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 il est des secrets gardés par la lune (chardonis)

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MessageSujet: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Mar 30 Aoû - 20:22

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Il avait fermé Zonko pour l'après-midi, exceptionnellement. Cela n'avait étonné personne au village de Pré-au-Lard, parce que durant les cinq dernières années ils étaient nombreux a avoir compris que cette date-là était particulière pour le propriétaire des lieux. Tous les 30 Janvier, il fermait Zonko pour l'après-midi, et le matin il était taciturne, et morose, souriant par habitude et ne parlant pas autant qu'il l'aurait dût. Il n'avait dit à personne ce que cette date-là signifiait, et personne ne se sentait assez proche de lui pour le lui demander. Ou alors assez inhumain, sentant bien que Charlie avait du mal à en parler, et qu'il ne pourrait pas le faire sans s'effondrer. Comme tous les ans, il disparut, et personne n'aurait su dire où il se trouvait durant une grande partie de l'après-midi. Jusqu'à ce qu'ils le voient revenir, les yeux rouges, le nez marqué par les reniflements, et les mouchoirs qui auraient servi à recueillir ses pleurs, ses cheveux étaient gras à force de voir sa main passait à l'intérieur des mèches désordonnées, et ses vêtements sombres. Hors, Charles Zonko ne s'habillait jamais avec des couleurs sombres, préférant de loin salir une robe blanche de sorcier plutôt que d'arborait du noir. Sans compter qu'il s'agissait de vêtements moldus. Un pantalon noir, une chemise grise foncé, et une veste noire pour terminer l'ensemble. Parfois il portait sa cape pour se cacher du froid et de la neige qui tombait encore parfois à cette époque. Il avait neigé ce jour-là, mais il avait oublié sa cape, et des flocons s'étaient coincés dans ses mèches brunes. Comme toujours il soupira, la tête basse, et les épaules voûtés. Il se cachait du monde, ne parlait pas, ou peu. Il entra aux Trois balais, où Rosmerta avait déjà préparé sa table, à l'écart. Elle lui servit trois verres de Whiskey pur-feu, sachant qu'il y en aura plus. Ce jour-là il était rare que Charles ne reste pas jusqu'à la fermeture, ou jusqu'à ce que Rosmerta lui offre une chambre à l'étage. Il y dormait seul, évidemment. Toujours seul.

Terriblement seul. Parce que ce jour-là, presque dix ans auparavant, sa petite soeur avait été tuée par un loup-garou, sa mère rendue muette, et son père rendu fou. Ce jour-là, cette date en particulier, marquait la descente aux enfers des Zonko, et la perte de sa famille. De celle qu'il avait aimé et chéri plus que tout, qui n'avait pas même eut le temps de découvrir Poudlard, et le véritablement monde de la magie. Un monde que Charles quittait rarement, sauf pour aller sur sa tombe et y déposait une couronne de fleurs multicolores. Des jonquilles cette année, parce qu'il ne savait pas quelles étaient ses préférées. Peut être ne le savait-elle pas elle-même. Qu'est-ce qu'une enfant de dix ans en savait en réalité ? Il retint un sanglot, termina son verre à la place, et le posa durement sur la table en bois. C'était toujours aussi douloureux d'y penser, surtout parce qu'il ne pouvait pas en parler. Personne ne savait, sauf Aliénor, et sa meilleure amie ne venait pas le voir ce jour-là. Une fois elle avait essayé, mais il l'avait rudement renvoyé et jamais plus elle n'avait tenté l'expérience. Ce jour-là il avait mal, et il n'assumait pas de pleurer devant les autres. Il n'assumait pas de ne pas pouvoir parler de sa soeur, d'être heureux le reste du temps alors qu'elle n'était plus là. Il s'enfermait, il le savait, mais comment réagir autrement ?

Dans son monde il se forçait à sourire, il faisait rire les autres, et leur bonheur faisait le sien. Dans son monde il avait Adonis, et il se sentait en sécurité dans le creux de ses bras, qu'importe qu'il ne lui appartienne pas. Dans son monde, sa soeur n'existait pas, alors il ne l'avait pas perdu. Même Adonis ignorait son existence, et Aliénor n'osait pas prononcer son prénom. Il l'avait fait disparaitre, rattrapé par ses souvenirs ce jour-là uniquement. Et alors qu'il entamait son second verre quelqu'un vint s'asseoir face à lui le sortant de ses pensés. Il leva un regard larmoyant et perdu sur Adonis. « Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda-t-il un peu rudement. Avant de boire son verre d'un trait, et de le poser non moins durement sur la table. Il baissa les yeux, regarda le troisième, levant une main pour demander à Rosmerta de lui en remettre un. Ou deux. « J'suis pas d'humeur coquine ce soir, tu peux repartir ou rejoindre ta femme. » Dit-il d'un air qui se voulait détacher, désireux de retrouver sa tranquillité, son calme, et ne supportant pas ce besoin de se retrouver contre Adonis. Parce que contre Adonis il savait que sa peine serait moindre, qu'il se sentirait moins seul. Mais il aurait l'impression de la trahir, elle. Et il ne pouvait pas le supporter.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Jeu 1 Sep - 21:51

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
D'un geste de baguette il ordonne à ses affaires de se plier et de se ranger proprement dans ses valides. Ces dernières se réduisent au maximum et finissent par devenir aussi petite que des bouquins pour enfant. Il enferme le tout dans son sac à dos et le fourre sur ses épaules après avoir jeté un dernier coup d’œil, s'assurant qu'il n'oublie rien. « Donne moi les raisons au moins... » Il se tourne vers sa femme et soupire en baissant la tête. Lui parler de Charles ? Non il ne peut pas, ce serait faire prendre des risques à son amant et ça, il n'ose même pas y penser. Il sait comme Charles a peur des représailles, il sait aussi que sa famille finira par tout savoir et qu'ils n'hésiteront pas avant d'attaquer la boutique Zonko. Gagner du temps, au maximum afin de protéger son amant et de lui faire courir aucun risque, surtout que Adonis connaît sa famille, il sait comment ils vont réagir. « Ne cherche pas à comprendre. » Dit-il en soupirant. Il essaye de sortir de la pièce mais elle le rattrape, se positionnant devant lui avec un regard noir, ses yeux lancent des éclairs alors qu'il se met à la regarder d'une façon terriblement arrogante, lui demandant silencieusement ce qu'elle va faire si il pousse la barrière qu'elle fait avec son corps. « Je ne t'aime pas Délilah. Et j'en ai marre de vivre uniquement pour ma famille. Ce mariage est un échec. » Il la pousse et passe enfin, soupirant une seconde fois alors qu'il récupère sa cape et qu'il l'enfile. Derrière toi ! « Protego ! » Lance Adonis en se retournant à toute vitesse. Sa femme vient de lui lancer un sort afin de le retenir, pas quelque chose de violent car les Travers ne supporteraient pas qu'elle tue un héritier mais quelque chose sans doute pour le pétrifier. « Tu oublies que je suis professeur de défense contre les forces du mal. » Crache le professeur d'un air méprisant alors qu'elle entame un geste pour le retenir une seconde fois. Il lève la main, signalant que si elle l'approche il pourrait devenir violent. Ne pas la toucher, ne plus la regarder, il veut fuir cette maison où il étouffe. « Les papiers du divorce sont sur la table. Je reviendrais demain, signe les s'il te plaît. » Il sait que dés qu'il aura quitté la maison, elle se jettera dans la cheminée pour prévenir ses parents et que les problèmes vont commencer. Ils vont penser que c'est une crise passagère mais dés qu'ils comprendront qu'il ne reviendra pas, les problèmes vont commencer. Tant pis, il a besoin de réfléchir, de sortir, de respirer loin de cette maison qui abrite un couple qui ne c'est jamais aimé. Dommage, elle est jolie pourtant... Son frère se passe la langue sur les lèvres d'un air amusé, arrachant une grimace à Adonis, trouvant cela pervers soudainement. Enfin il quitte la maison alors que sa femme part déjà en courant vers le salon, prévoyant de s'enfuir pour retrouver ses beaux parents et tout leur expliquer. Adonis n'attend pas avant de transplaner devant la boutique Zonko. Mais au lieu de trouver l'endroit ouvert et accueillant, avec sa bonne odeur de caramel et de sucette à la fraise, il trouve la boutique fermée. Il picole. Chez Rosemerta. « Merci Arès. »

Dit-il en prenant le chemin des Trois Balais, tenant toujours son sac et sa baguette fermement au cas où sa femme reviendrait l'attaquer. Tu sais que j'ai passé une nuit plutôt mouvementée avec Rosemerta... « Arrête je vais vomir. » Dit-il alors que son frère éclate de rire. Elle a des seins énormes ! Tu devrais voir ça ! « Sans façon merci ! » Dit-il en riant un peu également, toujours aussi amusé de voir que son frère n'a pas perdu son humour, même dans la mort. C'est vrai que Monsieur préfère les pantalons. Il ne dit rien et sourit de plus belle, ayant l'impression d'avoir retrouvé une complicité qu'il avait perdu le jour où son frère a rendu l'âme. « Tu me manques. » Dit-il simplement en poussant la porte des Trois Balais. Son frère sourit et baisse la tête, comme toujours lorsqu'ils se font une déclaration où qu'un mot gentil franchit la barrière de leurs lèvres. Je suis là. Dans ton ombre, tu le sais. Il hoche la tête en arrivant dans le bistrot, assez calme vu l'heure. Il repère aussitôt Charles assis à une table, seul et buvant des verres qui s'entassent maintenant. Sans attendre il s'approche et laisse tomber son sac à côté de la table avant de s’installer, sans avoir été invité mais il s'en fou. « Qu'est-ce que tu fais là ? » « Je passais dans le coin. » Avec ses vêtements, ses affaires, cherchant où aller pour passer le temps avant de rejoindre sa chambre au château. « J'suis pas d'humeur coquine ce soir, tu peux repartir ou rejoindre ta femme. » « Je ne suis jamais venu te voir avec l'idée d'uniquement te sauter. » Dit-il sur le même ton que son amant. « Tu tires une tronche pas possible. Si tu crois que je vais te laisser tu rêves. » Il lève le bras et demande la même chose que Charles. Rosemerta s'empresse de leur emmener leurs verres. Salut Charles ! « Il te dit bonjour. » Dit-il d'un air détaché en souriant devant l'air amusé de son frère. Ce dernier, assis par terre en tailleur, ressemble à un gamin. Comme lorsqu'ils avaient 5 ans et qu'ils étaient encore ensemble.


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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Ven 2 Sep - 2:11

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Il aurait aimé pouvoir rester seul ce soir. Profiter de la tranquillité des Trois Balais pour simplement boire et s'oublier. Oublier son nom, sa douleur, et ce deuil qu'il n'arrive pas à faire. Comment était-il censé y arriver ? Alors que le visage de sa soeur s'estompait dans son esprit, et qu'il essayait de s'y accrocher, de la faire revenir, ne supportant pas l'idée de la perdre, de la voir s'évanouir. Il lui resterait toujours des photographies, quelques petits souvenirs qu'elle lui avait laissé - des dessins qu'il gardait dans le fond de son placard. Mais elle n'était plus là, et il ne le comprenait pas. Il n'avait pas pu la serrer une dernière fois dans ses bras, lui chanter une dernière chanson, lui parler de Poudlard encore une fois alors qu'elle adorait ces histoires. Elle avait tellement hâte de devenir une petite sorcière accomplie. Il ne pouvait pas s'empêcher de se demander si elle l'aurait suivi à Serdaigle, si elle serait devenue une joueuse de Quidditch, si elle aurait aimé la Métamorphose ou la botanique. Il ne le saura jamais, et c'était terriblement injuste. Alors il voulait boire. Boire et oublier, et le faire tout seul parce qu'il ne supporterait pas un regard de pitié ou quelques mots réconfortants qui n'auraient eut aucun sens pour lui.
Alors quand Adonis s'assoit à sa table il n'est pas des plus aimables, mais l'alcool qu'il a déjà ingurgité l'empêche de s'en excuser. Et Adonis ne semble pas vraiment s'en offusquer, s'asseyant nonchalamment, posant son sac à côté comme si c'était normal. « Je passais dans le coin. » La voix atteint Charles et il sert les dents. Il ne veut pas voir Adonis, il ne veut pas le serrer dans ses bras, ou ressentir sa chaleur. Il ne veut pas aller mieux, il veut juste subir sa douleur et ne pas simplement chercher à aller mieux. Il n'en a pas le droit. Pas le jour où sa famille a été brisée sans raison. Parce qu'il ne peut pas continuer à avancer alors qu'eux ne le peuvent plus depuis des années. C'est trop égoïste, trop douloureux. « Si tu veux passer tu passes. » Lâche-t-il en haussant les épaules, puérils sans en prendre cas, injuste sans le vouloir vraiment. Qu'importe.

Il baisse le regard vers son verre à présent vide, assurant qu'il ne veut pas coucher avec Adonis. Qu'il ne le veut même pas ici. « Je ne suis jamais venu te voir avec l'idée d'uniquement te sauter. » « Ah. » Injuste. Il essuie le bord de son verre avec son doigt, le regard figé sur le vide. « Tu tires une tronche pas possible. Si tu crois que je vais te laisser tu rêves. » Un geste vers Rosmerta et elle vient s'avancer vers eux pour leur donner leurs nouveaux verres, en posant plusieurs sur la table. « Tu devrais apporter la bouteille directement. » Lâche Charles à son attention, sans relever la tête. Et la serveuse se tourne vers Adonis, comme pour attendre son approbation avant de repartir. C'est alors que Charles s'autorise à prendre le verre et à le boire plus doucement, le gardant entre ses doigts pour faire tourner le liquide. « J'pas besoin de toi, repars. » Exige-t-il avec moins de conviction cette fois. « Il te dit bonjour. » Cette conversation n'a plus aucune logique. Et pour preuve, Charles lève un regard sceptique vers son amant, se demandant depuis quand Adonis parle de lui à la troisième personne, avant de comprendre. Arès. « Ah. Génial. » Dit-il en grimaçant, ne sachant pas vraiment comment il est censé réagir. Il continue de boire son verre, quand son regard se pose sur le sac au pied de la table. « Tu t'en vas en voyage ? » Demanda-t-il d'une voix toujours morne, à cause de l'alcool et de cette fatalité qui l'assaille aujourd'hui. Il soupire, s'affale un peu plus sur la table, et termine son verre, le posant à côté des deux autres vides pour en prendre un quatrième. Boire. Boire pour oublier. Et les larmes viennent à nouveau à ses yeux parce qu'il n'oublie pas. « Sérieux, tu devrais aller voir quelqu'un d'autres ce soir. J'suis pas d'une bonne compagnie. C'est pas le jour... » Dit-il sans conviction alors que les larmes coulent sur ses joues - il n'a plus la force de les ravaler. Pas aujourd'hui. Jamais aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Lun 5 Sep - 22:59

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
Charles a une tête pas possible, étrangement Adonis sent que ce soir les deux hommes ont besoin l'un de l'autre, ont besoin de se soutenir et de s'assister, de s'épauler comme il se doit car apparemment ils vivent des épreuves difficiles. Adonis s'installe sans avoir l'aval de son amant, à sa table et commandant le même alcool qu'il boit actuellement. Combien de verre a-t-il tombé ? Trop vu l'état de ses yeux et la rougeur de des joues. Il est presque ivre mais aussi il semble avoir pleuré. A cause de lui ? Non Adonis a du mal à croire cela ainsi il doit y avoir autre chose, quelque chose de bien plus douloureux qui a poussé son amant à fermer sa boutique et à venir s’enivrer ici, à cette place où tous les ivrognes de Pré-au-lard viennent pour oublier leur vie minable et leur chagrin. « Tu devrais apporter la bouteille directement. » Il hoche la tête en direction de Rosemerta, jurant doucement qu'il fera attention à son homme si il lui arrive de boire de l'alcool trop vite. Il ne voudrait pas le voir malade, quoi qu'il arrive et quoi qu'il se passe malgré tout. « J'pas besoin de toi, repars. » « Menteur. » Répond le sang-pur en levant un sourcil, intrigué par l'ordre de son amant. Depuis quand Charles le repousse ? Jamais, cela n'est jamais arrivé sauf quand il allait mal, en gros pas souvent. « Ah. Génial. » Lui répond son amant alors qu'il lui dit que Arès le salue. Adonis baisse la tête et se met à rougir, honteux pour la première fois. « Désolé. Je... Je n'en parlerais plus. » Dit-il en prenant son verre et en avalant une gorgée d'alcool fort qui lui brûle la langue. Ce n'est pas le moment d'aborder le sujet de Arès, légèrement blessé par la réaction de son homme il ne parle pas pendant un long moment. Il a l'impression d'être fou où à part, quand il voit comment Charles lui a répondu. Mais peu rancunier, le sang pur fini par relever la tête et regarder le brun en face de lui. « Tu t'en vas en voyage ? » « Non pas vraiment. »

Dit-il sur le même ton que son amant. « Sérieux, tu devrais aller voir quelqu'un d'autres ce soir. J'suis pas d'une bonne compagnie. C'est pas le jour... » Il soupire et lève les yeux au ciel, sentant qu'il va refaire ce geste plusieurs fois aujourd'hui. « Qu'est ce que tu peux être idiot parfois. » Dit-il en haussant les épaules, dépassé par les mots de son amant qui ne pousse pas l'intelligence parfois. Il va mal et Adonis n'a jamais été du style à le laisser lorsque ça n'allait pas, au contraire. « Qu'est ce qu'il se passe Charles ? Pourquoi tu bois seul, dans ce bar miteux, refusant la moindre compagnie et la plus petite aide ? » Demande le sang-pur doucement puis, n'y tenant plus, il vient poser sa main sur celle de son amant pour lui donner un peu de chaleur et de douceur, un peu de force également, comme si ce simple geste pouvait lui assurer sa présence, lui dire qu'il est là et qu'il ne le quittera pas aussi facilement. « Parle moi... » Ajoute le professeur avec douceur, cherchant à capter le regard de son amant pour enfin savoir ce qui le torture.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Mar 6 Sep - 16:38

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
« Menteur. » Il ne pouvait nier, préférant hausser les épaules et se concentrer sur le verre d'alcool qui se trouvait entre ses doigts. Il voulait qu'Adonis reste à ses côtés, mais ne pouvait pas se le permettre. Il ne pouvait pas - absolument pas - accepter que son amant le réconforte. Il ne voulait pas être réconforter, laissant la douleur l'envahir en ce jour si sombre. Et cette clarté n'était pas la bienvenue, parce qu'elle était salvatrice et que Charles ne voulait pas avancer. Il ne voulait pas aller mieux, il ne se le permettait pas, par égard pour sa famille tombée dans les griffes d'un loup-garou des années plus tôt. Et même la tentative d'Adonis pour détendre l'atmosphère ne fut accueilli que par un geste vague. Charles s'en voulut aussitôt quand il vit la mine déconfite de son amant. Il se mordit l'intérieur de la joue, et le gout ferreux du sang envahit sa bouche. Il lâcha un juron. « Désolé. Je... Je n'en parlerais plus. » Grimaçant, il inspira, et tenta de sourire. Adonis n'avait pas à subir sa mauvaise humeur aussi violemment. Surtout pas concernant Arès. Il savait que le sujet était délicat, et il ne pouvait pas le prendre à la légère. Même s'il n'était pas d'humeur pour avoir une conversation avec une entité pas tout à fait vivante. Pas tout à fait morte non plus. Disparut dans l'esprit de son frère jumeau endeuillé. « Excuse moi. Arès, je suis ravi que tu sois là, je pensais que tu m'évitais. » Lâche-t-il avec un sourire de façade, de ceux qui ne veulent pas dire grand chose mais qui le rendait presque agréable à vivre.

Et il arrête son regard sur les sacs d'Adonis, lui demandant s'il s'en va - et l'idée lui est désagréable. Après tout il ne pouvait pas l'empêcher de vivre. « Non pas vraiment. » Air sceptique, perplexe, perdu. « Comment ça ? » demanda-t-il pour changer de sujet, se concentrer un court instant sur autre chose que sa soeur - sa mère - son père - le reste du monde. Il se rappelle qu'il est là pour eux. Pour avoir mal, et quémande à nouveau le départ de son amant. Peut être avec plus de tendresse, parce que sa voix vacille et que la présence d'Adonis commence à faire effet. « Qu'est ce que tu peux être idiot parfois. » Il ne s'offusque pas de la remarque, ne tourne pas même un regard vers lui. Il regarde le fond de son verre vide à présent. Encore un verre vide. Un foutu verre vide, sa tête qui tourne, et les souvenirs de sa soeur qui lui revienne. Il l'imaginerait presque à côté de lui, regardant Adonis avec un air timide, et murmurant à son grand frère - alors c'est lui ? - avec tout l'espoir d'une gamine romantique. Mais elle n'était pas là. Charles si. Et Adonis aussi, et il semblait vouloir y rester à sa place. « Qu'est ce qu'il se passe Charles ? Pourquoi tu bois seul, dans ce bar miteux, refusant la moindre compagnie et la plus petite aide ? » Adonis ne sait pas. Jamais Charles n'a trouvé le temps, l'envie ou le courage de lui dire ce qu'il s'était passé ce jour-là, quand il avait reçu cette lettre et que son monde s'est écroulé. Aliénor avait lu la lettre, mais ils n'en avaient pas parlé à voix haute. Jamais Charles n'avait prononcé le moindre mot concernant cette nouvelle désastreuse. Et il avait presque cru que cela pourrait continuer; stupidement.

Peut être que mettre des mots sur tout cela pourrait l'aider à guérir. Mais il avait peur de les trahir, s'il allait mieux. Il avait peur que sa soeur lui en veuille d'avancer, alors qu'elle n'était plus. Il sort de ses pensés quand la main d'Adonis trouve la sienne. Et elle est brûlante sur la peau froide de Charles qui n'a pas bougé depuis des heures et qui a perdu de sa chaleur naturelle. Il fixe le contact, qui le brûle et lui fait presque mal. C'est douloureux. « Parle moi... » Il secoue la tête, essayant de chasser la boule qui lui enserre la gorge, mais au lieux de le repousser, il tourne sa main et enlace ses doigts à ceux d'Adonis. « Ca fait mal. » Dit-il d'une voix qui tremble de ses pleurs contenus. Il ne peut pas le regarder. De sa main libre il prend la bouteille que Rosmerta leur apporte et remplie les verres. Tous les verres, avant d'en prendre une et de le vider en une longue gorgée. Enfin, l'alcool le fait ravaler sa boule de pleurs, et il peut regarder vers Adonis sans le voir. « Je t'ai jamais raconté pourquoi tout cela été arrivé entre nous. Pourquoi je t'ai fait fuir. Pourquoi ca n'allait plus. Ce n'était pas toi, c'était moi. Totalement moi. » Dit-il simplement, avec une voix morne sans une once de culpabilité - il avait déjà bien trop bu pour cela. Il baisse les yeux et regarde son verre. « Elle s'appelait Wendy, elle avait dix ans tout juste quand c'est arrivé. Elle était... je l'adorais - tout le monde l'adorait - elle était comme le soleil, l'été, le parfum de la pluie, et elle avait ce sourire radieux. Constamment. Elle était terriblement curieuse, de tout, sur tout, et sur tout le monde. Elle passait des journées entière à lire et regardait par les fenêtres de la maison. Elle était... elle était trop mince et trop petite pour son âge, elle était née trop tôt parce qu'elle avait envie de voir le monde, mais elle était parfois trop faible aussi. » Disait-il le regard dans le vague, et un sourire attendri sur les lèvres... avant que sa voix ne se casse, et qu'il s'assombrisse soudainement. « Si elle n'avait pas été si faible... peut être qu'elle aurait pu y survivre à l'attaque. Si elle n'avait pas été si faible... elle... elle... elle ne serait pas ... morte. » et les soubressauts de l'émotion saisissent Charles qui voit ses larmes couler sur ses joues, et frappe son poing sur la table, parce que sa fait mal. « Ma soeur... ma chère petite soeur... » murmure-t-il entre deux sanglots, avant de prendre une verre mais d'en renverser la moitié du contenu avant de le mener à sa bouche.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Jeu 8 Sep - 20:45

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Adonis & Charles
« Excuse moi. Arès, je suis ravi que tu sois là, je pensais que tu m'évitais. » Il joue la comédie. « En effet. » Répond Adonis à son frère jumeau alors que ce dernier hausse les épaules et croise les bras sur son torse, regardant son jumeau avec un petit sourire. « Tu peux nous laisser ? S'il te plaît. Va voir les parents... » Arès hésite mais il sent une tension dans l'air alors il hoche la tête et disparaît de l'esprit d'Adonis alors que ce dernier ferme les yeux et respire, sentant sa tête se vider des pensées de son frère jumeau. Il soupire de soulagement, sentant que quelque chose ne va pas chez Charles et il ne veut pas que ce dernier s'empêche de parler simplement car Arès est là, qu'il écoute. Ainsi il se reconcentre sur son amant et élude la question concernant ses sacs. Ce n'est pas le moment, ils ont mieux, autre chose à se dire. De toute façon qu'est ce qu'il va lui dire ? Qu'il quitte sa femme ? Que sa décision est prise et qu'il ne va pas changer d'avis ? Oui il pourrait, mais pas maintenant. Charles est en pleur et Adonis ne veut pas concentrer les choses sur lui même, il veut savoir ce qui tracasse son amant. Ainsi approche sa main de celle de Charles et vient doucement poser ses doigts sur la peau chaude de son homme, l'incitant par ce geste à parler et à se confier. Adonis est prêt à tout entendre, il peut tout comprendre et tout saisir pour peu qu'on prenne le temps de lui expliquer. Avec soulagement il sent Charles l'attraper également et serrer ses doigts, signe au moins, qu'il ne le repousse pas. « Ca fait mal. » Il serre ses doigts avec plus de force, l'incitant à parler encore. Il regarde son amant prendre une autre gorgée d'alcool, le faisant grimacer. Adonis ne dit rien, il attend d'en savoir plus, ce qui ne tarde pas à arriver. « Je t'ai jamais raconté pourquoi tout cela été arrivé entre nous. Pourquoi je t'ai fait fuir. Pourquoi ca n'allait plus. Ce n'était pas toi, c'était moi. Totalement moi. »

Il hoche la tête, se doutant de quelque chose de bien plus grave qui aurait pu pousser son amant de l'époque à le faire fuir. « Elle s'appelait Wendy, elle avait dix ans tout juste quand c'est arrivé. Elle était... je l'adorais - tout le monde l'adorait - elle était comme le soleil, l'été, le parfum de la pluie, et elle avait ce sourire radieux. Constamment. Elle était terriblement curieuse, de tout, sur tout, et sur tout le monde. Elle passait des journées entière à lire et regardait par les fenêtres de la maison. Elle était... elle était trop mince et trop petite pour son âge, elle était née trop tôt parce qu'elle avait envie de voir le monde, mais elle était parfois trop faible aussi. » Il l'écoute parler, n'ayant jamais entendu ce prénom, c'est bien a première fois qu'il l'entend prononcé par Charles. Il remarque le sourire tendre sur les lèvres de son homme et pendant un instant il se demande de qui il parle. Mais la réponse fini par arriver lorsque le visage de Charles se ferme, son regard devient plus sombre quand une tristesse sans limite semble déferler en lui. « Si elle n'avait pas été si faible... peut être qu'elle aurait pu y survivre à l'attaque. Si elle n'avait pas été si faible... elle... elle... elle ne serait pas ... morte. » Aussitôt il vient attraper l'autre main de Charles, sentant qu'il a vécu quelque chose de terrible qui le pousse à fêter un anniversaire morbide dans ce bar. Il brise le calme de l'endroit en tapant son poing sur la table, poussant plusieurs clients à se retourner vers les deux hommes. Adonis lève la main, signalant que tout va bien et qu'ils peuvent continuer à boire. Charles pleure et Adonis respecte son chagrin pendant plusieurs secondes, serrant toujours autant sa main avec douceur et fermeté. « Ma soeur... ma chère petite soeur... » Surpris il ne bouge pas pendant un instant, regardant son amant au visage si triste. « Qu'est ce qui c'est passé ? » Dit-il en ne relevant pas le fait qu'il apprenne l'existence d'une sœur à Charles, ce n'est pas le moment. Il n'a jamais su, comme tout le monde à Poudlard. Décidément son homme est bien plus secret qu'il ne l'aurait pensé. « Et aujourd'hui c'est... La date ? C'est pour ça que tu es ici à boire ? »

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 11 Sep - 1:54

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Wendy - il avait sept ans d'écart avec sa petite soeur. Il l'avait vu naitre, il avait pris soin d'elle, et il l'avait vu grandir. Il lui lisait des histoires le soir venu, et il jouait avec elle quand il n'était pas à l'école des jeunes sorciers ou à Poudlard. Il aimait Wendy, de l'amour fraternelle puissant et protecteur d'un grand frère pour la soeur qu'il rêvait de voir devenir une princesse adorable et magnifique. Il rêvait de la voir tomber amoureuse, se marier, avoir des enfants, être heureuse. Toujours garder son sourire mutin, et son regard pétillant. Il rêvait de toujours la voir forte, malgré son corps frêle, et la voir devenir une sorcière douée comme leurs parents l'étaient. Il voulait voir la jeune femme s'animer par curiosité, découvrir le monde des moldus, faire des farces, se faire des amis pour la vie, et des ennemis pour quelques temps. Il aurait aimer la voir vivre comme toutes les petites filles, devenir belle et désirable, et jouer les gros durs pour que les garçons ne la regardent pas de trop près. Il aurait aimer pouvoir la protéger, rester à ses côtés, toujours. Mais son rêve avait prit fin abruptement, et il ne l'avait même pas vu tenir une baguette. Il n'avait pas été capable de la protéger. Il avait été terriblement inutile. Et à présent il prononçait son nom pour la première fois depuis sept année, et il en ressentait une vive émotion. Le nom de sa soeur roulait sur sa langue, d'une voix roque comme s'il n'était plus habitué à parler. C'était peut être le cas, parce que ramener les fantômes du passé ce n'était pas de son genre. Il n'aimait pas parler du passé, encore moins de cela. Il n'en avait jamais parlé, et mettre des mots sur cette souffrance ramenait inexorablement les larmes à ses yeux. Alors il arrêta de parler, le corps prit par des soubresauts, et prit son verre pour tenter de reprendre contenance. « Qu'est ce qui c'est passé ? » La question d'Adonis est lointaine mais elle permet à Charles d'avoir un pied dans la réalité, et de rejeter le souvenir flou du visage de sa soeur. Il déglutit péniblement, le gout de l'alcool imprégnait sur sa langue. Il poussa un profond soupire, parce que répondre à cette question était encore plus douloureux que le reste.

Les raisons qui ont amené la disparition de la famille Zonko, lui restant le seul membre encore assez lucide pour mener sa vie comme il le pouvait. Difficilement, en allant parfois voir ses parents, bien qu'en règle générale sa présence poussait son père à délirait, et sa mère à se prostrer dans un coin de pièce en se balançant silencieusement. Alors il allait voir sa soeur. Parce qu'elle pouvait encore l'écouter - bien qu'il ne trouve jamais rien à lui dire. Et il n'arrivait pas à répondre à la question d'Adonis, le silence s'étendait, et son amant le brisa une fois encore avec une tendresse dans la voix qui réchauffait le corps de Charles. « Et aujourd'hui c'est... La date ? C'est pour ça que tu es ici à boire ? » Il opina - « Huitième année. » Dit-il - et il n'était pas dure de deviner que cela allait de paire avec leur dernière année. L'année où tout avait basculé. L'année où Charles avait soudainement pris la décision d'être un enfoiré, et de mettre un terme à cette histoire qui pourtant les rendait tous les deux heureux. Et il lui semblait qu'il devait des explications à Adonis aujourd'hui. Parce qu'Adonis était prêt à tout pour lui, qu'il voulait que leur histoire soit sérieuse, mais qu'elle ne pouvait pas l'être si Charles n'était pas totalement honnête. S'il ne lui expliquait pas tout ce qu'il pouvait sur cette soirée qui avait changé leur vie à tous.

« Mon père était un sorcier incroyablement doué, un inventeur de sortilège et un ensorceleur d'objets. » Il parlait lentement, comme si chaque mot lui arrachait une épine douloureusement encrée dans son âme. Mais il le devait. « Il refusa de créer un sort d'attaque pour ... Tu-Sais-Qui. - il ne pouvait se résoudre à dire ces noms qui l'apeuraient - Et... Il en paya le prix. »  Sa voix s'éteignit rapidement, et il se mordit la lèvre pour ravaler ses larmes qui venaient à nouveau. Il prit une grande inspiration, prit son verre, et le mena à ses lèvres. Mais il était vide, et Charles le reposa sans douceur sur le bois de la table. Il souffla en fermant les yeux, et les rouvrit pour faire fuir les souvenirs flous de sa famille heureuse. « Un loup-garou. Il a dévorait ma soeur. Elle est morte à Sainte-Mangouste quelques heures plus tard. » Lâcha-t-il dans un murmure, regardant dans le vide, douloureusement. Il sentait un poids énorme s'ôtait de sa poitrine mais il n'était pas sûr que c'était une bonne chose. Il ne voulait pas penser à cela. Il ne voulait pas en guérir - Merlin. Mais il continua, mû par un instinct de vie. « Ma mère en a été tellement choquée qu'elle ne dit plus aucun mot depuis. Et mon père... Il est devenu fou. Je ne sais même pas s'il a été torturé. Je ne sais pas ce qu'ils ont vécu. Il m'a envoyé une lettre le lendemain - ca a dû être son dernier instant de lucidité. » Admit-il avec un sourire triste et sarcastique. Baissant le regard vers le verre, il s'embarra de la bouteille mais suspendit son geste, gêné.

Il releva finalement le regard vers Adonis : « Je ne pouvais pas aimer un futur possible Mage noir. Pas après ce que ma famille... Pas alors que cette guerre approchait et faisait de nous ses victimes. C'était plus simple de te quitter, de m'enfermer dans Zonko - dans mon monde - et d'espérer que cette guerre n'existait pas. Parce que je suis le dernier Zonko. Il ne reste que des cendres... » Et il espérait qu'Adonis comprendrait.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 11 Sep - 22:11

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
Charles a perdu une sœur et ça, Adonis ne l'aurait jamais cru si son amant ne venait pas de le lui dire. Jamais il n'aurait pensé que Charles puisse avoir une petite sœur, perdue dans ses circonstances étranges apparemment, qui le poussent à boire encore depuis des années. Adonis ne sait que trop bien ce que ça fait, il a perdu son frère sous ses yeux à cause d'un banal accident de potion. Un mauvais mélange, trop élevé où trop bas avant que tout n'explose et ne tue Arès sur le coup, rendant stérile Adonis par la même occasion et l'envoyant en rééducation pendant de longs mois après qu'il ne soit sorti du coma. Choqué, Adonis l'est réellement alors que ses yeux se posent sur son amant et qu'il caresse son bras, lui faisant comprendre qu'il est là quoi qu'il arrive. Il comprend un peu mieux ce qui a poussé Charles à s'éloigner, sans en saisir toutes les subtilités encore mais il sent qu'il va tout apprendre ce soir, très bientôt même. « Huitième année. » Huit ans et la douleur est toujours là, elle le sera toujours et ne partira jamais réellement, à l'image d'Adonis qui garde l'esprit de son frère car il ne veut pas faire le deuil, ça depuis 4 ans également. « Mon père était un sorcier incroyablement doué, un inventeur de sortilège et un ensorceleur d'objets. » Il écoute simplement, n'ose pas interrompre, attend que Charles lui explique réellement les raisons de cet accident où de la mort de sa sœur. Il attend, car la patience a toujours été sa plus grande qualité, à côté de son frère qui n'avait aucune patience. « Il refusa de créer un sort d'attaque pour ... Tu-Sais-Qui. Et... Il en paya le prix. » Il hoche la tête, sentant un frisson désagréable couler le long de sa colonne vertébrale. Il grimace, s'en voulant aussitôt s'imposer la présence de sa famille et de lui même, alors que les Travers soutiennent le Lord Noir depuis plusieurs années maintenant. « Un loup-garou. Il a dévorait ma soeur. Elle est morte à Sainte-Mangouste quelques heures plus tard. » « Je suis tellement désolé Charles. » Dit-il doucement en relachant la pression sur la main de son amant, se rendant compte qu'il la serre bien plus qu'il ne le devrait. « Ma mère en a été tellement choquée qu'elle ne dit plus aucun mot depuis. Et mon père... Il est devenu fou. Je ne sais même pas s'il a été torturé. Je ne sais pas ce qu'ils ont vécu. Il m'a envoyé une lettre le lendemain - ca a dû être son dernier instant de lucidité. »

Il regarde son amant prendre la bouteille mais ne rien faire, comme si une dernière révélation lui brûlait la langue. Adonis attend, sagement, sentant l'angoisse et surtout la tristesse lui encercler la gorge et lui donner envie de pleurer. Cette histoire est terrible, une famille brisée simplement à cause d'un acte de rébellion, par un sorcier qui voulait simplement défendre ses idées et refuser de se plier aux exigences d'un mage noir. « Je ne pouvais pas aimer un futur possible Mage noir. Pas après ce que ma famille... Pas alors que cette guerre approchait et faisait de nous ses victimes. C'était plus simple de te quitter, de m'enfermer dans Zonko - dans mon monde - et d'espérer que cette guerre n'existait pas. Parce que je suis le dernier Zonko. Il ne reste que des cendres... » « Je comprends. » Dit-il en plongeant ses yeux dans le regard humide de son amant, lui transmettant toujours sa force par un geste, par sa main posée sur le bras de Charles. « Je suis désolé. Pour ce qui c'est passé, pour nous, notre histoire, la possibilité que je devienne mangemort. Pour tout ce que tu as vécu, pour ce que ce monstre t'a fait. » Dit-il en sachant que ça ne devrait pas être à lui de s'excuser mais il le fait. C'est pour ce genre d'histoire qu'il a fuit sa maison, sa famille, ce qu'il a failli devenir simplement car les Travers soutiennent l'idéologie sang pur. C'est pour tout ça qu'il refuse de devenir un mangemort, qu'il refuse de rejoindre les rangs de Voldemort et que cette simple idée lui fait monter la nausée. « Tu n'as plus à t'en faire pour ça. Je ne rejoindrais pas les rangs de tu-sais-qui. J'ai... Quitté ma femme ce soir. » Dit-il en baissant la tête et en lâchant enfin le bras de Charles, joignant ses mains devant lui. « Je ne te dis pas ça pour te mettre la pression où quoi que ce soit. Mais je n'en pouvais plus alors je suis parti. C'est pour ça que j'ai toutes mes affaires. Je pense m'installer à Poudlard pour quelques temps... » Dit-il doucement, sentant qu'il sera en sécurité uniquement là bas. « Si tu veux qu'on passe la nuit ensemble car tu as besoin de soutien... Ce sera avec plaisir. Je serais là Charles, quoi qu'il arrive, je te le jure. »

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Mar 13 Sep - 0:05

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
« Je suis tellement désolé Charles. »   La compassion - il n'y avait pas de trace de pitié dans le regard d'Adonis, et Charles en était presque rassuré. Ou alors il était bien trop ivre pour s'en rendre compte, et avait le sentiment qu'Adonis le regardait exactement comme il avait le désir d'être regardé. Pas comme un pauvre orphelin qui s'était retrouvé dans la gueule du loup. Un pauvre type qui refusait de grandir pour ne pas perdre la raison, pour ne pas perdre le peu d'envie de survivre qu'il avait préserver malgré le massacre de sa famille. Fort heureusement pour lui il avait eut Aliénor pour l'aider à ouvrir Zonko's, pour le pousser à garder le sourire, et à voir la vie comme un terrain de jeu. Pour continuer à vivre, comme si rien n'était, comme s'il ne souffrait pas, ou plutôt comme si cette souffrance n'était pas suffisante pour arrêter de vivre. Mais à côté de cela il avait abandonné Adonis - alors qu'il l'aimait vraiment, alors qu'Adonis le rendait heureux, alors que lorsqu'il était dans ses bras il ne pensait à rien d'autre; Mais il ne pouvait pas imaginer son avenir dans les bras du Serpentard. Il ne pouvait pas prendre le risquer d'aimer un homme mauvais, d'aimer un homme capable de torturer, tuer, terrifier. Capable de répandre la peur, la terreur, et la mort sur son passage pour simple raison de quelques convictions. « Je comprends. » Il releva la tête pour croiser le regard de son homme - et il était étonné de penser à cela ainsi à présent. Parce qu'il avait l'impression de retomber dans la gueule du loup. Adonis était toujours un sang pur. Adonis était marié avec une sang pur. Adonis était sous le joug de ses parents. Adonis pourrait bien devenir un foutu mangemort. Mais Charles s'en fichait aujourd'hui. Aujourd'hui il pleurait sa soeur, sa mère, son père, sa vie, et il serrait la main d'Adonis dans la sienne.

Il termina son récit, expliqua - enfin - à son amant les raisons pour lesquelles il l'avait fait souffrir des années auparavant. Parce que leur histoire reprenait, et que Charles voulait être égoïste. Il jouait sa raison, il jouait son coeur et sans doute sa vie aujourd'hui en aimant Adonis comme il se l'était refusé il y a presque dix ans. Mais il voulait être insouciant pour une fois. « Je suis désolé. Pour ce qui c'est passé, pour nous, notre histoire, la possibilité que je devienne mangemort. Pour tout ce que tu as vécu, pour ce que ce monstre t'a fait. » « Ce n'est pas de ta faute, tu n'as pas à t'excuser. Ca m'est arrivé, ca aurait pu être une autre famille. Ca a été d'autres familles. Je crois que c'est ca le pire parfois. De me dire que j'ai rien fait, j'suis juste resté prostré et je n'ai pensé qu'à moi. Qu'à ma survie, sans chercher à me battre. Et je me bats toujours pas aujourd'hui... » Il se sentait terriblement lâche, mais que pouvait-il y faire ? Il n'arrivait pas à combattre cette peur-là. Cette peur de mourir. Et il lui semblait logique d'avoir peur de mourir, de souffrir, d'être torturé.
Non ?

Et l'instant se suspend, la bouteille de Charles tenait se verse dans le verre, et il prend encore un verre d'alcool. Il ne compte plus à combien il en est. Adonis ne l'arrête pas. C'est déjà une bonne chose, alors pourquoi s'arrêterait-il tout seul ? « Tu n'as plus à t'en faire pour ça. Je ne rejoindrais pas les rangs de tu-sais-qui. J'ai... Quitté ma femme ce soir. » Il regarde Adonis. Choqué. Et termine son verre cul sec. Une seconde conversation désagréable, il n'était pas sûre de pouvoir vraiment le supporter mais qu'importe. Il va pour ouvrir la bouche; mais que pouvait-il dire ? Il a bien des idées, mais son esprit était embrumé par l'alcool et la triste, et sans doute Adonis n'accepterait-il pas. Après tout il était sobre - plus ou moins - et de fait il risquait d'être raisonnable. Plus que Charles qui rêvait de sa chaleur à présent qu'il y avait un peu gouté. « Je ne te dis pas ça pour te mettre la pression où quoi que ce soit. Mais je n'en pouvais plus alors je suis parti. C'est pour ça que j'ai toutes mes affaires. Je pense m'installer à Poudlard pour quelques temps... » Poudlard, évidemment. Et Charles a été stupide un instant de penser que si Adonis se trouvait à Pré-au-Lard c'était dans l'idée de lui proposer autre chose. D'avancer, ensemble. « J'comprends. C'est trop tôt. » Dit-il en conclusion à une réflexion muette qu'il s'est fait. Ils se sont retrouvés récemment, après tout. Il ne pouvait pas espérer qu'Adonis vienne pour le retrouver lui spécialement.

Mais son amant s'approche, et Charles est happé par sa chaleur une fois encore. « Si tu veux qu'on passe la nuit ensemble car tu as besoin de soutien... Ce sera avec plaisir. Je serais là Charles, quoi qu'il arrive, je te le jure. » « Tu pourrais venir chez moi. Et y rester. Non ? » Dit-il naturellement, ne pouvant pas retenir toutes les pensés qui venaient dans sa tête. Il se sent rougir, grimace, ricane, et prend encore un verre qu'il tente de boire rapidement, et rate sa bouche. Le voila à présent recouvert à moitié de Whiskey, et il se retrouve pantelant. Et il but l'alcool. Merde. « Ils vont te chercher non ? Tu peux pas quitter ta femme comme ça sans en subir les conséquences je me trompe ? » Demanda-t-elle d'une voix plus tremblante et chevrotante, la main qui tient le verre à moitié vite qui prouve de son inquiétude. Il a peur - ca y est. Cette lâcheté revient, et il rigole. « Ouais, tu devrais aller à Poudlard, c'est plus prudent... T'es protégé là-bas. Puis ils pourraient te suivre, ou je sais pas... Tu vas faire quoi ? Pour toi ? Pour nous ? » Incohérent, il parlait rapidement, tapant sur certains mots sans pouvoir l'empêcher.



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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 18 Sep - 4:49

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
« Ce n'est pas de ta faute, tu n'as pas à t'excuser. Ca m'est arrivé, ca aurait pu être une autre famille. Ca a été d'autres familles. Je crois que c'est ca le pire parfois. De me dire que j'ai rien fait, j'suis juste resté prostré et je n'ai pensé qu'à moi. Qu'à ma survie, sans chercher à me battre. Et je me bats toujours pas aujourd'hui... » Il ne le juge pas, jamais il n'oserait le traiter de lâche ou le juger et lui dire qu'il aurait du se battre, qu'il aurait du être brave. Personne ne réagit de la même façon lorsque le danger se présente devant vous. Certain fuient, d'autres se battent, d'autres même se jettent sous les sorts ennemis en sachant qu'ils vont y laisser leur vie. Mais ils préfèrent mourir en héros, où en martyr plutôt que de survivre et de servir la cause autrement. Adonis ne sait pas où il est, sans doute avec les battants, ceux qui se jettent sous les sorts et qui prient un dieu inconnu d'être encore là le lendemain matin pour profiter de cette belle vie qui lui est offerte. Il ne juge pas Charles, ils ont justement besoin d'avoir des gens qui restent en retrais, pour aider la cause autrement, pour lui apporter un soutien que ceux qui sont tête brûlé ne peuvent pas apporter. Et puis Charles était jeune, sans doute encore un enfant dans sa tête -pas qu'il soit plus adulte maintenant- mais Adonis comprend, il peut tout comprendre, tout saisir, tant qu'on lui explique. Et il comprend aussi cette rupture, ce besoin de partir et de fuir. De briser cette histoire si jolie qui pourtant risquait de mal finir car Adonis aurait été rappelé part ses fonctions de deuxième fils d'une famille de sang pur. Et que les Travers auraient voulu qu'il soit un mangemort lui aussi. Heureusement, pas chance même, il avait Arès qui devait prendre ce rôle. Si seulement ce dernier n'avait as été le genre de brave qui ne prend pas conscience du danger et qui ne jette aucun sort de protection. Il se laisse aller à parler de ce qu'il vit, voulant changer les idées de son homme mais au final il ne lui raconte que des problèmes. Il vient de quitter sa femme et rien ne sera simple, sans parler des parents Travers qui vont essayer de ramener leur fils au sein de son foyer, comme si il était simplement devenu et qu'il ne pouvait pas envisager de quitter son épouse. Il avoue à Charles qu'il va s'installer à Poudlard, sans doute pour quelques temps, juste de quoi trouver un appartement et ne pas s'imposer auprès de son amant. « Tu pourrais venir chez moi. Et y rester. Non ? »

Il reste soufflé un instant avant de sourire, sentant ses joues devenir rouges. Il a l'impression d'avoir à nouveau 15 ans et que c'est la première fois que Charles le regarde. Il grimace lorsque son homme rate sa bouche et qu'il boit de travers, se renversant du whisky partout sur la chemise. « Ils vont te chercher non ? Tu peux pas quitter ta femme comme ça sans en subir les conséquences je me trompe ? » « Ils vont essayer. Mes parents sont vieux et ne font pas le poids face à un professeur de défense contre les forces du mal. Ils vont m'envoyer quelques sorts, je répondrais et je deviendrais un traître à mon sang. La routine chez les sang-purs. » Dit-il en haussant les épaules, ayant une pensée pour Sirius Black qui l'est devenu voilà deux ans auparavant. Il comprend un peu mieux pourquoi l'héritier Black c'est enfuis de la sorte. « Ouais, tu devrais aller à Poudlard, c'est plus prudent... T'es protégé là-bas. Puis ils pourraient te suivre, ou je sais pas... Tu vas faire quoi ? Pour toi ? Pour nous ? » « J'allais accepter ta proposition. Mais je comprends que tu changes d'avis Charles. » Dit-il simplement en lui reprenant le verre des mains et en le posant. Il sort sa baguette et lance un sort de nettoyage pour faire disparaître l'alcool sur la table et sur la chemise de son homme, sans pour autant que l'odeur ne le quitte. « Pour nous... J'aimerais entamer quelque chose. Une relation, une vraie relation. Peut-être pas au grand jour pour l'instant, le temps que mon divorce soit accepté. Mais j'aimerais être avec toi. » Dit-il doucement en levant la main droite et en appelant Rosemerta d'un geste. Il commande un pichet d'eau ainsi que de quoi grignoter, il a le ventre vide et il se doute que son amant n'a rien mangé non plus. Aussitôt, la jeune femme leur apporte deux verres, de l'eau, du jus de citrouille ainsi que plusieurs saucissons, fromages et du pain. « Mange. » Dit-il d'un geste de la main avant de prendre le saucisson et de se couper un morceau. « Ils ne me suivront pas. Peut-être qu'ils vont essayer de se venger sur moi mais... J'aurais la paix rapidement. Ils ont déjà perdu un fils, ils ne prendront pas le risque de tuer leur seul héritier. Surtout qu'ils vont espérer que je revienne auprès d'eux un jour. » Il sert deux verres d'eau et en tend un à Charles. « Tu as assez bu Charly... Arrête. Ce n'est pas la solution. »

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Mar 20 Sep - 0:10

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Sa tête tournait, l'alcool avait envahit son corps entier, et bien qu'il eut très chaud il sentait qu'il n'était pas très bien. La seule solution qu'il trouvait c'était de boire encore; Peut être pour oublier les mots qui avaient traversé sa bouche, et qui flottaient à présent dans l'air autour de lui. Son père fou. Sa mère muette. Sa soeur morte, et ce loup-garou qui avait été à l'origine de ce malheur. Lui, seul dans son foutu magasin. Et son amour pour Adonis qui adoucissait ses maux parce que c'est ce que l'amour était sensé faire n'est-ce pas ? Et cette chaleur douce qui envahissait son être sous le regard d'Adonis l'énervait - la logique de ses réflexions n'était plus de mise. Alors il buvait, et rapidement il se retrouva à ne plus vraiment se contenir. Il pensa qu'il ne pourrait pas se souvenir de cela demain. Peut être que si finalement, s'il avait la capacité de se dire qu'il y pensera le lendemain. Ha.
La conversation cependant l'intéressait, et il s'étonnait de pouvoir la suivre aussi facilement. Adonis avait quitté ses parents, sa femme, sa vie, pour venir le retrouver au Trois Balais. Mais cette décision ne sera pas simple - Charles le pressentait. Son amant allait subir la folie de ses parents, ou quelque chose dans ce gout-là. « Ils vont essayer. Mes parents sont vieux et ne font pas le poids face à un professeur de défense contre les forces du mal. Ils vont m'envoyer quelques sorts, je répondrais et je deviendrais un traître à mon sang. La routine chez les sang-purs. » Il n'en était pas sûr. Ce n'était pas une routine de voir des sangs pur se détourner de leurs familles. Il y avait Adonis - et Sirius Black. Charles y pensa en comptant deux doigts sur sa main, un air un peu perplexe lancé sur Adonis. « Ils ont pas d'hommes à tout faire, genre de tireur d'élite à la baguette magique attitré pour se débarrasser des nuisibles ? » Demanda-t-il en dodelinant de la tête, preuve que l'alcool le fait parler, et que la question est abrupte à cause de cela. Il ne serait pas du genre à traiter Adonis de nuisible.

Encore moins pour l'inviter à vivre chez lui après. Pour revenir sur sa décision. Et se cacher dans le fond de son verre, buvant encore un coup. Un petit coup, de plus. Et rate sa bouche pour s'en mettre partout, faisant mine d'avoir fait exprès ou peut être ne l'a-t-il pas vraiment remarqué. « J'allais accepter ta proposition. Mais je comprends que tu changes d'avis Charles. » « Viens ! J'suis bourré, demain faudra que tu m'explique ce que tu fous chez moi. Mais viens ! » Balançant entre grand sourire, et sourire perplexe, le directeur du magasin regarda son amant sortir sa baguette pour le nettoyer, et lui envoya un clin d'oeil pour toute réponse. Il reprit son verre, mais il était à présent presque vide, et Charles trouvait cela bien dommage. Il lui semblait avoir soif. Peut être pas vraiment cela dit. Il vit Adonis ranger sa baguette, et lever une main - ne comprenant pas ce geste et gardant un oeil fasciné sur la paume tendue vers le ciel. « Pour nous... J'aimerais entamer quelque chose. Une relation, une vraie relation. Peut-être pas au grand jour pour l'instant, le temps que mon divorce soit accepté. Mais j'aimerais être avec toi. » « T'es avec moi. » Dit-il en le désignant, l'air de penser qu'Adonis devient fou, et que cette logique était évidente pour tous les deux.
Clairement pas.

Quelques instants après des victuailles viennent envahir la table, et leur odeur donne un haut le coeur à Charles qui fait une grimace écoeurée. « Mange. » Il prend un morceau de pain, l'avale difficilement. « Ils ne me suivront pas. Peut-être qu'ils vont essayer de se venger sur moi mais... J'aurais la paix rapidement. Ils ont déjà perdu un fils, ils ne prendront pas le risque de tuer leur seul héritier. Surtout qu'ils vont espérer que je revienne auprès d'eux un jour. » Pendant un moment, l'oeil dans le vague, Charles se demande de qui Adonis peut bien parler - Ses parents évidemment. Et il faut trois bonnes secondes pour qu'il réagisse. « J'ai mis un sort de tartengulla sur le pas de ma porte la nuit. Si tu touche la poignet, elle t'ensorcelle et tu danse jusque dans la rue. » Pourquoi il en parle ? Mesure de sécurité débile ? Il était Zonko après tout. Prenant son verre - habitude maintenant - il recherche la bouteille du regard pour s'en servir encore un. Mais ne reçoit qu'un verre d'eau en retour. « Tu as assez bu Charly... Arrête. Ce n'est pas la solution. » Boudeur, le bellâtre décide de prendre le verre d'eau et le termine rapidement. Après de faire de même avec celui d'Adonis. « C'est quoi alors la solution ? Tu veux profiter de mon état d'ébriété pour abuser de moi Adochou ? » Proposa-t-il avec une grimace pseudo-séductrice. Avant de prendre du saucisson pour l'avaler sans prendre le temps de macher. Il tousse. Prend de l'eau encore, et reprend un morceau de saucisson - qu'il mache cette fois. Avant de se lever soudainement - « Allons y, j'ai envie de te — » Il s'arrête, se penche en avant, et grimace. Merlin. « Vomir. » Alerte.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Sam 24 Sep - 18:01

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
« Ils ont pas d'hommes à tout faire, genre de tireur d'élite à la baguette magique attitré pour se débarrasser des nuisibles ? » Il lance un faux regard noir à son homme lorsqu'il entend le mot nuisible, souriant en même temps de voir que Charles se lâche lorsqu’il a bu. Comme lorsqu'il était jeune et qu'il ne supportait pas des doses trop fortes de vodka surprise. C'est grâce à cet alcool d'ailleurs qu'ils ce sont embrassés la première fois. Un souvenir tendre et amoureux qui fait sourire Adonis même après plusieurs années. « Non nous n'avons pas ça. » Dit-il en riant doucement, étonné de voir comme les sang-purs peuvent parfois être pris pour des êtres étranges, avec leur propre code et leurs propres règles qu'il faut suivre au risque de se voir traqué par un sorcier sur puissant. Les sang-purs sont soumis à des coutumes parfois étrange que les autres sorciers ne comprennent pas et avec raison, les habitudes aristocratiques sont souvent inutile et un peu arrogante pour tout ceux qui ne sont pas dans sang-purs également. Mais ils n'ont pas de tireur d'élite pour chasser les traîtres à leur sang, cela n'existe pas et n'existera sans doute jamais tout simplement parce que lorsqu'un problème familial intervient, c'est la famille elle même qui règle le conflit et aucune tierce personne ne peut donner son avis. Adonis se fera juger par sa famille qui baissera vite les bras après avoir tenté de le tuer plusieurs fois. Car nul doute qu'ils vont tenter de le foudroyer à plusieurs reprises avant de mettre un prix sur sa tête et de lâcher l'affaire, comme l'ont fait les Black au final. « Viens ! J'suis bourré, demain faudra que tu m'explique ce que tu fous chez moi. Mais viens ! » Sceptique un instant, il hausse les épaules et accepte d'un signe de tête. De toute façon l'idée de dormir contre Charles l'attire bien plus qu'une chambre ici. « T'es avec moi. » Certes, mais il parle officiellement et aux yeux du monde pour cracher son bonheur au visage des gens. Même si pour le moment ce n'est pas possible, il envisage d'assumer publiquement sa relation un jour.

Rosemerta leur apporte enfin de quoi grignoter et sans attendre le sang pur pique un morceau de saucisson qu'il mange rapidement avec un morceau de pain complet. Le genre de repas simple et rapide mais qui fait toujours son petit effet. Il ordonne à Charles de manger un morceau et il le regarder fourrer un bout de pain dans sa bouche avant de l'avaler difficilement. « J'ai mis un sort de tartengulla sur le pas de ma porte la nuit. Si tu touche la poignet, elle t'ensorcelle et tu danse jusque dans la rue. » Il ricane un peu à l'image de son père dansant comme un acharné dans la rue, non loin de la boutique Zonko. « C'est quoi alors la solution ? Tu veux profiter de mon état d'ébriété pour abuser de moi Adochou ? » « Tu peux rêver. Tu pues l'alcool c'est une infection, ne pense même pas à me toucher dans cet état ! » Dit-il en riant encore un peu, satisfait de voir son amant manger encore un peu, du saucisson cette fois-ci. Adonis en fait de même et se sert un autre verre d'eau après que Charles n'ai avalé le sien. Il le regarde se lever et sortir une réplique salace avant de s'arrêter et de se pencher en avant. Adonis comprend aussitôt, Charles est toujours malade lorsqu'il boit un peu trop, comme si son estomac ne supportait rien d'autre que du sucre au final. Le sang pur se relève d'un bond et attrape son homme par les épaules avant de le guider dans le café, heureusement que les toilettes ne sont pas loin et qu'il arrive à positionner Charles au dessus d'une cuvette au même moment où ce dernier rend son excédent de Whisky. Pendant ce temps là il sort de la cabine, part chercher un linge propre derrière le comptoir de Rosemerta malgré ses menaces de mort car il touche ses affaires et repart aux toilettes pour humidifier le tissu. Enfin Charles semble avoir terminer ainsi, Adonis vient à ses côtés et lui passe le tissu humide sur le visage, faisant disparaître quelques perles de transpiration qui souillent sa peau. « Ca va mon Ange ? » Dit-il doucement, tendrement et écartant quelques mèches de cheveux qui barrent son front. « On rentre chez toi. Tu vas prendre une douche, avaler une potion et te reposer, tu en as besoin. » Sans attendre il glisse son bras sous les aisselles de Charles et le guide jusqu'à l'autre pièce avant de le poser doucement sur une chaise. Il jette sur la table quelques pièces pour le repas et les verres et enfin, revient auprès de son amant après avoir pris ses sacs. Tout en s'assurant de n'avoir rien oublié, il ferme les yeux, tient fermement son homme et enfin transplane devant la boutique Zonko, refusant de faire marcher Charles qui a déjà du mal à tenir debout. « Je te laisse ouvrir. » Dit-il en voulant éviter le sort que son amant a jeté sur la porte d'entrée.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 2 Oct - 0:21

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Ivresse - elle l'envahit à présent totalement, embrumant son cerveau pour l'empêcher de penser avec la moindre cohérence. Il se laisse ensevelir sous les réactions les plus primaires. Adonis devant lui est beaucoup trop beau. Il se fiche de la foule, de Rosmerta, ou même de ce qu'il se trouve sur la table entre eux. Il ne voit qu'Adonis avec ses cheveux en bataille et son regard sévère et inquiet. Qu'il aimerait le voiler d'un désir inavoué. Il veut l'entendre gémir, se tortiller sous ses doigts, le sentir en lui. Profondément. Le faire se tordre d'impatience, de désir, d'envie, de plaisir - il veut tout cela, mais son corps se rétracte, et il en le sent même pas. Il est trop embrumé, et - merlin - rien n'a d'importance que lui. Qu'eux; que cette pièce, que sa douleur, que son envie. Rien n'a d'importance en fait; il a put il se sent bien. Plus vraiment lui-même, et ça lui va. Il se surprend même à entendre rire, et regarde autour avant de comprendre que c'est lui qui s'est marré. Il se penche vers son amant, se souvient pas même de son nom, et l'invite chez lui - pour faire plus. Faire autre chose, il sait pas. Il sent ses sourcils bouger, et il se perd dans le regard de l'autre. « Tu peux rêver. Tu pues l'alcool c'est une infection, ne pense même pas à me toucher dans cet état ! » Soupirant, vexé sans savoir vraiment pourquoi, il essaie de se redresser, de venir vers l'autre pour ne pas le laisser s'échapper.

Mais c'est trop, et son ventre se rétracte. La nourriture qu'il a ingurgité est venue trop tard, et l'alcool ne veut pas se mélanger - que le corps est mal fait quelque fois. Alors il se penche, il sent Adonis le soulever, ou l'aider à marcher, et bientôt tout ressort. Les larmes coulent sur ses joues, avec que la brûlure l'étrangle, et que le gout désagréable envahie sa bouche. Il s'écroule, tout tourne autour de lui, mais il ne sent que ce gout dans sa bouche, et les nausées qui l'écrasent. Il suffoque, essaie de retrouver son souffle avant que ca ne revienne. Il se vide - sa douleur aussi, son corps totalement effondré. Il pleure parce qu'il a mal, et parce que son corps réagit de la sorte. Il voudrait reprendre son air. Il a chaud. Beaucoup trop chaud - jusqu'à ce que quelque chose de frais arrive sur son front. « Ca va mon Ange ? » « Noon... » Grogne-t-il avant de se pencher une dernière fois, et de recracher sa bile. Il ne lui reste pas grand chose - il n'a pas beaucoup mangé aujourd'hui de toute façon. Il inspire profondément, poussant la serviette froide sur son front comme pour imprimer la fraicheur durablement.

« On rentre chez toi. Tu vas prendre une douche, avaler une potion et te reposer, tu en as besoin. » Il a pas la force de le lui refuser, il laisse Adonis le soulever et le fait s'asseoir sur une chaise. Charles le regarde à travers ses yeux embrumés, mais ne comprend pas tout ce qu'il se passe. Il laisse des mornilles sur la table, il en est sûr, mais il ne retiendra rien de tout cela. Quand son amant revient il se sert contre lui, se sent partir, et soudainement est devant Zonko. Transplaner ivre... Une nausée lui tord à nouveau le ventre, et il se penche dans la neige sans que rien ne s'écraser entre ses lèvres. Il grimace, et se tient le ventre - pourquoi avoir bu autant par Merlin ? Il regarde autour de lui. L'effet du froid sur les tracés de ses larmes est bénéfique et il lui semble mieux réussir à penser. « Je te laisse ouvrir. » Il réalise qu'Adonis le regarde et fixe la porte de Zonko qui est close; Qui est protégé. Prenant sa baguette, il la rentre dans la serrure qui s'illumine en rose et bleu avant qu'un cliquetis se fasse entendre et qu'elle ne s'ouvre. Il invite Adonis à venir avec lui, travers la boutique - après que la porte se soit refermée - et monte dans l'arrière boutique. Une statue se trouve là, les regardant avec méfiance - « Le chaudron bave des bavboules vapeur. »  Dit-il en hoquetant un peu. Mais la statue s'écarte malgré tout, et laisse apparaitre des escaliers. Il monte, jusqu'à atteindre la maison de son appartement. Cette fois il attend qu'Adonis soit bien présent, la tête tournant, pour venir taper cinq fois sur le bois, avant que la porte ne s'évapore et qu'il puisse en ouvrir une seconde, couleur rouge. Il entre alors chez lui.

Il ne se souviendra pas avoir fait tout cela le lendemain, les gestes sont mécaniques. « Aide moi. » murmure-t-il alors qu'au milieu de son salon il bataille à vouloir décrocher les boutons de sa chemise - sauf qu'il porte un t-shirt et n'a pas de bouton. « Pourquoi tu restes toujours avec moi Adonis ? J'suis cassé. J'suis ... j'suis pas pour toi parfois j'me dis. Peut être que tu serais plus amoureux si j'étais pas vraiment moi hein ? » Délire complètement angoissé, alors qu'il se tourne vers l'autre. « J'dois me doucher tu as dis. »

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Jeu 6 Oct - 0:52

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
Charles a toujours été le plus joyeux d'entre eux, le plus heureux, le plus expressif même allant jusqu’à agacer les jumeaux qui eux, ont été élevés dans l'idée de cacher leur sentiment et surtout leur joie, d'où qu'elle ne vienne. Charles a toujours été celui qui riait fort, chantait à tue tête, se piquait des fous rires où se mettait à pleurer devant un livre bien trop romantique et guimauve pour qu'il ne reste viril. En gros, une éponge à sentiments et à sensations en tout genre qui faisait soupirer d'exaspération Arès mais que Adonis a toujours trouvé adorable. Il a toujours aimé consoler son petit ami lorsque ce dernier pleurait la mort de petite tornade, un cheval mourant dans un de ses romans à l'eau de rose. Puis juste après Charles riait de plus belle, déclarant qu'il ressemblait vraiment à une gonzesse et qu'il devait arrêter de se laisser dominer par ses émotions au risque de perdre le peu de virilité qu'il lui restait. Puis Charles c'est mis à rire sans arrêt, sans jamais laisser les larmes reprendre le dessus et parfois Adonis trouvait cela faux mais il n'osait rien dire, n'osait rien demander au risque de se recevoir les foudres de son amant où de se faire envoyer sur les roses. Les choses ont changées et Adonis n'a jamais pu oublier l'éclat de rire de Charles, résonnant dans les couloirs de Poudlard et faisant écho sur les murs en briques millénaires.

Mais ce soir Charles ne rit pas, ne s'esclaffe pas et ne s'amuse pas. Même le pauvre rire qui lui échappe semble faux et teinté de relent d'alcool terriblement agressif aux oreilles du sang pur qui grimace. Son homme va mal et comme toujours il prend comme mission de s'en occuper alors que ce soir, Charles fait son deuil. Accepte la mort de cette sœur adorée en buvant dans ce bar miteux. Si Adonis n'était pas passé par là, son amant serait sans doute en train de cuver son alcool dans la cuvette des toilettes, personne pour l’aider et malade comme un chien. Il se félicite d'avoir abandonné la demeure familiale finalement. Nul doute qu'il ne vont pas tarder avant de revenir chercher Adonis pour lui rappeler ses devoirs familiaux et ses obligations auprès de sa femme. Et nul doute encore qu'ils vont être accueillis par l'air charmant d'Adonis lorsqu'il commence à être agacé par quelque chose. Son côté sang-pur prend le dessus sur tout le reste et il en deviendrait presque effrayant. A l'époque, lorsque Arès avait ce regard à la fois froid et terriblement dur, personne n'osait aller lui parler sauf son frère jumeau et souvent lorsque quelqu'un avait une requête auprès d'Arès, c'est Adonis qu'on venait voir afin qu'il agisse comme intermédiaire.

Enfin ils transplanent jusque devant la boutique Zonko et pendant un instant, le sang pur attend de voir si son amant va survivre à un mouvement aussi brusque. Apparemment pas car il se penche encore et semble recracher un reste d'alcool mais Adonis ne le jurerait pas, il faut dire qu'il est concentré autour de lui, cherchant des yeux une attaque surprise qui ne vient pas. Ils entrent dans la boutique et pendant un long moment, le professeur reste étonné de voir tous les plans que son amant a mis en place pour garder secret l'endroit. Il se dit aussi qu'il lui fait drôlement confiance, après tout Adonis pourrait espionner pour le compte des Travers et tout rapporter à sa famille après, eux qui pensent que les sang-mêlés comme Charles salissent l'honneur d'être un sorcier. Baliverne, il n'a jamais été d'accord avec ce genre d'idée. Heureusement son frère n'est pas dans les parages sinon il lui ferait la morale sur l'honneur chez les sorciers et tout cela, de quoi être blasé pour le reste de la nuit. « Aide moi. » L'appel de son amant le fait sursauter alors qu'il s'approche de lui à toute vitesse, le déshabillant avec douceur mais fermeté au cas où Charles ne tombe en avant, il aura au moins le temps de le rattraper. « Pourquoi tu restes toujours avec moi Adonis ? J'suis cassé. J'suis ... j'suis pas pour toi parfois j'me dis. Peut être que tu serais plus amoureux si j'étais pas vraiment moi hein ? » « Je reste avec toi parce que je t'aime. Avec tes défauts, tes qualités, tout ce qui fait de toi un être fou et génial. Même avec cette odeur d'alcool qui ne te lâche pas. » Dit-il avec un petit sourire, ôtant maintenant le jean de son homme et l'envoyant d'un coup de baguette, dans la bassine prévue pour la lessive du linge sale. Il met tout cela en route après avoir ajouté les chaussettes et le caleçon de son homme et l'avoir enroulé dans un plaid pour qu'il n'ai pas froid. « J'dois me doucher tu as dis. » « En effet. Suis moi, doucement. » Il lui prend la main et le guide jusqu'à la salle de bain après avoir cherché des yeux la bonne pièce. D'un autre coup de baguette, oubliant cette petite voix qui lui dit qu'il devient fainéant à force de se servir de la magie à chaque fois, il commence à faire couler l'eau chaude dans la baignoire pour préparer un bain. « Allez allonge toi et fais attention ! » Dit-il en donnant sa main à son amant, l'invitant à prendre son appuis sur lui. Lorsque Charles est installé, il mélange quelques savons et des sels de bain dans l'eau, remarquant que l'un d'eux fait des nuances de couleurs dans l'eau. Encore une invention de son amant, cela le fait sourire alors qu'il cherche et qu'il trouve de quoi laver Charles lorsque l'eau sera à bonne hauteur. « Si tu as encore la nausée n'hésite pas à me le dire. » Murmure Adonis en faisant venir vers eux une bouteille d'eau et en la posant sur le rebord de la baignoire, pour que son amant boive de l'eau fraîche si il en a besoin.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Mer 12 Oct - 0:47

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
En rentrant chez lui, il se sentit immédiatement en sécurité, faisant tomber les dernières barrières qui contenaient ses émotions. L'alcool aidait sans doute, et il faisait tomber le masque qu'il maitrisait si bien en temps normal. Il le contrôlait tant qu'il avait finit par croire qu'il s'agissait de son véritable visage, et qu'il était vraiment cet homme chaleureux, sociale, et heureux, qui offrait aux autres la possibilité de sourire, et de rire de tout. Du monde, de la vie, des autres. Qu'importe, tant que l'on riait, que ce soit avec les autres ou à leur dépends. Le rire était la seule chose à laquelle Charles se raccrochait depuis des années, peut être pour réapprendre à l'abordait naturellement. Après la tragédie qui avait touché sa famille il lui avait semblé qu'il ne pourrait jamais plus rire à gorge déployée, lui qui prenait l'existence comme une farce grotesque il en avait été bouleversé. A Poudlard il avait sut donner le change, encouragé par Andromeda et Aliénor qui ne l'avaient pas lâché d'une semelle. Il avait apprit à rire, à sourire, et à paraitre heureux même s'il se sentait totalement vide. A mesure des années il avait tenté de combler ce vide du rire des autres - c'est tout ce qui lui restait à présent.
La majorité du temps cela convenait, et il pouvait s'en satisfaire pour continuer d'avancer, ou se lever le matin et avoir une raison d'être. Mais ce jour-là il était incapable de faire semblait. Le syndrôme anniversaire le touchait de plein fouet, et il était soumis à ses émotions pour boire et pleure ce qu'il ne pourrait jamais retrouver : sa famille. Charles avait grandit dans une famille aimante, et solidaire. La perte des siens avait été un coup dur, et le fait de n'en avait jamais parlé jusqu'ici n'avait pas aidé à faire son deuil. Il lui faudra encore du temps, mais à présent il était épaulé par Adonis - et il se sentait coupable pour cela. Il ne comprenait pas pourquoi la vie lui permettait de retrouver Adonis, pourquoi est-ce qu'il était là, à le tenir alors que Charles était disloqué. Loque humaine. « Je reste avec toi parce que je t'aime. Avec tes défauts, tes qualités, tout ce qui fait de toi un être fou et génial. Même avec cette odeur d'alcool qui ne te lâche pas. » Il lâcha un ricana qui lui semblait faux bien qu'il soit vraiment amusé par les paroles de son amant. Et touché, bien qu'il ne puisse pas le montrer avec l'alcool et l'état maladif dans lequel il se trouvait. « Peut être qu'un jour tu regretteras d'avoir perdu ton temps avec moi. » L'alcool mauvais - celui qui poussait Charles à déprimer et à refuser toute marque d'attention et d'amour bien qu'il en soit touché. Il n'aimait pas être dans cet étant, n'y pouvait rien non plus. Peut être pour contre-balancer le reste du temps quand il est si chaleureux et souriant avec tout le monde.

Il préféra proposer la douche qu'Adonis lui avait promis, mais ne se sentait pas vraiment capable de se lever, se déshabiller et aller dans la cabine sans une aide extérieur. Son corps ne lui répondait plus, et il se sentait presque épuisé sans l'être totalement. Il ne voulait pas dormir, simplement resté immobile. Il laissa Adonis le mettre nu, frissonnant en sentant son contact chaleureux sur sa peau gelée, et il s'enroula avec plaisir dans le plaid offert par son amant. « En effet. Suis moi, doucement. » Prenant la main d'Adonis, il le laisse le guider, prenant même son bras pour tenter de ne pas trébucher en chemin. Ils arrivent rapidement dans la salle de bain - il faut dire que l'appartement de Charles n'est pas très grand - et sortant sa baguette Adonis fait couler l'eau. « Flemmard. » Lâche Charles avec un sourire dans la voix. « Allez allonge toi et fais attention ! » Acquiesçant, le sang-mêlé prend alors appuie sur l'épaule de l'autre homme pour entrer dans l'eau chaude, et se laisse tomber contre la baignoire pour s'enfoncer dans l'eau avec un soupire de plaisir. Il se sent bien mieux, regardant vers Adonis avec un sourire enfantin, presque d'excuse. « Si tu as encore la nausée n'hésite pas à me le dire. » Secouant la tête il lui assure qu'il va bien, et prendre un peu de mousse colorée pour souffler dessus - en direction d'Adonis et lui en foutre partout. Mais rapidement - foutu alcool - les larmes lui montent aux yeux et il se sent pleurer à nouveau. « Tu vas vraiment vivre ici alors ? » Demanda-t-il de sa voix enfantine. « Tu sais... parfois je me demande ce qu'il se serait passé si je n'avais pas couché avec Arès. Si on avait... Tu disais que tu voulais vivre avec moi après Poudlard - que tu avais été con de croire cela possible. Tu l'aurais fait ? Tu aurais... Vécu avec Sang mêlé sans te soucier de ce que ta famille en aurait dit ? » Demanda-t-il en se redressant pour être au niveau d'Adonis, le fixant d'un air amoureux et incrédule, brillant de larmes toujours qu'il préférait ignorer. « Qu'est-ce que nous aurions été dans ton imagination ? »

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 16 Oct - 18:38

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
« Peut être qu'un jour tu regretteras d'avoir perdu ton temps avec moi. » Il hausse les épaules et lève les yeux au ciel devant une déclaration aussi idiote. Charles a toujours eu l'alcool plus où moins mauvais en fonction du nombre de verres qu'il s'enfilait. Et apparemment ce soir il a dépassé le nombre autorisé, ce qui le rend particulièrement défaitiste en ce qui concerne leur relation à tous les deux. Et sur le fait que Adonis l'aide sans aucune arrière pensée si ce n'est de lui donner un coup de main pour qu'il se sente mieux. Enfin son amant se laisse faire et rapidement il se retrouve dans l'eau chaude d'un bain parfumé, à température parfaite pour régler ce début de gueule de bois qui s’empare de son homme. Tendrement Adonis vérifie de n'avoir rien oublié, pensant aussi à la bassine au cas où son homme soit obligé de rendre le surplus d'alcool pour la seconde fois. Lorsque Charles est installé, il vient prendre un gant et s'assoit aussi à côté de la baignoire, plongeant le gant dans l'eau chaude avant de mettre du savon dessus. Il lave délitement le dos de son homme, passant encore et encore le gant, le savon et l'eau chaude sur la peau de son amant pour détendre ses muscles. Tendrement, amoureusement, comme l'aurait fait une mère qui cherche à s'occuper de son enfant malade. Adonis a toujours aimé prendre soin de Charles, c'est un fait. « Tu vas vraiment vivre ici alors ? »

Il sourit, tendrement en voyant une boule de mousse arriver vers lui mais à cause du regard émerveillé de son homme. « Apparemment oui... » Dit-il avec une moue mystérieuse avant qu'il ne se mette à rire doucement, rinçant en même temps son homme et effaçant les traces de mousse sur la peau de son dos. « Tu sais... parfois je me demande ce qu'il se serait passé si je n'avais pas couché avec Arès. Si on avait... Tu disais que tu voulais vivre avec moi après Poudlard - que tu avais été con de croire cela possible. Tu l'aurais fait ? Tu aurais... Vécu avec Sang mêlé sans te soucier de ce que ta famille en aurait dit ? » Il marque une grimace en entendant son homme évoquer sa tromperie avec son frère jumeau. Mais il passe au dessus et laisse sa main droite dans l'eau chaude, jouant avec la mousse en regardant Charles avec douceur, se rendant compte à quel point son homme est beau. Si bien fait, avec son air enfantin et sa moue adorable. « Arès devait être le fils aîné. Il devait se marier, faire des enfants, devenir mangemort. Moi... J'aurais été dans l'ombre, libre de faire ma vie et de vivre comme je le voulais. J'aurais pu sous quelques conditions être avec toi... » Dit-il en expliquant plus où moins clairement ce qu'il avait en tête. Sa famille l'aurait laissé tranquille si Arès avait été vivant. « Arès connaissait tout de son rôle et il voulait que l'on soit ensemble... Il aurait assumé sa place de fils aîné pour que je puisse être avec toi. Il s'en amusait, des mangemorts, de son statut d'héritier. Ca le faisait rire, le fou. » Dit-il avec un sourire triste en parlant et en pensant à son frère aîné, si loin et si prêt en même temps dans son esprit. « Il n'y a pas une seconde où il ne me manque pas. » Dit-il doucement en laissant son regard se perdre dans l'eau colorée du bain. Mais je suis là.

Il sursaute et se met à sourire sous le timbre moqueur mais pourtant plein d'émotion de son frère. Il tourne la tête, ayant l'impression de voir Arès qui se tient non loin de lui. « Qu'est-ce que nous aurions été dans ton imagination ? » « On aurait été le genre de petit couple adorable, vivant caché et loin du monde trop hypocrite des sorciers de sang-pur. On aurait simplement été ensemble, toi avec ta boutique et moi travaillant à Poudlard. Et je t'aurais aimé plus que ma propre vie, te jurant de tout faire pour te rendre heureux. » Dit-il doucement alors que sa main vient se glisser sur le torse de Charles pour le câliner. Il reprend le gant et enfin relave Charles, ses bras, ses cuisses, son torse ainsi que ses épaules, laissant une traînée de mousse partout où il passe le morceau de tissu. Vous auriez été niais à en mourir. « Oui sans doute, mais j'aurais été heureux alors tu n'aurais fait aucun commentaire. » Arès hoche la tête avant de faire comme si il vomissait, avec un geste qui ne laisse place à aucun doute. Adonis rit doucement devant l'absurdité de son frère aîné. « Tu risques de le voir. » Dit-il à l'intention de son homme avant de lui offrir un sourire d'excuse. « Ma femme voyait son ombre sans jamais faire le rapprochement. Toi tu l'as connu... Tu risques de le voir se balader dans l'appartement. Je lui demanderais d'arrêter si cela te fait peur. » Il entreprend de mouiller les cheveux de son homme pour les lui laver délicatement. « Et toi ? Nous aurions été comment dans ton imagination ? »

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Jeu 20 Oct - 22:01

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
L'eau chaude engourdissait ses membres, et le calmait. Il se sentait déjà mieux, la nausée laissant un gout acre dans sa gorge, mais l'alcool prenant du recul sur son esprit. Il était dans un état lamentable, et sans doute aurait-il dû en avoir honte, ne pas chercher à faire la conversation, et trouver le moyen de rapidement se trouver au lit plutôt que de profiter de la présence d'Adonis. Mais il avait besoin de parler avec lui. De discuter : de tout, de rien, d'eux, d'Arès, qu'importe. Simplement être auprès de son amant, et laissait sa voix douce et chaude lui réchauffer les entrailles meurtries par ses pleurs et son deuil. Il avait l'alcool mauvais, surtout quand l'impression redescendait comme s'était le cas à ce moment précis. Mélancolie, son coeur se serrait à la penser qu'Adonis ne veuille plus de lui un jour, tant il avait l'impression d'être faible près de lui, et si enclin à ne pas être adulte et réfléchit. Mais son amant ne fit rien pour donner l'impression qu'il pourrait partir. Au contraire, il commença à laver son corps marqué par l'alcool et la journée à trainer au cimetière et à Londres. Il le faisait avec douceur, et Charles se laissait faire, marionnette désarticulée.
Ils se mirent à parler, Charles avançant sur un chemin glissant. Celui de leur avenir bafouée par sa trahison des années auparavant. Il se demandait parfois ce qu'il serait advenu s'il n'avait pas saboté leur histoire, et si Arès n'était pas mort. Est-ce qu'il vivrait avec Adonis aujourd'hui ? Est-ce qu'il en aurait eut le droit, lui, le sang-mêlé ? l'homme ? « Arès connaissait tout de son rôle et il voulait que l'on soit ensemble... Il aurait assumé sa place de fils aîné pour que je puisse être avec toi. Il s'en amusait, des mangemorts, de son statut d'héritier. Ca le faisait rire, le fou. » « Arès était complètement fou. Je... A l'époque j'avais trouvé cela étonnant qu'il se laisse faire aussi facilement. Qu'il me laisse te tromper aussi facilement, y participant sans rechigner. Je crois que... Je crois que quelque part il avait comprit. Il avait su que je ne le faisais pas parce que je ne t'aimais pas, mais pour d'autres raisons et qu'il aurait été inutile de chercher à comprendre. Que j'en avais besoin. » Dit-il en fixant le vide. Il n'avait pas même était capable d'en vouloir à Arès de ne pas l'avoir arrêté. Après tout il pouvait se targuer d'être proche de lui à bien des égards même avant cela. Le fait d'être ami, puis amant avec Adonis l'avait rapproché d'Arès. Ils s'appréciaient, comme des amis, Charles étant le seul sang mêlé à pouvoir le moquer sans qu'il ne s'en prenne à lui par la suite. « Il n'y a pas une seconde où il ne me manque pas. » Il sourit, opina mais ne trouva rien à redire. Il comprenait, il connaissait ce sentiment. Alors il trouva la main d'Adonis et la serra avant de jouer avec ses doigts distraitement.

Et d'imaginer. Imaginer simplement ce qu'ils auraient été tous les deux. « On aurait été le genre de petit couple adorable, vivant caché et loin du monde trop hypocrite des sorciers de sang-pur. On aurait simplement été ensemble, toi avec ta boutique et moi travaillant à Poudlard. Et je t'aurais aimé plus que ma propre vie, te jurant de tout faire pour te rendre heureux. » Touché, ému par cet aveu et par cette vision peut être trop idyllique, trop romantique, trop kitsch, il sonda le regard d'Adonis, lui exprimant ses regrets sans pouvoir les dires. Il espérait juste que tout ne soit pas perdu. Que ce soit encore possible. « Oui sans doute, mais j'aurais été heureux alors tu n'aurais fait aucun commentaire. » Il sursauta, se demandant à qui Adonis pouvait bien parler. Puis - révélation - il commençait peut être à s'habituer. « Arès est revenu ? » demanda-t-il avec une voix enrouée, sans être sûr de ce qu'il devrait faire. Lui parler aussi ? Ou faire comme s'il n'était pas là ? Pouvait-il même s'insérer dans cette conversation alors qu'il cherchait à faire disparaitre Arès de la tête d'Adonis ? Il commençait à avoir la migraine, et s'enfonça un peu plus de l'eau. « Tu risques de le voir. » Regard effaré. Non. Charles ne tenait pas vraiment à voir Arès soudainement comme un fantôme près de son amant. La vision pourrait... le terrifier. « Ma femme voyait son ombre sans jamais faire le rapprochement. Toi tu l'as connu... Tu risques de le voir se balader dans l'appartement. Je lui demanderais d'arrêter si cela te fait peur. » Charles blêmit rapidement, avant de secouer la tête et de réfléchir à cela. Arès n'était pas un fantôme, pas totalement un esprit, pas vraiment vivant, mais certainement pas mort. « J'ai un attrape-fantôme sur un mur du salon, qu'il l'évite. J'sais pas si ce truc marche, mais autant ne pas le laisser coincer... Dans les murs de l'appartement. » Dit-il - un ancien symbole trouvé dans un livre de rune, qu'Aliénor et lui avaient peint dans le salon de Charles après avoir beaucoup trop bu. Un délire, passager, mais il n'avait jamais effacé la rune, et il ne l'avait jamais essayé. Ou alors l'absence de fantôme chez lui s'expliquait par ça. « Et toi ? Nous aurions été comment dans ton imagination ? » Charles réfléchit à la question, quelques instants, fixant les bulles de savon qui disparaissaient à mesure qu'il était dans l'eau. « Avant l'accident, j'avais ce sentiment que nous deux ça pouvait... J'sais pas. Parfois je me disais qu'on pourrait aller plus loin que Poudlard. Que je pouvais devenir inventeur pour le compte du Ministère, et tu aurais été un Aurore, ou un tireur d'élite à la baguette magique, ou ce que tu voulais. Mais je me sentais con aussi de le penser parce que... Parce que tu es un Travers, et je savais ce que ça voulait dire. Aliénor baisait Avery, et elle était dans la même foutue situation. Vous êtes attachés à vos traditions. » Dit-il en fronçant les sourcils - cette période était loin à présent. Jamais il n'avait été attaché au Ministère, il s'était enfermé à Zonko. Et Adonis était professeur. « Mais après ça, j'arrivais plus à penser avec cohérence. J'arrivais plus à penser à un « nous » après Poudlard, parce que ... parce que je restais attaché à cette pensée que tu étais un sang pur, et ça me foutait les jetons. J'voulais pas être... la pute d'un sang pur, ou quelque chose dans ce gout-là. J'voulais pas prendre le risque d'être... j'sais pas. La nouvelle cible des sangs purs à cause de notre lien. » Dit-il en haussant les épaules, presque honteux de l'avouer à présent.


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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 23 Oct - 21:29

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
Il joue avec l'eau, faisant éclater quelques bulles d'un coup de doigt habile, savourant la chaleur du bain glisser sur sa peau assez fraîche car l'hiver arrive, et qu'il n'a jamais aimé ça. Comme si lui même était fait pour le soleil et la chaleur, là où Arès adorait la neige et le froid qui s'en accompagnait. Différence marquant les jumeaux, différence de caractère. Lui le feu, l’impulsion, le besoin de vivre sa vie, ses sentiments, son histoire en se moquant des jours autours et de ce qui pouvait arriver. Arès plus froid, acceptant son futur, s'en amusant, jouant avec même. « Arès était complètement fou. Je... A l'époque j'avais trouvé cela étonnant qu'il se laisse faire aussi facilement. Qu'il me laisse te tromper aussi facilement, y participant sans rechigner. Je crois que... Je crois que quelque part il avait comprit. Il avait su que je ne le faisais pas parce que je ne t'aimais pas, mais pour d'autres raisons et qu'il aurait été inutile de chercher à comprendre. Que j'en avais besoin. » Il hoche la tête, refusant encore et toujours de réellement en parler car cela fait naître une jalousie folle en lui, même si Arès n'est plus là pour en témoigner et qu'il repose aujourd'hui sous l’emblème des Travers. Il a pardonné à Charles mais cela ne veut pas dire qu'il a oublié et surtout, il a toujours eu la faculté de se souvenir de chaque chose qui l'a agacé dans sa vie. Charles l'a trompé, il a accepté l'idée mais cela le rend toujours aussi jaloux malgré les années, c'est comme ça. Il aime, il ne veut pas partager ce qu'il aime.

« Arès est revenu ? » Il sourit à Charles, le remerciant doucement de ne pas le juger malgré la relation étrange qu'il partage avec l'esprit de son frère. Car il ne voit pas Arès comme un fantôme mais bien un esprit, invisible, se cachant mais bien présent malgré tout, accompagnant le dernier Travers partout où il va. « J'ai un attrape-fantôme sur un mur du salon, qu'il l'évite. J'sais pas si ce truc marche, mais autant ne pas le laisser coincer... Dans les murs de l'appartement. » Il hoche la tête encore une fois, devant son frère qui en fait de même, signalant qu'il a bien compris l'idée. Il ne sait pas si ce genre de chose marche mais en tout cas, Arès fera attention où ses futures allées et venues dans l'appartement. Il vient glisser sa main vers son amant et la pose sur son torse, caressant sa peau, jouant avec son fin duvet noir qui parsème légèrement sa peau blanche. « Désolé de te faire peur. » Dit-il avec un sourire d'excuse, ayant bien vu que l'idée de voir Arès a effrayé son amant. « Avant l'accident, j'avais ce sentiment que nous deux ça pouvait... J'sais pas. Parfois je me disais qu'on pourrait aller plus loin que Poudlard. Que je pouvais devenir inventeur pour le compte du Ministère, et tu aurais été un Aurore, ou un tireur d'élite à la baguette magique, ou ce que tu voulais. Mais je me sentais con aussi de le penser parce que... Parce que tu es un Travers, et je savais ce que ça voulait dire. Aliénor baisait Avery, et elle était dans la même foutue situation. Vous êtes attachés à vos traditions. » « Parfois un peu trop. » Ajoute le sang-pur en levant les yeux au ciel devant l'absurdité évidente de certaine famille à vouloir préserver leur pureté, leur droiture mais aussi leur statut de sang. Comme si cela allait les empêcher de s'éteindre un jour où de se retrouver avec un crac-mol dans la famille. C'est arrivé d'ailleurs à la famille Shafiq il y a quelques années, le faisant bien rire alors que le nouveau né ne témoignait d'aucun signe de magie évidente.

« Mais après ça, j'arrivais plus à penser avec cohérence. J'arrivais plus à penser à un « nous » après Poudlard, parce que ... parce que je restais attaché à cette pensée que tu étais un sang pur, et ça me foutait les jetons. J'voulais pas être... la pute d'un sang pur, ou quelque chose dans ce gout-là. J'voulais pas prendre le risque d'être... j'sais pas. La nouvelle cible des sangs purs à cause de notre lien. » « Je te comprends. » Dit-il simplement en remontant sa main vers le visage de Charles et en caressant la peau douce de sa joue droite. Il n'est nullement vexé, seulement soulagé de voir qu'ils peuvent se parler franchement sans avoir peur d'être jugé par l'autre, de voir que Charles lui dit enfin ce qu'il pense et qu'il ne prend aucun détour. Il aime cette relation qui se construit doucement, comme une araignée tissant sa toile. « Tu aurais du me parler Charles. Jure moi de me parler si un jour tes doutes reviennent... Je n'accepterais pas de te perdre encore. » Dit-il en laissant retomber sa main dans l'eau finalement. « Et si mes parents viennent te menacer... Jure moi de ne pas me repousser du jour au lendemain. » Il soupire doucement, sachant que son homme panique si il est en danger. « Je ne sais pas comment ils vont réagir. Ils vont sans doute s'en prendre à moi quelques temps... Puis enfin lâcher l'affaire en demandant aux autres mangemorts de me tuer si ils en ont l'occasion. » Il relève les yeux et cherche le regard rassurant de Charles, espérant trouver un peu de courage, de détermination. Espérant que son homme ne prenne pas peur et ne l'envoi pas promener aussitôt face aux risques qui peuvent se présenter. « Mais personne sait que nous sommes ensemble. Tu es caché aux yeux de la famille, c'est la meilleure chose qui pouvait arriver. » Pour l'instant.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Lun 24 Oct - 13:34

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Tout était possible - c'est une chose que le père de Charles lui répétait assez souvent pour que ce dernier le prenne à présent comme une règle générale. Tout était possible parce que la magie vivait en chaque chose, en chaque être, et autour d'eux, comme un potentiel énorme où l'impossible n'était qu'humain. Alors imaginait que son beau-frère - il était bien étrange de penser à Arès en ce terme du reste - pouvait se promener impunément dans son appartement ne le surprenait pas vraiment. Il était un peu terrifié à cette idée parce qu'il n'aimait pas spécialement les spectre, les esprits, et les fantômes, mais il n'était pas surpris. Être un sorcier l'avait rendu incroyablement relativiste. « Désolé de te faire peur. » Haussement d'épaules, avec un rire sur le visage de Charles qui se tourne vers son amant. Regard enfantin de celui qui se connait par coeur mais qui ne peut pas se combattre parce qu'il n'a pas ce courage-là. « Anyway j'ai peur de tout il parait. C'est rien. » Dit-il avec quelque chose comme une résignation amusée. Charles n'était pas courageux. Il était curieux, intelligent, et inventif - c'était un fait. Mais il n'était ni brave, ni courageux. Il ne savait pas se battre contre ses peurs, il ne savait pas s'élever contre l'adversité. On lui avait appris à courber l'échine, et à ne pas tenter d'être plus fort qu'il ne l'était en réalité. Pas que ses parents aient douté de lui, mais ils voulaient le protéger du reste du monde.

Et ils voulaient le protéger de la montée de la colère des Sangs purs. Eux qui prônaient leur supériorité, et leur sang si parfait. Magie ancestrale qui coulait dans leurs veines. Charles le comprenait, et il avait courbé l'échine, allant jusqu'à perdre son amant parce qu'il avait peur de ce qu'ils pourraient devenir tous les deux. Lui un mensonge, Adonis un tueur - il n'aurait pas pu le supporter. Et il savait que malgré tout ce que Adonis pouvait dire - parce qu'il était un idéaliste - les Travers n'étaient pas encore près à avoir un enfant Inverti et amoureux d'un sang-mêlé. Ils étaient attachés aux traditions à l'instar de la majorité des familles de sangs purs. « Parfois un peu trop. » Sans doute - mais la révolution n'était pas en marche, et de toute façon les mentalités souffraient des changements brutaux. Si un jour cet état de fait devait changer, ce serait sans doute dans la peine, ou avec du temps. Beaucoup de temps. Après tout Charles savait qu'il y a quelques générations à peine même un Potter n'aurait pas accepté d'être dans la même pièce qu'un né moldu. Les choses changeaient, à leurs rythmes.

Et pour l'heure ils étaient des amants maudits, plus que des amoureux braves et exemplaires. « Je te comprends. » Il soupire, d'aise, continuant à profiter de la main d'Adonis sur son corps, et de l'eau chaude qui l'enveloppe dans cette étreinte apaisante. Il se sent bien mieux, les bulles de savon emportant ses angoisses et son impression d'être embrumé. Ils peuvent discuter à coeur ouvert, comme ils le faisaient avant. Il y a longtemps - une éternité - et Charles se sent redevenir lui-même. « Tu aurais du me parler Charles. Jure moi de me parler si un jour tes doutes reviennent... Je n'accepterais pas de te perdre encore. » Son coeur se sert à ces mots et il se tourne pour croiser le regard suppliant d'Adonis. Sa beauté aristocratique, ses traits tendre, et son regard doux et amoureux - tout cela lui coupe le souffle, et il se demande bien ce qu'il a fait pour que cet adonis soit amoureux de lui. Lui, un sang mêlé parmi tant d'autres, avec son physique banal, ses peurs irrationnelles, et son comportement puéril. « Tu sais, j'suis tout le temps en train de réfléchir et de penser et d'angoisser au sujet de tout. Une vraie fille. Tu risque de m'entendre assez souvent si tu veux que je parle de mes angoisses à chaque fois. » Dit-il avec un ton amusé - parce qu'il ne voulait pas admettre que ce comportement l'avait mis dans des situations désagréables plus d'une fois. A force de douter, constamment, plus de lui que des autres il en devenait stupide - c'était les mots d'Aliénor pas les siens. Il doutait de ses capacités, de son amour, de la raison qu'avaient les autres de l'aimer, de ses inventions, de Zonko — en somme de tout, et c'était vraiment casse-pied. Selon la jeune femme toujours.

« Et si mes parents viennent te menacer... Jure moi de ne pas me repousser du jour au lendemain. » Il sourit. « Je te le promets. Je me prépare psychologiquement à cette confrontation déjà. Parce que je doute qu'elle n'arrive pas. » avoue-t-il. Il sait que le départ d'Adonis mettait son amant dans une situation difficile - pour ne pas dire mortellement dangereuse. Mais il ne pouvait pas se résoudre à lui tourner le dos. Après tout il l'avait fait pour eux, pour lui, et Charles l'aimait. Sans doute était-ce pour cette raison qu'il se sentait capable de tout faire pour Adonis. Par amour. « Je ne sais pas comment ils vont réagir. Ils vont sans doute s'en prendre à moi quelques temps... Puis enfin lâcher l'affaire en demandant aux autres mangemorts de me tuer si ils en ont l'occasion. » L'idée fait frémir et blêmir le sang mêlé qui tente de déglutir pour garder contenance. L'image d'Adonis aux mains des mangemorts s'insinuent dans son esprit et il grimace - non clairement il ne pourrait pas le supporter. « Mais personne sait que nous sommes ensemble. Tu es caché aux yeux de la famille, c'est la meilleure chose qui pouvait arriver. » Charles se tourne à nouveau vers son amant, bien moins assuré que lui. « Pré-au-Lard est une petite ville et tout le monde nous connait ici. Tu sais que les rumeurs iront vites, et ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils... ne viennent ici pour te chercher. Parce qu'ils ne pourront pas passer les remparts de Poudlard. Je pourrais peut être placer plus de protection sur l'appartement mais... La boutique reste vulnérable. Je ne pourrais pas empêcher les clients d'y venir. » Il ne parlait pas tant à Adonis qu'il ne réfléchissait à tout cela pour lui-même, mordant l'intérieur de sa joue à force de concentration. Avant de soupire, et de venir caresser la joue de son homme pour l'attirer et lui prendre un baiser. « Je suis ton little dirty secret c'est tellement romantique. » Dit-il avec cet humour recouvrait une fois encore.

Décidant qu'il était temps de se sécher, il entreprit malgré tout de se lever du bain après avoir ôté le bouchon pour faire partir l'eau. « Passe moi une serviette s'il te plait. » Demanda-t-il en montrant un placard du bout du doigt, nudité laissé au regard de son amant sans pudeur.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 30 Oct - 18:56

Il est des secrets gardés par la lune.
Adonis & Charles
« Tu sais, j'suis tout le temps en train de réfléchir et de penser et d'angoisser au sujet de tout. Une vraie fille. Tu risque de m'entendre assez souvent si tu veux que je parle de mes angoisses à chaque fois. » Haussement d'épaule, sourire adorable alors que ses mains câlinent encore et encore la peau de son homme, dans un geste terriblement tendre. « Tu es adorable. » Adorable veut dire digne d'être aimé, tout ce qui correspond à Charles et donne envie à Adonis de ne plus jamais le quitter peut importe ce qu'il puisse dire, faire, penser. « Je te le promets. Je me prépare psychologiquement à cette confrontation déjà. Parce que je doute qu'elle n'arrive pas. » Il grimace, regard désolé vers son home alors qu'il sait que Charles refuse toute confrontation, par peur de la mort où d'être blessé, Adonis ne le sait pas exactement. Lui il aime les combats et pourtant, il fera tout en sorte pour calmer ce besoin de combat alors que son homme déteste ça. C'est justement de se dire qu'il pourrait y laisser la vie qui rend la chose plus excitante encore. Il l'écoute parler de Pré-au-lard et du fait que tout se sache ici, ne pouvant pas s'empêcher de lever les yeux au ciel devant les gens qui ne peuvent pas s'occuper de leur vie plutôt que celle des autres. Mais bon ils feront avec, ils trouveront évidemment une solution pour que Charles ne prenne aucun risque sur un long moment. Ils se font confiance, c'est tout ce qui compte pour combattre sa famille qui lâchera vite l’affaire, il le sait. Il connaît les Travers bien plus qu'on ne le prendre, il sait comment sa famille fonctionne et à qu'elle vitesse ils peuvent lâcher quelque chose. En somme il n'est pas seul, il a plusieurs cousins qui eux sont dans fiers mangemorts accomplis, ils n'ont pas besoin d'Adonis pour que le nom des Travers survivre dans quelques années. Biens-sûr il aurait été mieux pour eux que Adonis fasse aussi ses enfants mais l'accident l'a rendu stérile et si il se laisse réfléchir, il sait qu'il ne pourra rien faire contre sa stérilité. Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé avec sa femme lorsque c'était Arès qui prenait les commandes. « Je suis ton little dirty secret c'est tellement romantique. » Il rit doucement et caresse des yeux le corps de son amant, en effet c'est quelque chose de terriblement romantique. Son amant se lève lentement, dévoilant son corps parfait et si tentant pour le sang-pur qui se jure de ne rien faire, Charles n'est pas en état et son visage porte encore les stigmates d'un trop plein de Whisky pur-feu.

Adonis se lève également et reste planté là comme un idiot, simplement à regarder Charles qui s’offre à lui dans toute sa splendeur. « Passe moi une serviette s'il te plait. » « Mais avec plaisir. » Regard qui en dit long alors qu'il se tourne, attrape une serviette propre et chaude et la tend à son homme sans attendre. Lorsque Charles sort doucement de la baignoire et que Adonis c'est assuré qu'il tient debout sans risquer de s'ouvrir la tête n dérapant, il quitte la salle de bain et marche jusqu'à la chambre de son homme. Il ouvre l'armoire, fouillant sans vergogne à la recherche d'un pyjama convenable. Il trouve un vieux pantalon noir qui fera très bien l'affaire, un pull de la même couleur et enfin des chaussettes roses et oranges avec des petits cœurs dessus. Riant du détail il emporte le tout prêt de son homme et dépose les vêtements devant lui. Sans avoir oublié un caleçon aux couleurs de Serdaigle, la base évidemment. « Tu te met dans du chaud et tu viens au lit. Tu veux une tisane pour t'aider à dormir où une potion contre la nausée ? » Dans du chaud expression de leur jeunesse lorsque l'un où l'autre était malade et qu'ils s'amusaient à l'enrouler dans un plaid dix fois trop grand, empêchant tout mouvement. Alors l'autre était obligé de donner à manger au malade, ce qui finissait souvent en catastrophe vu les éclats de rire. Lui même part de la salle de bain et s'approche de ses valises, d'un sort il les fait reprendre leur taille normale avant de chercher une tenue de nuit. Un simple tee-shirt et caleçon propre fera l'affaire pour qu'il dorme, de toute façon Charles va se coller à lui dans la nuit et il aura trop chaud donc bon.

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MessageSujet: Re: il est des secrets gardés par la lune (chardonis)    Dim 6 Nov - 20:33

il est des secrets gardés par la lune  
Adonis & Charles
Il commençait à avoir froid, le corps tremblant parce que l'eau commençait à refroidir et qu'il n'était pas en état de le supporter. Alors naturellement il demanda une serviette à son homme pour pouvoir se sécher et retrouver un lit bien chaud. Avec Adonis dedans - éventuellement. Il ne peut plus simplement accepter de le voir le quitter. Même si ce soir il n'est pas au mieux de sa forme. Même si le deuil et le souvenir de sa soeur risquent à tout moment de le faire s'effondrer. Il ne veut plus laisser Adonis lui échapper, et partir. Il le veut avec lui, l'enfant capricieux. Parce qu'il ne peut plus accepter de ne pas être aimé de lui. « Mais avec plaisir. » Il lui passe la serviette, enveloppant le corps nu de Charles, avant de quitter la pièce pour lui prendre quelques affaires. Pendant ce temps-là le Sang mêlé sèche une partie de son corps, assez pour ne pas trembler lorsque la serviette tombe à ses pieds, et prendre sa baguette pour formuler un sort de séchage pour ses cheveux et les quelques gouttes qu'il reste.

Il retourne dans la chambre pour voir les affaires qu'Adonis lui a préparé sur le lit. Le caleçon de Serdaigle le fait sourire, et il le prend pour commencer à s'habiller. « Tu te met dans du chaud et tu viens au lit. Tu veux une tisane pour t'aider à dormir ou une potion contre la nausée ? » Il semble y réfléchir un moment, prenant son temps pour s'habiller - sa tête lui tourne encore, et il sent que la nausée n'est pas vraiment loin bien qu'il doute de pouvoir rendre encore quoi que ce soit. Tout ce qu'il veut c'est Adonis contre lui. Pas de potion de sommeil ou ce genre de choses. Lui, seulement. Et peut être une potion contre la nausée - oui. « Tu as des herbes et des produits de bases pour la potion dans le placard au-dessus de lévier. Sers toi. » Dit-il en lui montrant la cuisine. Il reste là, un moment, attendant qu'Adonis revienne avant de prendre la potion, se sentant déjà bien.

« Prends moi dans tes bras. » murmure-t-il en se tournant vers son amant, avant de l'attirer avec lui dans son lit, se fichant qu'il soit encore habillé, et de s'effondrer, dans les bras chauds d'Adonis. En sécurité.

The end.

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