AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
ADULT  - the war is here

ADULT - the war is here


Messages : 2087
Date d'inscription : 06/05/2016
Localisation : Le Labyrinthe de Poudlard - c'est stylé

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)   Jeu 27 Oct - 23:58

Regarde devant toi, moins que rien !• Les années ne sont rien comparées à la pureté •

Andromeda Black

Anton
Jones

Andromeda sortit en trombe de son cours de potion, exaspérée. La colère se lisait dans son regard, une colère immense qui brûlait au point d'en effrayer plus d'un - tous des trouillards selon elle. Comment pouvait-on être aussi stupide ? Sans même aborder le sujet de son camarade de classe plus bête que ses pieds, qu'est-ce qui était passé par la tête de leur professeur lorsqu'il avait décidé de les mettre ensemble ? Il avait dû recevoir un coup sur la tête, ce n'était pas possible autrement. Ou alors il était simplement idiot, allez savoir. Elle ne voyait que ça, parce que l'imbécile qu'elle avait été contrainte de supporter durant deux longues heures - parce qu'une ne suffisait pas, évidemment - n'avait vraiment rien à faire avec une jeune fille comme elle. Déjà qu'il n'était pas brillant - voire carrément attardé -, il était maladroit comme pas deux, preuve en était qu'il avait accidentellement renversé deux fioles posées sur leur paillasse, manquant au passage d'en éclabousser la robe de la demoiselle qui avait dû prendre sur elle pour ne pas le gifler. Comme si cela ne suffisait pas, il n'avait pas été capable de couper le seul ingrédient dont il avait la charge de manière convenable, ainsi lorsqu'il l'avait introduit dans leur préparation un nuage de fumée grisâtre était apparu et avait donné à sa peau la même couleur peu ragoutante, hérissant par la même occasion ses cheveux sur sa tête comme s'il venait d'affronter une explosion. Il avait l'air vraiment idiot, c'en était désespérant. Et il était terriblement inutile, un véritable boulet qu'elle aurait voulu faire sortir de la salle à grands coups de pied tant il lui tapait sur le système.

Évidemment, leur potion ne fut pas une réussite, et bien qu'elle parvint à lui donner un peu plus fière allure en se chargeant de mettre à l'écart son binôme durant la dernière demi-heure de cours, il était certain que le résultat de leur collaboration s'apparentait bien plus à un échec qu'autre chose. Sans doute l'avait-il compris puisqu'elle n'avait pas hésité à l'observer de haut tout en lui offrant des regards aussi noirs que méprisants qui le clouèrent parfois sur place, à la plus grande satisfaction de la jeune sang-pur qui adorait se sentir - et se savait - supérieure aux autres. Après tout, que pouvait-on attendre de mieux d'une Black, même si elle n'était qu'en première année ?

Ainsi, la demoiselle quitta la salle de cours à grand pas, furieuse à la fois contre l'incapable avec qui elle avait travaillé et son professeur qui ne valait pas deux mornilles. Sombres crétins ! Elle les maudissait mentalement avec une telle force qu'elle ne regardait pas où elle allait, n'en ayant de toute manière rien à faire puisque, selon elle, c'était aux autres de s'écarter, et non à elle de faire des efforts. Allons bon, il ne manquerait plus que ça. Sans surprise - quoique si, en fait elle fut très clairement étonnée par ce qui suivit -, elle ne vit pas arriver le jeune homme face à elle et lui rentra tout bêtement dedans. Par chance, elle se tenait bien trop droite pour tomber, par conséquent elle vacilla un instant avant de se redresser et de braquer un regard noir de colère sur le responsable - puisqu'elle ne l'était en aucun cas, cela allait de soi. « Tes parents ne t'ont pas appris à marcher droit et à ne pas foncer dans les autres ? » cracha-t-elle sans la moindre excuse, bien trop fière pour cela. Elle le toisa un instant, méprisante, remarquant alors qu'il faisait partie des aigles du château. Pas si brillant que cela en fin de compte puisqu'il venait de s'attirer les foudres d'une sang-pur furieuse qui n'avait visiblement pas l'intention de passer son chemin sans déverser un peu de sa colère sur le pauvre jeune homme. Jeune homme qui avait au moins quinze ans, et qui était donc bien plus âgée qu'elle, bien qu'elle n'y accorde aucune importance. « Je croyais que les Serdaigles étaient intelligents... visiblement il existe des exceptions. » Vipère presque outrée d'avoir reçu un tel choc, elle se moquait bien des années de plus que possédaient son adversaire. Il ne valait rien à côté d'elle, qu'importe qu'il soit en cinquième ou sixième - peut-être même septième - année, elle était une Black et même dans ses rêves il ne pourrait lui arriver à la cheville. Il pouvait toujours essayer, après tout rien ne l'en empêchait, mais il était certain qu'il finirait par s'étaler de tout son long, couvert de ridicule, proie facile pour quelques serpents affamés. Idiot.

_________________
Let's cancel the apocalypse together. Let's fight untill the end.

MEwards 2017 :
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité




MessageSujet: Re: Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)   Jeu 8 Déc - 13:57

Anton avait été longuement dans sa rêverie aujourd'hui, tellement de choses lui passant par l'esprit qu'il n'avait finalement que très peu attention à tout ce qui l'entourait alors il avait pris la décision de se rendre un peu à la bibliothèque, histoire de s'occuper de son problème d'inattention en le comblant par des recherches sur ce qu'il aurait du entendre et peut-être comprendre tout au long de la journée. Le réflexe premier, quand on rêvassait autant que lui, de venir visiter la mine d'or des livres sur la sorcellerie de cette école et en quelques rayonnages, on le retrouvait soudainement masquer presque complètement par des livres, des parchemins étalés un peu partout sur la table, quelques traces d'encre sur les doigts, révisant comme un damné pour un examen qui n'allait arriver que six mois plus tard. Enfin ça c'était le but premier auquel il n'avait pas réussi à parvenir. En effet, Anton avait passé la dernière heure en compagnie de Olympe, celle-ci ayant décidé de l'accompagner à la bibliothèque. Ils n'avaient rien à faire et ils s'étaient naturellement retrouvés tous les deux. En réalité, il était même difficile de ne pas les voir l'un avec l'autre. Ils s'étaient approchés en seconde année à Poudlard et depuis ils ne s'étaient quittés que très rarement, quand cela était plus que nécessaire. Il ne savait pas vraiment ce qu'il allait faire une fois qu'il allait quitter Poudlard, à la fin de l'année scolaire, il était dans le doute pleinement en ce qui concernait le côté professionnel. C'était un peu comme dans le monde moldu au final... Tu pouvais aimer fortement quelque chose sans que pour autant derrière cela donnait quelque chose. Anton adorait les créatures magiques, et tout particulièrement les dragons, mais s'il y avait bien une chose qu'il savait c'était que l'Angleterre n'était pas réellement le pays où on pouvait trouver le plus de membres de cet espèce et il ne comptait pas partir à l'autre bout du monde, il ne se voyait pas forcer Olympe à le suivre, et il ne concevait pas sa vie sans elle. De plus, tout ce qu'ils avaient toujours connu se trouvaient ici et à Londres, il avait envie de commencer sa vie d'adultes dans les meilleures conditions possibles et puis surtout, il n'en avait parlé à personne mais il comptait faire évoluer sa relation avec la demoiselle. Elle était la femme de sa vie et il comptait bien lui demander de l'épouser dans peu de temps, en fait dès la sortie de Poudlard même. Cela lui trottait plus en plus dans l'esprit et c'était sans doute tout ce qui comptait pratiquement pour lui ses deniers temps.

Encore une fois, il s'était perdu dans ses idées, marchant d'un pas distrait, fixant un livre sans pour autant comprendre ce qu'il était en train de lire. Tout ce qu'il savait c'est qu'il devait se dépêcher il devait se rendre à un cours d'approfondissement en potion, et il allait finir par être en retard si cela continuait. Pour autant, il n'avait pas prévu de se retrouver nez à nez avec quelqu'un ou plutôt de sentir une tête frappée son torse avec une certaine force. Il sembla émerger alors de cet état un peu comateux et il fixa alors avec une certaine intensité la jeune demoiselle qu'il se trouvait devant lui. Il ne mit pas trop longtemps à se rendre compte de la personne qu'il avait en face de lui. Une Black. Elle en avait la carrure, elle avait cette attitude pleinement effrontée. La demoiselle avait quelque peu vacillé alors qu'ils s'étaient quand même croisés avec une certaine force, lui il avait reculé de deux, trois pas. Une moue contrits sur le visage, pourtant il ne tarda pas à se mettre à sourire. Il avait été prêt à présenter ses excuses les cinq premières secondes où il s'était retrouvé en face de cette jeune fille, enfant, fillette. Cependant, la petite semblait avoir la rage, ses yeux lançaient littéralement des éclairs et si elle pensait l'impressionner comme ça, elle ne manquait pas finalement de le faire grandement sourire. Comme elle ne semblait pas prête à reconnaître que l'erreur était partagée, il n'allait pas s'aplatir devant elle. Il se doutait parfaitement qu'elle n'attendait que cela et il n'était pas prêt à la conforter dans des idéaux stupides de supériorité du sang. Il se pencha un peu plus au-dessus d'elle, plantant son regard dans le sien sans se départir d'un superbe sourire. « Tes parents ne t'ont pas appris à être quelqu'un de polie ? Certes je n'étais sans doute pas concentrer sur la direction que j'étais en train de prendre mais toi non plus tu n'as pas cherché à m'écarter. Soit tu es furieuse, soit tu es furieuse et frustrée, soit tu es furieuse et tu as besoin de quelqu'un pour vider ton sac. » Il éclata tout simplement de rire quand elle lui lança une pique contre les Serdaigle, c'était réellement facile et cela n'avait aucun impact sur l'égo qu'il pouvait avoir, ou contre sa maison directement. Il n'était pas quelqu'un à se mettre facilement en colère, surtout pour des choses aussi futiles. Par contre, il doutait que la demoiselle avait elle la dent dure et qu'elle était prête à mordre à tout moment. Et il avait terriblement envie de s'amuser avec cela. « C'est sans doute une vérité bouleversante que celle-ci, mais je vais essayer de m'en remettre et ne manquerait pas de m'excuser auprès de mes camarades de Serdaigle, quel fardeau ça doit être pour eux de me compter parmi leur maison … C'est vrai que chez les Serpentard c'est bien plus simple … C'est votre cas à tous ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ADULT  - the war is here

ADULT - the war is here


Messages : 2087
Date d'inscription : 06/05/2016
Localisation : Le Labyrinthe de Poudlard - c'est stylé

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)   Lun 12 Déc - 18:20

Regarde devant toi, moins que rien !• Les années ne sont rien comparées à la pureté •

Andromeda Black

Anton
Jones

Pour rien au monde Andromeda ne se serait écartée pour le laisser passer. Si elle en était capable lorsqu'elle croisait dans le château sa sœur aînée – sa cadette n'avait pas encore l'âge d'être à Poudlard – ou un autre sang-pur qu'elle connaissait grâce aux réunions qui vantaient la pureté de leur hémoglobine, elle ne se rabaisserait jamais à faire de même pour un sang-mêlé, et encore moins pour un sang-de-bourbe. Nés-moldus qu'ils se faisaient appelés, allons bon. Ils n'en restaient pas moins de la vermine, des individus indésirables qui souillaient la magie et sa pureté parce qu'ils sortaient de nul part, volant ce don unique à des sorciers qui se le transmettaient à travers les siècles. Pathétiques, misérables, méprisables, ils ne valaient rien, et ne méritaient en aucun cas la considération d'une Black. Son nom perdurait depuis des siècles, sa famille était aussi noble que pleine d'héritages et de traditions, et son sang était comparable au plus étincelant, au plus pur des diamants. Elle était supérieure, voilà un fait qui ne devait être nié. Elle avait une prestance digne des plus nobles, une beauté incontestable et une attitude majestueuse, sans oublier sa tête toujours droite et son menton levé, ses airs de grande reine malgré son année d'étude – elle était entrée à Poudlard depuis quelques mois seulement –, sa démarche à la fois élégante et présomptueuse... Tout chez elle reflétait son statut de sang, sa pureté, son arrogance. Et rares étaient ceux qui s'y opposaient.

Pourtant, cette fois-ci, quelqu'un était manifestement trop discret pour y faire attention. Un Serdaigle plus âgé qu'elle, distrait sans doute par des pensées dont elle n'avait cure. Elle était en colère et il lui était rentré dedans, ainsi le calcul n'était pas bien compliqué : il allait payer, et subir sa frustration parce qu'elle avait besoin d'un exutoire. « Tes parents ne t'ont pas appris à être quelqu'un de polie ? Certes je n'étais sans doute pas concentrer sur la direction que j'étais en train de prendre mais toi non plus tu n'as pas cherché à m'écarter. Soit tu es furieuse, soit tu es furieuse et frustrée, soit tu es furieuse et tu as besoin de quelqu'un pour vider ton sac. » Tandis qu'un sourire de parfait idiot éclairait le visage du Serdaigle, les éclairs s'échappant des yeux d'Andromeda se firent plus violents encore. Elle l'aurait bien étripé, lui et son regard presque moqueur alors qu'il se penchait doucement en avant, comme pour lui rappeler leurs années d'écart. Elle n'en avait que faire de cela, à ses yeux il n'était ni plus ni moins qu'un déchet dont le sang était une insulte à la magie. Au mieux un larbin, et encore elle n'était même pas sûre de l'accepter comme tel au vu de son attitude. « Mes parents m'ont appris à respecter ceux qui le méritent, et c'est loin d'être ton cas, » siffla-t-elle, insolente. « Et m'écarter pour te laisser passer est loin d'être l'une de mes priorités, tout comme ta personne en général. » Son regard était noir, colérique, agacé, parce que le fait qu'il lui réponde était à ses yeux une insulte terrible. Qu'importe qu'elle soit en tort – de toute manière elle considérait ne jamais l'être –, il n'avait pas son mot à dire : devant un sang-pur, il fallait se taire et baisser la tête, voilà tout. Pourtant, cela ne semblait pas être rentré dans la tête de cet imbécile qui se donnait des airs de philosophe complètement idiots, si ce n'est de psychologue. Comme s'il était suffisamment intelligent pour cela. Evidemment, la demoiselle ne se priva pas de le lui faire remarquer, et ce malgré son jeune âge – onze ans à peine, alors qu'il devait être en sixième année si ce n'est plus. Allez savoir quelle folie la poussait à provoquer un géant. « Quant à tes analyses psychologiques, tu peux te les garder, je t'assure qu'elles ne valent pas deux mornilles, » cracha-t-elle avec un mépris flagrant qu'elle prenait un malin plaisir à ne pas dissimuler, comme pour lui rappeler que, quoiqu'il dise, il n'était rien comparé à elle.

Son rire fut sans doute de trop, quoique son rictus avait déjà mis l'adolescente hors d'elle malgré un contrôle d'elle-même parfait qui ne laissait transparaître qu'une colère que des éclairs crachés par ses yeux manifestaient. Il semblait la provoquer, ce qu'elle n'appréciait guère. Il faut croire que, de par son habitude à tout obtenir facilement, elle refusait de se laisser faire face à un prétentieux qui se pensait supérieur à une sang-pur, une Black qui plus est. Comme s'il pouvait ne serait-ce que lui arriver à la cheville. « C'est sans doute une vérité bouleversante que celle-ci, mais je vais essayer de m'en remettre et ne manquerait pas de m'excuser auprès de mes camarades de Serdaigle, quel fardeau ça doit être pour eux de me compter parmi leur maison … C'est vrai que chez les Serpentard c'est bien plus simple … C'est votre cas à tous  ! » Alors qu'il avait cessé de s'esclaffer bêtement mais arborait toujours un sourire provocateur qui donnait à la demoiselle des envies de meurtre – quoique c'était sans doute quelque peu exagéré, disons que lui jeter un sort aurait sûrement suffi à calmer ses ardeurs –, elle lâcha un soupir intentionnellement bruyant, levant les yeux de manière exagérée afin de lui faire comprendre qu'il était ridicule. « Quelle spiritualité, je n'en attendais pas moins d'un imbécile incapable de regarder devant lui lorsqu'il marche, » lança-t-elle pour toute réponse à son insulte, refusant de se dégonfler de par son orgueil mal placé. Elle le toisa un instant, de son regard ne se dégageant que mépris et condescendance. S'il pensait l'impressionner, il pouvait toujours se mettre le doigt dans l’œil. « Vraiment, tu viens de redorer l'image de ta maison, » se moqua-t-elle ouvertement, un grand sourire sarcastique venant illuminer son visage. « Les Serdaigles semblent si intelligents désormais, et ce grâce à toi, ils devraient te remercier. » Ironique, elle voulait simplement le rabaisser, l'humilier s'il le fallait, parce qu'à ses yeux il ne valait pas mieux qu'un elfe de maison. A ses yeux il n'était rien.

_________________
Let's cancel the apocalypse together. Let's fight untill the end.

MEwards 2017 :
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité




MessageSujet: Re: Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)   Lun 2 Jan - 12:20

Anton n'était pas du genre à juger, il était quelqu'un d'assez tolérant. Peut-être trop parfois, tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil. Il n'était pas vraiment très compliqué, ce qui le rendait assez populaire auprès de la plupart des personnes qui évoluaient dans Poudlard, et ce n'était sans doute pas pour rien qu'il avait réussi à obtenir le rôle de préfet dans sa maison. Il avait à cœur de défendre les intérêts de ses camarades et de pouvoir faire la liaison avec toutes les personnes qui travaillaient dans l'école de magie. Il fallait dire également, que ce n'était pas les Serdaigle qui étaient les élèves les plus insolents et les plus insupportables de leur école. Ils étaient d'un tempérament assez calme, réfléchissant longuement avant de se décider à entrer dans l'action, s'appuyant souvent sur leurs connaissances pour pouvoir trouver une solution à n'importe quelle situation. Autant dire qu'en tant que préfet il n'avait trop à s'en faire. Pourtant là, il fallait bien dire que s'il trouvait la petite peste bien amusante, elle avait de quoi être casse-pied. Il avait compris que quoi qu'il se décide à dire ou à faire, elle avait décidé qu'il était sa cible et elle avait besoin d'évacuer des émotions fortes que son corps de petite fille encore ne savait pas gérer. Bien qu'il devait également prendre en compte l'éducation de la demoiselle, ce port de tête si fier, cette désinvolture dans les couloirs de Poudlard comme si l'école tout entière lui appartenait. Elle se croyait être la reine du monde, mais elle ne se rendait pas compte qu'elle n'était que la reine de son petit monde. Si certains venaient à la suivre comme des bons petits chiens qu'ils devaient être, Anton n'était pas prêt de rentrer dans son jeu, cela ne pouvait que lui faire du bien que quelqu'un ne se prosterne pas à ses pieds. Qu'elle porte le nom de Black ou un autre, il se comportait avec tout le monde de la même façon, avec le sourire et la décontraction habituelle qui était la sienne et le caractérisait parfaitement. Et puis vu l'attitude qu'elle avait, cela lui faisait penser à un petit chaton qui tentait de sortir les griffes et d'apprendre à cracher pour une des premières fois. Sautillant dans tous les coins, dans l'espoir peut être d'arriver à cracher une boule de poils. Il l'aurait bien aidé mais elle n'était visiblement pas disposer à l'écouter. Soit pour le bien de toute la communauté il la laisserait faire son petit spectacle puis il partirait sans rien n'avoir d'autre à ajouter.

« Loin d'être mon cas, oh votre Altesse veuillez m'excuser je ne suis qu'un simple sang-mêlé, une mauvaise graine est venu perturber la pureté de mon sang et à ruiner l'ensemble de ma vie. Vous avez su m'ouvrir les yeux, sur la décadence qui est la mienne. Comment vais-je pouvoir continuer … Aujourd'hui il me reste simplement à mourir car je ne mérite pas la vie. » Il se moquait d'elle ouvertement, et il adorait se mettre en scène même si le seul public qu'il avait était cette petite fille qui n'était pas encline à lui porter des fleurs à la fin de la représentation mais bien un coup de couteau en plein cœur pendant que son corps et son esprit seraient plongés dans un sommeil réparateur. « Je vais sans doute t'apprendre quelque chose que ta famille n'a jamais su t'avouer mais … Rien ne garde à jamais la même perfection. La perfection, poussée à l'excès, meurt de pléthore. » Il se mit à rire à mesure qu'elle crachait tout ce qu'elle avait sur le cœur que ce soit à son encontre ou non d'ailleurs. « Rien n'est en soi bon ni mauvais : tout dépend de la pensée. » Il se redressa doucement. « Tu devrais lire un peu de Shakespeare, tu vas voir il n'y a rien de mieux que lui. » Il gagnait en assurance petit à petit face à la demoiselle, il voyait qu'à chaque fois qu'il ouvrait la bouche pour lui lancer une pique légère mais néanmoins véridique, cela semblait attiser sa colère. Il n'aurait pas été étonné qu'elle aurait cherché à le tuer sur place si elle avait été capable de réaliser le sort qu'il fallait pour cela. On pouvait être une sang-pure, on pouvait être une Black mais cela n'avait rien à voir avec la puissance magique du sorcier. Il avait déjà connu un cracmol qui pourtant faisait parti d'une vieille famille de sang noble. C'était une fatalité, autant que cela pouvait être une bénédiction d'apprendre que l'on était un sorcier quand on pensait n'être qu'un simple être humain sans aucun don quel qu'il soit. Pour le coup, il n'était pas certain que la génétique est une quelconque implication dans le fait de devenir un sorcier ou non. Il secoua la tête quand elle parla de la honte qu'il devrait ressentir de lui parler ainsi et l'image ainsi pathétique qu'il donnait de sa maison. Il n'en était pas pour le moins touché parce qu'elle racontait, il n'avait pas à s'abaisser à sa bêtise. « Je suis touché en plein cœur ; tu vois si clairement le monde et la pauvre merde que je suis ... »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ADULT  - the war is here

ADULT - the war is here


Messages : 2087
Date d'inscription : 06/05/2016
Localisation : Le Labyrinthe de Poudlard - c'est stylé

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)   Mar 17 Jan - 21:55

Regarde devant toi, moins que rien !• Les années ne sont rien comparées à la pureté •

Andromeda Black

Anton
Jones

Andromeda n'était qu'en première année et pourtant elle se considérait déjà comme une princesse. Peut-être même une reine, reine de son petit monde dans lequel d'un geste de son petit doigt tout recommence ou cesse. Il fallait reconnaître qu'elle avait toujours été éduquée de cette manière : tant qu'elle respectait les règles de ses parents et adhérait à leurs idéologies, elle pouvait obtenir tout ce qu'elle voulait. Robes, bijoux, accessoires de luxe, tout ce que contenait sa chambre devait valoir une fortune, bien plus que plusieurs salaires annuels de quelques moldus. Vivre ainsi lui plaisait, mais sans nul doute ce n'était pas l'éducation qu'il lui fallait. Sans limites, sans règles et sans autres contraintes que l'obligation d'être supérieure aux autres, il était impossible qu'elle ne commette aucun abus. Et le fait qu'elle manque de respect à certains dans les couloirs n'était qu'un exemple parmi d'autres de sa vanité et de sa prétention incommensurable. Après tout, elle était une sang-pur, une Black qui plus est, alors son comportement n'était – selon elle – en rien blâmable. Elle avait tous les droits, sa famille le lui avait dit, et l'hémoglobine qui coulait dans ses veines lui assurait une supériorité que nul ne pouvait contester. Sauf un crétin de Serdaigle qui, visiblement, ne savait pas à quelle furie il se confrontait.

Il en avait fallu bien peu pour qu'elle explose. Un prof stupide, un binôme pathétique, une potion ratée, et ce choc fut l'apothéose. Par Merlin, tous ces incapables qui se prétendaient sorciers ne pouvaient-ils pas regarder devant eux ? Comme si les savoir arpentant l'école dont ils faisaient petit à petit disparaître le prestige n'était pas suffisant, il fallait en plus qu'ils soient des inaptes incapables de lever les yeux. Véritablement, cela mettait la jeune sang-pur en rogne, d'autant plus qu'elle était susceptible. Elle n'eut aucun mal à se montrer des plus irrespectueuses pour le rabaisser, prenant très mal la moquerie de son adversaire. A l'appeler ainsi Altesse, il était ridicule, d'autant plus qu'elle ne l'engagerait même pas pour de ses chaussures cirer quelques paires.

« Tu te crois drôle, toi et tes airs ridicules ? » Rire dédaigneux, hautain malgré son jeune âge, arrogance d'une petite peste. Elle était encore bien loin de retourner sa veste. « Tu es définitivement des plus minables. / Tu as raison, tu ne devrais pas être ici. » Le toisant avec mépris, elle semblait l'analyser. Plus qu'un effronté, il était surtout une impureté. « Dire que l'on vous prétend sorciers... pitoyable. » Plus que de l'orgueil, cette fois-ci c'était une sorte de dégoût qui animait son regard. Comment des individus tels que lui pouvaient donc venir souiller Poudlard ? « Même un elfe de maison serait moins idiot. » Moins risible aussi sans doute, mais Andromeda n'était pas d'humeur à rire. Elle était furieuse, en colère, et le jeune homme avait la malchance d'être aujourd'hui dans sa ligne de mire. Elle aurait voulu l'étriper, mais il ne lui en laissa pas le temps, répliquant déjà. Merlin, à cet instant elle regrettait de ne pas connaître autant de sorts de magie noire que sa sœur Bella. Certes, elle lui faisait quelque peu peur, mais elle était assez impressionnée par tout ce qu'elle pouvait désormais faire. Si seulement cet attardé pouvait se taire.

Comme s'il n'était pas suffisamment ridicule en lui-même, il sembla décidé à en rajouter une couche en parlant dans un langage... incompréhensible. La jeune fille était loin d'être idiote, mais du haut de ses onze ans elle avait mieux à faire qu'apprendre des mots inintelligibles. A nouveau, elle eut envie de le gifler, se retenant en songeant au sort qu'il connaîtrait plus tard. Cet imbécile n'était à l'abri qu'à Poudlard. Et puis, comment pouvait-il affirmer ainsi que la perfection allait mourir ? Le pauvre n'avait aucune conscience du nom qu'il avait face à lui. Ou alors il était terriblement jaloux, et dans ce cas c'était bien fait pour lui. Mais jamais la pureté de leur sang ne s'éteindrait, quoiqu'il puisse prétendre avec ses mots savants qui ne voulait rien dire. « Pour toi qui ne l'a jamais connue, c'est risible. » Insolence habituelle de la demoiselle qui n'en démordait pas malgré les répliques de son pitoyable adversaire. Qu'il ne vienne pas pleurer lorsqu'il finira par terre. Alors qu'il lui lançait quelque pensée philosophique des plus ridicules, elle leva les yeux au ciel avec une démesure des plus moqueuses. Sans doute un peu trop provocatrice, elle n'avait néanmoins jamais été une peureuse. Puis il mentionna un certain Shakespeare dont elle ne savait rien, sans doute un moldu pas plus malin que le prétendu sorcier qui lui faisait face. Un bon à rien au milieu de la masse. « Et toi rester à ta place et te taire enfin, » répliqua-t-elle sans hésiter. Vinrent alors quelques paroles concernant la maison de chacun, la vipère s'avérant des plus méprisantes vis-à-vis de l'aigle qui fit mine d'être blessé. Les mots de l'adolescente était hargneux, féroces, et les réponses du jeune homme lui donnait envie de le gifler. De le faire souffrir afin qu'il se taise et retourne à sa place de moins que rien, vermine dont il fallait se débarrasser. « Toujours aussi amusant, ma foi, c'est navrant. » Mépris et dédain qui se souciaient guère des années les séparant. Il n'était rien, alors elle pouvait sans mal l’insulter autant.

_________________
Let's cancel the apocalypse together. Let's fight untill the end.

MEwards 2017 :
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Regarde devant toi, moins que rien ! (Anton & Andromeda - 1964)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Des domestiques bien intéressants...
» Cours forest, mais regarde devant toi ! ♦ ASHTON & ANYA
» Regarde toujours devant toi, jamais derrière, sauf si tu sais que quelques choses t'y attend [ Prio : Bois de Frêne ♥ ]
» L'enfer n'est rien face à la femme qu'on a trahie ( PV Darren O'Connor, Sean Fitcher)
» Á qui ne regarde rien, tout adieu est facile. (AI)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Univers Alternatif :: Dans le passé-
Sauter vers: