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 shadows at night (Pandossian)

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MessageSujet: shadows at night (Pandossian)   Sam 31 Déc - 15:33

shadows at night 
Cassian & Pandora
La nuit était tombée sur le château, les étudiants ayant regagné leur salle commune ou leur dortoir dans l’espoir d’avoir quelques heures de repos avant de poursuivre leur semaine dés le lendemain. Pour sa part, Pandora n’était pas dans la salle commune chaleureuse des Poufsouffle, bien qu’elle aurait préféré l’être – sans doute – que de parcourir les couloirs vides et lugubres du château toute seule, la baguette levée. Elle ne rechignait pas à ses devoirs de préfète, en règle générale, mais elle ne se sentait pas l’envie de faire des efforts ces temps-ci. Sans doute parce qu’elle aurait dû partager ce tour de garde avec Remus, et qu’il lui avait finalement fait faux-bond. Il devait sans doute avoir décidé qu’ils pourraient couvrir deux fois plus de distance s’ils étaient séparés, et Pandora se retrouvait alors seule à chercher de possibles étudiants s’embrassant dans les salles de classes vides, ou se rejoignant dans l’espoir d’en découdre pour une quelconque raison dans un coin de couloir. Mais il n’y avait personne ce soir-là, et l’heure défilait sans que Pandora ne puisse s’empêcher de s’ennuyer fermement.
Sur le chemin du retour vers les cuisines elle fit cependant un détour qui était loin d’être dans ses habitudes. Elle se retrouva rapidement devant la bibliothèque, et s’assurant qu’il n’y avait personne aux alentours elle ouvrit la lourde porte en bois, essayant de faire le moins de bruit possible avant d’entrer dans les lieux silencieux et sordide alors que la lune traversait les fenêtres et agrandissaient les ombres des étagères emplies de livres. Il faisait bien trop sombre, et Pandora détestait cela. Mais elle tenta d’ignorer son angoisse enfantine, et se retrouva devant la réserve. D’un Allohomora elle ouvrit la grille, et se glissa dans les allées interdites d’accès sans autorisation. Elle fit taire la voix de la raison qui s’agitait dans son esprit, et lui rappelait qu’elle était une préfète, et ne devrait pas se trouver là. Elle écoutait plutôt la voix diabolique et moqueuse – qui avait les intonations de Rhaegar étrangement – et qui lui demandait de gentiment aller chercher le livre qui lui manquait pour le ramener dans la salle commune. Après tout, elle savait que Rhaegar ne ferait rien au livre, et peut être qu’elle pourrait venir le remettre à sa place le lendemain sans que personne n’ait remarqué son absence pour une journée.

Elle agita sa baguette, qui s’illumina grâce à un Lumos à peine murmurer. Elle regardait les tranches des livres poussiéreux, cherchant le titre que son meilleur ami lui avait demandé – si jamais c’était sur son chemin. Rhaegar savait que ce n’était pas le cas. Mais il savait aussi que Pandora ne lui refuserait pas un coup de main. Si elle pouvait lui amener son livre pour qu’il puisse offre à ses clients les potions qu’ils réclamaient elle n’irait pas l’en empêcher. Bien au contraire. Elle aimait passer des heures à le regarder faire ses potions, alors qu’elle restait assise sur un bureau à manger des muffins. Elle adorait les muffins de Poudlard après tout.
Elle trouva finalement l’ouvrage - Potions et nectars avancés : l’art de mettre la magie en flocon - et très précieusement elle le prit pour en regarder la couverture rouge sur laquelle était incrusté le titre dans des lettres en argent. Il lui semblait même qu’il s’agissait vraiment d’argent, et pas seulement d’une couleur brillante. L’ouvrage était épais, et sans doute devait-il y avoir quelques potions dont elle ne voudrait pas connaître l’existence. Elle allait pour le glisser dans le sac qu’elle avait amené avec elle – et dans lequel elle avait mis quelques petites choses à manger – quand elle sentit un souffle d’air froid dans son dos. Elle se tourna vivement, mais il n’y avait que l’obscurité. Son cœur battait follement dans sa poitrine cependant, et elle déglutit difficilement. « Il … Il y a … quelq… quelqu’un ? » Demanda-t-elle se sondant l’obscurité autour d’elle. Mais il n’y avait rien, et elle essaya de s’intimiter au calme, en passant une main dans ses cheveux blonds, et souriant, riant nerveusement. « Tu tournes folle, Panda. Qui veux-tu qu’il y est ce soir ? Quelques fantômes, vampires ou goules ? » Se demanda-t-elle à voix haute, bien que murmurée, comme si l’idée était risible. Mais elle sentait cette angoisse, et l’étonnante impression d’être surveillée. Epiée. Elle grimaça, et mit rapidement le livre dans son sac avant de chercher à courir. Fuir. Sortir de la bibliothèque rapidement.

Est-ce qu’il faisait vraiment plus sombre encore ? Elle regardait derrière elle, comme si soudainement un monstre allait surgir, et se mit à courir, ne regardant pas vraiment où elle avait, le besoin urgent de sortir de là la faisant perdre les pédales. L’idée que quelqu’un était là faisant battre son cœur plus vite encore si c’était possible.
Elle n’était pas loin de la sortie de la réserve, regardant derrière elle si quelqu’un la suivait – quand elle fonça dans quelque chose. Elle se mit à hurler, battant les bras et les mains, gigotant comme si elle se trouvait aux prises d’un filet du diable. « Me tuez pas ! Me tuez pas ! J’ai rien fait, je vous jure ! Je suis trop jeune pour mourir ! S’il vous plait, s’il vous plait je… Je … » Elle ouvrit alors les yeux pour se perdre dans les orbes les plus brillantes qu’elle n’eut jamais vue de sa vie. Eprise par le regard nouveau, elle sentit son cœur se calmer automatiquement, et elle perdit son souffle. Elle se sentit rougir aussi, reconnaissant dans l’obscurité le bibliothécaire de Poudlard – Cassian. Merlin , prise le fait. « N’en parlait pas au Directeur. Je sais que je ne devrais pas être ici. Je le sais, et je l’ai suffisamment répété à Rhaegar, mais il peut pas s’en empêcher de me demander de faire ce genre de choses, et je peux pas lui dire non. Cela dit, je promets que nous ne ferons rien de répréhensible. Enfin pas moi. Plus maintenant. Enfin je ferai pas plus de… faites moi taire. Vous allez me punir ? » Demanda-t-elle en se mordant la lèvre inférieure, de moins en moins à l’aise. Et de moins en moins capable de détourner son regard de celui de son vis-à-vis.


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Dernière édition par Cassian Aquila le Lun 16 Jan - 1:30, édité 1 fois
MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Ven 13 Jan - 7:37


shadows at night
pandossian

Et tranquillement, la bibliothèque se vide de tout être vivant, laissant Cassian seul à son poste. Le soleil est mort pour la nuit depuis quelques heures déjà, et les étudiants n’ont pas nourri l’envie d’étudier ou feuilleter les grimoires très longtemps. L’ennui frappe à sa porte, les coups résonnent dans les rangées vides. À vingt-et-heure, le vampire se lève dans un bond silencieux, sort sa baguette d’un mouvement gracieux avant d’ensorceler la porte. Il ne verrouille pas la porte, cependant, ça lui permettra d’être avisé si quiconque entre dans sa tanière alors qu’il n’y est pas. Car il prend bien au sérieux la demande d’Albus Dumbledore, traiter la bibliothèque comme son immense garde-manger, les grimoires étant les poches de sang qu’il chérira au risque de sa propre vie – à défaut d’avoir mieux à faire de toute façon. Une dizaine de minutes plus tard, il a trouvé son chemin dans les racines des arbres de la Forêt Interdite, ayant abandonné sa peau humaine pour revêtir son pelage de coyote. Ainsi, il a encore la possibilité de chasser, de se donner l’impression qu’il n’est pas enchaîné – pareil à un animal. Sous le joug du Ministère, impossible de faire un pas de travers, limitant son plaisir et le forçant à expérimenter la vie comme jamais auparavant. La vérité est que son destin serait sans aucun doute bien pire si ça n’avait pas été de l’intervention du jeune Directeur. Il lui était redevable, et son honneur s’assurerait que Cass joue son rôle dans le combat contre le Lord Noir – bien qu’il ignore encore ce qu’on attend de lui. Si ça n’avait pas été de leur arrangement, Cassian doute qu’il aurait rejoint l’Ordre, il en aurait jamais entendu parler, en fait. Un bruissement dans les feuilles à moitié mortes près de lui attire son attention et il en oublie ses pensées pour se concentrer sur la chasse.

La chasse. Elle avait une toute autre signification pour lui, il n’y a pas si longtemps. La chasse, il s’y prête souvent sous sa forme d’animagus, mais elle n’a jamais eu le même attrait que sous sa forme originelle. Sous sa forme vampirique, séduisant démon aux crocs assoiffés. Ça lui manque terriblement, déjà, de ne plus pouvoir mordre à pleine dent dans les gorges découvertes, les veines battantes d’hémoglobine salivante. Il attaque brusquement sa petite proie, un rongeur couineur qui n’a aucune chance face à ta gueule affamée. Car s’il ne peut plus chasser l’humanité, il peut se consoler sous le visage du coyote pour dévorer des animaux. Qu’importe sa forme, il est un cannibale, un adorateur de chaire, un fanatique de sang. Et le Ministère qui expérimente dans sa tête, le maudit en rendant son arme favorite inutile. Plus de crocs, plus de plaisir. La baguette reprend le premier titre, lui permet de matérialiser ses poches de sang, son nouveau régime. Il tente -difficilement- de s’y habituer, sachant très bien qu’essayer de faire une entorse au règlement est chimérique, puisqu’il n’y a qu’un puits de douleur qui l’attend s’il ose. Alors il avale le sang moindre du rongeur, il prend ce qu’il peut et apprend à faire avec moins. Parce qu’il pourrait avoir pire, il a passé si près d’avoir pire.

Une fois son repas terminé, il lèche les traces rougeâtres sur sa fourrure, assis non loin du cadavre qui n’a pas encore finit d’être dévoré. Seulement, d’autres animaux pourront en profiter, l’animagus ne désirant plus rien du corps vidé de sang. Il fige soudainement, avant qu’un léger tremblement descende le long de la colonne de l’animal. Puis lentement, il tourne la tête dans la direction de Poudlard, un sourd grognement commençant à faire sa place dans sa gorge, puis sa gueule. Trop vite pour un œil non avertit, ou un œil humain tout court, le coyote laisse sa place à une magnifique créature, du genre à ensorceler les cœurs d’un regard. Il court, Cassian Aquila, trop vite cette fois pour être aperçu par quiconque. Il est l’heure de rejoindre sa bibliothèque, et découvrir qui s’y est engouffré à cette heure tardive.

Le vampire ne fait pas un bruit alors qu’il rejoint son havre tranquille, cet endroit où les gens se doivent de garder le silence tout comme à l’église. Ses yeux remarquent une faible lumière venant de la section interdite, et il s’y glisse sournoisement, passant derrière une étudiante blonde pour respirer son odeur. Il s’arrête un peu plus loin, reconnaissant une effluve particulière, l’excitante odeur de vélane. Il … Il y a … quelq… quelqu’un ? que la jolie demoiselle demande au vide, parce que le vampire n’est pas sensé être là. Elle se croit seule, en sécurité, et Cass peut entendre la peur dans sa voix. Il ferme les yeux un instant, expirant lentement alors que ses instincts de chasseur reviennent au galop. Un rire cristallin fait vibrer son ouïe, et il se place dans l’ombre de façon à pouvoir regarder la jeune fille. Tu tournes folle, Panda. Qui veux-tu qu’il y est ce soir ? Quelques fantômes, vampires ou goules ? Son visage se brise en un sourire mauvais, et amusé, dévoilant également deux crocs bien pointus. La belle tombe directement dans le mille, mais elle ne le sait pas encore. Tu la vois mettre un grimoire dans son sac -pourquoi veut-elle dérober Potions et nectars avancés?- avant de se diriger vers la sortie de la section interdite, déterminée à s’échapper de la ténébreuse bibliothèque le plus rapidement possible. Tu peux la comprendre, après tout, l’ambiance est loin de ressembler à celle ennuyeuse d’un peu plus tôt, et comme tu n’as de cesse d’observer la demoiselle et ses longues et radieuses boucles blondes, la sensation d’être épiée la rend alarmée – tu peux le sentir jusqu’ici. Puis, quand elle est presque arrivée à la sortir de la section, elle regarde derrière elle. Cassian en profite pour se glisser devant, histoire qu’elle lui rentre dedans une seconde plus tard et se brise la gorge dans un cri terrifié. Dans tous les cas, il a un instant l’impression qu’on lui déchire les tympans, et il fait une rapide grimace avant d’attraper les poignets de la blonde énervée. Me tuez pas ! Me tuez pas ! J’ai rien fait, je vous jure ! Je suis trop jeune pour mourir ! S’il vous plait, s’il vous plait je… Je … Il ne resserre pas ses doigts, laissant le temps à l’étudiante de se calmer, la regardant avec un petit sourire en coin. Il a beau n’avoir plus le droit de chasser, il a pu s’amuser un tout petit peu, et heureusement pour lui, ce moment n’est pas encore terminé. Elle se calme quand elle le reconnaît, car s’ils n’ont jamais partagés d’intimes moments tous les deux, ils se sont déjà vu. Difficile de ne pas le remarquer, et on peut dire la même chose d’une aussi belle vélane qu’est Pandora. Cassian remarque malgré la noirceur la légère rougeur gagnant les joues de la poufsouffle, et son sourire s’élargit légèrement. Pardonnez-moi mademoiselle Sutherland, je ne voulais pas vous effrayer – et n’ayez crainte, je n’aie pas l’intention de vous manger, répond-il d’un ton posé, l’expression de son visage ne cachant toutefois pas son amusement. N’en parlait pas au Directeur. Je sais que je ne devrais pas être ici. Je le sais, et je l’ai suffisamment répété à Rhaegar, mais il peut pas s’en empêcher de me demander de faire ce genre de choses, et je peux pas lui dire non. Cela dit, je promets que nous ne ferons rien de répréhensible. Enfin pas moi. Plus maintenant. Enfin je ferai pas plus de… faites moi taire. Vous allez me punir ? Elle s’est laisser emporté dans sa visible inquiétude, le vampire écoutant la tête doucement penchée sur le côté, le discours de la jeune ensorceleuse. Elle n’est pas la première de son espèce qu’il a rencontré dans sa longue vie, et chaque fois, il ne peut s’empêcher d’être passionnément curieux face à elles – ou eux. Et Pandora Sutherland dégage quelque chose, quelque chose de terriblement attirant, surtout de voir une créature comme elle se perdre de plus en plus dans un malaise évident. Aquila ne manque pas son geste, sa lèvre une seconde prisonnière de ses dents blanches, un geste maladroit qu’il trouve prodigieux. Il lui offre un nouveau sourire, cette fois empli de chaleur afin de l’aider à retrouver son aise. Alors vous avez volé un livre dans la réserve pour votre petit copain Rhaegar, c’est bien cela? demande-t-il avant de lâcher les maigres poignets. Vous avez conscience qu’avez ce que vous venez de me dire, la seule bonne chose à faire serait effectivement de vous punir, et de vous rapporter au directeur? Vous avez violé plusieurs règles Miss Sutherland, mais je peux voir dans vos yeux que vous dites la vérité. Alors que faire? qu’il continue, prenant une pose pensive lors de sa dernière interrogation, son sourire s’effaçant finalement de son visage taquin. Après tout, il est bibliothécaire, pas un professeur. Il est un membre du personnel, même s’il est dans une classe à part. La nuit est encore jeune, et l’idée de passer plus de temps avec la poufsouffle est de plus en plus tentant. Une punition est inévitable, alors réglons ça maintenant. Aidez-moi à mettre un peu d’ordre dans la bibliothèque, tenez-moi compagnie, et je vous laisserais emprunter le grimoire. Et dans deux nuits, vous viendrez me le remettre. Marché conclu? propose-t-il en changeant de position, posant ses poings sur ses hanches et offrant un nouveau grand sourire à la jolie blonde.

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Ven 13 Jan - 10:54

shadows at night 
Cassian & Pandora
Pandora aimait se faire peur, cela faisait parti des quelques plaisirs paradoxaux qui excitaient son adrénaline adolescente qui lui donnait envie de rire nerveusement. Il y avait quelque chose d'incroyablement excitant et plaisant dans le fait de se faire peur. Elle aimait s'assoir sur le lit de son dortoir, au milieu de la nuit, pour écouter des histoires inquiétantes avec ses camarades de chambre. Enfant elle aimait que Darius lui raconte comment les loup-garous viendraient la manger si elle n'était pas sage. A ses quatorze ans, un soir, avec Rhaegar ils étaient partis dans la forêt interdite, et n'avaient pas fait trois pas avant de retourner dans le parc de Poudlard en courant et en hurlant comme des sirènes hors-de-l'eau. Elle aimait sentir son coeur s'emballait, ses mains tremblaient, sa tête perdre toute logique pour simplement se concentrer sur sa chaire de poule, et cette paranoïa qui l'envahit. Elle aimait se faire peur, elle aimait avoir peur.
Mais avoir peur était terrifiant.

Alors elle se mit à hurler, frappant des points lorsque l'impression qu'un monstre l'avait finalement attrapée au milieu de la nuit dans la bibliothèque de Poudlard. Il y avait dans cette situation quelque chose lui rappelait les histoires de fantômes et les films moldus qu'elle avait pu voir en allant chez Rhaegar. La bibliothèque restait un lieu silencieux, mort, endormi dans la nuit - la lumière blafarde donnait un côté irréel à la scène, et les ombres immenses donnaient l'impression de cacher quelque démons mystérieux. Elle y était seule - s'y croyait seule - et elle était presque le stéréotype de l'héroïne blonde et stupide qui ne savait pas comment être discrète, et qui - pour échapper au monstre - se mettait à courir lourdement et à crier pour être sûre d'être repérée. Stupide vraiment.
Et en plus le monstre avec un visage d'ange. « Pardonnez-moi mademoiselle Sutherland, je ne voulais pas vous effrayer – et n’ayez crainte, je n’aie pas l’intention de vous manger. » Elle était incapable de perdre le contact visuel, elle se perdait totalement dans les yeux de Cassian Aquila. Elle connaissait le bibliothécaire - tout le monde le connaissait - mais elle avait l'impression de le voir pour la première fois. Réellement. Peut être parce que jusqu'à présent elle ne s'était pas souvent attardée, se contenant de lui demander le titre de quelques ouvrages, ou l'autorisation de les emprunter. Ils n'avaient pas eut de longues conversations, ni d'échange particulièrement intime. Pas comme cette fois, dans la nuit, uniquement tous les deux, dans la section interdite des lieux - et alors qu'il tenait ses poignées fermement, elle sentait sa peau brûler par la poigne glacée, et elle se dit qu'il était assez ironique qu'ils soient dans la section interdite dans une telle posture. « J'ai des muffins dans mon sac si vous avez faim. » Répondit-elle d'une petite voix, presque un murmure, preuve de sa nervosité.

Proches, bien trop proche. Et cela la rendait incroyablement nerveuse, agitée, et calme tout à la fois. Elle ne quittait pas son regard, tentant d'expliquer la raison de sa présence ici - et se trouva incapable de parfaitement mentir, alors elle se trouvait être trop sincère. Peut être parce qu'elle était trop gentille pour ne pas être honnête ou parce qu'elle mentait horriblement. « Alors vous avez volé un livre dans la réserve pour votre petit copain Rhaegar, c’est bien cela ? » Elle fronça les sourcils, comme pour trouver du sens dans ce qu'il lui disait. Avait-elle laissé échapper une raison aussi stupide pour être ici ? Parce que Rhaegar serait son ... l'idée la fit grimacer. Erk. « Rhaegar est mon meilleur ami. » Son frère, son âme soeur, sans doute - dans le sens d'une âme fraternelle sans ambiguité. Mais Pandora ne tombait pas amoureuse, et Rhaegar était gay de toute façon. Même s'ils avaient perdu leur innocence ensemble, cet été, dans une expérience qui laissait un gout assez désagréable dans la bouche de la jeune femme. Pas que ce fut exactement désagréable, mais c'était mal. Mauvais. Désastreux. Comme coucher avec soit-même ou avec un jumeau - sans le côté incestueux atroce impliqué évidemment.

Et elle se rend compte bien trop tard qu'elle a vendu Rhaegar, sans pour autant en restée mortifier bien longtemps. Après tout c'est de sa faute si elle se retrouve dans cette position, si elle doit tomber, il tombera avec elle - yeux pour yeux, dent pour dent. Elle décréta que c'était une nouvelle règle dans leur amitié et le sourire inquiétant - et incroyablement blanc - du bibliothécaire la fait frémir. Elle s'imagine déjà enfermée dans les cachots avec une goule ou un épouvantard pour lui apprendre à ne pas respecter les règles. Merde. « Vous avez conscience qu’avez ce que vous venez de me dire, la seule bonne chose à faire serait effectivement de vous punir, et de vous rapporter au directeur? Vous avez violé plusieurs règles Miss Sutherland, mais je peux voir dans vos yeux que vous dites la vérité. Alors que faire? » Elle déglutit difficilement, se demanda un moment si elle ne devrait pas utiliser ses charmes pour se sortir de cette mauvaise passe - mais elle est habituée à la retenir cette aura si merveilleusement attrayante. Cette nature excitante et merveilleuse qui poussent les autres à la désirer. Homme, femme, qu'importe, leurs regards attirés par le physique et le pouvoir qu'elle étend jusqu'à leur coeur pour les toucher en son centre. Et alors ils ne peuvent pas ne pas l'aimer, la voir, la désirer, qu'importe - ils ne peuvent en tout cas pas la haïr. « Je sais pas mentir, autant être honnête. Mais on devrait pouvoir s'arranger non ? J'veux dire... Je connais le règlement — elle montra l'insigne de préfet sur sa cape — et c'est la première fois que je vais à son encontre, promis. La dernière sans doute. »  Elle ne comptait pas les heures passées dans les cachots pour les potions de Rhaegar. Après tout, ce n'était pas elle qui ne respectait pas les règles dans ces moments là.

Mais l'idée de se retrouver devant le directeur la terrifiait. Elle ne voulait pas le décevoir - la déception était une chose horrible. Et étrangement ne pas la voir luire dans le regard de Cassian la rassure quelque part. Il a l'air plus amusé qu'autre chose sans qu'elle sache si c'était à cause de la situation, d'elle ou de son foutu pouvoir - à présent elle était à sa merci, la pauvre étudiante, et elle ne pouvait pas lui refuser quoi qu'il lui demande. « Une punition est inévitable, alors réglons ça maintenant. Aidez-moi à mettre un peu d’ordre dans la bibliothèque, tenez-moi compagnie, et je vous laisserais emprunter le grimoire. Et dans deux nuits, vous viendrez me le remettre. Marché conclu ? » Il lâche alors ses poignets et elle se rend compte que l'étreinte est restée jusqu'à présent attachée contre sa peau. Elle frémit de perdre le contact, perd le contact visuel en même temps, alors qu'elle suit la descente des mains glacées jusqu'aux hanches de l'adulte. Elle frémit encore, avant de se reconcentrer. Sans doute passer plus de temps dans la bibliothèque serait pas une si mauvaise chose. « Conclu, mais ca vous dérange si on allume quelques lampes ? J'ai... J'ai tendance à... avoir peur du noir. » Ou plus de ce que la nuit peut bien cacher d'inquiétant.

Elle se promet de faire payer à Rhaegar de l'avoir faite prendre, mais elle ne s'en sort pas si mal. Après tout Cassian n'a pas l'air méchant - juste un peu inquiétant - mais elle peut pas s'empêcher de se souvenir toutes les rumeurs étranges qui circulent à son sujet. Il dort dans un cercueil, garde le corps de sa femme dans un placard, et de son chien empaillé au-dessus de sa cheminée. Elle grimace un peu avant de sortir du lieu pour poser son sac sur le bureau de l'entrée. « J'aurais besoin de ma baguette ? Que puis-je faire pour vous aider ? » Demanda-t-elle en retrouvant un peu de sa jovialité, plus à l'aise à présent qu'ils ne sont plus si proches - même s'il y a un truc qui se sert dans son ventre alors qu'elle croise son regard encore. « Vous savez qu'on raconte des trucs bizarres sur vous. Mais vous avez pas l'air si étrange de près. » Et elle, elle sait toujours pas se taire quand il le faut.


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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Sam 14 Jan - 18:08


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La chasse, un jeu éternel, une danse captivante. Quelque chose qu’il n’aurait jamais pu imaginer vivre sans. Il compense sous la peau du coyote, il a réussit à rayer une partie de son ennui dans les bois. Qui aurait cru qu’il aurait trouvé un bien meilleur divertissement dans son antre, juste sous son nez? Pas lui, alors qu’il regarde fixement la belle blonde prisonnière de ses doigts, observe chaque millimètre qu’il voit de la jeune vélane. Pas besoin de lumière pour voir l’aura lumineuse, attirante, qui fait briller sa peau pâle. Sa chevelure qu’il devine doré même dans les ombres, dansant autour d’elle au gré de ses mouvements. Mais c’est dans ses yeux qu’il concentre son attention, pouvant y lire et déguster chacune de ses émotions. Des histoires, des chapitres et des pages d’informations, rien qu’en se perdant dans une paire d’yeux. Comme il le fait à présent, il lit à sa façon qui est Pandora Sutherland. Jamais ils n’ont passés de temps tous les deux, rien de bien long ou d’intéressant. Rien qui ne puisse attirer l’attention du vieux vampire. Pourtant, pourtant son regard vivant et immense, ses pupilles terrifiées qui, il devine, cache bien plus de choses encore. J'ai des muffins dans mon sac si vous avez faim. qu’elle murmure avec incertitude, et il répond d’un court rire franc, amusé. Délicate attention, cependant, ce n’est pas ce que j’aimerais me mettre sous la dent, réponds-tu, le ton nonchalant, des notes égayées y pointant aussi. Il regarde un instant la délicate nuque, sachant très bien ce qui étancherait sa soif et sachant également qu’il ne trouverait réconfort, pour le reste de la nuit -pour ne pas dire éternité, ce qui aurait comme effet de le déprimer instantanément- que dans ses vulgaires poches de sang.

Son attention est détournée du sang battant dans les veines énervées de la blonde alors qu’elle lui déballe son sac avant même qu’il ouvre la bouche. Son sourire toujours en place, la tête sur le côté, il en profite pour se renseigner sur ce dénommé Rhaegar, cet élève pour qui la demoiselle est prête à se prendre des punitions dans la gueule afin de satisfaire. Il imagine déjà que c’est son petit-ami, après tout, n’est-ce pas au nom de l’amour que les humains sont prêts à faire n’importe quoi? Il ne se gêne pas pour le lui demander, et s’il prétend que c’est pour satisfaire sa curiosité quant à ses motivations, au fond, bien au fond de lui, peut-être se renseigne-t-il car par cette fortuite rencontre, la belle s’est imprégné sur ses rétines. Rhaegar est mon meilleur ami. Et il peut le lire dans ses prunelles qu’elle le pense vraiment, qu’entre lui et cet ami, il n’y a pas possibilité de plus. L’amitié, qui agit dans l’âme des mortels comme une arme aussi solide que l’amour passionné. Car l’amitié est éternelle, même si ses coups de poignards sont encore plus douloureux. Pas de petite-amie non plus? qu’il demande encore, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. D’un autre côté, pour Cassian, c’est une banalité, une façon d’en apprendre davantage sur les habitudes de vie de la poufsouffle. Intérêt piqué, et puis, elle t’as après tout fait quitter les bois plus rapidement que prévu, et tu as besoin d’un divertissement pour palier à ton corps en plein éveil. Les vampires arrivent à survivre en plein jour, mais l’énergie qui fait crépiter son cadavre s’y est dilué avec l’arrivée de la nuit. Comme souvent, comme les prédateurs et les animaux de la nuit. Selon le Ministère, c’est ce que tu es, de toute manière.

Et il continue de se divertir, amusé par la situation et la maladresse de la jolie Sutherland. Il lui fait la remarque qu’elle a mis cartes sur table, n’osant même pas jouer un minimum avec la vérité – elle la lui présente avec une facilité déconcertante. Après tout, les mortels ont la fâcheuse habitude d’embellir la vérité à leur avantage, pour paraitre moins pire que ce qu’ils sont, pour récolter moins de conséquences. Pas Pandora. Je sais pas mentir, autant être honnête. Mais on devrait pouvoir s'arranger non ? J'veux dire... Je connais le règlement et c'est la première fois que je vais à son encontre, promis. La dernière sans doute, confirme-t-elle tout en pointant l’insigne de préfet sur sa cape. C’est tout à votre honneur, réplique-t-il en premier lieu toujours sur le même ton. Le fait qu’elle lui propose en plus de tout de s’arranger afin qu’il ne la punisse pas trop ardemment ne fait qu’attiser davantage son intérêt envers l’élève. Alors il réfléchit, s’installe dans un mouvement gracile et pensif contre l’étagère derrière lui. Puis, quand lui vient sa très simple idée, il claque ses mains l’une contre l’autre quand il termine de parler et regarde la blonde sans bouger d’un iota – immobile comme une statut le temps qu’elle lui donne sa réponse. Réponse qu’il doute être négative, après tout, elle n’a pas beaucoup de possibilité si elle se sortir indemne de ce mauvais pas. Conclu, mais ca vous dérange si on allume quelques lampes ? J'ai... J'ai tendance à... avoir peur du noir. C’est comme si c’était fait, répond-il, jovial, tout en faisant glisser d’un geste félin sa baguette dissimulé dans sa manche. Nouveau mouvement de poignet avec le bois en main puis les chandeliers près d’eux s’illuminent doucement. Les endroits où vous irez s’illumineront, puis mourront quand vous ne serez plus dans leur portée, explique-t-il rapidement. Se tournant ensuite vers la sortie de la réserve, il pousse la grille métallique qui grince doucement, puis fait signe à miss Sutherland de passer devant lui. Et le moment intime s’en voit brusquement arrêté – aussi brusquement qu’il a commencé, quelques minutes plus tôt.

J'aurais besoin de ma baguette ? Que puis-je faire pour vous aider ? À la question, il cesse son avancée et prend une expression pensive. C’est une excellente question, murmure-t-il en croisant ses bras contre son torse finement musclé, attrapant entre ses doigts son menton. En toute franchise, il n’a pas pensé plus loin que de proposer à la demi-vélane de rester avec lui dans sa silencieuse bibliothèque. Maintenant qu’elle y restera pour le temps qu’il voudra, que peut-elle y faire? Que pensez-vous de m’aider à retoucher la décoration de la bibliothèque? Vous ne trouvez pas qu’elle fait… morne, un peu? Y mettre un peu de magie, ça ne lui ferait pas de mal. Oh, et il y a un tas de grimoires à ranger, mais je pourrais vous apprendre le sortilège pour les ranger tout à l’heure, si vous le souhaitez et ne le connaissez pas déjà, s’emporte-t-il calmement, reprenant ses pas qui le rapprochèrent à nouveau de la blonde. Son regard est à nouveau installé sur son visage expressif, espérant y lire encore un peu de ses réactions. Vous savez qu'on raconte des trucs bizarres sur vous. Mais vous avez pas l'air si étrange de près. Une divulgation qui le surprend, ce qui ne lui arrive pas souvent. Son expression redevenu amusée ne fait que voir s’ajouter des sourcils relevés, intéressé. Il sait que les élèves sont curieux à son sujet, c’est une réaction à laquelle il est habitué, à attendre quand on est vampire. Quand on l’ignore, on se sent attiré, et ses yeux hypnotiques ne font rien pour aider la cause. Un sentiment qui ne doit pas être inconnu à la semi-vélane. Je sais que je soulève beaucoup de questions, mais je serais curieux de savoir ce qui en retourne exactement, répond-il d’un ton doux, ses yeux plongés dans ceux de la jeune fille, y mettant sa volonté pour lui transmettre un flot d’aisance, afin qu’elle soit assez confortable pour lui parler desdites rumeurs. Ce qui sera révélé dans le cadre de votre… punition restera entre nous, ajoute-t-il.

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Dim 15 Jan - 1:23

shadows at night 
Cassian & Pandora
Quand elle était enfant, Pandora aimait que son frère lui raconte des histoires, et l'imagination de Darius ne connaissait que peu de limite dans le domaine. Ce n'était pas étonnant qu'il soit à Serdaigle aujourd'hui, aux yeux de la jeune femme. Si Darius n'était un rat de bibliothèque , il avait une imagination fertile, et un don évident pour inventer des histoires abracadabrantesques. Et la jeune enfant qu'elle était se laissait totalement emporté par les mots de son frère, allant dans des pays imaginaires où les enfants ne grandissaient pas, où elle pouvait être Mary la sanglante , ou la reine de coeur coupant la tête de tous les fous qui osaient s'approcher de son château en pain d'épices. Elle avait grandit avec des histoires de princesses amoureuses de monstres, ou de monstres jaloux de la lune qui pouvait vivre entourée de ses étoiles - mais éloigné de son unique amour le soleil. Et Pandora aimait les éclipses parce qu'elle avait le sentiment que durant ce moment ultime la lune et le soleil retrouvaient cet amour perdu à jamais pour enfin s'aligner parfaitement. Deux sphères parfaites, dans un instant d'obscurité partiel. Ni vraiment le jour, ni parfaitement la nuit - un entre deux. Equilibre parfait.
Et elle rêvait d'être la lune, quelque fois, alors qu'elle rayonnait par son sourire, et cette aura surnaturelle qui enveloppait le monde dans un chaleur enivrante. Lumineuse, elle l'était sans doute, avec sa chevelure blonde, et ses yeux clair - elle avait cette façon particulière de rire de tout, d'aimer le reste du monde, de ne s'inquiéter de rien. Mais elle aspirait à l'obscurité, à l'apaisement, au calme, à cette tendresse et cette douceur qu'elle ne connaissait pas vraiment. Pas ainsi, pas dans cette lueur blafarde et romantique. Elle ne connaissait que l'excitation, l'optimisme exacerbé, les rires d'enfants qui éclatent aux oreilles, la chaleur suffocantes des émotions trop vives, trop vivaces, vivante - mais trop. Jusqu'à ce que le coeur explose constamment. Elle voulait parfois trouver un moment de moins - un moment d'équilibre entre la mélancolie et l'extase.

Elle se trouvait là, dans la lumière blafarde de la lune, devant le regard inquiétant de Cassian, et elle se sentait comme les héroïnes des histoires de son frère; Perdue au moment de l'éclipse, ne sachant où se placer. Ne sachant si elle devait hurler de peur, ou se laisser aller à la rencontre inopportun. Fantastique - parce que l'être en face d'elle n'est pas comme les autres. Elle ne sait pas l'expliquer, et sans doute cela venait-il de la fantaisie d'une jeune immature. Mais elle l'imaginait comme un être fantastique d'un conte pour enfant. Un monstre qui rêvait de danser avec la lune, ou d'embrasser le soleil. « Délicate attention, cependant, ce n’est pas ce que j’aimerais me mettre sous la dent. » Elle frémit, sa voix suave et lancinante la rendant mal à l'aise, sans que pour autant elle ne veuille qu'il se taise. Etrangeté, mais elle savoure le paradoxe comme une expérience inédite. Elle oublie alors les gâteaux qu'elle a dans son sac pour simplement répondre aux questions, et se vendre. Que pouvait-elle faire de toute façon ? Nier ne servirait à rien, elle a des preuves plutôt accablantes sur elle. Et c'est la faute de Rhaegar - pas la sienne.
Mais étrangement, Cassian ne semblait pas s'attarder sur l'implication de Rhaegar et la raison pour laquelle il voudrait le précieux ouvrage. Mais plutôt sur l'identité de ce dernier. Un ami - le meilleur de tous - mais rien de plus pour Panda qui s'interdit l'amour. Pour ne pas tombée à cause d'un mensonge et risquer de se perdre dans cette fantaisie. « Pas de petite-amie non plus? » La question la surprend un moment, avant qu'elle ne retrouve ses anciennes habitudes, et arque un sourcil amusée - de même qu'un sourire qui vient élargir ses lèvres. « Cela semble vous intéressez, Monsieur Aquila. » Dit-elle avec quelque chose de moqueur dans la voix, sans pour autant en être offusquée. Elle se moquait bien que cela soit un sujet personnel ou intime . Elle n'avait pas grand chose à cacher, et étrangement ces questions l'amusaient. C'était comme avoir une discussion d'adolescente à un moment très inapproprié. Le décalage entre le lieu, le temps, et la discussion lui donna envie d'être plus précise dans sa réponse - et franche. « Pas de petite amie. Rien qui n'implique au chose qu'un amusement consenti. Je réserve l'amour pour ceux qui sauront le partager plutôt que le fantasmer. » Dit-elle, bien que sa dernière déclaration l'étonne elle-même. A cause de sa franchise, et de la mélancolie qui perce dans ces mots.

Laissant de côté le sujet, elle vient plutôt quémander un moyen de passer outre une punition, et rapidement elle se retrouve à passer un marché : rester avec Cassian pour l'aider avec la bibliothèque, et sa petite sortie nocturne ne remontera pas jusqu'aux oreilles du Directeur. Elle était gagnante sur tous les plans, et elle n'irait pas s'en plaindre. Mais le noir commençait à l'angoisser, et l'ambiance qui régnait dans les lieux n'étaient pas fait pour la rassurer. Après tout, même si elle aspirait à aimer la lune, elle était habituée à la lumière. « C’est comme si c’était fait. » Elle vit alors le bibliothécaire sortir sa baguette de sa poche et murmurer quelques mots qui firent s'illuminer les chandeliers autour d'eux. La lumière illumine alors un visage émacié, qui ne peut pas être dit beau dans le sens traditionnel du terme. « Les endroits où vous irez s’illumineront, puis mourront quand vous ne serez plus dans leur portée » Mais ce regard, ces yeux immenses - elle y était accrochée soudainement, et durant une seconde elle oublia de respirer. Jamais deux orbres ne lui avaient semblé si immense, comme si l'infini du temps y brillait avec intensité. Comme si elle pouvait y redécouvrir le monde, et s'y plongeait pour oublier sa propre existence. Il y avait dans ce regard l'équivalent d'une vie qui y était fixé pour l'éternité. Elle secoua finalement la tête, et alla déposer son sac avant de se tourner vers l'immense bibliothèque. Les lumières suivaient sa route, et elle se sentait comme une étoile perdue dans l'immensité du ciel. Mais seule.

Rejetant l'étrange mélancolie qui la saisissait à mesure que les minutes avançaient, elle demanda plutôt ce qu'elle pouvait faire pour aider le bibliothécaire. « C’est une excellente question, » La mine perplexe et concentré du bellâtre la fit rire, et elle se laissa aller à marcher vers les allées qu'elle redécouvrait dans le sommeil de la nuit. Elle aurait eut envie de danser, s'il avait pu y avoir de la musique dans les lieux - sans doute l'immensité de cet espace lui rappelait le plaisir qu'elle avait toujours à écouter de la musique et à laisser son corps prendre le contrôle. Ou alors la fatigue la faisait-elle délirer des choses qui n'adviendront jamais. « Que pensez-vous de m’aider à retoucher la décoration de la bibliothèque? Vous ne trouvez pas qu’elle fait… morne, un peu? Y mettre un peu de magie, ça ne lui ferait pas de mal. Oh, et il y a un tas de grimoires à ranger, mais je pourrais vous apprendre le sortilège pour les ranger tout à l’heure, si vous le souhaitez et ne le connaissez pas déjà » Elle sautilla sur place, prenant sa baguette qui se trouvait dans sa poche, et regarda autour d'elle. Les rangées étaient face à elle, et entre se cachaient quelques tables. Et si c'était morne - pensa-t-elle - c'est peut être parce qu'il faisait nuit. Ou à défaut, parce qu'il n'y avait pas de lumière à proprement parler. Peut être qu'un ciel comme celui de la Grande Salle rajouterait quelque chose aux lieux mais elle savait le sortilège complexe. « Il faudrait des rangées de table pour travailler à plusieurs ! Et peut être des lampes plutôt que des chandeliers. C'est... enfin, ca fait plus moldus peut être, mais ca donne une meilleure lumière. Moins inquiétante... moins mélancolique. » Dit-elle alors qu'elle marchait dans les allées, les chandeliers illuminant toujours son chemin. Elle se sentit rougir devant son hardiesse, et se tourna vers le propriétaire des liens - elle le considérait ainsi. « Enfin je ne veux pas dire que ... enfin. J'aime beaucoup la bibliothèque. Elle est juste assez inquiétante de nuit. Et je serais ravie d'apprendre ce sortilège ! » Dit-elle avec un sourire plus éclatant cette fois, et une voix plus assurée.

Avant de faire preuve d'une parfaite franchise; Cassian faisait parti de ces personnages qui semblaient être une part de Poudlard sans que personne ne sache rien sur lui. Rien de véridique. « Je sais que je soulève beaucoup de questions, mais je serais curieux de savoir ce qui en retourne exactement. » Elle arqua un sourcil, amusée à nouveau. Cette impression qu'à la fois il était un jeune homme et d'un autre temps. Elle se demanda quel âge il pouvait avoir. Il ne semblait pas être âgé. Pas beaucoup plus qu'elle - mais il régnait dans son regard une profondeur qui la troublait plus qu'elle ne pouvait l'expliquer. Elle serait incapable de lui donner un âge exacte, elle s'en rendait compte. « Ce qui sera révélé dans le cadre de votre… punition restera entre nous. » Elle laissa échapper un rire, et s'avança dans un allée, s'amusant des lumières qui suivaient toujours son chemin. « Jouons à un jeu alors. Je vous dirais ce qui se dit, et vous devrez me répondre si c'est vrai ou non. Ou mieux, si c'est loin de la réalité ou non. » Proposa-t-elle, décidant qu'ils pourraient bien s'amuser un peu pour faire passer le temps plus vite. Et parce qu'il semblait être à la recherche de compagnie, ce que Pandora n'aurait pas à coeur de lui refuser. « On dit que vous dormez dans un cercueil, pas dans un lit, et que c'est le seul meuble qui se trouve dans vos appartement. »

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Mer 1 Fév - 2:49


shadows at night
pandossian

Instant gagnant dans l’existence maintenant monotone de Cassian, il profite un peu trop de l’imprudence de la vélane. Depuis sa triste rencontre au Ministère, le vampire se sent las, habité par de noires émotions qui s’affairent à amoindrir son éternité d’existence. Il pourrait certes disparaître de la surface de la Terre pour un temps indéfini, ce qui lui permettrait de reprendre ses occupations à sa guise et ne pas devoir rendre de comptes à personne. Malheureusement, cette option le condamnerait sans doute à être éternellement handicapé des crocs, et c’est une alternative trop déprimante à considérer. Il faut avouer, qu’un vampire incapable de mordre est une plaisanterie ambulante. Et les poches de sang ont beau être nourrissantes, le goût est plus fade, souvent trop froid, et vaut mieux ne pas toucher le sujet de l’hémoglobine synthétisé, à moins de vouloir voir le jeune homme d’un autre temps perdre la tête dans un vain débat avec lui-même. Cassian aime le sang, et rien ne pourra l’empêcher de se libérer de cette malédiction si ce n’est la mort ultime. Celle qu’il fuit depuis toujours, celle qu’il vaincra jusqu’à voir le monde s’éteindre de lui-même. En attendant, il laisse l’excitation d’une rencontre nocturne habitée ses sens, déclinant l’offre du muffin avec un rictus amusé. Si la jolie Sutherland savait qu’il convoitait en fait l’hémoglobine battant dans ses veines, elle aurait sûrement repris depuis longtemps sa course terrifiée.

Comme ce n’est pas ce qu’il souhaite, il s’assure de ne lui présenter rien d’autre que le bibliothécaire que tous les élèves connaissent. Un être bizarre, qui soulève bien des questions, et s’il ignore la plupart des spéculations, il lui arrive parfois grâce à son excellente ouïe d’entendre les hypothèses des étudiants. Il accueille souvent les sornettes avec amusement, dans la présente situation, nourrir de fausses théories pourraient couper court à leur échange, terminant comme le précédent scénario avec une Pandora terrifiée s’échappant de son antre en hurlant. Il lui pose de banales questions, balayant l’importance du dénommé Rhaegar d’un mouvement de main quand elle confirme que ce n’est pas son petit-ami. Les yeux fixés sur elle, clignant à peine des paupières, il boit chacune de ses expressions, la voyant changer quand il en rajoute, supposant qu’elle pourrait peut-être s’enticher de femmes, à défaut de voir son cœur volé par un homme. Courte surprise qui mue vers de l’amusement, et c’est un point pour Cass. Tranquillement pas vite, il finira par mettre la vélane complètement à l’aise. Cela semble vous intéressez, Monsieur Aquila, qu’elle réplique, et il entend clairement la note de moquerie dans sa voix. Il ne répond pas tout de suite, se contentant de laisser son sourire élargir son visage, dévoiler ses dents blanches sans montrer celles tranchantes. Pas de petite amie. Rien qui n'implique au chose qu'un amusement consenti. Je réserve l'amour pour ceux qui sauront le partager plutôt que le fantasmer. J’imagine que ce n’est pas facile tous les jours de trouver l’amour avec du sang de vélane, qu’il répond en glissant une dose de douceur dans sa voix. Vous n’en êtes que doublement intéressante, et vous devrez pardonner ma curiosité, elle n’a parfois pas d’égale, rajoute-t-il comme pour répondre à sa question, tout en balayant sa dite curiosité en balayant l’air de sa main. Vous avez sûrement déjà entendu parlé de ce que l’on raconte, sur les vélanes et l’amour? On ne dit qu’elles n’aiment qu’une fois, vraiment, et que pour l’être ayant volé leur palpitant, elles feraient n’importe quoi. Peut-être que vous êtes destinée à n’aimer qu’une seule personne pour toute votre vie, continue-t-il encore, son regard brillant, intéressé, ne quittant jamais la belle blonde des yeux. Il n’a pas vraiment pensé aux sens de ses mots, peut-être que ça ne serait pas tellement réconfortant pour la jeune fille, mais c’était diablement intéressant. Les créatures magiques avaient quelque chose que les sorciers ne possédaient pas, cette étincelle sauvage et unique que Cassian ne se lasse pas de découvrir.

En attendant, malgré son sang de créature, la belle ne semble pas rassurée de se retrouver ici en plein milieu de la nuit, et n’attend pas longtemps avant de lui faire part de son malaise. Monstrueux monstre certes, ses veines mortes produisent toutefois son lot de romantisme, et c’est avec joie qu’il ensorcèle les chandeliers afin qu’ils suivent de leur lumière la chevelure dorée. Vient ensuite la question de ce qu’il y a à faire dans cette grande bibliothèque, et Cassian réalise que de s’asseoir et discuter pendant des heures n’est sûrement pas la « punition » à laquelle l’élève pourrait s’attendre. La meilleure punition serait de boire son sang sans aucune trace de délicatesse, mais ce n’est malheureusement pas une option viable. Et de toute manière – aurait-il vraiment envie de voir la vie quitter le visage d’une aussi jolie demoiselle? Aux suggestions proposées, toutefois, le visage de l’étudiante s’illumine un peu, et elle commence à marcher tout en réfléchissant. Aquila ne la lâche pas de ses yeux perçants. Il faudrait des rangées de table pour travailler à plusieurs ! Et peut être des lampes plutôt que des chandeliers. C'est... enfin, ca fait plus moldus peut être, mais ca donne une meilleure lumière. Moins inquiétante... moins mélancolique. qu’elle répond avec une note d’enthousiasme dans la voix, qui sonne comme une mélodie à tes oreilles. Puis, elle se retourne vers toi avec les joues colorées de sang, et tu t’approches inconsciemment. Enfin je ne veux pas dire que ... enfin. J'aime beaucoup la bibliothèque. Elle est juste assez inquiétante de nuit. Et je serais ravie d'apprendre ce sortilège ! Quand elle termine de parler, toutefois, son sourire est plus grand qu’auparavant, sourire qu’il laisse devenir contagieux pour lui rendre. Je dois avouer tenir aux chandeliers, mais peut-être suis-je un peu vieux jeu. Moderniser l’endroit ne fera de mal qu’à moi, après tout. Éclaircissant sa gorge, il marche jusqu’à se retrouver près de Pandora, lui fait un rapide clin d’œil avant de battre des bras avec son habituel grâce féline. Les tables bougent toutes seules, leurs chaises assignées suivant la cadence pour s’installer autour des tables maintenant cordées, et une fois immobiles, des lampes rejoignent leur centre. Je vais laisser les chandeliers, mais ajouter des lumières plus claires pour accommoder vos yeux. Qu’en pensez-vous? demande-t-il en baissant à nouveau les yeux vers Pandora.

Son objectif, en cette fade nuit, est de garder Sutherland avec lui afin de vaincre l’ennui. Malheureusement, comme il fait partit du personnel, bien des étudiants se gardent d’être aussi expressifs avec lui qu’avec leurs amis – et les rumeurs courant à son sujet, bien qu’amusantes, n’aident pas sa cause. Pourtant, la vélane n’hésite pas à lui en faire mention, arrivant à attraper complètement l’attention du vampire, qui la suit du regard comme un chat observe une souris. Il doit l’avouer, la curiosité attise ses sens, et il mentionne à la blonde que tout ce qu’elle dira entre ses murs restera entre eux. Elle accueille la remarque en laissant s’échapper un rire cristallin, avant de lui faire une nouvelle proposition. Jouons à un jeu alors. Je vous dirais ce qui se dit, et vous devrez me répondre si c'est vrai ou non. Ou mieux, si c'est loin de la réalité ou non. Excellente idée! s’exclame-t-il avec enthousiasme, allant même jusqu’à claper ses mains ensembles. Mais n’oubliez pas que ce qui se passe lors de votre punition doit rester entre nous, l’avise-t-il en prenant appui contre une table près de lui. Quelle jouissance d’avoir rencontré cette intéressante blonde, il n’aurait pas pu tomber mieux pour oublier momentanément la morosité de son existence. On dit que vous dormez dans un cercueil, pas dans un lit, et que c'est le seul meuble qui se trouve dans vos appartement. Sous-entendu, les élèves pensent qu’il est un vampire. Il penche la tête vers l’arrière avant de rire un bon coup, car s’ils ont raison sur sa race, il peut facilement le nier à l’instant puisqu’il ne dort pas dans un cercueil – et la parure de ses appartements seraient fort triste si c’était la seule chose qu’on y retrouvait. Heureusement non, je possède un lit très confortable, et la décoration de mes appartements est plus chaleureuse que la bibliothèque, répond-il alors qu’il fait exprès de transformer son sourire pour qu’il paraisse plus affamé. Il se lève également pour amoindrir la distance entre l’élève et lui. Amoindrir beaucoup, jusqu’à ce qu’il aille à se pencher la tête pour garder son regard plongé dans celui de la blonde. Croyez-vous aussi que je suis un vampire, miss Sutherland?

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Dim 5 Fév - 1:26

shadows at night 
Cassian & Pandora
Pandora n'a jamais été du genre à aller à l'encontre des règles et des règlements. Elle n'en voyait pas l'intérêt, parce que si les règles étaient présentes c'était pour une bonne raison, et elle n'avait pas la prétention de croire que son bon sens la rendait plus réfléchit que le bien commun. Si les lois étaient ainsi faites avant sa naissance ou sa venue à Poudlard elle ne pouvait pas venir clamer que sa manière de voir les choses primait sur le reste. Elle préférait se plier aux exigences de la communauté, c'était plus sûr. Les règles étaient faites pour assurer sa sécurité après tout, et le bien de chacun, la liberté de chacun encerclés par les barrières qui entravaient le trop . Le risque de voir la liberté des autres entraver la sienne, ou de se voir en faire trop au risque de faire le mal autour d'elle - elle ne pourrait pas prendre le risque de voir cela arriver. Alors elle était devenue une garante des lois, une préfète, et elle portait ce signe avec une fierté non dissimulée. Elle aimait faire respecter les règles. Elle aimait être ce lien entre la liberté et le bien.
Etrangement, elle était aussi une jeune femme fan de punk, de rock - portant des t-shirt révolutionnaire, écoutant de la musique engagée, et se tatouant des symboles et des phrases du genre "sex, drugs and rock'n'roll" comme pour immoler l'image de la jeune fille sage qu'elle donnait en tout temps. Elle aimait ne pas se laisser enfermer dans un style, ne pas porter uniquement l'uniforme de Poudlard, et rappeler qu'elle était une adolescente en pleine crise. Elle voulait expérimenter, cela passant par les fringues, la musique, et le sexe. Le sexe, mais pas l'amour, parce que l'amour n'était réservé qu'à celui (ou celle) qui saurait regarder au-delà des apparences. «  J’imagine que ce n’est pas facile tous les jours de trouver l’amour avec du sang de vélane. » Un demi-sourire teinta les lèvres de la vélane qui opina, mais elle ne laissa pas la mélancolie de ses pensés entraver son enthousiasme et sa bonne humeur naturelle. « Pas que j'ai envie de tomber amoureuse tous les jours cela dit, une seule fois me conviendrait bien assez. » Dit-elle en rebondissant sur les termes employés avec la légèreté de l'innocence enfantine. Après tout elle n'était pas encore assez vieille pour s'inquiéter de passer pour une fille trop simple d'esprit, ou alors trop frivole - qu'importe. Elle pouvait bien ne rien prendre au sérieux, cela était bien plus simple de sourire alors que si elle s'arrêtait sur la vacuité de son existence. « Vous n’en êtes que doublement intéressante, et vous devrez pardonner ma curiosité, elle n’a parfois pas d’égale » Elle se sentit rougir en apprenant l'intérêt que lui porter le charismatique bibliothécaire, ne sachant comment prendre la parole, et haussant les épaules pour signifier que ce n'était rien. Il pouvait bien être curieux, elle n'en était pas gênée - bien au contraire. Elle se sentirait moins seule à poser des questions déplacées, bien que pour le moment elle n'en menait par large. Elle avait peut être besoin d'un peu de temps pour comprendre à qui elle avait affaire, et ce qu'elle pouvait se permettre de demander, de dire ou non. « Vous avez sûrement déjà entendu parlé de ce que l’on raconte, sur les vélanes et l’amour? On ne dit qu’elles n’aiment qu’une fois, vraiment, et que pour l’être ayant volé leur palpitant, elles feraient n’importe quoi. Peut-être que vous êtes destinée à n’aimer qu’une seule personne pour toute votre vie, » Elle resta un moment figé dans les orbres lumineuses de son vis-à-vis, ne sachant comment prendre ce discours sur l'amour unique qu'elle avait entendu des dizaines de fois. Ses parents s'étaient trouvés après tout, et peut être qu'un jour elle aura cette chance aussi. Mais Pandora ne veut pas rentrer dans le moule de ces vélanes qui ne s'aiment qu'entre eux. Elle est bien trop curieuse du reste du monde pour s'enterrer dans le cercle vicieux de l'espèce qui ne s'apprécie qu'entre elle parce que le reste du monde ne la comprend pas. Elle veut être comprise des autres, elle en crèverait de n'être qu'une image excitante. « J'en ai entendu parler, comme on entend une belle histoire toute sa jeunesse pour s'aider à mieux dormir. Mes parents sont tombés amoureux très jeunes pour ne jamais se quitter. Pareil pour mes grands parents - c'est ennuyeux je trouve, de les voir tous entre vélanes s'aimaient d'une manière si tendre et plate. » Dit-elle avec une franchise qu'elle ne se pensait pas posséder, comme poser des mots qu'elle n'avait pu dire à personne d'autre parce qu'elle savait que cela blesserait ses parents de l'entendre parler de la sorte. Mais sans jamais quitter les pupilles d'Aquila elle se sent divaguer et parler avec plus de sincérité encore qu'elle n'en a de coutume. « J'espère ne tomber amoureuse qu'une fois, mais avec temps de passion que je m'oublierai littéralement. Tomber - comme dans un vide sans fond, et avoir le vertige devant une vague de sentiment incontrôlables. Et surtout - surtout - partagés. Parce que le Grand amour ne peut pas souffrir d'être à sens unique. Les Vélanes meurent de solitude souvent, aussi. Mais j'aimerai aimer, au moins une fois, et en crever s'il le faut. » Déclara-t-elle d'une voix habituée d'un espoir d'adolescente qui se pense immortelle. Ce sentiment de puissance, capable de déplacer les montagnes et de révolutionner le monde. Que tout est possible pour peu qu'on y croit assez fort.

Reprenant ses esprits, elle accepte la punition en échange du silence, et elle se tourne vers la bibliothèque donnant des idées pour la rendre peut être plus agréable, ou moins inquiétante. La peur du noir elle ne la maitrise pas, rassurée de voir que les chandeliers suivent son parcourt naturellement. « Je dois avouer tenir aux chandeliers, mais peut-être suis-je un peu vieux jeu. Moderniser l’endroit ne fera de mal qu’à moi, après tout. » Vieux jeu n'était peut être pas le mot qu'elle emploierait - dépassé, hasbeen, vieillot - peut être plus. Et dangereux à n'en pas douter, parce que rien ne semble pire à Pandora qu'un chandelier dans une bibliothèque. Un écart, et c'est la flamme, qui s'enflamme et terrasse, et il ne reste alors que la poussière et le souvenir de ce qui a pu être un ancien temps. Mais elle avouera que la lumière des bougies sur le visage de Cassian a quelque chose de fascinant. La flamme qui danse sur les traits cireux du bellâtre, mettant en relief ses cils courbés, et la profondeur de ses orbites, rendant son regard plus sombres encore, presque habité de quelques ombres tortueuses - elle sent son coeur bondir plus rapidement, et détourne le regard pour cacher son trouble. «  Je vais laisser les chandeliers, mais ajouter des lumières plus claires pour accommoder vos yeux. Qu’en pensez-vous? » « C-ça me semble pa-parfait ainsi. » Dit-elle avant d'inspirer profondément pour reprendre son calme. L'image de Cassian s'encrant sous ses paupières sans qu'elle puisse l'empêcher. Elle se décide enfin à regarder plutôt autour d'eux, les tables qui ont bougé, et quelques lampes qui ont prit place entre elles pour éclairer l'endroit. Plus chaleureux, moins inquiétant. Moins fantastique aussi - il régnait auparavant dans la pièce une atmosphère qui rappelait les vieux films en noir et blanc, ou les livres poussiéreux où règnent les monstres merveilleux. Mais à présent la bibliothèque lui semblait moins irréelle, et l'angoisse du noir la quittait petit à petit.

Elle se laissa aller à marcher entre les rayons, sentant la présence de Cassian derrière elle, et une chaleur envahir chacun de ses membres. Alors elle proposa un jeu, totalement enthousiaste à présent d'être seule en tête à tête avec lui. Et le voir si ouvert, si souriant, si moqueur - s'il n'était pas beau il avait cependant un charme qu'elle ne pouvait pas nier. Et qu'elle ne voudrait surtout pas nier. « Excellente idée! » Il tapa dans ses mains d'une manière à la fois innocente, puérile et malveillante, comme s'il s'amusait déjà des réponses sadiques ou inquiétantes qu'il pourrait lui faire - ou alors était-ce l'obscurité qui lui donnait ce genre d'impression ? Et elle s'enhardissait, déclarant qu'elle avait entendu des rumeurs sur lui. « Mais n’oubliez pas que ce qui se passe lors de votre punition doit rester entre nous » Elle arqua un sourcil, amusée par ce genre de phrase qu'elle avait tendance à sortir à Rhaegar quand il était prêt à l'envoyer dans la bibliothèque au milieu de la nuit pour se rendre dans la section interdite. « Si vous ne l'oubliez pas non plus. » Dit-elle avec aplomb. Après tout, qui sait ce qu'il adviendra, ou ce qu'il sera dit ce soir ? La nuit enveloppe les esprits dans une bulle d'intimité. Elle avait le sentiment qu'ils étaient hors du monde, hors d'attente, comme s'il ne restait qu'eux deux sur terre et que tout pouvait être dit.
alors elle se lança, posant des questions qui lui semblait presque stupide, imaginant qu'il pouvait vivre dans un cercueil, entouré d'animaux empaillé, et écoutant les Pink Floyd en fumant des feuilles de Botruc. « Heureusement non, je possède un lit très confortable, et la décoration de mes appartements est plus chaleureuse que la bibliothèque. » - Pourquoi frissonne-t-elle quand il met en avant le confort de son lit sans la quitter des yeux, l'arcade oscillant à peine. Bordel. Et ce foutu sourire, sur lequel elle tombe, s'attardant sur les lèvres charnues et fines qui lui donne envie de se mordre les siennes, ou d'y gouter peut être pour lui ôter ce sourire qu'elle ne sait pas comment interpréter. Est-ce qu'il flirtait avec elle ? Elle n'était pas accoutumé à voir quelqu'un sourire de la sorte, sans qu'elle ne sache pertinemment qu'il la voulait allonger et nue. Après tout, les hommes autour d'elle avaient toujours manqué de subtilité, lui sautant dessus avant qu'elle ait dit un mot. Mais là ce n'était pas le cas, et elle se rendit même compte que lorsqu'il la regardait il semblait vraiment la voir. Elle, pas l'image, pas la vélane - du reste il n'avait pas balayé son corps de ce regard impudique qu'elle haïssait tant.
Perdue dans ses pensés, elle en perdit son sourire, ne se rendant compte que plus tard qu'il s'était approché. Qu'ils étaient bien plus proches, et c'est lorsque sa voix lui parvint qu'elle sursauta et reprit pied à la réalité. « Croyez-vous aussi que je suis un vampire, miss Sutherland? » « Un vampire ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils, comme si elle était incapable de comprendre ce que le mot signifiait. Elle resta perplexe, la tête penchée sur le côté, comme si elle cherchait une logique à sa question. Non. La vérité était là - jamais elle n'avait ou n'aurait pu imaginer qu'il soit un vampire.

Elle les avait étudié, évidemment, mais ne connaissait pas grand chose aux vampires. Créature nocturne, le soleil les brûlait à petit feu, et ils se nourrissaient de sang. Ils avaient cette capacité à attirer leurs victimes par un charme qui n'avait rien à envier à celui des vélanes, et ils étaient immortels. Et après ? Dangereux, sans doute, mordant les sorciers, les humains, les autres pour se nourrir et laissant derrière eux des cadavres. L'idée de voir Cassian entouré de sang lui sembla stupide. « J'vous imaginais plutôt comme un fan des Pink Floyds, rebelle et décalé, qui garde des cadavres de chat, un cercueil et peut être un autel dans son placard pour prier un dieu païen oublié de tout le monde sauf de vous. Peut être un dieu de la luxure, ou quelque chose dans ce genre là. Parce que vous avec cette manière de sourire qui me donne l'impression que vous pourriez me bouffer sans pour autant m'y obliger. » Encore cette franchise qui revient au galop, et qu'elle ne peut pas réprimer, se rendant compte de ce qu'elle dit - alors qu'une fois encore elle fixe les lèvres - et rougit avant de faire un pas en arrière.
Elle se passe alors une main dans les cheveux blonds, et se mord la lèvre pour cacher son trouble. Elle se sent stupide et honteuse soudainement. Son coeur bat un peu trop fort, et la gêne occasionnée par ses déclarations la rendent fébriles. Que faire ? que dire ? « On vous voit jamais dans la Grande Salle, ou dans les couloirs. Du genre à préférer la présence des livres à celle des gens - les étudiants vous insupportent vraiment ou c'est juste... parce qu'ils sont inintéressants à vos yeux ? » Demanda-t-elle sans aucune méchanceté dans la voix, plutôt intéressé par ce personnage qu'elle considère d'un oeil intrigué. Lumineux. Un sourire sur les lèvres. « Vous ressemblez à ces personnages de romans auquel on voudrait s'attacher pour toujours. Comme Heathcliff, ou Darcy. Ces hommes étranges, qu'on adore haïr, qu'on déteste jusqu'à les aduler. C'est pas une critique - ressembler à un personnage de roman c'est pas donné à tout le monde. Mon amie Raven est dingue de ces livres. Pour ma part j'ai peur de bien trop fantasmer sur le grand amour et risquer de passer à côté de la réalité. La réalité est bien plus excitante, parce qu'elle est palpable, et réelle. Après tout... Et j'vois pas l'intérêt de la fuir à travers des messages de papier. »

HS : plus de 2300 mots pour toi :rire: j'avais promis de me lâcher pour Pandossian :zad::zad: mporn moi pour me dire si tu kiffe :perv: :love:

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Mer 8 Fév - 19:33


shadows at night
pandossian

Le romantisme, est-ce un trait qu’il est prudent de donner à un vampire? N’est-ce pas un sentiment que l’on réserve aux tourtereaux et leur palpitant énervé? L’amour est responsable de plus de maux que de bonheur, il brise bien plus souvent qu’il sauve. L’amour, le vrai, pur et dur, Cassian ne l’a jamais connu, il a perdu au jeu de la vie bien trop rapidement pour avoir le temps de goûter réellement à quoi que ce soit. Peut-être que ça explique l’intérêt qu’il daigne y porter parfois, son regard brillant de curiosité alors qu’il regarde les amoureux se déchirer. Et les vélanes – qu’elles soient pures ou mêlées, les vélanes sont des êtres ayant parfois un destin tracé dans le chemin de Cupidon et ses mortelles flèches. Une vélane, il y a un échantillon à quelques pas de lui, un magnifique échantillon qu’il interroge d’emblée quant à sa vie amoureuse, avant de commenter sur la rareté qu’elle doit éprouver pour construire une franche relation. Qu’elle le veuille ou non, son charme attire à elle une infinité de prétendants, tous condamnés à aimer sa beauté principalement – et bien trop souvent, seulement sa beauté. Pas que j'ai envie de tomber amoureuse tous les jours cela dit, une seule fois me conviendrait bien assez. En même temps, on ne peut donner son cœur qu’une fois. Littéralement parlant, réplique-t-il avec une note amusée dans la voix. Ce qui est plaisant avec les humains au sang mélangé comme Pandora, c’est qu’ils gardent leur nature humaine tout en démontrant d’exceptionnelles capacités magiques. Restons sur le fabuleux exemple de la demie-vélane, qui arrache le cœur des étudiants d’un regard, et qui, soyons franc, ne provoquerait pas autant d’émois si elle avait un ADN différent. Cassian ne la trouverait pas une once moins intéressante cependant, il est juste fasciné par le tout qu’elle forme. Le fait qu’elle ne veuille donner son cœur qu’une fois – il le prendrait bien, lui, son palpitant, littéralement dans sa main, sanglant et prêt à être dévoré. De là est venu sa plaisanterie -drôle surtout pour lui, en fait- sur son estomac vide depuis trop longtemps, le désir de tuer qu’il n’a jamais bien réprimé, qui s’est toujours bien mêlé avec un peu de désir. Et puis, n’est-elle pas délicieuse quand ses joues s’aspergent de rouge? Aquila en vient à vouloir la faire rougir davantage, une façon comme une autre de profiter un peu de son sang au doux parfum.

Restant dans le thème du cœur, il lui demande si elle sait que les vélanes ne peuvent l’offrir qu’une fois, et c’est peut-être ce qui explique son attrait à n’aimer qu’une fois. J'en ai entendu parler, comme on entend une belle histoire toute sa jeunesse pour s'aider à mieux dormir. Mes parents sont tombés amoureux très jeunes pour ne jamais se quitter. Pareil pour mes grands parents - c'est ennuyeux je trouve, de les voir tous entre vélanes s'aimaient d'une manière si tendre et plate. Il arrive à le voir dans ses yeux, son ennui rebelle, sa flamme ardente brûlant dans le fond de ses yeux, et elle, figée dans le regard du vampire, elle ne se dérobe pas, lui laissant le plaisir d’y lire ce qu’elle ne dit pas. Il ne répond rien, continue cette conversation silencieuse d’yeux à yeux, amenant la Poufsouffle à reprendre la parole, animer à nouveau son regard de mille émotions brillantes de mille feux. J'espère ne tomber amoureuse qu'une fois, mais avec temps de passion que je m'oublierai littéralement. Tomber - comme dans un vide sans fond, et avoir le vertige devant une vague de sentiment incontrôlables. Et surtout - surtout - partagés. Parce que le Grand amour ne peut pas souffrir d'être à sens unique. Les Vélanes meurent de solitude souvent, aussi. Mais j'aimerai aimer, au moins une fois, et en crever s'il le faut. Et dans sa voix, l’espoir, la certitude, la finalité que rien n’est inatteignable, cette naïveté qui l’écœure plus souvent qu’autrement. Parce qu’il est a trop vu, trop vécu, pour croire en l’impossible. Parce qu’il n’a plus droit à sa part d’humanité de toute manière, plus vraiment. Ou peut-être qu’il n’y croit plus, lui. Mais il sourit, lentement, sans jamais détacher son regard de celui de la belle blonde. J’aime votre vision des choses, Miss Sutherland. Il est vrai qu’il y a quelque chose d’ennuyeux, à aimer simplement, il manque des saveurs même si ça fait tout de même tourner la tête. Mais l’amour comme vous parlez- il s’avance alors, mouvement presque imperceptible parce que trop lent, doux, comme il souhaite briser la distance entre eux sans que l’élève n’en soit alarmée- celui qui est aussi destructeur que passionné, qui ne voudrait pas vivre pour y goûter, quitte à mourir entre ses bras ensuite? Mais dans la mort, il y a une finalité effrayante, vous ne trouvez pas? Il ouvre encore la bouche puis fronce les sourcils, levant ensuite les yeux vers le ciel et libérant la jeune fille de toute impression hypnotisante. Dans son cas, c'est le contraire qui est arrivé. Il est mort en premier, et une fois son palpitant inutile, quelle utopie de penser qu'il arriverait à le faire aimer. Alors qu'avec sa créatrice, il n'a appris qu'à pourrir, qu'à tuer, qu'à haïr jusqu'à la moelle. Tout était à l'extrême avec elle, et peut-être que dans l'œil humain, leur histoire aurait eu un goût de tragédie grecque, romantisé peut-être étant donné qu'elle comme toi êtes toujours en vie. Quoi qu'il en soit, reprend-t-il en tournant une seconde plus tard son attention vers la blonde. Un bref moment d'égarement. la mort n'est pas obligatoire pour aimer complètement. N’est-ce pas aussi ennuyant, en fait, de crever pour aimer? Je veux dire, n’y-a-t-il pas plus grand défi que de vivre malgré toute la misère que ce sentiment réussit à apporter? Un discours un brin étrange et hors du temps, suivant les pensées du blond qui prend rarement le temps d’analyser les situations sentimentales en se fiant à son propre vécu. Il faut croire que les lumières qu’il a vu briller dans le regard de la vélane l’a inspiré. Il s’esclaffe alors une courte seconde en secouant la tête. Pardonnez mon pessimisme, je vous souhaite de trouver chaussure à votre pied, sans devoir en payer le grand prix, qu’il conclut en balayant l’air de sa main, gardant un sourire léger aux lèvres. S’il ne voit que très peu d'espoir dans ce sentiment régnant en maître depuis la nuit des temps sur les esprits, il attise toutefois sa curiosité. Après tout, on peut s’attendre à n’importe quoi de la part d’une personne amoureuse.

Déjà absorbé par la présence de la jolie blonde dans sa bibliothèque en plein milieu de la nuit, Cassian espère pouvoir la garder encore un temps avec lui. Il sait bien que techniquement, il est interdit de troquer une punition comme cela, surtout quand on considère qu’elle a volé un livre dans la réserve interdite. Il sait aussi que les chances que ça soit découvert sont minimes, ou que si ça devait savoir, Dumbledore n’y prêterait probablement pas tant d’attention. Alors il ne se gêne pas pour user magie et lumière pour égayer son antre terrifiant, demandant à Pandora ce qu’elle pense des changements apportés suite à ses suggestions. C-ça me semble pa-parfait ainsi. qu’elle bredouille, et le sourire du bibliothécaire s’agrandit. Tournant son attention vers leurs alentours plutôt que sur lui, Cass ne rajoute rien, la laissant observer à sa guise et calmer son rythme cardiaque. Elle reprend rapidement sur elle, avant de proposer un petit jeu qui illumine le visage du vampire instantanément. Des questions, des réponses, des réponses qui ne seront entendu que par elle, et lui. Si vous ne l'oubliez pas non plus, qu’elle réplique avec une audace renouvelée, ce qui plaît immédiatement à Cass. La vérité, c’est qu’il est déjà charmé par Sutherland, elle a quelque chose d’attirant – et ça n’a aucun rapport avec ses origines. Cass en est immunisé, sauf qu’il n’est pas à l’abri de l’attrait naturel de la demoiselle, bien qu’elle en doute peut-être, de ce charme inné qui souligne sa beauté. Peut-être le sent-elle quand il répond à sa question, lui indiquant qu’il possède une couche des plus confortables, sans perdre une once de ce sourire qui ne le quitte plus depuis le début de leur rencontre. Sourire, action qu’elle ne fait pas présentement, semblant être à son tour d’être perdue dans ses pensées. Alors il en profite pour s’approcher encore, diminuant l’espace entre eux mine de rien. Un vampire ? C’est ce que vous sembliez décrire, réplique-t-il d’un ton doucereux, tout en penchant la tête sur le côté, faisant tomber une ou deux mèches blondes devant son regard perçant du même mouvement. Une expression pensive tire les jeunes traits, et Cassian continue de faire ce qu’il fait depuis le début de leur entrevue : il tente de déceler chaque émotion qu’il y voit passer. J'vous imaginais plutôt comme un fan des Pink Floyds, rebelle et décalé, qui garde des cadavres de chat, un cercueil et peut être un autel dans son placard pour prier un dieu païen oublié de tout le monde sauf de vous. Peut être un dieu de la luxure, ou quelque chose dans ce genre là. Parce que vous avec cette manière de sourire qui me donne l'impression que vous pourriez me bouffer sans pour autant m'y obliger. Quand elle reprend la parole, elle est d’une honnêteté rafraîchissante. Il y est habitué, naturellement, mais la franchise de Pandora est amené avec son unique esprit, et le sourire du vampire s’élargit, de plus en plus carnassier à force qu’elle parle. Et en dernier, en parlant de son sourire, elle fixe sa bouche avec envie – et il ne se retient pas pour passer une langue mutine dessus, avant de voir la blonde rougir et recule d’un pas. Vous manger avec votre consentement, voilà une proposition que je n’entends pas souvent – et que je ne risque pas d’oublier, réplique-t-il sans pouvoir retenir son amusement. Des mots parfaitement choisi également, il a même l’impression que ses canines le lancent. Oh, il ne se contenterait pas de la manger, ou bien si, de toutes les manières possibles et – et rien de tout cela ne pourra un jour se produire, pas la peine de laisser son esprit s’évader dans des visions qui ne feront que frustrer davantage sa nature. Si Dumbledore a été une soie en lui donnant sa chance, son discours risque de changer s’il agresse une élève, consentante ou non. Il ne doit pas se concentrer sur la gêne qu’elle ressent, les battements frénétiques de son cœur qui fait voyager son sang si rapidement dans ses veines… On vous voit jamais dans la Grande Salle, ou dans les couloirs. Du genre à préférer la présence des livres à celle des gens - les étudiants vous insupportent vraiment ou c'est juste... parce qu'ils sont inintéressants à vos yeux ? Sa nouvelle question le ramène brusquement au moment présent, lui faisant oublier toute idée salace. Pour l’instant du moins. Probablement que c’est la gêne d’une telle confidence, surtout envers quelqu’un qu’elle ne connait pas vraiment, et la gêne d’une franchise implacable qui a amené la blonde à changer de sujet, ce que Cassian comprend tout à fait. Ce qui est certain, cependant, c’est que plus leur conversation avance, et plus il a envie d’en apprendre sur elle. Je ne dirais pas inintéressants, mais il est vrai que je préfère le calme des livres plutôt que l’effervescence des adolescents, répond-t-il finalement. Ayant des sens surdéveloppés, la patience d’Aquila s’effrite rapidement, surtout depuis qu’il a cette foutue puce dans la tête qui l’empêche de vivre convenablement. Il ne peut pas non plus indiquer qu’il ne mange jamais ce qui se présente sur les longues tables, gardant sa diète à l’hémoglobine. C’est le hasard qui m’a amené à devenir bibliothécaire, pas un amour particulier pour la jeunesse. J’ai jadis étudié ici, et j’y aie vu l’occasion de ressasser le passé. Une énième aventure à vivre, dirons-nous, ajoute-t-il en laissant son regard voguer sur les étagères autour d’eux. L’époque de ses études est excessivement lointaine, des siècles de changement ont réussi à donner une nouvelle touche au vieux château, sans enlever une once de sa magie et son charme d’autrefois.

Dans son visage d’ange brille sa curiosité. Alors les yeux du vampire restent absorbés dessus, encore, et si habituellement, il fixe les gens afin d’user de son charme hypnotique, là, il n’y pense même pas, la scène se jouant depuis le début naturellement. Probablement qu’il en use inconsciemment, puisqu’elle est diablement honnête depuis tout à l’heure, laissant transparaitre son unique personnalité à travers ses mots. Vous ressemblez à ces personnages de romans auquel on voudrait s'attacher pour toujours. Comme Heathcliff, ou Darcy. Ces hommes étranges, qu'on adore haïr, qu'on déteste jusqu'à les aduler. C'est pas une critique - ressembler à un personnage de roman c'est pas donné à tout le monde. Mon amie Raven est dingue de ces livres. Pour ma part j'ai peur de bien trop fantasmer sur le grand amour et risquer de passer à côté de la réalité. La réalité est bien plus excitante, parce qu'elle est palpable, et réelle. Après tout... Et j'vois pas l'intérêt de la fuir à travers des messages de papier. dit-elle encore, et Cass ne manque aucune syllabe. Aucune, parce qu’elle fait là un bel éloge de sa personne pour le peu qu’elle en connaisse. Mais selon ses dires, c’est justement là, l’attrait. Un nouveau sourire, plus charismatique, flatté également, étire sa bouche dans un rictus dévoilant ses blanches dents. Dans ce cas, j’accepte le compliment. De l’adulation, mmh? Je doute que ça soit une opinion partagé par bien des étudiants, mais si c’est votre cas, c’est bien suffisant, murmure-t-il avant de faire un clin d’œil à la demoiselle. Il se redresse ensuite de toute sa hauteur, jetant un regard à la dérobé aux étagères poussiéreuses de livres et grimoires en tout genre. Certes, vaut mieux vivre sa vie que vivre celles des autres au travers de lignes noircies, mais lire est un divertissement très instructif, quand on met de côté les romans à l’eau de rose. Ce que vous recherchez, toutefois, sera digne d’un manuscrit si vous le trouvez. Destructeur et passionné, une histoire à votre image, ajoute-t-il en baissant à nouveau son attention vers Pandora, allant même jusqu’à attraper une mèche de ses cheveux entre ses doigts l’espace d’une courte seconde. Avez-vous d’autres rêves, outre l’amour, mademoiselle Sutherland?

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Ven 10 Fév - 1:40

L'amour c'est une chose qui est au coeur des pensés de la jeune femme depuis quelques années. Depuis que ses hormones sont éveillées, dévoilant à la jeune femme l'attrait des autres - alors qu'elle avait toujours été plus consciente de sa propre attraction que de l'intérêt qu'il y avait à aimer les autres. Pas qu'elle fut quelqu'un d'asociale, bien au contraire. Elle aimait être entourée, avoir des amis, et se faire aimer des autres - certes. Mais comme tous les enfants, ou jeune adolescent, elle voyait les garçons comme des empêcheurs de tourner en rond, ou des pervers, et les filles comme des princesses imbus d'elles-même. Il était de toute façon toujours plus facile de voir les défauts chez les autres que les siens, et l'excentricité forcée de Pandora pour que les autres la remarque et soit conscient de ses défauts qu'elle accentuait sans le vouloir vraiment ne l'avait sans doute pas aider à se forger une image de jeune fille aimable. Pas qu'elle en eut quelque chose à faire, mais lorsqu'il s'était agit de se créer des liens plus étroits encore que la simple amitié elle avait senti que sa différence était bien présente. Elle n'aurait eut aucun mal à se faire mettre dans le lit d'un garçon, il lui aurait suffit d'un regard sans doute - pas même un mot, un simple regard ou un sourire avant que l'autre se foute à poil pour lui montrer toute l'étendu de ses talents en la matière. Et où se trouvait alors « l'amour » dans ce genre de relation ? Elle l'avait cherché, avait pensé le trouver plusieurs fois pour être constamment déçue quand le désir qu'elle lisait dans leurs yeux se reflétaient aussi devant le corps de son frère. Les vélanes et leur charme faisaient ravage à Poudlard et dans l'amour-propre de Pandora qui la contraignait à se forger une coquille de plus en plus hermétique.
Darius lui répétait constamment qu'ils étaient trop jeunes pour le Grand amour, et qu'ils devraient plutôt profiter de leurs jeunesses et de leur beauté. Mais Pandora savait qu'ils seront toujours "beaux" aux yeux du monde. Et que la jeunesse n'était pas l'opposé du grand amour. Elle voulait aimer, et surtout elle voulait être aimée. Mais elle ne désirait pas de ces amours plats, au romantisme guimauve qui lui donnait la nausée - si l'amour se résumait à des gâteaux en forme de coeur, à des thés à la rose à Pieddodu, et des chocolats à la liqueur de cerise, elle n'en voulait pas. Elle voulait être renversée, totalement ravagée, ne plus être capable de se reconnaitre mais s'en moquer : parce qu'elle vivrait dans le regard de l'être aimé. « En même temps, on ne peut donner son cœur qu’une fois. Littéralement parlant. » Un sourire en coin se dessine sur le visage de la jeune femme à la remarque qu'elle considère un moment. Elle ne savait pas si elle devait le prendre au mot, ou simplement d'une manière poétique. Son coeur elle le gardait pour elle, pour le moment. Un coeur de vélane il se dit qu'on ne le donne qu'une seule fois,en effet. Et les membres de son espèce ont tendance à l'accorder à la mauvaise personne, voyant rapidement le mensonge dans le regard de l'autre, et se laissant mourir de cette solitude contrainte. Leur condition n'avait rien de facile, et si certains souhaiteraient être beaux pour plaire, elle souhaite ne plus plaire, parce qu'elle sait combien la Beauté est une notion perverse. Excluant le reste; elle. « J’aime votre vision des choses, Miss Sutherland. Il est vrai qu’il y a quelque chose d’ennuyeux, à aimer simplement, il manque des saveurs même si ça fait tout de même tourner la tête. Mais l’amour comme vous parlez-celui qui est aussi destructeur que passionné, qui ne voudrait pas vivre pour y goûter, quitte à mourir entre ses bras ensuite? Mais dans la mort, il y a une finalité effrayante, vous ne trouvez pas? » Cette fois encore la réponse lui semble toute trouvée. Après tout elle a fantasmé sur l'amour durant des heures, comme la majorité des jeunes filles de cette école, et elle ne s'en cache pas. Qui ne voudrait pas vivre un amour romanesque ? Un amour qui vous donne envie d'être immortel pour s'en délecter, mais qui n'est délectable que parce qu'il est éphémère. « Mais si nous ne mourrons pas, qu'y a-t-il d'exaltant à aimer aussi passionnément ? La mort rend les choses éphémères, et donc précieuses. Et parce qu'elles sont précieuses, on s'y accroche comme des damnés, en espérant en mourir s'il le faut. Mourir d'avoir trop vécu. » - mais la mort est une notion abstraite pour une adolescente de seize ans. Elle en parle sans y penser, sans même y croire au fait qu'elle mourra bien un jour. Elle n'en a pas conscience de sa propre mortalité, parce qu'elle se pense presque invulnérable. Que ces choses-là concernent surtout les autres, mais elle - elle - reste invulnérable, n'est-ce pas ? Pour elle la mort sera dans soixante années, de fait "jamais".

Elle se surprend à vraiment apprécier cette conversation avec Cassian dans laquelle elle est plongée avec toute sa sincérité, sans même s'en rendre compte. Elle parle avec lui comme s'ils se connaissaient depuis longtemps, et qu'il n'y avait rien d'étrange à parler de sujet aussi philosophiques et personnels à la fois avec un adulte. Pas qu'elle le voyait comme un membre de l'équipe pédagogique de Poudlard - bien qu'il le soit - mais son statu de Bibliothécaire ajouter quelque chose. Comme une proximité qu'elle ne s'expliquait pas - il était moins terrifiant de lui parler à lui qu'à un Professeur. « Quoi qu'il en soit, la mort n'est pas obligatoire pour aimer complètement. N’est-ce pas aussi ennuyant, en fait, de crever pour aimer? Je veux dire, n’y-a-t-il pas plus grand défi que de vivre malgré toute la misère que ce sentiment réussit à apporter? » Pessimiste - elle nota le trait de caractère bien que cela la surprit. Elle pensait que seul un coeur arraché ou un coeur meurtri pouvait penser ainsi. Elle-même s'était laissé à penser cela lors de ses rares « peine de coeur » où son coeur en peine souffrait de ne pas pouvoir aimer. Alors elle se demandait si cela valait la peine de souffrir de ne pas aimer, ou trop peu. Et la réalité c'est qu'elle savait que son coeur était fait pour aimer - alors elle continuerait à chercher, jusqu'au jour où ca lui tombera dessus sans qu'elle s'y attende. « J'pense que je serai heureuse d'aimer, et une fois le bonheur trouver on peut bien en crever. D'autant lorsque l'amour est à ce point brûlant qu'il oblitère tout le reste, que plus rien ne compte d'autre que le fait d'aimer. J'sais même pas si mourir est si important ou terrifiant quand on aime à ce point. J'en sais rien. Quand je le vivrais je pourrais sans doute le dire. » décréta-t-elle avec son sourire radieux. « Pardonnez mon pessimisme, je vous souhaite de trouver chaussure à votre pied, sans devoir en payer le grand prix » Etonnée par sa sollicitude, elle reste un moment à le fixer dans les yeux, se demandant ce que l'amour avait pu lui ôter. Ou si son coeur souffrait d'attendre l'amour depuis trop longtemps - mais c'était stupide il ne semblait pas être plus âgé qu'elle. Sans doute l'était-il puisqu'il était bibliothécaire, mais elle avait dans l'idée qu'il ne pouvait pas avoir la vingtaine bien passée. « Il n'y a rien à pardonner, j'ose croire que votre discours est dicté par un coeur meurtri, non par une lassitude à vivre. » Lâche-t-elle finalement avant de se détourner vers le reste de la bibliothèque.

Après quelques nouveautés, ils se retrouvent finalement à flâner entre les étagères emplis de livres que Pandora regarde d'un oeil distrait. Elle n'avait jamais été une amoureuse des livres, préférant de loin les tableaux et le dessin - pas qu'elle ne lise jamais mais elle préférait l'action et elle n'avait pas la patience pour les longues lectures. Sauf - étrangement - quand on s'arrêtait pour lui lire des histoires. Elle aimait écouter. Lorsqu'elle était enfant elle ne se posait que pour écouter sa mère ou Darius lui lire une histoire. Le seul instant où la jeune Sutherland s'arrêtait un moment pour reprendre son souffle, et se laisser entrainer ailleurs. Mais pour l'heure, c'est sur le propriétaire des lieux que son regard se pose encore, alors qu'elle partage avec lui quelques théories sur sa personne. La première amène Aquila à une conclusion qui surprend la jeune femme - comment Merlin pouvait-on penser qu'il était un vampire ? « C’est ce que vous sembliez décrire. » Elle pencha la tête de côté, perplexe. « On est pas dans roman de Bram Stoker. Les Vampires ne dorment pas obligatoirement dans des cercueils - vous le savez bien après tout non ? » Dit-elle en levant les yeux au ciel. Elle n'était pas la meilleure des étudiantes en Défense contre les forces du mal, mais elle avait eut une note pas trop mal sur un devoir sur les vampires il y a deux ans de cela. Peut être parce que comme pour le reste elle partait sans préjugés et sans appréhensions. Tout comme avec les loup-garous. Du reste elle se sentait assez proches de ces créatures . Après tout elle en était une aussi. Et si les vélanes n'étaient pas décrites ou désignées comme "dangereuses" elle ne doutait pas qu'elle pouvait faire autant de dégâts que la morsure meurtrière d'un vampire. Elle pouvait rendre un homme fou, lui faire perdre la tête, pour le pousser à s'abandonner à elle, et le drainer de toute sa personnalité pour qu'il ne reste plus qu'une coquille vide, enclavée dans un désir qui pourrait bien finir par le tuer. Elle savait que son don d'attraction une fois déployé pouvait faire des dégâts importants. C'est sans doute pour cela qu'elle mettait toujours tout en oeuvre pour le garder sous contrôle.
Et pour ce qui était du pouvoir attraction du bellâtre en face d'elle, elle ne pouvait pas le nier. Pas qu'il s'agisse de la même chose qu'un vélane, elle savait qu'elle avait encore toute sa tête, mais il avait quelque chose qui l'attirait. Qui attirait son regard, et la poussait à toujours regarder par-dessus son épaule pour espérer croiser son regard, ou alors faire volte-face pour le fixer de manière plus ostensible. « Vous manger avec votre consentement, voilà une proposition que je n’entends pas souvent – et que je ne risque pas d’oublier. » Flirt - elle reconnaissait là les mots du flirts, et il y avait quelque chose d'étrangement excitant à flirter de la sorte. Elle se rend compte alors que ca lui ait rarement arrivé de flirter alors qu'elle a si souvent été embrassé, ou prise dans des étreintes qu'elle ne désirait pas. Mais le fait d'être regardée ainsi, avec des sourires en coin et des messages subliminaux subtiles c'est nouveau - d'aussi loin qu'elle peut s'en souvenir. Pas de maladresse parce qu'on la regarde elle plutôt que ce qu'on fait. Pas de perte de moyen, ou de mot parce que sa beauté fait oublier le reste. Pas de bave ou d'évanouissement - tout cela elle l'avait vécu des dizaines de fois. Là c'était juste Cassian Aquila; et il était charmant. Assez pour que le rouge monte aux joues de la jeune femme quand elle prend conscience du double sens de cette proposition.

Alors elle concentre la conversation sur lui encore, lui faisant part d'autres choses qu'elle a pu entendre sur lui. Des théories qui courent dans les couloirs sur le bibliothécaire si particulier - et si inquiétant. Un personnage qui ne se mélangeait que très rarement (pour ne pas dire jamais) avec les étudiants de l'école. Ou avec le reste du personnel. Assez pour qu'on se demande s'il n'était pas une légende quelque fois. Mais il semblait plutôt qu'il préférait la présence des livres. « Je ne dirais pas inintéressants, mais il est vrai que je préfère le calme des livres plutôt que l’effervescence des adolescents, » Elle tourna le regard autour d'elle. Dans ce lieu qu'il lui semblait trop calme, trop silencieux, trop mort - comme la preuve d'un passé qui a présent était couché sur le papier. Immobile. « Alors peut être que ma présence dans ces lieux vous agacera à un moment. J'suis assez du genre effervescente. » Pétillant, enthousiaste, bruyante - Pandora n'avait rien à voir avec un livre, et elle se demandait soudainement si sa présence n'agaçait pas Cassian. Peut être - sans doute - mais alors il n'avait pas l'air de vouloir la laisser partir malgré tout ce qui était étrange. Tout comme elle n'avait pas envie de partir du reste. « C’est le hasard qui m’a amené à devenir bibliothécaire, pas un amour particulier pour la jeunesse. J’ai jadis étudié ici, et j’y aie vu l’occasion de ressasser le passé. Une énième aventure à vivre, dirons-nous. » Jadis. elle resta perplexe devant le ton lasse et mélancolique employé, comme s'il avait quitté les lieux il y a longtemps déjà - alors qu'il n'avait pas la trentaine elle en était persuadée. Pas plus de vingt-cinq ans dirait-elle en admettait qu'il ne fasse pas son âge. Comment pouvait-on paraître si mélancolique alors qu'il était dans cette école il y a sept ans peut être tout au plus ? Poudlard manquait-elle tant que cela une fois qu'on en sortait définitivement ? « Vous n'êtes pas si vieux. Mais j'imagine que c'est un endroit qui manque terriblement. » Dit-elle avec un sourire dans la voix, une tendresse réelle alors que le personnage en face d'elle l'attendrissait. Mais il y avait un truc en elle qui s'agitait, lui disait qu'elle passait à côté de quelque chose d'important. Elle préféra ne pas s'y arrêter.
Elle continua plutôt à complimenter le bellâtre, avec sa voix franche et sincère, et ses mots qui s'échappent sans qu'elle puisse les contenir - quitte à dire des trucs qu'elle devrait plutôt garder pour elle pour éviter une situation gênante. Trop tard. « Dans ce cas, j’accepte le compliment. De l’adulation, mmh? Je doute que ça soit une opinion partagé par bien des étudiants, mais si c’est votre cas, c’est bien suffisant » Rougissement encore - apparemment ca va être une habitude si Cassian continue de la dévorer des yeux comme il le fait à ce moment précis. Elle baisse le regard, et replace une mèche derrière ses cheveux. Elle est totalement consciente de cette proximité entre eux à ce moment précis, mais ne fera rien pour y remédier. Etrangement alors qu'avec d'autre elle est gênée, agacée, énervée de se retrouver aussi proche sans le vouloir, avec lui c'est différent. Peut être parce qu'il s'approche d'elle avec grâce et un quelque chose de si tendre qu'elle ne se tend pas. Comme une danse - il lui propose un pas, qu'elle accepte, ne lui imposant rien. La laissant décidé, lui laissant le choix. Et la liberté c'est bien une chose qu'elle a rarement dans sa relation avec les autres. « Les autres étudiants vous pensent fous, stupides, ou même irréels pour certains. Ils entendent tellement de choses sur votre compte, qu'ils doutent que vous existiez vraiment. Pour ma part j'suis plutôt heureuse d'être tombée sur vous finalement. » Dit-elle avec cette même franchise - pas que Pandora ne puisse être capable d'être subtile, mais bien souvent elle manque de délicatesse (Rhaegar et Darius le lui ont assez fait remarquer pour qu'elle finisse par l'admettre).

Tout comme elle admet qu'elle n'est pas une lectrice assidue, et c'est peut être pas le truc à dire pour se faire apprécier d'un bibliothécaire, mais elle n'y peut rien - les livres ne l'intéressent que s'ils sont partagés, et qu'elle se fait caresser les cheveux pendant la lecture. Une chose qu'elle aimera sans doute partager avec quelqu'un un jour. Quelqu'un de spécial. « Certes, vaut mieux vivre sa vie que vivre celles des autres au travers de lignes noircies, mais lire est un divertissement très instructif, quand on met de côté les romans à l’eau de rose. Ce que vous recherchez, toutefois, sera digne d’un manuscrit si vous le trouvez. Destructeur et passionné, une histoire à votre image » Donnait-elle ce genre d'image ? Elle sentit son coeur se serrer, sans doute parce qu'elle sait qu'il a raison : la beauté de vélane est aussi passionnelle que destructrice, et elle peut réduire un être à néant. Mais elle vit cela comme une malédiction, et détourne le regard pour ne pas montrer que les mots la touchent plus qu'il ne devrait. Le pouvoir des mots - finalement c'est peut être juste cela un bon livre. « J'suis pas sure de vouloir détruire… » Souffle-t-elle plus pour elle que pour lui, alors qu'elle voudrait soudainement qu'il soit plus proche encore. C'est étrange ce besoin - à la fois le faire taire, et l'avoir plus proche encore. Continuer de lui parler, et ne pas le laisser dire de choses qu'elle ne voudrait pas entendre. Comme si c'était la première fois que perçait une telle sincérité dans la voix de quelqu'un.
Et alors elle réalise : il est sincère. Dans la voix de Cassian Aquila ne perce aucune adulation, aucun désir assumé, aucun amour irréel. Mais une sincérité qui la touche en plein coeur - parce qu'il la voit. Au lieu de la regarder comme un objet de désir - il la voit, elle. Et elle ne sait comment réagir. « Avez-vous d’autres rêves, outre l’amour, mademoiselle Sutherland? » Le changement de sujet est le bienvenue, parce qu'il donne l'occasion à la jeune femme de se détourner comme pour montrer au bibliothécaire le chemin vers un lieu secret à travers les ouvrages. Et surtout elle peut reprendre son souffle et intimer à son coeur de calmer la cadence, alors qu'une question simple vient s'entrechoquer dans sa tête : comment ?

Quand elle se remet à parler sa voix à retrouver son enthousiasme, et elle se dit que parler d'elle est assez rare et assez agréable pour s'en donner à coeur joie. « J'voudrais jouer au Quidditch ! Je fais partie de l'équipe de Poufsouffle en tant que gardienne depuis trois ans, avec Rhaegar. C'est un truc de famille le Quidditch. Mon frère, Darius, est capitaine de l'équipe de Serdaigle. Mais j'pense pas qu'il veuille en faire sa vie. Moi j'dis que c'est le cas, que je voudrais être sur un balais aussi longtemps que je le pourrais mais c'est sans doute parce que lorsque je vole sur le terrain j'me sens vraiment libre de mes mouvements, et je pense à rien d'autre. C'est salvateur quelque part. » Dit-elle en se déchainant, les joues rouges, et le souffle court lorsqu'elle parle de Quidditch. Mais peut être pour une fois elle peut avouer qu'elle a d'autres passions, d'autres trucs qui la mettent en émoi et qu'elle aime partager avec quelques rares personnes. « Mais j'aime dessiner, surtout. Je dessine depuis longtemps - depuis toujours en fait - et j'crois que je suis jamais aussi apaisée que lorsque j'ai un crayon dans la main. Mon monde à moi, quand j'ai besoin de m'évader, il est là… » Dit-elle avec un air plus rêveur cette fois alors que son regard s'échappe vers la grande fenêtre devant elle, où la lueur opaline vient frapper son visage et l'éblouie un moment. Il y a des milliers d'étoiles dans le ciel et elle reste bouche-bée un moment - elle n'avait jamais remarqué l'immensité du ciel au-dessus de Poudlard. « J'aimerai être sûre de ce que je veux faire plus tard. Ca serait moins angoissant j'imagine. Je m'invente des vies dans lesquels je fais du Quidditch ou alors je chante dans un groupe de rock. Ce genre de rêve qu'on les adolescents qui refusent d'affronter la réalité. C'est pas que je m'y refuse, c'est que je préfère vivre dans un rêve, et je me demande parfois si c'est si mal. Si j'dois avoir peur parce que Je ne sais pas , et si je devrais m'inquiéter d'avoir autant de passion mais de pas sûre de vouloir en faire ma vie. Parce qu'après tout, une passion c'est peut être pas fait pour ca. » Dit-elle plus pour elle-même encore une fois, bien que parler aussi ouvertement de ce qui l'a toujours inquiété la grise littéralement.
Elle prend conscience que vraiment c'est la première fois qu'elle se livre autant, aussi rapidement, et aussi sincèrement. Elle se tourne vers Cassian une fois encore, plus perdue encore si c'est possible que plus tôt. « Vous ne… Je sais pas pourquoi je vous raconte tout cela. J'parle souvent beaucoup mais rarement autant de… moi. J'sais pas comment vous faites. Si je vous ennuie dites le; après tout c'est une punition, pas une thérapie. » Dit-elle en baissant les yeux, jouant avec ses doigts, et un bracelet qui pendant à son poignet et que Raven lui avait acheté lors de leur dernière sortie à Pré-au-Lard.

hs : mise en page plus tard, internet bug j'sens que je vais me battre pour te poster ca :rire::rire: et parce que internet bug j'me suis vraiment concentrée sur ta réponse, et elle a atteint le record de 3700 mots. Félicitations, éclates toi bien :rire:

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Sam 18 Fév - 15:00


shadows at night
pandossian

Vélane.
Vampire.
Deux créatures, l’une plus que l’autre, deux monstres dissimulés sous une splendide carcasse, l’une plus que l’autre.
Lui le monstre, elle, la belle bête.
Entre eux deux, des siècles d’histoires, un bagage immense pour l’un, mais ça n’empêche pas le blond d’être mortellement curieux d’en apprendre davantage sur Pandora. Pas qu’il soit affecté par son charme, tout du moins, pas celui de sa part vélane. Et ça ne lui ait pas arrivé souvent, à Cassian, d’être hypnotisé par un humain, qu’importe la magie coulant dans ses veines. Trop longtemps il a vu les êtres vivants comme des repas ambulants, le prédateur en lui prenant le dessus sur le gentleman la plupart du temps. Il peut dire merci à Lilith pour ça, à elle, mais à lui aussi. Au final, ses décisions lui ont appartenu, la preuve étant qu’il vit aujourd’hui sans la présence de sa créatrice à ses côtés. Longtemps il a pensé qu’il ne serait pas mieux qu’un corps décomposé, s’il advenait qu’elle ne soit plus dans sa vie. Puis, l’amour qu’il pensait éprouver pour elle a mué, mué de sorte qu’il a été surpris de découvrir tant de haine à son égard. Mais ne dit-on pas qu’entre l’amour et la haine il n’y a qu’un pas? Forcé d’y croire après qu’il eut tenté de l’assassiner, sans succès. La vie, mais surtout la mort, n’a de cesse de le surprendre. La mort, mais aussi Pandora Sutherland, et ses magnifiques yeux dans lesquels il pourrait se noyer.Mais si nous ne mourrons pas, qu'y a-t-il d'exaltant à aimer aussi passionnément ? La mort rend les choses éphémères, et donc précieuses. Et parce qu'elles sont précieuses, on s'y accroche comme des damnés, en espérant en mourir s'il le faut. Mourir d'avoir trop vécu. Au fil des mots de l’adolescente, il penche lentement la tête sur le côté, pensif. Serait-ce la raison de son incapacité à aimer? N’ayant jamais offert son cœur de son court vivant, il lui a été impossible de le faire dans la mort, la mort éternelle, alors qu’il est maudit à errer la Terre à jamais. À moins qu’on ne le tue définitivement, d’une manière qui ne sera pas dépourvu de douleur, même pour lui. Et tant qu’à mourir, qu’à voir la fin, définitivement, enfin, ne voudrait-il pas que ça soit à la main d’une personne qu’il aime? La mort est inévitable dans la plupart du temps, pourquoi la limiter à un seul sentiment? La vie est courte, alors que la mort est éternelle, vous devriez profiter de chaque aspect qu’elle a à vous offrir avant qu’elle ne glisse entre vos doigts. Essayez toutes les expériences qu’elle vous présente sur un plateau d’argent, répond-t-il toutefois, glissant dans sa dernière phrase un sourire doucement gourmand. Car leur vision du monde, de la vie et de la mort, elle est certes très différente, elle n’a rien vu comparé à sa vieille gueule de mort-vivant. N’empêche qu’elle offre des mots teintés d’une sagesse innocente qui ne fait qu’attiser son attrait, son envie d’en découvrir encore et encore à défaut de planter ses crocs dans sa jugulaire. C’est ce qu’aurait envie le prédateur, celui tenu en laisse par le Ministère, et pour la toute première fois, Cassian est content de ne pas avoir la possibilité d’attaquer. Aussi étrange que cela puisse paraître, puisqu’après tout, il a su pendant tous ses siècles vêtir plusieurs visages, il n’a pas fait que boire le sang de tout être vivant qu’il a croisé. Sauf que cette curiosité envers Miss Sutherland a un goût différent.

J'pense que je serai heureuse d'aimer, et une fois le bonheur trouver on peut bien en crever. D'autant lorsque l'amour est à ce point brûlant qu'il oblitère tout le reste, que plus rien ne compte d'autre que le fait d'aimer. J'sais même pas si mourir est si important ou terrifiant quand on aime à ce point. J'en sais rien. Quand je le vivrais je pourrais sans doute le dire. Espoir, légèreté, innocence, naïveté, parfois. Il peut le lire et l’entendre, dans ses yeux et dans sa voix. Elle représente tellement de choses qu’il n’est pas, qu’il ignore habituellement sans même un haussement d’épaules. Il a été tellement de personnes, il s’est inventé un mille de personnalités et à jouer à l’amour plusieurs fois. De ce qu’on attend d’une vie matrimoniale typique, sans grand artifice ni rien, ce n’est pas ce qu’il recherchait. Encore moins quand Lilith était encore dans sa vie. Maintenant, maintenant il peut faire ce qu’il veut de son éternité, et il sait qu’il saura encore là quand Pandora trouvera chaussure à son pied. Je n’aurais sans doute pas bougé d’ici. Peut-être aurons-nous la chance de poursuivre cette conversation quand vous le pourrez. Parce que la plupart des gens tombent amoureux quelque part lors de l’adolescence, et que la demoiselle à beaucoup de chances de tomber sur son… prince charmant avant de quitter Poudlard. Qui sait, peut-être qu’un jour, ils parleront à nouveau et il pourra lire dans ses prunelles tout l’amour qu’elle éprouve pour une tierce personne. Il n'y a rien à pardonner, j'ose croire que votre discours est dicté par un coeur meurtri, non par une lassitude à vivre. Oh, si seulement elle savait. Mais elle se détourne et fait face aux étagères poussiéreuses, aussi poussiéreuses qu’est son palpitant immobile depuis bien trop longtemps. Probablement un mélange des deux, murmure-t-il après une longue minute silencieuse, et malgré la négativité pouvant émaner de ses paroles, sa voix est aérienne, son visage encore fendu par sa bouche souriante, comme si ça ne le dérangeait pas.

Quand Pandora commence à lui poser des questions sur sa personne, surtout celles supposant plus ou moins qu’il puisse être un vampire, l’amuse énormément. Il se fait un plaisir de la démentir, en lui demandant si elle le pense également, mais elle lui jette un regard désorienté, comme s’il venait de lui pousser une deuxième tête. On est pas dans roman de Bram Stoker. Les Vampires ne dorment pas obligatoirement dans des cercueils - vous le savez bien après tout non ? Il ne peut tout simplement pas empêcher son sourire de s’agrandir – autant pour la situation cocasse que pour sa référence à l’auteur de Dracula. Je ne suis pas un fervent lecteur de livres de vampires, mais oui, je crois bien m’en souvenir, dit-il avec amusement. Son regard quitte la blonde un instant, le fil de ses pensées continuant sa plaisanterie silencieuse. Il a rencontré Stoker une fois, un hasard, vraiment. Avant même qu’il n’ouvre son livre, livrant sa vision particulière des vampires. Des points ressemblants, d’autres pas du tout. Il n’a pas laissé à Cassian une impression particulière, un moldu ayant traversé une partie de l’histoire pour son talent avec les mots, un parmi tant d’autres auteurs ayant réussi à toucher le vampire bien plus que le créateur de Dracula. Naturellement, il ne peut faire aucun commentaire de la sorte à Pandora, qui finirait fort probablement par s’enfuir en hurlant de la bibliothèque… ou peut-être pas. Peut-être qu’elle resterait, curieuse, avec des questions différentes toutefois. Peut-être, mais il ne se permet pas de lui dire la vérité – Dumbledore lui avait clairement fait comprendre qu’il valait mieux éviter que quiconque sache ce qu’il est vraiment. Vaut mieux éviter de créer des remous inutile dans le monde sorcier, surtout dans des temps si sombres.

À la place, il garde son humeur joyeuse et flirt plus directement avec la vélane. Il ne peut tout simplement pas s’en empêcher, en plus de se délecter de voir le rouge lui monter aux joues. Il est parvenu à la gêner, et stupidement, ça lui fait plaisir. Il ne s’en formalise pas et se concentre à la place sur sa prochaine interrogation, voulant sans doute oublier la gêne occasionnée par la remarque à double-sens du bibliothécaire. Il devient plus sérieux en réfléchissant, avant d’avouer poétiquement ne pas affectionner particulièrement la présence des étudiants. Elle regarde tout autour d’elle, et il la regarde scruter. Alors peut être que ma présence dans ces lieux vous agacera à un moment. J'suis assez du genre effervescente. Elle le prend une seconde de court, il fige à peine le temps de cette seconde et comme la Poufsouffle regarde ailleurs, elle ne le voit pas. C’est vrai qu’il vient de sous-entendre ne pas aimer les ados, et elle fait partit du lot. Il est certain du contraire, il est simplement convaincu qu’il ne se lassera pas, mais comment l’en convaincre? Finalement, le blond hausse doucement des épaules. Si jamais cela devait arriver, je vous le dirai. Et si je deviens ennuyant, vous n’aurez qu’à faire de même, répond-il en retrouvant rapidement un sourire, niché en coin dans son visage pâle. Il enchaîne par la suite en expliquant grossièrement comment il est revenu ici, sans prêter attention aux mots utilisés. Vous n'êtes pas si vieux. Mais j'imagine que c'est un endroit qui manque terriblement. Oups. Il doit faire attention à sa manière de parler, il tend à se laisser aller entre les murs de Poudlard. L’effet maison, il faut croire. Le vampire ne dit rien, laisse la conversation suivre son agréable courant.

Et la belle complimente la bête, lui qui ne trouve rien de mieux à faire que de lui faire un gras remerciement en retour. Un nouveau petit flirt au passage, parce qu’il ne peut pas résister au rouge salissant le beau visage de la blonde. Elle baisse les yeux et replace une mèche dorée derrière son oreille. Les autres étudiants vous pensent fous, stupides, ou même irréels pour certains. Ils entendent tellement de choses sur votre compte, qu'ils doutent que vous existiez vraiment. Pour ma part j'suis plutôt heureuse d'être tombée sur vous finalement. Même pas besoin d'avoir son regard perdu dans le sien pour être tout à fait honnête. Trait qu'il admire, trait qui lui échappe. Et qu'importe la bêtise ou la presque vérité des jeunes sorciers, le sourire du vampire reste en place à cause de la seule vélane. Vous allez finir par me faire rougir, Miss Sutherland, murmure-t-il avec douceur, penchant l'espace d'un instant sa vieille carcasse vers Pandora, pour donner l'impression de chuchoter tout près d'elle. Il va même jusqu'à la comparer aux livres et lui souhaiter son histoire destructrice si cela est son souhait, sans réaliser de l'effet de ses mots sur la jeune fille. J'suis pas sure de vouloir détruire… Ça ne semble même pas dirigé vers lui, sauf qu'il y entend quelque chose qui l'alarme. Il fait un pas vers elle, lève la main comme s'il s'apprêtait à attraper son menton entre ses longs doigts. Incertain quant à sa réaction, il change son itinéraire et la dépose contre le bois d’une table proche, se penchant à nouveau dans sa direction - il faut croire qu’il aime beaucoup faire ça avec la demoiselle, ce soir. Miss Sutherland, chuchote-t-il avec prévenance pour attirer son attention. Je n’avais nulle intention de vous blesser. C’est quelque qui vous effraie, à cause du sang de vélane coulant dans vos veines? demande-t-il franchement, le visage curieux, attentif également. Parce qu’elle ne l’ennuie pas, parce qu’il n’a voulu refroidir l’instant mais qu’il veut comprendre Pandora alors il la relance. Pour détruire, il faut le vouloir, et je ne vois rien dans vos yeux qui indique cela. Dormez tranquille, je ne crois pas que vous aurez un si sombre avenir, ajoute-t-il tout de même, désireux de voir un peu de lumière faire briller les yeux expressifs.

Pour y arriver, il lui demande ce qui la passionne outre que l’amour, et à nouveau elle s’éloigne de lui. Il la regarde sans quitter sa position, attendant qu’elle reprenne parole, sans s’attendre à autant de confidences toutefois. Elle parle, la belle vélane, avec l’enthousiasme de retour dans le ton d’sa voix, elle y met du sien. Pour ça, pour ça il ne peut pas se plaindre, bien au contraire. J'voudrais jouer au Quidditch ! Je fais partie de l'équipe de Poufsouffle en tant que gardienne depuis trois ans, avec Rhaegar. C'est un truc de famille le Quidditch. Mon frère, Darius, est capitaine de l'équipe de Serdaigle. Mais j'pense pas qu'il veuille en faire sa vie. Moi j'dis que c'est le cas, que je voudrais être sur un balais aussi longtemps que je le pourrais mais c'est sans doute parce que lorsque je vole sur le terrain j'me sens vraiment libre de mes mouvements, et je pense à rien d'autre. C'est salvateur quelque part. La passion colore ses joues, il se relève de tout son long, croise ses bras sur son torse et écoute, son sourire en coin toujours en place. Mais j'aime dessiner, surtout. Je dessine depuis longtemps - depuis toujours en fait - et j'crois que je suis jamais aussi apaisée que lorsque j'ai un crayon dans la main. Mon monde à moi, quand j'ai besoin de m'évader, il est là… J'aimerai être sûre de ce que je veux faire plus tard. Ca serait moins angoissant j'imagine. Je m'invente des vies dans lesquels je fais du Quidditch ou alors je chante dans un groupe de rock. Ce genre de rêve qu'on les adolescents qui refusent d'affronter la réalité. C'est pas que je m'y refuse, c'est que je préfère vivre dans un rêve, et je me demande parfois si c'est si mal. Si j'dois avoir peur parce que Je ne sais pas , et si je devrais m'inquiéter d'avoir autant de passion mais de pas sûre de vouloir en faire ma vie. Parce qu'après tout, une passion c'est peut être pas fait pour ca. À un moment elle a cessé tout mouvement, toute parole, pour regarder par la fenêtre. Cassian l’a dépassé, la suivant en marchant et n’ayant tourné aucune attention vers le ciel brillant de dehors. Il ne manque rien de la lumière de la lune frappant la peau pâle de Pandora, son visage rêveur et brillant de la vue – il l’aurait été lui aussi, si elle n’avait pas repris le cours de son discours sans plus de cérémonie. Il est vrai qu’il est rare de voir une personne aussi passionnée, mais ça n’a rien d’inquiétant, au contraire. Vous êtes encore jeune, vous finirez par mettre le doigt sur votre plan d’avenir idéal. En attendant, profitez de vos passions, ne les mettez jamais de côté : c’est ce qui égayera votre existence et vous assurera de vous garder heureuse. Il tourne sa langue dans sa bouche au lieu de lui faire à nouveau du rentre-dedans subtil. Après tout, il est membre du personnel et elle, une étudiante de seize ans. Seize ans seulement, il tente de se l’imprimer dans le crâne tandis qu’au fond de lui, il s’en contrefout, de son âge.

Elle parvient quand même à le garder captivé, même en parlant de sa courte expérience de vie. Vous ne… Je sais pas pourquoi je vous raconte tout cela. J'parle souvent beaucoup mais rarement autant de… moi. J'sais pas comment vous faites. Si je vous ennuie dites le; après tout c'est une punition, pas une thérapie. Elle semble soudainement embarrassée, et il laisse un rire amusé lui échapper, qu’il tente à peine de camoufler par une toux surfaite. Il lui sourit plus grandement. Nous avons convenu de discuter, non? Parfois, les discussions ressemblent à des thérapies, ou des philosophies, mais certainement pas des punitions. Il ne rajoute pas que d’écouter la blonde, c’est comme écouter un livre parlant, qui lui raconte son histoire au lieu de fatiguer ses yeux devant les lignes noircies. La vue est également plus attrayante – mais attention, il n’oserait jamais dénigrer la beauté des grimoires, et d’une bonne vieille lecture. Pas besoin d’être gênée ou de ménager vos paroles avec moi, Miss Sutherland. Je ne suis après tout, que le modeste bibliothécaire des lieux, dit-il en ouvrant ses bras, donnant ainsi l’impression qu’il surplombe l’endroit. Puis, ils sont de nouveaux ballants contre son corps. La lecture, c’était une passion pour moi, je n’aurais jamais crû un jour m’occuper d’une bibliothèque cependant.

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Lun 27 Fév - 19:46

shadows at night 
Cassian & Pandora
Elle oublie parfois qu’elle n’est pas une sorcière comme les autres, qu’elle a aussi classée, classifiée, dans les listes des créatures surnaturelles du Ministère de la magie. Qu’elle n’est pas dite « dangereuse » comme les loups-garous ou les vampires, mais qu’elle reste un être à surveillée. Par que si les vélanes ne sont pas mortels pour les sorciers, sachant garder pour elle leurs instincts primales, primaires, sauvages, elles n’en sont pas moins des créatures ; pas vraiment humaine, pas totalement fantastiques, se plaçant entre la réalité et le fantasme, de manière à perdre les âmes dans l’un ou de les arracher à l’autre. Elles étaient capables de faire tomber les hommes et les femmes amoureux en un regard, un sourire, une simple présence – elles devenaient un fantasme, une image projetée dans l’esprit rendu nu de toute autre forme de pensée. Être une vélane était une malédiction aux yeux de Pandora, et si ses parents et son frère n’étaient pas si fataliste, elle ne pouvait pas s’en empêcher. Outre le fait de ne pas être parfaitement humaine, elle l’aspirait ardemment à n’être que cela – humaine. Elle voulait que le monde la voit telle qu’elle était. Curieuse, douce, généreuse, altruiste – au lieu de cela on s’arrêtait sur son visage fin, ses cheveux blonds, ses courbes généreuses, sa taille fine, et sa silhouette filiforme. Elle était une image, un fantasme, un rêve dans une réalité parfois trop morne et décevante. Et elle détestait cela ; elle aspirait à être aimée plus que tout. Etre désirée non à cause de ce qu’elle était, mais pour qui elle était.
Alors dans sa vision du monde, de la vie, des choses, si l’amour était gagné elle pouvait bien en crever. Sans doute était-ce excessive, mais elle n’en avait cure. Elle était une adolescente de seize ans, qui avait le sentiment de ne pas pouvoir être comprise des autres. Et pire encore, de ne pas vraiment exister à leurs yeux. L’impression d’être invisible, maudite par le sang qui coulait dans ses veines. Maudite- et ne pouvant rien faire pour le combattre. ET si elle ne pouvait pas aller contre sa nature profonde, son besoin d’être entourée, d’être populaire, et sa passion pour l’existence, elle se raccrochait à ce désir. Ce rêve. Son propre fantasme. L’amour était peut être une utopie, chez elle s’était devenu un idéal. « La mort est inévitable dans la plupart du temps, pourquoi la limiter à un seul sentiment? La vie est courte, alors que la mort est éternelle, vous devriez profiter de chaque aspect qu’elle a à vous offrir avant qu’elle ne glisse entre vos doigts. Essayez toutes les expériences qu’elle vous présente sur un plateau d’argent. » Penchant la tête de côté, elle tâchait de saisir la portée des paroles de Cassian Aquila. Le bibliothècaise semblait épris d’une sagesse qu’elle ne pouvait pas expliquer, mais dans ses discours perçait une franchise qui la toucha au cœur et qui lui donnait presque envie de vivre à présent sans se soucier de ce que la vie lui réserver plus tard. Pas qu’elle fusse d’une nature passive, face à l’existence, mais elle la dévorait à moitié, se laissant affamer pour ne pas être consumée. Trop s’attacher aux autres c’est risquer de découvrir qu’ils ne la connaissait pas. Trop aimer, c’est le risque de se faire arracher le cœur. Trop se perdre dans l’existence et l’adolecence, c’est oublié qu’elle n’était pas parfaitement humaine, elle. Elle le voudrait, mais c’était la folie qui l’attendait à la sortie de ces expériences. Malgré tout elle ne pouvait qu’être d’accord avec cela – elle mourrait d’être aimée, mais n’entendait pas se laisser tuer pour autant, et profiter de la vie puisqu’elle n’en avait qu’une était une obligation. « Je n’aurais sans doute pas bougé d’ici. Peut-être aurons-nous la chance de poursuivre cette conversation quand vous le pourrez. » « C’est ainsi que vous profitez de toutes les expériences de la vie, Monsieur Aquila ? » demanda-t-elle avec un sourire moqueur, à défaut de l’avoir mauvais. Elle était plutôt amusée par le côté « fais ce que je dis, pas ce que je fais » du bibliothécaire, ignorant ce qu’il pouvait bien y avoir de jouissif à profiter de la présence silencieuse et figée des livres lorsque l’existence lui semblait battre son plein à l’extérieur de la pièce.

Mais elle n’eut pas l’occasion de lui poser la question, encore qu’elle préféra un autre jeu. S’amusant des rumeurs sur le bellâtre, alors qu’il lui semblait être loin des descriptions et de ce qu’on pouvait dire sur lui. Elle avait du mal à l’imaginer comme un être occulte, inquiétant, voir une créature carnassière. Un vampire – l’idée était absurde. Outre le fait qu’il n’avait ni dents pointues, ni visage pâle (en tout cas pas plus que n’importe qui dans un château en Ecosse où le soleil ne brillait que dix jours dans l’année), il était avenant, gentil et drôle. Loin de l’image que l’on se faisait des vampires, souvent perçut comme des êtres sauvages, mesquin, manipulateur, vil – elle en passait. Les caractéristiques pour les désigner se listait sur des pages entières dans les manuels de Défenses. Ou dans les romans moldus, comme Dracula. «  Je ne suis pas un fervent lecteur de livres de vampires, mais oui, je crois bien m’en souvenir » Evidemment – et elle s’en satisfit, alors qu’il ne semblait pas vouloir pousser la conversation plus lion. Le sujet « vampire » fut oublier, et elle se laissa plutôt aller à se perdre entre les rangées de livres, le protecteur des lieux non loin d’elle, la suivant comme son ombre. Mais loin d’être inquiète, elle se retrouvait plutôt rassurée de l’avoir si près d’elle. S’en voulant presque de lui imposer sa présence, alors qu’il avouait avoir une aversion pour les adolescents. Elle n’avait pas la prétention d’être plus mûre que les autres, bien au contraire. Lorsqu’elle discutait avec certains de ses amis elle se sentait parfois bien loin de leurs considérations. Raven était une presque-femme-mariée, pensant à l’honneur des siens, à la perpétuation de son nom, à la guerre – ce genre de choses qui échappait totalement à Pandora. Elle, elle préférait lire des ouvrages moldus, se tatouer la peau, boire du Purfeu, et se perdre dans les musiques punk qui envahissaient l’Angleterre. « Si jamais cela devait arriver, je vous le dirai. Et si je deviens ennuyant, vous n’aurez qu’à faire de même, » elle secoua la tête. « Vous êtes loin d’être ennuyant. » Souffla-t-elle avec un franchise, avant de simplement s’extasier d’être tombé sur lui. Et de passer un si agréable moment. « Vous allez finir par me faire rougir, Miss Sutherland » « Chacun son tour, ca n’est que justice après tout. » Finit-elle par dire dans un rire, continuant à sautiller entre les rangées avec sa grâce et son élégance.

S’il était dans sa nature de se laisser aller à parler avec autant de liberté et de franchise, il était rare que son interlocuteur en fasse de même, et elle s’étonna à trouver Cassian Aquila incroyablement séduisant. Agréable. Cette conversation emballait son cœur à plus d’une occasion, même si c’était pour lui mordre les entrailles. Parler d’amour était agréable, parfois, sauf quand on lui soufflait qu’elle avec cette force destructrice en elle. Et même si le bibliothécaire ne l’entendait pas ainsi, elle ne pouvait pas voir les choses autrement. Elle était un monstre, finalement, faisant parti des livres de Défense au même titre que les autres. Elle était la folie amoureuse, la passion déçue à sens unique. Et personne ne savait mieux qu’elle ce que cela faisait que d’aimer à sens unique. Elle resta un moment le regard dans le vide, sentant ce froid familier l’envahir, la solitude la mordre férocement. ET elle s’efforça à garder un visage égal. « Miss Sutherland » La tendresse de la voix la fait frémir, et elle peut pas se l’expliquer – lorsqu’elle lève le regard pour croiser celui de Cassian elle voit que sa main vole loin d’elle et aurait presque envie de l’attraper au vol. «  Je n’avais nulle intention de vous blesser. C’est quelque qui vous effraie, à cause du sang de vélane coulant dans vos veines? » Elle sent l’émotion qui lui tord la gorge, et l’impression soudaine d’être regardée. D’être vue – plutôt – parce qu’il la regarde dans les yeux et que ses yeux à lui ne sont pas voilés. Ils sont d’une couleur éclatante, et franche. Et c’est nouveau, c’est tordant, c’est excitant. La seule personne à la regarder ainsi c’est Darius, et son frère étant ce qu’il était – ce qu’elle est – il n’a jamais été désireux de l’avoir nue contre lui sans raison. Il est son frère, l’aime sans artifice. Et Cassian, à ce moment, semble la voir, lui aussi, sans artifice. Elle ne se l’explique pas – merlin – mais elle s’y accrocherait à ce regard pour en garder le souvenir précieusement. « C’est plutôt évident j’imagine maintenant. Il serait inutile de le nier. Détruire le cœur des hommes est une seconde nature, pas un désir réel. » Dit-elle en restant plongé dans l’échange de regard, comme une aveugle voyant la couleur pour la première fois. « Pour détruire, il faut le vouloir, et je ne vois rien dans vos yeux qui indique cela. Dormez tranquille, je ne crois pas que vous aurez un si sombre avenir, » Elle sourit, un sourire timide – un sourire humain, réel, ému. « Je ne le veux pas. C’est pour ca que je ne me laisse pas approcher. Parce que je sais comme il serait aisé de voler un cœur, de me faire aimer sans aimer en retour, et de laisser l’autre se perdre dans un amour non seulement irréel mais à sens unique. Connaissez-vous un meilleur moyen de voir quelqu’un mourir à petit fou, et devenir fou ? L’amour n’est-il pas le plus destructeur des sentiments ? N’est-il pas capable de tuer ? » Demanda-t-elle avec cette angoisse dans la voix qu’elle ne laisse jamais percevoir ailleurs dans les bras de Darius. Et Darius ne la comprend plus, parce qu’il n’a pas peur – lui – de se faire aimer. Parce qu’il n’a pas peur de ce qu’il est. Parfois elle voudrait avoir la même force, le même courage, ou la même insouciance. Elle ne peut pas l’expliquer – peut être parce qu’elle, elle est parfois trop faible pour empêcher les attouchements et les baisers. « J’ignore pourquoi les vélanes sont tolérées parfois – peut être parce que même le Ministère ne peut pas nous résister. Mais il est plus insidieux d’aimer à la folie, que de se faire pomper le sang jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Avec une vélane, qui sait ce qui tuera en premier ? » Demanda-t-elle le regard dans les orbes brillantes de Cassian, s’y perdant sans vraiment les voir.
Le regardant lui, le voyant comme il était, sans comprendre qui il était vraiment. Comme une apparition, vision irréelle. A laquelle elle se raccrochait à son tour.

Et ils se mettent à parler avec plus d’enthousiasme encore, parlant de l’avoir – celui de Pandora – qu’elle voudrait aussi passionné que le reste sans savoir vraiment ce qu’elle attendrait de la vie. Elle voudrait vivre, de passion, de tout, de ce qui lui vient – qu’importe. Tant qu’elle vit. « Il est vrai qu’il est rare de voir une personne aussi passionnée, mais ça n’a rien d’inquiétant, au contraire. Vous êtes encore jeune, vous finirez par mettre le doigt sur votre plan d’avenir idéal. En attendant, profitez de vos passions, ne les mettez jamais de côté : c’est ce qui égayera votre existence et vous assurera de vous garder heureuse. » Rassurée par les mots sages du bibliothécaire elle se contente d’hausser la tête avant de lui retourner la question et d’en apprendre plus sur lui. Après tout il était aussi intéressant que nouveau dans le paysage, et l’existence de la jeune femme. Et à présent qu’elle savourait sa présence, elle s’étonnait à penser qu’elle ne voudrait pas que la nuit se termine. Elle sait pas depuis combien de temps ils sont là à parler, mais elle en savoure le moment. Elle savoure d’être regardée, d’être presque humaine à ses yeux. « Nous avons convenu de discuter, non? Parfois, les discussions ressemblent à des thérapies, ou des philosophies, mais certainement pas des punitions. » Elle arqua un sourcil sceptique avant de s’assoire finalement sur une table, se moquaut que cela soit en général interdit – elle était de toute façon perdue dans la conversation, son corps agissant sans qu’elle n’y réfléchisse vraiment. « Alors je ne suis pas vraiment ici par punition mais pour vous tenir compagnie et combattre votre ennui ? Vous êtes insomniaque ? » Demanda-t-elle de sa voix candide, son innocence adolescente ressortant dans chaque mot qu’elle lâchait sans vraiment y penser. S’il acceptait qu’elle parle d’elle, de ses émotions, de ses pensés elle ne voyait pas pourquoi s’en priver. Il était si rare qu’elle puisse être elle-même avec un inconnu. C’était bien la première fois en réalité, et elle était à la fois enthousiaste, intriguée, inquiète, et excitée – bien trop d’émotions pour réussir à être maitre d’elle-même.  « Pas besoin d’être gênée ou de ménager vos paroles avec moi, Miss Sutherland. Je ne suis après tout, que le modeste bibliothécaire des lieux » Elle se laissa rougir à nouveau, et hocha la tête avec frénésie – fort bien. «  La lecture, c’était une passion pour moi, je n’aurais jamais crû un jour m’occuper d’une bibliothèque cependant. » Elle pencha la tête de côté et pendant un moment elle resta silencieuse. Elle se demandait ce qu’elle pouvait dire après cela, les phrases se bousculant dans sa tête sans que rien ne lui traverse les lèvres. Elle reste un moment ainsi, savourant la chaleur qui s’est installé dans la pièce jusqu’alors assez froide. Peut être parce que Cassian est trop proche – bien plus proche qu’avant et qu’elle ne fait rien pour le chasser. « Panda. » Lâcha-t-elle soudainement, incapable de le retenir plus longtemps, et prenant conscience de ce que simple mot ne faisait pas sens elle lâcha un ricanement avant de s’expliquer. « Je préfère que l’on m’appelle Panda. Ou Pandora, mais ca c’est généralement réservé à mes parents. Miss Sutherland c’est… Incroyablement formel, non ? » bien que pas plus désagréable que cela prononcé par le bibliothécaire.

Elle secoue ensuite la tête et regarde autour d’elle avec intérêt. « Je ne doute pas que bon nombres de ces ouvrages soient passés entre vos mains alors. Mais dites moi ; lequel est votre préféré ? » demanda-t-elle en posant ses bras de part et d’autre de ses jambes, élançant en avant la poitrine, pour croiser plus proche encore le regard du bellâtre. « Et pourquoi être bibliothécaire si ce n’était pas ce que vous vouliez ? Vous auriez préféré quoi ? »



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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Mar 7 Mar - 23:06


Des conversations, il est facile d’en débuter sur tous les thèmes, avec n’importe qui. Ce n’est cependant pas avec tout le monde que l’on aime les entretenir, ou qu’il est possible de le faire. Avec les siècles, Cassian a réalisé avec malheur que les discussions passionnantes et/ou captivantes se font de plus en plus rares. Peut-être est-il devenu trop amer avec les années, trop difficile à contenter. Peut-être, sûrement, sauf qu’il sait aussi qu’il développe un intérêt particulier pour Pandora Sutherland. Même après si peu de temps, il sait. Il sait qu’elle vient de s’installer à la première place dans son palmarès des étudiants – c’est pas un titre difficile à obtenir comme t’en avais aucun, mais c’est déjà bien que quelqu’un s’y retrouve point. Alors quand elle parle avec autant de passion dans les yeux de la mort, Cassian se voit obligé de lui faire remarquer que la mort est définitive, on ne lui échappe pas, alors pourquoi perdre sa vie juste pour aimer? Aimer jusque dans la mort a une fatalité effrayante, et peut-être que le vécu -ou le non-vécu, plutôt, quand il concerne l’amour- du vampire joue avec sa perception. Avec moins d’amertume dans son palpitant, Pandora a plus de chances que lui de tomber un amoureuse, et au vu de ses propres origines, il lui indique qu’il n’aura pas bougé d’ici et qu’elle pourra toujours venir lui parler de ses expériences. C’est ainsi que vous profitez de toutes les expériences de la vie, Monsieur Aquila ? qu’elle lui demande avec un sourire taquin, bientôt accompagné par un rire de la part du bibliothécaire. Seulement celles que je risque de ne pas connaître, réplique-t-il en joignant son ton à son amusement. Sans vouloir tomber à nouveau dans le pessimisme, après tout, je ne connais pas l’avenir. Toutefois, je préfère vivre de ma propre expérience et la meilleure façon d’y parvenir, c’est de vivre partout, ajoute-t-il, sous-entendant du même mouvement qu’il aimait bien voyager.

Visiblement, Pandora ignore la pousse d’intérêt qui flore dans les tripes de Cassian à son sujet puisque à la suite de ses commentaires concernant l’adolescence, elle précise qu’elle est du type essoufflant. Il confirme qu’il va l’aviser si jamais elle venait à l’étourdir, bien qu’il doute fortement voir ce moment arriver. Pour le moment, tout ce qu’elle projette le fascine un brin, pas comme les pauvres humains qui se retrouvent épris de sa fausse perfection, d’une manière qu’il ne s’explique pas – et il n’en voit pas l’intérêt de toute manière. Vous êtes loin d’être ennuyant, qu’elle murmure dans un souffle, et il lui offre un sourire brillant. Me voilà rassuré, répond-t-il doucement. Et il se dit qu’il a sûrement laissé une forte impression sur la jeune fille également, puisqu’elle lui avoue être contente d’être tombé sur lui finalement, qu’importe les rumeurs qui circulent à son sujet parmi les étudiants imaginatifs. Chacun son tour, ca n’est que justice après tout, qu’elle réplique en riant alors qu’il lui dit qu’il finira par rougir. Elle ne le voit pas comme elle gambade joyeusement un peu plus loin, alors il laisse un sourire un peu carnassier qui tord sa bouche. Faites attention, je pourrais prendre ça pour un défi, ne peut-il pas s’empêcher de répondre avec légèreté en regardant la jolie blonde s’extasier dans sa bibliothèque.

Mais de sa lumière et son regard brillant il ne reste plus grand-chose quelques minutes plus tard, quand vous tombez dans un sujet plus sérieux pour la vélane. Il s’est mis les pieds dans les plats sans le vouloir, en même temps, il ne connaît pas assez Pandora pour savoir ce qui la touche, et ce qui ne le fait pas. Visiblement, le sujet de son héritage n’est pas un thème léger pour la demoiselle. Cassian attrape presque son visage entre ses doigts pour la soulager, presque. Mais il décide de se garder une petite gêne, car quand bien même ils sont protégés par le manteau de la nuit, il reste un membre du personnel et elle, une étudiante. Quand il parle et l’interroge, il use d’une voix douce, curieux d’en savoir davantage et d’en comprendre mieux la Poufsouffle par la suite. C’est plutôt évident j’imagine maintenant. Il serait inutile de le nier. Détruire le cœur des hommes est une seconde nature, pas un désir réel. Ça n’a pas à l’être – une seconde nature, je veux dire. Vous savez, vous êtes jeune encore et vous avez toute votre vie pour apprendre comment contrôler votre pouvoir attractif. Vous n’êtes pas la première vélane que je rencontre, et je peux vous assurer que vous pourrez vivre comme vous l’entendez – et détruire qu’un seul cœur, celui qui parviendra à voler le vôtre, dit-il sans quitter son ton qu’il veut rassurant. Il ne peut pas s’empêcher de le faire d’ailleurs, afin de voir briller à nouveau une étincelle de joie dans les prunelles expressives de Pandora. Il sait cependant que les mots seulement ne sont pas assez pour rassurer un cœur meurtri, Aquila garde donc son regard bien planté dans celui de la jeune femme en espérant qu’elle parvienne à sentir un souffle doux apaiser son âme. Futile désir, mais désir qu’il couve toutefois. Je ne le veux pas. C’est pour ca que je ne me laisse pas approcher. Parce que je sais comme il serait aisé de voler un cœur, de me faire aimer sans aimer en retour, et de laisser l’autre se perdre dans un amour non seulement irréel mais à sens unique. Connaissez-vous un meilleur moyen de voir quelqu’un mourir à petit fou, et devenir fou ? L’amour n’est-il pas le plus destructeur des sentiments ? N’est-il pas capable de tuer ? Son ton est brisé, comme ses mots, et avec ce discours, Cassian se demande si ce n’est pas pour ça, qu’elle veut mourir par amour. Au lieu de se rendre compte qu’il est à sens unique, au lieu de voir la magie s’effacer et voir son cœur fendre pour une énième fois. Au lieu de détruire le cœur de l’être aimé. Si vous ne vous laissez pas approcher, vous n’aurez jamais la chance de vivre cet amour que vous convoitez ardemment, commence-t-il par répondre sans jamais quitter son ton rassurant. Et oui, l’amour est tout ce que vous avez énuméré, mais plus encore. Votre regard tout à l’heure brillait de mille feux quand vous en parliez, sans même l’avoir connu. Il peut être autant destructeur que bénéfique. Laissez-vous le temps, mais ne vous laissez pas devenir aigrie, ça fera vieillir votre joli visage plus rapidement. Les mots lui échappent aussi facilement qu’il lui était un jour facile de boire du sang à même les gorges déchirées. Autant l’amour ne lui allume aucune flamme intérieure, autant il souhaite à Pandora d’en avoir trop, tellement qu’elle ne saurait plus quoi en faire. Pour un grand pessimiste de l’amour, les mots sonnent étranges même dans sa bouche – tout en semblant excessivement justes. Étrange. J’ignore pourquoi les vélanes sont tolérées parfois – peut être parce que même le Ministère ne peut pas nous résister. Mais il est plus insidieux d’aimer à la folie, que de se faire pomper le sang jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Avec une vélane, qui sait ce qui tuera en premier ? Encore les vampires ramenés sur le tapis, et Cassian passe la langue sur ses dents lisses avant de répondre. Je crois que si les vélanes sont tolérées, c’est qu’elles n’ont pas le même désir de tuer que les vampires. Eux, ils vivent de la mort, et même quand ils sont parmi nous, c’est pour mieux planifier leur prochain repas. Ce n’est pas le cas de vos parents, ni de vos ancêtres, n’est-ce pas?

Ce qu’il trouve beau et fascinant avec Pandora, c’était ses changements d’humeurs, et la facilité qu’il a à les lire dans ses yeux. Ce n’est pas parce qu’un sujet plus triste dans le cœur de la demoiselle est tombée qu’elle en perd tout enthousiasme pour le reste de la nuit, bien au contraire. Quand elle parle de ses passions, ses yeux brillent à nouveau, et la vie reprend son court dans le visage animé de la toute belle. Le vampire lui confirme qu’il n’y a pas de mal à en posséder plusieurs, avant qu’elle ne fasse la remarque que leur discussion commençait à ressembler à une thérapie. Ce que le bibliothécaire ballai à la négative d’un geste de main. Alors je ne suis pas vraiment ici par punition mais pour vous tenir compagnie et combattre votre ennui ? Vous êtes insomniaque ? qu’elle demande encore de sa voix curieuse. Je ne suis plus du tout ennuyé depuis votre arrivée, alors oui. Et insomniaque, on peut voir ça comme ça, répond-t-il avec ce sourire particulier qui le prend, chaque fois qu’il modifie un peu la réalité pour se donner un trait humain pour expliquer ses habitudes vampiriques, comme s’il était le seul à comprendre une quelconque plaisanterie. C’est un trait qui énerve parfois les gens ayant l’impression qu’il rit d’eux, ce qui n’est pas tout à fait faux – il pourrait rire avec eux si seulement ils comprenaient la blague. Il ne veut pas que Pandora ait cette impression toutefois, bien qu’avec sa propre nature franche il en doute. Le bibliothécaire lui rappelle qu’il n’est rien de plus que cela, et qu’elle n’a pas besoin de ravaler ce qu’elle a envie de dire. Ils sont plus proches également, dans une bulle de verre qui peut éclater à tout moment, dangereuse mais magnifique. Panda, prononce alors la blonde, et Aquila ne peut qu’être pris de court et froncer les sourcils. Un rire lui échappe en voyant l’interrogation de son interlocuteur, alors la demoiselle s’explique. Je préfère que l’on m’appelle Panda. Ou Pandora, mais ca c’est généralement réservé à mes parents. Miss Sutherland c’est… Incroyablement formel, non ? Formel est habituellement ce que l’on a droit dans une école, Miss Panda, mais je n’aie aucun soucis à déroger à cette règle en ce qui vous concerne, réplique-t-il tout sourire.

Vient ensuite une question forte intéressante -et forte embêtante- de la part de Pandora. Je ne doute pas que bon nombres de ces ouvrages soient passés entre vos mains alors. Mais dites moi ; lequel est votre préféré ? Embêtante parce qu’après six siècles de lecture, il est difficile pour Cassian de s’arrêter sur un en particulier. Il y en a un nombre énorme qui a su se faire une place de choix dans son palpitant autrement vide. Il décide à la place d’y aller par ses derniers coups de cœurs, des lectures qu’il ne se lasse pas de se remémorer depuis leur sortie dans le siècle dernier. C’est une question difficile, mais j’ai beaucoup aimé Les fleurs du mal de Baudelaire, Le portrait de Dorian Gray de Wilde ou encore Les filles du feu de Nerval, nomme-t-il avec une note respectueuse dans la voix. Oh oui, il était un fervent lecteur, parfois de classiques, parfois de lectures plus désuètes, tant qu’elle parvenait à bercer son esprit, à changer sa monotone éternité. Naturellement, il nomme ici que de la littérature moldue, mais ce qu’il aimait avec eux, c’est qu’il ne croit pas en la magie tout en possédant une imagination débordante. Ils arrivent à transporter avec leurs mots, c’est leur manière de faire de la magie. Et pourquoi être bibliothécaire si ce n’était pas ce que vous vouliez ? Vous auriez préféré quoi ? Autre question intéressante, où il doit simplement faire attention à son explication. Six siècles et un nombre incalculable d’évolutions ont eu lieu depuis la vieille époque où les Aquila de sang-pur n’avait qu’un objectif : préserver la magie, le secret, et voir s’élever le grand monde magique, en sécurité. Auror, ou langue-de-plomb, répond-t-il à la place, son étrange sourire amusé de nouveau installé tout contre sa bouche. Petit, mon système immunitaire était si faible que je tombais souvent malade. Cela en fait en sorte que mes choix étaient limités, et je n’aie jamais pu réaliser mon rêve d’enfant, ajoute-t-il sans réaliser que son expression devient un peu plus sérieuse. Après tout, il est rare qu’il évoque sa vie passée, humaine, surtout qu’elle est en majorité flou, un souvenir qui s’est vu effacé à force de voir de nouveaux s’imprime sur ses rétines éternelles. Un brin de nostalgie pour cette famille qui n’a voulu que le protéger, et qu’il a quitté dans un horrible bain de sang.

Perdu dans ses pensées, il installe et glisse ses doigts contre le bois de la table, non loin d’où est installée la Poufsouffle.

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Ven 17 Mar - 21:17

shadows at night 
Cassian & Pandora
Vivre - ca semblait si simple, inévitable sans doute quand on a un coeur qui bat et qu'on sait que notre temps est compté. Que chaque instant est le dernier - ou qu'il peut l'être et qu'il s'agit avant tout de profiter. De vivre - ainsi, mais l'expression sous-entend que ce n'est pas si simple. Pourquoi admettre que l'on doit « vivre sa vie » si il ne peut pas y avoir d'autre voie pour être vivant ? Sans doute parce qu'il serait trop facile de se laisser devenir un spectateur de son existence, restant dans un coin à attendre que le temps passe sans intervenir. Sans prendre de risque - parce que le risque est inhérent à l'existence. Oser dire ce que l'on pense, ce que l'on ressent, ce que l'on veut. Prendre le risque de simplement vivre comme on l'entend plutôt que laisser les autres prendre les décisions à notre place. Être actif - simplement - et Pandora ne voulait pas vivre autrement qu'ainsi. Être active, décider de faire et d'être ce qu'elle voulait. Et face à Cassian, étrangement, elle en parlait librement, s'interrogeant sur l'existence comme si le sujet était des plus simples du monde, et non pas l'essence de chaque chose dans ce foutu monde. L'expérience, qu'importe laquelle, méritait d'être vécue - pour vivre sans regret. « Seulement celles que je risque de ne pas connaître. Sans vouloir tomber à nouveau dans le pessimisme, après tout, je ne connais pas l’avenir. Toutefois, je préfère vivre de ma propre expérience et la meilleure façon d’y parvenir, c’est de vivre partout. »  Penchant la tête de côté, elle laissa les mots de Cassian l'atteindre tendrement. Il avait dans la voix quelque chose d'hypnotisant - quelque chose qu'elle ne pouvait pas vraiment expliquer mais qui l'accrochait à ses lèvres pour s'y pendre comme une assoiffée. Il parlait avec subtilité, une chose qu'elle n'avait pas souvent l'occasion de savourer, et elle s'en délectait totalement. « Vous êtes un grand voyageur alors ? »  Demanda-t-elle sans vraiment espérer de réponse - comme une conclusion à cette pensée sur la vie. La meilleure façon de savoir vivre c'est de savoir comment on vit ailleurs - comment on vit partout. Apprendre, toujours - l'apprentissage et l'expérience pour être et devenir. Elle admettait qu'il y avait quelque chose de séduisant dans cela.

Et alors que la nuit s'avançait, ils jouaient dans les ombres et les lumières de la bibliothèque, dansant l'un autour de l'autre. Elle se laisse aller à rougir, avant de le toucher à son tour par quelques mots flatteurs. Pas qu'elle l'ait pensé ainsi, elle pouvait pas simplement penser à flirter - bien trop désireuse d'être sincère. Faut pas croire que la Vélane était douée pour mentir ou manipuler - étrangement - c'était pas une seconde nature, à défaut d'être la première, et elle préférait de loin dire ce qu'elle pensait sans cesse. Surtout quand il s'agit d'apprécier la présence de Cassian, et elle s'amuse de cet aller-venu entre eux. « Faites attention, je pourrais prendre ça pour un défi »  Elle arque un sourcil avant de laisser un rire lui échapper. Que le défi soit relevé - elle avait l'esprit de compétition de toute façon, et elle doutait de pouvoir se lasser d'être rassurée sur le fait d'être de bonne compagnie.
Tout comme elle laissait la rassurer sur sa nature. Un jeu de mot malheureux, et voila que son ressentit revient sans qu'elle puisse le contrôler. Celui d'être une vélane - d'être pas tout à fait humaine, et d'avoir quelque chose de monstrueux. Le Monstre est différent - pas forcément hideux - il est juste autre chose. Et elle peut pas s'empêcher d'y penser qu'elle est différente, qu'elle a cette chose en elle qui oblige les autres à s'y brûler. « Ça n’a pas à l’être – une seconde nature, je veux dire. Vous savez, vous êtes jeune encore et vous avez toute votre vie pour apprendre comment contrôler votre pouvoir attractif. Vous n’êtes pas la première vélane que je rencontre, et je peux vous assurer que vous pourrez vivre comme vous l’entendez – et détruire qu’un seul cœur, celui qui parviendra à voler le vôtre »  Choc - d'entendre parler de cela avec autant de naturel. Elle a beau savoir que le pouvoir se contrôle elle doute d'être assez effacée pour y parvenir. Elle a trop besoin d'être aimée des autres, et d'avoir leurs présences constantes autour d'elle. Sa mère lui dit que c'est pas un mal d'être populaire, si elle sait s'effacer parfois. Ou pas vraiment s'effacer, simplement être elle, sans se plus qui la torture. Sauf que c'est aussi ce qu'elle est depuis toujours, alors comment se dédoubler ? Parfois même elle savait plus ce qu'il se cachait dessous. Mais assurément - « Je chérirai plus que tout le coeur qui saurait le voler le mien, soyez en sûre, et je serais damnée plutôt que de le détruire. » Lança-t-elle avec cette conviction qui lui vient soudainement à l'idée d'être amoureuse. L'amour ca s'détruit pas - elle peut pas croire cela en ces termes. Ou alors elle en mourra de bonheur, au choix.
Ca s'bouscule dans sa tête parce qu'elle sait plus où elle met les pieds vraiment. Elle commence à avoir la fatigue de la journée, combattant nerveusement parce qu'elle s'excite dans cette conversation.

Une fois encore son humeur s'effrite et devient plus sombre encore - à croire qu'elle peut pas penser à l'amour avec rêverie et en parler avec enthousiasme. Elle y pense comme elle en souffre, en sachant plus où elle se trouve, ne sachant plus qu'en penser. Peut être parce qu'elle le convoite trop et finit par s'aveugler. Parce qu'elle est une fille et - de fait - se pose trop de questions parfois. Quitte à ne plus voir la réalité, simplement ses doutes. Et ces foutus peurs qui la contraignent à ne pas être totalement elle-même, ou à ne plus savoir qui elle veut être. « Si vous ne vous laissez pas approcher, vous n’aurez jamais la chance de vivre cet amour que vous convoitez ardemment »  Logique. Elle grimace à l'évidence, mais elle ne peut pas l'empêcher. Parce que la peur est trop présente. « Et oui, l’amour est tout ce que vous avez énuméré, mais plus encore. Votre regard tout à l’heure brillait de mille feux quand vous en parliez, sans même l’avoir connu. Il peut être autant destructeur que bénéfique. Laissez-vous le temps, mais ne vous laissez pas devenir aigrie, ça fera vieillir votre joli visage plus rapidement. »  Elle rougit encore au compliment, à croire qu'elle peut pas s'empêcher d'être touchée par la lueur qui brille dans le regard de Cassian. Il y a cette sincérité, comme si c'était totalement pensée et ressentit, pas seulement une évidence aveuglante. Pas comme si c'était son aura qu'il voyait mais bien elle, et c'est nouveau. C'est nouveau d'être sous un tel regard qu'elle se penserait presque mise à nue et vulnérable. C'est nouveau, et ca la fait retrouver le sourire. « Votre défis de me faire rougir encore est relevé j'imagine. Ca m'arrive presque jamais d'habitude. » Admet-elle avant de retrouver son sourire - changeant de sujet pour passer à autre chose. Et si elle se voit comme un monstre, ce n'est pas le cas pour lui. Il la défend face aux vampires qu'elle trouverait presque rassurant - au moins on sait qu'on va se faire arracher littéralement le coeur avec eux. « Je crois que si les vélanes sont tolérées, c’est qu’elles n’ont pas le même désir de tuer que les vampires. Eux, ils vivent de la mort, et même quand ils sont parmi nous, c’est pour mieux planifier leur prochain repas. Ce n’est pas le cas de vos parents, ni de vos ancêtres, n’est-ce pas? »  « J'crois pas qu'un seul de mes ancêtres aient mangé un coeur humain. Cela dit, ils ont sans doute plus de coeur brisés à leur actif. Sans l'vouloir forcément. Mais ils ont finit par préféré rester entre eux pour éviter ce genre de massacre. » Admet-elle avec plus de détachement. A croire que ca lui fait du bien de parler de ses peurs. Les exhiber pour les détruire à coups de discours qu'elle a pas entendu de la bouche d'un étranger. Jamais.
Son esprit virevoltant entre les étagères emplis de livres, ses pensés totalement libérées du carcan des stupidités adolescentes. « Je ne suis plus du tout ennuyé depuis votre arrivée, alors oui. Et insomniaque, on peut voir ça comme ça, »  On peut dire cela - comme beaucoup d'autres injonctions un peu étranges, qui laissent se dessiner un personnage que personne ne saisit. Elle laisse couler, parce qu'elle aime bien le mystère - ca a quelque chose d'excitant et de fascinant - et elle passe plutôt à autre chose, s'abandonnant un peu plus à ses confidences.

Et offrant au bellâtre son surnom comme s'ils étaient à présent amis. « Formel est habituellement ce que l’on a droit dans une école, Miss Panda, mais je n’aie aucun soucis à déroger à cette règle en ce qui vous concerne, »  Miss Panda - ca la fait sourire de l'entendre ainsi. Ca a quelque chose de mignon et de classique, presque d'aristocratique sans qu'elle puisse s'expliquer pourquoi. Elle y est pas habituée, mais elle pense qu'elle pourrait l'être un jour si ca revenait à se produire de parler avec Cassian Aquila. Et comme à présent elle considère qu'ils sont proches, elle le questionne sur lui. Elle demande ce qu'il aime lire - après tout il est bibliothécaire et si la question n'est pas originale elle le laisse quand même pensif. Elle veut pas chercher à l'impressionner, de toute façon, juste à le connaitre. A l'entendre parler plus encore - ca l'étonne d'aimer autant sa voix et ses phrasés. « C’est une question difficile, mais j’ai beaucoup aimé Les fleurs du mal de Baudelaire, Le portrait de Dorian Gray de Wilde ou encore Les filles du feu de Nerval, »  Ses yeux s'illuminent autant que son sourire alors qu'elle entend les titres moldus qu'elle aimait dans jeune adolescence. « Des ouvrages moldus ? C'est assez inattendus. Toi qui, comme un coup de couteau, dans mon coeur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau de démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié faire ton lit et ton domaine... Ma mère aimait Baudelaire. Je comprends pas tout - elle le récitait en Français, mais il y a quelque chose de... Tortueux et mélodique tout à la fois. » Dit-elle en récitant de tête ce qui s'intitulait le vampire et qu'elle appréciait entendre souvent même si elle en comprenait pas la moitié. Ca a finit par être les sons qu'elle apprenait comme de la musique, et qu'elle se répétait inlassablement. « J'crois pas connaitre Les filles du feu par contre. De quoi ca parle ? » Demanda-t-elle finalement en se penchant vers lui avec un intérêt non feint sur le visage.

Avant de l'interroger sur son rôle ici , sur l'avenir qu'il entrevoyait - comme pour se rassurer sur le sien qu'elle sait incertain. « Auror, ou langue-de-plomb »  Rien à voir avec le calme d'une bibliothéque et ca l'étonne - sans doute cela devait-il se lire sur son visage foncé parce qu'il continue sur sa lancé avec quelque chose de plus intime dans l'expression. « Petit, mon système immunitaire était si faible que je tombais souvent malade. Cela en fait en sorte que mes choix étaient limités, et je n’aie jamais pu réaliser mon rêve d’enfant »  Son coeur se sert à l'entente de cet aveux, et elle se sent obligée de chercher sa main dans l'obscurité pour la serrer dans la sienne. Froide mais chaude, étrangement, et son coeur qui manque un battement à ce contact. « Laissez moi deviner ! A défaut de vivre la vie que vous vouliez, vous avez décidé des centaines en vous plongeant dans des livres à la pelle ? C'était grisant de pouvoir se perdre dans la vie d'autres hommes, et d'autres femmes, de vivre des aventures qui vous étiez interdites ou impossibles, et finalement vous avez pris gout à être tout le monde, et vous même tout à la fois. » Dit-elle en posant autour de la bibliothèque un regard soudainement plus brillant d'excitation. Cet endroit devenait presque magique soudainement. « Vous allez mieux à présent ? » Sourcil froncé, sentant une inquiétude légère l'étreindre, parce qu'il a pas l'air d'être mal. Mais parfois ca s'voit pas, c'est trop insidieux.


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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Lun 27 Mar - 3:53


Vivre – un terme si vaste avec d’immenses variantes. Bien des gens passent leur vie à survivre, à une époque, c’était le cas de Cassian également. Vivre, vivre ça ne semblait pas pour lui, on avait décidé à sa place d’un sombre dessein pour son avenir. Et si au contraire de la mort il a été gâté du cadeau de l’immortalité, il n’a pas dérogé de son futur tâché de noirceur. Oh, comme il en a été enchanté au début, appréciant chaque goutte de sang lui offrant un jour supplémentaire sur Terre. Main dans la main avec sa démone Lilith, son ange déchu, il a arpenté le monde encore et encore, il en a voulu toujours plus, sous ses crocs et dans ses yeux. Vous êtes un grand voyageur alors ? demande la blonde sans toutefois sembler attendre une réponse. Cassian en revient au moment présent, n’ayant même pas réalisé son voyage mental, des paysages défilant derrière ses paupières ouvertes au souvenir de toutes les magnifiques places qu’il a pu voir dans sa mort. Autant que je peux. Chaque voyage laisse un bagage différent en nous, le monde en étant visiter, s’imprime dans nos esprits pour modeler notre vision du monde. Si jamais vous avez la chance de le découvrir, n’hésitez pas, répond-il toutefois, une lueur vivante dans ses prunelles glacées. La lueur ne s’efface pas, alors que la discussion migre et suit leurs envies changeantes, jusqu’à ce que Pandora parviennent à toucher son palpitant qui ne sait plus battre depuis trop longtemps. Il faut croire que le charme de la vélane, même s’il ne touche pas le vampire de la même manière que les humains, arrive toutefois à faire son effet sur lui – et il ne s’en plaint pas.

L’amour. L’amour, c’est pas un truc auquel il est attaché, il a jamais voulu s’y attacher. Et même avec sa créatrice, ça a jamais porté ce nom-là. Esclavage, abandon, s’oublier pour le contentement d’un autre, rien qui rappelle les tisons ardents que fait naître l’amour. Sauf qu’il en parle tout naturellement avec Pandora, laissant de côté son naturel pessimisme pour ne pas qu’elle se laisse aller au désespoir. Monstre, un terme qui ne touche aucunement la vélane, et s’il doit poétiser l’amour pour qu’elle le comprenne, il le ferait. Et il le fait, et elle y répond. Je chérirai plus que tout le coeur qui saurait le voler le mien, soyez en sûre, et je serais damnée plutôt que de le détruire. Elle parle avec tant de conviction que Cassian est forcé de la croire. Pourquoi ne le voudrait-il pas, de toute manière? L’heureux ou heureuse élu(e) de Miss Panda sera pas une personne malchanceuse, bien au contraire. Tant que vous n’oubliez pas de prendre soin du vôtre par la même occasion, dit-il d’un ton doux, pour pas qu’elle pense qu’il lui fait la morale, ou qu’il tente de la raisonner. Tout ce qu’il veut, c’est qu’elle fasse attention à elle à travers tout ça, parce que c’est une fille bien, lumineuse, et que ça serait triste de la voir s’éteindre.

Un peu comme maintenant, alors qu’elle s’entête à se peindre trop sombre. Elle se voit pas aussi lumineuse qu’il la voit, un petit rayon de soleil qu’il arrive à supporter sans finir brûlé, ou aveuglé. Aveuglé peut-être, mais pas d’la même manière. Il lui parle d’amour encore, s’efforce de le faire mieux paraître qu’il ne le pense vraiment, ou que ce qu’il veut s’avouer. Votre défis de me faire rougir encore est relevé j'imagine. Ca m'arrive presque jamais d'habitude. Un aveu qui le fait sourire, et elle aussi alors il est doublement content. Quand ils comparent son espèce à la sienne, il met en avant la noirceur des siens, versus les vélanes qui ne sont pas nées pour tuer. Sauf que l’étudiante ignore à quel point il parle de son vécu, et pas de ce qu’il sait des vampires. J'crois pas qu'un seul de mes ancêtres aient mangé un coeur humain. Cela dit, ils ont sans doute plus de coeur brisés à leur actif. Sans l'vouloir forcément. Mais ils ont finit par préféré rester entre eux pour éviter ce genre de massacre. Elle explique comment ça fonctionne dans sa famille, et Cassian écoute d’une oreille attentive. Il disait vrai tout à l’heure, ce n’est pas la première vélane qu’il rencontre. Il comprend toutefois que personne ne vit sa vie identique aux autres, et il se voit curieux d’en apprendre davantage. Entre eux? demande-t-il en penchant doucement la tête sur le côté. Je serais curieux d’en savoir davantage, si ça ne vous gêne pas d’en parler, ajoute-t-il pour ne pas forcer la demoiselle à rien. Si elle n’a pas envie de se perdre dans les détails sur la façon de vivre de sa famille, il n’insisterait pas. C’est simplement dommage qu’il ne puisse pas échanger des histoires sur ses propres habitudes en échange.

Quand elle lui propose de l’appeler par son prénom, il est presque surpris – presque. Parce qu’il ne pensait pas qu’elle voudrait ajouter cette touche d’intimité entre eux, bien que leurs discussions ouvertes prouvent qu’il y a quelque chose ici, qui joue et électrifie l’amertume de la sombre bibliothèque. Elle sourit quand il propose sans même le vouloir une autre alternative, puis la conversation continue et les questions tournent d’un côté comme de l’autre. Pandora s’interroge sur ses lectures favorites, et après avoir hésité un instant, il lui indique ses derniers romans de prédilections. Ceux qu’il a beaucoup appréciés dans le dernier siècle, oubliant les lectures d’antan. Des ouvrages moldus ? C'est assez inattendus. Toi qui, comme un coup de couteau, dans mon coeur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau de démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié faire ton lit et ton domaine... Ma mère aimait Baudelaire. Je comprends pas tout - elle le récitait en Français, mais il y a quelque chose de... Tortueux et mélodique tout à la fois. Aussi inattendu que d’entendre la belle réciter un texte de Baudelaire par cœur, un qui parle de vampire. S’il avait eu un cœur, le suceur de sang, il aurait sûrement manqué un battement ou deux. Vous pouvez réciter comme ça un bout du Vampire, c’est déjà impressionnant. Tortueux et mélodique – je n’aurais pas dit mieux. Avez-vous des lectures favorites, Miss Panda? Il n’aurait pas pensé pouvoir parlé de lecture comme ça avec la blonde, la voir s’interroger sur ses préférences avec autant de curiosité dans les yeux. Ça lui plaît – elle lui plaît. J'crois pas connaitre Les filles du feu par contre. De quoi ca parle ? L’auteur moldu l’ayant écrit, Gérard de Nerval, était interné quand il a écrit ce recueil de poèmes et de nouvelles. Trop de texte pour un seul résumé, mais tortueux et enflammé, ça résume plutôt bien, répond-t-il vaguement sans perdre une once de son sourire. Il est bien là, maintenant, et ça fait changement, de depuis qu’il a cette foutue puce coincé dans la tête.

Puis, c’est son tour à lui de faire des confidences. Le genre de trucs qu’il dit jamais à personne, mais des mots qui quittent ses lèvres sans aucune difficulté sous l’regard bienveillant de la jolie Poufsouffle. En même temps, elle lui a demandé ce qu’il aurait voulu faire, et il n’a pas envie de lui répondre autre chose que la vérité. Mais ça se voit dans ses yeux, dans ses yeux si expressifs qu’elle comprend pas comment il a pu finir en bibliothécaire. Il aurait sans doute pu lui sortir n’importe quelle connerie pour expliquer ce brusque changement de carrière – mais c’est la vérité qui sort, qu’il offre. Et il le regrette pas, parce que quelques secondes après, y’a d’la chaleur qui agrippe sa main – il descend un regard surpris vers leurs doigts maintenant entrelacés. Chaud, chaleur, du genre qu’il n’est pas habitué, du genre qui ne lui déplaît pas. Laissez moi deviner ! A défaut de vivre la vie que vous vouliez, vous avez décidé des centaines en vous plongeant dans des livres à la pelle ? C'était grisant de pouvoir se perdre dans la vie d'autres hommes, et d'autres femmes, de vivre des aventures qui vous étiez interdites ou impossibles, et finalement vous avez pris gout à être tout le monde, et vous même tout à la fois. Une nouvelle fois elle le surprend, et si un instant son sourire s’est figé, il ne peut que le retrouver – bien qu’il transpire toujours de nonchalance, quand il se tourne vers la blonde, elle parvient déjà à teinter son sourire d’autre chose. Vous m’enlever les mots de la bouche, qu’il répond avant de s’approcher encore, réchauffé par sa main dans celle si douce de la plus jeune. Elle semble observer la bibliothèque avec un regard nouveau, frais, et lui c’est elle qu’il peut pas s’empêcher de contempler. Vous allez mieux à présent ? Cette fois, c’est l’inquiétude qu’il lit sur son visage, dans ses paroles, aussi. Il décide de se permettre, comme elle s’est permise de lui voler sa main, de lever une main pour attraper une mèche blonde rebelle, la glissant doucement entre ses doigts pour la mettre avec le reste de la chevelure dorée. Il n’y a plus de raisons de s’inquiéter pour moi, à présent, dit-il sans entrer dans les détails – ce qu’il fait depuis tout à l’heure quand il ne peut pas lui dire la totale vérité. À voir si cette fois elle tentera d’en savoir davantage, ou elle se contentera du mystère… Cassian toutefois, reste prisonnier de ses orbes inquiètes, et quand il lâche finalement sa mèche de cheveux, il prend son temps avant d’éloigner sa main de Pandora. Résistant à peine à l’envie de pencher sa longue carcasse un petit plus vers elle. Juste là, maintenant, ça va même très bien, ne peut-il s’empêcher d’ajouter, avant de passer sa langue sur ses lèvres et finalement déposer sa main contre le bois froid du bureau de bois près d’eux. Ne faisant aucun mouvement toutefois pour retirer sa main de celle de Pandora, appréciant les secondes pendant qu’elles sont là. C’est rare que je suis content de me faire dérober un livre dans mes rayons, ajoute-t-il, sérieux, tout en ajoutant de l’humour dans le ton de sa voix, relevant doucement la tête également.

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MessageSujet: Re: shadows at night (Pandossian)   Dim 7 Mai - 21:40

Elle s'est perdue dans le ciel étoilé, par la lumière de la lune qui traversait les hautes fenêtres de la bibliothèque. C'était la première fois qu'elle s'y glissait la nuit, mais à présent elle sentait battre son coeur au rythme de l'habitude. C'était comme être entouré d'une chaleur familière, comme s'il y avait dans ce regard sombre une lueur de déjà-vu rencontrée pour la première fois. Elle peut pas l'empêcher, elle s'glisse de plus en plus vers lui, à espérer entoure tout ce qu'il avait à dire - qu'importe le sujet, c'est le son de sa voix qu'elle voulait entendre. Elle était accrochée, le papillon de jour au coeur de la nuit. Elle n'avait jamais pris conscience jusqu'alors de la beauté des ombres, des étoiles, de la lune, de la peau blafarde. C'est un tableau romantique qui s'dessine sous ses yeux, et elle prend quelques minutes pour l'voir s'tâcher de couleur et d'une lumière unique. Elle le voit, le découvre pour la première fois, et elle sait que cette image restera à jamais dans son esprit. Elle sent que ses mains s'agitent comme si elle tenait un pinceau levé. Elle sent qu'elle a le coeur qui prend le rythme de la conversation - c'plus rapide, frénétique, impatient, gourmand. Ils sont penchés l'un contre l'autre, le jour et la nuit.
Elle est l'oiseau de jour, qui s'lève aux premières heures de l'aurors pour profiter de la lumière solaire et de cette chaleur douce et enivrante. Il est l'oiseau de nuit, qui s'perd dans les ombres, et s'amourache de la lune. Elle est brûlante, il est gelée. Elle s'perd dans son regard, sur ses lèvres, dans chacun de ses mots. Elle s'y abreuve, assoiffée de plus, de lui, de tout. Cet instant qui s'perd dans l'espace temps - ils sont hors de ce temps, ils sont l'un à l'autre, se trouvant lors que tous les opposent.

C'est le destin qui s'met sur le chemin de ces deux âmes perdues. Lui appartient plus au monde depuis longtemps, la fin des temps à marquer la fin de sa vie qui passe sur lui comme de l'eau. Il est pas atteint des inquiétudes du présent, parce qu'il sait qu'il vivra bien au-delà; c'est la malédiction qui touche les damnés de pas se savoir capable toucher par le présent. Mais elle, elle le touche. Elle, elle profite du présent en sachant qu'il disparait déjà; de chaque moment elle garde le meilleur pour s'obliger à être heureuse jusqu'à ce que la mort la cueille. Elle laisse pas l'mauvais du présent l'arrêter dans sa course à la vie, elle veut toujours plus, elle est impatiente de vivre pour n'avoir aucun regret.

Et dans la nuit, à ce moment précis, le temps s'arrête pour eux. Leurs regards s'croisent, se reconnaissent et s'donnent plus qu'ils ne se sont jamais donnés avant. Y a la confiance qui s'donnent, de l'un à l'autre alors que c'était une denrée rarement. Et plus encore, c'est la confiance ne eux, en la vie, au présent qui s'installe dans les sourires qui s'échangent aussi facilement. Elle s'y abandonne, sans même s'en rendre compte. Et finalement quand y a la lumière de la lune qui s'éteint, qu'elle a passé des heures à oublier que le monde extérieur continuait de tourner, elle s'enfuit. Un regard en arrière, un sourire sur les lèvres, une promesse dans le silence.
Le jour se lève, et l'oiseau a décidé d'embrasser la nuit - toujours.

the end.

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