pas dit mieux, tu commentes.
T'as pas parlé très fort mais t'es sur qu'il t'as entendu justement parce que c'est une créature démoniaque aux sens sure développés. Vraiment, tu détestes les loups-garous, c'est viscérale.
Et bouse d'hippogriffe, t'es docteur, tu te sermonnes mentalement. Un docteur qui dit à son patient qu'il est un monstre, tu sais que c'est pas du tout professionnel et que si ça se sait, t'auras quelques soucis en prime.
Tu vois le patient qui recule précipitamment jusqu'au mur en arrière et qui se laisse glisser sur le sol, les genoux contre la poitrine. Tu te doutes bien que c'est pas toi qui a provoqué la réaction, le plus probable c'est qu'il a pris conscience de son emportement et qu'il a eu peur de faire une bêtise, mais tu t'en fous, t'es un peu aveuglé par ta haine pour lui -quoique, c'est même pas personnel, tu le connais même pas- alors il peut bien s'en vouloir c'est pas ton problème.
Tu sors de ta cachette, aka derrière le bureau pour t'approcher un peu tout en gardant une distance raisonnable parce que tu tiens quand même à ta vie.
- C'est bon t'es calmé ?
Faire de la provocation alors qu'il a l'air prompt à réagir vivement c'est surement pas la meilleure idée que t'ais eu mais c'est quand même ton honneur qui est en jeu, c'est hors de question que le gamin sache que t'as peur de lui.
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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyMer 6 Mar - 4:09


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

Il n’avait pas fallu longtemps avant que je craque, avant que mon loup s’en mêle, avant que j’ai une bataille intérieure. Je devais avoir l’air d’un cinglé. J’en étais peut-être un, au final. Je portais déjà la casquette de monstre, je pouvais bien porter une casquette supplémentaire sans que ça ne fasse la moindre différence.

« Un monstre, j'aurais pas dit mieux. »

Ca n’en faisait aucune pour lui et pourtant, il était médecin. Il était censé m’aider. Il était censé être là pour moi. N’avait-il pas prêté serment ou une connerie dans ce genre ? Il semblerait que c’était la plus grande histoire de ma vie : je ne pouvais compter sur personne.
Certes, j’avais ma grand-mère, mais elle ne sera pas éternellement là. J’avais eu mon père, mais on l’a assassiné. Quelque part, même si elle n’avait jamais été vraiment présente pour moi, j’avais eu une mère également. Je n’avais plus de parents actuellement, mais ma grand-mère, la mère de mon père, était la figure maternelle dont j’avais besoin, hier, aujourd’hui et dont j’aurais besoin demain.

C’était pour cette raison que j’étais là, à Ste. Mangouste, pour elle. Je savais que j’avais besoin d’aide, même si je préférais me voiler la face plutôt que de voir des expressions haineuses et du dégoût sur les gens. Je me haïssais et me dégoûtais suffisamment moi-même. Mes pensées resteraient personnelles, bien entendu, inutile d’en faire part à quelqu’un, ça ne servait strictement à rien de toute façon.

Je reculais jusqu’au mur, apeuré par ce que j’étais en train de faire, apeuré par ce que j’allais faire. Il était médecin. Il était censé m’aider. Je me répétais cette phrase pour me convaincre, pour apaiser mon côté bestial, mais il semblait peu enclin à accepter ce fait irréfutable.

Inspiration.
Expiration.

La voix de ma grand-mère tournait en boucle dans ma tête. Elle était mon ancre, elle était ma lumière dans ses ténèbres. Je repensais à ce qu’elle me disait dans la salle d’attente, je ressassais ses caresses sur ma peau, mon cuir chevelu. Elle avait les mots, elle trouvait les mots, avec une telle facilité que je n’étais qu’un simple livre ouvert entre ses mains.

Inspiration.
Expiration.

Mon père n’était pas le genre d’homme qui disait qu’il vous aimait. Il le montrait. C’était amplement suffisant pour moi, surtout lorsque je n’avais que lui. Ma grand-mère, elle, s'était autre chose. Elle me le montrait, mais elle me le disait aussi, comme si ses actes n’étaient pas suffisamment parlant. Et même après ce fameux jour, même maintenant alors que j’étais devenu un loup-garou, elle me le disait et elle me le montrait. Dans mon malheur, j’étais chanceux.

« C'est bon t'es calmé ? »

La bulle se fissura, lentement, progressivement, jusqu’à se briser en un millier d’éclats. Mon souffle se coupa, mon cœur remonta le long de ma cage thoracique pour venir dans mon crâne, mes yeux s’agrandirent et mon corps se raidit. Avais-je bien entendu ?
La question repassa en boucle dans ma tête comme si c’était une blague, une hallucination même. Pourtant, c’était bien la voix du docteur que j’avais entendu.

Petit à petit, ma tête se redressa, mon front quitta mes avant-bras et mes genoux pour observer le visage de l’homme qui s’était approché de moi - gardant, tout de même, une certaine distance. Mes yeux le fixèrent, légèrement écarquillés, s’ancrant dans ceux du médecin. C’était quoi son fucking problème ?

Mon corps réagit plus vite que mon cerveau. Il se releva en moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire et se jeta sur l’homme en blouse blanche, claquant mon poing droit dans sa mâchoire.

J’avais envie de le mordre, de le bouffer, de le déchiqueter. Ma colère enveloppa mon être sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. Je n’en avais même pas conscience tellement je ne gérais plus mes gestes. J’étais en colère et je l’extériorisais… en frappant le doc’.


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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyMer 6 Mar - 16:21

&

« Show your fangs, I'll take my wand. »


T'es un bon docteur en général, t'es bienveillant, à l'écoute et sûr de toi, t'es aussi pas mauvais pour rassurer les gens, par contre, quand il s'agit de traiter un loup-garou, ça se corse, tu deviens carrément moins bon. En fait non, tu deviens le pire médecin qui existe, c'est pour ça que t'avais fait en sorte de plus t'occuper des cas comme celui de Moratowski, parce que tu sais que t'es plus du tout objectif en présence de toute créature à croc ayant un penchant pour la pleine lune et que tu fais n'importe quoi. Il va vraiment falloir qu'on te trouve un nouveau collègue avant que tu tues quelqu'un -ou que quelqu'un te tue-.
T'as conscience qu'en mettant de l'eau sur le gaz avec ta question, tu prends un risque et que tu vas surement le regretter vu comme le lycan est à fleur de peau, mais c'est plus fort que toi, tu peux pas faire taire ta rancœur pour son espèce toute entière. T'as à peine parlé que Moratowski relève lentement la tête, son regard se plante dans le tien et tu dois faire un effort pour ne pas reculer. Tu ne peux pas passer pour une mauviette, t'es déjà sûr qu'il sent ta peur en plus de ta haine alors tu ne vas pas en plus lui montrer ta faiblesse par une réaction physique.
La réaction arrive plus vite que ce que tu ne pensais, tu t'attendais bien à quelque chose mais pas à un déplacement aussi rapide. T'essaye de récupérer ta baguette dans ta blouse avant qu'il n'arrive sur toi mais t'es trop humain et lui trop loup pour que tu ne gagnes la course. Le poing que tu te prends dans la mâchoire te fait chanceler, tu manques perdre l'équilibre et te rattrape à la table d'examen.
Ça fait longtemps que tu t'étais pas battu, t'avais presque oublié à quel point ça faisait mal de se prendre un poing dans la tronche. Comme t'as pas tellement envie que ça recommence, tu te redresses et brandit ta baguette en direction de ton patient qui est plus tellement ton patient maintenant.
- Allé viens qu'est-ce-que t'attends ?
Pour le coup, on peut dire que tu te jettes dans la gueule du loup.
T'as envie de lui refaire le portrait mais ça t'inquiètes un peu de t'en prendre à un patient, t'as pas envie d'être viré de l’hôpital ni d'aller à Azkaban mais pour l'instant, t'es juste concentré sur le loup-garou et la colère sourde qui gronde en toi. Tu vas te faire massacrer par la direction quand ça se saura, t'auras même une enquête sur le dos mais bouse d'hippogriffe, en ce moment c'est le cadet de tes soucis. C'est tout de même pas ta faute si ton patient s'est aperçu que tu lui vouais une haine profonde, on pourrait même pas te reprocher de pas avoir été poli, c'est juste lui et ses sens aiguisés qui t'ont percé à jour.

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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyDim 10 Mar - 1:21


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

Je suis un Moratowski. Mon nom de famille était le reflet de plusieurs générations de chasseurs polonais qui, en dépit du sang-pur dilué au fur et à mesure, n’avait pas perdu une once de pouvoir en Pologne. Être chasseur n’était pas quelque chose de forcément bien vu, surtout en Angleterre, mais j’étais fier de mes origines et j’étais fier - et chanceux - d’avoir eu un tel père.

J’avais à peine cinq ans que j’avais déjà commencé une formation pour reprendre le flambeau, comme le voulait la tradition familiale. À six, j’apprenais à me battre au corps à corps et l’année suivante, avec des armes. Depuis, je m’entraînais quotidiennement jusqu’à ce que j’entre à Poudlard. Mes entraînements étaient plus espacés, mais ils n’étaient pas moins intensifs.

Néanmoins, la colère avait pris possession de moi et quelque part, dans ma tête, je me battais avec mon loup. Dans un certain sens, j’étais en pilote automatique, animé par un sentiment très fort et que je n’arrivais pas à contrôler.
Un grognement rauque secoua ma cage thoracique. Si je ne l’avais pas entendu, je n’aurais pas pu dire qu’il venait de moi - j’aurais même affirmé qu’il venait d’un animal. Mes pupilles étaient forcément dilatées et ma respiration ne plus en plus rapide.

« Allez viens qu'est-ce que t'attends ? »

Malgré la baguette tendue vers moi, mon cerveau ne réagit pas. Aucun signal me disant que c’était une dangereuse idée de faire le moindre mouvement me parvint. À aucun moment, cela me fit reprendre mes esprits. Bien sûr que non !
D’un mouvement fluide et vif, j’écartais son bras tendu vers moi. Je me baissais, utilisant ma force et la technique pour lui faire un croche-pied, le faisant tomber sur le dos. Mes oreilles entendirent le bruit caractéristique d’une baguette magique qui tombe, mais mon regard était rivé sur ce visage effrayé et transpirant d’une peur incrustée depuis des années. Mes poils se hérissèrent sur mes bras, puis le long de mon corps, remontant agréablement ma nuque.

Cette position de soumission gonflait l’ego bestial en moi. Je n’étais pas quelqu’un de relativement dominateur pourtant et je n’avais rien d’un futur Alpha. Oh non ! J’en étais bien loin et cela ne m’intéressait pas. Je n’étais qu’un loup-garou sans meute pour le moment de toute façon. Inutile de s’inventer des grades.

Pour en revenir à l’instant présent, je me penchais sur le médecin, mes jambes coinçant ses hanches, mon visage se rapprochant du sien, reniflant toutes les odeurs que je pouvais percevoir de manière bruyante. Le bout de mon nez frôla par moment sa peau et je voulus goûter cette chair tendre.

« J’ai envie d’vous bouffer, doc', déclarai-je d’une voix rauque, qui n’était plus vraiment la mienne, mais qui l’était toujours - chose perturbante, mais qui ne me fit pas prendre conscience de la situation pour autant. »

Ma langue s’aventura le long de sa mâchoire, descendant sur son cou. Le goût était grisant, indescriptible et mes dents n’attendaient plus qu’un signal pour se planter dedans. Un grognement sourd résonna et, sans que je ne comprenne vraiment, je fus projeté loin du médecin… de ma proie...


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Eden Montesino
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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyDim 10 Mar - 13:34

&

« Show your fangs, I'll take my wand. »


Oh bordel, elle t'es venue d'où la somptueuse idée de lui dire ça ? Mais t'es provocateur, c'est dans ta nature, tu supportes pas d'être en position de faiblesse alors quand ça arrive, tu fais en sorte d'inverser la tendance en adoptant une attitude hautaine. C'est jamais vraiment une bonne idée, ça tourne toujours au vinaigre et tu te fous dans des situations pas possibles, mais au moins, t'auras eu le mérite de pas te laisser faire.
En tout cas, face au loup-garou dont les pupilles mesurent désormais un diamètre record et dont la cage thoracique se soulève à un rythme impressionnant, t'as beau essayer de faire le malin, tu sens bien que la situation t'échappes, que t'es dans la m*rde jusqu'au cou et que si personne rentres par miracle dans la pièce, tes chances de te faire croquer vivant sont de onze sur un échelle de dix. Le grognement sourd et animal qu'émet Moratowski te fait reculer d'un pas, tu ressers ta prise sur ta baguette à l'en faire craquer. T'es mort, t'es totalement mort. T'as une sueur froide quand tu penses que si ça se trouve, c'est même pas la mort qui t'attends mais une morsure, et ça c'est encore pire. Toi un loup-garou ? Jamais.
Tu t'apprêtes à lancer un sort informulé parce que tu t'es entraîné à ça mais t'es encore pris de vitesse par le type aux déplacements supersoniques. Un éclair de lumière rouge jaillit de ta baguette mais au lieu d'attendre sa cible, il frappe le mur d'en face quand Moratowski dégage ton bras d'un geste que tu vois pas venir.
Ça fait un grand boum quand tu t'écrases sur le sol tellement fort que ça te coupe momentanément la respiration. T'as le cœur qui bat à mille à l'heure et le sang qui bat dans tes oreilles en faisant un boucan infernal. Dans ta chute, t'as lâché ta baguette. D'un coup d’œil, tu la vois à deux mètres de ta main, tellement près et pourtant tellement loin. Tu tends le bras pour la récupérer mais tu te retrouves coincé sous le poids de Moratowski. Tu croises son regard, beaucoup trop satisfait qu'il est de t'avoir à sa merci. T'as assez lu sur les loups-garous pour savoir que non seulement il sent ta peur mais qu'en plus il s'en délecte, t'es même persuadé que ça attise son instinct de chasseur. Si ça se trouve, t'aurais pas dégagé une odeur de panique, il t'aurait laissé tranquille. C'est pas possible, comment t'as fait pour te mettre dans une telle m*rde déjà ?
- J’ai envie d’vous bouffer, doc'
T'étais déjà pas bien serein d'être écrasé par un loup-garou mais alors là, ton cœur rate carrément un battement. Pas ça pas ça pas ça. C'est genre ta pire phobie parce que de un t'as pas envie de mourir et de deux, entre les crocs d'un monstre comme lui encore moins. Tu regardes encore ta baguette. Elle est pas si loin que ça finalement, il suffirait que tu te déplaces un peu puis que tu tendes le bras et tu l'aurais. Faut savoir que t'es plutôt grand et fort, tu peux le faire, suffit de dégager le loup qui t'immobilises. Tu te débats, t'arrives finalement à t'extirper de sa poigne assez pour que tes doigts touchent enfin la surface salvatrice du bois d'aubépine qui compose ta baguette.
Soudain tu te figes quand un truc visqueux entre en contact avec ta mâchoire et glisse sur ton cou. Là c'est fini, tu paniques totalement. T'as l'impression d'être léché par un chien sauf qu'un chien, il aurait pas voulu te bouffer et qu'il ferait ça pour exprimer de l'affection, pas pour te goûter. Tu te sens défaillir tellement t'es mort de peur et que les pensées se bousculent dans ta tête. Mourir ou devenir un loup-garou ? Ni l'un ni l'autre t'as envie de dire mais est-ce-que t'as le choix, telle est la question. Et puis t'es encore en train de lutter pour récupérer ta baguette parce qu'à chaque fois que tu la touches, elle roule et se met hors de ta portée. Foutue baguette, pile quand on en a besoin, elle se fait désirer. Et soudain, victoire, tu la choppes. T'as le souffle chaud du loup-garou sur ta gorge, t'as le visage moite de transpiration et un rythme cardiaque proche de la tachycardie mais Merlin, Morgan et tous les sorciers du monde soient loués, t'es enfin en possession de ta baguette. Tu brandis ton arme et lances un Expulso muet. Quand le poids qui te maintenait au sol quitte enfin ton torse, tu te redresses, haletant, le cœur qui bat si fort que t'as l'impression qu'il cherche à quitter ta poitrine. T'étais à deux doigts de finir en casse-croûte mais te voilà débarrassé, pour un petit temps de la sale bestiole qui voulait te croquer.
T'as la main qui tremble comme une feuille quand tu pointes ta baguette sur le loup-garou.
- Reste au sol, c'est un conseil, tu dis d'une voix nettement moins assurée que tu l'avais espéré.
Ça recommencera pas, hors de question que tu le laisses encore un fois prendre l'avantage sur toi. Tu veux pas mourir, pas entre les mains d'un loup-garou en tout cas alors s'il le faut, c'est toi qui le tuera. Ce serait que de la légitime défense après tout, toi t'as pas cherché à l'assassiner, c'est lui qui t'as sauté dessus et qui t'as goûté pour être sûr que tu sois comestible. En plus, il pourrait même s'estimer heureux si tu le tuais, tu le libérerais de sa malédiction, c'est gentil ça, c'est un acte altruiste. Tu te mettrais du sang sur les mains pour qu'il arrête de devenir un monstre ... Et m*rde qu'est-ce-que tu racontes. Le tuer c'est s'assurer un allé direct en prison et une peine beaucoup trop longue que tu veux pas purger mais comment tu vas faire s'il t'attaque encore ? Tu peux décemment pas te laisser mordre, ou tuer. Il aurait pas pu choisir une autre victime d'ailleurs? Quelqu'un de méchant, un danger public ou un salaud, pas que t'en es pas un mais quand même, t'es pas mauvais, t'as jamais fait de mal à personne et à part souhaiter la mort aux loups-garous, t'as que rarement eu des pensées comme ça.

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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyLun 11 Mar - 5:03


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

Un loup-garou peut se transformer uniquement lors des nuits de pleines lunes. Cela arrive tous les vingt jours environ, soit une fois par moi. Je le savais, c’était parfaitement connu, mais ce qu’on ne savait pas, c’était que la partie animale pouvait parfois dominer la partie humaine. J’en faisais actuellement les frais. Je n’étais pas quelqu’un de violent, loin de là, même si j’avais appris à me battre en même temps qu’écrire.

À l’époque, je voulais juste un moyen pour me rapprocher de mon père, le seul parent que j’avais réellement, car ma mère travaillait continuellement et elle brillait par son absence. Même si mon père m’avait toujours dit qu’elle m’aimait à sa façon, je savais qu’il n’en était rien. Elle n’avait pas la fibre maternelle.
Plus tard, ma grand-mère m’avoua que c’était l’ironie de la vie : mon père était quelqu’un d’intransigeant, à l’image des Moratowski, froid et solitaire tandis que ma mère était souriante, charmante et bienveillante. Lorsque je suis né, la véritable âme de mes parents a pris le dessus sur leur comédie. Mon père était quelqu’un de juste, de loyal, prônant la perfection. Il était très exigeant avec les autres et encore plus avec lui-même. Ma mère était en réalité avide de savoir, d’avoir une carrière, d’avoir une vie professionnelle qui lui permettrait d’obtenir la gloire. Ma grand-mère m’a dit que c’était l’amour qui avait changé son fils et qui lui avait fait découvrir sa véritable nature.

Cependant, je ne pouvais pas me raccrocher à ce sentiment. Je ne le connaissais même pas ! J’aimais ma grand-mère, profondément et inconditionnellement, mais ça ne faisait rien, ça ne changeait rien, car j’étais un monstre désormais. J’avais deux personnalités qui étaient régulièrement en conflit et qui cessaient de se faire la guerre lorsque je dormais.
Là, c’était mon côté lupin qui parlait, mon côté lupin qui agissait. Stefan était quelque part, pas loin, mais pas encore suffisamment proche pour ressortir.

Je fus projeté à plusieurs mètres du médecin par je-ne-savais-quoi. Ma tête cogna contre un meuble, me provoquant une douleur vive à m’en faire voir des étoiles. Mes yeux se fermèrent sous le choc et je grognais de douleur, chancelant en essayant de me redresser - au moins en position assise.

Ce fut à ce moment-là que je sentis le sang - le mien. J’observais les quelques gouttes rouge sur le meuble avant de poser doucement mes doigts sur mon crâne, grimaçant lorsque je touchais finalement mon cuir chevelu. Qu’est-ce que c’était que ce bordel ?

« Reste au sol, c'est un conseil, me dit le docteur. »

Mon visage se tourna vers lui, mon regard s’agrandissant lorsque je vis sa baguette tendue vers moi. C’était quoi son problème ?

« Vous êtes cinglé de m’attraquer comme ça ? criai-je, ne comprenant pas pourquoi je me retrouvais dans cette position. »

À peine avais-je fini ma question que je me figeai. Des flash passèrent devant mes yeux, flous parfois, mais suffisamment clairs pour que je comprenne que j’avais perdu le contrôle. Je jurai de tous les noms intérieurement, grimaçant, comprenant que j’avais totalement merdé.

Une peur viscérale me prit soudainement, faisant reculer mon corps jusqu’au meuble pour que mon dos puisse s’y adosser. J’avais attaqué quelqu’un, j’allais être menotté et on allait m’envoyer en prison ! bouse d'hippogriffe ! J’allais être enfermé ! Hors de question ! Non ! Pitié ! Pas ça !
Alors que mes pensées se bousculèrent dans mon esprit, je me pris doucement la tête entre mes mains, deux larmes coulant le long de mes joues.

« Pitié… Ne m’enfermez pas…, murmurai-je. »


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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyLun 11 Mar - 17:41

&

« Show your fang, I'll take my wand. »


T'en sais des choses sur les créatures, t'as passé plus de la moitié de ta vie à te renseigner sur elles, leur mode de vie, leur régime alimentaire, et t'as beau haïr les lycans de tout ton être, ils ne font pas exception à la règle. T'as lu des livres pas mal à leur sujet, des témoignages de loups-garous qui avouaient perdre le contrôle même hors des nuits de pleine lune. Ça a totalement confirmé ce que tu pensais, des vrais dangers publics ces bêtes là, parce que en plus d'être irritables, elles sont agressives et leur part humaine peut fondre comme neige au soleil. T'aurais préféré ne jamais en faire les frais de cette irascibilité lupine mais bon, au moins t'y a survécu.
Quand tu te relèves, baguette en main, Moratowski a déjà les fesses par terre. Il a aussi heurté le bureau qui a reculé en grinçant sous le choc. Faut croire que t'y est pas allé mollo dans ton sort, mais c'est pas ta faute, t'as eu peur, t'avais quand même la bestiole qui envisageait toutes les manières de te manger perchée sur ton ventre.
Tu le vois porter une main à sa tête y trouver du sang. M*rde, t'as blessé le patient, ça c'était pas prévu.
- Vous êtes cinglé de m’attraquer comme ça ? qu'il crie.
Alors là c'est l’hôpital qui se fout de la charité. Bon, on va dire que t'as lancé les hostilités en le regardant de travers mais le premier qui a attaqué, c'est lui. T'ouvres la bouche pour lui répondre que comment ça c'est toi qui est cinglé, c'est lui le détraqué qui a voulu te bouffer, mais son visage commence à se décomposer à vue d’œil. Parfait, il a comprit tout seul.
Tu te sens beaucoup moins en danger quand il recule contre le bureau et cache son visage entre ses mains. Et m*rde encore des pleurs. En ce moment t'es abonné à deux trucs : la lycanthropie et les larmes, une vrai malédiction, à croire que le destin est contre toi et t'imposes les trucs que tu détestes.
Et qu'est-ce-que tu peux faire maintenant ? Tu peux décemment pas lui jeter un sort alors qu'il est à terre, recroquevillé dans son coin, t'es pas un monstre non plus, mais est-ce-que c'est une bonne idée de le laisser partir alors qu'il vient de montrer qu'il peut attaquer quelqu'un ? T'es sorti de tes pensées par sa voix:
- Pitié… Ne m’enfermez pas…
Roh et puis tu sais pas quoi faire. Tu veux pas l'avouer mais il te fait un peu de la peine à avoir l'air d'amèrement regretter ses actes, ou plutôt, à avoir peur de finir muselé dans une cage. Toi non plus t'aimerais pas être enfermé. T'hésites.
Tu finis par baisser ta baguette, tu penses plus en avoir besoin pour l'instant, mais comme on sait jamais, tu la gardes quand même en main.
- Tu m'aurais tué ? tu demandes d'un ton sec.
T'as que moyennement envie de connaître la réponse parce que si c'est oui, ça veut dire que si ta baguette avait fait un peu plus la maline à te filer entre les doigts, bah tu serais mort et ça c'est une perspective étrange. D'ailleurs, tu notes dans un coin de ton esprit que choc à la tête entraîne un retour à l'état conscient du loup-garou, ça peut toujours être utile pour plus tard.
En attendant, tu l'observes avec attention, juste au cas où il lui prendrait l'envie de se relever et de te sauter dessus. Nan franchement tu sais pas quoi faire, t'as des raisons valables de le signaler au ministère ou à n'importe qui pour le faire arrêter mais t'es pas la guestapo non plus. Ou alors tu peux le laisser filer avec la perspective qu'il recommence, quoique, il y a peu de chance qu'il tombe sur quelqu'un d'autre avec un contentieux comme le tient avec les lycans, ça veut dire que techniquement, il ne va surement pas recroiser qui que ce soit pour lui jeter un regard en biais et s'attirer ses foudres. Mais il pourrait quand même attaquer quelqu'un pour d'autres raisons du style bousculade malvenue ou petite prise de tête avec une personne lambda.
Tu sais très bien que c'est parce que t'as la haine contre son espèce que tu te poses la question, n'importe quel autre médecin aurait laissé passer, juste pour ne pas se retrouver mêlé à une enquête au moins. C'est une bonne idée ça d'ailleurs, oui, tu vas faire ça.
Tu secoues la tête avec dépit.
- C'est bon arrête je vais pas te faire enfermer, tu grognes, de mauvaise foi.

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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyJeu 14 Mar - 5:10


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

J’étais en train de devenir cinglé. Il n’y avait pas d’autre terme. En plus d’être un loup-garou, je devenais fou. Mes pensées étaient aussi mixées que les ingrédients d’un milk-shake et toutes aussi floues. Je distinguais de plus en plus la clarté du moment au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient, mais réfléchir était tout simplement impossible. Un mal de crâne grandissait dans ma tête, me faisant de plus en plus croire que mon cœur avait migré à la place de mon cerveau.

Des larmes tentaient de couler sur mon visage, une fois encore, mais mes mains les essuyèrent avant qu’elles ne fassent trop de chemin. Qu’est-ce que c’était que ça encore ?! Je jurai intérieurement, rageusement, en colère contre cette partie de moi qui montrait mon côté sentimentale - et qui faisait naître un côté pleurnichard qui ne me ressemblait pas. Foutu loup !
La seule fois où j’avais pleuré dans ma vie, longtemps, au point de ne plus avoir de liquide lacrymal en réserve, c’était lorsque j’avais découvert le cadavre de mon paternel. J’avais hurlé à m’en déchirer les cordes vocales, mais pas suffisamment, car j’avais hurlé à pleins poumons pour appeler à l’aide. Lucian était arrivé et je m’étais évanoui comme un fragile dans ses bras. De toutes les choses que j’aurais pu avoir, je m’étais évanoui non pas à cause de la fatigue, mais à cause d’une insolation. La honte. Vraiment.

Ravalant les larmes qui voulaient vraiment quitter mon corps, je reniflais bruyamment en entendant la question du médecin. Si j’avais voulu le tuer ? Non. Peut-être. Je ne savais pas moi-même.

Menteur.


Je fermais fortement les yeux pour chasser cette foutue voix. Ce n’était pas le moment de te pointer !

« J’aurais surtout pu vous blesser, croassai-je, misérablement d’après moi. »

Rien que le fait de tuer quelqu’un me rendait malade. C’était ma plus grande peur, mon épouventard : avoir du sang sur les mains, dans la bouche, partout sur moi, et un cadavre à mes pieds. Le tout, sous un ciel éclairé par une lune pleine. Le cauchemar. L’enfer. Un nouveau frisson me parcourra, non pas de froid ni de peur, mais d’angoisse.
Chassant mes pensées une nouvelle fois, je me redressai prudemment, m’aidant du meuble. Le médecin me dit qu’il n’allait pas m’enfermer et je ne pus retenir un soupir de soulagement. Merci par Merlin…

« Merci, murmurai-je en fermant quelques secondes les yeux, ces derniers rivés sur le sol, avant de redresser mon visage vers l’homme en blouse blanche et de répéter encore une fois ce simple mot, sans pour autant élever la voix. »

Dans ma tête, une bataille était gagnée, mais pas la guerre. Cependant, c’était toujours mieux que rien. Une main se leva, se plaçant sur ma nuque pour la masser. Mes muscles étaient tendus comme des arbalètes…

« Est-ce que vous voulez toujours m’ausculter ? finis-je par demander, jetant un coup d’œil à la table d'auscultation à l’autre bout de la pièce. »


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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyJeu 14 Mar - 18:36

&

« Show your fangs, I'll take my wand. »


C'est fou ce que tu détestes les gens qui pleurent -enfin non, pas eux mais les larmes- tu te sens con quand ça arrive parce que t'es là à réfléchir à un truc à dire ou à faire dans de telles circonstances sauf que t'as jamais aucune idée. Du coup tu fais rien, t'attends que les larmes se tarissent toute seule en te balançant d'une jambe sur l'autre parce que t'es mal à l'aise. Là t'as un peu plus de chance, de un t'as aucune raison valable de le consoler et de deux, il se débrouille tout seul pour essuyer ses yeux et se calmer. Parfait.
- J’aurais surtout pu vous blesser.
T'es pas très convaincu, lui-même n'a pas l'air certain de ce qu'il avance. Niquel. Tu restes immobile quand il se relève avec une certaine difficulté qui te fait te demander si t'as pas vraiment abusé avec ton Expulso. Et si tu lui avais provoqué un traumatisme crânien ? Ce serait franchement pas une bonne nouvelle, ça impliquerait qu'il revienne te voir en plus. Non non, tu veux pas qu'il ait un trauma crânien, tu croises les doigts pour que tout ailles bien dans sa tête.
- Merci, il dit deux fois, la première si bas que tu l'entends à peine et la deuxième un peu plus fort.
Tu décides que vu son comportement, t'es plus en danger immédiat alors, tu ranges ta baguette dans ta blouse. Bon, t'irais quand même pas jusqu'à t'approcher mais au moins tu te sens plus trop menacé.
- Ouais ouais, tu marmonnes.
Excuse ou pas, t'as bien cru que t'allais y passer. T'es du genre rancunier en plus alors même si tu reconnais que t'y es pas pour rien dans l'attaque, t'es pas prêt d'oublier ça.
- Est-ce que vous voulez toujours m’ausculter ?
Clairement pas. Est-ce-que t'as le choix par contre ? Bah non tu l'as pas, c'est pas une question de volonté, t'es pas payé pour glander ou pour faire des manières alors loup-garou ou pas, même si t'as autant envie de t'occuper de lui que de sauter sous un bus, tu vas l'ausculter.
T'as tellement pas envie de t'approcher de lui que tu mets du temps à répondre. En attendant, pendant que tu te demandes si t'es réticent à bouger à cause de la peur ou de la rancœur, tu fais bouger ta mâchoire et tu constates qu'il t'a pas loupé parce que t'as mal. On dirait que t'as gagné un hématome, ça t'apprendras à mal regarder tes patients.
Allé Eden, il attend, tu te dis. Tu montres la table d'examen du menton même s'il vient juste d'y jeter un coup d’œil.
- Installes-toi, tu dis d'une voix monocorde.
Tu serres et desserres les dents compulsivement. T'en es venu à la conclusion que t'as peut-être du ressentiment pour lui mais que c'est surtout peur que t'as. Limite tu te ferais pitié à trembler comme une feuille devant un loup-garou qui n'est en soi qu'un gamin de dix-sept ans mais la peur ça se contrôle pas trop comme émotion et t'as beau essayer de prendre sur toi, t'appréhendes de t'approcher de lui. C'est vraiment déraisonnable en plus parce que tu doutes qu'après avoir failli te croquer, il ait encore envie de te sauter dessus mais vraiment, t'as juste peur. Ça devient une phobie le truc, va falloir que tu penses à le soigner.
En le surveillant du coin de l’œil, tu rassembles du matériel qui traîne un peu partout -à ajouter à la to do list, ranger le cabinet- et te diriges vers la table d'examen.
T'es pas en danger tu te dis, y'a pas moyen qu'il recommence, il veut pas être muselé. De toute façon, t'as bien vu que t'arrivais à te défendre, t'as pas non plus trop peiné à te débarrasser de lui tout à l'heure. T'es un pro Eden, tu t'exhortes, c'est une consultation comme une autre, aucun risque.

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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyMer 20 Mar - 5:51


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

J’ai vraiment du mal à émerger. Je me sens mal, dans tous les sens du terme. J’ai tantôt l’impression d’être un étranger à mon propre corps et tantôt moi-même, avec un léger problème au niveau caractériel - je ne peux pas nier que j’ai des tendances lunatiques. Cependant, ça ne change pas le fait que je me sente comme une m*rd* à l’heure actuelle, dans un corps qui ne devient plus le mien au fur et à mesure. Je me sentis tellement mal dans ma peau que les larmes menaçaient de couler à nouveau, mais je les ravalais. J’avais suffisamment montré mes faiblesses, par Merlin ! Je ne devais pas me laisser aller comme ça, je devais être un homme, enfin, en être un. Ma grand-mère comptait sur moi, je voulais être la personne sur laquelle elle pouvait se reposer. J’étais, après tout, l’héritier Moratowski. Je devais me tenir sur mes deux jambes et affronter la vie, affronter mes problèmes, affronter mes démons.

J’inspirai un grand coup, mes yeux de nouveau secs, mais certainement plus rouges qu’ils ne l’étaient de base - il fallait vraiment que je trouve le sommeil. Lentement, je me redressai, sans tourner mon regard vers le médecin, notant quand même qu’il restait à bonne distance. Ma tête me lançait comme pas possible, à telle point que ça me rappelait ma première cuite. Je fermai fortement les yeux pour faire passer cela et me dirigeai d’un pas chancelant vers la table d’auscultation. Je retirai ma veste de mes épaules, la jetant sur la seule chaise en face du bureau du médecin - qui servait pour les patients - qui était encore debout. Mon tee-shirt passa sur ma tête d’un mouvement fluide des épaules. Je le tâchais de sang et grimaçais. Je ne m’étais vraiment pas loupé !

Hésitant quelques secondes, qui me parurent longues, je retirai finalement mes colliers en cuir autour de mon cou. C’étaient les seules choses qui me restaient de mon père. Son seul héritage. Je les adorais déjà lorsque j’étais gosse, je les aimais encore plus à présent.
Je tournai enfin les talons et m’allongeais sur le fauteuil, grimaçant lorsque ma tête se posa sur la surface lisse. Mon regard fixait le plafond comme si c’était la chose la plus incroyable, une nouvelle fascination, alors qu’elle était juste comme le reste de la pièce, voire même plus moche.

« Si vous préférez m’attacher pour vous sentir plus en sécurité… vous pouvez, déclarai-je d’une voix calme, plate, presque comme si j’annonçais qu’il faisait beau aujourd’hui. »

Je sentais sa peur, sa méfiance, et le fait qu’il reste à bonne distance était suffisamment évocateur. Il n’était pas le seul, loin de là, à préférer être ailleurs qu’ici, donc je pouvais concevoir que ce n’était pas évident de faire son boulot. Néanmoins, il était médicomage, non ? Il n’avait pas le devoir de soigner tout le monde sans distinction ni discrimination ?

« Vous voulez peut-être que je me mette sur le côté ? demandai-je. »

Ma morsure était sur mon épaule gauche, les marques de crocs sur ma clavicule, mon épaule et frôlant presque mon omoplate. Elle me faisait mal souvent, me brûlait, et j’en venais à me demander si ça ne venait tout simplement pas de ma tête.


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Eden Montesino
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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyMer 20 Mar - 14:41

&

« Show your fangs, I'll take my wand.»


Tu réussis à mettre la main sur un stéthoscope et un tensiomètre, techniquement, t'auras besoin de rien d'autre vu que c'est qu'un contrôle de routine et que sa blessure remonte à deux mois. Ah si maintenant que t'y penses, t'auras besoin de nettoyer sa plaie à la tête vu que tu l'as projeté contre un meuble. Franchement pas malin pour un médecin de blesser son patient, en plus, tu te rajoutes du travail.
Pendant que tu prends du désinfectant et que t'apportes ce dont t'as besoin vers la table d'examen, tu jettes un coup d’œil vers Moratowski qui se dénude. Il a l'air d'hésiter quand il ne porte plus que deux colliers autour du cou mais fini par les enlever. Comme il grimace en posant la tête sur le dossier de la table, tu te dis que t'as vraiment fait le con sur ce coup là. Non sérieusement, t'as pas signé pour ça, t'es devenu Médicomage pour soigner les gens, certainement pas pour leur ouvrir crâne. Tu te sens un peu coupable du coup, même si c'est qu'un loup-garou et que c'est lui qui l'a cherché en attaquant.
- Si vous préférez m’attacher pour vous sentir plus en sécurité… vous pouvez.
C'est qu'il va te faire pleurer le bougre, bientôt tu vas en venir à te noyer dans les remords pour un truc que t'as fait en te protégeant. Tu secoues la tête sans le quitter des yeux.
- Ça dépend, tu réponds. T'envisages encore d'me bouffer ?
T'as dit ça sur un ton sarcastique parce que c'est pas une question sérieuse. Tu vois bien qu'il s'est calmé et si tu te sentais encore menacé, tu serais pas à côté de lui à te préparer à le soigner. T'es pas non plus cent pour cent confiant sur ce coup là parce que c'est quand même un loup-garou que t'as devant toi, mais t'es plus un gamin, t'arrives à mettre tes sentiments de côté et t'es capable de faire ton travail correctement.
Tu commences par prendre ton stéthoscope, contrôle le rythme cardiaque, les voies respiratoires juste au cas où puis tu passes au tensiomètre. Tu trouves rien de franchement anormal à part une tension élevée mais vu que c'est bientôt la pleine lune, tu mets ça sur le dos des cycles de l'astre.
- Vous voulez peut-être que je me mette sur le côté ? il demande.
Tu défais le brassard de l'appareil et le pose plus loin avant d'acquiescer.
- Ouais.
T'es content, si on oublie le petit incident arrivé en début de consultation, ça se passe plutôt bien finalement, et t'as même plus trop envie de l'assommer avec la première chose qui te tombe sous la main. C'est bon signe.


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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyLun 1 Avr - 5:26


@Eden Montesino & Stefan

Show your fangs, I'll take my wand

Je n’avais pas vraiment l’habitude de mes sauts d’humeur. C’était encore nouveau, même si ça faisait quelques mois désormais, je n’arrivais pas à me faire à l’idée que je n’étais plus réellement moi-même. J’avais changé, quelque chose était en moi à présent et je pouvais me battre contre cela de toutes mes forces, ça ne changeait strictement rien. J’étais un loup-garou, mi-homme, mi-loup, et ce côté lupin n’était pas aussi doux qu’un chaton. C’était un vrai loup, lunatique, montrant les crocs, attaquant dès qu’il se sentait menacé. C’était épuisant. Et si ça l’était pour moi, je ne pouvais même pas imaginer pour les autres !

Tranquillement, je me déshabillais, dos tourné au médicomage. Je n’étais pas pudique, mais j’avais quand même besoin de souffler un peu, de dire les choses sans le regarder dans les yeux. Je n’étais pas lâche, c’était une prévention. Il suffisait d’un regard pour que mon nez se mette à renifler comme un chien de chasse - une perception accrue en plus - et je pouvais de nouveau me battre avec moi-même pour ne pas déraper.
Je serrais quelques secondes les colliers de mon père dans la paume de ma main avant de les poser délicatement. Je tentais de détendre l’atmosphère, tout en gardant un côté sérieux dans ma demande - j’avais quand même attaqué un médecin ! Sa réponse me fit sourire en coin et je ne pus retenir un pouffement amusé. Ni mes mots d’ailleurs.

« Tout dépend du contexte, j’ai envie de dire. »

Le ton était enjôleur, presque malicieux. Il était tenu au secret professionnel, non ? Je pouvais lui sortir ce genre de chose sans qu’il le répète, n’est-ce pas ? Et puis, même si ce n’était pas le cas, qu’est-ce que ça faisait ? Rien, hormis passer un bon coup de pommade sur les événements précédents.
Bon, j’admettais que c’était totalement tendancieux comme remarque… mais j’en avais rien à foutre. Mon sourire en coin le montrait. J’assumais et de toute façon, je n’allais rien lui faire - et lui non plus outre m’ausculter.
Je frissonnais lorsque le bout de ses doigts puis, ses mains, me touchèrent. Sa peau était froide ! Je ne pus retenir les frissons le long de mon corps, mais je réussis à ne pas trop sursauter. C’était déjà ça.

Comme il me le confirmait, je me tournais pour qu’il puisse voir ma plaie au niveau de la tête. Je devais être en train de cicatriser, car je sentais quelques picotements dans mon cuir chevelu… Manquerait plus que je garde des échardes de cette auscultation !

« Et vous pouvez faire quelque chose pour mes cauchemars ? demandai-je, presque timidement, contrastant radicalement avec mon attitude précédente, mes yeux fixés sur le mur non loin. »


codage par LaxBilly.

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MessageSujet: Re: « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan.   « Show your fangs, I'll take my wand » || Eden, Stefan. EmptyLun 1 Avr - 18:43

&

« Show your fangs, I'll take my wand. »


Tu le surveilles du coin de l’œil. C'est pas le tout qu'il est l'air calmé, faut que t'en sois sûr à 100%, sinon tu vas continuer de psychoter. Tu lui demandes s'il a encore envie de te mordre plus pour le principe que par réelle crainte et t'attends la réponse avec une pointe d'appréhension parce que tu peux pas t'empêcher de penser qu'il y a une infime possibilité qu'il dise oui.
- Tout dépend du contexte, j’ai envie de dire.
C'est bien, ça l'amuse, toi beaucoup moins, tu te forces même pas à sourire. Tu veux bien être gentil mais y'a des limites, c'est un loup-garou quand même. Tu te demandes si y'a pas un sous-entendu dans sa réponse, mais comme tu le comprends pas, t'ignores.
Tu fais les gestes répétitifs d'auscultation de base. Tu fais comme si tu voyais pas qu'il frisonne quand tu le touches -faut croire que t'as les mains froides- puis tu t'écartes quand il se tourne pour dégager sa tête et sa morsure. Il suffit que tu vois la blessure que tu lui as faite pour que le médecin en toi se remette à culpabiliser. T'arrives pas à t'y faire à l'idée que tu l'as blessé, t'as beau te répéter que c'était de la légitime défense, ça te met mal d'avoir fait ça. Par contre, t'as l'impression que la plaie cicatrise, t'es d'abord surpris puis tu te souviens. Évidemment, loup-garou, régénérescence tout ça. Au final c'était pas si grave, il s'en remet déjà. Pour le principe, tu désinfectes la blessure la plus récente, puis tu jettes un coup d’œil à l'ancienne. Celle-là tu peux rien y faire, elle remonte à plusieurs mois et dans tous les cas, elle a déjà fait son effet en le transformant. Voilà, t'en as finis avec le loup-garou.
- Et vous pouvez faire quelque chose pour mes cauchemars ?
Le ton qu'il emploie et la mention de cauchemars te rappelle que c'est juste un gamin et que la lycanthropie lui est tombée dessus contre sa volonté. Allé hop, la culpabilité le retour. Tu sers les dents par réflexe.
- Quel genre de cauchemars ? tu demandes. Si c'est des trucs débiles à base de monstres, j'te conseille l'homéopathie. Si c'est des cauchemars récurrents et vraiment flippants, là j'peux te prescrire une potion de sommeil sans rêve.
T'as toujours beaucoup de tact, même si tu le faisais exprès tu pourrais pas faire aussi con comme réponse. C'est que t'es nerveux à te retrouver enfermé dans la même pièce qu'un loup-garou, calme ou pas, t'as quand même le rythme cardiaque qui s'accélère et l'angoisse de te faire attaquer.
D'ailleurs, tu te rends compte que t'as parlé d'homéopathie alors que tu sais pas si c'est utilisé chez les sorciers. Si c'est pas le cas et qu'il connait pas la vie moldue, il va te prendre pour un fou c'est sûr, mais c'est le cadet de tes soucis.

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