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 aoniabh ri chéile : unité et loyauté

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MessageSujet: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Jeu 15 Déc - 17:19

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



T’as encore reçu une lettre ce matin, une lettre de Fergus.

Fergus, c’est ton frère aîné, celui qui se situe juste au-dessus de toi en âge. Tu l’aimes bien, le Fergus, mais il est aussi collant qu’un sortilège de glue perpétuelle. Il ne lâche jamais prise – surtout lorsqu’il a une idée en tête – et tu peux compter à ce jour un total de 38 hiboux envoyés. Hiboux auxquels tu as répondu, en oubliant toutefois de répondre à la question qui l’intéresse le plus : quelle est la marge de profit. Profit - l’ancien Poudlarien pense profit alors que le monde sorcier entre dans une nouvelle ère, tu penses. Une ère que tu as encore du mal à concevoir. Tu te doutes qu’il se passe quelque chose, dans les coulisses, mais tu n’arrives pas encore à mettre le doigt dessus.

T’as encore reçu une lettre ce matin, et cette fois-ci, Fergus te demande comment elle va.

Elle, c’est Kimmy Rivers, une habituée peu habituelle du clan MacFusty qui a débarqué au beau milieu de l’été sur l’île de Barra avec une valise pour seul bagage et un triste sourire accroché à la commissure des lèvres – façon de parler. Tu la connais depuis cinq ans, la blonde, sans jamais t’être intéressée plus que cela à elle – au début – avant qu’elle ne vienne faire partie du décor. Maintenant, bien qu’elle n’en possède pas le nom de famille, c’est une personne à part entière. Et s’il y a une chose qu’on t’a inculqué depuis ta tendre enfance, c’est le motto de ton clan : « Aoniabh ri chéile ». Unité et loyauté. A présent, c’est une des vôtres – et il semblerait bien que Fergus soit décidé à lui venir en aide. Si seulement tu pouvais la trouver.

« Dis, t’aurais pas vu Kimmy ? », hasardes-tu dans la salle commune des Aigles. Pour seule et unique réponse, tu captes le regard d’un élève de sixième année qui secoue négativement la tête.
« J’crois l’avoir vu traîner près des serres… »
« J’pensais qu’elle parlait plutôt de la volière. »
« Serres … volière … du pareil au même. »
« C’est juste à l’opposé, quoi. »
« Elle parlait de trouver une salle vide pour réviser. »

Tu soupires, te retenant à peine de rouler des yeux. La notion de loyauté et d’entraide, tu la retrouves également au sein de ta maison – à la différence près que, parfois, chacun veut y aller de son avis. Résultat : tu te trouves souvent avec des données contradictoires. Mais t’as confiance en Triss, t’as toujours eu confiance en elle. Alors, lorsqu’elle te dit qu’elle se souvient l’avoir entendu parler d’une salle vide, tu la crois. Pourtant, par soucis de précaution, tu récupères également une veste plus chaude si jamais tu dois faire une excursion jusqu’aux serres de Poudlard. Même si une question te trotte dans l’esprit : « Sérieusement, qu’est-ce qu’elle irait y foutre ? ».

Tu descends les marches à la volée, direction le sixième étage. Tu sais que la plupart des salles vides s’y trouvent – là ou, au pire, au deuxième étage. Tes talons résonnent contre les dalles, un CLAC CLAC CLAC qui se répercutent contre les murs et annoncent ta présence. Les mains dans les poches, tu commences ta ronde, faisant craquer les bois des portes lorsque tu t’aventures dans une salle vide. Rien ; il n’y a pas d’âmes qui vivent dans ses lieux, ne serait-ce que des amas de poussière. C’est là que tu t’apprêtes à descendre vers les étages inférieurs, guettant l’arrivée des escaliers – mais un son que tu ne connais que trop bien t’interpelle.

Merlin que tu détestes ce son. Merlin que tu détestes savoir de quoi il en retourne. Serrant les poings et les dents, tu fais demi-tour et entres comme une tornade dans les toilettes les plus proches. Tu connais la constitution fragile de Kimmy, tu reconnais ses crises. Et t’as jamais vraiment aimé ça ; mais tu n’as jamais su vraiment comment réagir.

Dilemme.

« Par les poils d’un scrout à pétard, Kimmy, ne me dis pas que c’est toi, » t’exclames-tu, croisant presque les doigts dans l’espoir de t’être trompée.

hj - l’action se situe avant la nuit pourpre!
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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Ven 16 Déc - 15:26

Aoniabu ri chéile

feat. Ysolte & Kimmy

 Avachie sur son lit en compagnie de ses cours de métamorphose, Kimmy tentait vainement de se concentrer pour étudier. Ses pensées n’allaient pas dans le même sens que son objectif. Ses yeux parcouraient les lignes qu’elle avait inscrites sur le parchemin, tandis que son cerveau lui indiquait que son estomac n’était pas en forme. En effet, depuis le dernier repas qu’elle avait effectué au cours de la journée, elle se sentait ballonnée. Non pas qu’elle avait mangé comme un troll mais ça lui prenait parfois cette sensation de « trop manger » qui obnubilait ses pensées.

Cela faisait quelques années à présent qu’elle avait des troubles alimentaires qui s’étaient transformés en anorexie. Anorexie qui reflétait son mal être psychologique, surtout depuis l’arrestation de son père. Suite à cet évènement, elle s’était retrouvée à vivre chez les MacFusty. Elle y mit du temps à s’adapter à leur mode de vie, mais surtout à accepter le fait qu’ils seraient désormais son nouveau foyer. Le fils ainé de la famille MacFusty, Fergus semblait déterminé à l’aider avec ses soucis. Idée qu’elle trouvait complètement débile au début, jugeant qu’elle n’avait pas de problème et qu’elle mangeait juste à sa faim. Certes, elle vomissait parfois, souvent même mais ça ne regardait qu’elle. Cependant, l’entêtement du jeune homme fini par la toucher. Actuellement, cela fait bientôt deux ans qu’elle a commencé à comprendre que son comportement n’est pas sein.

Fergus ayant fini ses études, depuis septembre Kimmy se sentait seule face à son problème mais essayait vraiment de canaliser ses crises en évitant de se faire vomir. Malheureusement c’était plus facile à dire qu’à faire et elle continuait quelques fois, honteuse, à régurgiter ses repas en cachette.

Se donnant de légères baffes sur les joues afin d’oublier son estomac et se concentrer sur la métamorphose qui l’agaçait, elle se mit sur le ventre et relut son cours. Elle fut déranger par ses camarades de classe qui venaient papoter dans le dortoir. Ne pouvant étudier dans le bruit, elle se redressa, rangea ses parchemins dans son cartable et partie en direction des couloirs. En traversant la salle commune, elle croisa Triss qui l’interrogea sur ses intentions.

- Je vais chercher un coin tranquille pour réviser. J’arrive à rien dans ce boucan. 

N’attendant aucune réponse, elle franchit la porte et dévala les escaliers en direction du sixième étage. Après tout, les salles vides se trouvaient là-bas. Tout comme… les toilettes. Toilettes qu’elle passa une première fois pour chercher une salle tranquille. Puis une deuxième fois, où elle s’arrêta devant. Son estomac l’enquiquinait encore et elle songeait à l’option radicale pour éliminer son tourment. Elle recula d’un pas en secouant la tête pour s'interdire d'y penser. Puis, agrippant fermement la hanse de son sac elle s’apprêta à se remettre en route mais fini par foncer dans les toilettes. Après tout, juste éliminer le trop plein qui lui posait soucis et s’arrêter juste après, ne pourrait que lui faire du bien. 

Après s’être assuré que personne n’était dans les parages. En même temps, à cette heure le sixième étage était désert, elle entra dans les toilettes, ferma la porte derrière elle, posa à la hâte son sac à côté d’elle et se fit régurgiter d’abord une partie de son repas. L’inconvénient auquel elle n’avait pas songé était qu’elle n’arrivait pas à s’arrêter lorsqu’elle commençait. Honteuse de son acte, les larmes ne furent pas longues à couler le long de ses joues.

Elle avait presque terminé quand elle entendit un bruit de pas dans le couloir. Bruit qui s’accéléra en se rapprochant et finit par se stopper juste derrière la porte où elle se trouvait. Puis une voix, qu’elle aurait reconnue entre mille. Ysolte était là. Jamais elle ne s’était faite coincer cette année. Et s’il y avait bien une personne qu’elle espérait n’avoir aucun compte à rendre là-dessus c’était bien Ysolte. 

Assise contre le mur, à côté des wc, elle resta d’abord silencieuse aux paroles de cette dernière. Le stress l’envahissait. Expirant bruyamment pour se calmer, elle réalisa vite que faire la morte ne ferait pas partir sa préfète plus vite. Elle se releva en fouillant dans sa poche un chewin-gum qu’elle jeta dans sa bouche afin de dissimuler son haleine quelque peu douteuse, récupéra ses affaires et s’essuya les yeux avant d’ouvrir la porte et faire face à Ysolte le sourire aux lèvres.

- Alors j’te dirais pas que c’est moi.

Pensait-elle qu’avec une pointe d’humour elle dériderait peut-être ? À priori non. Kimmy passa à côté de sa préfète tout en évitant un quelconque contact visuel et alla se laver les mains. De dos et les yeux rivés sur l’eau qui coulait, elle essaya de détourner l’attention de son ainée afin d’éviter une conversation gênante et rompre ce silence trop dérangeant à son gout. 

T’as changé de cheminement pour ta ronde ? – puis continuant d’une voix à peine audible - Tu ne passes pas par-là à cette heure normalement..





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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Dim 18 Déc - 23:57

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



Silence.

Tu ne connais que trop bien ce silence, ce moment de flottement, ce moment d’entre-deux qui ne vit que pour un espoir désillusoire : la notion d’absence. Sans l’avoir vu, tu sais pertinemment que Kimmy se trouve de l’autre côté de la porte – et tu sais qu’elle soutient ce foutu espoir de « pas vu, pas pris » comme tous ces gamins qui ferment les yeux lors d’une partie de cache-cache avec les adultes. Après tout, s’ils ne peuvent pas voir : comment peuvent-ils être vus ? T’as l’impression de devoir faire face au même problème – bien que Kimmy soit plus âgée – à la différence près que c’est de la notion du silence qui se joue. Pense-t-elle vraiment que se faire oublier te poussera à l’oublier, à occulter sa présence ? Qu’elle se mette le doigt dans l’œil, l’adolescente : t’as la tête aussi dure que des écailles de dragon et ta patience (selon les occasions) peut rivaliser avec celle des blaireaux.

« Kimmy… », reprends-tu calmement, en trainant la voix. Tu as prononcé son prénom dans un souffle, comme pour lui indiquer que tu ne penses pas partir de sitôt. La blonde semble saisir le message : tu l’entends s’affairer de l’autre côté du bois. Tu te décales de la porte, pour lui laisser la place de sortir. Et là voilà qu’elle sort de son antre, un sourire plaqué sur le visage. Tu connais ce sourire, tu sais ce qu’il renferme : le mensonge. Mensonge envers soi-même, dans un premier temps et mensonge pour les autres. Une manière de dire que tout va bien, lorsque tout va mal. En attendant, tu lui laisses la place de vaquer à ses propres occupations. Avec le temps, t’as bien compris que Kimmy avait un caractère de dragon : il faut lui laisser de l’espace et ne pas la brusquer. Si elle veut parler, elle le fera – rien ne sert de vouloir lui tirer l’information par les narines.

Tu soupires à peine lorsque l’autre Serdaigle se décide d’opter pour un trait d’humour. Tu soupires mais ne peux t’empêcher d’afficher un sourire amusé. Mais c’est la suite des évènements qui t’interpelle un peu plus, qui te déstabilise. T’arques un sourcil, en profitant pour venir t’appuyer contre le froid du carrelage.
« Je … », commences-tu sans vraiment savoir où tu veux en venir. T’as envie de lui demander pourquoi, pourquoi, elle te demande si tu as changé de cheminement. T’es à deux doigts de mordre l’hameçon mais tu préfères oublier. T’as pas envie de partir dans une altercation sans queue ni tête. Une altercation digne d’une MacFusty, parce qu’elle est une des tiens à présent. Dans ton clan, il y a cette étrange règle : aucune tierce personne ne peut s’en prendre à un MacFusty … car seuls les MacFusty peuvent montrer les crocs envers une autre personne du clan. Autant cela peut avoir des avantages, autant cela peut monter les membres les uns contre les autres. Les non-dits, les regards de travers, les règlements de compte autour d’un feu de camp : ce sont autant de choses qui rapproche la famille ou qui la disperse. Et pour l’heure, t’as pas forcément envie de perdre Kimmy – ni envie de laisser passer.

« J’ai fini ma ronde … et je te cherchais. » Haussement d’épaules. Tu lâches l’information comme s’il s’agit de l’évidence même. A croire que tu passes ton temps à la chercher… Tu finis par fouiller dans tes poches, lui tends le parchemin que Fergus lui a envoyé ce matin.
« ‘Gus me demandait comment t’allait. Il t’a laissé une lettre que … promis j’l’ai pas ouverte. Il pense avoir trouvé une solution à ton problème mais tu connais son optimisme.» Le connaissait-elle seulement ? Le connaissaient-ils seulement, les membres de ton clan ? Après tout, Fergus et toi aviez toujours avancé main dans la main, bien plus unis que les jumeaux. Il te connait autant que tu te connais – si ce n’est plus – mais tu doutes que les autres puissent voir clair dans sa personnalité.

Tu poses ton pied contre le mur, consciente que Kimmy ne semble pas être à l’aise avec ta présence. Qu’elle se rassure : t’es pas certaine de savoir comment agir. Dois-tu laisser couler ou, au contraire, dois-tu t’emballer, lui dire qu’elle ne devrait pas faire ça alors que, tu t’en doutes, elle le sait. Décidément, la psychologie, ce n’est pas ton domaine. T’es plutôt botanique et visions ratées : prédiction de pluie dans des prés perdu à la campagne, sourire d’une inconnu lorsqu’elle fait tomber son sorbet au sol. Rien qui n’ait véritablement d’importante.

Tu n’y tiens plus, c’est plus fort que toi.

Tu pinces tes lèvres mais il n’y a rien à faire : ça sort malgré toi.
« Je pensais que t’allais mieux, que t’avais dépassé ce stage. » T’as pas envie de la faire culpabiliser. Pourtant, tu n’as pas pu t’empêcher de laisser échapper un soupçon de déception. Non pas que tu sois déçue qu’elle soit comme ça – chacun ses problèmes et ses choses à gérer – mais que tu sois déçue qu’elle ne se sente pas assez en confiance pour venir t’en parler.
« Je pensais même que tu viendrais m’en parler, tu sais, tu peux avoir confiance. Comment veux-tu que ça s’arrange si tu le caches ? Si tu te caches ? J’ai pas envie de te faire de leçon mais… » mais s’il le faut, tu le lui feras. Parce que c’est comme ça, parce que c’est toi : toujours à rattraper les gens, toujours à vouloir rajouter ton grain de sel – ne leur en déplaise.
Faut dire qu’on t’a donné le rôle de préfète parce qu’il te sied comme un gant – bien qu’à l’époque, t’avais pas encore repris le réseau de Fergus.
Ce qui, en soit, est une toute autre histoire.

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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Lun 19 Déc - 18:53

Aoniabu ri chéile

feat. Ysolte & Kimmy


 A travers le miroir fixé au-dessus du robinet qu’elle était en train de resserrer, Kimmy regardait Ysolte pensant avoir entendu un début de réponse de sa part. Mais en fait rien. Elle avait certainement dût se tromper ou son imagination devait lui jouer un tour. Toujours dos tourné à Ysolte, elle s’éternisait à essuyer ses mains sur son pantalon. Que dire, que faire… la blonde n’en avait strictement aucune idée. Elle tentait de trouver une solution pour esquiver une quelconque confrontation ou simple discussion sur ce qui venait de se produire. Mais Ysolte l’a sorti de ses pensées en parlant de sa ronde qu’elle venait de terminer. Kimmy finit par se retourner et fixa droit dans les yeux son ainée lorsque celle-ci l’informa qu’elle l’a cherchait. Il est vrai que la blonde trainait rarement au même endroit. Elle aimait souvent s’isoler et se débrouillait pour trouver des lieux plus cachés les uns que les autres afin de s’assurer qu’aucun indésirable ne vienne perturber son silence.

Fergus ? Un parchemin ? Deux mots qui raisonnèrent dans sa tête. S’approchant d’un pas décidé vers Ysolte pour s’emparer de la lettre, elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire au mot "optimiste". il faut dire qu’elle le voyait plus comme un obstiné. Du genre à avoir une idée en tête et à ne pas en démordre avant d’avoir trouvé une solution. Cela l’amusait parfois, et parfois l’agaçait. Il faut dire elle le trouvait souvent lourd quand il s’occupait de son problème comme ils disent.

Elle saisit le parchemin et le déplia, oubliant durant un instant qu’elle n’était pas seule. Elle regarda l’écriture du MacFusty et releva les yeux en direction de la brune. Celle-ci était adossée contre le carrelage, l’air contrarié. Kimmy déglutie. Elle qui s’imaginait qu’en parlant de Fergus Ysolte voulait éviter le sujet qui fâche… à priori ce ne semblait pas son intention. Repliant la lettre et l’enfonçant dans sa poche pour la lire plus tard, elle fit quelques pas en arrière afin de s’appuyer contre le lavabo et mettre une certaine distance avec son ainée. Elle côtoyait Ysolte depuis son arrivée sur l’ile Barra. Elle eut le temps de comprendre comment fonctionner cette dernière. Cette fanatique des dragons et botaniste dans l’âme n’était pas du genre à lâcher l’affaire aussi rapidement.

Son cœur s’emballait de nouveau tandis que ses doigts saisirent le rebord du lavabo et le serrèrent aussi fort que possible pour trouver la force de tenir tête à Ysolte. Elle ouvrit la bouche pour s’adresser à celle qui se mordait la lèvre mais aucun son n’en émana. Et puis ce fut le premier étage du château de cartes qui fut dévasté quand la brune prit les devant et s’adressa à elle. Kimmy senti ses bras trembler au son de la voix de sa préfète. Voix remplie de déception. Il faut dire que la blonde, au fil des années avait développé une certaine admiration pour la brune. Cette derniere suivant scrupuleusement les règlements. Ok ça agaçait Kimmy qui aimait bien passer outre pour se divertir. Mais en dehors de ça, elle était plutôt studieuse la Ysolte et à fond dans tout ce qui touchait au clan et à sa famille. Il en fallait pas plus pour que la blonde ne veuille pas la décevoir… échec.

Fixant à présent ses pieds en écoutant la fin des propos d’Ysolte, le château de cartes mental de Kimmy finit par s’effondrer et elle lâcha le rebord du meuble avant de s’assoir contre en rabattant ses jambes contre son torse.

- Je… Ysolte… - Par où commencer ? elle ne savait que dire. Les paroles de la brune tournèrent en boucle dans sa tête. Tête qu’elle posa sur ses genoux et repritj’essaie mais c’est dur... Je voulais pas vomir tu sais. Mais j’avais mal et …

Elle se tue. Se chercher des excuses à ce stade ? non. Elle savait qu’elle n’en avait pas. Qu’elle ne devait pas en arriver là. On lui avait tellement rabâché et elle avait bien compris. Levant la tête vers le plafond, elle prit une bouffée d’air et expira en se forçant tant bien que mal à fixer Ysolte dans les yeux.

- Bien sûr que j’ai confiance en toi ! Je sais que c’est pas bien ce que je fais ! – elle referma ses doigts sur le sol gelé et soupira fortement pour se calmer et arrêter de crier – j’ai honte Ysolte… j’pouvais pas t’en parler, c’est trop dur… te faire face, te décevoir. Pardon…

Elle se releva en s’aidant du mur, toujours les jambes tremblantes et les yeux rivés sur le sol. Elle espérait en cet instant être en train de rêver et que cette scène n’ait jamais eu lieu. Ses yeux s’embuèrent et elle passa une nouvelle fois sa manche dessus. A ça non ! Pleurer en public, il en était hors de question ! Elle reprit le dessus aussi vite que possible et réafficha ce sourire dont elle avait l’habitude. Mais il peinait malgré tout à se dessiner. Elle dévisagea Ysolte puis s’attarda sur son cartable qu’elle avait laissé tomber de son épaule.

- Avec tout ça j’ai même pas pu réviser. Quelle journée. – finit-elle dans un soupire.

Un dernier espoir, qu’Ysolte change de sujet. Un dernier espoir priant pour qu’elle oublie ce que Kimmy venait de dire. Un dernier espoir, sans doute vain connaissant la préfète MacFusty qui se trouvait en sa compagnie. Elle s’empara de son cartable et tourna la tête dans tous les sens, cherchant une quelconque échappatoire ou du moins un moyen de regagner en énergie pour lutter contre la brune. Car elle sentait qu’elle n’en avait pas fini. Elle se demandait souvent lequel des MacFusty était le plus acharné Fergus ou Ysolte. Ce n’est qu’avec le temps qu’elle eut compris qu’ils étaient au même niveau mais jouaient dans des catégories différentes.

- Et sinon – elle hésita un moment en se frottant la langue contre ses dents – t’as pas eu de problème en faisant ta ronde ?

Il fallait qu’elle gagne du temps pour se recharger. Peut etre que cette question déstabiliserait celle qui se trouvait en face d’elle. Il fallait tenter. Elle se donna de l’élan, bras tremblant, en se poussant du lavabo et revint vers Ysolte avant de s’aventurer dans les wc qu’elle avait quitté pour jeter son chewing-gum à l’intérieur.






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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Lun 2 Jan - 22:34

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



Tu sais pertinemment que Kimmy n’est pas à l’aise – tu remarques la manière dont elle détourne le regard, le temps qu’elle met pour se laver les mains. Tu sais qu’elle réfléchit, qu’elle cherche une porte de sortie ou bien une manière d’esquiver la conversation et de passer entre les mailles du filet. Mais ta détermination est toute aussi prenante que l’optimisme de Fergus : tu n’as pas envie de laisser passer, pas cette fois-ci. Pour autant, tu sais que tenter une approche directe n’est pas le meilleur moyen pour mettre la blonde en confiance. Au contraire, cela ne ferait que de la pousser vers ses derniers retranchement ; et à la bête de montrer les dents et de les claquer dans le vide. Décidément, non, mauvaise approche. Autant la laisser agir et voir ce qu’elle fera de sa liberté. Tu restes alors là, les bras ballants, tandis que Kimmy parcourt des yeux la lettre de Fergus. T’aimerais bien savoir ce qu’il lui veut mais, en même temps, t’en n’as pas forcément envie. Ce qu’il veut bien échanger avec elle ne te regarde pas.

Et elle, Kimmy, ne t’adresse toujours pas le moindre regard.

« Laisse le temps au temps », te dis-tu, sans toutefois formuler les mots. Sans les formuler exempt d’un soupçon de déception. Tu pinces les lèvres, ne te rendant compte bien trop tard de l’effet des mots sur Kimmy. L’adolescente – bien que tu ne sois pas tellement plus vieille – semble perdre pied. Littéralement. Elle se laisse tomber sur le sol avant d’encercler ses genoux de ses bras et de chercher ses mots. Tu pinces les lèvres, encore une fois – et cette fois-ci, ce n’est pas de déception. C’est seulement parce que tu ne sais pas comment réagir : t’es pas l’aîné de la famille, tu ne sais pas rassurer les gens. Fergus, lui, le sait : mais il a quitté Poudlard en début d’année, te laissant le fardeau de venir en aide aux autres. Et ça, ce n’est pas ta tasse de thé : tu n’as jamais su faire, t’as toujours été maladroite. La preuve à l’instant : Kimmy assise sur le carrelage des toilettes, ne sachant où se mettre. Point commun que tu partages avec elle.

« Tu n’as pas à avoir honte, tu sais… », commences-tu, sans savoir où tu veux en venir. En principe, t’es douée avec les mots. Embobiner un adversaire : tu sais faire. Le reste, c’est encore une question d’essais-échecs-et-on-recommence. « On a ça de commun, je pense, ce côté imprévisible. Tu ne voulais pas vomir et je ne veux pas avoir de visions. Je sais que ce n’est pas pareil mais … l’une comme l’autre … on n’arrive pas à les contrôler. » C’est juste là, les visions, sans que tu ne puisses les maîtriser : et elles arrivent toujours au moment le plus inopportun. Dire que certaines prennent ça pour un don – pour toi, c’est une véritable malédiction. T’affiches un sourire ourlé de regret, Kimmy en profite pour se remettre sur pied. Tu vois que ses yeux sont embués, mais tu ne relèves pas. T’es pas du genre à enfoncer le couteau dans la plaie – ou alors, c’est que tu ne fais pas attention.

Mais tu fais bien attention à la tentative de changement de sujet : révisions. T’arques un sourcil alors que Kimmy laisse échapper un rapide soupire. Tu l’observes s’emparer de son sac, prétendument prête à se remettre au travail. Soupire. Sourire - c’est un large sourire amusé qui vient fleurir à la commissure de tes lèvres. « Kimmy… », laisses-tu traîner. La nouvelle venue dans le clan oublie une chose primordiale : elle n’est pas la première MacFusty et, de facto, n’est pas la première à tenter une diversion.

« Aucun problème à déplorer si ce n’est que Peeve qui fait des siennes. Evite le quatrième étage dans les heures qui suivent, si tu veux mon avis ». Inspiration. Expiration. Kimmy retourne vers l’un des cabinets pour y jeter son chewing-gum : tu as seulement le temps de te tendre en la voyant faire, avant de souffler d’aise. Au fond, t’espères qu’elle en a fini avec ça. Parce que toi, tenace comme t’es, t’as pas dit ton dernier mot. « Aoniabh ri chéli. Tu sais ce que cela signifie ? » Le gaélique coule sur ta langue, bien mieux que l’anglais dont tu roules encore les « r ». T’as mis du temps à comprendre et appliquer la devise de ton clan – certainement parce que tu préfères celle de la famille de ta mère Cnoc aingeil : la colline de feu. Ca a plus de classe que la traduction de l’autre devise, celle des MacFusty, qui ne met en avant que la notion d’unité sans toucher à la notion de feu, de danger et de … dragons (FALLAIT QUE JE CASE CE MOT QUELQUEPART).

« Unité et loyauté. Avec le temps, je me doute que tu sais de quoi il en retourne. Mais ce que cela veut dire, surtout, c’est que nous sommes unis, toujours là pour les autres. Tu ne me décevras pas Kimmy, car je sais que tu honores la devise. Te faire vomir ne me décevra pas, c’est quelque chose que tu ne peux pas contrôler. » Pause. « En revanche, ce qui me déçoit, c’est que tu ne partages pas ton mal être. » Quelle est belle la remarque dont tu ne tiens même pas compte : t’es pas du genre à partager tes visions. Parce qu’elles sont ratées. Et que, dans l’fond, t’as un peu raté ta vie sans vraiment l’avoir débuté. C’est rongeant, comme sensation, et t’aimerais éviter que Kimmy ne s’engage dans la même voix. « Faisons un deal, Kim. La prochaine fois que ça t’arrives, vient me chercher. Je t’aiderais comme je pourrais. »

Tenter : ta devise.
Tenter et abandonner. Parce que tu sais qu’il y a une chute.
Et qu’au final, il y a toujours quelque chose qui final mal/

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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Jeu 5 Jan - 1:18

Aoniabu ri chéile

feat. Ysolte & Kimmy


 Observant le chewing-gum qui flottait dans la cuvette, elle grimaça en réfléchissant aux paroles d’Ysolte. Il est vrai qu’elles n’étaient pas si différentes et que cette dernière vivait un calvaire avec ses visions. Finissant par tirer cette chasse d’eau qui par le bruit brisa le silence qui essayait de s’installer Kimmy fit volteface et releva la tête pour observer son ainée. Celle-ci la questionna sur la devise du clan MacFusty. Bien évidemment qu’elle la connaissait. Elle baignait dedans depuis son arrivée sur l’île et en entendait parler fréquemment. Elle haussa un sourcil, se demandant bien où voulait en venir la préfète. Se rapprochant d’elle et finissant par appuyer son épaule contre le mur en croisant les bras elle fronça les sourcils en soutenant son regard.

- Ça veut dire unité et loyauté non ? Pourquoi tu me demandes ça ?

Elle avait fini par reprendre toutes ses facultés et y voyait plus claire à présent, comme si le fait d’avoir tiré cette chasse d’eau avait éliminé tout le stress qui l’avait envahi depuis l’arrivée d’Ysolte. La brune repris les mots "unité et loyauté" puis elle enchaine. Morale ? Non, pour Kimmy c’était plutôt du réconfort. Elle se sentait mieux en écoutant la brune jusqu’à ce que le mot "contrôle" sorte de sa bouche. Là, la blonde tourna la tête en direction de la porte de sortie des toilettes et se demanda si Ysolte ne parlait pas aussi d’elle au fond. Avec ses visions qui lui jouaient des tours il est vrai qu’elle savait de quoi il en retournait et la blonde savait que ces visions défectueuses attristait son ainée. Et une pause s’en suivit, la blonde retroussa sa manche et se gratta nerveusement l’avant droit. Elle attendait un "mais". C’était sûr, il y avait un "mais" et elle n’osait  pas troubler le silence qu’avait laissé s’abattre son ainée. D’ailleurs, elle n’eut pas longtemps à attendre. Elle lui répondit au quart de tour.

- C’était difficile de venir t’en parler. T’as déjà beaucoup à faire et je voulais pas te rajouter de la charge en plus. Et puis comme je t’ai dit… je pensais que ça te décevrait et je voulais pas.

Elle se redressa en écoutant la proposition d’Ysolte et remis en place sa manche. Elle se gratta la tempe avec son index en songeant à cette proposition et tendit sa main droit devant la brune MacFusty.

- Ça marche. Mais à une seule condition c’est que tu te libères un peu avec tes visions. J’veux dire, pas forcément m’en parler mais en discuter avec un membre du clan ou un ami. Après tout comme tu l’as dit, tes visions et mes… disons crises, sont un peu similaire. Et il me semble que tu n’en parles pas beaucoup voir jamais. Ça pourrait te faire de t’ouvrir sur le sujet non ?

Elle finit par remettre sa main dans la poche et sourit en retenant autant que possible son amusement au sujet de la proposition qu’elle venait de faire. Mais elle finit par éclater de rire de bon cœur en regardant la brune. Tout en plaçant sa main sur la hanse de son sac elle prit la direction de la porte de sortie des toilettes. Après tout, la discussion était terminée et il se faisait tard, elle voulait rentrer au dortoir. Elle se retourna vers la préfète et continua à marcher à l’envers comme elle faisait souvent, et passa une main sur son menton avant de s’arrêter.

- J’ai une devinette tiens : plus j’ai de gardiens et moins je suis gardé qui je suis ? – ne laissant pas à Ysolte le temps de répondre elle poursuivit dans la foulé, fière de sa blague – c’est facile ! c’est…. Ho zut.

Elle se gratta de nouveau la tempe. La réponse venait de lui sortir de la tête. Se sentant stupide et la situation drôle, elle rigola une nouvelle fois en faisant demi-tour et s’avancer jusqu’à la porte. Le fou rire ne s’arrêtait pas. Enfin si, il s’arrêta quand elle posa la main gauche sur la poignée de la porte et vint poser la droite au niveau de son estomac. Les contractions dues au rire avaient réveillé ce dernier. La blonde pensait en avoir fini pour aujourd’hui. Mais à priori son corps en avait décidé autrement. Elle s’adossa à la porte toujours fermée et dévisagea l’autre serdaigle en faisant la moue.

- Ysolte, si le contrat a déjà débuté, j’vais avoir besoin de toi. Mon estomac s’est réveillé. Je pensais que j’en avais fini pour aujourd’hui. Je suis désolée...

Ce "désolé" s'effaça dans un murmure. Décidément la tension était descendue qu’un bref instant. Sa respiration s’accentua et son sac glissa de son épaule tandis qu’elle serrait les poings priant silencieusement que cela passe tout seul. Malgré le fait qu’elle disposait de toilettes à quelques mètres d’elle, la blonde était décidée à contrôler cette tentation. Après tout, si la brune arrivait à supporter ses visions qu’elle ne voulait pas avoir, la blonde devrait bien gérer ses crises. Au moins celle-ci. Elle voulait gérer celle-ci pour prouver à Ysolte et elle-même qu’elle en était capable.









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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Jeu 12 Jan - 1:14

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



Unité et loyauté.

Unité et loyauté.

Tu déblatères sur le concept, prenant tes grands airs, alors que Kimmy se demande où tu veux bien en venir. Les mots s’enchainent les uns après les autres, roulent sur tes lèvres, roulent sur le carrelage des toilettes du sixième étage. T’aperçois ton reflet dans un des miroirs, tes reflets - autant d’Ysolte qui semble vouloir expliquer la devise du clan, devise que Kimmy a l’air de comprendre alors qu’elle ne côtoie les MacFusty que depuis quatre ans. Faut dire que tu ne l’as jamais aimé, cette devise, tu ne l’as jamais compris : comment peux-tu être présente et prête à aider les autres alors que tu ne peux même pas t’aider ? Plus d’une fois, tu t’es engueulé avec Fergus à ce propos – car ton frère est toujours là pour toi. Car il est toujours prêt à assurer tes arrières mais toi, toi, tu sais bien que tu ne peux pas lui rendre la pareille. Pas que tu ne veuilles pas, non, t’aimerais vraiment que ce lien soit à double sens. Mais tes visions s’imposent souvent lorsque tu ne le veux pas, toujours au mauvais moment. Alors, t’espères que t’auras pas à faire face à une situation de vie ou de mort le concernant car t’as pas envie de le voir crever à tes pieds. Unité et loyauté : une belle blague de politiciens venant de ta bouche – encore heureux que MacFusty soit un clan et non une démocratie.

Tu fermes enfin la bouche, prenant le temps de respirer, laissant le temps à l’autre blonde d’assimiler. « C’est difficile de venir t’en parler », te lâche-t-elle. Tu hoches la tête pour toute réponse. Tu sais parfaitement qu’avec le temps que quelque chose en toi s’est éteint. Tes visions et ta vie passant, tu t’es rendu compte que quelque chose n’allait pas, que quelque chose clochait. Il t’a fallu du temps avant de comprendre que la mayonnaise n’avait pas pris et, de facto, que tu t’étais lentement fermée au monde. T’as relégué l’insouciante Ysolte dans le néant de tes souvenirs, pour ne laisser qu’une pâle copie déambuler dans les couloirs et diriger son monde. Préfète Ysolte au masque impavide et aux mots mesurés, jamais plus hauts les uns que les autres, avaient fini par absorber et annihiler la Ysolte du passé, celle qui rentrait le soir avec un sourire malicieux accroché aux lèvres et les mains dans les poches. Pour l’heure, t’accroches le regard de Kimmy – loin de toi l’idée de vouloir apparaître comme inaccessible. Surtout pour elle, rescapée du clan MacFusty, Aoniabh ri chéili et toutes les conneries associées.

Et, d’un geste de la main, le deal est scellé. Pas que t’ais forcément eu envie de faire un deal de ce genre-là, ce n’est pas dans tes habitudes. Mais Kimmy t’a pris de revers, ne t’a pas laissé de choix. Tu sais que si t’avais refusé – ton idée première – elle ne serait pas laissé aller à accepter ta part du marché. Tu grommelles dans ta barbe, consciente du coup d’accordéon orchestré par l’autre Serdaigle. Faut croire qu’elle n’ait pas aigle pour rien.
« Fergus était au courant, » finis-tu par articuler, consciente de ne rien lui apprendre de plus. Faut dire que le jeune homme et toi êtes liés comme les dix doigts de la main, au point d’être souvent confondu pour les jumeaux de la famille ; jumeaux dont tout oppose, Alys et Syla. « Je lui racontais toutes mes visions au début, aussi insignifiantes soient-elles. Puis j’ai compris que lui parler de bottines aperçues dans une flaque d’eau n’avait rien d’important. Avec le temps, j’ai fini par me taire. » D’autant plus que c’était l’histoire des bottines – justement – qui avaient amorcé le début de la fin. Qui avait fini par anéantir la devise MacFustienne par une devise beaucoup plus morbide : « et à la fin, la mort ». Parce que c’était la mort qui était venir cueillir Donàl alors que les bottines de l’autre Poufsouffle, Averill, dansaient avec insouciante sous une pluie battante. Le souvenir t’arrache un souvenir triste, te rappelle la rancœur – à sens unique – que t’éprouves pour l’autre sang pur.
« Mais promis, c’est pas des balançoires, je tenterai de trouver quelqu’un pour m’écouter. J’irai voir … j’irai voir la psychomage. » L’idée t’arrache un frisson, cette fois-ci, à défaut d’un sourire. Tu dois vraiment tirer une tête de quatre mètres de long pour que Kimmy ne se mette à éclater de rire. Gênée, tu mets les mains dans ta poche, partagée entre l’idée de partir et tenter d’oublier la conversation ; et de rester pour te montrer sous une autre facette, celle d’une Ysolte conciliante qui ne semble pas en vouloir au monde entier.

Le rire de l’autre blonde s’étouffe lentement dans sa gorge avant qu’elle ne lâche une devinette. Ses paroles t’amusent – mais des devinettes, tu en entends beaucoup. C’est le lot quotidien des aigles ; et la raison pour laquelle tu quittes la salle commune après avoir vérifié plusieurs fois que tu as tout ce dont tu as besoin pour survivre à ta journée. Si les questions du heurtoir n’étaient pas parfois (souvent) toutes difficiles, t’aurais eu plus le loisir de faire des allers-retours. Tu te souviens, lors de ta première année, d’être restée plusieurs dizaines de minutes, à lâcher des réponses dans le vide. Tu te souviens du scepticisme du heurtoir, fermé à toutes tes tentatives, t’empêchant de récupérer ton sac pour aller en cours. T’avais du passé la matinée à demander à plumes et parchemins à tes acolytes. Alors, la devinette de Kimmy te fait rire. Un instant, un court instant. Car la demoiselle ne tarde pas à se crisper. Dans ton esprit, tout s’illumine. Crise, crise, crise - mais les crises, tu ne sais pas comment les gérer. Faut dire que t’as jamais tenté, Fergus était là avant toi.

Le rire s’est tu, rapidement remplacé par des inspirations plus fréquentes, plus poussées. Les poings de Kimmy sont serrés à ses côtés, le long de son corps. Malgré toi, tu fais un pas vers elle, posant tes mains sur ses épaules. Parait qu’un contact est toujours plus rassurant…
« Ne soit pas désolée, Kimmy. Je suis là, » murmures-tu à son égard. T’as envie de lui montrer les toilettes du doigt, de lui dire d’aller se  vider si cela peut écourter son malaise – mais ça serait contre-productif.
« Un secret. Plus le secret a de gardiens, plus il a de chance d’être divulgué, » lâches-tu dans les airs, pour changer de sujet. Tu t’es dit que tenter une différente approche pourrait faire oublier le malaise, pourrait aider Kimmy à surmonter sa crise. Mais t’as pas l’impression que cela ait un grand impact – faut dire que si on t’avait sorti la même chose lors d’une de tes visions, t’aurais certainement arquer un sourcil avant de t’emporter.
« Ecoute, je ne vais pas t’empêcher d’aller vomir si son corps le veut vraiment. Chaque délai est une réussite en soit, tu sais. Résister deux minutes est mieux que résister pendant trente secondes. Et avec le temps, tu tiendras de plus en plus longtemps, » penses-tu. Espères-tu, même. Tu n’y connais rien, tu n’y connais rien en crise de boulimie, d’anorexie et d’autres maladies de ce genre. Car c’est une maladie, n’est-ce pas ? Une maladie de l’esprit qui prend le corps en otage. Tu te mords la lèvre, peu certaine de ce que tu dois faire. Etre présente est assez, te demandes-tu. Présente, et non prête à prendre la fuite. Bien que si son vomis ait la consistance du fromage frais, il a fort à parier que tu prendrais tes cliques et tes claques.

Pour l’heure, t’es là. Ton sac vient s’échouer sur le sol dans un sourd fracas. Kimmy serre les dents avec la même intensité qu’une personne souffrant d’une cystite.
« Tu t’en sors bien, morveuse, » railles-tu à son égard pour l’encourager avant de te souvenir de ce que tu trimballes dans ton sac. Tu lâches l’autre Serdaigle un instant pour aller fouiller dans ton sac. La correspondance de Fergus contenait deux lettres. Deux lettres et une fiole – et jusque-là, tu ne t’es jamais demandé de quoi il s’agissait. Mais ‘Gus t’a dit qu’il avait peut-être trouvé une solution à son problème. Récupérant la fiole, tu la maintiens en l’air comme pour voir la consistance en transparence. Et lorsque tu l’ouvres, un morceau de parchemin en tombe. Tu reconnais directement l’écriture de ton frère. Hésitante, tu jettes un regard en coin vers Kimmy avant de partir d’un petit rire nerveux.
« Tu sais que Fergus aspire à devenir le guérisseur du clan. Et tu sais qu’il est déterminé à t’aider. Je pense que celui est pour toi », l’informes-tu en lui tendant la fiole. « Mais tu sais que … ce n’est qu’une expérimentation de sa part. Prends un gorgée ou n’en prend pas, le choix t’appartient. » Surtout que … qui dit expérimentation peut aussi être synonyme d’erreurs – et qui sait si la solution miracle de Fergus n’était pas aussi néfaste qu’un sortilège de crache-limaces ?

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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Ven 13 Jan - 19:31

Aoniabu ri chéile

feat. Ysolte & Kimmy


 Ses muscles s’étaient crispés, son estomac la tiraillait tandis que sa respiration s’amplifiait. Elle colla sa tête contre le mur et s’enfonça les ongles dans les paumes de ses mains en serrant les poings pour éviter de céder aux caprices de son corps. Une vraie torture mentale et physique s’abattait peu à peu sur elle. Cette tension qui envahissait la pièce, elle aurait voulu l’épargner à Ysolte. Mais elle lui avait promis. Promis de lui demander de l’aide en temps de crise. Malgré cela, elle était quand même soulagée de ne pas avoir à se cacher et de pouvoir compter sur sa préfète qui lui indiqua qu’elle resterait à ses côtés. Elle agrémenta ses paroles d’un geste tactile en posant ses mains sur les épaules de la blonde. Cette dernière ferma les yeux en cherchant à se concentrer sur les paroles de la brune au sujet de la devinette.

- Un secret – répéta-t-elle en expirant fortement toujours les paupières clauses – c’est vrai, comment j’ai pu oublier ça.

Ysolte avait l’air aussi perdue qu’elle. Autant l’une que l’autre ne semblaient savoir comment agir. Kimmy rouvrit les yeux en essayant de cadencer sa respiration et referma ses doigts sur l’avant-bras de son ainée qui lui tenait toujours les épaules. Même si la crise occupait la totalité de son esprit, elle chercha une idée, ou une autre blague à débiter pour détendre un peu l’ambiance… mais elle sentait que ça ne servirait à rien. Puis voilà que son ainée lui proposa d’aller vomir. D’abord elle fronca les sourcils à cette idée mais en écoutant la suite des arguments elle se dérida.

- Ysolte… J’ai envie de vomir oui. Mais il en est hors de question – elle lâcha le bras de son ainé et ramena sa main contre son estomac. – je progresse tu sais. Depuis septembre j’ai moins de crises, je vomis moins. J’veux pas tenir juste deux ou cinq pauvres minutes.

Décidément elle s’en voulait de faire subir cela à Ysolte. Surtout qu’elle lui répondait sèchement alors que cette dernière pensait bien faire. En même temps, l'adolescente n'avait jamais pris l'initiative de demander de l'aide concernant son anorexie. c'était plutot les autres qui s'incrustaient dans son problème. Ce fut le cas de Fergus qui se trouvait toujours à ses côtés au mauvais moment. Il parait que c'était dut au hasard. Ou encore Aliénor Saddles, l'infirmière qui se privait pas de lui poser des questions lorsqu'elle séjournait à l'infirmerie pour telle ou telle raison. Quoi qu'il en soit, elle esquiva le regard de la brune, fautive de l’avoir embarqué dans sa galère. Puis un relent vient lui chatouiller le gosier. Elle serra les dents et ft la moue en regardant celle qui se trouvait juste en face d’elle lui faisant comprendre qu’elle n’allait pas tenir très longtemps à ce rythme. Puis un compliment, un simple "tu t’en sors bien" lui redonna un peu de force psychologique pour lutter davantage. Même si le "morveuse" l’agaça légèrement.

Un bruit de fracas résonna dans la pièce. Les deux adolescentes regardèrent l’objet à l’origine du boucan. Le sac d’Ysolte venait de s’abattre au sol. Cela sembla donner une idée à cette dernière qui lâcha Kimmy et se baissa pour l’ouvrir. La blonde ne posa aucune question tout en gardant ses prunelles posée sur elle, intriguée par ce qu’elle faisait. Une fiole… elle sorti de son sac une fiole. Certainement une création de Fergus à voir comment elle était concentrée sur la lecture du billet qui se trouvait à l’intérieur. Enfin elle la tendit vers la lumière des toilettes et proposa à Kimmy d’en boire une gorgée. Une potion expérimentale à la Fergus.

Bien que le grand frère MacFusty était destiné à devenir le guérisseur du clan et se trouvait être une tête en potion, Kimmy restait sceptique à l’idée qu’une simple potion puisse résoudre son problème. Mais bon, après tout elle n’avait rien à perdre. Fronçant les sourcils et même si son corps refusait d’avaler quoi que ce soit en ce moment même, elle s’empara maladroitement de la potion avant de poser une dernière fois son regard sur Ysolte et de porter le breuvage à sa bouche.

Une gorgée, seulement une comme lui avait suggérer sa préfète. Cette simple gorgée avait un gout immonde : un mélange de hareng fumé et d’œuf pourri selon elle. Elle se força à l’avaler avant de tendre à son tour la potion à sa préfète et s’empresser de rejoindre les toilettes les plus proches. Elle fit basculer le battant et tenta de vomir : rien ne sorti. Elle s’assit sur le côté et posa son bras sur  la cuvette comme elle en avait l’habitude quand elle ne parvenait pas à déglutir. Cependant, quelque chose de différent se produit. Son estomac semblait se décontracter et la laisser légèrement tranquille. Elle comprit que la potion de Fergus devait y être pour quelque chose.

- Fergus est de bons conseils – avoua-t-elle à Ysolte tout en canalisant sa douleur qui était devenue gérable, toujours assise à côté des wc. – Je comprends pourquoi tu lui raconte tes visions. Puis vous êtes proche… et pour ta vision des bottines dans une flaque, elles étaient jolies au moins ? ho et puis, je suis pas une morveuse.

Elle se gratta le cou et le ventre à travers ses vêtements tout en interrogeant Ysolte sur ses visions. La crise passait doucement tandis que les démangeaisons s’intensifiaient. Le dos la grattait maintenant. Et le front aussi.

- T’aurais pas dû arrêter de lui en parler. Si c’est important pour toi, j’suis sûre que ça l’était pour lui aussi. J’espère que ça t’aidera d’aller voir la spychomage. J’ai rendez-vous avec elle d’ailleurs. Mes crises sont moins fréquentes du coup j’me suis dit qu’avec son aide j’arrêterai peut être de vomir d’ici l’été prochain.

Elle avait gardé cette information secrète depuis qu’elle avait pris ce fameux rendez-vous. Mais comme Ysolte allait partager ses crises, autant lui avouer ce qu’elle avait prévu pour y remédier et lui montrer qu’elle était motivée et déterminée. Elle se releva et se frotta le bras ne tenant plus.

- Haaaaaa ! Mais pourquoi ça gratte comme ça !

Elle retroussa sa manche et garda la bouche entrouverte en voyant des plaques rouges sur celui-ci. Relevant son pull et son t-shirt, elle constata que son ventre était dans le même état. Elle courut vers un des lavabos pour s’observer dans un des miroirs. Des taches… elle en avait pleins le visage aussi. Ne voulant pas y croire, elle se pencha au-dessus du robinet et plaça son visage à quelques centimètres du miroir.

- Mais c’est quoi ce bordel ! je vire à l’écrevisse ! c’est de l’exéma c’est ça ? une allergie ?

Elle se rua sur sa préfète et s’agrippa à son pull la fixant droit dans les yeux.

- Trouve un truc, un sort ou je sais pas quoi mais j’veux pas remonter comme ça. J’suis sûre c’est la faute de Fergus et sa potion.









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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Mar 31 Jan - 23:04

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



Sourire discret ou sourire crispé : du pareil au même. Il est toujours là, le sourire, perdu entre deux eaux, peu certain de vouloir triompher. Peu certain de vouloir briller. Prendre soin des autres est une pratique entièrement Fergussienne – mais depuis qu’il a quitté les rangs de Poudlard, j’ai l’impression de devoir reprendre le flambeau, sans réel succès. Faut dire qu’il est parti avec le mode d’emploi, me laissant les rênes de son commerce illicite (OUPS) et le reste des MacFusty sur les bras. J’ai dû apprendre sur le tas, tâtonnant à gauche et à droite, sans savoir où trop donner de la tête. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû l’écouter plus souvent, m’ouvrir peut-être un peu plus à lui – en souvenir du bon temps – au lieu de lentement m’isoler des autres, lui en premier. J’en souffle, souffle dans les airs, m’énerve d’avoir été aussi butée. J’ai l’impression d’avoir tant à rattraper et, étrangement, de devoir apprendre à vivre. Mais ce qui m’énerve encore plus, c’est mon incapacité à pouvoir aider Kimmy comme il se doit. Face à elle, je suis perdue, ne sais comment réagir. Doit-elle vomir ou se laisser aller ? Dois-je rester à ses côtés ou partir et la laisser seule avec ses démons ? Tant de questions et si peu de réponses ; à moins que l’estomac de l’autre blonde n’essaie de communiquer à sa manière.

« Deux ou cinq minutes, c’est un progrès en soit. Tu sais …», harsardé-je, retenant une grimace alors que Kimmy pose la main sur son ventre. « Mais cinq minutes, mis bout à bout, peut amener à des heures. Chaque chose en son temps, » repris-je avec douceur pour contrer la fermeté des mots de l’autre blonde.  Je reconnais le ton qu’elle emploie, cette barrière qu’elle semble vouloir ériger entre nous. Je connais la douleur psychologique, pas celle physique dont elle fait face ; mais je sais ce qu’elle apporte, cette volonté de se détacher, de cracher les mots entre les dents, cette envie de mettre de la distance entre soi et les autres pour ne pas qu’ils voient. Pour qu’ils soient aveugles à ce qui ne va pas, aveugles et inconscients de ce qui se joue sous leur nez.

Une gorgée, c’est tout ce que je lui demande.

Une gorgée et voilà que Kimmy se dirige dare-dare vers les toilettes ; j’en pince les lèvres. A la voir partir, je m’imagine déjà le pire : que la potion n’ait pas fonctionné et que, pire, la rende encore plus malade. Mais rien ne sort de la bouche de l’autre Serdaigle, ne serait-ce que quelques mots : « Fergus est de bon conseil ». J’en souris, amusée par la remarque – mais là n’est pas le problème, là n’est pas ce qui m’intéresse.
« Et comment te sens-tu ? J’ai vraiment cru que t’allais… » dégueuler dans les WC ? Oé, j’y ai vraiment cru. J’arque un sourcil pour accentuer mon interrogation avant de séparer la distance nous séparant, laissant fiole et sac derrière moi. Pour autant, la question est à double tranchant : je connais assez Fergus pour savoir que ces potions expérimentales sont, comme le nom l’indique, purement expérimentales et nécessitent, de facto, des cobayes. Au fil des années, surtout lors de ses deux dernières, j’ai ingurgité nombres de potions sous son nez alors qu’il était là avec son calepin, à vérifier comment j’allais réagir. Comment mon corps allait réagir. Et, à présent, je regarde Kimmy avec la même appréhension, la même tension alors qu’un mot me traverse l’esprit : hasard. Pile ou face, tout ou rien, noir ou blanc sans aucune nuance de gris. Les potions avaient cette particularité d’échouer lamentablement, de fonctionner merveilleusement et, de temps à autres, de remplacer un mal pour un bien.

« Les chaussures étaient… » Je fronce les sourcils. « Elles appartenaient à Averill MacMillan, cette Poufsouffle » sifflé-je entre mes lèvres, tentant de masquer mon animosité envers elle. Elle n’était qu’une victime dans cette histoire, ai-je tenté plusieurs fois de me convaincre (sans succès). Elle n’était qu’une victime ; une victime qui avait entrainé la mort de Donàl. A mes yeux, la Poufsouffle n’est qu’une meurtrière – ça ou une manière comme une autre d’arrêter de penser que le problème vient de moi. Repensant à cette vision de mort, je ne fais pas attention à l’autre blonde jusqu’à ce qu’elle ne vienne se plaindre. Gratte, gratte, gratte. Je relève la tête en sa direction ; elle retrousse sa manche avant de relever son t-shirt.

Feck.

J’entrouvre la bouche sans toutefois trouver les mots. Faut dire que je me vois mal lui annoncer que ses joues prennent une couleur cramoisie, à croire qu’elle s’est retrouvée sous un soleil trop intense au milieu de l’hiver. La blague. Kimmy se rue vers le miroir avant de repartir aussitôt dans l’autre sens et d’agripper ma robe. J’affiche un sourire de circonstance, crispée.
« J’imagine que je dois dire à Fergus que sa potion a des effets secondaires … hmmm … néfastes ? », lui demandé-je sans attendre de réponse de sa part, partant d’un petit rire. Me pinçant l’arête du nez, je tente de retrouver un brin de sérieux, mes pensées, mes idées, mes connaissances. Mais je n’arrive pas à me défaire de la vision d’une Kimmy rouge qui commence à enfler.
« T’as cru que j’étais douée en sortilège ? », rétorqué-je alors qu’elle me demande de l’aide. Sérieusement, si ça concerne botanique et potion, je me débrouille. Mais en ce qui concerne sortilège, métamorphoses et tout sort impliquant un doigté précis ; je ne suis plus là.
« Ecoutes, on ne peut pas aller à l’infirmerie. Et j’imagine que tu ne veux pas que je tente à faire une décoction… assez d’expériences pour ce soir. Je pense qu’il vaut mieux attendre ou voir Falconer, le professeur de potion. Sinon … » A mon tour d’afficher un large sourire.
« Sinon… tu mets les mains dans les poches, tu marches à l’ombre un moment et tu mets une capuche. Et t’espères fort qu’après une nuit de sommeil, tout est de retour à la normale ! »

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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Jeu 2 Fév - 14:11

Aoniabu ri chéile

feat. Ysolte & Kimmy


 Les douleurs ressenties étaient de moins en moins supportables, et lorsque Ysolte sortie cette potion expérimentale de son sac, Kimmy fut d’abord hésitante sur son efficacité. Mais confiante en son ainée, elle s’empara de la fiole.

Et voila que, la gorgée à peine avalée, l’adolescente se ruait vers les toilettes les plus proches pour régurgiter le peu de chose qui lui restait dans l’estomac. Néanmoins, rien ne sorti une fois la tête vers la cuvette. Elle se replaça pour faire face à l’ainée MacFusty – toujours assise sur le sol – et lui parla de Fergus avant de répondre à la question que la brune venait de lui poser.

- Que j’allais vomir ?- Elle reprit la dernière phrase d’Ysolte en souriant légèrement  et posant ses yeux sur le carrelage – je t’avoue que moi aussi. Mais j’ai dut totalement me vider tout à l’heure. Ou alors c’est la potion. Mais ce serait bizarre quand même… la douleur est supportable.

Elle lui parlait comme si la situation était normale. Pour une fois, elle lui parlait sans cacher son problème, de manière sereine, sans prendre de gants. Mais bon, elle ne s’attarda pas trop là-dessus sentant quand même que ça devait mettre sa préfète mal à l’aise. Pour leurs changer les idées à toutes les deux, elle prit l’initiative de revenir sur la vision d’Ysolte : les bottines. Elle l’écoutait alors qu’elle lui avait juste demandé à quoi elles ressemblaient, la brune lui expliquait qu’elles appartenaient à une certaine Averill MacMillan. Kimmy ne connaissait la poufsouffle que de vue. Elle ne s’était jamais attardée à aller lui parler. Après tout, elle n’avait rien à lui dire. Elles n’étaient même pas dans la même promotion. L’air soucieux, elle posa la tête sur son bras en continuant à se gratter.

- Vu comment tu pestes en parlant d’elle, il faut s’en méfier ?

Puis l’adolescente changea de sujet en revenant sur les visions d’Ysolte et parlant rapidement de la psychomage qui venait de s’installer entre les murs du château. Constatent que son ainée s’était perdue dans ses pensées, la blonde se grattait à divers endroit de plus en plus fortement. Elle n’en pouvait plus. Elle finit par se lever et se diriger vers le miroir pour voir si elle hallucinait ou si son corps était réellement recouvert de taches plus rouges les unes que les autres. Panique à bord ! en un fragment de secondes, elle se décrocha du miroir et alla se jeter sur la robe d’Ysolte avant de lui répondre assez méchamment.

- Ho tu crois ? Moi j’trouve que tout va bien. C’est pas comme si j’avais l’impression d’être envahie par une colonie de fourmis tellement ça gratte et que je devenais couleur tomate.

Plus d’inquiétude que de mordant se faisant ressentir dans ses paroles quand elle lui demanda de lui venir en aide par le biais d’un sort ou autre chose. Le regard de Kimmy se durci lorsqu’elle remarqua que son ainée se concentrait pour pas rigoler de son état. le visage de l’adolescente dut se décomposer puisqu’après qu’Ysolte lui ait fit comprendre qu’un sort, c’était juste hors de question, elle lui proposa d’autres alternatives. 

Alternatives qui ne satisfaisaient nullement la blonde. Tester une autre potion ? Jamais. Aller voir le prof qui la collait et lui gueulait dessus en cours de potions ? Si on pouvait éviter, ça l’arrangerait. Et puis il y eut ce Sinon. Pensant que la brune aurait gardé la meilleure solution pour la fin… quoi que, voyant le sourire se dessiner sur ces lèvres, Kimmy était sceptique.

- Sinon ? – répéta-t-elle avant que sa préfète lui dise de baisser la tête et raser les murs le temps que ça passe. Son sang ne fit qu’un tour, imaginant déjà les étudiants se moquer d’elle tandis qu’elle s’aventurerait dans les couloirs du château. Et connaissant ces camarades, ils n’allait pas la laisser oublier cet épisode aussi facilement.

Tu te fous de moi ?! j’vais t’en faire boire de ce poison dégueulasse et on verra si tu rigoles encore après !

Le son de sa voix était un ton supérieur à précédemment et rempli d’amertume. Elle en voulait à son ainée de lui avoir tendit cette potion diabolique. Même si au fond elle savait pertinemment que c’était plus la faute de Fergus que celle d’Ysolte.
Réalisant qu’elle venait pour la première fois de s’énerver et d’hausser le ton face à Ysolte, elle lui relâcha sa robe et fit quelques pas en arrière, se mordant la langue embêté. Elle regrettait déjà son geste.  Cherchant à se faire pardonner, elle alla rechercher le sac d’Ysolte et lui tendit en tirant la moue et évitant de croiser son regard.

- Tiens. Excuse-moi, j’aurais pas dû m’emporter. Vraiment, pardon. Si je dois m’énerver sur quelqu’un c’est sur Fergus. Pas sur toi. – Kimmy balaya la pièce des yeux – Je crois… que je vais passer la nuit ici. En priant pour que ce soit finit demain.

Les démangeaisons reprirent de plus belles, perturbant une fois de plus l’adolescente qui les avait oubliés en passant ses nerfs sur sa préfète. Elle sentait que la nuit allait être longue, blanche et froide.

- Et puis si demain ça va toujours pas, ben je sècherai et je resterai là, tant pis. Et demain soir si c’est pas passé... tu m’aideras pour de vrai dis ?

La blonde essayait de se rassurer. Après tout, ici, dans les wc elle était certaine de ne pas se faire remarquer par un quelconque étudiant. Et pourrait très bien y passer la journée suivante. Après tout, si quelqu’un entrait, elle n’aurait qu’à s’enfermer dans un cabinet pour ne pas se faire repérer. Mains dans les poches pour éviter de se gratter, elle observa Ysolte.

- Tu devrais peut être remonter toi non ? En tout cas, je retire ce que j’ai dit. Fergus et ses conseils… bref tu m’as compris. Je testerai plus ses potions. Jamais.

Boudeuse, elle croisa les bras en fixant le vide.









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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Sam 1 Avr - 20:02

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



Que j’allais vomir ?

Pourtant rhétorique, la question vient trancher les airs. Et si la phrase est accompagnée d’un léger sourire, elle n’en reste pas moins marquante. Tu te contentes d’acquiescer d’un  rapide signe de tête, opinant que oui tu pensais qu’elle allait vomir, que oui l’échec était inéluctable, que oui … Mais Kimmy a préféré vomir la question, comme pour secouer les habitudes et de dire que rien n’est perdu. Qu’il faut toujours … croire ?

Ça fait longtemps que t’as arrêté de croire – ou même de trouver une logique dans l’illogisme des choses. T’as l’impression d’avoir perdu depuis longtemps ton innocence ; et tu ne saurais dire si c’est à cause de l’enfance que t’as eu, à côtoyer la violence du sort des dresseurs de dragon ... ou bien aux événements de Janvier. La violence du monde te saute aux yeux et, partout où tu poses le regard, tu sais que quelque chose de mal va arriver. C’est intuitif, c’est ancré dans tes veines. Si tu ne le vois pas directement, tu le rêves. Rêves de destruction, d’accidents et de mort. Et, au fond, tu sais que l’espoir est mort, balayé par le cours de la vie. Même un événement amusant et enfantin – oh, les belles bottines – se trouve être un présage néfaste. Le rire d’Averill contre celui de Donàl. La joie d’Averill contre la détresse de la famille de Donàl. Les effervescences d’Averill contre l’immobilité de Donàl. Tu sais, au fond, que la Poufsouffle n’est en rien responsable de la mort d’un membre de ton clan … mais tu ne peux t’empêcher de les associer.

De te dire que si elle n’avait pas existé, tu n’aurais pas eu à rêver d’elle.
De te dire que si elle n’avait pas été aussi joyeuse, elle n’aurait pas causé autant de peine.

« Non, tu n’as rien à craindre d’elle … » lâches-tu finalement à contrecœur, tentant d’afficher un demi-sourire. « … c’est une Poufsouffle tout ce qu’il y a de plus banal. », achèves-tu, mettant une fin au chapitre de la rousse. Mais une conversation en entrainant une autre, le Diable change de visage pour prendre celui de la psychomage.  Et, l’instant d’après, celui de Fergus. Pas que ton frère soit le Diable en personne ; seulement que son envie de bienfaire avait parfois tendance à renverser la situation.

Un mal pour un bien.
Ou, pour l’occasion, un mal pour un mal.

L’autre Serdaigle vient s’accrocher au bas de ta robe – t’hausses seulement un sourcil en sa direction, retenant l’envie de …
« Arrête de dramatiser », murmures-tu en sa direction, amusée par la situation. Tu gardes les lèvres pincées pour ne pas partir d’un rire, pour ne pas montrer que tu trouves la situation amusante. Amusante aux dépends de Kimmy, forcément, mais toutefois amusante. T’exposes les solutions qui se présentent à tes yeux, exclus l’utilisation d’un sortilège pour ne pas empirer son état, avec le plus de pragmatisme possible. Tu es une personne factuelle, préférant parler pourcentages de réussite, nombres et chiffres … que d’aller à des suppositions.

Et sinon ?. Et sinon, l’option « raser les murs » pour ne pas avoir à afficher la réaction allergique. L’idée t’amuse … mais Kimmy s’insurge. Sa réplique claque dans les airs et t’as l’impression d’avoir les cinq doigts de sa main imprimés sur la joue. T’es étonnée qu’elle ait haussé le ton de cette manière – de mémoire, c’est la première fois qu’elle osait hausser le ton. Retrouvant contenance, tu décides de passer outre. Après tout, après tout, t’aurais peut-être mieux fait de garder les lèvres closes et de garder tes remarques pour toi-même. T’échanges un regard avec Kimmy ; mais elle a tôt fait de détourner le regard. Elle le fuit, elle te fuit, elle fuit ton regard inquisiteur … pour aller ramasser ton sac. Ton interrogation grandit alors que tu demandes ce qui doit bien se passer dans sa tête.

« Je … », entames-tu tandis que Kimmy encore ses excuses. Du coin de l’œil, tu la vois qui se remet à se gratter. Elle ne semble pas vouloir s’arrêter de sitôt, ne semble pas vouloir. Les plaques s’étendent de plus en plus.
« T’as pas à t’excuser, surtout pas. J’n’aurais pas dû me moquer. Mais il est hors de question que tu passes la nuit ici. Les préfets n’épargnent aucune pièce lors de la dernière ronde et je ne suis pas assignée à cet étage. »
Réfléchissant, tu fronces les sourcils. T’as bien envie de lui dire de faire un séjour à l’infirmerie, mais t’as pas envie de faire voler en éclat la couverture de Fergus. Et encore moins la tienne ; tu sais que ce n’est pas réglementaire de faire venir des potions inexistantes dans l’enceinte du château ; et encore plus de les utiliser sur les étudiants.

Même si l’étudiante en question fait partie de la famille.

Prenant le que Kimmy t’a retourné, tu fouilles à l’intérieur. Ça ne vaut pas le sac sans fond de Rosier mais cela ne t’empêche pas de te balader avec plus que le nécessaire requis. Entre autre : un précis de dracologie (logique !), une boîte de chocogrenouille (pour les petites et grandes fins) et des parchemins sans fin. Tu jettes un coup d’œil à tes notes, fouilles, et trépignes.
Si t’as rejoint les Aigles à ton arrivée à Poudlard, ce n’était pas seulement pour tes capacités d’intellect mais également pour ton envie, irrépressible, d’en savoir toujours plus. De lier les choses entre elles. De trouver une explication, une réponse. De comprendre le mécanisme. Cette curiosité, tu la partages avec Oswin. Comme lui, tu values l’importance d’une discussion engagée.

« Je t’aide pour de vrai … et on fait ça maintenant. Ramasse tes affaires, on va prendre l’air,» ajoutes-tu en agitant un des parchemins sous son nez, que t’ouvres une dernière fois. T’hoches la tête, persuadée d’avoir la réponse aux problèmes – ou, du moins, une partie des réponses.
Il est de coutume, dans le clan des MacFusty, d’attribuer une spécialité à chacun des membres. Dans la globalité, chaque individu se débrouille avec chaque branche de la magie. Chacun sait comment dresser un dragon, mais seuls quelques-uns peuvent prétendre enseigner comment en dresser un. La spécialisation se fait avec le temps, bien qu’elle soit choisie dès le plus jeune âge. L’amour que tu portes aux plantes depuis ton enfance, t’a amené sur le chemin de la botanique. Et cela te va d’autant plus que chaque bon potionniste a besoin de l’aide d’un botaniste pour fabriquer les meilleures potions.

« Enfin … c’est si tu le souhaites. Tu sais que je vais … je suis … la botaniste du clan. Et ma connaissance des plantes est moins hasardeuse que l’envie de Fergus de tester mes plantes dans de nouveaux mélanges. Je te propose d’aller dans les serres et de se servir. Ou d’aller en douce à l’infirmerie et de voler une décoction. »

Autant dire que tu préfères la première option, que tu préfères voir de tes propres yeux les plantes en question plutôt que d’appliquer (presque) à l’aveugle une décoction piquée sur l’étagère de l’infirmerie. Cependant, tu te gardes bien de le dire, préférant laissant à Kimmy le choix. Après tout, c’est bien elle qui se gratte à n’en plus finir. Gratte, gratte, gratte.

« Et laisse sa chance à Gus, il tente vraiment de faire de son mieux. Si tu veux, la prochaine fois, j’en prendrai une gorgée avec toi. Avant toi. »


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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Dim 23 Avr - 14:10

 

Ysolte & Kimmy


Aoniabh ri chéile : unité et loyauté

Le sujet touchant aux visions d’Ysolte et plus précisément à Averill MacMillan toucha à sa fin lorsque Ysolte finit par lâcher qu’il n’y avait rien à craindre de la poufsouffle. Pourtant, la fanatique des dragons affichait un demi-sourire qui laisser penser que la jaune n’avait rien d’aussi banal que cela. Penchant la tête en dévisageant son ainée, Kimmy changea donc de sujet.
 
Elles passèrent d’un thème à l’autre, de la psychomage qui venait de poser bagages à Poudlard à Fergus et ses potions. Potions dont l’une venait de provoquer des démangeaisons et des plaques rouges à l’adolescente qui se grattait à un rythme assez rapide et enfonçait ses ongles dans la peau. Pire que la varicelle, Kimmy n’en pouvait plus et finit par aller s’agripper aux vêtements de son ainée MacFusty pour solliciter son aide. Ok, dans d’autres circonstances la situation aurait sans doute amusé Kimmy. Mais là, voyant d’abord Ysolte pincer les lèvres puis lui conseiller de raser les murs… Non, c’était tout sauf drôle. C’était une torture mentale à laquelle l’autre bleue adhérait. Alors, sans passer par la case cerveau, Kimmy ouvrit la bouche pour lancer une pique à son ainée. Pique qu’elle regretta directement. Elle n’avait jamais haussé la voix sur Ysolte jusqu’à ce jour et s’en mordait déjà les doigts. Ysolte c’était la MacFusty qui parlait pas inutilement, une façade mais dont la compagnie faisait du bien à l’adolescente. Peut être parce que la fanatique de dragons qui collectionnait les livres sur ce sujet était pas une pile électrique comme les autres MacFusty ? Plus mature ou posée ? Ou alors c’est juste que Kimmy aimait lire un bouquin dans la même pièce que son ainée sans que cette dernière n’ouvre la bouche pour parler de tout et de rien. Enfin bref, ça sert à rien de chercher une explication, Ysolte était devenue – allez savoir comment – un modèle pour Kimmy et hausser le ton sur elle était juste quelque chose d’impensable.
 
Ne sachant pas comment se faire pardonner, l’adolescente détourna le regard et alla récupérer le sac de son ainée qu’elle lui présenta tout en baissant la tête et s’excusant pour ses paroles précédentes sans laisser l’occasion à Ysolte d’en placer une. Elle se sentait en tort, elle avait eu tort de s’emporter ainsi. Surtout que son ainée avait eu toutes les raisons de rire sur le sort de  sa cadette. Mais finalement, elle fut étonnée d’entendre sa fanatique préférée s’excuser à son tour. Faisont un ‘non’ de la tête, Kimmy releva les yeux et plaça ses pupilles dans celles de sa préfète tout en se grattant de nouveau.
 
T’excuses pas non plus. A ta place j’aurais certainement rigolé aussi. Et pour les préfets... Ben s'ils n’épargnent même pas les toilettes, j’vais dormir où. J’veux pas remonter Yso. Ils vont se moquer de moi en haut, j’vais y avoir droit jusqu’à la fin de l’année.
 
L’adolescente se tue en voyant Ysolte froncer les sourcils, en pleine réflexion. Toujours le sac de son ainée en main, le silence régnait dans les toilettes. Du moins, jusqu’à ce que sa  préfète et sœur d’adoption l’en débarrassa pour farfouiller à l’intérieur.
 
Tu cherches quoi ?
 
S’hasarda Kimmy en regardant son ainée en extraire un parchemin et continuer ses fouilles. Elle trépignait, et un sourire semblait se dessiner sur son visage. Puis Kimmy lui demanda si le jour suivant elle l’aiderait pour de bon contrairement à ce soir. Toujours sans avoir aucune réponse de la part de son ainée, l’adolescente arqua un sourcil et l’observait en se demandant quelle idée pouvait bien traverser la tête de son ainée. Et puis, tout d’un coup elle se met à agiter un parchemin sous le nez de Kimmy qui essaye de lire ce qu’il y a écrit dessus. Mais le dit parchemin gigotant trop, il lui était impossible de décrypter quoi que ce soit.
 
Merci Yso.
 
Sourire aux lèvres, et le regard remplit de reconnaissance, Kimmy couru vers son sac, ramassa les deux trois affaires  qui en étaient tombées dans la précipitation et rejoignit aussi vite que possible son ainée. Elle savait à présent que les sortilèges ou l’infirmerie étaient deux options rayées dans les choix qui s’offraient à elles. Mais il lui tardait de savoir ce qu’Ysolte allait lui proposer pour venir à bout de ces démangeaisons. Elle pencha de nouveau la tête et fronça les sourcils en entendant sa préfète peut sûre d’elle en commençant à s’exprimer. Kimmy finit par lui sourire.
 
Tu es et seras une super botaniste. Le clan à de la chance de t’avoir. – elle en était convaincue. Puis, tout en continuant à se gratter le dos, le bras, elle réfléchit rapidement aux propositions d’Ysolte – Je… je te fais confiance. Va pour l’option serre et botanique. C’est moins risqué que l’infirmerie en plus.
 
Peur de se faire chopper à l’infirmerie ? oui, surement. Et de toute façon, comme elle l’avait dit, Kimmy croyait aux talents de botanistes d’Ysolte – plus que dans ceux de potioniste de Fergus à présent. Elle tira son ainée par la manche et ouvrit la porte des toilettes.
 
Bon on y va dit ? j’en peux plus là. J’vais finir par me faire saigner et faire des cloques.
 
Passant la tête dans le couloir, elle regarda à droite et à gauche pour être certaine que personne de rodait dans les parages. S’extirpant de la pièce, elle sourit à la remarque précédente de sa fanatique de dragons.
 
Je lui laisserai encore une chance à Fergus. Et c’est gentil mais tu boiras pas ces trucs avec moi. Il t’en fait assez boire comme ça tu crois pas ?
 
Sourire doux à Ysolte, Kimmy n’avait qu’une hate : en finir avec cette soirée de fous. 

Dis moi Yso, tu m'as jamais raconté. T'as toujours voulu être la botaniste du clan en fait ?

Cela faisait quelques temps qu'elle se posait la question. Elle savait que chaque membre du clan était comme... conditionné pour travailler à un poste bien précis. Mais s'était toujours demandé si pour Ysolte, comme pour Fergus, ça avait été leur propre choix ou si on les avait placé à ses postes depuis leur enfance. Puis, quitte à poursuivre la soirée, autant chercher à avoir des réponses sur le sujet. Non ?
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Dernière édition par Ysolte MacFusty le Lun 1 Mai - 1:25, édité 3 fois
MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Lun 1 Mai - 1:14

❝Aoniabh ri chéile❞
Kimmy && Ysolte



Le silence plane, loin d’être étouffant, dans les toilettes du sixième étage. C’est un silence plein de promesses et de possibilités ; un silence de réussite et d’attente. Alors que tu fouilles dans ton sac, tu énumères mentalement les solutions qui se présentent à toi, à vous. La seule chose dont tu es certaine, c’est qu’un séjour à l’infirmerie ou une escapade jusqu’à la tour des Aigles sont prescrits. Si l’autre blonde ne veut pas, l’histoire s’arrête là. Tu tiens au partage et au respect mutuel que t’entretiens avec elle – pour autant que sa santé et sa sécurité ne soient pas menacées.

Et à l’autre Serdaigle, la plus jeune d’entre vous, de continuer à se gratter. T’arques en sourcil lorsqu’elle te dit qu’elle va se faire saigner, à force de gratter. Pinçant les lèvres, tu retiens un « et bien, arrête de te gratter » entre tes lèvres. Tu sais que cela ne résoudra rien à cette histoire. Serrant ta cape contre tes épaules, t’ouvres enfin la porte des toilettes avant de jeter un coup d’œil vers l’extérieur. Regard à gauche, regard à droite. Personne. Tes lèvres s’étirent en un mince sourire alors que tu t’élances dans le couloir. Par réflexe, t’abaisses la capuche sur la tête de Kimmy.
« Couvre-toi donc la tête, » laisses-tu échapper alors que la blonde sort à son tour des toilettes. Et, rapidement, tu fais un rapide calcul mental : un couloir, six escaliers, un hall d’entrée et un parc à traverser. Possibilité de rencontrer un autre élève ou un autre adulte : grande, frôlant les quatre-vingt-dix pourcent, si ce n’est pas plus.

Puis, pour accompagner Kimmy dans sa démarche – et son malaise – tu mets aussi ta capuche, cachant ton visage dans son obscurité. Comme deux ombres, tu déambules avec ta cadette dans le couloir du sixième étage, sans pour autant ralentir. Tu connaîtrais bien une raccourcis, allant du quatrième étage jusqu’au rez-de-chaussée ; mais t’as pas envie de le lui dévoiler. Comme la salle de bain, celui-ci n’est réservé qu’aux préfets et tu mets un point d’honneur à séparer devoir et envie. Pourtant, la question se pose comme un dilemme : faut-il l’emprunter pour éviter les regards trop inquisiteurs, lui éviter de se sentir mal à l’aise. Non. Rapidement, c’est pourtant une autre constatation qui vient tambouriner contre tes pensées : l’an prochain, tu ne seras plus dans Poudlard. L’an prochain, tu seras à la recherche d’un métier ; et si t’es prédisposée à être la botanique du clan, t’espères bien avoir une autre occupation en premier lieu.

« Tu ferais une bonne préfète Kimmy, tu devrais postuler l’an prochain. Ou, au moins, montrer que le poste d’intéresse, » laisses-tu échapper brutalement, de but en blanc. Faut dire que la demoiselle fait tout pour redonner le sourire, malgré sa brusquerie et son humour douteux. Mais la brusquerie ne t’a pas empêché d’avoir le poste, alors … T’es certaine qu’elle ferait une bonne préfète, peut-être meilleure que toi, à être à l’écoute des autres.
Si seulement elle n’était pas si naïve.
Si seulement Poudlard était encore sur pied.


Tu soupires alors que tu commences déjà à descendre les premières marches – aussitôt, les escaliers se mettent à mouvoir et tu soupires d’aises lorsqu’ils passent devant un groupe d’étudiants sans pour autant s’arrêter. Tête baissée, de rencontres inopinés en conversations abrégées, t’as tôt fait de mettre pied en territoire conquis. Un murmure sourd s’échappe de la Grande Salle ; les premiers étudiants se rassemblent pour le repas du soir. T’espères bien profiter de la situation, afin d’échapper à leurs regards inquisiteurs.
« Il m’en a fait assez boire, Gus, pour qu’il comprenne qu’il a intérêt à changer le goût s’il compte continuer à m’en faire tester, » grimaces-tu en haussant les épaules, lâchant l’information à demi-mots. Si certains élèves savent ce que Fergus fabriquait de son temps, ils sachent aussi que t’as bravement pris la relève. Pour autant, t’as pas envie que l’information n’arrive aux oreilles des professeurs, t’entends d’ici leurs reproches et contestations. Faire profil bas, finir ton année, passer entre les mailles du filet : tu n’aspires pas à plus.

T’ouvres le battant de la Grande Porte, laissant Kimmy s’aventurer en premier à l’extérieur. Il est à peine dix-huit heures, mais le ciel porte déjà des couleurs bleu nuit. Dans une heure, tu le sais, il fera déjà nuit noire : le soleil écossais disparait bien trop tôt derrière l’horizon. Au contraire, en été, le soleil vient réchauffer les landes à partir de quatre heures du matin, n’ayant à peine le temps de se coucher. Tu te souviens des étés sur l’île de Barra où, pendant une semaine, la luminosité incessante t’empêche de fermer l’œil de la nuit.

Puis, la question de tantôt revient se manifester, celle concernant ton statut de botanique. Tu fronces les sourcils, réfléchissant.
« Et toi, t’as toujours voulu être casse-bonbons ? » rétorques-tu, sur le ton de la plaisanterie.
« Je n’ai jamais vraiment voulu l’être, botaniste, mais ça s’est imposé comme une évidence, » ajoutes-tu quelques instants plus tard, te souvenant de tes balades improvisées, te souvenant de ton incapacité à te poser, toujours à vagabonder au sein de la forêt, à demander à Donàl « et ça, qu’est que ça ? et ça, là ? et ça, aussi » jusqu’à ce qu’il ne décide d’utiliser un sortilège de mutisme. Sortilège qui ne t’arrêtait pas pour autant ; au contraire, t’allais d’une plante à une autre, les pointant du doigt, parfois les touchant.
« Ca m’a toujours … intéressé … les plantes. Elles sont beaucoup utilisées pour soigner les infections, en pâte … ou même pour soigner les dragons. A force de demander, j’ai fini par me souvenir de leur nom, de leurs propriétés, de leurs spécificités. C’est resté. Alors, quand on m’a demandé si je savais ce que je voulais faire, je n’ai pas hésité à dire que je voulais être botaniste. Maintenant … »

Tu laisses échapper un soupire. Maintenant, maintenant, t’es pas sûre de pouvoir affronter le regard des autres dragonniers, t’es pas certaine de vouloir passer ta vie dans les plantes. Maintenant, maintenant, t’es pas certaine du futur : le tien et celui du monde sorcier.
Finalement, t’arrives au niveau de la serre. Par mécanisme, t’abaisses la poignée : les serres sont ouvertes. Rapidement, tu passes les portes, fermant rapidement derrière Kimmy. T’avances à la lueur de ta baguette, n’osant pas intensifier la clarté. Manquerait plus que vous vous fassiez chopper. Allant de rangée en rangée, tu cherches ce dont tu as besoin : luminore cactusi. Il s’agit d’un cactus, dont le liquide qui le compose absorbe les infections de la peau. Et dont l’absorption est d’autant plus rapide que le sujet (patient) est dans l’obscurité. Seul bémol : lors de l’absorption, le liquide émet une vive couleur qui finit par disparaître lorsque l’infection n’existe plus.
Entraînant Kimmy par la main, t’arrives vers la plante en question. Aussitôt, tu retires une des épines, récoltant du liquide sur les doigts. Aussitôt, tu t’essuies sur les joues de l’autre blonde.
« Si ça chauffe un peu, c’est normal. Si t’as l’impression de briller, c’est normal ça veut dire que ça fonctionne. »
Pause. D’un signe de tête, t’invites ta cadette à s’occuper elle-même de son problème.
« Mais tant qu’à parler du clan, dis-moi, t’en penses quoi ? Tu trouves que t’as ta place … ou qu’on a encore des progrès à faire ? Tu … tu … tu sais lorsque ton père sortira … » de prison ?

LANCER DE DES
PREMIER DE - est-ce que la porte s'ouvre? (oui)
DEUXIEME DE - dans l'hypothèse où elle est fermée, est-ce que le sortilège d'Ysolte fonctionne? (non... j'sais même pas pourquoi j'ai posé la question :rire:)
TROISIEME DE - dans l'hypothèse où kimmy et ysolte sont dans la serre, est-ce qu'elles trouvent la plante en question? (oui)


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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Lun 1 Mai - 1:14

Le membre 'Ysolte MacFusty' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Oui/Non' :


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#2 'Oui/Non' :


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#3 'Oui/Non' :

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MessageSujet: Re: aoniabh ri chéile : unité et loyauté   Mar 2 Mai - 19:31

 

Ysolte & Kimmy


Aoniabh ri chéile : unité et loyauté

Aben oui, on veut être discrète, passer inaperçue mais on en oublie l’essentiel. Heureusement qu’Ysolte était là pour lui poser la capuche sur la tête. Cette dernière en fit de même d’ailleurs. Reconnaissante, Kimmy lui emboita le pas le long du couloir – désert -, en descendant les marches tout en se grattant le dos d’une de ses mains et restant sur ses gardes. Ysolte rompit le silence et fit s’arrêter net Kimmy quelques instants dans sa marche.
 
Moi ? Préfète ? Mais j’aurais jamais d’autorité…
 
Franchement, l’idée ne lui avait jamais traversé l’esprit. Mais entendre celui, et en plus de la bouche d’Ysolte, préfète et soeur d'adoption - façade à ses heures - ça lui donna un peu d’assurance et de la fierté aussi. Peut-être qu’elle n’était pas si manipulable qu’elle le pensait. Elle rattrapa Ysolte qui continuait de marcher d’un pas soutenu. Soupir de soulagement, en même temps que son ainé, lorsque l’escalier continua sa rotation sans se soucier du groupe d’étudiants qui l’attendai. Et bien vite, elles se retrouvèrent dans le hall et Kimmy tira sur sa capuche en voyant les étudiants se diriger vers la grande salle. Bon, au moins, elle éviterait sans doute le repas. Thème de la nourriture, Kimmy parla de Fergus et ses potions.
 
Ben vu celle que j’ai bu – une gorgée – il ne t’écoute pas le saligaud.
 
Hop hop hop, les voila qui venaient de passer les portes du château et se situaient dans le parc. La nuit commençait à tomber et la température s’amusait à chuter. C’était en partie pour cela que l’adolescente ne supportait pas l’hiver – en plus de sa santé – mais aussi, parce qu’elle jugeait que la végétation était sinistre. Arbres dévêtus, fleurs non écloses, mort d’animaux, pas un seul insecte. Sans parler du soleil qui se faisait rare. De quoi donner un coup au moral. Ou de lui rappeler les paroles de sa préfète au sujet du clan. Et de la questionner sur le comment elle s’était retrouvée à ce poste, de botaniste. Elle ne le prit pas mal quand Ysolte la traita de casse-bonbon. Et de toute façon, son ainée le prenait sur le ton de la plaisanterie. Alors Kimmy lui tira la langue.
 
Si, on me le dit souvent, mais j’y peux rien. – elle lui sourit et se concentra sur la suite des paroles de son ainée.
 
Kimmy écoutait sa préfète préférée lui exposer le comment du pourquoi elle avait finalement été… choisit ? Non, qu’elle-même avait déterminé son rôle au sein du clan : botaniste. C’est vrai qu’Ysolte gêrait bien plus en botanique qu’en sortilège. Mais bon, en même temps, dire que c’était une quiche dans cette dernière matière était encore trop faible comme mot. Mais l’adolescente s’en moquait, on pouvait pas exceller dans tous les domaines et puis de toute façon, c’était pas le sujet. Cette fois-ci, elle s’arracha un bout de lèvre inférieure avec ses dents, avant de questionner de nouveau sa grande sœur d’adoption.
 
Maintenant ? Tu comptes aller bosser un peu à Ste Mangouste ? Genre comme Fergus histoire d’en connaitre plus sur les propriétés des plantes en termes de soin ?
 
Ben ouais, sa préfète venait d’évoquer des pâtes et autres destinés au soin d’humain – mais surtout des dragons elle avait dit. Ho chut ! – alors la question avait paru un lapse de temps évidente aux yeux de la squatteuse MacFusty. Ysolte paraissait encore ailleurs, perdue dans ses pensées. Mais la jeune ado n’en démordait pas, et c’est inconsciemment que son cerveau lui demanda plus, de savoir ce qu’Ysolte comptait faire à présent
 
Tu veux lacher le clan ?
 
Kimmy se stoppa un instant et la dévisagea bouche entrouverte quelques instants avant de suivre son ainée pour se diriger vers les serres. . Elle ne s’était jamais jusqu’alors imaginé que son ainée pouvait renoncer au clan, et aux dragons. Kimmy qui part trop vite en besogne. Comme d’habitude quoi. Les bleus pénétrèrent par la suite dans la serre, éclairée faiblement par la baguette d’Ysolte.
 
Ysolte la tira par la main, et l’adolescente se laissa entrainer, sans bruit, dans les rangés de plantes avec pour seule lumière la faible lueur qu’émettait la baguette de l’ainée des aigles. Elles se stoppèrent face à une sorte de cactus auquel Ysolte retira une épine. Kimmy fixa le liquide qui coulait de la plante, se déposer sur les doigts de son ainée qui d’un coup vif, s’essuya les doigts mouillés sur la bouille de Kimmy. L’adolescente allait protester, jusqu’à ce qu’une chaleur vienne se loger dans sa joue, l’apaisant par la même occasion. Elle se concentra sur les propos de sa préfète bleue et à son tour elle récupéra le produit libéré par la plante qu’elle étala sur son visage, ses bras.
 
Tu me diras si je suis fluorescente. Plus besoin d’utiliser ta baguette pour sortir. Il fera nuit et on y verra de loin. – elle s’amusait de la situation avant de le lacher ce mot – Merci Yso
 
Elle pouvait bien virer au rouge, au vert, ou même aux couleurs de l’arc-en-ciel qu’elle s’en fichait. De toute façon c’était provisoire, l’affaire de quelques minutes, que les plaques s’évaporent. Et puis, c’était bien moins douloureux que ces saletés de démangeaisons. Ysolte la questionna à son tour sur le clan. Et Kimmy, tout en se massant le ventre avec la substance n’eut pas longtemps à réfléchir avant de répondre.
 
J’en pense que vous êtes une machine bien huilée, et que vous êtes chouette. – chacun à sa place et sait ce qu’il doit faire. Tout en ayant cet esprit de cohésion, d’entente – J’ai… encore un peu de mal pour trouver ma place, je crois. J’aimerai servir à quelque chose. Malgré ma peur des dragons… Mais vous avez aucun progrès à faire. C’est moi l’intrus dans le clan. Et vous êtes tous trop cool.... z'êtes ma famille quoi. – finit-elle par chuchoter en se frottant la nuque, gênée. Puis, elle fixa Ysolte et grimaça légèrement – Enfin, Abigaëlle est un peu spéciale mais sinon vous êtes trop cool. J’pensais pas au début mais j’suis bien tombée.
 
Pour sûr. Si au début elle priait de toute son âme qu’on la retire de ce clan de fous. Où brûlure de dragons était monnaie courante. Aujourd’hui, elle ne les lacherait pour rien aua monde. Elle les aimait ses dresseurs de dragons tout comme son père. Père qu’elle n’avait pas vu depuis l’été dernier, une première depuis l’arrestation, et une pauvre heure de visite bien courte et qui mine le moral.
 
Je… il… on sait pas. C’est pas prévu pour le moment. Ce qui est sûr c’est que ce sera pas avant quelques années encore.

Si ce n’est une dizaine d’année. De quoi plomber le moral de l'adolescente. Enfin bon, Kimmy essayait de rester en contact avec lui, même si elle ne le voyait pas, elle lui communiquait des lettres – version moldu – en évitant de lui parler de sorcellerie. Manquerait plus que le courrier soit lu avant d’atterrir entre les mains de son paternel. Et puis, elle se remontait le moral en étant chez les MacFusty, qu’elle qualifiait comme étant sa nouvelle famille bien qu’elle ne l’exprime pas à haute voix.
 
Pourquoi ? T’en as marre de me voir ? Tu veux plus m’avoir dans tes pattes ? - Dit-elle sur le ton de l’humour en lui donnant un léger coup de poing dans le bras.  – Tu vas encore avoir à me supporter un moment Ysolte MacFusty.
 
Un rire, de l’amusement, et plus de démangeaisons ? Ha ben non, ça ne grattait plus. Kimmy s’en était même pas rendu compte mais sa peau était apaisée, les dernières plaques étaient en train de disparaitre. Cool.
 
Alors ? ça en est où, j’ai toujours une couleur bizarre ou j’suis revenue à mon état initial ? Sans évolution ?
 
Montrant du doigt son visage à Ysolte, l’adolescente voulait à présent savoir si le périple de sa soirée était à présent terminé ou si après l’écrevisse, elle s’était transformée en caméléon : en changeant de couleur. Verdict m’dame la botaniste ?
(c) black pumpkin


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